Voiturage par eau de prunes d’Angers à Orléans, 1610

On ne sait pour quel emploi, car la quantité est importante, et pour sa consommation ménagère locale Orléans avait ses maraîchers.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 5 février 1610 après midy, devant nous René Garnier notaire royal Angers a esté présent Jehan Sorin voiturier par eau demeurant à Orléans lequel a confessé avoie eu et receu de Françoize Fouzil femme de René Chaston demeurant Angers qui luy a livré au grand poys de ceste ville le nombre de 10 thonneaulx de prunes pour mener à Orléans pour le sieur de la Maison Rouge que ledit Chaston a receu de Guillaume Dauvesse marchand à Angers duquel ledit sieur de la Maison Rouge les avoit achepté et auroit pryé le sieur Bodins marchand aulx Ponts de Sé les luy faire voiturer par quelque baptelier ledit Bodins n’ayant la commodité de venir Angers, auroit pryé la femme dudit Chaston faire livraison desdits 10 thonneaulx de prune audit Sorin pour faire menet et voiturer jusques en ladite ville d’Orléans et les livrer audit sieur de la Maison Rouge duquel nombre desdits tonneaux ledit Sorin se contante et en promet faire livraison audit sieur de la Maison Rouge et à ce faire s’est obligé luy ses hoirs etc ses biens et choses à deffault etc et luy a ladite Fouzil baillé aultant de mémoyre de ce que pèzent lesdites prunes pezées au grand poys de ceste ville d’Angers suivant ledit mémoyre
fait Angers présents Me Anthoine Garnier et Jacques Guy demeurant Angers et François Aubert,
ledit Sorin a dit ne savoir signer
et par ces mesmes présentes a ledit Sorin deuement souzbmis comme davant confessé avoir eu et receu de Pasquer Bruneau demeurant Angers qui luy a livré par le commandement du sieur Bodins cy davant nommé le nombre de 21 privisions de pruneaulx sur le port de la Poissonnerye d’Angers pour mener Orléans pour ledit sieur de la Maison Rouge auquel il en promet faire livraison et à ce faire s’est obligé comme dessus luy ses hoirs etc et ses biens etc

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Mathurin Marchais cède un rente, Champigné 1573

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 11 septembre 1573 en la cour du roy notre sire et de monseigneur duc d’Anjou fils et frère de Roy Angers endroit par davant nous Nicollas Bertrand notaire juré d’icelle personnellement estably honneste personne Mathurin Marchais marchand demeurant au bourg de Champigné soubzmectant etc confesse avoir vendu quité céddé et transporté et encores par davat nous et par la teneur des présentes lettres vend quicte cèdde et transporte dès à présent à tousjoursmays perpétuellement par héritage à vénérable et discret maistre Pierre Jullien prêtre curé de l’église paroissiale de St Germain en St Lau lez ceste dite ville à ce présent stipulant et acceptant pour luy ses hoirs
la somme de 20 sols tz de rente annuelle et perpétuelle que ledit vendeur a dit avoir droit d’avoir et prendre par chacuns ans sur missire Lucas Jullien aussi prêtre demeurant audit bourg de Champigné au jour et feste de St Jehan Baptiste et laquelle rente de 20 sols ledit vendeur a acquise précédement de Jehan Roysne dit perguytier demeurant audit lieu de Contigné ausi qu’il nous a fait aparoir par une copie du contrat d’achapt par luy fait dudit Roysne par devant Jehan Tardif notaire soubz la cour de st Laurent des Mortiers le 17 décembre 1572 sur la moitié par indivis de 2 quartiers de vigne sis au cloux de la Mauroizière dite paroisse de Champigné joignant d’un costé à la vigne de Michel Perault et ses cohéritiers et à la vigne de Maille d’autre costé à la vigne de Gilles Lecomte appartenant audit missire Lucas Julien chargée de ladite rente , comme la motié desdits deux quartiers de vigne se poursuit et comporte et qu’il est plus amplement contenu par ledit contrat, copie duquel contrat ledit vendeur a mis ès mains dudit achacteur pour le soustenement des présentes duquel il s’est tenu à contant et en a quicté et quicte ledit vendeur ses hoirs etc
transportant etc et est faite ceste présente vendition cession et transport pour le prix et somme de 33 livres tz quelle somme ledit vendeur a cogneu et confessé par devant nous avoyr eue et receue dudit Me Pierre Jullien paravant ce jour de laquelle il s’est tenu à contant et bien payé et en a quicté et quicte ledit Me Pierre Jullien ses hoirs,
à laquelle vendition cession et transport et tout ce que dit est tenir etc garantir etc dommages oblige ledit vendeur ses biens etc renonczant etc foy jugement et condemnation etc
fait et passé audit Angers en présence de sire Macé Avrileau maistre cierger demeurant en la paroisse de st Pierre d’Angers et Thomas Gilbert maistre du jeu de paulme de Brécigné

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Les proches et/ou amis de Louis Aubron paient pour sa libération, Angers 1659

cet acte illustre les motifs les plus fréquents d’emprisonnement de l’époque : les arriérés de paiement.
Mais il illustre aussi, encore une fois, l’immene solidarité d’autrefois, car 3 proches, dont j’ignore les liens avec Louis Aubron, viennent à son secours, et comment !!!

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 21 octobre 1659 après midy par en présence de nous Pierre Coueffé notaire royal Angers et des témoins cy après nommés Charles Delamarche escuyer sieur de Prioullaye, René Nicolle sergent royal et Jacques Gillot marchand confiseur tous demeurant en cette ville savoir ledit sieur Delamarche paroisse st Pierre et lesdits Nicolle et Gillot paroisse st Maurille lesquels se sont adressé vers la personne de Me René Buscher notaire de cette cour faisant pour Me René Lezineau advocat au siège présidial de cette ville, lequel ils ont prié et requis de vouloir consentir l’eslargissement et libération de la personne de n. h. Louis Aubron sieur de la Roystière prisonniers ès prisons royaux de cette ville à sa requeste faute de payement de la somme de 156 livres de principal qu’il doibt audit Lezineau par obligation passée par ledit Buscher le 9 avril dernier 1659 offrant lesdits Delamarche, Nicolleet Gillot s’obliger solidairement au payement de ladite somme de 156 livres leur donnant delay de huitaine de ce faire, ce que ledit Buscher a bien voulu pour faire plaisir auxdits sieur Delamarche, Nicolle et Gillot et de fait consenty et consent l’eslargissement dudit Aubron que le concierge en demeure deschargé et que nous notaire en fassent descharge sur le , au moyen de ce que iceux Delamarche, Nicolle et Gillot chacun d’eux seul et pour le tout sans division ne discussion de personne ny de biens leurs hoirs etc renonçant au bénéfice de division d’ordre et discussion etc et ont promis et se sont obligés et s’obligent payer et bailler audit Buscher en sa maison en cette ville dans 8 jours prochains venant ladiet somme de 156 livres à peine etc
et outre s’obligent solidairement comme dessus rendre et payer audit Buscher dans ledit terme de huitaine la somme de 40 livres qu’il leur a présentement prestée en monnoye ayant cours dont ils se contentent et l’en quittent
ce qui a esté stipulé et accepté par ledit Buscher sans desroger à ses autres droits hypothèques et privilèges qui luy sont acquis par ladite obligation, laquelle nonobstant ces présentes demeure en sa force et vertu faute de payement par les obligés cy dessus, à quoy tenir etc s’obligent lesdits Delamarche, Nicolle et Gislot par corps et emprisonnement de leurs personnes comme pour deniers royaux, solidaierment comme dit est, renonçant etc dont etc
fait et passé audit Angers en nostre tablier présents Pierre Renou et Jan Nau praticiens demeurant audit Angers

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Jean Leroy, foulon à Saint Mars la Jaille, élargi des prisons d’Angers, 1659

encore un gars de Bratagne !
Je ne sais ce qu’ils ont fait pour arriver à Angers. Sans doute de la contrebande.
Pas celle du sel, car elle donnait lieu à des peines très élevées comme vous pouvez aller le voir sur mon site.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 31 mai 1659 avant midy par devant nous Pierre Coueffé notaire Angers fut présent estably et duement soubzmis Jean Leroy marchand foulon demeurant au village de la Chappellière paroisse de St Mars pays de Bretagne, lequel a confessé debvoir à Me René Guibeles concierge et garde des prisons royaux de cette ville présent et acceptant la somme de 115 sols tz pour reste de sa despense gistes et geollages du temps qu’il a esté détenu prisonnier èsdites prisons, desquelles il a ce jourd’huy esté eslargy et mis hors, laquelle somme de 115 solz il promet luy payer et bailler dans 15 jours prochains à peine etc et à ce faire s’oblige luy ses hoirs etc biens et choses à prendre etc et son corps à tenir prison comme pour deniers royaux renonçant etc dont etc fait et passé audit Angers à notre tablier présents Me Jean Lemaçon et Sébastien Moreau praticiens demeurant audit Angers

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Julien Babonneau, laboureur à La Chapelle Basse Mer, élargi des prisons d’Angers, 1659

je vois le clocher de La Chapelle Basse Mer, entre autres, car j’en vois beaucoup, c’est le privilère du haut des tours.
Il n’a que 8 jours pour aller chez lui et revenir avec la somme, qui est l’une des plus élevées, et donc il est plus ancien prisonnier que d’autres, mais je ne suis pas parvenue, du moins à ce jour, à comprendre le prix de la journée de geôlage.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le vendredi 30 mai 1659 après midy par devant nous Pierre Coueffé notaire Angers fut présent estably et duement soubzmis Julien Babonneau laboureur demeurant au village de la Brullière paroisse de La Chapelle Basse Mer pays de Bretagne, lequel a confessé debvoir à Me René Guibeles concierge et garde des prisons royaux de cette ville y demeurant paroisse st Michel du Tertre, à ce présent et acceptant, la somme de 14 livres 8 sols tz pour reste de sa despense gistes et geollages du temps qu’il a esté détenu prisonnier èsdites prisons, desquelles il a ce jourd’huy esté eslargy et mis hors, laquelle somme de 14 livres 8 solz il promet luy payer et bailler dans 8 jours prochains à peine etc et à ce faire s’oblige luy ses hoirs etc biens et choses à prendre etc et son corps à tenir prison comme pour deniers royaux renonçant etc dont etc fait et passé audit Angers à notre tablier présents Me Jean Lemaçon et Sébatien Moreau praticiens demeurant audit Angers

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Annulation du mariage d’Alexandre Huault et Anne Vincent, Juvardeil

en droit canon, l’annulation de mariage, rare, est cependant possible, le plus souvent car l’un des époux aurait eu un défaut d’entendement lors du mariage, et ce, même s’il y a eu rapports et un ou plusieurs enfants.
Enfin, c’est ce que je crois savoir, mais vos lumières seront bienvenues.

Alexandre Huault était chirurgien, on pourrait être en droit de penser que le défaut d’entendement n’est pas de son côté ?

Stéphane a trouvé cet acte aux Archives Départementales de Mayenne série 3E63-898 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le mercredi 2 novembre 1660 après midi devant nous René Boutin et René Rigault notaires royaux à Château-Gontier furent présents établiz et deument soubzmis au pouvoir de cette cour honorable homme Claude Chevollier Sieur du Fouinier marchand demeurant audit Château Gontier paroisse St Rémy au nom et comme procureur de Alexandre Huault Sieur de la Doublancheire chirurgien cy devant demeurant au bourg de la paroisse de Juvardeil et en vertu de sa procuration spéciale passée par devant Mr Pierre Aurat et nous René Boutin notaires le 21 octobre dernier, la minute de laquelle est demeurée cy attachée pour y avoir recours d’une part,
et Anne Vincent fille d’honnestes personnes René Vincent sieur de la Trueloy marchand et de Renée Taillandier son épouse demeurant au lieu seigneuriale de Moiré à Soeurdres, procédant o l’autorité de sondit père, et encores le dit René Vincent ayeul et tuteur naturel de René Huault fils mineurs dudit Alexandre Huault et de la dite Anne Vincent d’autre part
lesquelles parties ont volontairement pacifié et accordé par transaction irrévocable sur l’execution du jugement rendu en l’officialité d’Angers le 14 aout dernier (donc avant la naissance dudit mineur René Huault), portant sur la dissolution du mariage ci avant contracté entre le dit Alexandre Huault et la dite Anne Vincent et renvoi fait pour la liquidation des dommages, intérêts et aliments requis tant pour elle que pour le dit René Huault mineur et pour la légitimation d’iceluy en la forme et manière qui ensuit c’est à savoir que les dites parties ont convenu et accordé que le dit René Huault soit et demeure légitime pour succéder tant à ses père et mère, qu’aux successions colatérales qui luy pourroit eschoir comme il a été jugé par les arrets de la cour en pareilles oeuvrancse et leur est ce fait suivant la coutume, de l’éducation duquel mineur la dite Anne Vincent demeure chargée pour le nourrir et élever en la religion catholique apostolique et romaine, et par la restitution de la somme de 300 livres que le dit Alexandre Huault a reçu et touché des deniers dotaux à la dite Anne Vincent promis par son contrat de mariage prétensions de pensions loyer de maison du bourg de Juvardeil en ce pays d’Anjou et aux menues debtes contractées pendant qu’a duré le mariage d’entre iceluy Huault et la dite Vincent, dommages et intérêts de la resolution dudit mariage, des despens à elle adjugés par le dit jugement et autres frais fait tant par la dite Anne Vincent que ses père et mère, les parties en ont présentement composé et accordé à la somme de 800 livres outre et par dessus ce qui reste des meubles et provisions promises et fournyes par trousseau, qu’elle a recognu avoir en sa possession, dont et du tout elle disposera comme à elle appartenant
à la charge de paier les fermes de la dite maison de Juvardeil ce qui est deub pour les tailles et impost du sel achapt de cuir de fuyet ? et de gros bois et autres menues debtes non excedant le tout la somme de 65 livres y compris 100 sols payés pour la résiliation du bail de la dite maison à laquelle le dit Huault ne pourra contrevenir, que sondit procureur a dit à présent approuver, en paiement de laquelle somme de 800 livres, le dit Chevrollier audit nom a vendu et transporté comme par ces présentes il vend quitte et transporte et délaisse promis et promet audit nom garantir de tout dommages et fournir et faire valoir à la dite Anne Vincent ce stipulant et acceptant pour elle et ses hoirs et ayant cause les rentes hypothequaires cy après déclarées que le dit Chevrollier a dit et assuré être deues au dit Alexandre Huault tant de son chef que comme seul et unique héritier de déffunte Marie Huault sa soeur par les cy apres nommés scavoir celle de 11 livres 17 sols 10 deniers qui auroit été créée et constituée par Antoine Roullière marchand tanneur et Gabrielle Attibard sa femme demeurant en la paroisse de Villiers Charlemagne et comme leurs coobligés au proffit de la dite Marie Huault pour la somme de 213 livres 10 sols deprincipal par contrat par devant nous Boutin notaire le 21 décembre 1652 pour une part et celle de 26 livres 10 sols par autre créée et constituée par Julien Fougeray et Barbe Pottier sa femme demeurant en la paroisse de Fromentières et par Andrée Mondières veuve de Gervais Bellanger au profit desdit Alexandre et Marie Huault pour la somme de 477 livres