Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E7 :
Le 30 juing 1610, en la court royal d’Angers en droit par devant nous Me Jehan Bauldry notaire héréditaire d’icelle personnellement establiz nobles vénérables et discretz Me René Fouscher doyen, Jacques Milllet archidiacre d’Oultre Mayne et Jacques Moriceau prêtres chanoines en l’église d’Angers demeurant en la citté dudit lieu au nom et comme commis et députés quant à ce de messieurs du chappitre de ladite église d’une part, et vénérable et discret Me Pierre Gaignard aussy prêtre chanoine d’icelle église en son privé nom demeurant en ladite citté d’autre part, soubzmectant scavoir lesdits sieurs commis et députéz audit nom eulx et tous et chacuns les biens et choses dudit chappitre et ledit Gaignard soy ses hoirs au pouvoyr etc confessent avoyr faict et font entre eulx ce que s’ensuit, c’est à savoyr que lesdits sieurs commis et députéz audit nom ont baillé et par ces présentes baillent audit Gaignard lequel a prins et accepté prend et accepte à tiltre de ferme et non autrement pour le temps de 7 années et 7 cueillettes entières et consécutives à commancer du premier jour de may prochainement venant que l’on dira 1611, et fini à pareil jour lesdites 7 années et cueillettes finies et révollues et escheues, la terre, dommaine fief et seigneurie de la Barre fruictz proffiltz revenuz et esmulumens d’icelle sise en la paroisse de Villevesque et autres paroisses circonvoisines, déppendant de la Grand Bourse de ladite église, en ce comprins les cens rentes et debvoirs par … avoynes et (f°2) aultres grains avec les dixmes et vinages qui en déppendent et autres droicts desdits choses affermées, pour en jouyr par ledit preneur durant ledit temps à ses coustz mises périls et fortunes et en faire comme de chose baillée à ferme, à la charge dudit preneur de garder à son pouvoir les droits de ladite terre et seigneurie sans aucune en laisser perdre et sans y faire ne souffrir estre faict aucune surprinses ne entreprinses et si aucunes y estoient faictes d’en advertit incontinent lesdits sieurs du chappitre pour y pourvoir comme ils verront estre à faire, paier et aquicter par chacune desdites années les charges et debvoirs ordinaires deubz à raison de ladite terre aulx jours et temps qu’ils sont deubz, et mesmes la somme d’unze livres huit soulz tz de rente deue chacun an à l’usage et recepte de la bourse des anniversaires de ladite église au premier jour du moys d’aoust, et du tout aquicter lesdits sieur du chappitre vers et contre tous ; tenir, entretenir et rendre à la fin de ladite ferme les maisons logis et appartenances de ladite seigneurie en bonne et suffisante réparation de couverture terrasse vitre et careau ainsi qu’elles luy seront baillées au commancement du présent bail par lesdits sieurs du chappitre ou fermier moderne de ladite terre ; entretiendra aussy le pressoir dudit lieu de toutes réparations ainsi qu’il luy sera pareillement baillé fors du fust et guiure ? en quoy il ne sera tenu sinon qu’ils fussent rompuz ou gastez par son deffault et pour le regard des (f°3) aultres menues réparations qui seront nécessaires ledit preneur les entretiendra aussi luy estant préallablement baillées ; rendra à la fin dudit temps les gerres et jardins ensepmancés en tel nombre et de telles espèces de sepmances que les lieux le pourront porter et qu’ils ont de coustume ; planter par chacun sur les lieux plus commodes de ladite terre 12 arbres fructuaulx noiers poiriers pommiers et pruniers et enter de bonnes matières ceulx qu’il conviendra enter et conserver le tout ; faire tenir à ses despens pendant ladite ferme les assises de ladite seigneurie, paier les officiers de leurs gages et les déffraier durant lesdites assises, ensemble ceulx qu’il plaira auxdits du chappitre commectre et députer pour y assister avec leur train de toute dépense honnestement, sans que ledit preneur puisse faire assigner lesdites assises que premièrement il n’ayt eu la volonté desdits sieurs du chappitre, et pour le regard des ventes, rachaptz, droictz despance, aubenages et autes droictz et aventues de fief dont chacun contrat excédera en principal la somme de 200 livres tournois, telles ventes et droictz se départiront entre lesdits du chappitre et preneur par moitié sans que ledit preneur en puisse finir ne composer ne les recepvoir, ains sera tenu apporter ou faire apporter lesdits contrats auxdits du chappitre qui en bailleront acquitz à ceulx qu’il appartiendra ; et jusques à la somme (f°4) de 200 livres au principal de chacun contrat ou droict et au dessoubz les gents et droicts en appartiendront pour le tout audit preneur, lequel en pourra bailler acquictz et en disposer comme bon luy semblera, et s’il plaisait auxdits sieurs du chappitre faire de leur fief leur dommaine des choses qui pourroient estre vendues, faire le pourront, sans que audit cas ledit preneur puisse prétendre aucun droict de ventes ; à la charge aussy dudit preneur de fournir et bailler auxdits sieur du chappitre dans la cinquiesme année de ceste ferme ung papier neuf censif et déclaratif des cens rentes et debvoirs héritages et autres droictz de ladite terre et seigneurie bien et deuement confronté des confrontations modernes et atesté en jugement, et luy aideront lesdits du chappitre d’un papier du passé, tant pour aider à faire le pappier qu’il doibt fournir que pour luy servir en l’exercice de sadite ferme, et est daict ledit présent bail et prinse à ferme pour et à la charge en oultre tout ce que dessus dudit preneur d’en paier et bailler par chacune desdites 7 années auxdits sieur du chappitre es mains de leur grand boursier la somme de 450 livres tournois franche et quicte audit Angers aulx termes de Nouel et St Jehan Baptiste par moictié le premier paiement commanczant au terme de Nouel deladite année 1611 en continuant ; (f°5) ne pourra ledit preneur coupper ne faire coupper desmolir ne abatre aucuns bois marmentaulx ne fructuaulx sur ladite seigneurie et choses qui en déppendent par pied ne aultrement, mais pourra seullement coupper les bois taillis et autres menus bois qui ont accoustumé estre couppez et estromses lors qu’ils seront en leurs couppes ordinaires sans les avancer ne retarder ; dont et de toute lesquelles choses lesdites parties sont demeurées d’accord ce qu’elles ont stippulé et accepté ; auquel bail et prinse à ferme et tout ce que dict est tenir et garentir etc dommaes etc obligent lesdits establiz scavoir lesdits sieurs commis et députez audit nom eulx et tous et chacuns les biens et choses dudit chappitre et ledit preneur soy ses hoirs etc avec tous et chacuns ses biens à prendre vendre etc renonczant etc foy jugement condemnation etc fait et passé en ladite ville d’Angers maison dudit sieur doyen présents Me Michel Denyon chappelain de ladite église et Guy Pinauceau praticien demeurant audit Angers tesmoins
Mathurin Lemelle, prêtre à Villevêque, ne se déplace même pas pour prendre possession de la cure de Montreuil, 1591
Je vous ai déjà mis beaucoup d’actes donnant pouvoir à un tiers pour une action judiciaire ou autre action de droit. Je suis toujours stupéfaite de lire ces procurations car elles ne nomment personne, et laisse un blanc à la place d’un nom, ce qui est une grande marque de confiance dans le notaire qui passe la procuration. Autrefois, certains prêtres possédaient plusieurs bénéfices ecclésiastiques, y compris ceux d’une cure, et ici il est évident que Mathurin Lemelle ne se déplacera même pas pour prendre possession de la cure. Mais l’acte comporte une curiosité sur le nom du lieu, car il est écrit « Montreuil sur Maine » mais en interligne je lis clairement « Belfroy » or il existait Montreuil-Belfroy et je suis bien placé pour le savoir
car j’ai travaillé dans les années 1960 plusieurs années à Montreuil-Belfroy devenue de nos jours Montreuil-Juigné par suite de jumelage. L’usine existe toujours, immense tréfilerie d’alliages d’aluminium et d’alliages de magnésium. C’est la plus petite usine dans laquelle j’ai travaillé, regardez la bien, les autres étaient bien plus grandes… j’ai même travaillé à Leverkusen chez Bayer, la plus grande usine du monde, autrefois 40 000 personnes… une ville usine.
Et pour revenir à Mathurin Lemelle, je ne suis pas certaine qu’il ne s’agisse pas de la cure de Montreuil-Belfroy ?
Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E1 :
Le 3 août 1591 avant midy en la court royale d’Angers endroit par devant nous François Revers notaire de ladite court personnellement estably discret Me Mathurin Lemelle prêtre curé de Monstreuil sur Mayne, à la cure et desserte paroichiale Belfroy, demeurant au bourg de Villevesque, soubzmetant etc confesse avoir ce jourd’huy nommé et constitué et par ces présentes nomme constitue establist et ordonne (blanc) son procureur auquel ledit constituant a spécialement donné et donne pouvoir et mandement spécial de prandre et apréhender pour et au nom d’icelluy constituant comme susdit possession et saisie corporelle réelle et actuelle de ladite cure appartenances et déppendances d’icelle et ce par devant notaire apostolicque ou aultre notaire et tesmoigns et faire pour et au nom dudit constituant toutes actions requises pour bonne possession prandre et acquérir et y garder et observer les sollampnitez requises et accoustumées en telle cas, et en tout en demander et retirer dudit notaire acte et au surplus faire pour et au nom dudit constituant comme susdit tout ce que mestier et requis pour et généralement et prometant etc foy jugement condemnation etc faict Angers à notre tablier en présence de Michel Lory et Pierre (f°2) Delalande praticiens demeurant audit Angers
Michel Lepaslier échange une vigne à Briollay avec le curé de Villevêque, 1550
Encore de la vigne et un curieux contrat d’échange car le premier cède sa vigne contre une rente perpétuelle. Les signatures sont magnifiques et il signe Lepaslier avec de magnifiques volutes. Je suppose que ces habitants d’Angers avaient besoin de vigne pour boire autre chose que de l’eau, surtout qu’à cette époque il fallait mieux boire du vin ou du cidre, plutôt que de l’eau, car l’eau était alors souvent polluée de microbes. Souvenez-vous de tout ce que j’ai écrit sur mon site sur les dissenteries et ces dissenteries dans beaucoup de paroisses d’Anjou, sans doute comme ailleurs en France. Alors, posséder un peu de vigne cela garantissait un peu de vin pour les périodes d’eau contaminée…
Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E5 :
Le 5 septembre 1550 en la court royale d’Angers endroit par devant nous Marc Toublanc notaire de ladite court personnellement establys chacun de Me Michel Poyslier licencié es loix demeurant en ceste ville d’Angers d’une part et missire Jehan Herpin prêtre demeurant en la paroisse de Villevesque comme il dit d’aultre part, soubzmectant lesdites parties l’un vers l’autre eulx leurs hoirs etc confessent avoir aujourd’huy fait et font les eschanges contreschange et permutations concernant les choses héritaulx qui s’ensuyvent c’est à scavoir que ledit Herpin a baillé quicté céddé délaissé et transporté en par ces présentes baille quicte cèdde délaisse et transporte et promet garentir envers et contre tous dès maintenant et audit tiltre d’eschange audit Le Poylier qui a prins et prend tant pour luy que ses hoirs etc 5 quartiers de vigne en ung tenant sis au cloux de vigne près le port de Pons paroisse de Briollay contenant 3 bregeons et une planche ladite planche joignant d’un cousté la vigne de Laurens Poyslier à cause de sa femme d’aultre cousté la vigne de la veufve feu (blanc) Bouesteau aboutant d’un bout auxdit 3 bregeons d’aultre bout, lesdits 3 bregeons aboutans d’un bout le chemin tendant de l’Ertusière audit Pons joignant d’un cousté à ladite planche de vigne cy-dessus confrontée et d’aultre cousté à la vigne et terre René Rousselet et aux quartiers des enfants myneurs d’ans de luy et de sa femme, et tout ainsi que lesdits quartiers de vigne se poursuit et comporte et comme Jehanne Lemelle veufve de feu Thomas Poussin et depuis elle Pierre Coulleon duquel ledit Herpin … comme appert par acte de compromission de retrait fait aux assises de Briollay par le remblay (f°2) et en contreschange desdites choses susdites ledit Lepoylier a baillé quité céddé délaissé et transporté audit Herpin qui a prins et prand tant pour luy que pous ses hoirs la somme de 100 sols tournois de rente annuelle perpétuelle rente que ledit Le Poylier a droit d’avoir et prandre et estoit pris par ledit Herpin sur tous et chacuns les biens et choses héritaulx …
11 juillet 1938
cela me fait 85 … et vous ?
un jour pas comme les autres
La France se dote de la Loi sur l’organisation générale de la Nation pour le temps de guerre : Conditions générales dans lesquelles s’exerce le droit de réquisition etc…
Reims inaugure sa cathédrale restaurée
Howard Hughes a franchi l’atlantique en 16 h 35 min battant le temps de Charles Lindberg
le roi Georges VI va mieux
Jules Rossi remporte la 6° étape du tour de France : Bordeaux, Arcachon, Pau
la Conférence internationale d’Evian (6 -15 juillet 1938), à l’initiative de Roosevelt, réunissant les représentants de 32 pays pour trouver des pays d’accueil pour les 650 000 Juifs que l’Allemagne veut expulser. C’est un échec.
les Japonais attaquent les Soviétiques à la frontière sibérienne en déclarant que ces derniers ont violé la frontière Mandchourienne. Mais après 1 mois de combats, ils sont obligés de se replier.
Juden dürfen sich nicht an Kurorten aufhalten
la société allemande de construction aéronautique Bayerische Flugzeugwerke AG devient Messerschmitt AF

Rina Ketty chante J’attendrai
elle chante aussi Sombreros et mantilles
Fernandel Ne me dis plus tu
Mistinguette Mon homme
Maurice Chevalier Ah ! Si vous connaissiez ma pomme
Tino Rossi Sérénade portugaise
Edith Piaf C’est lui qu’mon coeur a choisi
Ray Ventura Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?
Jean Sablon J’ai ta main
Jean Lumière le Tango chinois
Damia Johny Palmer
On danse le Tango.
Serguei Eisenstein réalise le film « Alexandre Nevski »
Marcel Carné « Quai des Brumes »
L’américaine Pearl Buck reçoit le prix Nobel de littérature,
tandis que celui de chimie est attribué à l’Autrichien Richard Kühn.
L’Italien Enrico Fermi reçoit le prix Nobel de physique et fuit l’Italie de Mussolini pour les Etats-Unis. Il va devenir en 1942 le père de la première pile atomique.
Des jours sombres se préparent, mais le sait-on déjà ! Deux yeux viennent de s’ouvrir à Nantes, qui vont vivre : les bombes, la cave, l’exode en charette à cheval à Gesté, maman criant « Hue Papillon ! » pour inciter le cheval dans les côtes, mais tout le monde descendant pour l’aider, puis Guérande, les Allemands au 1er étage nous au 2e jouant en silence, encore des bombes cette fois sur St Nazaire, qui font remuer la vaisselle à Guérande dans les placards, le retour en train qui met une éternité, il s’arrête partout, toutes fenêtres ouvertes pour mieux se tendre les bras et embrasser tout le monde, puis Nantes, notre première nuit collective sur des matelas sous un immense hall, encore toutes les embrassades, mais, les ruines, le pont de bateaux pour franchir la Loire, et le pont Transbordeur sur l’autre bras de Loire, l’arrivée des Américains lançant des chewing-gum, mon père rapportant le premier pain blanc, et le seul Benedicite qu’il récita jamais tant l’arrivée du pain blanc était important après les privations ! Puis la lycée, la correspondante Allemande, devenue amie depuis 58 ans, l’Europe qui se contruit, la paix…
Oui, je suis née le jour où la France se dotait d’une pareille loi ! je suis née avant-guerre, comme on a longtemps dit après.
Jean Lemelle vend à son beau-frère un quartier de vigne, Villevêque 1531
Autrefois on vendait ses biens de préférence à la famille pour que les biens restent dans la famille. Ici, des Lemelle de Villevêque et même si j’ai des ascendants qui portent ce patronyme, je ne pense pas que ces Lemelle leur soit lié, même si je vois un meunier. Les miens sont au Lion-d’Angers et je ne remonte qu’en 1620
Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E8 :
Le 21 décembre 1531 en notre court royale à Angers en droit par davant nous (Guyon notaire) personnellement establiz Jehan Lemelle vigneron et Margarite sa femme paroissiens de Villevesque, ladite Margarite suffisamment authorisée … confesse avoir vendu quicté céddé délaissé et transporté et encores vends quicte perpétuellement par héritaige à Estienne Gappon moulnier et Michelle Lemelle sa femme sœur germaine dudit Jehan Lemesle, lequels ont achacté pour eulx leurs hoirs etc une planche de vigne contenant ung quartier sise au cloux de la Bretherye en ladite paroisse de Villevesque ainsi que ladite planche de vigne se poursuyt et comporte avecques toutes et chacunes ses appartenances, joignant d’un cousté à la vigne des héritiers feu sire Jehan Lecamus d’autre cousté à la vigne des hoirs feu Guillaume (illisible) aboutant d’un bout au chemin tendant de Villevesque à Pellouaille et d’autre bout audit chemyn tendant de Villevesque au hoirs des Lemerle ? au fief et seigneurie (illisible effacé) (f°2) ou rente seigneuriale pour droit de disme poyable par chacun an savoir est 20 deniers tz au jour et feste Saint Michel et 21 deniers tz pour le droit de disme au jour et feste de Saint Mourice, et ce pour tous debvoirs et charges quelconques sans plus en faire ne poyer, franche et quite icelle vigne des arrérages desdits debvoirs de tout le temps passé juques à huy, transportant etc et est faite ceste présente vendition pour le prix et somme de 40 livres tz dont et de laquelle somme en a esté poyé et baillé tant ce jourd’huy que paravant ce jour par lesdits achacteurs auxdits vendeur tant en argent content que en marchandise de blé et farines la somme de 16 livres comme apparaissoit par deux obligations en forme par nous passées soubz notre court lesquelles ont esté coppiées et adnullées moyennant ces présentes ainsi que tous et lesdits vendeurs ont recogneu et confessé et dont ils les en ont quicté et quictent, et le reste de ladite somme montant 24 livres tz, lesdits achacteurs ont promis sont et demeurent tenus par ces présentes payer et bailler auxdits vendeurs ou chacun d’eux dedans le jour et feste de Toussaints prochainement venant (illisible abimé) (f°3) planche de vigne vendue comme dit est garantir desdits vendeurs et leurs hoirs auxdits achacteurs à leurs hoirs etc renonçant par especial lesdites femmes au droit velleyen foy jugement et condemnation, donné en la maison desdits achapteurs en présence de robert Piette tanneur et Jehan Destouche Me tanneur d’Angers et Jacques Moussault moulnier tesmoins ad ce requis et appellés
Voir croquis »La closerie du « Bois Rare » envoyé par Marie : « fait par mon frère pour illustrer une géographie, ferme de mes grands parents où nous avons passé beaucoup de vacances ! »

Jean Veillart habite Villevêque en 1520 et vend ses biens à Ecouflant
Autrefois, lorsqu’on s’éloignait des pièces de terre à labourer, il fallait soit les vendre soit les bailler à rente ou à moitié. Ici on peut donc supposer que Jean Veillart est d’Ecouflant et vit à Villevêque, donc vend les biens qu’il a hérité de ses parents. Pas de vélo et uniquement le cheval et la voiture à cheval, mais il fallait être aisé pour en posséder… donc impossible d’aller cultiver des pièces de terre à quelques km.
Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E5 :
Le 25 février 1520 (avant Pâques, donc le 25 février 1521 n.s.) en notre cour royale à Angers (Couturier notaire royal Angers) personnellement estably Jehan Veillart paroissien de Villevesque soubzmetant etc confesse avoir vendu et octroyé et encores vend etc à honneste femme Marie Brapstaux ? veufve de feu Jehan Gontier présente qui a achacté et achacte pour elle ses hoirs etc les choses héritaulx qui s’ensuivent, c’est à savoir une pièce de terre contenant 10 seillons sise au lieu appelé le cloux en la paroisse d’Escoufflant joignant d’un cousté à la terre Jehan Regnie d’autre cousté à la terre Guillaume Pictart aboutant d’un bout aux Camus et de ladite achacteresse et d’autre bout au jardrin Gillet Fouyn – Item ung loppin de terre contenant ung quart de journau de terre ou environ au lieu de Lambertière en ladite paroisse d’Escoufflant joignant d’un cousté à la trre de la Toncoys et d’autre cousté à la terre de ladite achacteresse aboutant d’un bout aux boyx aux Moulleaux et d’autre bout au chemin tendant des Aulbiers au Beart – Item la tierce partie par indivis d’une petite noue sise près les Aulbiers en ladite paroisse d’Escoufflant joignant icelle noe d’un cousté à la terre et pré de ladite achacteresse d’autre cousté à la terre Guillaume Pictart aboutant (f°2) aboutant d’un bout aux noues des Camus d’autre bout à la noue de ladite achacteresse – Item une chambre de maison jardrins cours rues yssues libertés et autres appartenances et tous les droiz noms raisons actions parts et portions que ledit estably a et luy est escheu et adveneu à cause de ses père et mère au lieu maison jardrin et appartenances du fief Gentilz sis audit bourg des Aulbiers en ladite paroisse d’Escoufflant, et générallement a vendu comme dessus toutes et chacunes les autres choses herraulx prés pastures boys bayes et autres choses héritaulx quelconques que ledit estably avoit et luy appartenoit et appartiennent en ladite paroisse d’Escoufflant sans riens en réserver, au fié de Burlay et chargé ledit lieu des devoirs et rentes anciens et accoustumés pour toutes charges quelconques ; transportant etc et est faicte ceste vendition pour le prix et somme de 43 livres tz de laquelle somme ladite achacteresse a paié compté et nombré en présence de nous la somme de 20 sols et le sousplus ladite achacteresse a promis et demeure (f°3) tenue payez savoir est 17 livres 10 sols dedans 15 jours prochainement venant et sourplus et parfait payement dedans la Penthecouste prochainement venant et a promis et demeure tenu ledit vendeur faire ratiffier ces présentes à Symonne sa femme et la faire obliger au garantissage desdites coses vendues et en bailler lettres vallables à ses propres cousts et despens à ladite achacteresse dedans la Penthecouste prochainement venant à la peine de 20 livres tz de peine commise à ladite achapteresse à appliquer en cas de deffault ces présentes demeurant néanmoins en leur vertu, aussi à pareille peine à appliquer comme dessus a promis et promet rendre et mettre es mains de ladite achacteresse dedans ledit temps toutes lettres de partaige et autres qui touchent et concernent lesdites choses vendues ; à laquelle vendition et tout ce que dessus est dit tenir etc garantir etc dommages etc obligent respectivement foy jugement etc présets à ce Loys Davy barbier et Jacques Garonne tesmoins
