Accueil des pauvres 2 nuits avec draps : Angers 1610

La famille Delahaye est multiple, et bien que je descende de ceux du Lion-d’Angers, je ne suis pas parvenue à tous les lier. Ici, un acte admirable, car les pauvres sont accueillis avec draps, mais seulement 2 nuits ! Mais il faudra faire le lit chaque jour !

Pour ma part, il y a plus de 20 ans que je ne peux plus faire mon lit, et il est fait une fois par semaine seulement par l’aide ménagère de l’ADAR qui vient 2 heures par semaine faire le lit et la poussière. Mon lit n’est pas fait « à la Française », car je ne peux ni entrer ni sortir d’un tel lit. Il est fait à ma manière, moitié à l’Allemande, moitié à la Française, c’est à dire juste bordé aux pieds seulement. Ne me parlez pas de lit automatique, car chaque nuit depuis tant d’années, je remercie le médecin de médecine physique qui m’a encouragée à me battre jusqu’au bout avant le lit automatique : il a eu le plus merveilleux conseil, car je reste persuadée que si j’avais acheté le lit automatique (comme d’aucun me conseillait. On a toujours des tas de « conseils » dans ces cas, plus ou moins bons) je pourrai encore moins remuer aujourd’hui que je ne le peux.

J’ai trouvé l’acte qui suit est aux Archives du Maine-et-Loire, série 5E2 – Voici ma retranscription : Le 16 janvier 1610, en la cour du roy notre sire à Angers par devant nous (Lecourt notaire royal Angers) personnellement estably honorable homme Claude Delahaye marchand demeurant en ceste ville d’Angers paroisse de la Trinité, au nom et comme père et tuteur naturel et se faisant fort de Me René Delahaye son fils chapelain de la chapelle StJacques de la Forêt alias « fils du prêtre » d’une part
et André Legresle Me Carelleur savetier et Thomasse Pinot sa femme de sondit mari duement et suffisament autorisée par devant nous quant à ce demeurant en ceste ville paroisse de la Trinité d’autre part
soubzmetant lesdites parties respectivement mesmes ledit Legresle et sadite femme eulx et chacun d’eux seul et pour le tout sans division etc confessent avoir fait entre eux ce qui s’ensuit, c’est à savoir que ledit Delahaye audit nom a baillé et baille par ces présentes audit Legresle et sadite femme qui ont prins et accepré de luy à tiltre de conciergerie et non autrement pour le temps et espace de 5 ans entiers qui commenceront le 9 du présent mois
savoir est les maisons chapelles et appartenances appelées « fils de prêtre » sis près le colaige (collège) de la Fourmaigereparoisse de la Trinité de ceste ville d’Angers, comme le tout se poursuit et comporte aec leurs appartenances et dépendances et comme Jacques Gauvin à présent concierge en jouit
à la charge dudit Legresle et sadite femme de bien et duement faire l’exercice desdites choses comme concierge ainsi que ledit chappelain y est tenu
et y loger par chacun jour ledit temps durant les pauvres passants en la maison et aucun lieu et les coucher aux lictz y étant en draps, aussy y est appappartenants audit chapelain, et desquels il lui fournira au désir de la fondation de ladite chapellenie et tiendront état et comte audésir dudit inventaire,
et à la charge desdits preneurs de traiter et recevoir lesdits pauvres bien honnêtement et les retirer à heure prévue sans qu’ils puissent loger chacun pauvre plus de 2 nuits
et de faire nettoyer le tout bien et duement par chacun jour et de faire les lits desdits pauvres aussi par chacun jour
et outre à la charge desdits preneurs de réparer l’autel de ladite chapelle pour y être dites et célébrées 2 messes qui sont dues chacune sepmaine en ladite chapelle
et de tenir blanc le linge d’icelle, lequel linge ensemble les ornements de ladite chapelle le bailleur audit nom leur baillera aussi par inventaire qu’ils demeurent tenus garder et conserver aussi au désir dudit inventaire,
et est ce fait moyennant que lesdits Legresle et sadite femme jouiront ledit temps de la maison dépendant de ladite conciergerie sans rien en payer
et du tout faire comme bons pères de famille doivent et sont tenus faire sans rien en démolir,
et à la charge dudit preneur et sadite femme de bien et duement ledit temps durant faire faire à leurs despens toutes et chacunes les lessives qu’il conviendra faire pour le blanchissage des draps dudit lieu et linges de ladite chapelle qu’ils tiendront et fourniront blanc par chacun jour quand besoin sera, et en acquitter par eux ledit chapelain à peine etc ces présentes néanlmoings
et pour le regard des latrines estantes audit lieu est accordé que ledit bailleur les fera nettoyer à ses dépens ce qui est dedans pour le présent, et pour les nettoyer pour l’avenir ledit temps durant, lesdits preneurs les feront nettoyer jusques à la fin dudit temps moitié par moitié
en faveur des présentes qui aultrement n’eussent esté faites a esté accordé entre lesdites parties au cas que lesdits preneurs retiennent chacun pauvre plus de 2 nuits à chaque fois et ne traitent chacun bien et duement au désir de la fondation de ladite chapelle et des présentes que en ce cas ou l’un d’eux ledit bailleur les pourra mettre hors dudit lieu et demeurera le présent marché nul pourle temps qui restera à échoir par ce que ainsi plaist audit bailleur audit nom let out sans autre formalité juste aultrement ces présentes n’eussent esté faites ce dont lesdites parties sont demeurées d’accord
et tout ce que dessus stipulé et accepté, et à ce tenir etc garantir etc renonçant etc foy jugement condemnation etc
fait et passé audit Angers avant midy présents sire Pierre Guillerin marchand poissonnier demeurant en Réaulté et sire Pierre Huar et Guillaume Guillau demeurant audit Angers

 

Carte de Voeux de Bonne Année en 1905

Voici la carte reçue par ma grand-mère en 1905 ! Le trèfle à 4 feuilles semble annoncer de bonnes choses : Nous avons dû lui aussi l’oublier un peu, sans doute parce que le trèfle lui même est devenu invisible à la plupart d’entre nous ! Je n’y ai jamais cru mais j’ai souvent entendu parlé de cette croyance de porte-bonheur qu’on lui attribuait. La carte est en relief, ce que rend la vue du recto. Même le filet doré est en relief. Enfin, on est tellement heureux d’avoir découvert la carte postale que le terme figure en 16 langues, pas moins ! La première guerre mondiale n’était pas encore passée là.

Bonne année à vous. J’ai mal fini l’année 2018 car depuis le 16 octobre, date de la crise de goutte provoquée par les vaccins, j’ai toujours du mal à boutonner un vêtement tant mes doigts sont encore très douloureux, mais je peux désormais mettre le pied goutteux par terre, et cela, c’est un immense progès. Mais hélas, depuis le 16 octobre je suis réduite à l’inaction TOTALE car j’aimais tricoter et impossible de faire le moindre rang sans hurler. J’ai la goutte depuis plus de 50 années, et je la maintiens un peu grâce au régime strict ; mais je n’ai jamais eu d’analyses normales malgré le régime. En conclusion, n’acceptez jamais les vaccins si vous êtes goutteux (se) car c’est vous diminuer sous prétexte que le Ministère de la Santé entend préserver ses statistiques. C’est une très grave atteinte à la démocratie et au droit de choisir sa vie et sa mort.  

Claude Delahaye, Marie Davy et leur fils Michel, empruntent 1 600 livres par obligation : Angers 1615

Ils ont eu 10 enfants et Michel est leur fils aîné, né en 1587, aussi on peut supposer que c’est pour lui, pour aider à son installation, que cette somme importante est empruntée.
Cette famille Delahaye est celle que je ne parviens pas à lier aux miens.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 4 mai 1615 après midy par devant nous Jullien Deille notaire royal à Angers furent présents honnorables personnes Claude Delahaye marchand Marie Davy sa femme de luy authorisée par devant nous quant à ce, Michel Delahaye leur fils aussi marchand demeurant en cette ville paroisse de la Trinité, et Jehan Guillebault sieur de la Grand Maison demeurant en ceste ville paroisse de st Michel du Tertre, lesquels establis et soubzmis soubz ladite cour eulx et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division de personne ne de biens leurs hoirs confessent avoir ce jourd’huy vendu créé et constitué et par ces présentes vendent créent et constituent par hypothèque général et universel, promis et promettent garantir fournir et faire valoir tant en principal que cour d’arrérages à noble homme Jehan Ayrault conseiller du roy président en sa chambre des comptes de Bretagne demeurant audit Angers paroisse de St Jehan Baptiste ce stipulant et acceptant et lequel a achapté et achapte pour luy ses hoirs la somme de 100 livres tournois de rente hypothécaire annuelle et perpétuelle payable et rendable franchement et quitement par lesdits vendeurs leurs hoirs audit sieur acquéreur ses hoirs en sa maison audit Angers chacun an à pareil jour et date des présentes premier paiement commenczant d’huy en un an prochainement venant et à continuer, et laquelle (f°2) somme de 100 livres de rente lesdits vendeurs et chacun d’eulx l’un pour l’autre ont du jourd’huy et par ces présentes assise et assignée assient et assignent généralement sur tous et chacuns leurs biens meubles et immeubles rentes et revenus quelsconques présents et advenir, avecq pouvoir et puissance audit acquéreur ses hoirs etc en faire déclarer plus particulière assiette en assiette de rente, et auxdits vendeurs de l’admortir toutefois et quantes sans que les général et spécial hypothèques puissent se faire préjudice ains confirmant et approuvant l’un l’autre ; cette vente création et constitution de rente faite pour et moyennant la somme de 1 600 livres .. »

Claude Delahaye baille à ferme ses 2 métairies : CHazé sur Argos 1600

Ce Claude Delahaye possède des métairies à Chazé-sur-Argos et c’est le même par le métier, le lieu de vie et la signature que celui qui a des biens à Beaussé et que je vous avais mis ici. Il est de milieu social comparable aux Delabaye étudiés sur ce document, mais pour le moment je ne peux le relier.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E70 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 29 mai 1600 après midy en la cour royale d’Angers endroit par devant nous Michel Lory notaire d’icelle présentement establiz honnorables hommes Claude Delahaye marchand demeurant en ceste ville paroisse de la Trinité d’une part, et Pierre Thierry aussi marchand demeurant au bourg de Chazé sur Argos d’autre part, soubzmettant etc confessent avoir fait et font entre eulx le bail à ferme tel que s’ensuit, c’est à savoir que ledit Delahaye a baillé et baille audit Thierry qui a pris et accepté dudit Delahaye audit tiltre de ferme et non autrement pour le temps et espace de 3 années entières et consécutives qui ont commencé le 18 avril dernier et finiront à pareil jour lesdits 3 ans finis et révollluz scavoir est les mestairies des Grande et Petite Noe sises en la paroisse dudit Chazé ainsi qu’elles se poursuivent et comportent avecques leurs appartenances et dépendances sans aulcune chose en réserver et tout ainsi que ledit Thierry en a cy devant jouy audit tiltre de par ledit bailleur par marché passé par devant Delamarche notaire soubz la baronnie de Candé le 18 avril 1596, pour desdites mestairies jouir et user par ledit preneur comme ung bon père de famille et n’abatre par pied branche ne autrement aulcun bois fructuaux marmantaulx ne autres fors ceulx qui ont accoustumé estre coupés et esmondés qu’il pourra coupper et esmonder en saison convenable ; à la charge dudit preneur de faire par chacune desdites années (f°2) sur lesdits lieux es endroit les plus nécessaires 3 toises de fossé neuf ou relevé, de planter sur lesdits lieux par chacune desdites années ès endroits les plus convenables le nombre de 20 sauvageaulx et les anter de bonne matière et les préserver à ce qu’ils ne soient endommagés ; de payer les charges cens rentes et debvoirs deubz pour raison desdits lieux soit tant par argent que autres, et en fournir acquit vallable par ledit preneur audit bailleur à la fin du présent bail ; et de entretenir pendant ledit bail et rendre à la fin les maisons tets granges et logements en bonne et suffisante réparation de couverture et terrasses comme elles étaient auparavant ledit preneur s’est contenté pour y estre tenu par son bail précédent, et outre à la charge dudit preneur de rendre lesdites à la fin du présent bail ensepmancées de pareil nombre de terre et qualité et quantité de sepmances qu’elles estoient lors que ledit preneur entra en la ferme desdites mestairies en vertu dudit marché cy dessus ; et est fait le présent bail à ferme pour en payer et bailler par ledit preneur audit bailleur par chacune desdites années la somme de 23 escuz 35 sols vallant 70 (f°3) livres 15 sols tz premier payement commenczant à la Toussaint prochaine et à continuer ; et outre de bailler par chacune desdites années au jour de Toussaint le nombre de 10 livres de pouppées de lin bon et marchand aussi à commencer à la Toussaint prochaine ; ce que dessus a esté stipulé et accepté par lesdites parties respectivement, auquel marché et ce que dessus est dit tenir etc garantir etc dommages etc oblient etc à prendre etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc fait audit Angers à notre tabler présents René Macé et Denis Briand praticien demeurant audit Angers tesmoings »

Les Delahaye du Lion d’Angers avaient un compte chez le notaire Charlet : Angers 1659

En effet au pied du prêt de 300 livres qui suit est écrit le remboursement le 18 septembre suivant par le notaire au nom desdits Delahaye qui ne sont pas présents, donc ils avaient un compte chez le notaire Charlet.

J’ai aussi la contre-lettre des 2 premiers consentie à leur oncle Claude Delahaye (mon ascendant direct) qui n’intervient que comme leur caution.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E9 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 28 mars 1659 après midy, par devant nous Antoine Charlet notaire royal à Angers furent présents establys et deuement soubzmis honnorables personnes Claude Delahaye marchand tanneur et Jean Delahaye son frère marchand cierger ferron demeurant au bourg et paroisse du Lion d’Angers, et Claude Delahaye leur oncle aussy marchand hoste de l’hostellerie de l’Ours dudit bourg du Lyon d’Angers, chacun d’eux seul et pour le tout sans division leurs hoirs etc ont confessé debvoir à Estienne Pasqueraye sieur du Rouzay conseiller du roi, grenetier au grenier à sel de ceste ville, y demeurant paroisse saint Pierre, à ce présent et acceptant, la somme de 300 livres tz à cause et par juste et loyal prest qu’il a présentement fait, qu’ils ont eue et receue en louis d’argent et autre monnaie en poids et cours de l’ordonnance et s’en tiennent contant et l’en quittent, laquelle somme de 300 livres ils promettent luy rendre et payer en sa maison en ceste ville dans le jour et feste de Toussaints prochain venant et à cet effet s’obligent solidairement etc biens et choses à prendre etc renonçant etc et par especial au bénéfice de division discussion et ordre etc foy jugement et condemnation etc fait et passé audit Angers à notre tablier présents Me François Drouault et Guillaume Poullard praticiens demeurant audit Angers tesmoings »

Histoire des appareils photographiques et de la photo : énormes lacunes sur la page Wikipedia « Appareil photographique historique »

Nous venons tous de vivre Noël, fête, entre autres, des photos numériques.

Pour ma part, non seulement j’ai le bonheur d’être l’aînée d’une immense fratrie, j’ai aussi un important fonds privé de photos.

Il y a longtemps, j’avais mis sur mon site celles de 14-18 dans les tranchées avec mon grand-père. Le texte est celui de mon grand-père Edouard Guillouard, et les photos sont celles de son capitaine et ami jusqu’à la mort, le capitaine Leglaive, parisien.

Car en 14-18, l’appareil photo portable, autrement appelé « Pocket » par Kodak existait déjà depuis 1895, ce qui est de nos jours absoluement incroyable. J’ose même dire que la portabilité a été une énorme étape dans l’histoire des appareils photo.

Hélas, rien de tout cela sur WIkipedia page « Appareil photographique historique » C’est une IMMENSE LACUNE, un immense trou historique !!! Et j’ai longtemps tourné en rond sur internet suite à ces pages lacunaires.

Après de très longues et diverses recherches dans le moteur de recherche, je découvre enfin l’appareil le plus utilisé par ceux qui ont couvert la première guerre mondiale.

En effet, c’est sur le site du musée de la grande guerre que l’on trouve l’information, et ce site vous donne en 3D celui qui était beaucoup utilisé en 1915

http://edu.museedelagrandeguerre.eu/vue3d/103

Je vous en prie, prenez le temps d’aller voir cet appareil, car il a couvert l’histoire 14-18 et on lui doit tant de photos importantes pour l’histoire et les souvenirs respectueux que nous lui portons. Je considère pour ma part que cet appareil a couvert l’Histoire avec un grand H, et qu’il est un monument historique important.

 

Donc, vous avez vu que le soufflet s’est fait petit pour rentrer dans un boitier, et qu’il était portable. Eh oui, la portabilité existait déjà !!!

Ce type d’appareil photo portable, à souflet, a aussi couvert la seconde guerre mondiale, certes, il avait quelques améliorations entre temps, et je me souviens avoir utilisé celui de mes parents, un Kodak pocket à soufflet, des années encore après la guerre.

 

Mais, entre les 2 guerres mondiales, ces appareils ont permis à la France de devenir pionnière de la photo de rue. Du moins c’est ce que j’ai lu à plusieurs reprises sur Internet. Et si je m’intéresse tant à ce dernier point, c’est que je cherche à comprendre depuis des jours et des jours, comment du seul voyage que fit ma maman de sa vie, qui fut à Paris en 1931, il nous reste une photo de rue, où elle est attablée à la terrasse d’un café avec son père et l’ami Leglaive, ex compagnon de mon grand père dans les tranchées, devenu un ami inséparable.

Donc la photo de rue existait à Paris avant l’exposition coloniale de 1931 et à l’occasion de cette exposition, des photographes que j’appellerais « photographes de rue » prenaient les personnes attablées aux terrasses, développaient dans les heures qui suivaient et vendaient le jour même la photo ! J’ai connu ce procédé de rue notamment pendant les vacances sur le port du Pouliguen, on était alors surpris de se voir pris en photo et le plus souvent je faisais des grands signes pour signifier que je n’étais pas intéressée. Il est vrai que ma famille avait son propre appareil photo, donc pas de besoin de se faire photophier dans la rue par un tiers.