Autrefois les passages à niveau, nombreux, n’étaient pas tous gardés et encore moins automatiques

En 1938, année de ma naissance, la France comptait 33 500 passages à niveau. Mon papa, amoureux de la voiture, nous emmenait tous les dimanches sur les routes, et je me souviens de quelques passages à niveau que je redoutais beaucoup, car j’avais compris que papa passait quand il n’avait pas vu arriver ou entendu le signal de la locomotive et j’avais peur de la locomotive. De nos jours il existe encore 15 405 passages à niveau mais si bien automatisés que les accidents sont rarissimes mais plus dangereux car les trains vont beaucoup plus vite, les voitures aussi d’ailleurs.
Voici un accident à la vitesse de 15 km/h et un mur qui cache le passage à niveau !!!

Le Petit Anjou prend une auto militaire en écharpe – Deux blessés

Le Phare de la Loire, 30 juillet 1932 – Saumur, de notre correspondant particulier :
Décidément, les accidents de passages à niveau non gardés, sur les lignes du « Petit-Anjou » se renouvellent avec une fréquence extraordinaire.
Hier matin, à 9 h 45, au P.N. de Munet, sur la ligne Cholet-Saumur, un nouvel accident s’est produit.
Cette fois, le train quittant Cholet à 5 h 55, a pris une automobile militaire – une maquette – en écharpe. Les deux occupants, MM. James et Auzanne ont été blessés. Ils ont reçu les soins du médecin capitaine Brousse qui les a fait évacuer sur l’hôpital militaire.
Les blessures ne paraissent pas graves.
Le convoi était formé de deux wagons chargés de gravier, d’un wagon marchandises, de 2 wagons de voyageurs n°s 118 et A.B.B. 76 et d’un fourgon à bagages. Il était conduit par M. Louis Guillocheau, mécanicien à la Compagie du « Petit-Anjou », demeurant à Beaupréau.
M. Guillocheau avait ralenti pour aborder la halte de Munet et d’après ses explications, sa vitesse était de 15 à 20 kilomètres. Il avait fait fonctionner son appareil avertisseur et n’avait pas aperçu l’auto.
L’automobile militaire qui venait de la direction d’Artannes, une voiture d’instruction pour la conduite des autos blindées, fut happée par son milieu, défoncée et trainée sur une assez forte distance puisque, du point de rencontre à la tête de la locomotive arrêtée, on compte 20,80 m.
Sur les lieux, M. Le Tessier, ingénieur du contrôle, a procédé à son enquête, de même que les gendarmes de Saumur.
Cet accident a causé une certaine perturbation dans le trafic.
Nous devons signaler que ce passage est très dangereux, la voie était masquée par un mur.

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