Pierre de Laval marie sa fille Jacqueline à René de Courtarvel, 1609

Le futur marié est sans doute décédé peu après, car les généalogies publiées à ce jour donnent Jacqueline épouse d’Honorat d’Acigné
Et je remarque que ces généalogies anciennes publiées mettent Jacqueline après son frère, sans doute parce que les généalogistes en question confondaient héritier principal et aîné, alors qu’ici Jacqueline est la fille aînée, mais dans le cas où il y avait un frère puiné, celui ci est l’héritier principal selon la coutume d’Anjou, et les généalogistes anciens l’ont mis devant Jacqueline, ce qui est inexact chrnologiquement parlant, et dans un arbre généalogique, il me semble que la chronologie prime sur l’héritier noble selon la coutume.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 6 janvier 1609 après midy devant nous Guillaume Guillot notre royal à Angers furent présents establys et deument soubzmis soubz ladite cour chacuns de hault et puissant seigneur messire Pierre de Laval chevalier capitaine de 50 hommes d’armes des ordonnances de sa majesté seigneur baron de Lezay et de Trefves vyconte du Grand Montreville etc et haulte et puissante dame Ysabelle de Rochechouart sa compaigne et espouze de luy authorisée par devant nous quant à ce, et damoizelle Jeanne Jacqueline de Laval leur fille aisnée demeurant en leur maison seigneuriale du Plessis Clerambault paroisse de Rémy en Maulges d’une part
et hault et puissant seigneur messire Charles de Courtalvert chevalier de l’ordre du roy seigneur de Pezay la Lucazière le Pont de Varannes et haulte et puissante dame Guyonne de Tremigon son espouze de luy aussy authorisée quant à ce et René de Courtalvert escuier sieur de Courtalvert leur fils demeurant en leur maison seigneuriale de la Lucazière paroisse du Mont Saint Jan pays du Mayenne d’aultre part,

    le notaire a fait une erreur phonétique que le nom DE COURTARVEL en s’emmêlant dans les R et les L, et il a écrit COURTALVERT. J’ai corrigé le nom dans mon titre suité aux commentaires qui m’ont donné le vériable nom. Merci de votre compréhension, car je retranscris ce que je vois.
    Je vous ai mis dans un des commentaires la vue de l’acte illustrant l’orthographe erronnée du nom

lesquels traitant et accordant le mariage futur entre ledit de Courtalvert et ladite damoiselle de Laval ont fait les accords et pactins de mariage qui s’ensuivent c’est à savoir que lesdits seigneur et dame de Lezay ont donné quitté et délaissé à ladite de Laval leur fille en pure et plaine propriété pour elle ses hoirs et aians cause les terres fiefs et seigneuries de la Rocheclerambault et Souvigné leurs appartenances et dépendances sises et situées en la paroisse de Villevesque et aultres ainsi que lesdites terres et seigneuries se poursuivent et comportent sans aulcune réservation
Item la terre fiefs et seigneurie de Varannes et droits qui en dépendent avec la mestairie de Pregodin et le droit de four à ban dépendant de ladite seigneurie de Varannes ou rente d’iceluy le tout sis en la paroisse de Rochemeur et ès envisons à tenir ladite terre et seigneurie de Varannes mestairie de Pergodin et droit de four à ban à foy et hommage simple de ladite baronnie de Trefves à 5 solz de service et ont lesdits seigneur et dame de Lezay accordé et concédé droit de chasse à cry et à cry auxdits futurs espoux pour eulx et les enfants qui issueront d’eulx seulement en toute ladite baronnie de Trefves sans qu’ils puissent néantmoins cedder ledit droit conjointement avec ladite terre de Varannes ou séparément et au cas que lesdits futurs espoux veuillent faire ériger ladite seigneurie de Varannes en chastellenie lesdits seigneur et dame de Lezay leurs hoirs etc ne le pourront empescher et entretiendront lesdits futurs espoux les baulx à ferme desdites terres cy dessus pour ce qui en reste à eschoir, et oultre ont lesdits seigneur et dame de Lezay promis donner auxdits futurs espoux d’huy en ung an prochain la somme de 12 000 livres tz de laquelle y en aura 3 000 livres de nature de meuble commun entre lesdits futurs espoux leur communaulté acquise, et le surplus montant 9 000 livres demeurera et demeure de nature de propre immeuble de ladite de Laval pour estre par lesdits sieur et dame de Prejay employé en achapt d’héritage pour et au nom de ladite de Laval de nature de son propre ung an après le paiement qui en sera fait auxdits sieur de dame de Pejay, autrement ou à deffaut de faire ledit employ demeurera et demeure ladite somme de 9 000 livres spécialement assignée sur ladite terre de Pezay et en sera paié rente à ladite de Laval au denier vingt par les ains des fermiers racheptables et qu’il seront tenus rachepter trois ans après la dissolution dudit mariage pour pareille somme de 9 000 livres à ung seul et entier paiement avec les arrérages de la dite rente si aulcuns sont lors deubz et escheuz
et au moyen des dons et advantages cy dessus ladite damoiselle de Laval a renoncé et renonce aux successions directes desdits seigneur et dame de Lezay ses père et mère et encores à la terre et seigneurie de Lespinne en la paroisse de la Ferrière retirée en son nom par retrait féodal lequel demerue pour et au proffit desdits seigneur et dame de Lezay, comme à semblable ses acquests qui y ont esté faictz et annexés
et pour le regard desdits seigneur et dame de Pezay ils ont en faveur dudit mariage donné et donnent audit sieur de Courtalvert leur fils en advancement de droit successif les terres et seigneuries du Val et Challonge leurs appartenances et dépendances et droits sises au pays de Bretaigne paroisse de Bruzeevilly et Trebedan evesché de st Malo qu’ils ont asseuré et promis faire valloir la somme de 3 000 livres tz de rente annuelle toutes charges desduites ainsy que lesdites terres se poursuivent et comportent et qu’elles appartienent à ladite dame de Pezay sans aulcune chose y excepter ne réserver et où elle ne seroient de ladite valleur seront lesdits sieur et dame de Pezay tenus parfournir ce qui en défauldra de proche en proche et ont pareillement relaissé audit sieur de Courtalvert les meubles bestiaulx et sepmances estant sur lesdites terres en ce qui leur en appartient à condition que au cas que ledit sieur de Pezay prédécèdde ladite dame son espouse elle rentrera en la seigneurie et jouissance desdites terres et seigneurie du Val et de Challonge au moien de ce qu’elle a renoncé et renonce en faveur dudit futur espoux et de ses enfants et touttes rescompenses de ses proches aliénés et demeure desbourcés en leur communaulté pour l’acquet des debtes dudit sieur son mari assignation et employ de ses deniers dottaulx et rentrant par ladite dame esdites terres elle sera tenue rembourcer audit futur espoux les aumentations qui y seront par eulx faites et en cas que ladite dame prédécède ledit seigneur de Peze son mari ne pourront ledit futur espoux et autres leurs enfants luy rien demander desdites rescompenses et rapplacements de deniers dottaulx,
moyennnant les quelles pactions et conventions cy dessus lesdits sieur de Courtalvert et ladite damoiselle de Laval du consentement et advis de leurs dits père et mère se sont reciproquement promis et promettent mariage et iceluy sollemniser en face de ste église catholicque apostolicque et romaine quand l’un en sera requis par l’autre
et cas de douaire advenant aura ladite damoiselle de Laval 1 500 livres de rente pour tout douaire et my douaire la vie durant desdits seigneur et dame de Pezay, et advenant leur décès ou de l’ung d’eux elle aura douaire entier sur les biens du décédé suivant les coustumes des lieux où leurs biens sont situés,
et expressement convenu que au cas que ledit sieur de Courtalvert vende ou allienne aulcune chose de terre de ladite de Laval elle et ses hoirs en seront raplacés et récompensés sur les biens de leur communauté et où ils ne suffiraient sur les propres dudit seigneur de Courtalvert encores que ladite de Laval eut fait et consenty lesdites aliénations, et pourront ladite damoiselle ses hoirs sy bon leur semble renoncer à la communauté de biens d’entre elle et sondit futur espoux et ce faisant ne seront tenus au paiement d’aulcunes debtes de ladite communauté jaczoit que ladite damoiselle y feust personnellement obligée et reprendront néantmoings ladite damoiselle franchement et quittement ses habitz bagues et joyaux et une chambre garnie
et oultre ont lesdits seigneur et dame de Peze promis loger et nourrir avec eulx lesdits futurs espoux avec leur train serviteurs et chevaux par l’espace de 9 ans entiers à commencer du jour de leurs espouzailles
tout ce que dessus respectivement stipulé et accepté par lesdites parties qui en sont demeurées d’accord par devant nous et à ce tenir etc garantir etc dommages etc obligent lesdites partyes respectivement etc et lesdits seigneur et dame de Lezay chacun d’eux seul et pour le tout sans division de personnes ne de biens et lesdits seigneur et dame de Pezay aussy chacun d’eulx seul et pour le tout sans division etc renonczant par especial au bénéfice de division discussion et ordre foy jugement et condemnation etc
fait et passé audit Angers maison de la veuve de feu Me Pierre Jamet sieur de la Tochette ou sont à présent demeurant lesdits sieur de dame de Lezay, en présence de messire Gabriel de Monboucher sieur de Tremière oncle maternel dudit sieur de Courtalvert, Jacques Rigault escuier sieur de Millepied, noble homme Pierre Lechat conseiller du roy et président au siège présidial et sénéchaussée d’Anjou à Angers, Jean d’Andigné escuier sieur de la Haye, Claude de Caignon escuier sieur du Fresnay, Jean Aubert escuier sieur du Bignon, noble homme Me René Gohin sieur du Moustier conseiller du roy au siège présidial, Me René Lefebvre sieur de la Ferronnière advocat à Angers, Loys de Cheverue, Estienne Du Mesnil, Claude Guerin advocats, Me Claude Cormier sieur de Fontenelles et autres soubzsignés pour ce assemblés

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog.

7 réponses sur “Pierre de Laval marie sa fille Jacqueline à René de Courtarvel, 1609

  1. Bonjour,

    Une erreur dans votre titre ? Ne s’agit-il pas plutôt du mariage de René de Courtalvert ?

      Note d’Odile :

    Bonjour Monsieur

    OUPS !
    Je regarde trop les championnats d’athlétisme !
    et pas assez ce que je rédige sur mon blog !
    Merci à vous !
    Odile

  2. E 2137.(Carton.)-2 pièces,papier.
    1666-XVIIIe siècle._COURTALVERT (de).
    -« Généalogie pour prouver l’alliance qui est entre la maison de Courtarvel de Pezé et celle des Lechat; »-aveu rendu à Martigné-Briant par René Courtalvert pour la seigneurie de La Gaubretière.
    (Série E.Titres de famille.AD du Maine et Loire.C.Port.)

  3. E.3825.(Carton.)-1 pièce,parchemin.
    1595.-ROCHECHOUARD.
    -Procuration de Louis,comte de Rochechouard,pour rendre en son nom foi et hommage aux baronnies de Candé et du Lion- d’Angers pour sa seigneurie de Neuville.
    (Série E.Titres de famille.AD du Maine et loire.C.Port.)

  4. E.3801.(Carton.)-1 pièce,parchemin;7 pièces,papier.
    1528-1771.-RIGAULD.
    -Acquêt par Anceau Rigauld,prieur de l’Hôtel-Dieu d’Angers,d’une rente de 20 livres sur la métairie de La Bouchetière en Avrillé;-présentation par Jacques Rigauld,sieur de Millepieds,de la chapellenie de La Trinité en l’église de Brigné;-requête par Jacques Rigauld,sieur de Bouzillé,afin d’être autorisé par l’évêque à faire dire la messe dans sa chapelle seigneuriale;-présentation par François Rigauld de la chapelle de La Grueschère en Thouarcé;-acquêt par Mathieu Rigauld,sieur de La Bergerie,de l’office de conseiller-procureur du Roi au Grenier à sel de Candé;-vente par Anne Rigauld d’un jardin à Saumur.
    (Série E Titres de famille.AD du Maine et Loire.C.Port.)

  5. E.4067.(Carton.)-1 pièce,papier.
    1667.-TREMIGNON (de)
    -Vente par Anne de Trémignon,dame du Rouvray,des immeubles à elle échus des successions de Bertrand de Trémignon,son aïeul,et de René de Trémignon,son père.
    (Série E.Titres de famille.AD du Maine et Loire.C.Port.)

  6. D’après les documents en ma possession René de Courtarvel de Pezé a épousé et 1621 Marie de Lusignan de Saint Gelais. Mes sources sont : « la famille de Courtarvel par l’abbé Toublet, revue historique et archéologique du Maine tome LXXI, 1912. Dictionnaire de la noblesse de La Chesnais des Bois tome V 1772 .
    Surtout l’acte de baptême de René II de Courtarvel est ainsi rédigée: »le dernier jour d’août 1622, sur les 3 heures après minuit, vint sur la terre Messire de Courtarvel, fils aine de M de Pezé et de dame Marie de Lusignan et a été baptisé dans l’église St. Etienne de Sillé et nommé René. » Je suppose que ce contrat de mariage n’a pas été suivi du mariage pour une raison que j’ignore.

      Note d’Odile :

    Bonjour monsieur
    Pouvez-vous me préciser quel contrat de mariage ne fut pas suivi de mariage religieux ? Car, comme vous citez aussi un mariage, j’ai des doutes. Est-ce le contrat de mariage que j’ai retranscrit ici, passé devant Guillot en 1609 ?


    Par ailleurs je vous mets ici le passage de l’acte qui orthographie Courtalvert, et j’en conclue que tous les actes passés chez les notaires étaient rédigés sur les dires des participants, faute de carte d’identité, et que phonétiquement maître Guillot, pourtant un grand notaire qu’Henri IV avait choisi pour marier son nouveau né en 1598, et ce au château d’Angers, avait l’oreille vieillissante.
    J’ai donc rectifié mon titre en précisant ensuite que le notaire a dû mal entendre le nom de la future.
    Cordialement
    Odile

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