Evasion de prisonniers, et réparation immédiate du mur qu’ils ont fracturé, Angers 1659

tellement immédiate, que le tout se passe en moins de 24 heures : évasion, appel de 2 maçons qui autrefois étaient de véritables architectes, et la preuve ils savent signer, réparations et enfin paiement des réparations chez le notaire.
Mais le tout aux frais du concierge, qui cette fois débourse.

La prison semble avoir été dans une ancienne chapelle, et sans doute que C. Port en parle, merci d’aller le lire pour nous et nous en faire part.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le jeudi 4 septembre 1659 après midy par devant nous Pierre Coueffé notaire royal Angers furent présents establys et duement soubzmis honnestes hommes Louis Leconte et Pierre Fremont le jeune Me maczons demeurant en cette ville ledit Leconte paroisse de la Trinité et ledit Fremont paroisse st Maurice, lesquels ont confessé avoir ce jourd’huy et présentement receu de Me René Guibeles concierge et garde des prisons royaux de cette dite ville qui leur a payé de ses deniers la somme de 12 livres tz pour avoir refait à neuf une fracture dans la chambre appellée la Vieille Chapelle desdites prises laquelle fracture auroit ce jourd’huy esté faite par des prisonniers qui se seroient évadés desdites prisons, et pour avoir aussi racommodé un faier en la chambre du Barbot qui est au dessus de ladite Vieille Chapelle, et fourny de touttes autres matières nécessaires, de laquelle somme de 12 livres tz ils se contantent et l’en quittent
fait audit Angers à nostre tablier présents Me Jean Lemaçon et Sébastien Moreau praticiens demeurant audit lieu tesmoings

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Vincent Robinet élargi de prison, Drain 1659

et il doit payer ses frais de geôlage.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 31 juillet 1659 avant midy par devant nous Pierre Coueffé notaire Angers fut présent estably et duement soubzmis Vincent Robinet demeurant au village de Haulte Chevelue paroisse de Drain lequel a confessé debvoir à Me René Guibeles concierge et garde des prisons royaux de cette ville présent et acceptant la somme de 7 livres 14 solz tournois pour sa despense gistes et geollages du temps qu’il auroit esté détenu prisonnier esdites prisons desquelles il a ce jourd’huy esté eslargy et mis hors, laquelle somme de 7 livres 14 solz il p romect luy payer et bailler dans 15 jours prochains venant à peine etc
et à ce faire s’oblige luy ses hoirs etc biens et choses à prendre etc et son corps à tenir prison comme pour deniers royaux renonçant etc dont etc
fait et passé audit Angers à nostre tablier présents Me Pierre Guiet et Sébastien Moreau praticiens demeurants audit lieu tesmoings
ledit Robinet a dit ne savoir signer

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Jacques Touzé élargi de prison, Angers 1659

et il doit payer ses frais de geôlage.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le samedi 30 août 1659 après midy par devant nous Pierre Coueffé notaire royal Angers fut présent estably et duement soubzmis Jacques Touzé pescheur demeurant en Recullée paroisse de la Trinité de ceste ville lequel a confessé debvoir à Me René Guibeles concierge et garde des prisons royaux de ceste ville présent et acceptant la somme de 12 livres 6 solz tournois pour sa despense gistes et geollages à quoy ils ont ce jourd’huy accordé et composé depuis la dernière obligation jusques audit jour, laquelle somme de 12 livres 6 solz il p romect luy payer et bailler dans 8 jours prochains venant à peine etc
et à ce faire s’oblige luy ses hoirs etc biens et choses à prendre etc et son corps à tenir prison comme pour deniers royaux renonçant etc dont etc
fait et passé audit Angers à nostre tablier présents Me Jean Lemaczon et Sébastien Moreau praticiens demeurants audit lieu tesmoings
ledit Touzé a dit ne savoir signer

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Etienne Huet, confiseur à Varades, élargi des prisons d’Angers, 1659

et il doit donc payer son geôlier, ceci nous le savons désormais sur ce blog.
Le métier de ce Huet est remarquable, car c’est le début du sucre hors apothicaire.
Enfin, il a sans doute transmis oralement une curieuse indication géographique quant à sa résidence, car le notaire l’a recopiée, du moins je présume, et il écrit sans sourciller « Varades pays de Poitou ».
Bien sûr, vous êtes certainement aussi surpris que moi.
Je suis donc aller à ma bibliothèque personnelle consulier le dictionnaire de l’ancien comté Nantes de Macé de Vaudoré (1836) et je suis rassurée, il donne bien Varades dans le comté Nantais, et même dans l’évesché de Nantes.
C’est pourquoi je doute des notions de géographie territoriale de certains notaires, qui se contentaient pour toute identité et toute domiciliation des dires de l’interessé. Et voici donc ce que Etienne Huet a raconté concernant Varades.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le lundi 29 juillet 1659 après midy par devant nous Pierre Coueffé notaire Angers fut présent estably et duement soubzmis Estienne Huet confiseur et Jeanne Gauvain sa femme de luy authorisée par devant nous quant à ce, demeurant en la paroisse de Varades pays de Poictou, cy devant demeurant en la maison de honorable homme Nicollas Boisard laisné aussy marchand confiseur paroisse ste Croix, lesquels chacun d’aux seul et pour le tout sans division de personnes ne de biens leurs hoirs etc renonçant au bénéfice de division discussion et ordre ont confessé debvoir à Me René Guibeles concierge et garde des prisons royaux de cette ville y demeurant paroisse st Michel du Tertre, à ce présent et acceptant la somme de 100 sols tz pour la despense gistes et geollages dudit Huet du temps qu’il auroit esté détenu prisonnier esdites prisons desquelles il auroit ce jourd’huy esté eslargy et mis hors, et dont ladite Gauvain en auroit respondu, et promis payer en privé nom ladite somme de 100 sols qu’ils promettent luy payer et bailler dans 8 jours prochains venant à peine etc et à ce faire obligent solidairement eux leurs hoirs etc biens et choses à prendre etc et le corps dudit Huet à tenir prison comme pour deniers royaux renonçant etc dont etc
fait et passé audit Angers à nostre tablier présents Jean Lemaçon et Sébastien Moreau clercs audit Angers tesmoings, ladite Gauvain a dit ne savoir signer

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François Gaudin marchand à Chazé-sur-Argos, élargi des prisons d’Angers, 1659

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 31 mai 1659 après midy par devant nous Pierre Coueffé notaire Angers fut présent estably et duement soubzmis François Gaudin marchand demeurant au village de la Belotinière paroisse de Chazé sur Argos lequel a confessé debvoir à Me René Guibeles concierge et garde des prisons royaux de cette ville présent et acceptant la somme de 115 sols tz pour reste de sa despense gistes et geollages du temps qu’il a esté détenu prisonnier èsdites prisons, desquelles il a ce jourd’huy esté eslargy et mis hors, laquelle somme de 115 solz il promet luy payer et bailler dans 15 jours prochains à peine etc et à ce faire s’oblige luy ses hoirs etc biens et choses à prendre etc et son corps à tenir prison comme pour deniers royaux renonçant etc dont etc fait et passé audit Angers à notre tablier présents Me Jean Lemaçon et Sébastien Moreau praticiens demeurant audit Angers

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Contrat de mariage de Jean Boreau, et Marguerite Bourdais, Thorigné 1645

Ce Jean Boureau est l’ancêtre des Boreau des Landes, mais aussi mon ancêtre. Cette petite nuance, pour préciser que les Boreau des Landes, branche qui sera plus aisée, ne mélangent pas les torchons et les serviettes, enfin, c’est ce qu’un descendant m’a dit un jour… et, comme vous pouvez le constater, je garde un souvenir très amusant de cette remarque généalogique importante !!!
Par ailleurs, ce Boreau était aussi écrit BOUREAU dans d’autres actes et ce n’est que 2 générations plus tard que le patronyme va définitvement se fixer en BOREAU, qui est le patronyme retenu par la postérité. Mais je vous prie de constater que Jean Boreau signe son contrat de mariage BORIAU en mettant clairement un point sur le i.

Ce Jean Boureau a eu 18 enfants, soit 10 enfants de Françoise Latay, puis 8 enfants de Marguerite Bourdais, dont c’est ici le contrat de mariage. Je suppose que beaucoup de ces enfants sont décédés quelque part en nourrice en bas âge, car nous avons à ce jour peu de postérité. D’ailleurs, dans le contrat de mariage, il n’est pas fait grande allusion aux enfants du premier lit, comme c’est d’ailleurs la règle générale dans les contrats de remariage. J’ai une unique exception, et je ne l’oublierai jamais car elle me touche.

Enfin, la mère de la future, Renée Trochon, a eu 14 enfants, et là encore je ne trouve de postérité que pour 2 filles à ce jour, et je suppose que beaucoup sont décédés en bas âge.
C’est avec cette Renée Trochon que je « trochonne », car il paraît que tout généalogiste Mayennais qui se respecte sait qu’à Château-Gontier, de nombreux descendants « trochonnent », du moins c’est ainsi qu’il convient de s’exprimer.
Les Trochon donc étaient une famille importante de Château-Gontier, et ici nous constatons en effet qu’elle était assez importante pour déplacer un notaire à Thorigné, oh combien située désormais en Maine et Loire, et on aurait eu tendance à penser qu’un notaire du Maine et Loire aurait fait l’affaire. Comme quoi en recherches chez les notaires il faut tapper fort et loin !!!
Merci Stéphane, d’avoir trouvé cet acte !

Dans l’acte qui suit, je vous ai mis entre crochets à la fin de l’acte les liens éventuels des personnes présentes, comme je le fais dans mes études de familles.

    Voir ma famille TROCHON (ma seule branche car le reste est publié et connu)
    Voir ma famille GILLES (la grand-mère Trochon de la future)
    Voir ma famille BOREAU
    Voir ma famille BOURDAIS

Une chose est certaine, les parents de Jean Latay ne sont pas visibles, et si vous avez des infos sur quelques noms cités ci-dessous dans les signatures, autres que ceux que je dis connaître, merci de nous le faire savoir ici.

Stéphane a trouvé cet acte aux Archives Départementales de Mayenne série 3E11-62 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 14 (mois illisible) 1645 devant nous René Boutin notaire royal à Château-Gontier, furent présents establis et soubzmis au pouvoir de cette cour honorables personnes Jean Borreau marchand demeurant au bourg de Champteussé d’une part,
Renée Trochon veuve de deffunt honorable homme Louis Bourgays vivant sieur des Places et Marguerite Bourdais fille dudit deffunt et d’elle, demeurantes au bourg de Thorigné d’autre part
lesquels sur le mariage futur d’entre ledit Borreau et Marguerite Bourdais ont fait par l’advis de leurs parents et amis cy après nommés les conventions qui ensuivent, scavoir que lesdits Borreau et Marguerite Bourdays ont promis s’es pouser l’un l’autre en face de notre mère saint église catholique apostolique et romaine touteffois que l’un sera par l’autre requis, tout légitime empeschement cessant
auquel mariage ledit Borreau entrera avecq tous et chacuns ses droits à luy appartenant tant en propre que à causse de la communaulté de biens d’entre luy et deffuncte Françoise Lattay sa première femme suivant l’inventaire qui en a esté fait tous lesquels droits fors pour la somme de 1 000 livres qui entrera en la communaulté future des conjoints qui s’acquérera entre eux du jour de leurs espouzailles nonobstant la coustume en laquelle est dérogé en ce regard, demeureront de nature de propre immeuble audit futur espoux ses hoirs et ayans cause en ses estocs et lignée et comme tels les pourra employer en acquests d’héritages ou rentes qui luy sortiront mesme nature de propre
et au regard de ladite Trochon a promis et s’est obligée paier et continuer chacuns ans auxdits futurs espoux en advancement des droits de sadite fille tant de la succession de son feu père escheue que de la sienne à escheoir la somme de 50 livres de rente le paiement de la première année escheue au jour et feste de Pasques prochainement venant et ainsy continuer d’an en an à pareil jour et terme, oultre habiller sa fille d’habits nuptiaux et luy fournir trousseau selon sa condition, moyennant lequel advancement et continuation de rente ladite Trochon jouira des droits successifs paternels de sa fille durant sa vie sans estre tenue d’en rendre aucun compte
accordé que la où ledit futur espoux décéderoit sans enfants de ladite Bourdays il luy a donné et donne par ces présentes la somme de 1 000 livres pour en jouir en pleine propriété et à perpétuité par elle ses hoirs et ayans cause à prendre sur ses meubles et choses réputées pour meubles hors la part afférante à ladite Bourdais à cause de leur dite communaulté
pourront ladite future espouse ses hoirs et ayans cause renoncer à ladite communaulté en laquelle en laquelle n’entreront les debtes passives dudit futur espoux créées avant lesdites espousailles qui seront acquitées sur son bien propre auquel cas elle sera acquitée de toutes debtes et charges de ladite communaulté bien qu’elle y fust expressement obligée et sy remportera ladite furure espouse ses habits hardes bagues et joyaux avecq une chambre garnye sans pour ce estre tenue desdites debtes et charges
aura oultre ladite Bourdais douaire suivant la coustume le cas advenant tant sur les héritages qu’aultres droits cy dessus stipullés propres
car les parties ont le tout ainsi voullu consenty accordé et respectivement stipullé et accepté tellement que à ce tenir et entretenir faire et accomplir de part et d’autre et aux dommages etc s’obligent respectivement lesdites parties chacuns en droit soy elles leurs hoirs biens et choses etc renonçant etc foy jugement condemnation etc
fait et passé audit bourg de Thorigné maison de ladite Trochon présents discret Me Jean Gilles prêtre demeurant au bourg de Daon, noble Jean Lory bourgeois de la ville d’Angers [oncle paternel de la future car époux de Jacquine Bourdais soeur de Louis], honorable homme Henry Maugin sieur du Mortier demeurant en la paroisse de Seiches [lien non connu], Louis Bourdais sieur des Places demeurant audit Thorigné [frère de la future], Me Michel Lattay demeurant au bourg de Ménil , [robablement beau-frère du futur] Mathurin Marchays marchand demeurant audit Champteussé [lien non connu, mais j’espère que ceux qui ont étudié ces Marchais donneront des infos sur la parentèle de ce Mathurin Marchais], Jean Montauffray chirurgien, et plusieurs autres parents et amys soubzsignés et en encores en présence de discrets Me Jullien Bernier et Jullien Girard prêtres demeurant audit Thorigné tesmoings
ledit Lattay a déclaré ne scavoir signer de ce enquis,

  • Attention, le nom en haut à gauche de Michel Lattay n’est pas sa signature, mais une glose du notaire en fin d’acte pour remettre proprement une interligne précédente.
  • Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog.