Marguerite Pancelot était vivante en mai 1638

et en 1607 son époux, Jehan Hunault, était encore vivant puisqu’il lui avait fait un enfant.
Si l’aveu (acte précédent sur ce blog) rendu par Jean d’Andigné cite Marguerite Pancelot, c’est qu’elle est veuve, sinon ce serait son époux qu’il citerait en spécifiant « à cause de sa femme ».
Donc l’acte non daté vu hier ici a une date postérieure à 1607, mais sans doute aussi 1638 date à laquelle Marguerite Pancelot est encore en vie.

A cette date, mai 1638, Marguerite Pancelot a certes perdu son fils Mathurin Hunault époux de Charlotte Tessé, mais elle est dite avoir 2 gendres que je ne connais pas et que je recherche.
Je lui connais des filles :

1-Marguerite HUNAULT °Cherré 15.3.1596 Filleule de Louis Pancelot [oncle maternel] et de Marguerite Hunault femme de Vincent Prévost, et de Perrine Pancelot [probablement tante maternelle]
2-Judith HUNAULT °Cherré 1.5.1600 Filleule de Vincent Prévost et de Renée Defay et de Judic Saillais
3-Jehan HUNAULT °Cherré 2.6.1602 Filleul de Pierre Doublard et de Jacquine Bouju femme de Pierre Lemotheux
4-Marguerite HUNAULT °Cherré 21.12.1603 Filleule de Pierre Lemotheux et de Marguerite Theard

Comme elle n’a pas donné procuration à ce fils Jean, c’est qu’il est décédé avant mai 1638. Et 2 de ses filles sont mariées à (je cite le passage qui les nomme) :
Symon Lefebvre marchand demeurant à Crés ? paroisse de Notre Dame de Chemazé ? et Charles Boucault aussy marchand demeurant à Cherré au nom et comme procureur de Marguerite Pancelot leur belle mère

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Procuration classée chez le notaire Serezin à Angers et qui concerne l’acte vu ici : Jean Tessé héritier de sa fille Charlotte épouse Hunault, Miré 1638

Je recherche toutes informamtions sur ce Charles Boucicault aliàs Boucault et ce Simon Lefebvre.

« Le mardi 6 avril 1638 avant midy, devant nous François Lethaieulx notaire royal soubz la cour de st Laurent des Mortiers résidant à Cherré, fut présente en sa personne, establye et duement soubzmise, honorable femme Marguerite Panselot veufve de deffunt Me Jehan Hunault vivant notaire de ceste cour, demeurant au bourg dudit Cherré, laquelle confesse avoir ce jourd’huy fait nommé créé constitué estably et ordonné par ces présentes donne plain pouvoir et mandement spécial à chacuns de Symon Lefebvre et Charles Bouxicault ses procureurs généraux en ses affaires et négosses tant en demandant que déffandant et par especial de comparoir jeudy prochain par devant M René Serezin notaire royal Angers et illec pour et au nom de ladite constituante transiger et accorder avecques Me Jehan Tessé notaire royal dudit st Laurent, héritier de deffuncte honorable femme Charlottye Tessé vivante femme de deffunt honorable homme Mathurin Hunault vivant fermier du lieu seigneurial de la Hamonière des deniers dotaux baillés par ledit Jehan Tessé auxdits deffunts Hunault et Tessé par mariage et en advancement de droit successif, et des meubles demeurés desdits décès, le tout suivant le bon advis dudit sieur Serezin, et en cas que ledit Serezin ne puisse accorder, sera par eux prins ung tiers, lequel accord et transaction qui sera fait par le bon advis dessusdit ladite establie a dès à présent pour agréable et promet ycelluy accord et transaction ratiffier touttes fois et quantes et s’obliger solidairement seule et pour le tout avecq sesdits procureurs à l’entretenement clauses et conditions qui sera porté par ycelluy et généralement etc promettant etc dont etc fait et passé au bourg dudit Cherré maison de ladite constituante en présence de honneste personne Louis Panselot marchand et Me René Lemarchan chirurgien demeurant demeurant audit Cherré tesmoings ladite establie a dit ne savoir signer. »

Partages en 3 lots des acquêts de Jacques Richard et Perrine Fourmont : Montreuil sur Maine 1693

Donc, Jacques Richard a eu 2 lits et Perrine Fourmont est le second lit qui laisse 3 enfants.
Mais le plus stupéfiant dans l’acte qui suit est la date de 1693, car il est décédé en 1686 et elle en 1681. Il y a exactement 7 ans après le décès !!!!

Jacques RICHARD °ca 1618 †Montreuil-sur-Maine 24.2.1686 x1 Jeanne MENARD °Montreuil-sur-Maine 7.4.1620 †idem 30 janvier 1652 Fille de François & de Jeanne Drouet x2 ca 1653 Perrine FOURMOND °ca 1626 †Montreuil-sur-Maine 5.2.1681

Quand on sait à quel point la vie était courte autrefois, ces années sont une éternité, et pourtant ils s’entendaient bien !!!
Pire, alors qu’il s’agit d’un partage d’immeubles, on rencontre dans les lots des meubles tels que coffres etc… Or, les meubles étaient dits déjà partagés en 1686. Tous cela est plus que curieux. Alors je suppose que le tout était en indivis paisiblement entre eux durant tout ce temps, ce qui expliquerait l’heure tardive de ce partage.
Ils ont même un vieux fusil :

et aura cedit lot un viel fuzil qui appartient en commun à iceux partageans

Jacques Richard était métayer, mais un métayer aisé, que je soupçonne même d’avoir eu une activité marchande, et tous les actes de sa succession montrent qu’il était un métayer aisé. Mais de là à posséder un fusil !!! Sans doute le fusil était d’une génrération précédente, et s’il est qualifié de « vieux » c’est que sans doute il ne servait plus ou personne ne se souvenait l’avoir vu fonctionner.
Comme j’ai sur mon site une page qui recense ceux qui ont des armes, je dois donc ajouter ce vieux fusil de Jacques Richard, mais j’ai des doutes sur son utilité et fonctionnement.

Et il faut aussi souligner la signature de son fils aîné Jacques Richard, car dans la majorité des familles de métayer on ne savait pas signer, en d’autres termes, les Richard étaient des métayers exceptionnels qui s’élevaient socialement.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E12 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

« Le 2 mars 1693 devant Pierre Bodere notaire de Montreuil sur Maine : sont les 3 lots et partages en 3 égales porsions des biens immeubles acquis pendant la communauté de déffuns Jacques Richard et Perrine Fourmond sa femme lesquels ont esté mins et divisés par Jacques Richard leur fils esné en ladite succession, mestayer au Port paroisse de Montreuil sur Mayenne pour estre prézantés à chascuns de Mathurin Richard majeur demeurant paroisse de Louvaines et à François Menard et Jeanne Richard sa femme mestaiers à la Chicotterie paroisse dudit Montreuil, iceux dessusdits enfants et héritiers chacun pour ung tiers desdits Richard et Fourmont pour après iceux partages avoir veuz et considérés faire l’opsion et choizie de chacun desdits lots dans le temps et coustume de ce pays et duché d’Anjou sinon en dire les causes de défections et obmissions impertinentes, auxquels partages procédant y a esté vacqué en présence et consentement dudit Jacques Richard par nous Pierre Bodere notaire de la baronnie de Montreuil sur Mayenne y demeurant le lundi 2 mars 1693
1er lot : la moitié par indivis d’un corps de logis couvert d’ardoise dans lequel y a four et cheminée, 3 petites chambres par bas, 2 greniers au dessus, rues et issues qui en dépendent (f°2) sis et situé au village du Bois Marin à prendre en long d’iceluy logis tant en bas que haut par l’alignement du fest, et le costé de la ruette pour y aller, et où la porte d’entrée sera de ce présent lot, laquelle ruette sera commune pour l’exploitation de tout ledit logis ; à la charge de celui à qui il eschera de souffrir celui qui demeurera le second d’iceux passer et repasser à toutes nécessités par ladite porte d’entrée pour exploiter sa dite moitié de maison, dont la cheminée et four dudit logis demeurent en commun auxdits 2 lots, aidant celui à qui sera le 2ème lot à entretenir ledit four de réparations, et pour ce qui est de la massonnerie et couverture d’ardoise, chacun entretiendra son costé à l’avenir, laquelle moitié de logis joint d’un costé la moitié dudit 2ème lot d’autre costé la ruette d’un bout la maison de Maris Denoyers d’autre bout le jardin cy après qui sera aussy de ce lot – Item un mareau de jardin au devant de ladite porte d’entrée contenant 7 cordes ou environ, joignant d’un costé et par une petite cornière la terre de Mathurin Thibault à cause de Marie Ollivier sa femme, d’autre costé le pignon de ladite maison, ladite issue et la terre de la veuve Hardy chacun par son endroit, d’un bout la terre de nous notaire d’autre nout la terre de ladite veuve Hardy et celle de nous notaire chacun par son endroit – Item la moitié par indivis à partager en travers d’un toit à porcs clos à muraille et couvert de chaume, laquelle moitié se prendra du costé de ladite ruette, l’autre portion de ladite soue sera du second lot, laquelle soue s’exploitera par la porte d’’entrée d’icelle, à la charge que celui qui obtera (f°3) cedit lot poiera de retour de partage à celui à qui eschera le troisième d’iceux la somme de 22 livres paiée le jour de la choisie d’iceux, et aura cedit lot un viel fuzil qui appartient en commun à iceux partageans
2ème lot : l’autre moitié dudit logis avecq droit au four et cheminée aux charges déclarées au 1er lot, à prendre au long d’iceluy tant haut que bas et la moitié de cedit lot se prendra du costé du soleil couchant – Item l’autre moitié dudit toit à porcs avecq une petite portion de jardin au pignon d’iceluy vers le levant contenant demi cart de cordes ou environ, joignant d’un costé la terre ladite veuve Hardy, d’autre costé et bout la terre de ladite Desnoyers, d’autre bout l’autre moitié de ladite soue avecq l’issue en proximité au devant de ladite soue seulement – Item une planche de jardin sis ès jardin dudit village contenant 3 cordes ou environ joignant d’un costé la terre des héritiers Jean Melline d’autre costé la terre des hoirs Crannier et de nous notaire chacun par son endroit, d’un bout l’apantif de maison de nous notaire d’autre bout la terre des héritiers feu Anthoine Blouin et Mathurine Maignan, à la charge que celuy à qui eschera cedit lot fera aussi en retour de partage à celuy à qui eschera le dernier d’iceux la somme de 22 livres paiable dans le jour de (f°4) la choisie desdits partages, et demeurera aussy de ce lot un petit coffre de chesne fermant de clef appartenant auxdits partageans qui est au lieu de la Chicotterie, dont celuy à qui eschera cedit lot en pourra disposer à sa volonté
3ème lot : une planche de vigne sise au clos des Gaudines audit Montreuil contenant 2 hommées ou environ joignant d’un costé la vigne des héritiers feu Mathurin Bellanger des Giraudières d’autre costé la vigne de la boiste des Trépassés dudit Montreuil, d’un bout la terre du lieu de la Pironnière d’autre bout le chemin tendant de Montreuil à Chauvon – Item une autre planche de vigne contenant une hommée ou envison sise au clos de la Pironnière dudit Montreuil joignant d’un costé et des deux bouts la terre dudit lieu de la Pironnière, d’autre costé la vigne de René Delahais d’autre bout la terre au Buharais et Buisson appartenant à (blanc) – Item la somme de 44 livres que celui à qui eschera cedit lot se fera payer de ceux à qui escheront le 1er et le 2ème lot dans le jour de la choisie d’iceux partages et demeurera aussi de ce lot un grand coffre fermant à clef à eux appartenant en commun dont celuy à qui eschera cedit lot en disposera à sa volonté.
A la charge des copartageans de se laisser passages (f°5) le uns les autres comme il est cy devant marqué au premier lot ; et à l’égard d’une grille de fer qui est présentement dans le grenier dudit logis, les partageans pourront en disposer chacun d’eux ; se garantiront l’un l’autre les choses desdits partages en cas qu’il s’y trouvast trouble ou éviction ; tourneront à contes et rapports avant l’option et choisie d’iceux si faire se doit ; pairont également les charges cens rentes et debvoirs deuz à cause des héritages cy dessus pour le passé et à l’avenir chacun paiera pour ce qu’il possédera ; jouiront de chacun son lot et partage incontinent l’option et choisie d’iceux ; pairont aussy également les debtes passives des dits deffunts leurs père et mère au cas qu’il en soit deu ; contribueront aussy chacun en droit soi aux frais et dépens qu’il a convenu faire pour se transporter sur les lieux, prendre les confrontations, dresser la minute et copie qu’il en conviendra deslivrer. Auxquels partages charges clauses conditions et obligations cy dessus ledit Jacques Richard a fait arrest avecq protestation par luy faite que s’il se trouvait autres héritages dépendant de ladite succession les emploier cy après comme ceux des présents lots, estant venuz à sa connaissance, sans néanmoings procéder à nouveaux partages ; dont l’avons jugé de son consentement par foy jugement etc renonçant etc dont etc fait et passé audit Montreuil à notre rablier en présence de (f°6) Georges Thibault fermier de la Jousselinière et Jourdan Guerin tourneur en bois demeurant audit lieu tesmoings »

Jean Fourmont hérite de l’enfant mort-né, sorti par césarienne de sa femme mourante, mais baptisé : Le Lion d’Angers

J’ai toujours eu beaucoup de mal à comprendre la succession autrefois d’un enfant mineur par le (ou ses) parents.
Mais ici, j’avoue que le cas est très, très pointu. L’enfant était mort né mais baptisé.

Donc, je vous expliquai ces jours-ci la triste fin d’Anne Bonneau en couches, ouverte par le chirurgien qui s’appellait Boucher, et je vous remets cet acte :

• « le huictiesme jour d’avril l’an mil sept cens cinq, a esté ensépulturé en l’église de céans par nous prestre curé en cette paroisse le corps de honorable femme Anne Bonneau épouze d’honorable homme Jean Fourmond en prézance dudit Fourmond et autres parents signé Fourmond, et son enfant, qu’un nommé Boucher (sic) chirurgien demeurant à Angers assistant la mère cy-dessus desnommée en ses couches, qui y est morte, luy fist l’opération d’ouverture de son corps, ainsy donna la vie du corps et de l’âme dudit enfant en le baptisant, qui est mort après la mère, ce qui est véritable en foy de quoi j’ay subscrit ces présentes d’autant que j’ay assisté lad. mère en luy administrant les sacrements. ».

Et voici quelques actes similaires sur ce blog :
Non encore sorti des entrailles de sa mère
L’opération Césarienne vue sous l’angle religieux, avant la Révolution
Sorti du ventre de sa mère par le barbier, Angers, 1567

L’inventaire qui relate ce droit d’héritage de Jean Fourmont est extrait de celui que je vous étudie ces jours ci et que je n’ai pas termine dont voici la cote, et le passage qui dit que Jean Fourmont est héritier de l’enfant mort-né.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E12 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Sont tous les meubles et effaits de ladite communauté qui se sont trouvé monter et revenir à la somme de 9 523 livres 10 sols 4 deniers , et les debtes passives d’icelle communauté à la somme de 4 701 livres 10 sols ; et le surplus se trouve monter à 4 822 livres 4 deniers qui appartient tant audit sieur Fourmond qu’à ses enfans, de tous lesquels meubles et effaits ledit sieur Fourmond s’en est volontairement chargé et ont demeuré en sa possession pour en tenir conte à ses enfans de la part en laquelle ils y sont fondés, sauf ses droits comme hérittier mobilier et uzufruittier de l’enfant dont sa deffuncte femme estoit grosse lors de sa mort et lequel enfans il nous a déclaré qu’après avoir eu batesme est déssedé apprès sa mère ainsi que ledit sieur Fourmond offre justifier par escrit et tesmoings digne de foy en cas de contestation, et sauf audit sieur Fourmond à l’action qu’il se réserve de faire cy apprès partage à sesdits enfans de leur part de desdits meubles estant sujets à parizis pour estre vandus publiquement et les deniers en provenant estre employés au proffit desdits mineurs par l’avis de leur parans »

Partages de quelques biens de feu Siméon Couppel, prêtre dans le Maine

L’acte qui suit est une copie, incluse dans les archives du Cogner, et comme toute copie elle est susceptible de comporter une ou des erreurs.
La plus énorme erreur est l’abscence de date, qui est à mes yeux une erreur rarissime, mais qui permet tout de même de relativiser l’intérêt du document. Les chercheurs qui se sont penchés sur cette énigme donnent 1550/1555 comme date probable.

Les sommes sont peu élevées et il a fallu diviser par 11. Ils n’ont pas grand chose chacun, car les 11 branches ont chacune plusieurs héritiers.

BNF. Archives du Cogner série E
Fief de la Cousinière, article 644.17 & 18
(aucune date ne figure) C’est la déclaration de unze lots et partaiges que ont faictz Jerosme Couppel Me Jaspard, Michel et Me Symeon dicts Couppel frères, Guyon Quentin mary de Jehanne Cousin, pour elle et ses frères si auchuns elle en a de vivans, héritiers de Marguerite Couppel en son vivant femme de Michel Cousin père et mère de ladite femme, Jehanne Couppel leur sœur veufve en dernières nopces de deffunct Marin Gaudin, Olyvier Boyshuard et Jullienne Couppel sa femme, sœur de ladite Jehanne sœurs desdits Couppel, de ce que les dessusdits entendent qu’il soit succédé au pays et comté du Mainne et qu’ils ont peu avoir de congnoissance à cause de la mort et trespas de deffunt vénérable et discrete personne Me Symeon Couppel prêtre oncle des dessusdits,

Généralement c’est le dernier choisissant qui prépare les lots et en Anjou c’est l’aîné, et on choisit en commençant par le plus jeune et remontant. Mais je pense qu’ici on est dans le Maine et je ne sais si c’est l’aîné ou l’inverse, car certaines provinces ne faisaient pas comme l’Anjou.
Mais en tous cas, toutes les personnes nommées dans ce 1er § représentent une seule personne, frère du feu Siméon Couppel prêtre, qui aurait eu 7 enfants vivants ou ayant postérité à cette date :
Jérosme,
Gaspard,
Michel,
Siméon, Marguerite (épouse de Michel Cousin, dont au moins une fille Jeanne Cousin femme de Guyon Quentin),
Jeanne Couppel veuve en dernières noces de Marin Gaudin
Julienne Couppel épouse d’Olivier Boishuard
Il est à noter que le père n’est pas nommé à ce stade de l’acte.

lesquels lots sont baillés aulx hoirs et ayans cause de deffuncte Jullienne Couppel en son vivant femme de deffunt Jehan Foucauld Serisier, aulx hoirs de deffunt Richard Couppel, aux hoirs de deffuncte Michelle Couppel en son vivant femme de deffunt Françoys Toignel, aux hoirs de deffunt Guillaume Couppel en son vivant bourgeois de Dompfront et postullant en court laye, à discrepte personne Me Michel Couppel prêtre, à Jehan Couppel bourgoys (f°2) de Lespinay, à Gilles Couppel aux hoirs de deffuncte Guillemine Couppel en son vivant femme de deffunct Jehan Demoncler, à Anne Couppel veufve de deffunct Guillaume Devault, aux hoirs de deffunct François Couppel, tous les dessusdits frères sœurs nepveux et niepces dudit deffunt Me Symeon Couppel, pour procéder à la choisie chacun en son rent (sic) et degré selon la coustume dudit pays du Mainne, affin d’en demeurer bien (un mot dans le pli manquant) d’iceulx lots audit Jérosme et frères et sœurs, nepveux et niepces, héritiers aisnés en la représentation de deffunt Estienne Couppel leur père, frère aisné dudit deffunt Me Syméon et de tous les dessusdits

Ici il y a 10 « branches » :

1/ Les hoirs de Julienne Coupel x Jean Foucaut Serisier (+)

2/ Les hoirs de Richard Coupel (+)

3/ Les hoirs de Michelle Coupel x François Triguel (+)

4/ Les hoirs de Guillaume Coupel (+), bourgeois de Domfront

5/ Me Michel Coupel, prêtre

6/ Jean Coupel, bourgeois de l’Epinay

7/ Gilles Coupel

8/ Les hoirs de Guillemine Coupel x Jean de Moncler

9/ Anne Coupel x Guillaume Derault (+)

10/ Les hoirs de défunt François Coupel dont je sais qu’il est sieur de la Planchetière.

Ce qui fait bien 11 branches avec celle du première paragraphe.

 

Pour premier lot sur François Degré escuyer et Michel Dobaires 54 sols tz de rente et sur Jehan Plaigne et Michel Deraires 20 sols de rente restant de 40 sols et qui est d’arrérages sur ledit Degrée et de 7 livres 12 sols 8 deniers et sur ledit Plaigne et Derenes 20 sols. Item aura une 11ème de ce que Jehan Lebrun debvoit aussi. Item le 8ème de deux doubles ducatz et trois escuz sur Guerin par cedulle. Le dernier lot choisy sera porteur d’icelle cédulle.
(f°3) Pour le second lot sur les Tourneurs en des… et qui cause à deulx 20 sols tz de rente et ce qui en est deu d’arrérages. Item sur Jehan Fourmont et Jehan Dutertre 40 sols tz de rente par ans de 110 sols de 16 livres 10 sols. Item deux 11ème de ce que ledit Brun doibt aux dessusdits héritiers, lequel fourmont avoit terme de payer ledit deffunt jusques à la Penthecoste prochaine. Item le 8ème de deux doubles ducatz et trois escuz par cedulle sur Guerin.
Pour le tiers lot sur André Jourdan et Richard Jourdan 40 sols tz de rente et 70 sols d’arrérages. Item sur messire Jehan Roussel 25 sols tz de rente moictié de 50 sols et 50 sols d’arrérages, et la dernière choisy sera garde de la lettre, avecque ce que François Charlot doibt sur ung gage. Item aura le 11ème de ce que ledit Brun doibt. Le dernier lot choisy sera porteur des lettres. Item le 8ème de deux doubles ducatz et trois escuz par cédulle sur Guerin.
Pour le quart lot sur Jehan Fourmont … Ce présent quart lot a esté pris et choisy par ledit Gilles Couppel par quarte choisie audit jour et lieu présents lesdits tesmoins
(f°4) pour le 5ème lot sur André Jourdin la somme de 40 sols tz de rente et ce qui est deu d’arrérage et sur missire Jehan Roussel 25 sols de rente moictié de 50 sols et aura une cedulle de 7 livres sur Me François Devault et sur Jehan Hurcher 66 sols ou ce qu’il doibt sur … 11ème de la debte sur ledit Leboin. Item le (blanc) de deux doubles ducatz et de trois (blanc) deuz par Guerin et y a une cedulle. Ce présent 5ème lot a esté choisy par second choys par ladite Anne Couppel audit jour présents lesdits tesmoings.
Pour le 6ème lot sur messire Michel Hercent Guillaume Hercent et Michel Fourmond 35 sols tz partans de … deu par mesme par Michelle Couppel veufve Toignel. Ce présent 6ème lot a esté prins et choisy par Guillaume Fleury pour luy et Julienne Demouche fille et héritière de ladite deffuncte Guillemine Couppel faisant fort pour les aultres héritiers de ladite Guillemine et pour tierse choisie audit jour présents lesdits tesmoins
(f°5) Pour le 7ème lot sur Guillaume Toignel et Michel Dalligault la somme de 50 sols de rente et 7 livres 10 sols d’arrerages. Item sur Jehan Guillard Latay Jehan Lelandrys Touchardière et Michel Dalligault la somme de 20 sols tz de rente et 5 sols d’arrérages. Item ung pistollet par cédulle sur Toignel moictié de deux le dernier lot choisy sera porteur d’icelle.
Pour le 8ème lot sur Jehan Toignel et Guillemine Foucauld la somme de 30 sols tz de rente et 6 livres d’arrérages. Item sur Richard Jourdin Gesdrin et Paillard 30 sols tz de rente et ce qu’il doibt d’arrérages. Item sur la Rouaude en Gorif la somme de 10 sols tz de rente ou ce que Jehan Couppel doibt pour icelle sans garantie. Item aura deux 10èmes de ce que ledit Bouin doibt. Item ung pistollet moictié de deux par ladite cedulle sur Toignel.
Pour le 9ème lot aura sur Pierre Lelandays la somme de 20 sols tz de rente et ce qu’il peult debvoir d’arrérages. Item aura sur Toussant Fourmont la somme de 50 sols tz de rente et les arrérages d’icelle de tout qu’il en doibt. Item aura son 11ème de la debte sur ledit Lebrun ; Item le 8ème de deux doubles ducatz et de trois escus par cedulle sur Guerin.

(f°6) Pour le dixième lot sur Marin Toignel et Guillaume Quentin la somme de … Ce présent dixième pris et choisy pour premier choisy par Jullien Gaudet pour luy et Gillette Couppel sa femme et faisant fort de Robert Lebigot et Marie Couppel sa femme héritiers dudit deffunt François Couppel audit jour et présents les tesmoins.
Pour l’unzième lot sur missire Michel Hersent Guillaume Hercent et Michel Foucauld la somme de 15 sols de rente partans de 100 sols de rente avecques 12 livres 16 sols de rente partans de 17 livres 16 sols d’arrérages. Item le 8ème de deux doubles ducats et de trois escuz sur Guerin
Et auront [chacun] les lettres de son partaige de ce qu’il en pourra estre pour toute garantie et de ce qu’il n’en pourra estre recouvert seront garans l’un à l’autre au reffus de payer par les débiteurs, et où lesdites lettres servant à deux lots, celuy qui en aura le plus en sera gardé aulx charges de droit et s’il demeure auchune choses à départir les facteurs

Droit de preciput de Louise Chesneau sur le lieu de Langevinière tombé en tierce foi : Ampoigné 1694

Depuis ma longue étude sur la famille Cevillé, qui avait une succession contenant un bien hommagé tombé en tierce foi, j’ai déjà rencontré, et mis sur ce blog plusieurs cas de biens hommagés tombés en tierce foi.
Les partages contenant un bien hommagé ont la particularité de ne plus être égalitaires poiur le bien hommagé, qui lui subit le parage de type noble soit 2/3 pour l’aîné et le 1/3 restant pour les puinés, mais cela ne signifie EN AUCUN CAS que la famille est noble et qu’il s’agit d’un partage noble, même si souvent cela peut y ressembler. Ici, cela n’y ressemble pas beaucoup, car les biens sont nombreux et la majorité d’entre eux censifs et non hommagés. Seule un partie de Langevinière est hommagée tombée en tierce foi.
Cette famille Chesneau, qui est à Saint Quentin les Angers vers 1600 avec des biens à Ampoigné aussi, s’allie aux Crespin, et en descendent, outre ma personne, l’ex président de l’AGENA Jacques Chopin, que j’avais rencontré il y a environ 4 ans aux archives à Angers, et m’avait seulement dit la chose merveilleuse « on survit ! » et s’il vit encore saluez-le de ma part. Je précise par ailleurs que la branche dont descend Jacques Chopin était très aisée, et que je vais vous mettre à suivre, dans les jours qui viennent d’autres successions attestant cette aisance.
Jamais le métier de Chesneau n’est indiqué, uniquement dit « marchand », mais un marchand aisé car il laisse plusieurs closeries. Soit il est marchand de fil, soit marchand tanneur, car nous allons voir ici l’aisance des marchands tanneurs.

Je signale aussi la présence d’un témoin en fin de l’acte nommé Gabriel Lemanceau, et je témoigne ici toutes mes amitiés à leur descendante qui se reoonnaîtra, mais ne sait pas utilise un clavier comme beaucoup de mes lecteurs, que je salue amicalement tous

Acte des Archives de la Mayenne AD53-3E63-349 Voici ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
« Le 19 mars 1694 (Jean Gilles notaire à Château-Gontier) , partages en 3 lots des biens immeubles de la succession de deffunts honorables personnes René Chesneau vivant marchand et Louise Pean vivante sa femme, entre honorables personnes Pierre Crespin marchand et Louise Chesneau sa femme font et présentent à honorables personnes Mathieu Bodin aussi marchand et Renée Chesneau sa femme, à Me Martin Hardy sieur de la Pry advocat au siège présidial de Château-Gontier, père et tuteur naturel de Louise Hardy sa fille et de deffunte damoiselle Jacquine Bodin vivante son épouse, laquelle Bodin était fille de deffunts honorables personnes Morice Bodin et Jacquine Chesneau, lesdites Chesneau filles et héritières desdits deffunts René Chesneau et Louise Péan, pour estre procédé à l’obtion et choisie desdits lots suivant la coustume – 1er lot (resté à Louise Chesneau et Pierre Crespin, non choisissant) : la closerie des Maisons Longues située au village des Réhardières paroisse de Saint Quentin, comme il se poursuit et comporte avec ses appartenances et dépendances, et est à prèsent exploité par Thomas Ragot, avec les bestiaux et sepmances dépendant de ladite succession estant sur ledit lieu, lequel avoit esté baillé par advancement de droit successif à ladite deffunte Jacquine Chesneau, y compris 3 planches de jardin, l’une située au jardin de derrière la maison dudit lieu, contenant 5 à 6 cordes, et les 2 autres situés au jardin de devant ladite maison contenant 4 cordes ou environ, lesquelles 3 planches de jardin dépendeient cy devant de la maison que ledit deffunt Chesneau occupait audit village, ladite planche de jardin de derrière à prendre de haye en haye au travers dudit jardin depuis un poirier estant sur la haye (f°2) dudit jardin proche la pièce de terre nommée la Preaudière jusques à une petite ante qui est sur l’aire à droite ligne de sorte que la grosse ante qui est au milieu demeure comprise en ladite planche, compris aussi un petit cloteau de terre contenant 2 boisselées ou environ estant au bout de la pièce de devant, lequel cloteau ledit deffunt Chesneau avoit acquis de Pierre Cusson – Item le lieu et closerie nommée la Douve située en la paroisse de St Sauveur de Flée aussy comme il se poursuit et comorte avec ses appartenances et dépendances, comprins aussy les bestiaux et sepmances estant sur iceluy dépendant de ladite succession, ledit lieu exploité par (blanc) collon y demeurant – Item le lieu et closerie des Festeaux situé au village des Fovaux paroisse de Ménil aussy comme il se poursuit et comporte avec ses appartenances et dépendances et estoit cy devant tenu à ferme par ledit Bodin sans aucune réservation en faire – Item une maison sise au bourg d’Ampoigné nommée le Porche avec le jardin en dépendant comme l’exploire la veuve Sesbouets – 2e lot (choisi par Renée Chesneau et Mathieu Bodin, 2e choisissant) : le lieu et closerie nommé Lunil d’en avoir ?? [lieu non identifié et le village est aujourd’hui les Hardières] au village des Rehardières paroisse de St Quentin comme il se poursuit et comporte et est à présent exploité par collon y demeurant avec les bestiaux et sepmances estant sur ledit lieu dépendant de ladite succession et que ledit Bodin en a jouy par advancement de droit successif compris aussy un cloteau contenant une boisselée et demie de terre, joignant d’un costé la terre dudit lieu et abutté d’un bout le chemin tendant des Rehardières à Monfollon, et d’autre bout la terre dudit lieu de Monfollon, aussy acquis par ledit deffunt Chesneau dudit Cusson (f°3) – Item le lieu et closerie situé au village de la Trilloterie dite paroisse de St Quentin aussy comme il se poursuit et comporte avec ses appartenances et dépendances bestiaux et sepmances estant sur iceluy aussy appartenant à ladite succession, ledit lieu à présent exploité par collon y demeurant, sans aucune exception ni réservation en faire – Item le lieu et closerie de la Beurevrie située en la paroisse de Bazouges lez Château-Gontier aussy comme il se poursuit et comporte et est exploité par Patou collon y demeurant – Item une maison sise au village des Rehardières ou demeurait anciennement ledit Chesneau avec les jardins prés et terres en dépendant à présent exploité par Jean Ragot fors et excepté les 3 planches de jardin et un cloteau de terre cy-dessus employé – Item 7 livres 10 sols de rente foncière de 10 s due par ledit Jean Ragot à cause d’héritages situés audit village des Réhardières – Item 4 livres 5 sols de rente foncière due par Jean Marie sieur de la Touschardière au terme de la Toussaint à cause d’héritages situés au lieu de la Piletière paroisse de Chemazé – Item 30 sols de rente foncière due par les héritiers de Jacques Couet à cause d’une portion de pré sise au pré de la Quantinière dite paroisse de Chemazé suivant le contrat du 28 octobre 1625 passé par Me Nicolas Girard notaire – 3e lot (choisi par Martin Hardy gendre de Jacquine Chesneau, 1er choisissant) : la maison manable et le lieu et closerie de la Sablonnière situés en la dite paroisse d’Ampoigné, comme lesdites choses se poursuivent et comportent (f°4) avec leurs appartenances et dépendances comme ledit deffunt Chesneau et collon y demeurant ont accoustumé d’en jouir, sans en excepter ny réserver, compris les bestiaux et sepmances dépendant de ladite succession – Item le lieu et closerie de Langeviniere dite paroisse d’Ampoigné dépendant de ladite succession à présent exploité à tiltre de ferme par Gervais Cradyne ? sans réservation en faire – Item un cloteau de terre contenant 16 cordes ou environ situé près ledit bourg d’Ampoigné à présent exploité par ledit Crespin – Item une boisselée de terre dans un cloteau dont le surplus dépend du lieu des Founnes dite paroisse d’Ampoigné, ladite boisselée à prendre du costé du vieil ciel, joignant d’un costé la terre du lieu de la Cherollerie et abutté d’un bout le pré du lieu de la Beureurie de l’autre bout le chemin tenant de la Chevrollerie audit Ampoigné – Item la somme de 13 livres de rente foncière due à ladite succession par Jacques Lebrec et Nicole Meignan à cause d’héritages situés au village de la Fourmentière paroisse de Bazouges lez Château-Gontier suivant le contrat du 16 juin 1674 et acte de tiltre nouveau du 30 mai 1691 passé par Me Jean Gilles notaire royal – Item 25 sols de rente foncière due par Mathurin Croissant à cause d’héritages situés au village de la Fourmenterie – A la charge de celui auquel le présent lot eschera de payer chacuns ans à l’advenir audit Crespin et sa femme la somme de 20 livres de rente pour les droits d’hommage (f°5) et preciput appartenant à ladite Louise Chesneau à cause dudit lieu de l’Angevinière et de deux journaux de terre dépendant dudit lieu des Festeaux de nature hommagée et tombés en tierce foy, et pour le fond d’une planche de terre qui fut en vigne laquelle dépend du lieu de la Grihoullière appartenant auxdits Crespin et femme en particulier à tiltre de rente foncière qu’ils déclarent par ces présentes relaisser et amener audit lieu de l’Angevinière à commencer du jour de Toussaint dernière – A la charge des partageans de se garantir respectivement les choses desdits lots, les relever et tenir de la nature qu’ils sont des fiefs et seigneuries dont ils sont mouvant aux charges services cens rentes et debvoirs seigneuriaux et féodaux anciens et accoustumés tant en espèces, grains, argent qu’autrement, en fraresche ou hors fraresche, que chacun des partageans payera et acquitera à l’advenir pour raison des choses de son lot à commencer du jour de Toussaint prochain duquel temps ils jouiront séparément des choses desdits lots, lesquelles choses seront mises en estat de réparation et réffection par chacun des partageans à raison des choses qui leur avoient esté baillées en advancement de droit successif mesmes les pressouers, de souffrir les passages et servitudes sy aucunes ont esté cy devant constituées sur lesdites choses et d’entretenir les baux pour le temps qui en reste à expirer ou les faire résouldre chacun pour raison aussy des choses desdits lots, toues lesquelles choses contenues esdits partages sont au dessous de 10 000 livres – Auxquels lots et partages en la forme cy dessus lesdits Crespin et Louise Chesneau sa femme de luy (f°6) autorisée par devant nous Jean Gilles notaire royal à Château-Gontier en présence de Michel Lemanceau et Gabriel Gigon praticiens demeurant audit Château-Gontier tesmoins »

Mathurin Lemanceau, vu ici hier, savait signer, voici des petits enfants qui ne savent pas signer : Aviré et Montreuil sur Maine 1765

C’est surprenant, mais on rencontre parfois de tels cas, où l’évolution sociale et/ou culturel n’est pas tout à fait ascendante, c’est le moins qu’on puisse dire !

Ici, l’acte est un TITRE NOUVEAU, c’est à dire qu’ils ont hérité d’une dette passive et doivent donc se déclarer débiteurs et s’engager à payer cette dette. Or, cette dette est une rente foncière perpétuelle, et ici il est clairement précisé qu’elle est NON AMORTISSABLE, ce qui signifie qu’il existait des rentes foncières amortissables, comme nous l’avons vu la semaine dernière ici.

Curieusement, les 3 frères sont bien présents mais pas leur soeur Jeanne épouse Denou.

Voir mon étude LEMANCEAU
Voir mon étude de LA JAILLETTE


Acte des Archives du Maine-et-Loire 5E32 – Ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 9 mai 1765 après midy, par devant Pierre Allard notaire royal résidant à Louvaines soussigné furent présents Mathurin Lemanceau serger demeurant au village de la Creusardière paroisse d’Aviré, Jean Lemanceau hoste au bourg de la Jaillette paroisse de Louvaines, Pierre Lemanceau marchand demeurant au bourg et paroisse de Montreuil sur Maine, lesquels solidairement l’un pour l’autre un seul pour le tout sans division etc renonçant etc ont par ces présentes reconnu et confessé devoir chacun an au terme de Toussaints à damoiselle Louise Boury veuve du sieur Mathurin Faultrier demeurante au bourg de la Jaillette dite paroisse de Louvaines, absente, nous notaire stipulant et acceptant pour elle en tant qu’elle l’aura pour agréable, comme ayant les droits de demoiselle Marie Magdeleine Chesneau veuve de Pierre Louis Guerin, la somme de 15 livres de rente foncière annuelle et perpétuelle non amortissable, à cause et pour raison d’une pièce de terre contenant 6 boisselées ou environ, joignante d’un côté une pièce de terre dépendante du lieu de la Noë, d’autre costé le pré de la métairie de la Lande, d’un bout le grand chemin d’Angers à Louvaines, d’autre bout le pré de la métairie de la Grande Montouzière ; Item un petit pré contenant 15 cordes ou environ nommé le Petit Pré de la Noë, joignant d’un costé la terre dudit lieu de la Noë, d’autre costé la prée dependante du temporel du prieuré de la Jaillette et des 2 bouts la terre dudit lieu de la Noë ; Item un petit quarré de terre contenant 4 cordes ou environ, situé dans une enclose nommée les Boissellées de la Bassettière joignant et abouttant les terres dudit lieu de la Bassetière ; lesquels héritages auroient été données à ladite rente par ladite damoiselle Marie Marguerite Chesneau à defunt Mathurin Lemanceau, père desdits Lemanceau, suivant l’acte de baillée et prise à rente foncière passé devant Me François Fourreau notaire royal à Etriché le 4 juin 1712 raporté contrôlé et insinué y recours ; laquelle dite rente foncière de 15 livres iceux Lemanceau ont promis, promettent et s’obligent par cesdites présentes solidairement, comme dit est, payer, servir et continuer chacuns ans à l’avenir audit terme de Toussaints à ladite damoiselle Faultrier ses hoirs et ayans cause, premier terme et payement commençant au jour de Toussaints prochaine, et ainsy continuer à perpétuité, tant et si longtemps qu’ils seront seigneurs et possesseurs desdits héritages, qui demeurent toujours obligés, affectés et hypothéqués à ladite damoiselle veuve Faultrier comme étans son gage naturel, les droits, privilèges et hypothèques de l’acte d’arrentement cy dessus datté luy demeurans réservé ainsy que du titre nouveau de ladite rente à elle et audit feu sieur Faultrier consenty par Perrine Cusson mère desdits Lemanceau, lors veuve dudit defunt Mathurin Lemanceau, par acte au raport de Me Pierre Allard vivant notaire royal à Louvaines le 9 avril 1739 ; à laquelle dite damoiselle veuve Faultrier iceux Lemanceau fourniront à leurs frais copie dans quinzaine, et à ce tenir etc s’obligent solidairement, comme il est prédit, eux leurs hoirs etc biens etc renonçant etc dont etc fait et passé audit Louvaines en notre étude présents Frnçois Verger et Pierre Beaumond marchands demeurant à Louvaines, et ont lesdits Lemanceau déclaré ne scavoir signer »