Angers paroisse Saint-Jean-Baptiste Saint-Julien, un nom curieux car double

Il a existé plusieurs saints du nom de Saint Jean, dont Saint Jean l’Evangéliste et Saint Jean Baptiste, entre autres.

Angers possède un célèbre hôpital Saint Jean  qui était en fait l’hôpital Saint Jean l’Evangéliste, donc autrefois ce nom était bien connu à Angers

Angers possède une paroisse dont le nom prête à confusion et pour vous en faire une idée historique précise, allez lire en lire page 57 tome 1 le Dictionnaire de Célestin Port en ligne sur le site des Archives Départementales. En effet cette paroisse est dite :

Saint Jean Baptiste, vulgairement appellé, sans aucune dédicace, Saint Julien.

Les anciens angevins ont pu parfois confondre Saint Jean L’Evangéliste (hôpital) et Saint Jean Baptiste aliàs Saint Julien (paroisse) et mélanger les 2 saint Jean. Mais, les Archives Départementales, sur leur site en ligne, vous aident clairement à choisir la paroisse.

Choisissez COMMUNE Angers, puis choisissez  PAROISSE et là vous avez clairement SAINT JEAN BAPTISTE SAINT JULIEN sur une seule et unique ligne, donnant clairement à entendre que le nom est bien identique quand on veut chercher sur Saint Jean Baptiste ou sur Saint Julien. C’est une seule et même paroisse.

Mais allez lire cette page 57 du dictionnaire de Célestin Port.

Plan in Biogaphie Angevine

Aveu de Pierre Boulay mari de Jeanne Thibault à la seigneurie du prieuré de la Jaillette : 1674

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Je descends d’une famille BOULAY mais je ne relie pas ce Pierre Boulay aux miens, et ceci dit le patronyme est assez répandu. Je vous mets ci-dessous 2 aveux pour le même cloteau Pineau, que Pierre Boulay tient de sa femme Jeanne Thibault fille de Georges, mais comme vous l’avez comme moi constaté, autrefois c’était monsieur qui gérait les biens de madame. Dans le 2ème acte, il est écrit qu’il se désavoue et je ne saisis pas la subtilité entre désavouer et avouer.

Depuis l’année 2000, le prieuré de la Jaillette est en travaux de restauration, visitez son site, cela va vous donner envie d’aller le voir, lorsque le Covid le permettra.

J’ai trouvé ces actes aux Archives Départementales de la Sarthe, H486 – Voici sja retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

« Assises de la seigneurie du Prieuré de la Jaillette, le 18 décembre 1674 Pierre Boullay mari de Jeanne Thibault fille et héritière de défunt George Thibault deffendeur, a comparu ledit Boulay en sa personne, lequel s’est advoué sujet de cette seigneurie pour raison de la moitié d’un cloteau de terre appellée « le Pineau » contenant le tout 9 boisselées, joignant d’un costé le chemin tendant de St Martin du Bois aux moulins de la Hinebaudière, d’autre costé le cloteau de la Presle appartenant à Charles de Scépeaux écuyer sieur du Chalonge, abutant d’un bout à une pièce appellée les Besnaudières dépendant de la mestairie du Grand Pineau, et d’autre bout une pièce de terre appellée le Carrefour du Pineau, pour raison de quoi il confesse debvoir avec Michel Thibault propriétaire de l’autre moitié, 9 deniers de cens et debvoir féodal chacuns ans à la recepte de cette seigneurie … a déclaré ne savoir signer et fait signer Jean Couanne »

« Le 19 octobre 1683, ledit procureur demandeur aux fins de l’exploit cy devant mentionné du 6 de ce mois, le sieur Pierre Boullay mari de Jeanne Thibault présent en personne qui s’est désavoué d’acquest dont l’avons jugé et présentement baillé par déclaration, conjointement avec Michel Thibault, leurs héritages consistant en un cloteau nommé le Cloteau Pineau sous le devoir 9 denirs de cens et devoir féodal deus chacuns ans au jour et feste d’Angevine, à laquelle il a ait arrest dont l’avons jugé à ce moyen condemné solidairement avec ledit Thibault payer les arrérages dudit cens et à continuer à l’advenir tant qu’ils seront détempteurs desdites choses. »

On mariait des filles de 12 ans autrefois en France – La France l’a oublié !

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Lorsque j’avais fait ma généalogie Bretonne en 2006, j’avais rencontré beaucoup de mariages de moins de 18 ans voire de moins de 15 ans. Très étonnée, j’avais donc cherché ce qui était alors autorisé, et j’avais publié le droit canonique,  en vigueur jusqu’à la Révolution, sur mon blog :  L’âge au mariage avant septembre 1792

Je me reposais la question avant hier, et puisque l’âge a un peu affaiblie ma mémoire, je pose la question à Google, dont voici la réponse :

J’ai éclaré de rire, car, non seulement Google me référence, mais il m’encadre.

J’ai  éclaté de rire, et vous pouvez en faire autant. Car je peux vous assurer que je n’ai jamais versé le moindre centime à Google, qui fait donc le job bénévolement, tout comme moi, qu’il sait sans doute aussi bénévole.

Donc, avant-hier, replongée dans mes ascendants Bretons, j’avais enfin trouvé le baptême de ma Renée Davy, mariée à 13 ans, enfin, selon l’âge écrit sur son acte de mariage.

Mariage à Merdrignac (22) le 19 février 1678 « Mathurin Moreul, fils de défunts Allain et Helaine Renault, âgé de 30 ans environ, laboureur, et, Renée Davy, fille de Mathurin Davy et de Mathurine Jumel, âgée de 13 ans (sic) tous deux du même village de Boderien en Merdrignac, en présence dudit Mathurin Davy, Pierre Mousset, Janne Gaultier, Guillemete Normant »

Entre le 2 septembre 1665 et le 19 février 1678, il s’est écoulé 4 553 jours soit 12 ans, 5 mois et 17 jours. Donc Renée Davy n’avait pas encore ses 13 ans, et même pas encore 12 ans et demi.

En France, jusqu’au 20 septembre 1792, l’état civil est tenu par l’église catholique. L’église catholique a des règles qui sont fixées par le Droit Canon. Selon le Droit Canon, l’âge pour contracter mariage est de 14 ans pour les garçons, 12 ans pour les filles. Ce n’est que bien plus tard, au 19ème siècle que le Droit Canon sera modifié pour les fixer respectivement à 16 et 14.

Mais, entre le 18 novembre 1640 et le 19 févier 1678, il s’est écoulé 13 607 jours soit 37 ans, 3 mois et 1 jour. Donc, le marié avait 25 ans de plus qu’elle ! Non seulement ce mariage donne ma plus jeune ancêtre, mais aussi il donne le plus grand écart entre époux.

Quand on songe que la France donne aujourd’hui des leçons aux pays qui marient encore les très jeunes filles, je pense qu’elle oublie son passé. Car ce jour je viens de chercher toujours sur le moteur de recherche :

pays qui pratique le mariage des filles très jeunes

et voici les réponses :

Chaque année, 12 millions de mineures sont mariées de force

etc… car le sujet ne manque pas d’articles et publications. Comment avons-nous oublié ? Je pense pour ma part que nous n’avons pas de leçons à donner aux autres, au moins sur ce point.

 

Etude des familles DABAREUL de Ménéac et Merdrignac : mise à jour de mon étude de 2006

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J’avais sur mon site en 2006 une magnifique étude des DABAREUL de Ménéac et Merdrignac.

Depuis quelques semaines, relevant exhaustivement les baptêmes de Ménéac 1566-1625, j’ai pu tenter de compléter cette étude DABAREUL.

Hélas, les lacunes sont si nombreuses, que les diverses branches ne peuvent être racordées. Impossible de raccorder les diverses familles entre elles, et j’ai émis beaucoup de réserves à toutes les hypothèses.  Une chose est certaine, il n’y a aucun DABAREUL à Ménéac avant 1600. Je vous mets en ligne ce jour mon étude des familles DABAREUL mise à jour au vue de tous mes relevés de Ménéac :

Ménéac 1566-1579 : parrainages filiatifs mais lacunes importantes et beaucoup de blancs

Vous avez aussi sur ce blog mon relevé exhaustif des baptêmes de Ménéac 1580-1599

Et surtout malgré l’absence de parrainages parlants, c’est à dire donnant des traces de parentèle, dans la génération 1600-1625 que je vous ai mis en ligne

 

Jeanne Peruchot, décédée de fièvre chaude : Ménéac 1668

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Jeanne PERUCHOT °Ménéac 23 mars 1624 « baptisé Jeanne Peruchot fille Jean et Roberde Androuet parrain Jean Gastart marraine Jacquemine Herve et Mathurine Josse » †Ménéac 12 décembre 1668 « inhumé Jeanne Perruchot du village du Bos, morte de la fièvre chaude, 40 ans environ »

La fièvre chaude est une fièvre avec délire, qu’on appelle aussi délire fébrile. Le terme existait déjà au 15ème siècle, mais il a été utilisé par Marguerite Yourcenar et sans doute d’autres auteurs à l’époque moderne.

 

 

Mendiante étrangère décédée à Ménéac : 1561

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« Perrine Chertier jeune femme d’estrange pays porte en cette proisse confessée par dom Raoul Rouxel l’esné le dernier jour de janvier audit an pouvre mandicquante »

Ménéac possède un registre des sépultures de quelques années 1560. Le prêtre y a noté tous ceux, nombreux, qui étaient pauvres. En fait on disait alors « pouvre », et il note même pour certains « fort pouvre », et même pour l’un « mort de pouvreté ».

Ici, c’est une mendiante qu’il écrit « mandicquante » car à l’époque on disait « mendicant » selon le Dictionnaire du Moyen Français (1330-1500) en ligne sur le site http://www.atilf.fr/dmf/

Mais cette femme est aussi « d’estrange pays », car en effet les mendiants, comme les SDF actuels, se déplaçaient. Cet « estrange pays » signifie alors, toujours selon le Dictionnaire du Moyen Français

ESTRANGE, adj.

« Étranger »

[P. rapport à un pays, à une région] « D’un autre pays que le sien, d’une autre région ou contrée que la sienne »

[D’un pays, d’une région] « Étranger »            

[D’une pers.] « Étranger (par rapport au cercle étroit de la famille ou des amis, par rapport à qqn qu’on connaît) »

« Inhabituel, voire étonnant ou merveilleux, parfois avec une idée d’hostilité »

Donc, cette mendiante est une étrangère par rapport à Ménéac, car elle vient d’une autre paroisse. Car à cette époque on était étranger dès lors qu’on n’était pas de la même paroisse. Et le dictionnaire du moyen français précise bien qu’estrange signifiait alors étranger.