Claude de Chazé, époux de Charlotte Hocquedé, transige avec son beau-père, 1575

J’avais autrefois pensé que cet acte concernait les DELAHAYE mais rentrée chez moi, j’avais dû constater que le nom dans la marge était une erreur car dans l’acte il est écrit DE CHAZÉ. J’avais donc rectifié en marge (en rouge) et laissé de côté cet acte car même si depuis je sais que j’ai dans mes ascendants la famille de Chazé, j’ai décidé de ne remonter que Mandé mon ancêtre, car pour les autres branches les liens ne sont pas des certitudes sur preuves. Puis, ces jour-ci, mettant un peu d’ordre dans mes actes non encore mis en ligne, je constate que ROGLO ne connait pas le prénom de l’épouse de Claude de Chazé, alors qu’elle est nommée dans l’acte que j’avais mis de côté, donc le voici, pour le prénom clairement écrit de l’épouse de Claude de Chazé : Charlotte Hocquedé.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E5 :

Comme ainsi soit que dès le 14 juin 1575 nobles hommes Charles de la Bahoullière seigneur de Guinefolle et feu noble homme Charles de la Bahoulière sieur de la Pousterye ? et noble homme Claude de Chazé seigneur de Meleray, ayant les droits et actions de noble homme Jehan Hocquedé seigneur de la Guillotière père de damoiselle Charlote Hocquedé espouze dudit de Chazé, eussent transigné sur certains procès et différands entre lesdits Hocquedé et de la Bahoulière pour raison des doits, parts et portions …

Montre de 1536, la déclaration d’impôt militaire au roi des nobles : Mandé de Chazé en 1536

Nous venons de faire notre déclaration d’impôts, et voici celle de mon ancêtre Mandé de Chazé seigneur du Bois-Bernier en 1536.  Je n’ai que cette famille noble dans mes ascendants et j’ai trouvé ces jours-ci un point important de l’histoire du Bois-Bernier (Noëllet, 49), dont je vais vous entretenir. En attendant, voici l’aveu de Mandé de Chazé en 1536 :

Le seigneur du Boys Bernier qui soulloit faire
ung archer s’est présenté Mandé de Chazé
qui a promis faire son devoir 11 août

souloir : verbe disparu signifiait : Avoir coutume de

René Gadel, 43 ans, boulanger 118 rue Saint Jacques : une des victimes de l’accident terrible des 24 h du Mans, 1955

En ce 12 juin 1955, j’allais sur mes 17 ans, la TSF avec ses grosses lampes était le seul moyen d’information, mais elle avait vite raisonner dans tout le quartier Saint Jacques à Nantes. Notre boulanger, René Gadel, ne reviendrait pas du Mans, car un accident terrible venait de s’y passer. Les infos circulaient alors très vite car les grandes surfaces ne sévissaient pas encore, et le réfrigérateur nous était alors encore inconnu. Chaque matin nous devions faire les courses ; lait, viande, pain etc… Alors dans le quartier l’écho du drame des 24 h du Mans résonnait.

Certes, je n’ai jamais vu René Gadel, car c’était toujours la boulangère derrière le comptoir. Mais chaque année, lorsque j’entends à la télé parler des 24 h du Mans, j’ai d’abord la mémoire de René Gadel, parti les voir et jamais revenu.

Il fut inhumé le 12 août suivant au cimetière Saint Jacques à Nantes, boulanger 118 rue Saint Jacques, à l’âge de 43 ans. Son acte de décès ne figure pas sur le registre de la ville de Nantes, sans doute car il est décédé au Mans, des suites de l’accident, qui a fait plus de 82 morts et 120 blessés. Selon Wikipedia c’est le plus grave accident du sport automobile.

Si il y a un sport que je regarde jamais c’est bien celui là, mais quand vient la mi juin, cette année c’est ce 20 septembre pour raison de la pandémie, je n’oublie pas ce terrible accident. Cette année, il semble que le public ne risque rien car il n’y en a pas, du moins c’est ce que j’ai cru comprendre, et je me suis même fait la réflexion : le public ne risque rien.

 

La famille de Blavou, Angevine au 16ème siècle, puis éteinte, a une origine Normande

J’avais mis sur ce blog le 1er août 2013 ce billet sous le titre « La famille de Blavou, Angevine au 16ème siècle, puis éteinte, aurait-elle eu une origine Normande ? ». Je viens de trouver sur le site des Archives Nationales, la présence de la famille de Blavou au chateau de Blavou  à St Denis sur Huisne (61 Orne) en 1546 et je pense que c’est la même famille que ceux d’Angers. Vers 1500, une famille de Blavou de St Denis sur Huisne aurait eu trop de fils, et les cadets se seraient exilés à Angers.

Archives Nationales MC/ET/XXXIII/21, fol. 9323 juillet 1546
Minutes et répertoires du notaire Yves BOURGEOIS
Bail, pour trois ans, par Étienne de Blavou, licencié en lois, avocat en cour d’église à Paris et curé de Saint-Denis-sur-Huîne, à Mathurin Nadereau, prêtre, demeurant à Paris, des dîmes, tant vieilles que novalles, du fief de « Gymerdez », en la paroisse de Saint-Denis-sur-Huîne, moyennant 100 s. t. par an ; annulation d’un bail antérieur, du 2 juillet 1546.

Voir le site du château de Blavou

Je poursuis la consolidation de tous mes travaux sur les DE BLAVOU, et j’en constitue une tables des articles parus ; voir la page suivante :

DE BLAVOU ou l’histoire d’une coquille allègrement recopiée de publications en publications : un U final pris pour un N

Je vous mets les vues pour que vous puissiez lire le patronyme DE BLAVOU

Le nom BLAVOU se trouve nom de lieu dans l’Orne, au moins, dans :

Or, les noms de famille, surtout ceux à particule, étaient souvent liés au nom d’une terre.

Sachant que parfois, les Normands sont venus à diverses périodes s’installer en Anjou, on peut se poser la question d’un lien éventuel.
Ceux qui venaient d’une autre province en Anjou avaient suivi soit :

  • une voie marchande
    un grand seigneur possessionné ailleurs qui les a nommés en Anjou (l’inverse était aussi fréquent, la nomination d’un Angevin or Anjou)
    un mouvement militaire

Aveu au roi des enfants mineurs de Portebize, août 1536

Le service militaire dû au roi par les nobles n’épargnait pas les enfants mineurs, et ici c’est donc le tuteur qui rend aveu et nomme une tierce personne pour aller servir à leur place. Je mets ici cette vue prise aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, cote 1B54, du rôle des gentilshommes de 1536, pour les Canadiens qui descendent des de Portebize, en particulier Jonathan Chénier-Daoust.

Missire Martin de Portebize prêtre tuteur
ou curateur des enffens myneurs d’ans
du feu seigneur du Boys de Soullerre son frère
aisné a déclaré qu’il obéira 11
aoust 1536, présent Gatien
de La Pasturelière escuier seigneur dudit
lieu qui s’est chargé fournir et conduyre
Etienne Godebille pour ledit Portebize.

Guyonne de Blavou fait le réméré de la seigneurie du Breil, Freigné (49) 1572

Je poursuis la mise en ligne des actes DE BLAVOU que j’avais autrefois photographiés, afin que vous constatiez l’orthographe DE BLAVOU sur tous ces actes. Ici, Guyonne de Blavou avait vendu la terre du Breil en 1570 sous condition de grâce, et elle en fait le réméré. Cette pratique des ventes sous condition de grâce n’était pas rare autrefois.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E7 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :


Cliquez l’image pour l’agrandir, et voyez tous les U et N à la fin des mots, surtout les premières lignes (je vous mets en rose les mots des premières lignes). Vous pouvez ainsi constater encore une fois que le patronyme est bien DE BLAVOU
Le 1er juillet 1572 en la cour du roy notre sire à Angers et de monseigneur duc d’Anjou, endroit personnellement establye damoyselle Guyonne de Blavou dame de Chambancet demourant Angers, tant en son nom que au nom et comme ayant les droits céddez de Me Jehan Morineau auparavant mary de deffuncte damoyselle Guillemyne Ledret fille de ladite establye comme ayant par accord faict entre ladite establye et ledit Morineau passé soubz la court royale d’Angers par devant Me Marays notaire d’icelle le 20 décembre 1570 soubzmetant ladite establyz esdits noms et quallytez et en chacun d’iceulx seulle et pour le tout sans division etc confesse avoir aujourd’huy eu et receu de noble homme Me Jehan Raoul docteur en droitz sieur de la Guybourgère et de honnorable homme Me Jehan Lecerf sieur de la Tousche demourant à Candé à ce présent stipullant et acceptans pour eulx leurs hoirs etc et lesquels ont baillé et poyé compté et nombré contant en présence et au veu de nous à ladite de Blavou la somme de 1 000 livres tz en espèces d’or et monnaie bonnes et à présent ayant cours selon l’ordonnance royale pur le prix et sort principal

(f2) de la recousse rachapt et réméré du lieu terre fief et seigneurie domaine appartenances et dépendances du Breil situé et assis en la paroisse de Freigné par cy davant et dès le 2 juillet 1570 vendu et transporté par lesdits Raoul et Lecerf et Julien Langevyn par contrat passé en ladite cour par Huot notaire avescques condition de grace qui encore dure par prorogation d’icelle ainsi que ladite establye a confessé par devant nous, aussi a ladite estably eu et receu desdits Raoul et Lecerf la somme de 41 livres 13 sols 4 deniers pour une demie année escheue de la st Jehan dernière passée de la ferme desdites choses et a confessé avoir esté poyée des autres années de ladite ferme dont elle en a cy davant baillé quictance qui demeurent comprinses en la présente et au moyen dudit poyement de ladite somme de 1 000 livres pour le prix et principal de ladite vendition et du poyment de la ferme desdites choses demeurent ledit lieu du Breil bien et duement rescoussé et réméré au prouffit desdits Raoul et Lecerf (f3) et Langevyn leurs hoirs etc et le contrat de ladite vendition résollu