La jument aveugle de la tannerie Jallot x Crespin : Ampoigné (53) 1714

Les passionnés actuels de sport équestre connaissent plusieurs chevaux borgnes, dont l’un s’est illustré dans le haut niveau de compétition avant de prendre à 16 ans une retraite bien méritée.
Le sport équestre est un sport exceptionnel, puisque sont sur le même plan homme et femme, handicapés ou non handicapés, cheval entier et jument, et même le cheval borgne. Merveilleux sport n’est-ce pas ?

Alors, que devenaient autrefois les animaux handicapés ???
Vous me direz « l’abattoir n’était pas loin ! »

Eh bien, voici un cas probablement rarissime. Il est extrait de l’inventaire après décès Jallot x Crespin en 1714 à Ampoigné, marchand tanneur. C’est cet inventaire qui m’occupe depuis des semaines et dont je vous parlais hier.

12 livres de sain noir 4 livres 7 sols
2 lampes, 2 chandeliers et une lampe de cuivre 3 livres
2 grands cochons de l’an et 2 petits 70 livres
Un cheval poil rouge avec une jument aveugle avec leurs équipages 100 livres
5 mères vaches 140 livres

Alors, je me suis demandée, comme vous, pourquoi la jument aveugle ? Et j’ai supposé qu’elle ne valait plus grand chose, mais par contre qu’elle étant sans doute très capable de faire des poulains…

Quand l’arquebuse était appelée fusil en Anjou et au Maine et sans doute ailleurs

Bonjour à tous
et comme je ne suis pas une adepte de l’écriture inclusive, les dames sont bien entendu dans mon bonjour ! elles avaient compris !

Je suis depuis 3 semaines dans un inventaire qui m’a réservé des surprises, et mieux, non seulement j’ai l’inventaire mais j’ai aussi la vente des meubles. C’est du pur bonheur, car les 2 actes contiennent tous deux le détail de la tannerie et le montant, et même si je me doutais bien que les tanneurs n’étaient pas spécialement pauvres, je dois dire que je découvre une aisance plus que certaine.Mieux, je découvre, ahurie, la multiplicité des peaux et des modes de traitement, et de destination des peaux, bref, toute la complexité du métier.
Bien sûr je vais revenir sur cette tannerie en détail car il sagit d’un JALLOT et comme vous l’avez sans doute remarqué sur ce site et ce blog, je descends plusieurs fois des JALLOT.
Ici, il s’agit d’un double collatéral car je descends aussi par les Jallot de Louise Crespin la soeur de Marie. Et les 2 filles CRESPIN étaient les filles de Louise Chesneau, dont je vous parlais ces jours-ci car l’inventaire de ses biens dépassait 10 000 livres, donc famille très aisée.

Ce couple va mourir jeune laissant des orphelins. Lui est décédé à 43 ans seulement.
Jean JALLOT °Noëllet 13.9.1671 †Ampoigné 22.8.1714 Fils de Guillaume 1er JALLOT & de sa 2e épouse Marguerite ALLANEAU. x Ampoigné(53) 20.7.1700 Marie CRESPIN †1714 soeur de Louise.

Peu d’inventaires mentionnent des armes, car autrefois les armes étaient rares, et j’ai déjà mis depuis longtemps celles que j’ai trouvées dans les inventaires sur mon site, et je vous analyse bientôt cette page sur les armes.

Donc, ces tanneurs disposaient de plusieurs milliers de livres de marchandises, et se déplaçaient souvent à cheval (il en a un, j’y reviendrai) pour acheter et pour ventre ses peaux. Pour sa sureté sur les chemins d’alors, il a donc des pistolets. Le sabre est surprenant et on peut supposer que c’est un héritage, et l’arme de ses ascendants ?
L’inventaire donne aussi un fusil, qui a la particularité de ne plus apparaître dans la vente, et pour ne pas être méchante langue, je me contenterais donc de dire qu’il a disparu, et d’ailleurs plusieurs choses ont disparu, j’y reviendrai.

  • inventaire

Une paire de pistolets, un fuzil, un sabre avec un sainturon (sic) de cuir, une paire de boujettes de cuir 10 livres

  • vente

Une paire de pistolet avec un sabre et sainture de cuir chamoizé audit Guillaume Jallot 9 livres 5 sols

Mais au juste, qu’est ce qu’un fusil fin 17ème début 18ème siècle ?

Stupéfaction, comme vous avez pu le constater sur ma page recensant les armes, il n’y a jamais le terme ARQUEBUSE mais souvent le terme FUSIL
Je regarde donc l’histoire du fusil, et les dictionnaires d’époque, et là, je découvre stupéfaite que le fusil tel que cité dans les inventaires de l’époque n’est autre que l’arquebuse, car partie de l’arquebuse s’appelait aussi fusil.

  • Le Dictionnaire de l’Académie française 1694, t. 1

FUSIL. subst. masc. Petite piece d’ acier, avec laquelle on bat un caillou, pour en tirer du feu. Pierre à fusil. battre le fusil. amorce de fusil. meche à fusil.

On appelle aussi, Fusil, La piece d’ acier qui couvre le bassinet de certaines armes à feu. Fusil d’ arquebuze, fusil de pistolet. arquebuze à fusil. pistolet à fusil.

Fusil, signifie aussi, L’ arquebuze entiere, quand elle est à fusil. Il le tua d’ un coup de fusil. un fusil de quatre pieds. un fusil juste, qui ne manque point.

  • Dictionaire critique de la langue française T.2 (E-N) [ 1787 ]

FUSIL, s. m. FUSILIER, s. m. FUSILLER, v. act. [Fuzi, zi-lié, zi-glié: mouillez les ll au 3e.] Fusil est, 1°. Une petite pièce d’acier, avec laquelle on bat un câillou pour en tirer du feu. « Pierre à fusil, battre le fusil. = 2°. La pièce d’ acier qui couvre le bassinet de certaines armes à feu. « Fusil de pistolet, d’ arquebûse. = 3°. L’ arquebûse elle-même, quand elle est à fusil. « Il le tua d’un coup de fusil.

Voyez auss l’histoire du fusil, bien faite, sur la page du site ARMAE J’espère que ce site n’est pas d’usage mauvais des armes, et que je ne vous induis pas en mauvaises pages d’Internet !!! car parler des armes de nos jours est dangereux.

 

Ainsi, le terme FUSIL est un faux ami pour nos recherches, car il n’a rien à voir avec ce que nous connaissons aujourd’hui, mais il s’agit bel et bien de l’arquebuse.

Droit de preciput de Louise Chesneau sur le lieu de Langevinière tombé en tierce foi : Ampoigné 1694

Depuis ma longue étude sur la famille Cevillé, qui avait une succession contenant un bien hommagé tombé en tierce foi, j’ai déjà rencontré, et mis sur ce blog plusieurs cas de biens hommagés tombés en tierce foi.
Les partages contenant un bien hommagé ont la particularité de ne plus être égalitaires poiur le bien hommagé, qui lui subit le parage de type noble soit 2/3 pour l’aîné et le 1/3 restant pour les puinés, mais cela ne signifie EN AUCUN CAS que la famille est noble et qu’il s’agit d’un partage noble, même si souvent cela peut y ressembler. Ici, cela n’y ressemble pas beaucoup, car les biens sont nombreux et la majorité d’entre eux censifs et non hommagés. Seule un partie de Langevinière est hommagée tombée en tierce foi.
Cette famille Chesneau, qui est à Saint Quentin les Angers vers 1600 avec des biens à Ampoigné aussi, s’allie aux Crespin, et en descendent, outre ma personne, l’ex président de l’AGENA Jacques Chopin, que j’avais rencontré il y a environ 4 ans aux archives à Angers, et m’avait seulement dit la chose merveilleuse « on survit ! » et s’il vit encore saluez-le de ma part. Je précise par ailleurs que la branche dont descend Jacques Chopin était très aisée, et que je vais vous mettre à suivre, dans les jours qui viennent d’autres successions attestant cette aisance.
Jamais le métier de Chesneau n’est indiqué, uniquement dit « marchand », mais un marchand aisé car il laisse plusieurs closeries. Soit il est marchand de fil, soit marchand tanneur, car nous allons voir ici l’aisance des marchands tanneurs.

Je signale aussi la présence d’un témoin en fin de l’acte nommé Gabriel Lemanceau, et je témoigne ici toutes mes amitiés à leur descendante qui se reoonnaîtra, mais ne sait pas utilise un clavier comme beaucoup de mes lecteurs, que je salue amicalement tous

Acte des Archives de la Mayenne AD53-3E63-349 Voici ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
« Le 19 mars 1694 (Jean Gilles notaire à Château-Gontier) , partages en 3 lots des biens immeubles de la succession de deffunts honorables personnes René Chesneau vivant marchand et Louise Pean vivante sa femme, entre honorables personnes Pierre Crespin marchand et Louise Chesneau sa femme font et présentent à honorables personnes Mathieu Bodin aussi marchand et Renée Chesneau sa femme, à Me Martin Hardy sieur de la Pry advocat au siège présidial de Château-Gontier, père et tuteur naturel de Louise Hardy sa fille et de deffunte damoiselle Jacquine Bodin vivante son épouse, laquelle Bodin était fille de deffunts honorables personnes Morice Bodin et Jacquine Chesneau, lesdites Chesneau filles et héritières desdits deffunts René Chesneau et Louise Péan, pour estre procédé à l’obtion et choisie desdits lots suivant la coustume – 1er lot (resté à Louise Chesneau et Pierre Crespin, non choisissant) : la closerie des Maisons Longues située au village des Réhardières paroisse de Saint Quentin, comme il se poursuit et comporte avec ses appartenances et dépendances, et est à prèsent exploité par Thomas Ragot, avec les bestiaux et sepmances dépendant de ladite succession estant sur ledit lieu, lequel avoit esté baillé par advancement de droit successif à ladite deffunte Jacquine Chesneau, y compris 3 planches de jardin, l’une située au jardin de derrière la maison dudit lieu, contenant 5 à 6 cordes, et les 2 autres situés au jardin de devant ladite maison contenant 4 cordes ou environ, lesquelles 3 planches de jardin dépendeient cy devant de la maison que ledit deffunt Chesneau occupait audit village, ladite planche de jardin de derrière à prendre de haye en haye au travers dudit jardin depuis un poirier estant sur la haye (f°2) dudit jardin proche la pièce de terre nommée la Preaudière jusques à une petite ante qui est sur l’aire à droite ligne de sorte que la grosse ante qui est au milieu demeure comprise en ladite planche, compris aussi un petit cloteau de terre contenant 2 boisselées ou environ estant au bout de la pièce de devant, lequel cloteau ledit deffunt Chesneau avoit acquis de Pierre Cusson – Item le lieu et closerie nommée la Douve située en la paroisse de St Sauveur de Flée aussy comme il se poursuit et comorte avec ses appartenances et dépendances, comprins aussy les bestiaux et sepmances estant sur iceluy dépendant de ladite succession, ledit lieu exploité par (blanc) collon y demeurant – Item le lieu et closerie des Festeaux situé au village des Fovaux paroisse de Ménil aussy comme il se poursuit et comporte avec ses appartenances et dépendances et estoit cy devant tenu à ferme par ledit Bodin sans aucune réservation en faire – Item une maison sise au bourg d’Ampoigné nommée le Porche avec le jardin en dépendant comme l’exploire la veuve Sesbouets – 2e lot (choisi par Renée Chesneau et Mathieu Bodin, 2e choisissant) : le lieu et closerie nommé Lunil d’en avoir ?? [lieu non identifié et le village est aujourd’hui les Hardières] au village des Rehardières paroisse de St Quentin comme il se poursuit et comporte et est à présent exploité par collon y demeurant avec les bestiaux et sepmances estant sur ledit lieu dépendant de ladite succession et que ledit Bodin en a jouy par advancement de droit successif compris aussy un cloteau contenant une boisselée et demie de terre, joignant d’un costé la terre dudit lieu et abutté d’un bout le chemin tendant des Rehardières à Monfollon, et d’autre bout la terre dudit lieu de Monfollon, aussy acquis par ledit deffunt Chesneau dudit Cusson (f°3) – Item le lieu et closerie situé au village de la Trilloterie dite paroisse de St Quentin aussy comme il se poursuit et comporte avec ses appartenances et dépendances bestiaux et sepmances estant sur iceluy aussy appartenant à ladite succession, ledit lieu à présent exploité par collon y demeurant, sans aucune exception ni réservation en faire – Item le lieu et closerie de la Beurevrie située en la paroisse de Bazouges lez Château-Gontier aussy comme il se poursuit et comporte et est exploité par Patou collon y demeurant – Item une maison sise au village des Rehardières ou demeurait anciennement ledit Chesneau avec les jardins prés et terres en dépendant à présent exploité par Jean Ragot fors et excepté les 3 planches de jardin et un cloteau de terre cy-dessus employé – Item 7 livres 10 sols de rente foncière de 10 s due par ledit Jean Ragot à cause d’héritages situés audit village des Réhardières – Item 4 livres 5 sols de rente foncière due par Jean Marie sieur de la Touschardière au terme de la Toussaint à cause d’héritages situés au lieu de la Piletière paroisse de Chemazé – Item 30 sols de rente foncière due par les héritiers de Jacques Couet à cause d’une portion de pré sise au pré de la Quantinière dite paroisse de Chemazé suivant le contrat du 28 octobre 1625 passé par Me Nicolas Girard notaire – 3e lot (choisi par Martin Hardy gendre de Jacquine Chesneau, 1er choisissant) : la maison manable et le lieu et closerie de la Sablonnière situés en la dite paroisse d’Ampoigné, comme lesdites choses se poursuivent et comportent (f°4) avec leurs appartenances et dépendances comme ledit deffunt Chesneau et collon y demeurant ont accoustumé d’en jouir, sans en excepter ny réserver, compris les bestiaux et sepmances dépendant de ladite succession – Item le lieu et closerie de Langeviniere dite paroisse d’Ampoigné dépendant de ladite succession à présent exploité à tiltre de ferme par Gervais Cradyne ? sans réservation en faire – Item un cloteau de terre contenant 16 cordes ou environ situé près ledit bourg d’Ampoigné à présent exploité par ledit Crespin – Item une boisselée de terre dans un cloteau dont le surplus dépend du lieu des Founnes dite paroisse d’Ampoigné, ladite boisselée à prendre du costé du vieil ciel, joignant d’un costé la terre du lieu de la Cherollerie et abutté d’un bout le pré du lieu de la Beureurie de l’autre bout le chemin tenant de la Chevrollerie audit Ampoigné – Item la somme de 13 livres de rente foncière due à ladite succession par Jacques Lebrec et Nicole Meignan à cause d’héritages situés au village de la Fourmentière paroisse de Bazouges lez Château-Gontier suivant le contrat du 16 juin 1674 et acte de tiltre nouveau du 30 mai 1691 passé par Me Jean Gilles notaire royal – Item 25 sols de rente foncière due par Mathurin Croissant à cause d’héritages situés au village de la Fourmenterie – A la charge de celui auquel le présent lot eschera de payer chacuns ans à l’advenir audit Crespin et sa femme la somme de 20 livres de rente pour les droits d’hommage (f°5) et preciput appartenant à ladite Louise Chesneau à cause dudit lieu de l’Angevinière et de deux journaux de terre dépendant dudit lieu des Festeaux de nature hommagée et tombés en tierce foy, et pour le fond d’une planche de terre qui fut en vigne laquelle dépend du lieu de la Grihoullière appartenant auxdits Crespin et femme en particulier à tiltre de rente foncière qu’ils déclarent par ces présentes relaisser et amener audit lieu de l’Angevinière à commencer du jour de Toussaint dernière – A la charge des partageans de se garantir respectivement les choses desdits lots, les relever et tenir de la nature qu’ils sont des fiefs et seigneuries dont ils sont mouvant aux charges services cens rentes et debvoirs seigneuriaux et féodaux anciens et accoustumés tant en espèces, grains, argent qu’autrement, en fraresche ou hors fraresche, que chacun des partageans payera et acquitera à l’advenir pour raison des choses de son lot à commencer du jour de Toussaint prochain duquel temps ils jouiront séparément des choses desdits lots, lesquelles choses seront mises en estat de réparation et réffection par chacun des partageans à raison des choses qui leur avoient esté baillées en advancement de droit successif mesmes les pressouers, de souffrir les passages et servitudes sy aucunes ont esté cy devant constituées sur lesdites choses et d’entretenir les baux pour le temps qui en reste à expirer ou les faire résouldre chacun pour raison aussy des choses desdits lots, toues lesquelles choses contenues esdits partages sont au dessous de 10 000 livres – Auxquels lots et partages en la forme cy dessus lesdits Crespin et Louise Chesneau sa femme de luy (f°6) autorisée par devant nous Jean Gilles notaire royal à Château-Gontier en présence de Michel Lemanceau et Gabriel Gigon praticiens demeurant audit Château-Gontier tesmoins »

Simon Roynard déclare la maison neuve qu’il viend d’acquérir : les Basses Gaudines en La Chapelle sur Oudon 1745

Je descends des ROYNARD, mais ici, il s’agit d’un collatéral, mais je pense que le métier fut le même dans toute cette famille, à savoir tissier, probablement tissant la toile pour les draps.
En tous cas, ce modeste artisant tissier a tout de même été capable d’acquérir une maison, il est vrai qu’il en avait besoin pour loger les 10 enfants qu’il a fait à son épouse ! Mais il ne sait pas signer.

Récemment, sur ce blog, on me demandait s’il était normal d’avoir omis de déclarer ses biens pendant les 2 années précédentes, mais j’avais répondu qu’il était très fréquent de ne pas le faire chaque année, et tout aussi fréquent d’omettre de déclarer sur un laps de temps de plusieurs années, ici 29 ans !!!

Cet acte est aux Archives Départementales du la Sarthe, chartrier du prieuré de la Jaillette AD72-H486 – f°343v – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Assises de la seigneurie du Prieuré de la Jaillette : Le 27 septembre 1745, Simon Roynard demeurant à la Haute Gaudine paroisse de La Chapelle sur Oudon, a comparu en sa personne, lequel s’est avoué sujet censitaire immédiat de cette seigneurie, pour raison d’une maison nouvellement bâtie au village des Basses Gaudines paroisse de La Chapelle, composée d’une chambre à cheminée, grenier dessus, une chambre basse au bout de celle cy-dessus, grenier dessus avançant sous le toit d’une tramée appartenante à Pierre Quittet, aux héritiers Bru… et y tenant, et au surplus joint le chemin et issue ; plus un cloteau de terre clos à part contenant demie hommée aux Saullayes, joignant à l’orient la terre de Perrine B… à l’occident celle de Pierre Guemaz, au midy celle de Jacques Voisine, et au nord celle de René Voisine ; plus une portion de terre labourable contenant une hommée dans les Saullayes joignant à l’orient la terre des enfants Michel Quittet, à l’occident celle dudit Guemaz, au midy de Jeanne Guioullier par acquest des Voisine, et au nord des Lamy ; pour raison desquelles choses il a confessé devoir chacun an à la recepte de cette seigneurie au jour de Toussaint 6 sols 7 deniers obolle par une part, et 2 sols 6 deniers le tout ce cens et devoir féodal en fresche des auters détempteurs dudit village des Basses Gaudines, qu’il offre servir et continuer à l’avenir et en payer les arrérages pour sa part et portion par égail du fief, sans division ; et c’est tout ce qu’il a dit tenir dans cette seigneurie, dont nous l’avons jugé, et de son consentement condamné suivant ses offres à servir et continuer lesdits devoirs en fresche, et par solidité audit terme de Toussaint, et en payer par deniers ou quittances 29 années d’arrérages échues à la Toussaint dernière, aux amendes etc et aux dépends par nous liquidés à 32 sols, y compris un exploit : ledit Roynard a déclaré ne savoir signer »

PREUVES DE LA LÉGION d’HONNEUR d’EDOUARD GUILLOUARD

14-18 au 84e R.I.T.
PREUVES DE LA LÉGION d’HONNEUR d’EDOUARD GUILLOUARD

La base LÉONORE, est une atteinte à la dignité de la Légion d’Honneur. Elle est incomplète faute de conservation exhaustive des archives, et la Chancellerie refuse de réintégrer sur justicatifs les dossiers perdus, et pire, de faire figurer sur chaque écran un bandeau très lisible annonçant que cette base est lacunaire. Et elle n’est même pas capable de relire et exploiter le journal officiel, qui est disponible en ligne (cf ci-dessous). Dans la base LÉONORE vous ne trouverez ni Edouard Guillouard, ni tant d’autres. Ces lignes leur sont dédiées, à travers le dossier d’Edouard.

La notification du décret du 5 novembre 1931 est adressée en novembre 1931 à Edouard par la poste.

L’extrait du décret, ci-dessous, reçu par Edouard Guillouard, est conservé par ses descendants

L’extrait du décret, ci-dessous, reçu par Edouard Guillouard, est conservé par ses descendants

Journal officiel du 8 novembre 1931, p. 11637, sur GALLICA de la BNF

Ensuite arrive par la poste le rouleau de la Chancellerie

Dans ce rouleau, le diplôme non plié mais soigneusement enroulé. Le diplôme est émis le 5 novembre 1931. Le nom est écrit à la plume avec pleins et déliés. Le copiste a manifestement fait des fantaisies avec le patronyme d’Edouard, car on peut aussi bien lire GUILLMARD que GUILLOUARD

Puis, une lettre ci-contre lui fixe le lieu et la date de la remise de la décoration.

Le samedi 6 février 1932, tout le monde est au garde à vous sur la place Louis XVI à Nantes. Edouard est le second à gauche, place Louis XVI à Nantes

Edouard reçoit la médaille

Edouard sourit … Il y de quoi !

Son costume est un peu serré, car depuis 1918 l’embonpoint a légèrement enveloppé Edouard. Puis il rend les honneurs au sabre

La presse rédige sa bafouille, en mobilisant Edouard au 81e RIT mais vous savez maintenant qu’il fallait écrire 84e RIT

Edouard s’éteint le 20 septembre 1946 –  A sa mémoire !

Légion d’honneur : erreurs dans la base de données Léonore

La base de données Léonore possède de nombreuses lacunes, et se garde bien de signaler qu’elle est APPROXIMATIVE, ce qui est choquant, compte-tenu de la vocation honorifique de la Légion d’honneur.
Elle comporte même carrément des erreurs, comme celle qui suit, totalement incompréhensible !!!

Voir mon étude des AUDINEAU
Voir mes pages sur CLISSON

Comment une telle base peut-elle classer CLISSON en Seine-Maritime ? J’ai tenté de comprendre comment l’erreur était survenue et je n’y parviens pas, tant c’est énorme.

CLISSON est situé en LOIRE-ATLANTIQUE

Certes la Loire-Atlantique était à l’époque de Charles Audineau la Loire-Inférieure, et si je ne m’abuse la Seine-Maritime était la Seine-Inférieure, donc, il y aurait un fonctionnaire qui a confondu la Loire et la Seine ???
ATTENTION, DEMAIN JE VOUS REMETS ENCORE UNE ENORME LACUNE DE CETTE BASE