François Doisseau le Nantais vient à Angers faire les comptes avec son frère Gilles pour marchandises, 1552

En septembre 1552, François Doisseau qui était parti vivre à Nantes, est manifestement venu à Angers réglé tous ses comptes car il a emprunté à son frère Gilles. Donc, je vous mets ce jour encore un acte passé en 1552 entre les frères Doisseau, et cette fois, il s’agit de marchandises qui ne sont pas encore payées par François Doisseau.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E2 – Voici sa retranscription  rapide mais exacte :

Le 18 septembre 1552 en la cour royale du roy notre sire à Angers en droit etc par devant nous Marc Toublanc notaire de ladite cour personnellement estably sire François Doisseau marchand demeurant à Nantes soubzmetant luy ses hoirs etc au pouvoir etc confesse debvoir et par ces présentes promer payer et bailler à ses despens cousts frais et mises en ceste ville d’Angers à sire Gilles Doisseau marchand son frère à ce présent acceptant et stipulant ou à son certain mandement portant et monstrant ces présentes sans aultre procuration la somme de 160 livres tz toutes et quantes foys qu’il plaira audit Gilles Doisseau à peine de tous intérests en cas de déffault ces présentes néanlmoings demeurant etc et est ce fait à cause et pour raison de prest et marchandie de vins espiceryes et aultres marchandies baillées vendues et délivrées auparavant ce jour par ledit Gilles audit François Doisseau comme tout ce ledit François Doisseau a recognu et confessé par davant nous et d’icelles marchandies et sommes de deniers il s’est tenu et tient à comptant et en a quicte et quite ledit Gilles Doisseau et faire payement etc ; et à ce tenir et accompter payer et bailler ladite somme cy dessus ledit François Doisseau audit Gilles Doisseau ainsi comme dit est (f°2) et aux dommages dudit Gilles a obligé et obligé ledit François Doisseau et ses hoirs etc ses biens à prendre vendre etc renonçant etc foy jugement et condamnation etc fait et passé en ceste ville d’Angers

Jean Doisseau cède à son frère François une obligation de 201 L : Angers et Nantes 1552

J’aime chercher, car il faut vous dire que je ne descends pas du tout des Doisseau, mais j’occupe mon temps à des recherches car j’aime cela. Donc, aujourd’hui, j’ai un acte encore daté de 1552, et qui concerne encore un frère des François Doisseau, celui qui est parti vivre à Nantes et était vérifié dans les autres actes notariés comme frère de Gilles. Donc, vous allez découvrire Jean Doisseau frère germain de François Doisseau le Nantais.

Voici ce que donnent les dictionnaires anciens pour « germain ». Les dictionnaires d’autrefois sur ARTFL Chicago : « Se joint toujours avec cousin, ou cousine; & se de dit deux personnes qui sont sorties des deux freres, ou des deux soeurs, ou du frere & de la soeur. » – « En termes de Pratique on dit, Frere germain, pour dire, Frere de pere & de mere. » Et pour « issu de germain » ils donnent « issus de 2 cousins germains »

Donc Jean Doisseau, qui fait l’objet de l’acte qui suit, a le même père et la même mère que François Doisseau.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E2 – Voici sa retranscription  rapide mais exacte :

Le 14 septembre 1552 en la cour royale du roy notre sire à Angers en droit etc par devant nous Marc Toublanc notaire de ladite cour personnellement estably Jean Doisseau marchand demeurant en cette ville d’Angers soubzmectant luy et ses hoirs au pouvoir etc confesse avoir aujourd’huy vendu quité cédé délaissé et transporté et par ces présentes quite cède délaisse et transporte sans garantaige ne restitution de prix dès maintenant et à toujoursmais à sire François Doysseau marchand son frère germain marchand demeurant en la ville de Nantes lequel à ce présent à pris et accepté prend et accepte pour luy ses hoirs etc et sans garentaige comme dessus la somme de 201 livres tournois en laquelle somme de 201 livres tournois Francisque de Breon estoit et est tenue redevable vers ledit Jehan Doisseau estably comme appert et pour les causes mentionnées en certaine cédule et escript en papier signé dudit de Bréon le 8 mars 1550, quelle cédule ledit Jehan Doisseau a baillée entre les mains dudit François Doisseau qui l’a eue et receue en s’en tient à contant, pour se faire (f°2) paier de ladite somme de 201 livres par ledit François Doisseau et en faire telle poursuite qu’il verra estre à faire contre ledit de Breon, et est faite ceste présente cession et transport pour pareille somme de 201 livres  …

 

Pierre Doisseau, apothicaire à Angers, acquiert la métairie de Beaussé, et les bêtes et meubles, Marcé 1519

J’avais mis sur ce blog en 2012 Pierre Doisseau, apothicaire à Angers, acquiert bêtes et meubles, Marcé 1519. Or, je retrouve un autre acte daté du même jour, qui est l’achat de la métairie de Beaussé. Les 2 actes, bien que séparés, concernent un même achat de métairie d’une part et des meubles et bestiaux d’autre part, je remets ici les 2 actes sur la même page.

L’acte d’achat de la métairie de Beaussé est bien le titre que l’on rencontrera ensuite chez un Doisseau « sieur de Beaussé », donc c’est bien la branche des apothicaires. Voici donc encore cet apothicaire, dont je vous ai déjà mis plusieurs actes et j’en ai d’autres. Comme la majorité des retranscriptions que je vous mets ici, il n’est pas dans mon ascendance, mais il illustre la vie au temps passé comme tous les actes que je mets ici. En tous cas, il ne faut pas vous étonner de voir les bêtes avec les meubles, car souvenez vous bien qu’autrefois les bêtes sont des meubles vifs. Jolie expression, qui nous surprend de nos jours !

J’ai trouvé ces 2 actes aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 26 mai 1519 (Huot notaire Angers) En la cour royale à Angers etc personnellement estably vénérable et discret maistre Laurens Ernoul chantre et chanoine de l’église collégiale monsieur sainct Pierre d’Angers et chanoine de St Maurille dudit Angers, soubzmectant confeses avoir aujourd’huy vendu et octroié etencores vend et octroie dès maintenant et à présent à toujourmais perpétuellement par héritage à honneste personne Pierre Doisseau marchand apothicaire demourant à Angers et suppost de l’université dudit lieu, qui a achacté pour luy et Renée sa femme absente, leurs hoirs et aians cause, le lieu et mestairie de Beaussé avecques la cousallaire assis et situé en la paroisse de Marcé près Challoche composé de maisons pressouer grange estables et 25 journaulx de terre labourable ou environ, de 16 quartiers de bois taillis ou environ, de 20 quartiers de vigne ou environ, de 3 quartiers de pré ou environ sis en l’isle Bruneau, et jardrins estranges aireaux pastures hayes clouaisons rues et issues et autres appartenances, ensemble un petit estang peuplé sis au dessoubz de ladite maison, avecques toutes (f°2) et chacunes les appartenances et dépendances desdits lieux acquestz et conquestz que ledit vendeur à fait auxdits lieux et tout ainsi que les tenoit et possédoit par cy davant ledit vendeur sans aulcune chose en retenir ne réserver, toutes lesdites choses fors lesdits 3 quartiers de pré ou fyé de Ganeze dépendant de la seigneurie de la Chapelle st Lau appartenant aux doyen et chapitre de st Lau lez Angers, et tnuz d’eulx à 50 sols tz admortissables à la somme de 50 livres tz, et à 18 sols 10 deniers tz et 3 sols 9 deniers tz le tout de cens rente ou debvoir paiables par chacun an aux jours accoustumés, et lesdits 3 quartiers de pré ou fyé du Chasteigner et tenuz de là à 3 deniers tz de cens rente ou debvoir paiables aux jours accoustumés : transportant etc et est faite ceste présente vendition pour le prix et somme de 810 livres tz dont et de laquelle somme il en a esté paié baillé et nombré content en notre présence et à veue de nous par ledit achacteur audit vendeur la somme de 305 livres tz qui les a euz et receuz en or et monnaie dont ledit vendeur s’en est tenu par davant nous à bien paié et content, et en (f°3) a quicté et quicte ledit achacteur, et le surplus de ladite somme qui est 505 livres ledit achacteur a promis et promet les payer et bailler en la manière qui s’ensuit …

et voici le 2ème acte qui concerne les bestiaux et meubles : Le 26 mai 1519 (Huot notaire Angers) en notre cour à Angers etc personnellement estably vénérable et discret maistre Laurens Ernoul chantre et chanoine de st Pierre d’Angers soubzmectant etc confesse avoir aujourd’huy vendu et octroié et encores vend et octroie à honneste personne Pierre Doysseau marchand apothicaire demourant à Angers qui a achapté pour luy et Renée sa femme leurs hoirs etc les meubles ustenciles et bestial cy après déclarés,
c’est à savoir deux beufs, six pourceaulx tant petits que grans, quinze brebiz et aigneaulx, troys liz avecques les charlitz garniz, deux coffres, bans, tables, chezes, escabeaux, bancelles, chandeliers estaing, linge, cuilliers et autres ustencilles et un réserve les tonneaux et tout ainsi que lesdits meubles sont de présent au lieu de Beausse et de la Couseillère sis en la paroisse de Marcé près Challoché sans aucune chose en retenir ne réserver ; et est faite ceste présente vendition pour le prix et somme de 40 livres tz de laquelle somme ledit vendeur s’en est tenu par davant nous à bien paié et content et en a quicté et quicte ledit achacteur ; à laquelle vendition et tout ce que dessus est dit tenir et accomplir etc et à garantir etc et aux dommages etc obligent ledit vendeur soy ses hoirs etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
présents ad ce vénérable et discret maistre pierre de Chantepie chanoine de saint Maurille d’Angers et Brisegault Lefeuvre marchand apothicaire demourant à Angers tesmoings ; fait à Angers en la maison dudit vendeur les jour et an susdits

 

Pierre Doisseau marchand drappier à Angers vend une maison de ses défunts parents, Angers 1518

Suite à tout ce que je vous mettais ces jours-ci sur les DOISSEAU, j’ai encore des actes pour compléter, et je les mets tous à suivre ces jours-ci, puis je referai la synthèse. Attention, ce que je vous mets est très ancien, début 16ème siècle. L’acte qui suit a l’avantage de donner la signature de Pierre Doyssaut (c’est ainsi qu’il signe) celui qui est marchand drappier à Angers, car il y a plusieurs Pierre Doisseau et je tente de les classer. Mieux, il vend une maison qui jouxte une maison qui était à feu Guillaume Doisseau, autrement dit, les Doisseau étaient là depuis plus longtemps, et ce Guillaume est sans doute un oncle ou autre proche parent.

Acte des Archives du Maine-et-Loire 5E121 – Voici ma retranscription rapide mais efficace  :

Le 16 juin 1518 (Huot notaire Angers) en notre cour royale à Angers personnellement estably Pierre Doesseau marchand drappier demourant à Angers soubzmectant confesse avoir aujourd’huy vendu et octroié et encores vend octroie dès maintenant et à présent à toujoursmais perpétuellement par héritaige à vénérable et discret maistre Louys Lepaige licencié en droit canon chanoine des églises de St (effacé) et sainct Maurile de ceste ville d’Angers qui a achapté pour luy ses hoirs etc une petite maison sise et située en la rue st Noe et petit prêtre de ceste ville d’Angers, tout ainsi que ladite maison se poursuit et comporte et que ledit vendeur l’a eue par partaige [s’il y a eu partage c’est bien qu’il a au moins un frère ou une soeur] de par le décès de ses feuz père et mère, joignant d’un costé et aboutant d’un à la maison qui fut Guillaume Doesseau et d’autre costé à la rue du petit prêtre et aboutant de l’autre bout au pavé de ladite rue st Noe, ou fié du roy duc d’Anjou et aux debvoirs anciens et acoustumés non excédant 2 deniers de debvoir paiable au jour acoustumé, et chargé vers le chapelain de la chapelenie du poupier ? desservie en ladite église de st Maurille de la somme de 30 sols de rente paiable aux jours (effacé) pour tous debvoirs et charges …, et est faite ceste présente vendition pour le prix et somme de 150 livres tournois paiés solvés et nombrés contant en notre présence et veue de nous notaire par ledit achacteur audit vendeur qui les a euz et receuz (f°2) en 55 escuz soleil 20 esuz couronne et demy escu soleil le tout bons et de poids montant ladite somme de 150 livres tournois, dont ledit vendeur s’en est tenu par devant nous à bien paié et contant et en a quicté et quicte ledit achacteur ; et sera tenu en oultre ledit achacteur paier audit chapelain du Pouppil ? 3 années échues d’arrérages à ceste feste de la st Jehan prochain venant à raison de 30 sols tz par an  …

 

Olivier Le Fourbeur « moderne mari » de Charlotte Doisseau, Genêve 1606

Le dictionnaire du Moyen-âge donne pour « moderne », ce qui est « actuel », donc Charlotte Doisseau était remariée, et voici toute la preuve, avec un acte passé à Genêve en 1606 qui se trouve en pièce jointe de l’acte passé à Angers par Jean Marces son fils de son premier mariage, ayant le pouvoir de sa mère pour toucher sa part d’héritage après accord avec les Cupif.

L’acte passé à Genêve a des tournures de phrase et un vocabulaire un eu différent de ceux des actes passés à Angers, mais je vous en propose une retranscription rapide. Je vous le mets d’abord, suivi de l’acte passé à Angers dans lequel il est en fait une pièce jointe, avec la signature de Charlotte Doisseau.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription  rapide mais fiable pour les preuves de filiation

Tous soit notoire et manifeste que comme ainsi soit que cy devant naquicyts ? accord eust esté fait et traité entre honnorable homme Jehan Marces fils et cohéritier de feu François Marces, en qualité de procureur légitimement fondé de honnorables Olivier Le Forbeur et Charlotte Doisseau mère dudit Jehan Marces par acte signé Demonchon notaire de la ville et cité de Genêve en date du 4 mai 1605 d’une part, et noble homme Jehan Cupif sieur de la Robinaye manant et résidant au lieu d’Angers d’aultre à l’occasion du droit de succession par ladite Doisseau prétendu sur la seigneurie et droits en dépendant de la Robinaye, et de la Grée, et sur certaine maison située au lieu de Candé, et que par le susdit accord fait entre les parties par l’intercession de leurs amis et qui fut fait et passé juridiquement audit lieu d’Angers par devant Me Roger notaire et tabellion royal en date du 15 juillet suivant, le prénommé Jehan Marces fut tenu de faire tenir en main dudit Cupif dans 3 ans ans prochain venant un acte de ratiffication en forme authentique de la part d’iceulx mariés Le Fourbeur, et lequel acte de ratiffication tost après le retour d’icelui Jehan Marces en recherche cité de Geneve, il auroit envoyé audit sieur Cupif par personnage express nommé Pierre Boulier … d’iceluy faite par moy notaire soubsigné en forme authentique sans qu’iceulx mariés Le Forbeur et encores moings ledit Marces ayent eu aulcung asseure notice de la deslivrance et réception d’iceluy, a l’occasion de quoi s’acheminant expres ledit Marces audit lieu d’Angers pour la suite et effectuation du susdits accord, ce jourd’huy 23 juillet 1606 par devant moy notaire soubsigné et les tesmoings soubznommés se sont derechef establis et personnellement constitués lesdits Marces Lefourbeur, ladite Charlotte Doisseau agissant de l’authorité d’iceluy, lesquels tant conjointement que séparément ont … déclarant de plus fort ratiffier apouver le susdit accord et traité amiable, tout ainsi et à la forme qu’il leur a esté raporté par iceluy Marces avec promesse de l’avoir et tenir pour agréable ferme et stable, et de mesmes donné comme ils donnent à iceluy Marces présent et acceptant plein pouvoir et mandement expres de faire et passer au profit et avantage dudit sieur Cupif les actes de concession, cession de droits et aultres portés par le susdit traité et accord amiable, pour et au nom de ladite Doisseau sa mère et tous aultres qu’il appartiendra estant à iceluy préalablement satisfait par ledit Cupif en ce qui concerne son … selon que lesdits Marces Lefourbeur l’ont promis et juré par sement par eulx solempnellement fait et professé es mains de moy notaire soubsigné pour l’entière observance d’iceluy et soubs l’obligation de tous et singuliers leurs biens meubles immeubles présents et futurs qu’ils ont soubmis à toutes compulsions et soubz les ples en tel … situés, ayant d’ailleurs lesdits Marces renoncé comme ils renoncent à tous singuliers (f°2) droits à eulx favorables maximement ladite Doisseau dudit Lefourbeur son moderne mary à tous droits faits et introduits en faveur des femmes …

Le 22 mars 1607 avant midy, par devant nous René Serezin notaire royal à Angers fut personnellement estably Jehan Marcetz demeurant en la ville de Genesve au nom et comme procureur de Olivier Le Forbeur son beau père bourgeois de ladite ville de Genesve et de Charlotte Doiseau sa mère femme dudit Leforbeur comme il a fait apparoir par ratiffication de l’accord ci après spécifié soubz la cour de Genesve par devant Gabriel Patou, lequel audit nom a quité et quite noble homme Jehan Cupif sieur de la Felonaye, vénérable et discret Me François Cupif chanoine en l’église d’Angers, noble homme Claude Cupif recepveur des deniers du clergé et noble homme René Lepeletier sieur de Grignon son gendre de la somme de 600 livres tz qu’ils étaient solidairement obligés payer auxdits Le Forbeur et Doiseau sa femme en la ville de Lyon pour les causes portées par accord et transaction passée soubs nostre cour par devant Pierre Roger notaire d’icelle le 15 juillet 1605 (f°2) ratiffié par lesdits Le Forbeur et Doisseau …

Gilles Doisseau, tuteur de ses 3 filles, baille à ferme des closeries, Angers 1571

le preneur n’est autre que Nicolas Allaneau mon ancêtre, qui est bien entendu un marchand fermier intermédiaire et non un exploitant. Ce Nicolas Allaneau est le plus surprenant de mes ancêtres, et pourtant j’ai beaucoup à dire sur beaucoup d’eux.
Ce qui est surprenant chez ce Nicolas Allaneau c’est la très grande aptitude à s’enrichir à travers les trocs et gestions de fermes, et nous allons le retrouver demain.
Il a si bien réussi ses placements qu’à son décès il laisse 10 héritiers bien vivants, pas moins, mais chacun nanti de plusieurs métairies. C’est hallucinant, et cela n’empêchera pas ses descendants de ne pas réussir dans la vie et de descendre l’échelle sociale au point que l’une de ses petites filles vend déjà l’argenterie pour vivre.
Tandis que d’autres deviendront artisans.
Bref, vous l’avez compris j’aime bien cette famille, que j’ai tant étudiée.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E7 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 18 septembre 1571, en la cour du roy nostre sire à Angers et de monseigneur duc d’Anjou fils et frère de roy endroit par davant nous Mathurin Grudé notaire de la dite cour personnellement estably Gilles Doysseau père et tuteur naturel et curateur de Catherine, Renée et Charlotte Doysseaulx filles mineures de luy et de deffunte Mathurine Cupif vivante fille de deffunts Jehan Cupif et Jehanne Boucquet et encores au nom et comme soy faisant fort de sire Pierre de la Vallière marchand demeurant en ceste ville d’Angers aussi curateur ordonné par justice à la dite Renée Doysseau demeurant lesdits Doysseau à présent en ceste ville d’Angers d’une part, et honorable homme sire Nicolas Alasneau marchand demeurant en la ville de Pouancé d’autre part, soubzmetant

regardez bien comment il écrit POUANCÉje suis sure que c’est Pouancé, car elle est toujours qualifiée de ville, et c’est par ailleurs de là que viennent les Allaneau que j’ai tant étudiés, et ce Nicolas aussi. Donc ma lecture du mot « Pouancé » tient pratiquement de la devinette « intelligente » cependant.

lesdites parties respectivement … confessent scavoir est ledit Doysseau esdits noms avoir baillé et par ces présentes baille à tiltre de ferme audit Alasneau ad ce présent qui a prins et accepté audit titre de ferme et non autrement du jourd’huy jusques au premier janvier prochainement venant en ung an que l’on dira 1573 les lieux et clouzeries de Changon située près la Basnelle ?, le lieu domaine mestairie et appartenances de la Rue et le pré appellé le pré de la Mothe de Seillons ainsi que lesdits lieux et choses se poursuivent et comportent sans aucune chose en retenir ne réserver et comme lesdites choses ont ce jour’huy et auparavant esté vendues par ledit Alasneau audit Doysseau esdits noms à la charge dudit preneur de payer les cens rentes et debvoirs deuz pour raison desdites choses et en acquiter ledit bailleur, user desdites choses comme ung bon père de famille et rendre à la fin de ladite ferme lesdites choses en bon estat de réparation, et est faite la présente baillée et prise à ferme pour en payer par ledit preneur audit bailleurs esdits noms oultre les autres charges à la fin de ladite ferme pour tout ledit temps la somme de 333 livres 6 sols tournois en ceste ville d’Angers en la maison de Olivier Cupif marchand demeurant en ceste dite ville, à laquelle baillée et prise à ferme et tout ce que dessus est dit tenir etc et aux dommages obligent etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc fait et passé Angers en présence de noble homme Thibault du Bois Joullain demeurant en la paroisse d’Angrie, et honorable homme Me Pierre de La Marqueraye licencié ès loix advocat Angers et y demeurant tesmoins, les jour et an que dessus

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