Ayoul Bondier faiseur d’aiguilles à Tours était natif du village du Plessis-Pigy, Léchelle (77) 1597

Introduction

Impossible de trouver sur internet la fabrication des aiguilles avant BOHIN qui date de 1863 mais avant eux beaucoup d’artisans fabriquaient des aiguilles en France, ainsi ce jour Ayoul Bondier est faiseur d’aiguilles à Tours. Comme il était né à Léchelle près Provins, en Brie, il vient à  Provins chez le notair ecéder des parts d’héritages.
Tours est à 250 km de Provins. On partait parfois loin autrefois, quand on n’était pas l’aîné, faute de place pour tous les enfants. Je suppose qu’il n’existait pas de faiseur d’aiguilles à Provins, et que celui de Tours se déplaçait lors des foires pour venir vendre ses aiguilles. C’est ainsi qu’Ayoul Bondier enfant ou adolescent le suivit car certainement fils puiné et autrefois ces puinés devaient trouver ailleurs à gagner leur pain… en partant au loin…

vendre ses héritages

Autrefois, ceux qui étaient partis  au loin, même ceux qui partiront en Amérique etc.. étaient informés par courrier des décès et de leurs successions, et soit ils donnaient procuration soit ils venaient comme ici le cas. Il y a plusieurs actes concernant Ayoul Bondier, car il avait plusieurs petits héritages et pas un unique acheteur.

Plessis-Pigy est un village important sur la commune de Léchelle, que les notaires orthographiaient Leschelles en 1597.

renonciation à un part de maison

AD77-1057E422 Jacques Delanoe notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1597.07.23 vue 452 – Fut présent en sa personne Ayoul Bondier faiseur d’esguilles demeurant à Tours estant de présent en ceste ville de Provins lequel de son bon gré sans force recognut avoir renoncé et renonce par ces présentes pour et au proffict d’Arthus Therode tixerant en thoilles demeurant à Sordun présent et acceptant pour luy ses hoirs c’est à savoir à tout tel droit (f°2) part et portion nom raison fond propriétté et possession et autres qu’il a et peult avoir et qui luy peult compéter et appartenir compète et appartient à cause et par le décès de deffunct Nicolas Bondier vivant manouvrier demeurant au Plessis de Pigy paroisse de Leschelles et encores en ce qui luy est advenur et escheu par le décès de deffuncte Marguerite Bondier sa cousine jadis femme dudit Arthus et autrement en quelque autre sorte et manière que ce soit et puisse estre en une maison couverte de thuille grange couverte de chaulme court jardin et aireau dépendant de ladite maison, les lieux comme ils se comportent assis au Plessis de Pigy tenant le total desdits lieux d’une part à Louet Cousin d’autre aux Bureaux d’un bout sur e Grand Chemin, appartenant par indivis avec les autres ayant droit pour en jouyr par ledit acceptant et ses hoirs dès maintenant à toujours perpétuellement à la charge du douaire de Romanne Martin seulement après la vie de laquelle ledit droit demeurera et reviendra audit Bondier ou ses hoirs ; ceste cession renonciation faite moyennant et parce que ledit acceptant sera tenu payer les cens rentes et charges que doibvent lesdits héritages pour lesdites portions céddées et en acquiter ledit ceddant ; et en ce faisant a ledit Arthus Therode quicté et quicte ledit Bondier du recours qu’il prétendoit à l’encontre de luy pour la vendition que Nicolas Bondier père (f°3) dudit Ayoul a faite à Claude Bondier et Romane Martin sa femme de plus grande part qu’il n’avoit en ladite maison

Marchand laboureur : métier de certains laboureurs en Brie (77), 1597

Introduction

Je rencontre en Brie au 16ème siècle des laboureurs aisés, qui acquièrent beaucoup de parcelles de terre. Je vous avais montré mon ascendant Valentin Langlois marchand sur un acte et laboureur sur un autre, et je vous avais alors dit que j’avais aussi vu le métier de « marchand laboureur ». Ce métier est si surprenant pour moi que je viens vous en donner un exemple.

marchand laboureur

Non seulement le métier est donné comme « marchand laboureur » mais son nom est précédé d’une de ces qualitifatifs qu’on donne aux bourgeois et autres notables, mais que je n’ai jamais rencontré pour un laboureur en Anjou : honorable homme. D’ailleurs, en Brie la majorité des laboureurs savent signer et même bien, et en Anjou ils ne signent pas.

Champcouelles

Champcouelle est à 12 km au N de Provins, sur le territoire de la commune de Villiers-Saint-Georges. Malheureusement les registres paroissiaux de Villiers Saint Georges, tout comme ceux d’Augers ne commencent qu’en 1674

Non seulement les marchands laboureurs sont rares, mais Valentin Langlois mon ascendant est à Champcouelle et voici Edmé Legras aussi à Champcouelle. On peut supposer que ces hommes s’occupaient de la vente des produits des laboureurs, probablement même allant jusqu’à Paris livrer etc… Enfin c’est une hypothèse faute de mieux.

Edmé Legras marchand laboureur à Champcouelles

L’acte qui suit est une transaction suite à une rente impayée.

AD77-1057E422 Jacques Delanoe notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1597.06.26 vue 380 – furent présents en leurs personnes honorable homme Edmé Legras marchand laboureur demeurant à Brantilly paroisse de Chancouelles d’une part et honneste femme Barbe Landin veuve de feu Me Pierre Legras demeurant à Provins d’autre, disans les parties mesmes ledit Edmé Legras que dès le 25 apvril 1595 ledit deffunt Pierre Legras et ladite Landin sa femme vendirent et constituèrent au nom et proffit dudit Edmé Legras la quantité d’un muyd de bled froment de rente à prendre chacun an le jour St Martin d’hiver sur certains héritages assis au finage du Brolot et es environs qui appartenoient audit Legras et sadite femme et généralement sur tous leurs autres biens moyennant la somme 120 escuz d’or sol que ledit Edmé Legras en paya dès lors content audit Pierre Legras et sadite femme ainsi que le contient ledit contrat passé par devant Nicolas Guedrat et Pierre Galleat notaires royaulx au baillage de Sezanne, de laquelle rente disoient deubz audit Legras 10 années d’arrérages dont il voulloit avoir payement et pour ce faire auroit fait adjourner par devant monsieur le prévost de Provins Nicolas Landin laboureur demeurant à Borlot comme détempteur des héritages qui furent et appartinrent audit deffunt Pierre Legras et à ladite Landin à présent sa veuve tant pour ledit payement d’arrérages que continuation de ladite rente d’un muyd de bled …

A la mémoire des femmes de Provins : Catherine Philippe, veuve de Jean Robinot, 1597

 

Catherine Philippe, veuve de Jehan Robinot, vend à rente annuelle perpétuelle au boulanger de Provins un jardin contenant 3 perches rue des Marets. (AD77-1057E422 Jacques Delanoe notaire à Provins)
Je suis en admiration devant ces signatures de femmes. J’ai tellement dépouillé d’actes notariés en Anjou, sans jamais rien voir de tel, que je reste totalement stupéfaite devant mon écran tant j’admire et je tiens à vous restituer ces signatures à la mémoire de ces femmes de Provins

 

Le couvent Saint-Ayoul de Provins devant sa part de la rente de 100 000 écus prélevée par le roi sur le temporel des religieux.

Introduction

Il y a tant de choses à apprendre en histoire, que beaucoup m’ont échappé. Depuis que je dépouille les actes des notaires, j’ai pourtant bien compris que le clergé était exonéré de beaucoup d’impôts. Or, je découvre en indexant le notaire Delanoe à Provins en 1597 que le roi Charles IX avait ordonné en 1563 la mise en vente du temporel de toutes les églises jusqu’à concurrence de 100 000 écus de rente.
Et je vous invite, comme moi, à aller voir sur internet l’histoire de cette vente considérable : Les aliénations du temporel ecclésiastique sous Charles IX et Henri III (1563-1587) Ivan Cloulas, Revue d’histoire de l’Église de France  Année 1958

le couvent Saint Ayoul de Provins

Pour payer sa contribution à la rente de 100 000 écus, le prieur s’est fait aidé et a alors reçu d’Adam Clement 100 écus. Ce dernier n’a pas fait un don mais un prêt, et comptait bien être remboursé un jour… mais il n’en est rien, il n’est que partiellement remboursé, et malgré plusieurs sentences obtenues à Provins contre le couvent, il ne voit pas un seul écu, et le couvent de son côté a subi des dégâts importants pendant les troubles et doit faire beaucoup de travaux, donc n’a plus les moyens. Adam Clement transige et accepte que le couvent lui laisse en échange de ses écus 24 arpents de terre. Mais à l’époque la terre est divisée en une multitude de petites pièces de terre et le notaire doit donner le bornage de chacune. Ainsi, après 3 pages pour rappeler les faits qui amènent à la transaction, il faut encore 5 pages pour lister toutes ces petites pièces de terre. Et si j’ai tout retranscrit c’est que cet acte me tient à coeur, car j’y ai découvert le métier d’un de mes ascendants et c’est pour moi un pur bonheur tant la paroisse qu’il habitait, Augers-en-Brie, manque de registres paroissiaux etc..

Valentin Langlois

Il était marchand devant le même notaire en 1626 sur son contrat de remariage.  En 1597, l’acte ci-dessous le donne témoin de cette importante transaction en forme de cession foncière, et il est laboureur. Il n’apparaît dans aucun des bornages des pièces de terres cédées par le couvent Saint Ayoul, par contre j’y rencontre un proche des ascendants de Jules Verne, dont je vous reparlerai.
Je ne suis pas surprise de le trouver laboureur alors qu’il était marchand à son remariage, car dans le fonds du notaire Jacques Delanoe à Provins, je rencontre plusieurs fois le métier de marchand laboureur Et dans le cas de Valentin Langlois il est frère de Nicolas Langlois, aussi à Augers, qui est tous les 2 mois chez le notaire en train d’acheter une pièce de terre, et même de les payer comptant !!! Donc il s’agit de laboureurs aisés !

Augers-en-Brie et Champcouelles

Nous sommes un peu au nord de Provins. Je dois avouer après avoir tappé toutes ces petites pièces qu’elle ne sont pas si éloignées les unes des autres, et ce sont même souvent les mêmes voisins qui bornent, surtout d’ailleurs des bourgeois de Provins. : Truffe, Retel …

 

Comme vous le voyez, Champcouelle est sur le territoire de la commune de Villiers-Saint-Georges. Malheureusement les registres paroissiaux de Villiers Saint Georges, tout comme ceux d’Augers ne commencent qu’en 1674/

transaction d’Adam Clement et le prieur de St Ayoul

l’acte fait 8 pages et je vous mets plusieurs seulement en lien pour alléger la vue de cette page, mais je les mets car elles peuvent manifestement intéresser des historiens de Provins et du couvent Saint Ayoul, en particulier cet acte dit bien que beaucup de travaux sont nécessaires après les troubles.

page 2  – page 3  –  page 4  –  page 5  –  page 6  –  page 7

AD77-1057E422 Jacques Delanoe notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1597.05.15 vue 300 – comparurent les religieux prieur et couvent monsieur St Ayoul de Provins … d’une part et Adam Clement homme d’arme de la compagnie de Monglas demeurant à Augers d’autre, disans lesdites parties que dès le 3 juillet 1595 ledit Clement auroit fourny audit de Forest prieur la somme de 100 escuz sol que dès lors fut emploiée par iceluy prireur au payement de partie de la somme de 16 escuz de rente rachaptable à laquelle somme ledit prieuré estoit cotté pour sa cottepart de la somme de 100 000 escuz[1] de rente rachaptable accordés au roy par le clergé de France moyennant laquelle somme de 100 escuz ledit Deforests auroit promis faire vendre et adjuger audit Clement par devant les subdélégués sur le fait de la vente et alliénation du bien des ecclésiastitques du diocèce de Sens la quantité de 24 arpents de terres labourables (f°2) ou environ en plusieurs pieces assises au finage de Champcouelles et es environs appartenant audit prieuré moictyé du domaine d’icelluy l’autre moictyé à cause de l’eschange fait entre ledit prieur et lesdits religieulx et de ce en fournir lettres audit Clément signées scellées et controllées deux mois après la datte dudit contrat ou luy rendre ladite somme de 100 escuz recours à icelluy fait et passé par devant ledit juré ledit jour, à quoy ledit Deforestz n’auroit satisfait ne fournir lesdites lettres tant pour ce que les chemyns n’estoient libres ainsi qu’il disoit qu’autres raisons par luy alléguées cause que ledit Clément l’auroit fait adjourner par devant monsieur le bailly de Provins ou  son lieutenant pour soy venir luy rendre ladite somme de 100 escuz sol faultre d’avoir satisfait audit contrat ou tant auroit esté procédé que par sentence du 17 febvrier 1596 ledit Deforests auroit esté condemné à rendre ladite somme de 100 escuz sol audit Clément pendant ung an avec les intérests au désir de l’ordonnance et de ce bailler caution pendant la huitaine ensuyvant, à quoy il n’auroit satisfait de sorte que par autre sentence du 19 febvrier 1596 ledit Deforests auroit esté condempné à fournir à ladite sentence pendant la huitaine après laquelle passée auroit baillé et payé audit Clement partye de ladite somme espéroit (f°3) le surplus au fur qu’il recepvroit quelques deniers du revenu dudit prieuré mais que les … et les charges tant ordinaires qu’extraordinaires mises sur ledit prieuré à cause des troubles si grosses et insuportables qu’ils n’ont peu parvenir audit remboursement et ne pourront encore de longtemps à causes des grandes réparations qui sont à faire tant au clocher en l’église qu’au logis dudit prieuré à quoy il est très nécessaire pourvoir ce qu’ils auroient fait par plusieurs et diverses fois entendre audit Clement le suppliant les secourir et luy rendre ce qu’il auroit touché et receu de ladite somme de 100 escuz lui quiter le surplus et reste qui luy estoit deub de ladite somme de 100 escuz pour subvenir auxdites réparations et autres affaires nécessaire dudit prieuré, à quoy ledit Clément se seroit accordé pour ayder audit prieuré tellement et en sorte qu’ils auroient fait et font entre eulx les accords qui ensuyvent à savoir que lesdits religieulx prieur et couvent pour et au nom et proffit dudit prieuré recognurent de leurs bons grés sans force ne contrainte et pour le profit d’iceluy avoir vendu ceddé quité transporté et délaissé et par ces présentes vendent cèddet quitent transportent et délaissent promis et promettent garantir soubz tout le bien et revenu temporel dudit prieuré audit Adam Clement présent achepteur pour luy ses hoirs et ayant cause au temps advenir la quantité de 24 arpents de terres labourables ou environ en plusieurs pièces assises au finage de Champcouelles et es environs ainsi qu’en suit – premièrement ung arpent de terre assis au lieu des Clostz tenant d’une part à Edmé Legras d’autre aux hoirs feu Girard Janvier d’un bout à Claude Rive et d’autre sur (blanc) – Item 3 quartiers de terre sis esdits Clostz tenant (f°4) d’une part à Nicolas Desoubzmarmont d’autre à Pierre Domenchin d’un bout sur la grand rue d’autre sur les hoirs Me Jehan Truffe – Item 7 quartiers de terre assis esdits Clotz tenant d’une part à Nicolas Desoubzmarmont d’autre à Edmé Legras d’un bout sur le chemin d’autre sur (blanc) – Item 3 quartiers de terre assis près de ce lieu tenant d’une part au chemin d’autre à plusieurs tournailles d’un but sur la rue de Cenan d’autre sur (blanc) – Item demy arpent de terre sis au lieudit la Petite Chaise près du Grand Bois tenant d’une part aux hoirs Me Jehan Truffe d’autre aux hoirs Me Jehan Ratel d’un bout les terres des Deverses d’autre sur (blanc) – Item demy arpent sis près ladite Chaise tenant d’une part aux hoirs Me Jehan Truffe d’autre aux religieulx St Ayoul d’un bout sur la rue de Sancy d’autre sur (blanc) – Item ung arpent de terre près ladite Chaise la pièce faisant hache tenant d’une part aux hoirs Deverse d’autre aux hoirs feu Me Jehan Retel d’un bout sur la terre des Deverse d’autre sur (blanc) – Item 3 quartiers de terre assis au bois Hay tenant d’une part à la terre de la cure de Champcouelles d’autre aux hoirs Me Jehan Truffe d’un bout sur la terre des Gaillets d’autre sur (blanc) – Item ung quartier de terre assis au bois Hay tenant d’une part aux Gaillets d’autre aux hoirs Jehan Pieron de Mouneaulx – Item 3 quartiers de terre assis près Brantilly tenant d’une part et d’autre aux hoirs Me Jehan Truffe d’un bout sur la Grande Rue tendant de Champcouelles à Angers d’’autre bout sur ledit Truffe – Item 3 quartiers de terre sis au dessoubz de la Grandroyse tenant d’une part aux vénérables de Notre Dame du Val d’autre aux hoirs Girard Jamme d’un bout sur Me Jehan Truffe d’autre sur (blanc) – Item 3 quartiers de terre assis près la Grandroise tenant d’une part auxdits goirs Girard Jamme d’autre aux Graillets (f°5) d’un bout sur Edmé Legras d’autre sur (blanc) – Item demy arpent de terre assis près de ce lieu tenant d’une part aux hoirs Me Jehan Retel d’autre aux hoirs Me Jehan Truffe d’un bout sur Edme Legras d’autre sur (blanc) – Item ung quartier de terre sis au dessus du Grand bois tenant d’une part aux hoirs Me Jehan Truffe d’autre en bergerie à la rue dudit Bois à Sancy d’un bout sur Nicolas Desoubzmarmont d’autre sur (blanc) – Item 3 quartiers de terre assis à la Chaise tenant d’une part aux hoirs feu Pierre Hevin d’autre aux Deverse d’un bout sur la terre de la prieure de Champcouelle d’autre sur (blanc) – Item ung arpent de terre sis à la Chaise assis pris de la rue de la Coranche tenant d’une part aux Deverse d’autre à la terre de la cure de Champcouelle d’autre la terre de la prieure dudit Champcouelle d’autre sur (blanc) – Item demy arpent de terre assis près de ce lieu tenant d’une part aux hoirs Me Jehan Truffe d’autre aux hoirs Girard Jammet d’un bout sur ladite terre de la prieure et Champcouelle d’autre sur (blanc) – Item ung arpent de terre assis à la Chaise près le chemyn croye tenant d’une part et d’autre aux hoirs feu Pierre Hevin d’un bout sur le chemyn croye d’autre sur (blanc) – Item ung quartier de terre assis es Clostz tenant d’une part à Edmé Legras d’autre à Nicolas Desoubzmarmont d’un bout sur la rue du Chasnon d’autre sur (blanc) – Item ung autre quartier de terre assis audit Clostz tenant d’une part audit Edmé Legras d’autre aux parties dudit Legras d’un bout sur la Grand rue d’Augers d’autre sur (blanc) – Item 3 quartiers de terre assis à la rue de Cenain tenant d’une part à ladite rue d’autre à Edmé Legras d’un bour sur le chemyn d’autre sur (blanc) – (f°6) Item ung arpent de terre assis près de ce lieu tenant d’une part à Girard Jammet d’autre en bergerie au chemin d’Angers d’un bout sur Me Jehan Ttuffe d’autre sur (blanc) – Item ung quartier et demy de terre assis es hault Cordins tenant d’une part aux hoirs Me Jehan Retel d’autre aux hoirs Me Jehan Truffe d’un bout sur les hoirs Girard Jammet d’autre sur (blanc) – Item assis près de ce lieu ung quartier de terre tenant d’une part à Edmé Legras d’autre aux Deverse d’un bout les hoirs Girard Jammet d’autre sur (blanc) – Item 3 quartiers de terre assis près de la cure tenant d’une part à Nicolas Senon de Sancy d’autre à Remy Marin d’un bout sur Girard Jammet d’autre sur (blanc) – Item près la Grande Chaise 3 quartiers de terre assis près de la terre de Rebests tenant d’une part à la terre des Deverse d’autre à Girard Jammet d’un bout sur la terre des Rebests d’autre sur (blanc) – Item assis près de ce lieu ung quartier et demy de terre tenant d’une part aux hoirs Jehan Pieron de Monceaulx d’autre et d’un bout sur les hoirs feu Pierre Hevin d’autre sur (blanc) – Item ung quartier de terre assis près de ce lieu tenant d’une part à Me Jehan Truffe d’autre à Me François Angenost d’un bout sur lesdits hoirs Me Jehan Truffe d’autre sur (blanc) – Item demy arpent de terre assis près de ce lieu tenant d’une part et d’autre aux hoirs feu Jehan Pieron d’un bout sur les hoirs Graillets d’autre sur (blanc) – Item 7 quartiers de terre assis au lieudit la Haye Droyn tenant d’une part à ladite cure de Champcouelles d’autre à (blanc) d’un bout sur le sieur de la Bouloye d’autre sur (blanc) – Item demy arpent de terre assis à la marine du prieuré de Champcouelle tenant d’une part aux hoirs Jehan Pieron d’autre aux hoirs Pierre Hevin d’un bout et d’autre sur les terres de la prieure de Champcouelle – Item 5 quartiers de terre assis au lieudit la Masure tenant d’une part aux hoirs Me Jehan truffe d’autre aux tournailles d’un bout sur ledit sieur de la Bouloye d’autre sur (blanc) – Item ung quartier et demy de terre assis près cedit lieu tenant d’une part auxdits hoirs Me Jehan Truffe et d’autre aux Deverse d’un bout sur la pièce cy dessus et d’autre sur (blanc) – (f°7) Item 15 perches de pré assis au Bris Frein tenant d’une part à Edmé Legras d’autre à Remy Marin d’un bout sur la rivière de d’Aubertain d’autre sur ledit Remy Marin – Item 15 perches de pré assis audit Bois Frein tenant d’une part à Rémy Marin d’autre par à Edmé Legras d’un bour sur ladite rivière et d’autre sur ledit Marin – Item 3 quartiers de terre près de ce lieu de la Grandroise tenant d’une part aux hoirs Jehan Pierin et d’autre aux hoirs Girard d’un bout sur la rue de Sancy et d’autre sur (blanc) – audit prieuré, appartenant comme dict est, pour desdits héritages jouyr par ledit Adam Clement ses hoirs et ayant cause dès maintenant et du tout à tousjours perpétuellement à la charge du cens sy aulcun est deub sans autres charges quites jusques à huy moyenant le payement que ledit Clement a fait audit Deforest prieur en la présence du notaire et autres, en quarts d’escus de 60 escus sol qu’il auroit receuz dudit Deforest sur ladite somme de 100 escuz sol qu’il luy auroit cy devant advancés  ainsi qu’il apert par ledit contrat : et ce moyennant et pour demeurer par iceluy Deforest et lesdit prieuré quites et deschargés envers ledit Clement de ladite somme de 40 escuz d’or sol qui luy estoit encore deubs de reste de ladite somme de 100 escuz le tout suivant les contrats et sentences, lesquels sont demeurés es mains dudit Clément achapteur pour luy servir d’hipothèques … (f°8) … fait et passé en l’estude dudit juré devant midy le samedy 17 mai 1597 présents Gabriel Bablé clerc Valentin Langlois laboureur demeurant à Angers et Gilles Panelier demeurant à Provins.

[1] L’édit du 17 mai 1563 ordonnait la mise en vente du temporel de toutes les églises jusqu’à concurrence de 100. 000 écus de rente

 

 

Gabrielle Marquant et Simon Lecourt ont laissé une rente à payer à leurs descendants, Provins 1597

Introduction

On hérite toujours comme autrefois des dettes actives et passives, et aujourd’hui on peut toujours renoncer à une succession déficitaire pour éviter les dettes. Au 16ème siècle à Provins, les rentes perpétuelles étaient dans les successions et les héritiers oubliaient parfois de les payer… Et les actes des notaires donnent beaucoup de filiations de ces héritiers mauvais payeurs. Je vous mets ce jour un exemple de ces rentes impayées par les héritiers pour vous convaincre de la richesse filiative des fonds des notaires, car de tels actes fourmillent.

Gabrielle Marquant

L’acte donne une partie de ces héritiers pour n’avoir pas payé une rente annuelle perpétuelle qu’elle a laissé. Elle avait épouse Simon Lecourt.

AD77-1057E422 Jacques Delanoe notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1597.03.21 vue 166 – honorable homme Denis Lefendeur sergent royal à Provins tant en son nom que comme tuteur des enfants de luy et defunte Charlotte Dubuisson jadis sa femme et encors soy faisant fort de Nicolas Moreau et Jehanne Dubuisson sa femme à cause d’elle tant en son nom que comme héritière de Jacques Hiart fils de Jacques et deffunte Nicole Dubuisson héritiers de deffunt Edmé Dubuisson vivant marchant demeurant à Provins d’une part, et  Pierre Rayer paulmier demeurant audit Provins à cause de Symone Leblanc sa femme fille de deffunte Catherine Prive héritière en partie de deffunte Marguerite Marquant vivante femme de Symon Lecourt fils de Nicolas aussi marchant demeurant audit Provins d’autre, lesquelles parties de leurs bons grés sans force pour obvier aux frais qu’il conviendrait faire en exécution des sentences obtenues tant au siège de la prévosté que baillage de Provins par lesdits Lefendeur et Moreau esdits noms touchant le payement des arrérags de la moitié de 13 septiers de bled froment de rente constituée par defunt François Lombart et sa femme au proffit dudit deffunt Edmé Dubuisson à prendre sur certains héritages assis à Sainct Bouy et es environs acquis par ledit Lecourt depuis la création de ladite rente et constant le mariage de luy et de ladite Marquant comme aussi pour la continuation de ladite rente à l’advenir, desquels arrérages comme aussi du sort principal de ladite rente s’est trouvé ledit Rayer à cause de sadite femme estre tenu et redevable comme héritier de ladite deffunte Marquant son ayeule d’une quatriesme partie les quatre parts faisant le tout pour laquelle quatriesme partie tant dudit sort principal de ladite rente à la raison de … comme aussi pour les arrérages escheus et autres qu’ils peuvent debvoir des despends desdits procès en leur regard et jusques à ce jour (f°2) ils ont ensemblement composé et accordé à la somme de 32 escuz 15 sols tz que ledit Rayer en a promis et promet et sera tenu payer audit Lefendeur esdits noms …

Pierre Haton et Lupien Chevrier cèdent leur droit de succession à celui qui a en charge les enfants mineurs du défunt, Melz sur Seine (77) 1597

Introduction

Autrefois, les tutelles et/ou curatelles touchaient pratiquement tout le monde, tant il y avait d’enfants ayant perdu leurs parents avant la majorité, alors à 25 ans. Mais souvent cette tutelle touchait des enfants en bas âge, donc durait plus de 20 ans. Certes on faisait travailler les enfants très tôt, dès 9 ans et on n’avait plus que la charge de gestion de leurs biens, mais avant leurs 9 ans on devait aussi les entretenir.

Blunay à Melz-sur-Seine (77) 

Blunay est un village très important, qui était aussi grand que le bourg. Ce village donna naissance à Claude Haton qui nous a transmis les Mémoires de Champagne, précieux document sur l’histoire de la Brie 1553-1582. Je trouve dans les archives des notaires de Provins la trace d’un autre Haton contemporain au même village, certainement proche parent. Ici, il a renoncé à une succession en faveur de celui qui élève des enfants mineurs manifestement en bas âge. C’est une très belle renonciation, et en outre l’un des cédants est un Haton, certainement proche de Claude Haton et contemporain.

renonciation au profit de celui qui élève les enfants

AD77-1057E422 Jacques Delanoe notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation 

1597.03.21 vue 165 – Fut présent en sa personne Lupien Chevrier laboureur demeurant à Blunay paroise de Melz sur Seine héritier en partie de deffunt Jehan Chevrier fils de Jehan son frère et encores comme ayant le droit par renonciation de Pierre Hatton aussi héritier en partie dudit deffunt lequel de son bon gré sans force recognut avoir renoncé quicté transporté et délaissé et par ces présentes renonce quicte transporte et délaisse à Jehan Meignen laboureur demeurant audit lieu présent et acceptant à tous tel droit part et portion nom raison fond propriété possession et autres qu’il a et promet avoir tant de son chef que comme ayant le droit dudit Haton comme dit est en tous et chacuns les héritages et biens immeubles qui furent et appartinrent audit deffunt Jehan Chevrier en quelque chose que se puisse consister et en quelques lieux qu’ils se trouveront estre situés et assis sans rien en réserver sinon ung quartier de terre en une pièce assise au finage de Blunay au lieudit les Champeaulx et environ unze perches de vigne en deux pièces assises audit finage de Montautre et des Champeaulx qui seront et demeureront audit Lupien Chevrier, pour desdits héritages et biens immeubles jouyr par ledit Meignen acceptant à la réserve susdite, aux charges qu’ils peuvent debvoir dès maintenant à tousjours perpétuellement, encores a ledit Lupien Chevrier quicté et quicte ledit Meignen qui avoit espouzé cy devant la veuve dudit deffunt Jehan Chevrier et ce que luy peuvent debvoir pour raison et à cause de la charge de tutelle que ledit deffunt Jean Chevrier son père et depuis ledit Nicolas son frère ont eue …