Inventaire des meubles de feu Jean Regnault, Angers 1521

extraordinaire inventaire, car j’ai rarement trouvés des livres, et ici il y a plusieurs dizaines, tant droit, prières, histoires, poésie etc…
Je n’ai pas compris pouquoi Jean Lasnier vit là, car en fait c’est l’inventaire de feu Jean Regnault. Comme je ne connais pas la famille Lasnier, je suppose qu’il est gendre ?

La maison est grande, mais le bas uniquement pauvre, vieux, et surement réservé aux domestiques.
Enfin, si l’inventaire comporte des livres, il ne comporte pas de vaisselle d’étain et d’argenterie quelconque.

Je vous ai mis les explications pour les mots que j’ai dû chercher, hors ceux qui sont déjà étudiés par mes soins et sur ce site à ma page des inventaires après décès, qui a un lexique

Un seul mot m’échappe, et revient plusieurs fois, c’est le TREDEULX ou TREDOULX qui semble bien être un dossier, mais c’est juste une hypothèse de ma part, faute d’avoir trouvé un dictionnaire qui traîte ce mot.

Je vous laisse apprécier ces objets et linge, car ils ont près d’un demi-millénaire, à quelques années près !

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 12 juin 1521 (Nicolas Huot notaire Angers) Inventaire et prisaige faits par moy Jehan Potery sergent royal commissaire en ceste partie pour la partie d’honorable homme maistre Raphael Rommee docteur en médécine mary de damoiselle Jehanne Regnault fille de feu maistre Jehan Regnault et de Marie Hubert sa femme des biens meubles demourés des décès et trespas dudit feu maistre Jehan Regnault lesquels ont esté trouvés et sont ès maisons et logis où est demourant noble homme Jehan Lasnier seigneur de Saint Jame sur Loire pour lequel inventaire faire et voir priser et estimier lesdits meubles demourés dudit décès, ay prins adjoint avecques moy Nicolas Huot notaire royal des contrats d’Angers et ensemblement avons vacqué ainsi que cy après s’ensuit, ledit prisage fait par Jehan de La Mothe et Martin d’Andigné priseurs juges de ceste ville d’Angers
Le 12 juin 1621, premièrement

  • au corps de maison de davant a esté trouvé ce qui s’ensuit, en une estude basse a esté trouvé ce qui s’ensuit
  • et premier, ung grant comptouer à lyettes 50 sols
    ung petit banc a demy tredaulx 15 sols
    ung autre petit banc à demy tredaulx 15 sols
    trois grans escabeaux 5 sols
    une chaire quarrée 3 sols 4 deniers
    ung petit charlit à quenoille sur lequel y a une couette de couettiz garnie de son traverslit et d’une courtepointe dessoubz, d’une vieil banchet rouge tel quel le tout ensemble 40 sols
    ung gaurelot rompu 2 sols 6 deniers
    une vieille huge 4 sols 4 deniers
    en laquelle vieille huge a esté trouvée une douzaine de petites tant longères que serviettes le tout tel que 10 sols 6 deniers pièce l’une portant l’autre pour ce 6 sols
    deux touailles en grant laise ensemble 12 sols 6 deniers

    touaille : toile, sens général – Du Poitou à la Normandie : serviette, linge de table, nappe (Lachiver, Dict. du monde rural, 1997)

    deux serviettes prisées 6 deniers pièce 12 deniers
    une vieille courtine garnye de quatre rideaux et ung tredeulx, prisé ensemble 20 sols
    une vieille touaille 10 sols

  • en la chambre de la chapelle a esté trouvé ce qui s’ensuit
  • ung petit coffre à soubassement fermant à clef de trois pieds de long ou environ 12 sols 6 deniers
    ung marchepied à deux hussets fermant à cler 15 sols
    une paire de peties armoires à une lyette à une fenestre fermant à clef 20 sols
    ung petit coffre ferré en manière de bahu 10 sols
    deux vieilles tables garnues de brichetz 8 sols 4 deniers
    ung grant escabeau et ung petit, ensemble 2 sols
    ung petit escabeau de 5 pieds de long ou envirion 20 deniers
    deux touailles de lin, ensemble 7 sols 6 deniers
    deux autres vieilles touailles 2 sols
    deux draps de brin en réparon dont en a ung fort usé et percé, ensemble 7 sols 6 deniers
    deux couvrechefs de lin, ensemble 3 sols 4 deniers
    deux autres vieux couvrechefs, ensemble 7 deniers
    cinq vieilles chemises telles quelles, ensemble 10 sols
    une vieille berne 5 sols

    berne : couverture de laine grossière, ou pièce d’étoffe (idem)

    ung drap de deux toiles 3 sols 4 deniers
    ung autre vieil drap, une souille d’oreiller, trois vieilles serviettes, le tout 20 deniers

  • en une petite chambre près ladite chapelle a esté trouvé ce que s’ensuit
  • une chaize à treideulx et à coffre fermant à clef 7 sols 6 deniers
    une autre cheze à treideulx et coffre 7 sols 6 deniers
    une autre cheze quarrée 2 sols 6 deniers
    une meschante banselle 12 deniers
    ung pupistre à escrire 2 sols 6 deniers

      en la chambre soubz la chapelle

    ung banc à reigle de sept pieds de long ou environ 10 sols
    une chaire à tredeulx garnye de sangles 5 sols
    deux autres chaizes quarrées dont y a une persée, ensemble 5 sols
    six vieulx escabeaux 6 sols
    ung charlit de couchette sur lequel y a deux petites couettes de couchettes dont y a ung traverslit, ung vieil lodier, ung vieil drap et une vieille sarge, le tout 30 sols
    ung grant vieil charlit sur lequel y a une couette de graine garnye de son travers lit et ung vieil lodier, une vieille berne, ung mattraz dessoubz, trois petiz orilliers, une vieille courtine rouge garnye de deux vieulx rideaux, le tout 4 livres

  • en une autre chambre estant près ladite chambre
  • trois grans chaudrons 15 sols
    une poille tenant deux seilles et demye d’eau ou environ 25 sols
    trois passes de fer, ensemble 27 sols 6 deniers
    deux poilles à queue dont y a une rompue, ensemble 10 sols
    trois chandeliers dont y a ung rompu, ung cliquet d’arain, ensemble 5 sols
    une chauffrette d’arain 4 sols 2 deniers
    ung vieil bassin rompu 4 sols 2 deniers
    deux grans broches de fer, ensemble 10 sols
    une palle de fer, une paire de pinssettes et une paire de tenailles et ung petit crocher à atiser le feu 6 sols 3 deniers
    une paire de landiers à crosse à trois roustissouères chacun 50 sols
    une vieille hallebarde 5 sols
    ung soufflet à deux muffles 3 sols 4 deniers
    ung cieil pupistre 7 deniers
    deux vieulx escabeaux et une vieille cheze, ensembe 4 sols 2 deniers
    ung vieil charlit 4 sols 2 deniers

  • en la boullengerie
  • une grant vieille met à fest 7 sols 6 deniers
    une paire de landiers à chauffrete à deux roustissouères chacun prisé 22 sols 6 dneiers
    une table à pasticer 5 sols

  • en la grant chambre hault du grand corps de maison
  • ung grant coffre à soubassement fermant à clef de six pieds de long ou environ à menuiserie par davant 70 sols
    auquel coffre a esté trouvé ce qui s’ensuit :
    quatre draps de lin de quatre toilles chacun prisés à 35 sols pièce, pour ce 7 livres

    toile : manifestement ici pris au sens d’aune, et en vérifiant ce que dit le Dictionnaire du Monde Rural de Lachiver, je trouve effectivement parmis les innombrables sens du mot « l’aune sur les bateaux à voile de la Loire. Une voile de 7 toiles était une voile carrée de 7 aunes de côté ». J’en conclue que notre sergent royal commissaire et priseur avait la pratique de l’estimation des voiles de bateaux plus que des draps de lit.

    vingt six draps de trois toilles prisés 20 sols pièce, 26 livres
    sept draps de deux toilles et demye chacun prisé 8 sols pièce, pour ce 56 sols
    dix petiz draps de lin de deux toilles chacun prisés 8 sols pièce, pour ce 4 livres
    six petiz draps de deux toilles et demye chacun de brin en brin prisés 6 sols pièces, pour ce 36 sols
    neuf autres draps de deux toilles de brin en réparon prisés 5 sols pièce, pour ce 45 sols
    ung pavillon de gros lin persé et apiécé en plusieurs lieux 35 sols

    pavillon : s. m. Espece de logement portatif servant au campement des gens de guerre, & fait en quarré ou en rond, & terminant en pointe par en haut, à la difference des tentes qui sont plus longues que larges, & dont le haut est fait en forme de toit. Les pavillons sont faits ordinairement de coutis. les murailles d’un pavillon. l’arbre ou le mast d’un pavillon. les cordages d’un pavillon. tendre un pavillon.
    On appelle aussi, Pavillon, Un tour de lit plissé par en haut, & suspendu au plancher, ou attaché à un petit mast, vers le chevet. Un pavillon de taffetas. un pavillon de toile d’inde. un pavillon de serge.
    On appelle aussi, Pavillon, Un tour d’estofe dont on couvre le tabernacle dans quelques Eglises, Le pavillon du tabernacle, Et on appelle encore de la mesme sorte le Tour d’estofe qu’on met sur le saint Ciboire.
    Pavillon, signifie aussi une espece de banniere ou d’estendart qui est en carré long, & que l’on met au grand mast, ou au mast de hune d’un vaisseau. Il n’y a que l’Admiral qui porte le pavillon au grand mast. le pavillon de France. le pavillon d’Angleterre. arborer le pavillon. mettre pavillon bas, baisser le pavillon. amener le pavillon. c’est une marque de deference que de baisser le pavillon. faire baisser le pavillon.
    On dit fig. Baisser le pavillon: & cela se dit lors qu’y ayant lieu de comparaison; de competence, ou de contestation entre deux personnes, l’un des deux cede, & se reconnoist inferieur. Quant à cela je baisse le pavillon, & je reconnois que vous l’emportez sur moy. c’est un homme qui est au dessus de tous les autres dans ce genre-là, il faut baisser le pavillon devant luy. vos raisons sont meilleures que les miennes, je cede & je baisse le pavillon.
    Pavillon, signifie aussi, Un corps de bastiment carré, appellé ainsi à cause de la ressemblance de sa figure avec celle des pavillons d’armée. Sa maison ne consiste qu’en un pavillon. il a basty un pavillon au bout de son jardin, au bout de sa galerie. un corps de logis entre deux pavillons. il n’y a qu’un corps de logis & un pavillon au milieu. gros pavillon. pavillon double. (Dictionnaire de l’Académie française, 1st Edition, 1694)

    ung autre vieil pavillon 8 sols 4 deniers
    ung petit marchepié 15 sols
    quatre tabliers dont y a ung à ouvraige prisés 20 sols pièce, pour ce 4 livres
    trois touailles de lin dont y a une rompue par ung bout prisées 5 sols pièce, pour ce 15 sols
    une autre petite touaille de lin 3 sols 4 deniers
    12 longières à ouvrage tant grandes que petites prisées 7 sols 6 deniers pièce, pour ce 4 livres 40 sols

    longière : essuie-mains, nappe commune (Lachiver, Dict. du monde rural, 1997)

    trois longières de lin dont y a une rompue prisées 3 sols 4 deniers pièce, pour ce 10 sols
    plus une autre longière de lin 3 sols 4 deniers
    plus une autre petite touaille 3 sols 4 deniers
    9 couvrechefs de lin prisés 2 sols 6 deniers pièce, pour ce 22 sols 6 deniers
    sept douzaines de serviettes tant à ouvrage que de lin à 20 deniers pièce, pour ce 7 livres

  • en une petite étude estant en ladite grant maison
  • ung coffre à soubassement fermant à deux claveures 20 sols
    ung petit banc à tredoulx 12 sols 6 deniers
    une cheze à tredoulx persée prisée 7 sols 6 deniers
    ung petit pupistre 4 sols 2 deniers
    une table de 6 pieds de long ou environ garnye de deux treteaux 5 sols
    ung grant merquier ??? 5 sols

  • en une chambre basse estant près la salle dudit grant corps de maison
  • ung marchepié de six pieds et demy de long ou envirion 10 sols
    auquel marchepié a esté trouvé ce qui s’ensuit :
    quatorze grosses touailles prisées 3 sols 4 deniers pièce, pour ce 46 sols 8 deniers
    huit autres vieilles touailles telles quelles, ensemble 10 sols
    neuf vieilles serviettes prisées six deniers pièce, pour ce 4 sols 6 deniers

  • en une haulte chambre estant au hault de la vue dudit grand corps de maison
  • ung grant coffre de cinq pieds et demy de long ou environ, 25 sols
    auquel coffre a esté trouvé ce qui s’ensuit
    neuf orilliers tant grans que petiz, ensemble 15 sols

  • au comptouer dudit corps de maison de davant ont esté trouvés les livres qui s’ensuivent
  • apréciez par Jehan Elys (merci à Malcom pour cette lecture que j’aurais du faire) et Jehan Varice lesné libraires de ceste dite ville d’Angers
    six grans volumes de droit civil non sommez ne cottez prisés 3 sols pièce l’un portant l’autre, pour ce 18 sols
    six volumes de poeterie et oratorerie prisez ensemble 20 sols
    ung petit psaultier prisé 12 sols
    quarente huit volumes tant grans que petiz et tant de grammaire hystoires que de autres prisez ensemble 108 sols 6 deniers
    ung papier blanc relyé couvert d’une cuyr (merci à Malcom pour cette lecture que j’aurais du faire) tanné et autres petiz livres de petite valleur prisez ensemble 5 sols

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    Inventaire des titres de René Joubert et feue Louise Davy sa première épouse, Angers 1605

    il avait des enfants mineurs de Louise Davy, et vient d’épouser Marguerite Avril quelques jours plus tôt, dont j’ai le contrat de mariage si beau, si beau parce que l’éducation de filles est aussi prévue, et elles auront droit au précepteur jusqu’à leur majorité. Beau, très beau, et lorsque je l’avais trouvé autrefois j’avais été en admiration devant cette clause. Or, je dois dire que depuis je n’ai pas encore rencontré à nouveau une aussi belle clause dans un contrat d’un veuf, aussi je suis reconnaissante à Marguerite Avril pour son action en faveur de l’éducation des femmes.

    L’inventaire des titres nous apprend des foules de choses. D’abord, il semble que ce ne sont que des dettes actives, dont le total s’élève à 5 600 lives, mais elles sont réparties selon leur origine, à savoir les dettes de feue Louise Davy, les dettes de la communauté et Ren Joubert et feue Louise Davy, et enfin ce qu’il a contracté depuis le décès de Louise Davy.
    Losque je dépouille ce type d’acte, j’ai donc des précisions sur des contrats obligataires, notamment le nom des notaires. Or, comme vous pouvez vous-même le vérifier, beaucoup de notaires n’ont pas de fonds parvenu jusqu’à nous aux Archives.
    Mieux, vous pouvez constater, ce que je rencontre pour l’étude de chaque famille, qu’il n’y avait aucune fidélité à une notaire, et que les notaires du fonds d’obligations de René Joubert sont très variés. Ceci est vrai pour toutes les familles étudiées par mes soins, et c’est pourquoi il est si laborieux de faire ces travaux, car il faut remuer tous les fonds de tous les notaires ! Il n’existe aucune autre méthode ! et l’indexation n’est pas pour demain, surtout celle des obligations et encore mieux celles du 16ème siècle !
    Enfin, on observe que Louise Davy avait en propre par succession directe ou collatérale des obligations dont certaines sont assez anciennes, et passées par ses parents, soit 25 à 35 ans plus tôt.
    Et surtout, j’observe encore l’étonnante méthode de classement, car tout est bien listé dans l’ordre, et je me suis permis seulement de surgraisser et mettre en exergue les titres mis par le notaire lui-même dans cet inventaire fort bien fait.
    Et naturellement, cet inventaire est fait sur place par le notaire et 2 témoins, car son but est de vérifier l’existence des obligations et de certifier le patrimoine respectif de feue Louise Davy et de René Joubert ! Car bien entendu, cet inventaire préservera les droits des enfants mineurs de feue Louise Davy

    Cela n’est pas tout, on peut conclure que certains patrimoines étaient plus constitués d’obligations que de fonciers, et c’est le cas de celui de René Joubert et Louise Davy. Mais on découvre que gérer son patrimoine en obligations demande autant de travail que de le gérer en foncier, car j’ai été impressionnée par le nombre d’obligations passées en jugement. Enfin, le patrimoine foncier de René Joubert lui-même est sur Saint Lambert du Lattay dont les BOUCAULT sont issus, car il en descend, et ici nous avons encore confirmations de preuves de ces liens filiatifs, notamment on a son beau-frère Jarry, son oncle Etienne Boucault, et sa tante Judit Boucault, que j’avais tous déjà trouvés et reconstitués par d’autres preuves que j’avais trouvées, mais je ne fais pas la fine bouche devant plusieurs preuves.

      Voir mon étude JOUBERT
      Voir mon étude DAVY
      Voir mon étude BOUCAULT

    Enfin, j’ajoute que la filiation de René Joubert existait bien avant mes travaux mais erronnée, et c’était encore dû à Gontard, qui avait confondu une seconde épouse avec une mère qui était première épouse, certes seule la seconde épouse était connue du temps de Gontard, mais tout de même, cela vous donne une idée des approximations qu’il a utilisées.

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 17 janvier 1605 (devant nous Jullien Deille notaire royal Angers) inventaire de debtes à Me René Joubert advocat au siège présidial d’Angers tant de la communauté de luy et de deffuncte Louyse Davy vivante sa femme que depuis et lesquelles luy sont encore dues à présent, qu’il fait le présent inventaire à la conservation de ses droits et des enfants de luy et de ladite deffuncte Davy et de partye desdites debtes il a fait don en advancement de droit successif à sa fille aysnée sauf l’usufruit qu’il s’en est réservé jusques à ce qu’elle soit mariée.

  • Premier s’ensuyvent les debtes escheues à ladite deffunte Davy par les partages faits entre ledit Joubert auditnom et les cohéritiers de ladite deffunte Davy enfants et héritiers de deffunt Me Pierre Davy vivant sieur de la Souvetterye par davant monsieur le juge de la prévosté d’Angers le 16 juillet 1592
  • Savoir 3 contrats de constitution de rente hypothéquaire constituée sur la maison de deffuncte damoiselle Barbe Chevalier situés en la rue de Saint Lau de ceste ville à présent appartenant à Me Jehan Herault sieur de Pibron son fils et unique héritier comme ils sont dabtés et spécifiés par les partaiges revenant en principal à la somme de 51 escuz deux tiers valant 155 livres
    Item 2 obligations sur ladite deffuncte Chevalier l’une passée par Moloré notaire royal à Angers le 24 mai 1583 montant 66 escuz deux tiers l’autre passée par ledit Moloré le 8 septembre audit an montant 33e scuz ung tiers sur lesquelles y a sentence contre ledit Herault donnée en la prévosté d’Angers le 9 août 1590
    Item la somme de 700 livres deue par Me Guillaume Liger sieur de la Tranchardière et ses coobligés par contrat passé par deffunt Jolliver vivant notaire audit Angers le 18 juin 1570 dont y a sentence donnée en ladite prévosté le 17 mai 1600
    Item la somme de 300 livres restant de 325 livres deue par Jacques Bigeard et deffunt Me Pierre Rouflé sieur de Boyspépin par obligation passé par Callyer notaire audit Angers le 23 mars 1583 dont y a sentence contre ledit Bigeard à la requeste de Me Simon Poisson curateur, donnée au siège présidial d’Angers le 2 juin 1589 et contre damoiselle Jehanne Galiczon à la requeste dudit Joubert en ladite prévosté d’Angers le 29 mai 1600

  • Debtes escheues à ladite deffunte Davy de la succession de René Davy son frère qui est rendu Chartreux à Cohours en Quercy le 6 août 1599
    1. Il existe encore une Fontaine des Chartreux à Cahors en Quercy, mais plus de Chartreux comme l’indique le site officiel de l’ordre des Chartreux : http://www.chartreux.org/fr/maisons/index.php

    Premier par le relicqua du compte de la curatelle dudit Davy rendu par ledit deffunt Poysson par devant monsieur le juge de la prévosté d’Angers le 18 décembre 1600 il est demeuré reliquataire de la somme de 82 escuz 18 sols qu’il est condampné payer audit Joubert comme tuteur de ses enfants
    Item ledit Poisson pour le relicqua dudit compte a céddé audit Joubert par la closture d’iceluy la somme de 180 escuz deus par Pierre Pineau et ses coobligés par obligation passée par ledit Moloré audit nom dudit Poisson curateur le 7 mars 1589 dont reste à payer audit Joubert 500 livres qui en a obtenu sentence audit siège le 10 mai 1601
    Item la somme de 33 escuz ung tiers deue par Me Pierre Richard advocat et Jehan Richard par obligation passée par Callier le 27 juin 1589 dont y a jugement accordé le 16 août 1601
    Item la somme de 36 escuz deue par Me Mathurin Davy sieur de la Beraudière à présent advocat à Craon et deffunt Me René Leroy aussi advocat par obligation passée par deffunt Lefebvre notaire audit Angers le 20 janvier 1598 dont y a sentence accordée le 8 mai 1601
    Item par autres partaiges de ladite succession faits en la juridiction de la ? d’Angers le 19 décembre 1600 dont la minute est demeurée audit Poisson pour la mettre au greffe est demeuré audit Joubert esdits noms quelques debtes dont reste la somme de 66 escuz deux tiers deue par deffunt Michel Busson par contrat passé par ledit Jollivet le 4 septembre 1570 dont y a jugement de faire la recousse donné audit siège de la prévosté le 19 mai 1595
    Item la somme de 100 livres deue par Me Clerc Commeau sieur de la Bonnière par obligation passée par ledit Moloré le 14 juillet 1584 dont y a jugement

      Autres debtes deues audit Joubert de la communauté de luy et de ladite deffunte Davy qui restent à présent à payer

    La somme de 26 escuz deux tiers deue par Estienne Lofficial de Saint Lambert pour la vendition d’une maison et jardrin situés au bourg dudit Saint Lambert qui estoit comprises au contrat par adjudication par decret de la Bodière fait pendant ladite communauté ledit contrat passé par Chasteau notaire dudit Saint Lambert le 17 mai 1595 dont y a terme et accord de payer passé par devant Chuppé notaire à Angers le 10 janvier 1597 en payant 6 livres 10 sols
    Item est deu desdites debtes la somme de 20 escuz par Anthoine Ouvrard pour desmolitions par luy faites au lieu de la Vacherye à quoy il est condampné par sentence donnée audit siège le 6 juin 1599
    Item la somme de 30 livres deue par Mathurin Papin dit la Foub de Saint Lambert par vendition d’héritages acquis avec ledit lieu de la Bodière pendant ladite communauté de ladite deffuncte Davy comme appert par contrat passé par Ogeron notaire audit Saint Lambert le 20 décembre 1602
    Plus ests deu par Marye Pauvert veuve de deffunt noble homme Richard de Frans 7 livres par cedule du 17 mars 1597 et sentence registrée par Meuril le 30 mars 1601

  • Autres debtes deues audit Joubert depuis le décès de ladite deffunte Davy
  • La somme de 100 escuz restant de 104 escuz 10 sols deue par Me Nicolas Chappelain et sa femme et Me Jehan Chappelain leur fils sénéchal de Chantoceaux par obligation passée par Deillé notaire Angers le 26 janvier 1600 dont y a sentence de leur consentement du 27 juillet audit an
    La somme de 40 escuz deue par Michel Robin et Me Jehan Pierres par contrat pignoratif passé par Guillot notaire Angers le 10 février 1600
    Item la somme de 72 escuz 13 sols 4 deniers deue par deffuncte Urbanne Eslye dame de Parroche demeurant à Tillé en Anjou par obligation passée par ledit Guillot le 8 avril 1600 dont y a sentence accordée le 30 juillet 1601
    Item la somme de 33 escuz ung tiers restant de 36 escuz deue par Jehanne Begaut et Geoffroy Defays par obligation passée par Chevrollyer notaire Angers le 22 juillet audit an 1600 dont y a jugement de payer régistré par Planchard greffier de la prévosté le 4 mars 1604
    Item la somme de 31 escuz deue par François Pionneau du restant de Lambardière par contrat passé par ledit Moloré le 22 juillet 1595 dont y a sentence audit siège de la prévosté d’Aners le 27 mars 1599
    Item la somme de 100 escuz restant de 103 escuz 7 sols 6 deniers deue par Amory Alasneau sieur de la Chauvaye et Michel Alasneau sieur de Villedé par obligation passée par Bardin notaire audit Angers le 22 avril 1602 dont y a jugement par interests registré par Ernault clerc du greffe civil le 8 janvier 1603
    Item la somme de 74 escuz comprins les frais de contrat pour l’achapt de jaugeages de tonneaux de ladite paroisse de Saint Lambert du Lattay acquit soubz le nom de Louys Cesbron mon clerc le 2 septembre 1602 dont j’ay contre-lettre dudit Cesbron passée par ledit Deillé le 11 september audit an
    Plus le trésouement ??? dudit jaugeages adjugé le 28 août 1604 et de celuy de la paroisse de Chanzeaux adjugé le 20 dudit mois d’août avecques le remboursement du prix principal de celuy dudit Chanzeaux remboursé à Estienne Baudouynière soubs le nom de Bertran Ogeron le 15 septembre audit an 1604 dernier passé par ledit Guillot dont j’ai contre-lettre dudit Ogeron que le tout m’appartient passée par ledit Guillot le 27 dudit mois avecques les frais dudit contrat, le tout revenant à 121 livres qui est avecques le prix principal dudit jaugeage de Saint Lambert la somem de 344 livres 10 sols, laquelle somme est en nombre de debtes pour ce que combien que lesdits jaugeages soient vendus en hérédité néanmoings ils sont subjects à perpétuel rachapt
    Item la somme de 500 livres à laquelle est admortissable la somme de 25 livres de rente foncière que j’ai acquise de Me François Ogeron et de deffunte Renée Audrauilt sa femme sur la maison de Jehan Collas située en la rue de Legullerye de ceste ville par contrat passé par ledit Bardin le 5 juin 1603
    Item la somme de 318 livres 15 sols que j’ay prestée à madamde de la Tour et de la Hamonière et à monsieur de Millon son petit fils et de la Houssaye oncle et curateur dudit sieur de Millon soubz le nom de Me Michel Jarry sieur du Verger mon beau-frère dont j’ai contre-lettre du mesme jour passée par ledit Deill le 22 juin audit an 1603 et depuis baillé 100 livres audit sieur de Millon, lequel m’a constitué 25 livres de rente hypothéquaire pour lesdites sommes de 300 livres et 100 livres par contrat passé par davant Serezin notaire audit Angers le 20 décembre 1604 et dernier passé et pour le regard dse 18 livres 15 sols employées en ladite obligation ils n’ont esté payés par René Pasquier leur fermier de la Grande Corchère
    Item la somme de 207 livres qui m’est deue sur les biens de deffuncte Judic Boucault dont j’ay répudiée la succession pour avoir payé les debtes de son deffunt grand père et le mien et dont j’ay sentence contre le curateur à biens vacquant le 13 novembre 1604
    Item me sont deues plusieurs autres menues debtes dont j’ay escripts et plusieurs autres dont n’y a escrit scavoir par ma tante Judict Boucault 10 escuz par obligation passée par Fontaine Marie son gendre notaire soubz la cour de Cholet le 31 juillet 1603 outre plusieurs autres debtes qu’elle me doibt
    Par mon oncle Estienne Boucault 15 livres 9 sols par cédule du 7 janvier 1603
    Par Guillaume Esnou 11 livres 13 sols par cédule du 12 juin 1703 dont y a jugement registré par Augeard le Jeune clerc du greffe civil le 14 février 1604
    Par François Martin sieur des Loges 20 livres par cédule du 27 juin 1604
    Par bernard Renault de Chemillé 4 livres 10 sols par sentence
    Oultre qu’il n’est deu plusieurs autres mesmes debtes dont n’y a escript en plusieurs rentes féodales et autres debtes
    Les debtes cy dessus revenant à 81 livres 15 sols

    Arresté l’inventaire cy dessus ce requérant ledit Joubert comme vériffié et affirmé le contenu vériable et est revenant à la somme de 5 609 livres 7 sols
    fait Angers par devant nous Julien Deillé notaire royal audit lieu soubz l’obligation et soubmisson faiet par ledit Joubert de sa personne et biens au pouvoir de la dite cour dont l’avons jugé
    fait audit Angers maison dudit Joubert le 17 janvier 1605 en présence de Me Jacques Berthe et Nouel Berruier praticiens demourant audit Angers tesmoins

    Cette vue est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Cliquez pour agrandir.

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    Inventaire des immeubles de feu Julien Bodere, Angers et Trélazé 1656

    Je pensais trouve à ce nom de Julien Bodere, un lien avec ceux qui vivaient à Montreuil sur Maine, mais je ne le vois pas. En effet, les Bodere sont proches de mes ascendants, et il est intéressant de voir comment.

    Julien Bodere s’est marié 2 fois et s’il a laissé de son second mariage une veuve, un fils du même nom, il avait eu une fille de son premier mariage qui a elle-même laissé 2 filles Lemercier.
    Il laisse un magnifique corps de logis à Trélazé près de la maison de son closier, et la description est si précise que si je savais dessiner je pourrais vous le représenter !

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le lundy 17 juillet 1656, nous Claude Garnier notaire royal à Angers et Pierre Doublard bourgeois dudit Angers y demeurant, et requérant honorable femme Perrine Dechartre veufve de deffunct honorable homme Jullien Bodere et Me Jullien Bodere son fils et dudit deffunct procédant au l’octoritté (sic) de sadite mère et Me Estienne Lemercyer sieur de la Cocheterye procureur fiscal des baronnyes d’Ingrande et Chantossé père et tuteur naturel de Louise Lemercyer sa fille de de deffuncte Françoyse Bodere qui estoit fille dudit Bodere père et de deffuncte Françoyse Bouvet sa première femme, et Me Charles Bourdais sieur du Port mary de Jullienne Lemercyer sœur de ladite Louise, lesdies Jullienne et Louise héritières en partye dudit deffunct Bodere père par représentation de leur dite mère et pour le dout de ladite Bouvet en vertu de la transaction faicte entre les partyes davant Me Jehan Houin notaire royal Angers le premier jour de juin dernier, par laquelle ils nous ont prins pour experts pour aprétier (sic) les choses cy après pour parvenir à la division qu’ils en veullent faire entre eux, sur le lieu et closerie de la Quantinière paroisse de Trélazé, avec lesdits sieurs Lemercyer, Bourdais et Bodere fils, qu’ils nous ont montré et fait montrer par François Aubineau clozier dudit lieu qui est :
    • composé d’une maison pour le logement du maistre dudit lieu où y a une chambre haulte à cheminée, une antichambre à cheminée au bout carlée de careau ayant la première une croixsée de fenestre par le davant de la cour et une par le derrière et l’autre une croixsée de fenestre et esmeu ( ?) et pour autant en icelle y a une allée ou galerye quy a veue sur ladite cour et 2 fenestres de renfonsement dans la muraille d’icelle et au dessoubz desdites chambres ung grand celier et au dessus desdites chambres ung grand grenier, et au bout dudit grenier en antrant (sic) dans iceluy a costé de l’antrée y a une galerye dans laquelle est ung creneau de latrines, et pour monter esdites chambres grenier et galerye y a une escallier de pierre d’ardoyse et sur le hault dudit escalier y a une petite chambre à cheminée et ung pigeonnier au dessus et pour monter en iceux ung petit escallier de pierre d’ardoiet dans une petite tourette de tuffeau y touchant, le tout basty à pierre chau et sable en bon estant de réparation fors quelques terrasses vitres et careaux
    • et touchant audit logis est une grange faicte à cherpante et terrasse dans laquelle est ung pressouer à fust et guyvre et paroist que le fust est cricqué (sic) et qu’il fault la réparation audit pressoer et besoing de faire accomoder ledit fust
    • et à l’ung des costés de ladite grange y a ung apentif clos à muraille par le dehors et par un bout servant d’estable
    • item une maison faite à trémée

      je n’ai pas trouvé d’explicaiton pour ce terme, à vous de chercher !

    où se loge ledit clozier composée d’une chambre basse à cheminée et four et à ung des bouts une antichambre à cheminée et à l’autre bout une petite chambre sans cheminée où est la masse du four
    • item une grand cour rues et yssues fermée de fossés fors que à l’antrée y a une grand porte dont les costés sont de muraille
    • 2 jardins touchant à ladite cour, lesquels sont à costé de d’lung de l’autre, une allée ou petit chemin entre deux pour aller au vinier dudit lieu et proche ledit vinier une vieille fuye faite de terre quy est de nulle valeur,
    toutes lesdites maisons pressouer jardins cour rues et yssues apréciées ensemble de 1 200 livres

    • item ung clos de vigne fait en figure de hache contenant 20 quartiers de vigne ou environ en labeur à 25 toises le quartier, pour raison duquel on paye la dixme à messieurs de l’église royale de St Lau les Angers à raison de 20 pintes par quartier, joignant d’ung costé le chemin tendnat du carrefous de Malambersière à la grand lande d’autre costé ung autre chemin tendant de la lande des Haults boys à Trélazé, aboutant d’ung bout la maison et terres dudit lieu de la Quantinière et une piesse de terre dépendant d’une mestayrye de Toussaint, d’autre bout la terre de la dame Touret et la piesse des Haults Boys dépendant dudit lieu de la Quantinière,
    tout ledit clos de vigne prisé 4 200 livres

      vous remarquez que la vigne vaut bien plus cher qu’une autre terre !

    • item ladite piesse des Hault Boys contenant 3 journeaux et demy de terre ou environ joignant d’ung costé ledit chemin et la terre de René Guillou d’autre costé la vigne de ladite dame Touret abouttant d’ung bout le chemin tendant de la lande des Haults Boys à la Garane d’autre bout ledit clos de vigne de la Quantinière,
    ladite piesse prisée 600 livres

    • item une autre pièce de terre nommée la piesse de davant le logis, contenant 4 journaux ou environ, dont y en a 3 journaux sepmez en bled joignant d’ung costé le chemin tendant au grand chemin de Trelazé, d’autre costé et d’ung bout les terres du sieur de la Guerinière, d’autre bout les taillis de l’abbaye de Toussaint, ung chemin entre deux
    ladite piesse prisée 540 livres

    • item une piese de terre nommée la Fusse de derrière la fuye contenant 21 boisselées ou environ joignant d’ung costé les jardins cy dessus dudit lieu et ledit chemin à aller à Trélazé, d’autre costé la terre de ladite abbaye de Toussaint et y abourant et de l’aute bout ledit clos de vigne de la Quantinière
    prisées 500 livres

    • item ung loppin de pré dans le pré Sallet contenant ung quartier ou environ joignant des 2 costés les prés de ladite abbaye et y aboutté d’ung bout d’autre bout le grand chemin pour entrer au grand chemin de Trélazé
    prisé 120 livres

    tout lequel lieu ne doibt que 2 deniers par an au fief de la Guerinière de censif
    tout le prisage dudit lieu revenant à 7 160 livres

    • et estant de retour Angers, les partyes esdits noms ont montré ung corps de logie situé sur le caroy de l’église sainte Croix de ceste ville pour iceluy aprétier (sic) dans lequel demeure ladite Dechartier et sondit fils et le sieur Estienne Mauxsion et René Balisson pour louagiers
    lequel est composé d’une boutique ouvrant sur ledit caroy, une salle basse à cheminée au bout contenant ladite boutique 13 pieds de long et ladite salle 20 pieds et 12 pieds 6 pousses (sic) de large et en suite de ladite salle une petite cour contenant 13 pieds de long dans laquelle y a des latrines ladite boutique et cour séparés d’avec ladite sale de pans de boys et terrasse
    et au dessoubz de ladite boutique et salle ung celier et au dessoubz dudit celier une cave voustée
    et au dessus de ladite boutique et salle 2 chambres à cheminée l’une ayant vue sur ledit caroy par une croixée de fenestre et l’autre sur ladite cour et au bout de ladite chambre dernière y a une galerye de charpente et terrasse d’ung costé et d’ung bout de ladite cour où y a creneau et cotte de latrines repondant en celle de ladite cour

      si j’ai bien compris, il y a des latrines au premier étage au dessus des latrines de la cour. Je croyais que peu de maisons possédaient des latrines ?

    et au dessus desdites chambres 2 pareilles chambres et pareilles vues fors que à la chambre du costé de la cour n’y a de cheminée lesdites chambres séparées de boys et terrasse
    et sur lesdites chambres ung grand grenier et dessus partye d’iceluy ung autre grenier et pour monter esdites chambre et premier grenier y a un vir de boys
    lequel logis doibt chacun an 40 sols de rente au fief de messieurs de l’église d’Angers ainsi que les parties nous ont dit
    laquelle maison nous estimons valoit la somme de 6 400 livres

    et sur ce que ladite Dechartre et sondit fils nous ont requis d’apréier ung petit logie situé rue Chapronnière dite paroisse de Ste Croix où demeure à présent Pierre Cormereau Me careleur en cave ( ?) soutenant y estre fondez ayant esté acquis par ledit deffunct Bodere comme apert par contrat qu’elle porte en main
    à quoy lesdits Lemercyer et Bourdays sont opposez disant leur appartenir à cause de ladite Bouvet leur mère femme dudit Bodere, et lesdits Dechartre et son fils au contraire
    quoy voyant à nous de faire faire ladite apréciation
    fait par nous prudhommes experts susdits
    et a esté le présent procès verbal le lendemant 18 juillet 1656
    signé Doublard et Garnier

    Et le 22 février 1657, nous Jacques Fronteau recepveur de la dame Abesse du Ronceay d’Angers et Claude Garnier cy davant nommés prudhommes nous Frouteau convenu au lieu de Doublard, nous serions avec lesdits Lemercyer Dechartre et Bodere son dit fils transportés audit logis situé rue Chapronnière dudit Angers et aurions requisitions veu en présence qui est composé d’une boutique panée d’essil ( ?) contenant 10 pieds de large et 14 de long, et au dessoubz une cave ou celier couverte du plancher de ladite boutique et au dessus d’icelle boutique une chambre à cheminée et grenier au dessus couvert en apentif et à costé de ladite chambre une autre chambre à cheminée contenant 10 à 11 pieds et 14 de long dont le dessoubz de ladite chambre appartient à la veufce Cazillais et au dessus de ladite chambre une autre chambre à cheminée grenier au dessus en laquelle chambre on entre par le premier grenier par une eschelle plate à 14 marches, lesquelles chambres et premier grenier carrelées de carreau, le tout fait à cherpante et terrasse for vieil et antien (sic) bas d’estaige et obscur
    pour lequel logis les partyes nous ont dit estre deu 5 sols de rente au fief de la Guerinière et 15 sols de rente à messieurs de l’église St Pierre en fresche de plus grand debvoir et estre affermé la somme de 60 livres par an

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    Inventaire des meubles de Tillon à la requête de Mathurin de Goheau, Angers 1590

    la dame de Grolay, terre noble située à La Salle de Vihiers en Anjou, vivait aussi à Angers, où elle est décédée, et nous y découvrons un intérieur assez simple, même si les meubles de la dame sont en noyer. Ils sont très anciens voire usés. Elle n’a aucune argenterie ou autre objet un peu plus précieux que ceux d’un simple petit bourgeois.
    Les pièces sont définies et au nombre de 3 pièces, dont la cuisine avec un lit. Je pense qu’y dormait la cuisinière, tandis que dans la seconde pièce dormait la fille de chambre, et curieusement son lit est dénommé  » lit de camp « . Je précise mon étonnement, car c’est la première fois que je rencontre cette dénomination s’agissant d’un inventaire aussi ancien.

    Enfin Mathurin de Goheau est ici dénommé « de Goheau », mais n’est pas qualifié d’écuyer. Il faut également remarquer que la défunte est dénommée  » de Tillon  » alors que cette famille est généralement dénommée  » Tillon « , et je me pose donc la question des particularités Angevine vis à vis de la particule « de », qui semble aller et venir.

    L’unique aisance apparente réside dans le nombre de nappes et surtout de serviettes de table. J’avoue après avoir tant dépouillé d’inventaires que les serviettes de toilette semblent inexistantes. Et j’ignore comme on faisait sa toilette, si toutefois on en faisait !

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    (Cet acte était plissé et indéfroissable sans l’abimer, aussi les lignes sont le plus souvent non seulement incomplètes mais décalées en fin de ligne, et j’ai fait ce que j’ai pu) Aujourd’huy dernier jour de febvrier l’an 1590 avant midy, par davant nous Jehan Poulain notaire royal Angers a esté fait à la requeste de noble homme Mathurin de Goheau sieur de la Brossardière demeurant audit Angers exécuteur testamentaire de deffuncte damoizelle Franca de Tillon vivante dame du Grolay demeurante audit Angers près l’église des Augustins dudit lieu faict inventaire et prisaige des biens meubles demeurés et trouvés en la maison où est décédée ladite defunct près ladite église des Augustins
    pour lesquels priser et aprétier a ledit de Goheau appellé Martin Prieur marchand demeurant audit Angers
    ledit inventaire et prisaige faict à la conservation des droits qu’il appartiendra, auquel inventaire et prisaige faire avons vacquer et besogner ainsi que s’ensuit :

    En la chambre ou est décédée ladite deffuncte a esté trouvé
    premier une table de boys de noyer faczon de coutones/crutones ? de 4 pieds de long ou environ fermant à clef d’une serrure par dedans estant sur une carye, les pieds tournés à poterye prisée 2 escus et demy
    Item 2 vielles cheres de boys de chesne prisées 7 sols
    Item 6 escabeaux de boys de noyer faitz à pieds tournés prisés ensemble ung escu et demy
    Item une petite chere de boys de noyer garnye de cuyr et de boure et ferrée pour porter des malades prisée 15 sols
    Item ung vieil buffet de boys de noyer garny de deux guichets et deux liettes fermant à clef et ses deux serrures par dedans for vieil et ancien prisé 40 sols
    Item ung charlit de camp ferré à vir de boys de noyer sur lequel charlit y a une couette ung traverslit ung lodier une paillasse une couette de mante verte ung pavillon de droguet garny de ses rideaux prisé le tout ensemble 4 escuz
    lequel lit et charlict cy dessus a esté advoué par la fille de chambre de ladite deffuncte de Tillon
    Item ung autre petit charlit fait en lit de camp fermant à vir, fort vieil et usé, sur lequel charlit y a une couette ung traverslict la couette ensouillée de couetiz avec une vieille couette de tapisserye le tout ensemble prisé 2 escuz et demy (soit 30 sols)
    Item ung grand bahut en faczon de garderobe fort vieille et usée à deux serrures prisé demy escu
    Item ung autre petit vieil bahut fermant à clef prisé 20 sols
    Item ung autre bahut en faczon de demye garderobbe fermant à une serrure presque neuf ferré à bande de fer prisé 2 escuz
    Item une petite paire de landiers de fer à pommette garny chacun de deux railsoulz ? prisés 30 sols
    Item une cramaillère et pelle de fer prisé 10 sols
    Item deux oreillers couverts de chacun deux aouilles prisés ensemble 40 sols

    Dans une autre chambre suivant la précédente
    Premier une table de boys de chesne de 5 pieds de long posée sur deux traiteaux prisée 25 sols
    Item ung petit coffre de boys de chesne garny d’une serrure et dehors auquel y a deux liettes prisé 7 sols
    Item ung buffet de boys de noyer fait à medable garny de deux gru… (pli) et deux liettes fait à doussier fermant à clef et serrure par dedans prisé un escu deux tiers
    Item une petite table ronde de boys de chesne posée sur une chere de mesme boys prisée 17 sols 6 deniers
    Item une vieille paire de landiers à crosse prisés 25 sols

    En la cuisine de ladite maison :
    Une vieille table de boys de chesne posée sur deux vieux traiteaux de mesme boys prisée 5 sols
    Item ung charlict de boys de noyer faict à quenoilles quarlez e à panneaux entre deux montures, sur lequel charlict y a une paillasse une couette ung traverslit deux mantes blanches une vieille courtine de tapisserye avec ung vieil doussier de tapisserye le tout prisé ensemble 4 escuz
    Item ung viel cofre de boys de chesne de 4 pieds de long environ fermant à clef et serrure par dehors prisé 25 sols
    Item ung viel bahut de 3 pieds de long environ fort viel et rompy garny d’une vieille ferrure prisé 15 sols
    Item 3 douzaines de serviettes de toille de réparon prisé le tout ensemble ung escu un tiers
    Item 10 draps de quatre aulnes de toille la pièce ou environ de brin en réparon ainsy qu’ils ont dit prisé ensemble 3 escus un tiers
    Item 4 nappes de 6 aulnes de longueur de toile prisés ensemble ung escu un tiers
    Item 6 petites naptes d’une aulne de long ou environ de toille de brin en réparon prisées ensemble ung escu
    Item 6 pièces des vieille tapisseryes pantes en memes verdures prisées ensemble 2 escuz et demy
    Item une poisle à queue ung poislon une broche de fer prisés ensemble 15 sols
    Item ung grand chandelier avec ung petit autre chandelier de cuyvre prisés ensemble 25 sols
    Item 41 livres d’estain en vaiselle tant creuse que platte prisé 14 sols 6 deniers la livre pour ce 3 escuz 4 sols
    Item une petite marmite de fer, une cuiller de fer, 3 couvercles de cuivre prisés ensemble 10 sols

    Tous lesquels biens meubles cy dessus inventoriés sont demeurez ès lieux et endroits où ils ont esté trouvés en ladite maison où est décédée ladite deffuncte
    faict le présent inventaire ès présence dudit Prieur et de Me Mathurin Ergotier ? praticien en cour laye appellé pour faire ledit inventaire ledit jour et an que dessus

      le notaire n’a fait signer personne

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    Inventaire après décès de la communauté de René Desnos et Louise Lechamps, Daon 1658

    il convole en secondes noces mais a un fils du premier lit et doit préserver les droits de ce fils en faisant faire un inventaire.
    Manifestement, René Desnos est fermier de plusieurs métairies, car nos allons voir ci-dessous des estimations de bestiaux sur plusieurs lieux. Vous remarquerez au passage que tous n’ont pas de moutons, et tous n’ont pas de boeufs, enfin, seul la closerie n’a pas de boeufs. Je suppose qu’un métayer lui louait à la journée ses attelages et venait labourer avec lui. De toute manière pour une petite exploitation, la paire de boeufs était un coût très élevé, et il vallait mieux loué un attelage chez un voisin à la journée. Je suppose que de nos jours, il en va parfois de même avec les tracteurs.

    Maintenant le vocabulaire sera sans doute difficile pour certains, aussi je vous conseille de voir ma page HTML qui donne quelques mots indispensables. Lorsque ces mots ne sont pas dans ma page, j’ai mis entre parenthèses des explications, quand cela m’a été possible d’en trouver.

    Les inventaires après décès, fort rares, sont toujours stupéfiants, car j’imagine, ou plutôt j’ose imaginer qu’on inventoriait une place en faisant méthodiquement le tour. Or, on trouve toujours un tel fouillis que j’ai du mal à comprendre le rangement. Et ici, vous allez découvrir que des cuillers en argent viennent entre les poullailles et des écuelles !!! Etaient-elles cachées dans le poulailler.
    Quoiqu’il en soit, il y a bien des cuillers en argent, ce qui n’est pas le fait d’un métayer mais bien d’un marchand fermier.
    Il possède même des armes, et lorsque j’en trouve, je complète ma page HTML sur les armes à travers les inventaires après décès. Ici, elles sont également totalement surprenantes, puisqu’il y a arquebuse et épée. Sans doute des reliques de leurs ancêtres ?
    Enfin, dans la série des biens tout à fait surprenants, citons aussi un miroir, chose rarrissime.

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 2E933 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 15 juillet 1658 (copie conservée en fonds de famille), inventaire des meubles tant morts que vifs tiltres enseignements demeurés de la communauté de honneste homme René Desnos et de défunte honneste femme Louize Lechamps vivante première femme dudit Desnos, ledit Desnos à présent convole en secondes mariage avecq honneste femme Anne Liger, iceluy fait à la request d’honorable homme René Lechamps sieur de la Maisonneufve curateur à la personne et biens de René Desnos fils mineur issu dudit Desnos et de ladite défunte Lechamps dans lesquels meubles ledit René Desnos mineur y est fondé pour une moitié comme héritier de ladite défunte Lechamps sa mère et l’autre moitié appartient audit René Desnos sieur de Maillé
    pour faire laquelle appréciation ledit Lechamps et ledit Desnos père ont convenu pour experts scavoir ledit Lechamps de honorable homme Michel Vincent sieur de la Chesnais marchand demeurant au bourg de Daon et ledit Desnos de honorable homme Michel Desnos sieur de Cent marchand demeurant au lieu seigneurial de la Greslerais paroisse de St Michel de Faings, serment desdits Desnoes de Cent et dudit Vincent pris en tel cas reqis et accoustumé qui nous ont promis nous en faire fidèle rapport en leurs consciences par davant nous Guillaume Blanchet notaire royal demourant à St Laurent des Mortiers en présence de Me (blanc) à quoi a esté vacqué présentement comme ensuit
    du lundy 15 juillet 1658
    • 6 bœufs de harnois en poil rouge et brun estimés valoir ensemble 300 livres
    • 2 bouvards prenant 3 ans, 2 toreaux de l’année dernière estimés valoir ensemble 90 livres
    • 6 mères vaches en poil rouge et blanc et 3 veaux dont 2 masles et une femelle aussi en poil rouge le tout estimé valoir ensemble 164 livres
    • une thore d’un an prenant 2 ans en poil rouge estimée 15 livres
    • 2 quevalles l’une avecq un poullain d’un an allant deux, un poulain de l’année présente avecq un cheval hongre le tout en poil noir blanc et rouge estimés ensemble 120 livres
    • un grand porc masle, une grande truye avecq 4 porcs de nourriture le tout en poil blanc estimés ensemble 35 livres
    Tous lesquels bestiaux cy dessus inventoriés le prix d’iceux monte et revient à la somme de 734 livres dont en appartient à damoiselle Sue Desloges veufve de défunt Louis de Carbault escuyer vivant seigneur de la Touche et dudit lieu de la Gourdinière la somme de 370 livres 15 sols pour sa prisée dudit lie et de la mestairie des Nos partant reste la somme de 363 livres 5 sols
    • (attention, je n’ai pas réussi ce § et je vous mets l’image ci-dessous afin que vous lisiez mieux que moi, si vous pouvez) 2 chartes ferrées avecq leurs esquipaiges garnis dessents de fer, une autre vielle charte brisée de peu de valeur, 2 charues avec leurs équipaiges joints courois, traictz et chevaux de parement trois proullieres de fer brelocs le tout quels autres esquipaiges de harnois estimés 110 livres »

    proullière : corde, chaîne ou petit timon de 3 m de longueur qui remplace le timousset de bois qu’on accroche au timon pour l’allonger quand on veut atteler plus d’une paire de bœufs – selon M. Lachiver, Dict. du monde rural, 1997

    • une vieille enclume de potin rompye 9 livres
    • 2 tranches fourchées, 2 croz, 2 tranches, 2 pelles, 2 piets, un vouge, 2 vieux esseaux, 2 vieux hachereaux, une vieille hache, le tout avecq leurs manches de bois estimés valoir ensemble 8 livres
    • 2 vieilles selles de cheval l’une d’homme et l’autre de femme, une bride et audtes esquipaiges 10 livres
    • au pressoir de la Gourdinière, 2 vieux bossarts (je n’ai trouvé que « bosset, petit tonneau, selon M. Lachiver), 2 boquarres (rien trouvé, mais j’ai l’impression qu’on énumère des baquets et autres contenants), 2 vieux cuveaux, un fust de quard, 1 paires de portouères, une auge à piller des pommes, 2 poullains, 7 futs de tonneau, 2 poullains à charger du vin, les fourches de bois et perches à fil le tout estimé ensemble 30 livres
    • 10 carreaux d’essil de noier de 12 pieds de long quenoilles, 4 carreaux de 9 pieds de long et de demi pied de large, le tout estimé 17 livres
    • un bas (sans doute « bat ») à cheval lequel est dans le grenier dessus le cellier 3 livres
    • 200 livres de lin enbraié tant bon que mauvais estimé 15 livres le cent soit 30 livres
    • 124 livres de chanvre en torchon estimé 20 livres
    • 6 pippes de vin, dont 4 blanches et 2 cleretes, le tout estimé 150 livres
    • un grand chaudron d’airain tenant 4 seilles, un autre chaudron tenant 2 seilles, un autre petit chaudron tenant demie seille, le tout estimé 15 livres
    • une petite poisle ronde tenant 2 seilles et une broche à rostir, estimé 5 livres 5 sols
    • une grande marmitte avecq sa cuiller et ances, estimée 3 livres
    • un fust de busse (pas d’estimation)
    • 2 charniers dans lesquels y a à l’estimation d’un porc salé le tout estimé 25 livres
    • lopin (morceau de quelque chose) de cuir soit une portion d’ampaigne et une grande chanvre, le tout estimé 61 livres
    • un grand out coffre tenant 12 boisseaux de peu de valeur, 30 sols

    sommes transportés en la cuisine dudit lieu de la Gourdinière dont avons trouvé les meubles qui ensuit (sic) :
    • un charlit de bois de noier assemblé avecq des vis en foncé de bois, garni d’une couette, un traverslit ensouillé de coutis, un autre traverslit ensouillé de toile, 2 draps de grosse toile de réparon, 2 pantes de sarge de quant (sic, pour « Caen ») ballant ( ???), une bonne grasse ( ???, je n’ai pas compris mais ce n’est surement pas une couverture pour faire la grasse matinée, laquelle n’existait pas en cuisine), une couverte de sarge sur fil, une paillasse le tout estimé 36 livres
    • une panne de terre avecq une autre vieille panne aussi de terre le tout estimé 5 livres
    • une vieille table en hestaux et une vieille chese percée, le tout 30 sols
    • 2 selles abimées e tun sac et une meue à mettre des poullailles le tout estimé 6 sols
    • un trépié de peu de valeur 15 sols
    • un charlit de bois de noier garni d’une paillasse, une couette, un traverslit, 2 orillers, le tout ensouillé de coutis, une mante de lit, un tour de lit avecq sa frange, garni de rideaux et autres garnitures, le tout de sarge couleur vert brun garnis de leurs franges, 2 draps de toile de brin en réparon, le tout estimé ensemble 100 livres
    • un cabinet garni de cabinet (petite armoire) garni de 3 armoires fermantes de clef avecq aultres équipages le tout estimé 20 livres
    • une paire de landier, une pelle de fer, 2 cramaillères (crémaillères), un soufflet, une quasse (casse) le tout estimé 8 livres
    un fusil de 4 pieds de quanon (sic) et une vieille arquebuze le tout ensemble 15 livres
    • un grand vieil coffre fassonné fermant de clef tenant 12 boisseaux de bois de noier estimé 10 livres
    • un autre grand coffre de bois de noier fermant de clef tenant 10 boisseaux estimé 15 livres
    • un grand vieil coffre fait en fasson de prisse non fermant de clé néanmoings garni de sa serrure estimé 4 livres
    • un petit chaudron d’airain tenant une seillée, 2 petites marmites, un poislon, 2 couvercles de pot, 3 vieux poislons, une poisle à queue, le tout estimé 13 livres 10 sols
    • 5 chaises de jonc, 2 petits escabeaux, une selle de cuir, ensemble 50 sols
    • un rond à dresser de peu de valeur 5 sols
    • 72 livres d’étain tant en vesseaux creux que plats et assiettes estimés valoir 20 sols la livre soit 72 livres
    • un espée et un vieu baudrier estimés ensemble 3 livres
    • une couette, un traverslit de plume ensouillé de toile de peu de valeur, une vieille couverte de sarge, 2 draps de toile de réparon, le tout de peu de valeur 8 livres
    un mirouer de glasse d’Angletaire avecq sa quarie (je suppose que la quarie est l’encadrement, le tout fort rare, et à remarquer) estimé 4 livres
    • 2 douzaines de serviettes de toile de lin à 100 sols la douzaine soit 10 livres
    • 3 douzaines de serviettes de grosse toile my usée à 60 sols la douzaine, soit 9 livres
    • 4 douzaines de serviettes de toile de brin de demi aulne de toile chacune, estimées valoire 4 livres 10 sols la douzaine, soit 18 livres
    • une autre douzaine de serviettes de grosse toile my usée estimée 3 livres
    • 5 aulnes de toile de lin estimée 30 sols l’aulne soit 7 livres 10 sols
    • une nappe de toile de lin neufve d’une aulne de laize de 3 aulnes, marquée de fil dinde (le fil d’Inde est la soie au XVIème siècle, selon Lachiver), estimé 4 livres
    • 16 nappes de toile de brin en réparon presque my usée estimé à 35 sols pièce soit 28 livres
    • 17 draps de toile de brin en lin et de brin en réparon, de chacun 3 aulnes et demie, et de 4 aulnes, partie desquels sont my usés, estimés ensemble 42 livres 10 sols
    • une livre de poupée de lin à 15 sols la livre, soit 8 livres 5 sols
    • 6 draps de toile de lin de chacun 4 aulnes et demie estimés à 70 sols chacun, soit 21 livres
    • 15 livres de fil de réparon blanc estimé 8 sols la livre, soit 6 livres
    • 4 aulnes de toile de brin en réparon sur fil estimée à 15 sols la livre, soit 3 livres
    • une douzaine d’essuie mains tant bons que mauvais 36 sols
    • 25 poches tant bonnes que mauvaises 20 livres
    • un crochet à pèzer 15 sols

    de la salle dudit lieu nous sommes transportés en la haulte chambre dudit lieu et avons trouvé les meubles qui ensuivent :
    • une table tirante avecq des marchettes garnie de 2 bancelles et un banc en foncé fermant de clef le tout estimé 12 livres
    • 70 livres de réparon estouppes à brin laisivé à 7 sols la livre soit 24 livres 10 sols
    • un grand vieil bahut fermant de clef avecq ses marchettes, 7 chères (chaises) de jonc le tout 11 livres
    • une couette ensouillé de toile, un traverslit aussi ensouillé de toile, 2 draps de lits, une mante verte brune avecq une sorte de courtine (rideau de lit) garnie de son etorf ( ???), deux rideaux de toile avecq le drap servant de traverslit et cheminée, 2 draps de toile, le tout 18 livres
    • une couette un traverslit ensouillé de toile non pezée, une couverte de sarge sur fil teinte en vert avecq les pantes, servant de tour au lit estoffe et son passement teint rouge de laigne et encore une autre couverte de sarge sur fil, le tout 30 lvires
    • 40 livres de laine sallée ( ???) avecq le suint estimée 20 livres
    • un petit coffre tenant 2 boisseaux fermant de clef de peu de valeur 30 sols
    • à l’estimation de 100 livres de soupillonière ( ???) d’estoupes et 2 boisseaux de nois le tout 8 livres
    • un vieil charlit de peu de valeur, une couette, un traverslit ensouillé de toile, une paillasse, une couverte de toile, 2 draps de lit, le tout de peu de valeur estant dans le logis de la mesetairie dudit lieu 11 livres
    • 5 braies à brayer du lin de peu de valeur 5 livres
    • une vieille huge mée avecq un van à vanner, 3 douzaines d’essuie-mains vieux 6 livres
    • une seillée, avecq une baratte et son baraton, une radouère (règle ou rouleu pour rader le blé dans la mesure, pour unir la surface, selon Lachiver), ce qu’il y a de fuseaux de main, 2 rouets à filer fil garnis de dantries, un travaoueil, et leurs esquipaiges, le tout 3 livres
    • 2 vieux encherouers, 3 vieux draps de toile de réparon le tout 6 livres
    • ce qu’il a de poullailles 3 livres
    6 cuillers d’argent 16 livres
    • ce qu’il y a de petits pots escuelles de terre cuillers de bois 30 sols
    • ce qu’il y a de panniers d’ouziers, de clissons fourches et retrait de bois le tout 30 sols

    s’ensuit les bestiaux qui sont sur ledit lieu et mestairie des Noes dépendant de ladite terre de la Gourdinière
    • 2 boeufs en poil rouge et brun ensemble 72 livres
    • 4 bouvards aussi en poile rouge et brun 90 livres
    • une quevalle avecq son poulain et un petit cheval entier le tout en poil rouge et gris 30 livres
    • 16 brebis 20 livres
    • 2 mères vaches avecq 2 veaux en poil rouge et brun 50 livres
    • un thoreau, un thore de 2 ans en poil rouge et brun 30 livres
    • un autre torreau et une thore de l’année dernière en poil rouge et noir 16 livres
    • une grande truye et 8 cochons de lait 20 livres
    tous lesquels bestiaux cy dessus revenant ensemble à la somme de 328 livres tournois dont Ambrois Poilasne métayer dudit lieu y est fondé pour une moitié montant la somme de 164 livres tournois et pareille somme audit Desnos mineur susdit 164 livres

    s’ensuit les bestiaux quisont sur le lieu et closerye de la Berthelommais dont ledit Desnos est fermier
    • 3 mères vaches et un veau d elait et une torre prenant 2 ans le tout en poil rouge et brun, ensemble 80 livres
    • 2 thores d’un an en poil rouge 20 livres
    • 2 grands porcs et 3 petits en poil blanc et noir, ensemble 26 livres
    tous lesquels bestiaux cy dessus revenant ensemble à la somme de 126 livres sauf erreur de calcul, sur laquelle somme en appartient moitié à Pierre Hocquedin closier dudit lieu la somme de 63 livres et pareille somme de 63 livres auxdits Desnos père et fils sur laquelle somme ils doibvent la somme de 39 livres 5 sols de prisée partant il reste 6 livres 5 sols

    au lieu et métairie du Matz que ledit Desnos est fermier sont les bestiaux qui ensuivent :
    • 6 bœufs de harnois en poil rouge et brun que blanc estimés 220 livres
    • un petit cheval et une quevalle borgne avecq un poulain de lait et un poulain d’un an le tout en poil rouge et frais blandin estimés 50 livres
    • 4 mères vaches et 3 veaux de lait, une thore de 2 ans en poil rouge et noir et gris 112 livres
    • 2 thoreaux de 2 ans en poil rouge 40 livres
    • 2 thoreaux une thore d’un an aussi en poil rouge et brun 30 livres
    • 17 bergers (pour « bergails », qui sont les brebis) 22 livres
    • 4 grands porcs de l’année dernière et 4 porcs de l’année courante 42 livres
    tous lesquels bestiaux cy dessus revenant ensemble à la somme de 516 livres tournois dont en appartient la moitié à René Godebille métayer dudit lieu montant la somme de 258 livres et pareille somme de 258 livres auxdits Desnos sur laquelle somme ils doibvent la somme de 200 livres de prisée au propriétaire dudit lieu partant reste 58 livres

    s’ensuit les bestiaux qui sont sur le lieu et métairie de Maltouche appartenant en propre audit Denoes
    • 8 bœufs de harnois en poil rouge et brun 250 livres
    • 2 toreaux prenant 2 ans en poil rouge 40 livres
    • 5 mères vaches avec 3 veaux en poil rouge et brun 110 livres
    • 7 porcs de l’année dernière en poil blanc et noir 63 livres
    • 4 porcs de lait de l’année courante 12 livres
    • une quevalle grise avec 3 poulains et poulliches 60 livres
    • une thore de 2 ans, 2 toreaux et une thore d’un an en poil rouge et brun 40 livres
    le prix de tous lesquels bestiaux cy dessus audit lieu de Maltouche revenant ensemble à 575 livres tournois sauf erreur de calcul, dont en appartient la somme de 287 livres 10 sols à Charles Yvon métayer dudit lieu et pareille somme de 287 livres 10 sols auxdits Desnoes père et fils 287 livres 10 sols
    La présente copie sur la minute étant au protocole de maistre Guillaume Blanchet vivant notaire royal faite par moy notaire royal soubz garde d’iceluy le 10 janvier 1673 – Signé Launay

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    Inventaire des biens et titres de Pierre Thibault de son vivant, Saint-Martin-du-Bois 1599

    Les inventaires sont rares dans les minutes notariales de la fin du 16e et du 17e siècles. Si rares d’ailleurs, que malgré tant d’années de recherches, je n’ai rien me concernant directement, et tout ce que je mets sur mon site, c’est ce que j’ai débusqué sur le Haut-Anjou, et qui illustre les modes de vie de ceux qui nous ont par bonheur laissé un tel document !
    Et même si ne sont pas les miens, ils illustrent assez leurs modes de vie pour que je situe pleinement les miens.

    Celui qui suit est un immense bonheur, car il s’agit d’un filassier de Saint-Martin-du-Bois en 1599. Il s’agit donc de quelqu’un de peu aisé, comme le confirme d’ailleurs l’inventaire des meubles, qui valent en tout 18 livres, ce qui est même assez misérable, surtout quand on constate que le peu de vaisselle vaut plus que le lit.
    Il a des enfants qui ont déjà eu leur part après le décès de son épouse, et l’inventaire nous donne ce qui lui reste après les comptes faits avec ses enfants. Il n’est pas encore décédé, et fait le bilan de ce qui lui reste, sans doute pour mieux prévoir sa succession ?

    On découvre que s’il ne possède pas de biens immeubles, il possède beaucoup de créances actives, dues par plusieurs personnes, soit pour livraison de marchandises ou prêt, comme si chaque année depuis le décès de son épouse et le partage avec ses enfants, il parvenait encore à avoir un compte personnel positif de quelques livres voire quelques dizaines de livres par an !
    Bien entendu, la majeure partie de ces sommes ont donné lieu a des quittances passées chez le notaire de Louvaines Aubert.
    Mais, comme il ne sait par écrire, et sans doute pas lire, il ne peut gérer ses quittances seul, et c’est là que le notaire était utile autrefois. Je me souviens même dans des temps pas si lointains du facteur qui lisait les lettes à ceux qui ne savaient pas lire, d’ailleurs cela doit toujours existé un peu !
    Bref, c’est donc le notaire qui dresse pour lui en quelque sorte son portefeuille actif ! Et qui nous livre ses placements permanents.
    Aini un filassier avait toujours de l’argent à droite et à gauche, mais de vous à moi, je me demande bien comment il faisait pour savoir s’y reconnaître dans ses papiers, alors, je suppose que lorqu’il avait besoin d’une autre quittance ou lorqu’on venait lui payer un partie de la dette, tout le monde allait chez le notaire, ainsi, Aubert, le notaire de Louvaines, comme tous les notaires de campagne, devaient voir passer tout le monde avec leurs papiers et les aider.

    L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici la retranscription de l’acte : Le 10 février 1599 avant midy, Inventaire fait par nous René Chesneau notaire royal Angers des biens meubles lettres tiltres et enseignements appartenant à Pierre Thibault marchand fillacier en présence et requeste dudit Thibault à quoi faire avons vacqué comme s’ensuit
    • Permier a ledit Thibault déclaré avoir quelque nombre de méchants meubles de boys qui sont en sa maison à Saint Martin du Bois lesquels sont de fort petite valeur pour leur vestusté qu’il a estimé valoir seulement un escu sol
    • Item dit outre avoir ung vieil charlit, une vieille couete garnie de son traverlit avec chacun une souille qu’il a estimé valoir un escu seulement attendu qu’ils sont fort vieils et a plus de 4 ans qu’ils n’ont de rien servi
    • Item dit avoir oultre une pinte ou deux escuelles le tout d’estain qui peuvent peser à l’estimation de 3 livres valant à 4 sols pour livre le tout 12 livres
    • Item déclare 18 boisseaux de bled froment mesure des Ponts de Cée qu’il a estimé valoir 20 sols le boisseau pour 6 escus

    s’ensuivent les lettres et enseignements appartenant audit Thibault et qu’il a fait depuis le décès de sa défunte femme et qu’il a fait accord avec ses enfants pour raison des meubles de la communauté de luy et de défunte Macée Gauldin sa femme
    • Premier ung contrat passé par devant René Aubert notaire le 24 juillet 1593 contenant qu’il auroit acquis de Pierre Thibault et sa femme les choses héritaulx y mentionnées pour la somme de 18 escus 50 sols

      j’en ai conclu que son épouse est décédée avant cette date, puisque cet acquit ne concerne pas la communauté de biens

    • Item ung autre contrat juridiquement fait en la cour de Louvaines contenant que les choses héritaulx y mentionnées auroit été adjugées pour la somme de 28 escuz ung tiers le 13 août 1593
    j’ai compris qu’il avait fait une affaire en les achetant 18 écus quelques jours plus tôt !
    • Item ung autre contrat passé soubz ceste vour par Bertran notaire du 2 janvier 1598 contenant qu’il auroit acquis de Jacques Thibault son fils et de sa femme les choses héritaulx y mentionnées pour la somme de 19 escuz
    • Item une obligation passée soubz la cour du Lion d’Angers par René Aubert notaire d’icelle le 8 janvier 1592 contenant que Guyonne Bellanger veuve de défunt Pierre Hiret auroit promis payer audit Thibault la somme de 15 escuz
    • Item une autre obligation passée soubz ladite cour par ledit Aubert le 13 juin 1596 contenant que Serené Douesteau auroit promis payer audit Thibault la somme de 10 escuz 50 sols pour les causes de ladite obligation
    • Item une cédule signée R ? Aubert contenant que ledit Aubert auroit promis payer audit Thibault la somme de 21 escuz pour les causes y mentionnées du 3 octobre 1596 au dos de laquelle apert avoir esté payé sur le contenu en icelle 11 escuz sol partant ne reste que 10 escuz
    • Item une autre obligation passée par ledit Aubert le 10 mai 1595 contenant que Jehanne Richard veuve de défunt Guyon Lehaier auroit promis payer audit Thibault 6 escuz pour les causes d’icelle sur le dos de laquelle apert avoir esté receu 5 escuz
    • Item une autre obligation passée par ledit Aubert le 31 mai 1592 contenant que Pierre Godes auroit promis payer audit Thibault la somme de 51 escuz pour les causes d’icelles, au pied de laquelle apert avoir esté payé sur le contenu d’icelle 11 escuz sol tellement qu’il reste seulement 40 escuz
    • Item une obligation passée par ledit Aubert le 16 juin 1596 contenant que Ambroys Blouin auroit promis payer audit Thibault la somme de 2 escuz 45 sols pour les causes de ladite obligation laquelle n’est aucunement signée et néanmoings a déclaré ledit Thibault ladite somme luy estre due
    • Item ung accord passé par Scouller notaire de ceste cour le 18 janvier 1595 contenant que Pierre Thibault, et Pierre Thibault son fils ont fait compte ensemble pour toutes leurs affaires du passé pour les debtes et meubles de la communauté dudit Thibault lainsé et de sa défunte femme et en seroit demeuré quite ledit Thibault laisné vers ledit Pierre son fils
    • Item une obligation en forme de compte final contenant que Jacques Thibault fils dudit Thibault auroit promis payer audit Thibault son père la somme de 16 escuz ung tiers pour les causes de ladite obligation passée par Bertran notaire de ceste vour le 16 août 1598
    • et a déclaré ledit Thibault debvoir à Perrine Thibault à présent femme de Jehan Boisseau la somme de 33 escuz un tiers pour les causes cotenues en l’obligaiton qu’elle a de luy
    Tous lesquels meubles et debtes cy dessus ledit Thibault a dit luy appartenir pour le tout attendu les comptes et accords faits avec sesdits enfants auxquels il a satisfait pour leurs parts et portions et luy sont demeurez entre les mains, sur quoi il doibt ladite somme de 33 escuz ung tiers
    fait et clos ledit inventaire par nous notaire susdit en la maison où est demeurant ledit Thibault paroisse de Saint Pierre de ceste ville en présence de sire Jehan Barbin marchand demeurant à Mazé et Estienne Chauvigné demeurant audit Angers

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