Un patronyme disparu : Lescoufflier, Saint-Hilliers (77) 1585

Introduction 

Je rencontre depuis 2 ans que je fais des recherches sur Provins et environs, le patronyme LESCOUFFLIER, et il semble bien avoir disparu, même si certains patronymes actuels pourraient lui ressembler.

Vente de terres à Saint-Hilliers par Jehan Lescoufflier

En fait il vend pour son père qu’on suppose trop âgé (à l’époque c’était moins d’années que de nos jours) pour se déplacer à Provins traiter la vente.

AD77-1057E414 Delanoe notaire à Provins

1585.06.07 vue 332 – Comparut personnellement Jehan Lescoufflier le jeune laboureur demeurant à Sainguy paroisse de st Yllier lequel tant en son nom que comme soy disant avoir charge et fondé de procuration de Jehan Lescoufflier lesné son père laboureur à la Corre paroisse d’Aulnoy ayant pouvoir par icelle de faire la vendition cy après déclarée et par lequel dabondant il promet faire ratiffier tenir et avoir pour bien agréable ce présent contrat quant besoing et requis en sera recognut avoir vendu ceddé et par ces présentes vend cèdde quite transporte et délaisse promis et promet tant en son nom que en ladite qualité de procureur de sondit père et en chacun d’iceulx garandir de tous troubles et empeschements à Jehan Bardot fils de Denis huillier demeurant à Provins à ce présent achepteur et acquesteur pour luy ses hoirs etc c’est à savoir 3 quartiers de terre pris en une pièce de 2 arpents 6 perches ou environ la terre comme elle se comporte assise au finage de Sainguy au lieudit Champdoré tenant d’une part aux hoirs Jacques Privé d’autre aux Marees d’un bout sur les Mareceaulx d’autre aussi – Item ung quartier de terre pris en une pièce faisant hache contenant ung arpent 3 quartiers 15 perches au finage ou lieudit les Culiers …

 

Vente d’un petit jardin sous les remparts de Provins, 1585

Introduction

Lorsque je retranscris je découvre souvent l’orthographe de l’époque, même pour les noms de lieu. Ici, je découvre MELEIN, qui est manifestement MELUN sinon le notaire aurait précisé que cette ville était dans une autre province de France, en ajoutant par exemple « pays de Normandie », or il n’ajoute rien, donc c’est bien dans la même province.

un gars de Melun a épousé une fille de Provins

Autrefois quand on quittait sa ville natale on vendait les biens qu’on y possédait, de préférence à des proches parents. Or, de Melun à Provins il y a 50 km c’est à dire plus d’une journée de cheval, qui n’est que de 40 km. Donc on ne considérait qu’il fallait vendre. Et la vente se fait bien en famille, des biens de Madame, née à Provins.

un métier de répartiteur

mais je n’ai pas bien compris ce qui est répartit !!! alors j’ai mis en rouge le terme… pour ceux qui comprendront mieux que moi, d’avance merci…

vente d’un petit jardin sous les remparts de Provins

AD77-1057E414 Delanoe notaire à Provins

1585.05.24 vue 323 – Comparut personnellement Pierre Marlot Me répartiteur des haultes alures ? de la ville et baillage de Melein y demeurant et Françoise Berthellot sa femme de luy suffisamment authorisée lesquels de leurs bons grés sans force recognurent avoir vendu ceddé et par ces présentes vendent cèddent promis et promettent garandir de tous troubles et empeschements quelconques à Ayoul Berthelot voiturier par terre demeurant à Provins achepteur et acquesteur pour et au nom et proffict de Denis Berthellot son frère ses hoirs et ayans cause à l’advenir c’est à savoir une planche de jardin contenant environ 5 perches la pièce comme elle se comporte assise en ceste ville de Provins rue de la foire aux chevaux tenant d’une part à Ayoul Bacquet d’autre auxdits vendeurs d’un bout sur les remparts de la ville d’autre sur la rue Maunans en censive du prieuré st Ayoul à ung denier tz de cens seigneurial le jour st Eloy sans autres charges comme ils ont dit, à ladite Bethellot appartenant de son conquest par elle et deffunt son mary pour en jouir par ledit achepteur esdits noms doresnavant à tousjours perpétellement, ce vendu le prix et somme de 2 escuz 2 tiers argent franc auxdits vendeurs que pour ce ils en ont eu receu dudit achapteur avec ung teston …

Nicolas Nourisson, ouvrier de viel à Provins, acquiert une rente annuelle et perpétuelle en nature, 1585

Introduction

Je vous ai déjà mis des actes concernant les ouvriers de viel, et vous savez donc maintenant que ce sont des ouvriers travaillant sur les chaussures à réparer car usées et ils n’étaient pas cordonnier possédant boutique mais devaient sans doute être salariés d’un cordonnier. Nous ne connaissons plus ce métier, car notre époque jette tout, même les chaussures dès qu’elles sont un peu portées. Autrefois on ne jettait pas, on réparait.

cession de rente annuelle et perpétuelle en nature

Autrefois, les mesures n’étaient pas standard, et chaque coin de France possédait ses mesures. Ici, on trouve le bled mesuré en perrotin. Mieux encore, dans les paiements en nature des rentes on trouve aussi la choppine !!!

AD77-1057E414 Delanoe notaire à Provins

1584.10.03 vue 155 – Comparut personnellement Thomas Bahoul marchant cordonnier demourant à Provins lequel de son bon gré recogneut avoir vendu ceddé et par ces présentes vend et promis et promet garantir de tous troubles à Nicolas Nourisson ouvrier de viel deumeurant audit Provins présent acceptant et acquesteur pour luy ses hoirs c’est à savoir la quantité de 2 boisseaux ung perrotin de bled froment et une choppine de rente foncière annuelle et perpétuelle bon grain loyal et marchant mesure de Joy Chastel rendu à prorata es greniers dudit achepteur et faisant partie d’un muyd de bled froment et ung boisseau de poix de rente par ledit vendeur et autres ses cohéritiers avoyent et ont droit de prendre et percepvoyr par chacun an au jour st Martin d’hiver en et sur plusieurs terres et héritages situés et assis au finage de jouy le Chastel et es environs à présent détenus et occupés par Jerosme Detardy Thomas Evrard Edmé Thomassin Denis Boucher dit Hervyet et plusieurs autres et au long contenus et déclarés es lettres de sesdites ypotheques et recognoissances de ladite rente reneue à leur proffict à l’encontre dudit Detardy et autres détempteurs desdits héritages au siège du baillage de Jouy le Chastel en dacte du quatriesme jour de juillet l’an mil cinq cens quatre vingts et ung siné Bijot et Chappelle et outre a ledit vendeur ceddé audit achepteur les arrérages à luy deubs à cause de ladite rente pour le jour st Martin d’hiver dernier passé et depuys leditjour jusques à huy … (f°2) … ceste vente faite moyennant le prix et somme de 6 écuz d’or sol argent franc audit vendeur …

Vente foncière à rente annuelle perpétuelle, Chalautre la Grande 1585

Introduction

Dans la Brie je trouve beaucoup de ventes foncières à rente annuelle et perpétuelle. En 1504 je les ai trouvées surtout en paiement en nature, mais en 1585 j’ai plus souvent en argent monnaie.

ferme à Chalautre-la-Grande

L’acte donne le détail et on apprend aussi à la fin de ces lignes de description qu’il y a 35 arpents., ce qui donne environ 18 hectares, donc bien une ferme. Le rente est amortissable pour 800 livres tournois, donc la ferme vaut (800 x 8 x3)/2 = 3 201 livres

l’acquéreur est laboureur

Dans la Brie, beaucoup de laboureurs possèdent leurs terres, alors qu’en Anjou je n’ai jamais trouvé de laboureur possédant sa terre, uniquement un bail à ferme ou un bail à moitié auprès d’un propriétaire, souvent bourgeois d’Angers. Ici, il acquiert une partie d’une ferme, mais possède sans doute d’autres terres.

les ventes de partie d’une propriété

Les notaires en Brie écrivaient les ventes de partie de propriété sans utiliser la formule du pourcentage que nous utilisons, mais une formule comme celle qui suit :  les deux parties les troys faisant le tout d’une huitiesme partie d’une petite maison estables

vente à rente annuelle perpétuelle

 

AD77-1057E414 Delanoe notaire à Provins

1585.01.30 vue 242 – comparut personnellement Jehan Hubert laboureur demeurant à Chaises paroisse de Challautre la grand lequel recogneu avoir pris et retenu prend et retient par ces présentes à tiltre de rente annuelle et perpétuelle d’honorable homme Denis Privé marchand demeurant à Provins et Françoise Dechoisy sa femme à cause d’elle de sondit mari suffisamment auctorisée et licenciée pour faire et passer ce qu’il s’ensuit à ce présents bailleurs audit tiltre qui luy ont promis garantir c’est à savoir les deux parties les troys faisant le tout d’une huitiesme partie d’une petite maison estables attenantes ou il y a potiez et porte ung corps de logis servant de bergeries et vailere, le lieu comme il se comporte de fond en comble, avec ses terres prés et héritages à ladite Dechoisy appartenant au finage de Prefrost et es environs à partager et diviser avec les religieux de St Quiriace de Provins et Anthoine Bridou à cause de sa femme et autres qui se consistent en la quantité de 35 arpents ou environ sans comprendre la portion d’une grange et quelques vignes que lesdits vendeurs ont déjà vendus et aliénez deux desquels héritages tenans abboutissans mesme comportance et demourance ledit preneur s’est tenu et tient pour bien content disant les bien savoir et cognoistre pour avoir cy devant labouré partie d’icelle, que les fermyers desdits bailleurs à ladite Dechoisy appartenant de son propre comme elle a dit, pour en jouyr par ledit preneur … et autres de la saison de mars prochainement venant 1585 (f°2) à tousjours perpétuellement, moyennant et pour le prix et somme de 18 escuz d’or sol qui sont 54 livres tz de rente annuelle et perpétuelle et de fond et bail que ledit preneur a promis et promet est et sera tenu doresnavant bailler et payer auxdits bailleurs leurs hoirs ou le porteur au jour de feste st Martin diver premier terme de paiement commançant dudit jour prochain en ung an et ainsi en continuant d’an en an audit jour à tousjours, sur lesdits héritages baillés qui en sont et demourent spéciallement chargés loyés obligés ypothéqués et asservis, et lesquels il sera tenu entretenir ladite maison bien manable et habitable et lesdites terres en bon estat de labour et en saisons deubs et convenables comme … sur tous autres biens et héritages … (f°3) rachapt et extinction d’icelle pour la somme de 800 livres tournois …

Elisabeth Lecourt vend une ferme pour aider Pierre Ythier à sortir de la prison de la Conciergerie de Paris, Provins 1597

Introduction

Je vous montrais avant-hier l’emprisonnement de Pierre Ythier à la Conciergerie à Paris. Autrefois pour sortir de prison on payait même la pension au gardien de prison, comme on aurait payé de nos jours un hôtel. Le montant à payer pour Pierre Ythier est très élevé, en voici déjà une preuve, car pour aider sa femme, les proches vendent même des terres importantes. Ici, c’est mon ascendante Elisabeth Lecourt qui vend une ferme, pour 400 écus dont elle possède la moitié. Pour mémoire, une maison à Provins est de l’ordre de 120 écus. Ces chiffres pour vous donner une idée de l’importance du montant à payer pour libérer Pierre Ythier, et je vais vous mettre d’autres actes demain sur cette libération.

Elisabeth Lecourt vend une ferme

AD77-1057E422 Jacques Delanoe notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

AD77-1057E422 Jacques Delanoe notaire à Provins – 1597.03.20 vue 175 – Furent présents en leurs personnes Jacques de Virlaines marchant appothicaire demeurant à Nogent sur Seyne et Marguerite Maillard sa femme à cause d’elle de sondit mari suffisamment aucthorisée pour ce faire et passer, et Elizabeth Lecourt veuve de feu Sidrach Faulchon demeurant à Provins, lesquels de leurs bons grés sans force ne contraincte recognurent avoir vendu ceddé et par ces présentes vendent cèddent, promis et promettent garantir de tous troubles et empeschements quelconques à honorable homme Nicolas Hebert marchant demeurant à Michemin présent et acceptant pour luy ses hoirs c’est à savoir une terre ferme et labourage consistant en maison grange estables le tout couvert de thuille court jardins et aireaux tant devant que derrière et à costé lesdits lieux comme ils se contiennent et comportent aussis aux Loges paroisse de Quiers en Brye tenant d’une part aux Guibins … d’autre sur l’achapteur, et en la quantité de 58 arpents tant terres labourables et prés et autres y compris les chaumes en plusieurs clostures et assises audit finage des Loges esdits Quiers [à 25 km ouest de Provins] et es environs que soulloit tenir à tiltre de moisson soubz le nom desdits vendeurs Charles Lecompte et Jehan Baussart et aux vendeurs appartenant chacun pour moitié et de leur propre et advenuz par les décès de leurs feux père et mère et par partage fait avec les cohéritiers esdites successions, mouvant en alisine la totalité de ladite moisson et lieux de messieurs les doyen chanoines et chapitre de l’église monsieur St Martin de Champeaulx de la quantité de 3 boisseaux 3 pitolins d’avoine demy chappon et … de chappon et ung denier obole tz pour le breuvage paiable chacun an le jour St Estienne lendemain de Noël au lieu acoustumé, et lesdites terres et héritags des choses dont ils sont manans … (f°2) ceste vente faicte moyennant le prix et somme de 400 escus d’or sol francs et quite auxdits vendeurs qui ont confessé avoir eu et receu dudit achepteur… fait et passé en la maison de ladite Lecourt venderesse 8 heures du matin audit Provins en présence de Me Nicolas Lecourt conseiller et controlleur en l’eslection de Provins et Hubert Chaume meusnier demeurant à Provins, ledit Chaume a dit ne savoir signer, et encore a promis ledit de Virlaines faire ratiffier et avoir pour agréable derechef ceste vendition ladite Maillard sa femme quant elle sera venue en aage de majorité.

Nicolas Langlois laboureur à Augers en Brie (77) a acquis une terre, mais la vente n’a pas été ratiffiée par l’épouse du vendeur, 1597

Introduction

Lors de la vente d’un bien commun au couple ou d’un bien propre à l’épouse que le mari vendait autrefois en l’absence même  de l’épouse, il y avait toujours la clause obligatoire de la ratiffication par celle-ci. Dans les fonds des notaires, on trouve donc de nombreuses ratiffications. Mais voici un cas illustrant l’importance de cette ratiffication.

un cas d’absence de ratiffication de l’épouse

C’est ce que va vivre Nicolas Langlois, le frère de mon ascendant Valentin Langlois. Quelques mois après l’acquêt, toujours pas de ratiffication, et pire, l’épouse décède, et manifestement sans laisser d’enfants, de sorte que ses frères et soeurs, neveux, nièces etc héritiers de son bien propre, et voici Nicolas Langlois inquiété par eux. Après avoir tout intenté en justice devant le prévôt de Provins, ce qui entrainait autrefois des frais importants, il transige avec le vendeur qui doit lui céder une autre terre mais cette fois de son propre à lui. Il est perdant puisque il cède en fait 4 arpents pour dédommager Nicolas Langlois des 3 arpents de la première vente annulée cette fois. Mais ces 4 arpents n’arrangent pas du tout Nicolas Langlois car ils sont dispersés loin de chez lui… Ce qui signifie qu’il ne peut les exploiter lui-même et donc qu’il faut les vendre, ce qu’il fait immédiatement, et à son avantage puisqu’après avoir acquis 3 arpents pour 16 écus il vend les 4 arpents pour 21 écus, le tout payé comptant. Donc s’il y en a un qui est perdant c’est bien Rousseau.

les 3 actes concernant cette absence de ratiffication

Je vous mets ces 3 actes, mais je suis certaine que je vais ensuit bientôt trouver un autre acquêt de Nicolas Langlois, puisqu’au final il a 21 écus à dépenser pour acquérir de la terre. En fait il est souvent acquéreur de pièces de terre chez ce notaire, et je viens même de constater qu’il n’est jamais cité comme époux d’une femme donc manifestement il est célibataire, et ses biens, à son décès, iront à ses neveux, donc aux enfants de Valentin Langlois, dont pour le moment je ne trouve qu’une fille, mon ascendante.

AD77-1057E422 Jacques Delanoe notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

AD77-1057E422 Jacques Delanoe notaire à Provins – 1597.03.30 vue 206 – Fut présent en sa personne François Rousseau marchand demeurant à Provins lequel recognut avoir vendu ceddé et par ces présentes vend cèdde promis et promat garentir de tous troubles à Nicolas Langlois laboureur demeurant à Augers présent achepteur pour luy ses hoirs c’est à savoir 3 arpents de terre labourable et pré et faisant moitié de 6 arpents qui appartiennent audit vendeur à cause et du propre d’Edmée Barrier sa femme et à elle advenu par le décès de deffunte Judith Taffourel sa mère et lesquels 6 arpents font ung quart de 24 arpents qui appartenaient à ladite deffunte Taffourel en plusieurs pièces situées et assises au finage d’Augers et es environs, et à partie par indivis les frères et sœurs de ladite femme dudit vendeur et à prendre par ledit achepteur lesdits 3 arpents de terre à luy vendus à son choix des 6 arpents qui adviendront audit vendeur et sadite femme par le partaige qui en sera cy après fait desdits héritages mouvant en alesine des seigneurs dont ils sont tenus et chargés des cens etc… ladite vendition faite pour le prix et somme de 16 escuz deux tiers argent franc audit vendeur …

1597.08.16 vue 461 – Nicolas Langlois laboureur demeurant à Augers d’une part et François Rousseau marchand demeurant à Provins d’autre, disans les parties que dès le 31 mars dernier ledit Rousseau auroit vendu audit Langlois 3 arpents de terre labourable faisant partie de plus grande quantité qui luy appartenoient à cause et du propre d’Edmée Barnier sa femme assis au finage d’Augers et es environs appartenant par indivis avec les frères et sœurs de ladite Edmée moyennant 16 escuz deux tiers franc que ledit Langlois luy en paya dès lors dudit contrat par lequel ledit Rousseau vendeur se seroit obligé tant à la garantie desdits héritages qu’à faire ratiffier iceluy par ladite Edmée sa femme et il en seroit requis, ce que ledit Rousseau n’auroit fait tellement que ledit Langlois l’auroit fait adjourner par devant monsieur le prévost de Provins ou son lieutenant afin de se voir condempner mesmes par corps à faire faire ladite ratiffication suivant laquelle justice seroit advenu le décès de ladite Edmée de sorte que ladite ratiffication ne se peult faire ny pareillement ledit Langlois jouyr paisiblement desdits héritages d’aultant que les (f°2) héritiers d’icelle veullent s’en retirer au préjudice dudit contrat tellement que ledit Langlois poursuivant instamment ladite action contre ledit Rousseau son vendeur et à grands frais, pour à quoy obvier et asssoupir les procès recognaissent avoir fait et font entre à savoir que ledit Langlois a quicté et remis quicte et remet audit Rousseau acceptant lesdits trois arpents de terre qu’il luy avoit vendu par ledit contrat par devant ledit juré, pour et au lieu desquels ledit Rousseau a céddé quité et transporté et délaissé et par ces présentes cèdde quite transporte et délaisse et promet garantir de tous troubles empeschements quelconques audit Nicolas Langlois acceptant pour luy ses hoirs et ayant cause à l’advenir la quantité de 4 arpents de terre labourable ou environ assises au finage de Bouy Chalautre la Petite et es environs faisant partie de 4 arpents ung quartier et demy sur laquelle quantité les héritiers Nicolas Myrnault ont 36 perches à cause de l’acquisition que ledit deffunt en a faite de deffunts Paul Lesogne et Perrette Garenjou audit Rousseau appartenant de son propre et advenus par le décès de deffunt Michel Rousseau son père et dont la déclaration ensuit …  suivent 3 pages de détail

1597.08.17 vue 465 – Nicolas Langlois laboureur à Augers transporte et délaisse à Estienne Gonthier marchant tanneur à Provins la quantité de 4 arpents de terres labourables au finage de Bouy Chalautre la Petite et es environs par ledit Langlois acquis de François Rousseau moyennant la somme de 21 escuz d’or sol franc audit vendeur