Succession de feu Jean Garnier seigneur de Souvardaine, dont enfants mineurs, Champ sur Layon 1502

Il s’agit de la famille noble GARNIER de Souvardaine (Champ-sur-Layon), qui portait « d’or à trois coquilles de sable posées deux et une »

Il laisse alors manifestement 2 filles mariées, et 2 enfants mineurs un garçon et une fille, mais comme je vous ai déjà expliqué ici, en Anjou, le garçon noble passe avant ses soeurs aînées, donc le garçon mineur sera l’héritier noble, et en attendant sa majorité on ne peut faire exactement les partages.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 9 février 1502 avant Pasques (donc le 9 février 1503 n.s.) comme débats et procès fussent meuz par devant honorable homme et saige monsieur Me François Tinnel licencié ès loix juge ordinaire d’Anjou (Cousturier notaire) entre nobles personnes Guillaume Provost seigneur de Bonneseaux mary de damoiselle Prigente Garnier et Loys de Marne escuier mary de damoielle Guillemine Garnier et autres parents et amis de Thomas et Renée Garnier enfants mineurs d’ans de feu messire Jehan Garnier en son vivant chevalier sieur de Souvardaine frère des femmes dessus dites demandeurs d’une part, et Guyon de Villetremaize bail … desdits enfants mineurs deffendeur d’autre part, pour raison … desdits enfants mineurs dont les deffendeurs faisoient poursuite pour leur estre pourveu de garde et bailler provision de vivre selon estat ainsi que par justice et autres leurs parents advisé, ou ledit deffendeur disoit que par l’ordonnance de la justice du lieu où lesdits mineurs estoient demourans lesdits enfants mineurs auroient esté baillés et mis en garde à noble homme Jehan Turpin sieur de l’Espinay ? et n’avoit pouvoir ne faculté de exhiber lesdits enfants, et sur ce estoient lesdites parties en involution de procès et pour ce est il que en la cour du roy notre sire Angers establis ledit Loys de Marne tant en son nom que comme soy faisant fort dudit Guillaume Provost et desdites femmes, et Guion de Villetremaize, soubzmetant etc confessent pour éviter plect et procès et amour nourrir ensemble et à la délibération et conseil de leurs parents et mays avoir transigé pacifié appointé et encores transigent pacifient et appointent, et ce sur lesdits debats et procès qui estoient meuz par devant ledit juge et espérés à mouvoir entre lesdites parties en la forme et manière qui s’ensuit, c’est à savoir que audit Loy de Marne demourera et demeure pour l’advenir durant ledit bail dudit Villetremaize le gouvernement et tutelle desdits Thomas et Renée Garnier lesquels mineurs ledit de Mairne doit et sera tenu nourrir alimentaire et entretenir de toutes choses nécessaires et qui sont requises à leur entretenement et nourriture desdits mineurs et ce faisant ledit de Villetremaize baillera par chacun an audit de Marne durant ledit bail tant pour ladite pension desdits mineurs que pour son droit de partaige qu’il demandoit et voulloit demander et faire question à cause de sadite femme audite de Villetremaize aussi à cause de sadite femme dont le droit de partaige qui leur pourroit compéter et appartenir à cause de la succession dudit Guion Garnier père de la femme dudit de Marnes de 13 livres 10 sols tournois par chacun an durant ledit bail scavoir 10 livres pour le droit de pension et 70 sols pour l’entretien desdits mineurs, payable par moitié le premier paiement à la Toussaint prochainement venant et le reste à Nouel sans plus en faire par ledit de Villetremaize ne sadite femme audit de Marce, et demeurent lesdits de Villetremarze et Turpin deschargés et quites de tout le temps passé de toute ladite pension fruits et revenus qui eussent peu compéter et appartenir auxdits mineurs et audit de Marcé à cause de sadite femme à cause de la succession dudit feu Garnier et tous autres choses quelconques en quoy qui eussent peu estre tenus auxdits mineurs et de Marcé à cause de sa dite femme pour raison de ladite succession dudit feu tutelle et administration desdits mineurs sans ce qu’ils en puissent faire aucune question ou demande, prometant ledit de Marcé faire avoir agréables les choses dessus dites et chacunes d’icelles audit Provost leurs dites femmes et mineurs et les en faire consans et a esté présent ledit sieur de Besconnay qui a consenty ladite administration et gouvernement desdits mineurs par la forme et manière que cy dessus est dit, auxquelles choses dessus dites tenir et accomplir lesdites parties ont obligé et obligent respectivement eulx leurs hoirs etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc et oultre a promis ledit de Villemouze ? renu et paié audit de Marcé dedans la Toussaint prochainement venant par moitié la somme de 100 sols tournois pour la moitié de ladite pension à appartenant à cause de la succession dudit feu Garnier de l’année dernière passée, et a esté expressement accordé entre lesdites parties que ledit de Villetremaize rendre lesdits mineurs en sa maison de Souvardaine dedans Caresme prenant prochainement venant auquel lieu ledit de Marcé sera tenu les aller quérir, par ce présent appointement sont les despens desdites parties compensés d’une part et d’autre

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Transaction sur la succession de René Juffé et Perrine Leconte, Angers 1521

Ils sont nombreux, et les biens importants. Il s’agit de la famille Juffé qui possédà la seigneurie du Feudonnet en Grez-Neuville, mais pas seulement comme vous allez pouvoir en juger. Je’ai encore d’autres actes sur cette famille si elle vous intéresse.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 1er février 1521 (avant Pâques, donc le 1er février 1532 n.s.) Comme procès (Cousturier notaire) feust meu ou espéré à mouvoir entre Me Pierre et Jehan les Juffés, vénérable et discret maistre Pierre Leconte licencié ès loix chanoine de monsieur saint Jehan Baptiste et curé de Pruillé, curateur de Guillaume, Marguerite, Perrine, Barbe les Juffés, maistre René Lebigot licenciè ès loix mari de Jehanne Juffé et Anne Juffé pour raison des meubles et immeubles demourés de la succession de feus honorable homme et saige maistre René Juffé en son vivant licencié es loix et de Perrine Leconte leurs père et mère et aussi pour raison du rapport des biens meubles et choses réputées pour meubles et partaiges d’iceulx, ensemble du partaige des héritaiges et immeubles demourés d’icelles successions dont ils s’entre demandoient respectivement rapport et partaige l’un à l’autre, icelles parties o le conseil et advis d’aulcuns de leurs amis et gens de conseil sur lesdits procès et différends qu’ils avoient ou eussent peu avoir ensemble pour raison desdites successions ont fait les accords et pactions et appoinetments cy après
pour ce est-il que en notre cour royale d’Angers par davant nous (Cousturier notaire) personnellement estaliz chacun de maistres Pierre Jehan Anne les Juffés ledit maistre Pierre Leconte au nom et comme curateur ordonné par justice auxdits Guillaume Marguerite Perrine Barbe les Juffés d’une part
et ledit maistre René Lebigot tant pour luy que comme soy faisant fort de ladite Jehanne Juffé son espouse et prometant luy faire avoir agréable ces présentes dedans Pasques prochainement venant à la peine de tous intérests applicable auxdits Mes Pierre Jehan Anne les Juffés Me Pierre Leconte curateur susdit d’autre part
soubmectant d’une part et d’autres c’est à savoir le curateur des biens de sadite curatelle et lesdits Pierre et Jehan et Anne les Juffés leurs hoirs et biens etc confessent c’est à savoir après avoir icelles dites parties longuement calculé à la valeur desdits biens meubles et immeubles desdites succession et aux rapports qu’ils s’entreestoient tenus faire baillé quicté cédé délaissé et transport par partaige audit Me René Lebigot et à sa dite femme pour la septiesme part et portion que ledit Lebigot et sadite femme eussent peu avoir et prendre esdites successions tant de meubles que es immeubles la somme de 1 200 livres tournois que ledit Lebigot eut en mariage dudit feu maistre rené Juffé selon son contrat de mariage sur ce fait, avecques les vestements et habits nuptiaux et autres choses que ledit feu maistre René Juffé et ladite Perrine Leconte jadis sa femme ou l’un d’eulx auroient baill ou fait bailler audit maistre René Lebigot et à sadite femme ou aucun d’iceulx et tant auparavant le mariage dudit Me René Lebigot et sadite femme, que depuis iceluy mariage, et de tous les biens meubles et choses réputées pour meubles que ledit Lebigot et sadite femme auroient eu desdites successions et dont ils seroient tenus faire rapport à leursdits cohéritiers dont et desquels rapports moyennant ces présentes ledit maistre René Lebigot et sadite femme demeurent quites, oultre demeurennt auxdits maistre René Lebigot et sadite femme pour eulx leurs hoirs les lieux et apparteances de Boysdugault sis en la paroisse st Martin d’Arcé et ès environs,

    près de Baugé

et le lieu de Bougeard sis en la paroisse de Cheviré le Rouge et es environs comme ils se poursuivent et comportent tant domaine cens rentes et comme lesdits feuz maistre René Juffé et sa dite femme et chacun d’eulx le tenoient et possédoient pour en paier pour l’advenir par lesdits Lebigot et sa dite femme les debvoirs rentes et autres charges anciennes dues et accoustumées estre payées pour raison desdits lieux pout tous debvoirs et charges, et aussi à la charge sur ledit lieu de Bougeard de dit Verdain lesdits Lebigot et sa femme en auront seulement les deniers des principaux coustements et n’en pourront demander autre chose à leurs dits cohéritiers, et si ledit lieu n’est retiré sur ledit Lebigot et sadite femme il acquitera ses cohéritiers et sera tenu paier la somme de 100 livres tournois par supplément au vendeur d’iceluy lieu ou ses héritiers, selon et en suivant la voulonté de feu maistre René Juffé et pourtant que touche certain procès pendant et indécis par davant monsieur le juge ou son lieutenant à Angers entre noble homme Guyon Ridouet demandeur d’une part, et ledit feu Me René Juffé à cause de sadite femme ou leurs hoirs ledit Pierre Leconte déffendeur d’autre part, lequel Ridouet demande sur ledit lieu du Boisdugault certaines rentes et arréraiges d’icelles, a esté convenu et accordé entre lesdites parties que lesdits maistres Pierre Jehan Anne les Juffés Me Pierre Leconte au nom et comme curateur desdits Marguerite Guillaume Perrine Barbe les Juffés acquiteront les arrérages desdites rentes si aulcunes sont trouvées estre deues du temps passé jusques à présent, et ledit Me René Lebigot pour le temps advenir à cause de sadite femme et acquiter ladite rente sans toutefois qu’il soit rien deu, et néantmoins sera fini ledit procès tant pour le passé que pour l’advenir aux despens de toutes lesdites parties et s’ils adviennent ils prendront les despens per capité, aussi s’ils en surcoutent payeront et acquiteront per capita les despens dudit procès, et oultre demeure audit Me Ren Lebigot et sa dite femme une pippe de vin estant audit lieu de la Bouesselière lequel lieu demeure auxdits cohéritiers ainsi que dit sera cy après, et oultre a esté payé content audit maistre René Lebigot la somme de 10 escuz d’or soulleil, et au moyen de ce que dict est ledit Lebigot tant pour luy que pour sadite femme s’est tenu à content desdites successions tant des meubles que immeubles desdits feu Me René Juffé et Perrine Leconte père et mère de ladite femme dudit Lebigot, et l’ont plenis de tous les biens tant meubles que immeubles droits et actions demourés des successions desdits feuz Me René Juffé et Perrine Leconte père et mère desdits les Juffés, et demeurent auxdits cohéritiers de ladite Jehanne Leconte …

    l’acte a de très nombreux passages qui sont de vrais brouillons raturés et surchargés, et dans lesquels j’ai du mal à suivre le fil !

ainsi que s’ensuit, audit Me Pierre Juffé pour luy ses hoirs etc demeure par ce présent partage pour sa part des choses immeubles les maisons et appartenances de la ville d’Angers sises près le Pilori, les lieux et appartenances du Feudonnet, la Paiginière et Hisere aleu aux charges d’en paier par ledit Me Juffé les debvoirs et charges deuz à cause desdites choses dont il s’est tenu à content pour sa part desdites choses immeubles, et le surplus et reste des immeubles desdits héritiers demeurent au Me Jehan Jeanne Marguerite Gabrielle Barbe Perrine les Juffés par esgalles portions aussi pour en paier les debvoirs et charges deues pour raisons desdites choses et aussi à la charge de paier ung gaude fondé par feu maistre Gilles Juffé en son vivant chanoine de Craon en l’église de Saint Nicolas de Craon que semblablement ledit feu Me René Juffé ou ordonné par son testament et ung anniversaire fondé par feue Loyse Juffé en l’église de Bouchamps et au regard de la chapelle fondée au Feudonnet le dit Me Pierre Juffé sera tenu la fonder et décréter, … et le reste des meubles demeurés desdits feuz Me René Juffé et Perrine Leconte demeurent auxdits Me Jehan Anne Marguerite Guillaume Perrine Barbe les Juffés par esgalles parties, et moyennant cesdites présentes lesdits Me Pierre Jehan Anne Margerite Guillaume Perrine et Barbe aquiteront ledit Me René Lebigot et sadite femme de toutes aultres debtes tant réelles que personnelles et les garderont de tous dommages et intérests, …

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Testament de Jean Bellanger curé de Montreuil sur Maine, 1600

On rencontre 2 formes de testament, celui qui est rédigé en catastrophe, et « au lit malade » comme dit le notaire, et celui plus calmement rédigé sans maladie, chez le notaire lui-même, car on ne sait jamais.
Le testament de Jean Bellanger appartient à cette seconde catégorie.
Comme beaucoup de curés d’alors, il vit à Angers, mais tient tellement à Montreuil sur Maine, qu’il entend y être entérré. Il précise donc que son corps sera conduit processionnellement à un bateau, et que sur ce bateau un prêtre embarquera, et le menera jusqu’à Montreuil. C’est magnifique n’est-ce pas, et surtout très différent de nos véhicules rapides !
Mais le testament est bien plus curieux encore puisque Jean Bellanger semble bien avoir trop donné à sa famille de son vivant, et il énumère longuement ceux qui n’auront plus droit à rien après sa mort.
De la secousse il en oublie de faire dire un service à Saint Lau !!!

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 5 avril 1600 avant midy (René Garnier notaire royal à Angers) au nom du père du fils et du saint esprit amen. Sachent tous présents et advenir que en la cour royale d’Angers davant nous René Garnier notaire d’icelle personnellement estably discret Me Jehan Bellanger curé de la paroisse de Montreuil sur Mayne demeurant à présent à Saint Lau les Angers estant de présent en bon sans et sain d’esprit … et entendement, considérant qu’il convient à toute humaine créature vivante mourir et finir ses jours, ne sachant l’heure … et qu’il n’est rien plus certain que la mort ne plus incertain que l’heure d’icelle, ne voulant décéder du mortel monde intestat et sans pourvoir au salu et remède de son âme, et aux biens temporels qu’il a plu à Dieu luy donner, soubzmetant confesse avoir fait statué et ordonné et fait statue et ordonne le présent son testament et ordonnance de dernières volontés par lequel il ordonne et dispose de ses affaires comme s’ensuit, pour ce que l’âme sera préférées au corps a recommandé et recommande son âme à Diau le père et créateur à la benoiste glorieuse vierge Marie à monsieur st Pierre monsieur saint Pol, monsieur saint Michel Ange et archange et toute la cour céleste de paradis ; Item après que son âme sera séparée et departie d’avec son corps veult et ordonne sondit corps estre porté … et ensepulturé … en l’église de Montreuil sur Mayne dont il est curé et où il ne décéderoit en ladite paroisse veult y estre veut y estre porté à la commodité de son corps assisté de vicaire et chapelain de cette paroisse de Montreuil et pour le luminaire veult qu’il y ait 6 torches avec 6 cierges de cire jaulne chacun cierge d’unbe livre et pour le jour de son enterrement veult et et ordonne estre dit et célébré en l’église dudit Montreuil trois grandes messes à diacre et soubs diacre vigilles des morts à trois voix ou à 9 voix en cas qu’il décède en temps qui se puisse dire le 9 voix ; Item de son service veult et ordonne estre fait pareil service et veult et ordonne estre dit et célébré en l’église dudit Monstreuil par le cure vicquaire et chapelains de ladite paroisse un trantain sollempnel commencé le lendemain du service fait … et oultre veult que ung an après son décès soit dit ung trantain sollempnel en ladite église de Monstreuil par ledit curé vicaire et chapelains ledit second trantain ung an après le décès dudit testateur et à la fin de chacun trantain soit fait un service sollempnel qui est trois grandes messes à diacre et soubzdiacre avec vigiles à trois ou neuf voix ainsi que le temps le permettra et pendant lesdits trantain en fin de chacune messe qui sera dite audit trantain sera fait la prière pour ledit Bellanger et ses deffunts parents et amys vivants et trépassés lors que ledit Bellanger sera décédé par messieurs le curé vicaire et chapelains de la paroisse saint Lau et conduire son corps processionnellement depuis la maison où il décédera sera décédé en la paroisse st Lau jusques ung basteau où il sera mis pour estre mené audit Monstreuil et à la conduite de son dit corps qu’il y ai ung prêtre de ladite paroisse st Lau ; Item et pour ce que ledit testateur a plusieurs héritiers auxquels il a départy de ses biens pendant sa viduité et non comme il désireroit bien bien si ses nepveux estoient plus grands et entre autres les enfants de deffunt Jehan Remoués et Guillemine Bellanger ensemble lesdits deffunts Remoué et Bellanger ont tous ensemble touché des biens du testateur aultant et plus vallant qu’il ne pouvoient demander et succéder de son bien ? mesme lesdits deffunts Remoué et sa femme luy debvoient 20 escuz ainsi qu’il appert par obligation ? en cas que l’obligation se trouve veult que ne leur en soit rien demandé, à la charge que lesdits enfants Remoué ne prendront rien à sa succession tant de meubles que immeubles, comme en cas pareil déclare qu’il veult que Jehan Bellanger et ses frères et soeurs ne prennent pareillement rien à sa succession pour ce que ledit testateur leur a baillé tant en meubles que autrement et à leur père et mère plus qu’il ne leur en appartiendroit de sa succession, et partant veult qu’il n’y ait que Mathurin et Mathurine les Bellanger, Morice Savary et Renée Lemoyne sa femme a hériter de ses biens lesquels consistent en peu pour ce que ses meubles et choses réputées pour meubles ne feront guère plus que suffisants aux frais de sa sépulture et obsèques et funérailles et services qu’il ordonne … que lesdits Remoué et ses frères et soeurs, Jehan Bellanger et ses frères et soeurs prennent aucune chose de sa succession, seront … auxdits Savary et Mathurin et Mathurine les Bellanger donné ce qui leur est légitime … par ce qu’il ne leur a rien bailler, et est ce fait pour la descharge de sa conscience, et par cesdites présentes ledit Bellanger a donné et donne à Estienne Gasne demeurant en sa maison la somme de 50 escus sol à prendre sur ses biens meubles et choses réputées pour meubles pour aider audit Gasne tant à luy faire apprendre mestier que pour l’entretenir de ses nécessitées et si lors qu’il sera mis en mestier la somme restant toute employée et que ledit Gasne décède le reste … la concurence desdits 50 escuz ledit Gasne sera héritier et pour ce faire lors que ledit Gasne sera mis en mestier ladite somme de 50 escuz sera mise entre les mains de sa mère si elle est vivante et si ladite mère estoit morte d’autant que ledit Gasne n’a pas d’autres frères et soeurs sera mise ès mains des exécuteurs en cas qu’il ne fust trouvé capable de … lesdits deniers, et est fait en recognaissance et pour payement des services que ledit Gasne luy a fait ; Item veult et ordonne qu’il ne soit fait aulcune demande à Perrine Challon fille de deffunt Jehan Chaslon et Magdeleine Gaultier de la pention et entretenement de ladite fille par ce que lesdites pentions et entrenement ont esté desduit sur les services que ladite Gaultier et argent que ladite Gaultier luy auroit baillé ; Item a oultre ledit Bellanger donné et donne à ladite Gaultier la somme de 20 escuz sol à prendre sur ses biens pour demeurer quite par ledit testateur des services de ladite Gaultier jusqu’à ce jour qu’il a compté avec elle et veult lesdites sommes cy dessus estre payées après son décès par ses exécuteurs 15 jours après son décès, et oultre donne à ladite Gaultier le lit garny tant le charlit couette draps couverture que courtyne de thoile du lit ou elle couche, et audit Gasne luy donne le lit où il couche garny de charlit couette et les deux draps qu’il avoir en son lit et luy donne oultre 2 draps … qu’il veult estre baillés auxdits Gaultier et Gasne et dès à présent les en a vestu et saisis et au surplus ses exécuteurs vendront tous ses meubles et recepvront ses debtes actives pour en acquiter le présent son testament, lequel il veult sortir ester et pour iceluy exécuter nomme et estlit chacun de Me Morice Allard prêtre curé de Chambellay et Jehan Lemoyne aussi prêtre curé du Lion d’Angers, et René Bellanger tailleur d’habits demeurant à Monstreuil, lesquels il prie et suplye en prendre le fait et charge et pour ce faire leur cèdde tous ses biens … effet de son testament et ordonnances de dernières volontés …

Et le 28 avril audit an a comparu ledit Bellanger testateur au tabler de nous notaire lequel deuement soubzmis luy ses hoirs etc en adjoutant son testament et par forme de codicile a déclaré qu’il veult et ordonne estre dit et célébré à perpétuité en l’église royale et collégiale monsieur st Lau par messieurs les doyen chanoines et habitués en ladite église à pareil jour qu’il décédera ou le lendemain ung universebter à trois chapptes et pour ce faire donne auxdits doyen et chanoines et chapitre et habitués la somme de 33 escuz sol ung tiers d’escu vallant 100 livres tz qui leur sera payée et baillée par ses exécuteurs dedans le mois après son décès pour la convertir et employer par lesdits doyen de st lau en l’achapt de rente pour estre ladite rente payée et distribuéer par le boursier en la manière accoustumée à ceux qui diront ledit service, et est ce fait par ce que très bien luy a pleu et plaist et au reste à voulu que son testament soit entretenu et à l’entretenement des présentes se y oblige luy ses hoirs etc foy jugement et condemnation, fait et passé audit Angers à nostre tabler présents Me Charles Renou Pierre Portin et Anthoine Garnier

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Partages des biens de Carental, de Serpillon et Du Rouvre, Noëllet et Villepôt 1502

Il s’agit d’une transaction et de plusieurs lits mais peu de liens donnés. Je ne suis pas parvenue à identifier toutes les terres, mais vous allez voir qu’ils en possèdent beaucoup. Je suis cependant certaine d’identifier la Rachère, or, celle-di est située à Noëllet, et sera par la suite à la famille de Ballodes, probablement par un mariage de Carental x de Ballodes.

Pour ce qui est de la famille DU ROUVRE, je la retrouve sur mon site sur la paroisse de Loiré.
Vous pourrez y découvrir comme la Fretté en Loiré est passée à la famille Du Rouvre.
Je trouve aussi mention de cette famille dans le Nobiliaire de la Bretagne de Potier de Courcy, qui la donne possessionnée côté Bretagne à Rougé (le Boisbouin, le Taillecoul et le Vergier) et à Villepôt (le Plessis-Romé).
Cependant le même ouvrage donne aussi une famille Du Rouvre possessionnée à Plesguen et à Saint-Brienc, et compte-tenu que le Pouancéen compte plusieurs familles très anciennes issues des Côtes d’Armor, je pense que les 2 branches Du Rouvre ont sans doute une origine commune.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 5 décembre 1502 (Cousturier notaire royal angers) comme dès le 20 mai 1501 fust passé certain contrat de transaction et appointement entre nobles personnes François de Carental tant en son nom que comme procureur spécial de feue Marye Du Rouvre sa femme, mère de Guillaume (? car illisible en bout de ligne et on ne lit que le Gu… donc pourrait aussi bien être Guion ou Guionne) et Guillemine de Carental d’une part, et Jacques Serpillon escuier procureur spécial de Marye Serpillon sa soeur d’autre part, par laquelle transaction entre autres choses est contenu que ledit Carental audit nom auroit délaissé à toujoursmais par héritage à ladite Marie Serpillon tous et chacuns les acquests d’héritage faits par feu Guyon de Carental autrefois mary de ladite Serpillon durant leur mariage et mesme du lieu de la Rachère, du lieu de la Guyponière, du lieu de Benezaye avecques la somme de 120 livres tz ou la rente constituée pour icelle deue sur la terre de Saint Gilles ; Item la somme de 12 livres tz … que leur devoit Guillaume Martin oultre que icelle Serpillon autoir et prétenderoit tous les meubles estans en ce pais d’Anjou esdites appartenances audit sieur Guyon et elle, à la charge de paier les debtes parsonnelles deues audit pais d’Anjou et avoir promis ledit François de Carental paier à ladite Serpillon la somme de 10 livres dedans ung an lors prochainement venant pour aider à paier les ventes desdites choses héritaulx ainsi à elle demourées, avecques la somme de 60 sols pour certains fruits d’une année de la rente deue sur ladite terre de Saint Gilles, et eut fait ladite Serpillon procuration de s’estre désistée délaissée et départye et avoir renoncé au profit de ladite Du Rouvre François Guionne et Guillemine de Carental à tout tel droit de rescompense de 500 livres tz que ledit Serpillon disoit avoir baillé au mariage fait dudit feu Guion de Carental et ladite Marie Serpillon des acquests faits durant leurdit mariage et aussi à telle droit de douaire qu’elle pourra demander sur les héritiers dudit feu de Carental son mary, sans préjudice de son action contre le principal et héritiers ou successeurs dudit feu Guion de Carental, et par ledit appointement demouroit à ladite Du Rouvre le lieu de l’autre Rachère par héritage, avecques les lieux de la Fouilleterie qui sont sis en Anjou ensemble les lieux de la Cranelaye ( ? je suis suis de la fin en ELAYE) et de la Feillaye sis en Bretagne, semblablement luy demouroit tous les meubles estans au pays de Bretagne à la charge de paier les debtes personnelles deues audit pais de Bretagne et eust ledit de Carental procureur susdit fait faire rapport … dont ledit Serpillon s’est tenu à content et promis acquiter ledit Carental vers ladite Marye Serpillon, et semblablement a ledit Serpillon quité ledit de Carental de la somme de 120 livres qu’il a confessé avoir receu de luy sur ce qu’il luy peu devoir etc dont etc semblablement demeurent quites lesdites parties dse peines et mises en quoy ils pourroient s’entre demander l’un vers l’autre, et a promis ledit Serpillon porter garantage et acquiter ledit de Carental tant en son nom que dessus pour la dite Serpillon et tous autres tant de ladite transaction que du contenu en ces présentes, et ces présentes non préjudiciables audit contrat susdit, auxquelles choses dessus dites chacune desdites parties esdits noms ont promis jamais non aller ne venir encontre et sur ce s’entre garder de tous dommages etc obligent eulx leurs hoirs etc et les terres de leur procuration etc renonçant etc foy jugement condemnation etc

    pas de signatures car à l’époque elles ne sont pas obligatoires

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Problème de voisinage : le cormier a été abattu de la haie, Le Lion d’Angers 1625

je suppose que les cormiers étaient autrefois utiles et que les cormes, le fruit de ces arbres, servaient à faire quelque chose d’alimentaire ?
Ici, l’un des voisins, Louis Grimaudet, est socialement plus élevé que l’autre, Pierre Perrault qui ne sait pas signer, donc l’accord se termine par la vente de la pièce de terre de Pierre Perrault à Grimaudet.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E36 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 10 décembre 1625 après midy en la cour de la chastelenie du Lion d’Angers endroit par devant nous René Billard notaire d’icelle, personnellement establiz et deument soubzmis soubz ladite cour, Loys Grimaudet escuier sieur de la Focherie et de Chauvon demeurant Angers paroisse st Pierre d’une part, et Pierre Perrault demeurant en la ville du Lion d’Angers d’autre part, lesquels sur leurs différends meuz indécis et pendants par devant messieurs les gens tenant le siège présidial Angers pour raison de l’abbat et transport d’un pied de cormier estant sur l’eschine et croite du fossé qui sépare la terre dudit Perrault d’avec le chemin qui conduit à aller au lieu du Petit Bois que les partyes prétendoient respectivement leur appartenir, mesmes ledit Perrault avoir droit de passage par ledit chemin pour exploiter sadite terre pour une routte qui est entre 2 chesnes joignant le verger dépendant dudit lieu du Petit Bois, ont transigé pacifié et accordé comme s’ensuit, c’est à savoir que pour lever et oster les difficultés qui pourroient estre entre les partis sur la propriété de ladite haye et passage et aulx différends et querelles qui eussent peu se mouvoir entre lesdites parties à cause dudit voisinage, ledit Perrault a présentement vendu quitté ceddé délaissé et transporté et encores etc perpétuellement par héritage audit sieur Grimaudet présent stipulant pour luy etc scavoir est une pièce de terre appellée la Pièce des Saules, contenant 5 boisselées ou environ, joignant d’un costé et aboutté d’un bout audit chemin lejardin dudit lieu du Petit Bois d’autre costé les terres des nommés les Boymiers et d’autre bout la terre dudit sieur du Petit Boys et tout ainsi que ladite pièce de terre se poursuit et comporte et comme ledit Perrault en a jouy sans aulcune chose en réserver, du fief et seigneurie du Mastz aux charges des cens rentes et debvoirs quitte du passé, transportant etc et est faite la présente vendition cession délais et transport pour et moyennant la somme de 120 livres tz sur laquelle somme ledit sieur Grimaudet a sollvée et paiés contant en présence et à veue de nous audit Perrault la somme de 20 livres tz quelle somme ledit Perrault a eue prise et receue et s’en est tenu et tient à content et bien paié et en a quitté ledit sieur Grimaudet etc et le surplus montant la somme de 100 livres tz ledit sieur Grimaudet a promis et s’oblige icelle somme paier et bailler audit Perrault ou autre d’huy en 4 sepmaines prochainement venant à peine etc, et au moyen des présentes est et demeure ledit Perrault quitte de tous despens dommages et intérests que ledit sieur Grimaudet eust peu prétendre à l’encontre de luy pour raison de ladite instance, demeurant ledit sieur Grimaudet tenu moyennant ces présentes paier les frais de la monstre faite ce jourd’huy et qui auroit esté jugée entre esdites parties par …, et encores demeure quitte ledit Perrault des fermes et réparations dudit lieu du Petit Bois dommages et intérests et despens pour raison de quoy il y auroit instance entre lesdites parties audit siège et généralement sont et demeurent lesdites parties respectivement quittes les ungs vers les autres de toutes demandes qu’ils eussent peu et pourroient faire de tout le passé jusques à ce jour et hors de cour et de procès sans autres despens dommages et intéresets et oultre demeure ledit sieur Grimaudet quitte vers ledit Perrault de la somme de 100 livres qu’il a payée sur les arrérages de 2 années de la rente deue par ledit lieu du Petit Bois audit fief eu Matz depuis certain temps, et a esté à ce présent honneste homme Yves Brundeau sieur de la Gaullerie fermier de ladite terre du Matz qui a prins et receu dudit sieur Grimaudet les ventes et issues du présent contrat sans préjudice d’autres droits seigneuriaux et féodaulx, dont et à tout ce que dessus tenir etc garantir etc obligent lesdites parties respectivement aux leurs hoirs etc et ledit sieur Grimaudet au paiement de ladite somme de 100 livres tz ses biens etc renonçant etc foy jugement condemnation etc fait et passé en la ville dudit Lyon maison de honneste homme Jehan Leroyer présents Me François Daudier sieur de la Morinière demeurant Angers paroisse st Maurille, et Me Jehan Leroyer praticien demeurant Angers paroisse dudit st Maurille tesmoins, ledit Perrault a dit ne scavoir signer

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Aveu de Pierre Planté à la seigneurie de la Rouaudière, 1632

curieusement, cet aveu n’est pas signé de Pierre Planté qui a fait signer à sa demande, or, vous allez voir qu’il possède tout de même de nombreuses pièces de terre et sa déclaration tient sur 7 pages.

cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-207J19 – f°013 – aveux de la Rouaudière, contrats de vente – parchemin large – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 16 avril 1632 Pierre Planté l’aisné demeurant au Boisjucheau paroisse de Saint Erblon sur Araize s’est aujourd’hui advoué nosre subject en nuepce à cause et pour raison des choses héritaux à luy appartenant qu’il tient en la seigneurie de céans, tant au lieu de la Chaigne que au lieu de Langebaudière et aux autres paroisse de Congrier dont la déclaration ensuit ; Premier une chambre de maison au pignon vers vieil ciel de la grange dudit lieu de la Chaigne comme icelle est séparée à part avec la rue et yssue qui en dépand avec une portion de maison au mittan de ladite grange et aussi avec la rue et issue qui en dépand joigant et tenant les maisons et rues de Pierre Planté son frère et de la veuve deffunt Anceau Pinault ; Item une corde demy quart de jardin au bas du jardin devant lesdites maisons et au costé vers soleil couchant joignant d’un costé la terre dudit Pierre Planté son frère ; Item audit jardrin devant une autre portion contenant demye corde de terre ou environ joignant d’un costé l’erre dudit lieu et d’autre costé la terre dudit Pierre Planté ; Item une planche de jardin au jardin du Noyer contenant 4 cordes ung tiers de terre ou environ joignant d’un costé le chemin à aller dudit lieu de la Chaigne à la Chesnaye dudit lieu et d’autre costé la terre de ladite veuve Prinault ; Item ung cloteau de terre en jardin et verger appellé le clotteau d’Erre contenant 24 cordes de terre ou environ joignant d’un costé une pièce de terre appellée les Chaignettes et d’autre costé la terre de deffunt Clément Pottier ; Item une portion de terre en pré en ung pré appellé les Chaignettes contenant ladite portion 34 cordes de terre ou environ joignant d’un costé ladite pièce des Chaignettes abutté d’un bout le pré de la Rue ; Item la moitié d’un pré appellé le pré de la Croix le costé vers soleil couchant contenant ladite moitié 3 boisselées 6 cordes de terre ou environ joignant d’un costé l’autre moitié dudit ré appartenant audit Pierre Planté abuté d’un bout le chemin tendant ledit lieu de la Chaigne au bourg dudit Congrier ; Item une quantité de terre située en la pièce de la Perrière contenant 3 boisseles de terre ou environ joignant d’un costé le chemin cy dessus abutté d’un bout la terre de ladite veuve Prinault ; Item en la pièce du Grand Cloux 7 boisselées de terre ou environ en l’orée vers soleil couchant joignant d’un costé la terre dudit Pierre Planté abuté d’un bout la terre de Marin Cheruau ; Item 13 cordes de terre ou environ en l’orée vers vieil ciel du clotteau de la Chesnaye joignant d’un costé et abouté d’un bout la terrre dudit Pierre Planté ; Item en la lande des Gyniers la moitié d’icelle contenant 3 boisselées de terre ou environ joignant d’un costé la terre dudit Pierre Planté et d’autre costé la terre des enfants de deffunt Jehan Suhard ; Item ung petit bois taillis clos à part appellé le bois des Clairettes contenant une boisselée et demye de terre ou environ joignant d’un costé ledit pré de la Noe et d’autre costé la terre de Marin Caillé ; Item la prée du Petit Poirier clos à part contenant 6 boisselées de terre ou envirion joignant d’un costé la terre du lieu de la Haulte Chaintre et abouté d’un bout le grand chemin tendant de Pouancé au bourg de Saint Aignan ; Item au pré de la Chaigne une portion de terre tant en pré que bois taillis au costé vers soleil couchant contenant 6 boisselées de terre ou environ joignant d’un costé la terre dudit Caillé et abuté d’un bout le chemin tendant dudit lieu de la Chaigne à Congrier ; Item une petite portion de terre en jardin contenant 10 cordes de terre ou envirion au jardin des Jenettes joignant des 2 costés la terre de Pierre Chesnais ; Item ung clotteau de terre clos à part appellé le Redats contenant 2 boisselées de terre ou envirion joignant des 2 costés la terre de Jeoffray Gousbault
Item audit lieu de Langebaudière ce qui appartient audit Planté à cause de ses enfants de luy et de deffunt Nicolle Chesneau ; Premier 2 chambres de maison à costé l’une de l’autre sises au mitan de la vieille maison rue et issue au devant contenant une corde et demye de terre joignant et tenant les maisons rues de Catherine Lasnier ; Item la tierce partie de la grange devant lesdites maisons de mitan d’icelle avec la rue de devant et costé vers midy qui en dépend, joignant et tenant la grange et maison appartenant à ladite Lasnier ; Item au jardin près ladite grange au bout vers soleil couchant une corde de terre joignant d’un costé la terre de ladite Lasnier et d’autre costé lesdites rues ; Item une planche de jardin en l’orée vers soleil levant du jardin Heureau contenant 5 cordes et demye de terre ou environ joignant d’un costé la terre des héritiers de Mathurin Ernoul d’autre costé la ruette à aller à la maison dudit Ernoul ; item une quantité de terre sise au verger derrière leadite demye chambre de maison contenant ladite quantité une corde et demye de terre ou environ joignant d’un costé la terre des héritiers de deffunt Tugal Bellanger y abuté d’un bout ; Item au jardin de la Louchette demie corde de terre ou environ au bout vers nulle heure joignant d’un costé la terre de François Turpin abuté d’un bout la grande pièce de Losche dudit lieu ; Item audit jardin au bout vers midy et long vers soleil couchant une corde ung tiers de terre ou environ joignant d’un costé les rues dudit lieu ; Item ou verger du Bois une petite quantité contenant deux tiers de terre ou environ en la moitié d’un pré appellé le pré de la Cheintre du costé vers nulle heure contenant ladite moitié une boisselée 4 cordse de terre ou environ jiognant d’un costé la pièce de terre abuté d’un bout la terre et pré de Guillaume Beroys ; Item une petite quantité de terre en pré au hault et coing vers soleil couchant de pré des Grands Ges contenant une corde ung tiers de terre ou environ joignant ledit pré de la Cheintre ; item une quantité de pré au costé vers soleil couchant de pré de la Grand Pasture contenant ladite quantité 35 cordes de terre ou environ joignant d’un costé la terre dudit Turpin et d’autre costé la terre desdits héritiers deffunt Mathurin Ernoul ; Item au pré de Lousche Mares au costé vers soleil levant une quantité contenant 10 cordes et demye de terre ou environ joignant d’un costé la terre dudit Beroys et d’autre costé la terre de ladite Lasnier ; item au pré Gras dudit lieu au costé vers soleil couchant et coing vers nulle heure 5 cordes 2 tiers de terre ou environ joignant d’un costé la terre dudit Yurpin et abuté d’un bout le vivier dudit lieu ; Item la moitié d’un petit pré appellé le pré appellé le pré du Puits le costé vers soleil levant contenant ladite moitié 6 cordes et demye de terre ou environ joignant d’un costé la terre dudit Turpin et abouté d’un bout le chemin à venir dudit Congrier audit lieu ; item en une pièce de terre appellée les Grés une quantité contenant 19 cordes de terre ou environ au mitan de ladite pièce joignant des 2 costés la terre de Jacques Poisson abuté d’un bout le pré de la Cheintre ; Item en la pièce de Lousche dudit lieu une quantité de terre au costé vers soleil couchant d’icelle contenant ladite quantité 2 boisselées de terre ou environ joignant des 2 costés la terre dudit deffunt Berail ; Item en ladite pièce une autre quantité de terre avec ung petit jardin au bout vers midy d’icelle contenant le tout ensemble 3 boisselées de terre ou environ joignant d’un costé la terre de ladite Lasnier d’autre costé la terre dudit Beroys ; Item en ladite pièce une autre quantité de terre contenant une boisselées de terre ou environ joignant d’un costé la terre dudit Turpin et abuté d’un bout le pastis du Pont ; Item en la pièce de sur les Hayes en l’orée vers soleil levant d’icelle une quantité de terre contenant une boisselée 8 cordes ou environ compris la haye au long joignant d’un costé la terre dudit Beroys d’autre costé la terre dudit Turpin ; Item une pièce de terre close à part appellée le Petit Beauchesne contenant 4 boisselées de terre ou environ joignant le chemin tendant dudit Pouancé à St Aignan abuté d’un bout le chemin à aller dudit lieau audit Congrier ; Item une autre pièce de terre close à part appellée le Grand Beauchesne contenant 4 boisselées de terre ou environ joignant d’un costé la terre dudit Turpin abuté d’un bout ledit chemin à aller audit Congrier ; Item un petit clotteau de terre aussy clos à part appellé le Trelledaye contenant 36 cordes de terre ou environ joignant des 2 costés la terre de Jacques Marchandie ; Item une quantité de terre sise en la pièce des Garannes contenant ladite quantité une boisselée 12 cordes de terre ou environ joignant d’un costé la terre de Pierre Galliczon abuté d’un bout le chemin tendant dudit Congrier à la Moronière ; Item au jardin de la Ruette une quantité contenant 2 cordes de terre ou environ abuté la ruette qui conduit dudit lieu aux Grands Pieces ; Item une pièce de terre close à part appellée le Beauchesne contenant 2 boisselées de terre ou environ joignant d’un costé la terre de Pierre Adron abuté d’un bout ledit chemin tendant dudit Congrier au lieu de Langebaudière ; Item une planche de jardin séparée à part appellée le jardin du Puiz contenant 5 cordes de terre ou environ joignant des 2 costés la terre dudit Beroys ; Item 2 quantités de jardin situées en ung jardin appellé le Grand Courtin contenant lesdiets 2 quantités 3 cordes de terre ou environ joignant la terre dudit Beroys,
pour raison desquelles choses dudit lieu de la Chaigne et autres choses que tiennent chacuns de Pierre Planté le jeune, ledit Marin Caillé, la veuve et enfants de deffunt Anceau Prinault, les héritiers de deffunt Damien ? Leroy, Jehan et Jehanne les Potiers, et autres ses frarescheurs confessent qu’il est deu par chacun an au terme d’Angevine à la recepte de la seigneurie de céans 2 petits boisseaux d’avoine menue et 13 sols 4 deniers tz par argent payable par chacunan audit lieu de la Chaigne et requérable, et à la salle de Pouancé en l’acquit du seigneur de céans 2 truelles dite avoine menue dont ledit Planté paye sa part et portion desdits 13 sols 4 deniers, et audit Pouancé demye truelle dite avoine, et pour raison desdites choses de Lanjebaudière et autres choses que tiennent chascuns de Jacques Poisson, François Turpin, les héritiers de deffunt Mathurin Ernoul, Pierre Adron, Guillaume Berroys, Catherine Lasnier les hértitiers de deffunt Guillaume Garnier et autres ses frarescheurs confesse qu’il est deu chacun an à la seigneurie de céans au terme d’Angevine le nombre de 16 boisseaux de blé seigle mesure dudit Pouancé 16 petits boisseaux d’avoine menue et 16 sols par argent de rente ou debvoir payable et requérable audit terme au pastis dudit lieu et à la salle de Pouancé en l’acquit du seigneur de céans le nombre de 10 truelles dite avoine et 3 sols de debvoir appeller garde dont il en doibt pour sa part et portion ung boisseau dite avoine 12 deniers par argent et demy mesure de bled à ladite seigneurie de céans, et à ladite salle de Pouancé demie truelle dite avoine et oultre doibt 2 petits boisseaux dite avoine et demye mesure de bled et 6 deniers par argent pour aider à faire le gros de debvoir de ladite seigneurie et ung boisseau dite avoine à faire les truelles deues à ladite salle de Pouancé, sans préjudice de l’hypothèque de la cour et de la division dudit debvoir et encores promettant aller mouldre aulx moullins de ladite seigneurie et d’aller courir la quintaine quand le cas y eschet, et est ce qu’il a dit et confessé debvoir et tenir de céans et y a fait arrest, dont l’avons jugé et partant est sauf etc donné aux assises de la seigneurie de la Rouauldière tenues au bourg dudit lieu maison de Me François Ribault tenues par nous Mathurin Robert sieur de la Rabinière ancien advocat de la baronnie de Pouancé séneschal de ladite seigneurie le vendredi 16 avril 1632

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