Georges Lemotheux médiateur de Jacques Lemasson, Marigné, 1545

Selon la généalogie établie par Jacques Saillot :

les Lemotheux descendent tous de Georges, premier personnage connu de cette famille, dont le nom est cité au dossier AD49-2E1766, comme vivant à Marigné-sous-Daon vers 1500, toutefois il semble être décédé avant 1531, le seul fils qu’on lui connaisse est René °vers 1500 à Marigné-sous-Daon, marié vers 1530 à Christophlette LEMASSON ( ?)

Voici Georges Lemotheux, encore vivant en 1545, dans une affaire de violences faites à Jacques Lemaczon de Cheffes. Et, comme vous en avez maintenant l’habitude sur ce blog, l’affaire est traitée à Angers devant notaire royal d’Angers. Ils sont venus à 4 hommes depuis Marigné et Cheffes. Lemaczon, blessé et soigné, n’a pas pu se déplacer.
Puisqu’il vit encore en 1545, vous pouvez sans doute trouver son décès en ligne car les sépulturures et chanteries de ces années là existent (commencez vue 45, car je n’ai pu donner l’année à la machine en ligne, qui ne voulait pas de moi)

Marigné-sous-Daon, photo O. Halbert
Marigné-sous-Daon, photo O. Halbert
    Voir ma page sur Marigné

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E2 – Voici la retranscription de l’acte : Le 36 mars 1545 en la court royal d’Angers endroit par davant nous Marc Toublanc notaire d’icelle court personnellement estably Georges Lemotheux paroissien de Marigné au nom et comme soy faisant fort de Jacques Lemaczon paroissien de Cheffes,
soubzmettant audit nom confesse etc avoir aujourd’huy quité ceddé délaissé et transporté et encores par ces présentes quicte cèdde délaisse et transporte à Bastian Chaillou paroissien dudit Cheffes à ce présent et acceptant qui a prins et accepté prend et accepté

les droictz et actions et intérestz que ledit Lemaczon avoit et pouroit avoir à l’encontre de Jehan Cynart pour raison des excès forces et viollences faictes par ledit Cinart audit Lemaczon auparavant ce jour pour raison de la requête en prinse de corps à l’encontre dudit Cinard, lequel Chaillou à ses périlz et fortunes en fera telle poursuite à l’encontre dudit Cinard ainsi qu’il verra estre à faire

et est ce fait moyennant la somme de 7 escuz sol dont en sera payé par ledit Chaillou audit Lemotheux audit nom dedans la mycaresme prochainement venant 3 escuz et l’outre plus de ladite somme dedans le jour de Pasques aussi prochainement venant
sera oultre tenu ledit Chaillou payer les barbiers qui ont médicamenté et qui paracheveront à médicamenter ledit Lemaczon et payer les frais des commissaires dudit Cinard si aucuns sont faicts, et sera tenu ledit Chaillou dedans le jour de Pasques aussi prochainement venant faire veoir ledit Cinard par le sieur sénéchal d’Anjou ou son lieutenant pour donner temps audit Lemaczon …
fait et passé en ceste ville d’Angers en présence de Pierre Chapperon Michel Juffé René Cocosnier demeurant en ladite paroisse de Cheffes Pierre Guerin et Anthoine de Challes tesmoins

    Chaillou a un aussi belle signature que Lemotheux, et ils me rappellent mes Manceau tout proche de Champteussé à la même époque, avec lesquels ils s’allieront un peu plus tard.
    En tous cas, ce Jacques Lemaczon est sans doute parent de cette Christophlette qui a épousé René Lemotheux.

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog et non aller en discuter dans mon dos sur un forum ou autre blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du projet européen d’éthique des blogueurs, disponible sur le site du Parlement européen.

Cession de droits successifs Letourneau, Morannes, 1584

Nous partons dans un coin assez pauvre en notaires, et c’est toujours par le moyen des notaires d’Angers que je trouve ce partage.
Les biens sont peu importants, et ceci est assez surprenant car l’un des fils est greffier à l’élection d’Angers, et l’autre chapelain à Saint Pierre d’Angers, donc on aurait pu s’attendre à un partage plus conséquent. Mais on découvre au milieu de l’acte que leur mère s’est mariée 3 fois, donc il y a sans doute eu plusieurs partages…

Morannes, collection personnelle, reproduction interdite
Morannes, collection personnelle, reproduction interdite

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici la retranscription de l’acte : Le 22 janvier 1584 après midy en notre court royale d’Angers endroict par devant nous Jean Legauffre notaire d’icelle personnellement establiz honneste personne Me Philippe Lestourneau greffier civil de l’élection dudit Angers demeurant en la cité dudit lieu, filz et héritier pour une tierce partie de defunct Jehan Lestourneau d’une part
et Jean Cognard marchand demeurant en la paroisse de Morannes, mary de Jehanne Lestourneau aussy fille et héritière pour une tierce partie dudit defunct, et à laquelle ledit Cognard a promis et est demeuré tenu faire ratiffier et avoir pour agréable ces présentes dans le jour et feste de Pasques prochaiement venant à la peyne de tous despends dommages et intérestz, néanlmoings ces présentes demeurent en leur force et vertu,
soubzmettant lesdites partyes respectivement eux leurs hoirs etc confessent etc avoir fait et font par entre eux le partaige accords et conventions qui s’ensuivent touchant le droit successif qui peult compéter et appartenir audit Cognard à cause de sadite femme pour la succession dudit defunct Jehan Lestourneau et defuncte Marie Godivier mère desdits Estourneau en la forme et manière qui s’ensuit
c’est à scavoir que ledit Me Philippe Lestourneau a baillé et délaissé et encores baille et délaisse par ces présentes audit Cognard tant pour luy que pour sadite femme leurs hoirs et pour tout le droit successif qui leur eust peu ou pouroyt appartenyr à cause et par la mort et décès desdits défuncts Lestourneau et Godivier, scavoir est un loppin de vigne contenant deux quartiers de vigne ou environ sise au clos appelé les Blesches près la fontaine de Laigné dite paroisse de Morannes joignant d’un costé la vigne de Anthoyne et Françoys Paranteaux chacun par son endroit d’autre costé un petit chemin appartenant aux frescheurs du lieu du Pin aboutté d’un bout au chemin qui va de Laigné à Brissarthe et d’autre bout la terre de Michel Guyot et autres chacun pour leur regard comme ledit lopin de vigne se poursuit et comporte avecq ses appartenances et dépendances sans aucune réservation à la charge desdits Cognard et sadite femme leurs hoirs de payer et acuqittier les cens, rentes et debvoirs dus pour raison desdites choses tant du passé que de l’advenir
et oultre ledit Me Philippe Lestourneau a baillé et délaissé par ces présentes audit Cognard tant pour luy que pour sadite femme la part et portion de tous et chacuns les biens meubles tant morts que vifs qui audit Me Philippe Lestourneau compètent et apartiennent et peuvent compéter et apartenir tant à cause de son droict successif à cause de sondict père que par le moyen des droits qui luy ont esté cedez par les créantiers de defunctz Loys Rollet et Guillaume Chasteigner second et tiers mary de ladite deffuncte Godivier

    Ainsi, nous apprenons que Marie Godivier s’est mariée 3 fois : Jean Letourneau, Louis Rollet et Guillaume Chataigner. J’espère que cette info sera utilise un jour à quelqu’un car il est rare de trouver ces précisions très précieuses.

quelque part que lesdits meubles soient situez et assis sans aucune réservation et desquelles choses ainsy baillées et délaissées par ledit Lestourneau audit Cognard en partage comme dit est ledit Cognard esdits noms s’est tenu et tient à contant pour tout le droit successif qui luy eust peu et pouroys compéter et apartenir à cause de sadite femme par le décès desdits defunctz Lestourneau et Godivier et au moyen desdites choses ainsi baillées et de ces présentes ledit Cognard esdits noms a renoncé et renonce à tous et chacuns les autres droits successifs noms raisons et actions qui luy eussent peu compéter et apartenir, compètent et apartiennent à cause de sadite femme en tout et chacuns les biens et choses héritaux demeurez après le décès desdits defuncts Lestourneau et Godivier quelque part lieux et places qu’ils soient situez et assis pour desdites choses ainsi baillées et délaissées en partage comme dit est jouir et disposer par ledit Cognard ses hoirs comme de leurs propres biens

et a esté à ce présent Jean Lestourneau chapelain de la chapelle de la Normandière desservie en l’église collégiale monsieur saint Pierre demeurant en la cité dudit lieu, aussi héritier en partye dudit defunt Jean Lestourneau, lequel deuement soubzmis estably et obligé soubz ladite court a cédé et transporté par ces présentes audit Cognard présent et acceptant sa part et portion et tous et chacuns les biens meubles qui luy peuvent compéter et apartenir compètent et apartiennent à cause de ladite succession dudit defunct Lestourneau

et est faite la présente cession pour et moyennant la somme de 15 écus sol revevant à 45 livres laquelle somme ledt Cognard a promis et est tenu payer auxdits Lestourneau dans le jour et feste de Noël 1586

    tout au fil de cet acte, je pensais qu’il s’agissait d’un partage, mais puisque je découvre que Cognard achète en fait des biens échus aux autres, c’est qu’il y a eu auparavant un autre partage, dont ceci ne représente pas du tout la totalité des biens, mais la petite part que les deux frères qui demeurent à Angers ne souhaitent pas garder à Morannes.

et ne sont comprins en la présente cession faite par ledit Philippe Lestourneau audit Cognard desdits meubles les debtes actives qui sont et peuvent estre deues audit Philippe Lestourneau comme ayant les droits cédez des créanciers desdits defuncts Rollet, Chasteigner, et Godivier, lesquelles debtes ledit Lestourneau a retenues et retient pour s’en faire payer comme il verra estre à faire
le tout stipullé et accepté par chacunes desdites parties …
fait et passé au palais épiscopal dudit Angers en présence de vénérable et discret Me François Leboucher chanoine en l’église dudit Angers et René Buscher notaire de l’officialité dudit lieu demeurant enla cité dudit lieu

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Travaux d’intérêt général : retranscription des baptêmes du Louroux-Béconnais 1578-1596

… Le dépouillement d’un registre présente en lui-même un attrait analogue à celui du miracle de Lazare. L’acte de naissance de ces morts du XVIIIe siècle, qui n’ont même plus de tombes, les restitue partiellement à la vie….
… La grande histoire peut mépriser les humbles en elle anonymes, comme sont en nous anonymes les millions de globule de notre sang. Mais ni elle, ni la petite histoire, ni même le roman, quelles que soient les précisions et la couleur de son récit, ne peuvent donner ce caractère d’authenticité, ce parfum de fleur desséchée…
Hervé BAZIN – Vipère au poing.

  • Retranscription des registres anciens du Louroux-Béconnais
  • Cette année, je vous livre chaque 13 du mois, la retranscription exhaustive d’un volume des registres paroissiaux du Louroux-Béconnais. Vous avez déjà gratuitement sur ce site les BMS 1596-1615 et les baptêmes de 1615-1635, les baptêmes de 1635 -1655.

    Voici ce jour les baptêmes 1578-1596 qui font la moitié du volume en ligne 1559-1596, dont la première partie vous sera livrée dans un mois exactement.

      Accéder à ma page sur Le Louroux-Béconnais, son histoire, mes dépouillements d’actes déjà faits, mes familles en cours de reconstitution…

    Je vous donne rendez-vous le 13 mai pour la livraison du volume des baptêmes 1559-1578, puis, chaque mois suivant, je compte vous livrer tout le 16e siècle volume après volume, si ce n’est que certains volumes sont si volumineux, que j’en cindrai sans doute en deux. Et vous aurez aussi l’énorme volume des sépultures bien sûr.

    Retranscription intégrale du registre paroissial du Louroux-Béconnais, collection communale, par Odile Halbert en janvier 2009. Ce travail d’intérêt général relève de la propriété intellectuelle, et par cette publication en ligne, toute reproduction est interdite, que ce soit sur papier ou duplication sur une autre machine, forum, email, site ou logiciel. Seul une copie privée, sur une seule machine est autorisée aux termes de la loi. Après ma mort les droits iront aux Archives Départementales auxquelles je lègue mon travail.

  • La retranscription totale
  • La nouvelle vague de généalogistes, peu experte en lecture, demande des retranscription d’actes, et c’est même devenu plus d’un tiers des demandes dans les forums.
    Ceci montre que ceux qui ont fait des tables se sont fourvoyés, car après avoir vu une table ces nouveaux généalogistes ne sont pas en mesure de lire l’acte. Il fallait donc faire des retranscriptions totales des actes et non des tables.

  • La méthode globale
  • Je préfère la méthode globale à celle du point par point, car je juge cette dernière source d’erreurs, puisqu’en l’absence d’une vue globale, on peut se contenter d’un point isolé, qui peut être un homonyme. Ceci est surtout vrai dans les périodes anciennes, qui sont mon terrain favori.
    En outre, comme la plupart des généalogistes ont quelques difficultés à appréhender les actes anciens, je juge préférable de leur faire la retranscription des actes.

  • La reconstitution des familles par la méthode globale
  • Après avoir retranscrit intégralement les registres, je reconstitue quelques familles.
    Un acte retranscrit, mis dans la famille concernée, est immédiatement marqué (chez moi, les actes utilisés à la reconstitution sont en bleu)

  • Un travail d’intérêt général, c’est bénévol et gratuit
  • Mes relevés retranscription sont totalement gratuits : pas de cotisation à payer.

      Voir tous mes relevés gratuits

    D’autres personnes ont le même esprit, certes rares encore, mais certains m’ont rejoint et je vous signalerai les autres sites d’intérêt général offrant des dépouillements totalement gratuits, sans cotisation. Vous pouvez aussi rejoindre toute mise en ligne totalement gratuite c’est à dire sans aucune cotisation en y versant vos dépouillements, si vous en êtes l’auteur, même lorsque vous avez déjà versé par mégarde à une association.
    Si c’est votre esprit n’hésitez pas à me signaler tous les travaux d’intérêt général de dépouillement accessibles en ligne totalement gratuits, sans aucune payement d’une quelconque cotisation.
    Donnez les numériquement aux Archives avec le droit ou non de mettre en ligne, etc…

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    Comptes entre Simon Vaillant et Julien Moreau, Le Louroux-Béconnais, Angers, 1595

    Je vous ai déjà souvent dit que je trouvais des actes dans les notaires d’Angers, qui concernaient bien des Angevins ne demeurant pas à Angers. Aujourd’hui, il s’agit de Simon Vaillant, époux de Louise Moreau, qui vient à Angers faire les comptes avec Julien Moreau, manifestement son beau-frère, car l’un des 2 témoins mentionnés à la fin de l’acte est un certain Mathurin Girard demeurant à La Pouèze.
    Donc, au risque de me répéter, cet acte n’est pas dans un notaire local, mais à Angers, en 1595, date à laquelle les archives des notaires locaux ne nous sont pas parvenues.

      Voir mon étude de la famille Vaillant (en cours sur Le Louroux-Béconnais)
      Voir ma page sur Le Louroux-Béconnais
    Le Louroux-Béconnais, collection personnelle, reproduction interdite
    Le Louroux-Béconnais, collection personnelle, reproduction interdite

    L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E36 -Voici la retranscription intégrale : Le 12 août 1595 après midy, Jullien Moreau, tailleur d’habits demeurant en ceste ville faubourg St Jacques d’Angers
    et Symon Vaillant mary de Loyse Moreau marchand demeurant en la paroisse du Louroux Besconnais comme ils ont dit
    par devant nous François Provost notaire royal Angers duement soumis eulx etc confessent etc avoir compté ensemblement de toutes et chacunes les choses qu’ils ont eu affaire ensemble et de ce qu’ils se peuvent debvoir l’un à l’aultre par l’évenement duquel compte s’est trouvé que ledit Vaillant soy faisant fort dudit Moreau se seroit faire rendre par Charles Meline leur curateur ledit Vaillant s’est trouvé redevable audit Moreau de la somme d’un escu deux tiers et de toutes autres choses, qu’elles ne soient cy spécifiées ou déclaré en avoir compté ensemble et s’est trouvé quitte l’un vers l’autre et partant ledit Villant duement sumis et establi comme dessus etc a promis, est, et demeure tenu et obligé payer audit Julien Moreau dedans quinze jours prochain venant la somme de 22 livres
    tout ce que dessus voulu consenty stipullé et accepté renonçant lesdites parties elles sont demeurées d’accord etc oblige etc foy jugement condamnation etc
    fait et passé audit Angers
    Mathurin Girard demeurant à la Pouèze soy disant oncle desdits establis et François Allard praticien demeurant à St Denis de Candé tesmoins,
    lesdits Moreau, Vaillant, Girard et Dutertre ont dit ne scavoir signer

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    Paquier, Paquière, prénoms donnés le jour de Pâques

    Pâques était le 25 mars en 1554, et voici les prénoms Pasquier donné ce jour-là au Louroux-Béconnais :

    « Le vingt et cinquiesme jour dudit moys jour et feste de Pasques l’an mil cinq cens cinquante et quatre fut baptizé Pasquyère fils de deffunt Pierre Salle et (blanc) Bodinyer sa femme quand il vivoyt parrains René Heulin et Guillaume Mangeard drappier marraine Thyephayne Legendre femme de Mathurin Joulayn par Dubreil » v°137-164

    « Audit jour fut baptizée Pasquyère fille de Jehan Salmon et Jacquyne Brundeau sa femme parrain Gilles Pucelle marraines Jacquyne Hallet et Maturine Perrone femme de Gilles Rousseau par Dubreil » v°137-164

    Et demain, nous avons notre rendez-vous mensuel des retranscriptions totales des registres du Louroux-Béconnais ! A demain !

    Joyeuses Pâques

    Nous avions vu l’interdiction autrefois pendant le carême, les voici qui réapparaissent :

    L’origine des oeufs de Pâques : Les versions sont nombreuses et diverses. Les uns y voient un souvenir de l’oeuf rouge que pondit une poule appartenant à l’empereur Alexandre-Sévère le jour de sa naissance. D’autres font remonter l’usage de l’oeuf de Pâques au martyre qu’on infligeait aux chrétiens l’ova ignita.
    La version la plus probable c’est que les adeptes virent dans l’oeuf, à cause du phénomène de l’éclosion, un symbole de la résurrection du Christ. De là cette coutume de porter au temple et de faire bénir par les prêtres des oeufs que l’on distribuait à la samille et à ses amis.
    A partir du troisième siècle, cette coutume prit la vogue qu’elle a gardée depuis.
    L’usage des oeufs de Pâques existe en Russie. Depuis l’empereur jusqu’au plus humble moujik, chacun s’y conforme religieusement.

    Cette carte postale date de 1902 ! et j’ai retanscrit le texte de la carte postale tel que.


    Collections privées – Reproduction interdite, y compris sur autre lieu d’Internet comme blog ou site. Cliquez sur l’image pour l’agrandir


    Cette carte est la seule que j’ai représentant l’agneau pascal avec l’oeuf, et les poussins en prime…

    Et puisque nous sommes dans les oeufs, rappelons la très jolie coutume du pays de Châteaubriant :

    La veille du 1er mai, il était d’usage de faire dans les villages la quête des oeufs au bénéfice des enfants de choeur. Ceux-ci chantaient une chanson de circonstance à la porte des maisons (Chapron J. Dictionnaire des coutumes, croyances du pays de Châteaubriant, Châteaubriant, 1924)

      Voir ma page sur les coutumes d’autrefois en Haut-Anjou