Vente de la closerie de la Deurie à Renazé, 1629

Nous partons à Renazé vendre la closerie de la Durie pour 1 015 livres en 1629.
Nous apprenons qu’elle appartient à Baltazard, René, Perrine et Catherine Desalleuz, tous frères et soeurs, de la succession de leur mère Perrine Boucault. Ils vivent à Cossé-le-Vivien, qui est situé alors dans la province du Maine, et leur closerie est en province d’Anjou. L’acte de vente est devant un notaire royal d’Angers. Donc, encore une fois, et d’ailleurs le plus souvent, il ne faut jamais chercher sur place une vente car elle peut être ailleurs.

    Voir Cossé-le-Vivien en cartes postales
    Voir Renazé, aussi en cartes postales

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E52 – Voici la retranscription de l’acte : Le 29 novembre 1629 après midy devant nous Guillaume Guillot notaire du roy à Angers fut présent en sa personne Me Baltazard Desalleuz Sr de la Cuche marchand au bourg de Cossé le Vivien pays du Mayne tant en son nom privé que pour et au nom et comme procureur quant à ce de Perrine, René et Catherine les Desalleuz, ses frère et sœurs, par procurations passées par Jehan de la Cuche notaire soubz la cour royal du Mans résidant audit Cossé, attachées à ces présentes pour y avoir recours quand besoin sera,chacun d’eux seul et pour le tout sans division de personne ne de biens, renonçant au bénéfice de division et discussion,
lequel Me Baltazard Desalleux esdits noms confesse avoir vendu et transporté, par ces présentes vend quitte et transporte et promet garantir de tous troubles
à honorable homme Jacques Crosnyer Sr de la Coquaye demeurant au bourg de Renazé à ce présent qui a achapté et achapte pour luy ses hoirs le lieu domaine et clozerie de la Deurye située en la paroisse de Renazé composée de maison estables et autres bastiments et estables couverts d’ardoise ayraulx et jardins vergers rues et issues prez pastures terres labourables et non labourables boys landes et autres appartenantes et dépendances et tout ce qui déppend dudit lieu ainsi qu’il se poursuit et comporte qu’il est eschu et advenu à deffunte honorable femme Perrine Boucault mère desdits Desalleuz à tiltre successif et comme René Lemele clozier l’exploite sans rien en réserver … (pour la suite des conditions, je vous mets ci-dessous la procuration qui est claire sur ce point, et explique qu’il y a un réméré d’un autre lieu, qu’on doit payer à Jean Berhault de Craon)

Voici la procuration attachée à l’acte précédent : Le 18 novembre 1629 après midy par devant nous Jehan de La Cuche notaire royal demeurant au bourg de Cossé le Vivien ont esté présents en leurs personnes duement submis et establis honorables personnes René et Katherine les Dezalleus frère et sœur estant de présent en cedit bourg de Cossé lesquels par ces présentes ont fait nommé et constitué et établi et ordonné honorable Me Baltazard Dezalleuz Sr de la Cuche leur frère, leur procureur général en toutes les causes et affaires auquel ils donnent plein et entier pouvoir pour les représenter, procéder à tout ce qu’il appartiendra pleder appeler substituer et eslire domicile suivant l’ordonnance royale
et par especial de vendre par ledit Baltzard leurdit frère et procureur à honneste homme Jacques Crosnier leur lieu closerie appartenances et dépendance de la Deurie sis et situé en la paroisse de Renazé jusqu’à la concurrence de la somme ce 1 015 livres
et à la charge dudit Crosnier de rembourser à Jehan Berhault marchant demeurant en la ville de Craon la somme de 850 livres pour laquelle somme deffunte honorable femme Perrine Boucault mère desdits les Desalleuz auroit vendu ledit lieu des Barbères o condition de grâce

    Jehan Berault ne m’est pas inconnu, puisque j’en descends, et j’apprends, tout à fait par hasard, car comment aurais-je pu le chercher au fin fonds d’un acte Desalleuz Crosnier à Angers, alors qu’il demeure à Craon. Il est ancêtre de mes Moride de Craon et Segré.

et encore aux charges cens rentes et debvoirs anciens et accoustumés que peut debvoir ledit lieu et icelle somme de 850 livres payer par ledit Crosnier audit Berhault ; recepvoir dudit Crosnier la somme de 175 livres restant de ladite somme de 1 015 livres, et lui en bailler acquit, lequel ils promettent avoir agréable comme ils auront la vendition dudit lieu avec toutes obligations que iceux constituants donnent à leur dit frère et procureur de garantaige d’icelluy, et généralement promettent iceulx constituants avoir agréable tout ce que dessus dit…
fait en cedit bourg de Cossé maison de Jehan Bertran et en sa présence et de discret Me Jacques Lemée prêtre Sr de la Lande demeurant audit Cossé tesmoings lequel Bertran a dit ne savoir signer

Signé : Catherine Dessaleuz, Desalleuz, Lemée, Desalleuz, Paillard, de la Cuche

Cossé-le-Vivien, collections personnelles, reproduction interdite
Cossé-le-Vivien, collections personnelles, reproduction interdite

Vous avez remarqué qu’en 1629 les femmes savent signer dans la famille Desalleuz, ce qui est alors la marque de marchands fermiers aisés ou autres notables. Car à l’époque les filles n’ont pas de pensionnats et elles apprennent à la maison en famille.
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Vente de la Basse Pejotière, Challain-la Potherie, 1665

Les Coiscault sont issus de Combrée et Challain, et aujourd’hui, Perrine Coiscault se sépare de sa closerie de la Paigeottière en Challain.

    Voir mon étude des familles Coiscault
    Voir ma page sur Challain, et l’histoire de Challain.
    Voir mes relevés de baptêmes de Challain
Challain-la-Potherie, collection personnelle, reproduction interdite
Challain-la-Potherie, collection personnelle, reproduction interdite

L’ate qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E95 – Voici la retranscription de l’acte : Le 20 juillet 1665 avant midy, devant nous notaire de la baronnye de Candé soussigné (Brossais notaire) fut présent estably et soubmis honnorable homme Tousaint Milsant sieur de la Dodaye procureur et se faisant fort d’honnorable femme Perrine Coiscault veuve de deffunt honnorable homme Jan Renou vivant Me chirurgien, à laquelle il promet faire ratiffier et avoir ces présentes pour agréable et d’en fournir ratiffication vallable dans la feste de Toussaint prochaine, demeurant au lieu du Bourg-d’Iré,

    attention, c’est Toussaint Milsant qui vit au Bourg-d’Iré

lequel en vertu de sa procuration spéciale passée par Me Hardouin Dupin notaire royal Angers le 9 de ce mois et an, laquelle procure demeure cy attachée pour y avoir recours
a ce jourd’huy vendu quitté ceddé délaissé et transporté et par ces présentes vend quitte cèdde délaisse et transporte à tousjourmais perpétuellement par héritage et promet garantir de tous troubles évictions et empeschements quelconques à h. homme René Forest marchand à ce présent stipulant et acceptant demeurant en la paroisse de Vritz province de Bretaigne, estably et soubzmis, avec prorogation et acceptation de juridiction, qui a achapté et achapte pour luy ses hoirs et ayant cause
scavoir est le lieu et closerie de la Basse Paigeottière sittué en la paroisse de Challain appartenant à ladite Renou,

la Pejotière, ferme, commune de La Potherie Vendue par Perrine Coiscault veuve Jean Renou à René Forest, 1665 (C. Port, Dict. du Maine-et-Loire, 1876) En rouge, mon ajout au vue de cet acte

composé de maison taicts rues issues vergers prés pastures terre labourable et non labourable et tout ainsi que ledit lieu se poursuit et comporte et que le présent collon et fermier en jouy et jouissait sans aucune réservation en faire

tenues lesdites choses au fief et seigneurie des Aulnais à la charge de payer audit seigneur des Aulnais par chacun an 25 solz pour toute les rentes qui luy sont deues, icely lieu quitte des arrérages du passé, et au seigneur de Challain sa part et portion de 6 bouessaux et demi d’avoine et de l’argent deub sur lesdites choses à proportion avecq les détempteurs ou autre plus grand debvoir en ladite fresche de la Paigeottière si aucun est deub
pour par ledit Forest jouir et disposer desdites choses fond domaine propriété et seigneurie d’icelle en plaine (pleine) propriété et perpétuité ses hoirs et ayant cause

et est faite la présente vandition pour et moyennant la somme de 500 livres que ledit Forest promet et s’oblige payer à ladite Coiscault d’huy en 2 ans prochainement venant et jusque audit jour payer l’intérest d’icelle au denier vingt sous l’obligation de ses biens meubles et spécial hypothèque et privilège desdites choses vendues

    ce n’est pas cher en 1665 ! Pour 500 livres soit la closerie est petite, soit elle est de peu de rapport car les terres ne sont pas de qualité, soit les deux compères se sont entendus pour le bas prix car Perrine Coiscault n’est plus très jeune, vit à Angers, et ne s’y entend par en prix de closerie ?
    Et de plus, ces 500 livres en sont pas payées comptant…

partant tenir faire et accomplir d’une part et d’autre et à ce faire les parties sont respectivement obligées soubz l’obligation de leurs biens et iceux à prendre vendre faulte à chacun d’eux d’accomplir ces présentes et ce qu’elles regardent, renonczant à y contrevenir de quoy les avons respectivement jugez et condemnés par le jugement et condemnation de nostre dite cour
fait et passé en notre tablier en présence de honeste personne Pierre Dené menuisier et Nicollas Bordier mégissier demeurant audit Candé tesmoings à ce requis et appelés
vin de marché 100 solz payé du consentement dudit Milsent qui tiendra note du paiement audit Forest en cas de retrait

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Vente à François Letort de 4 sillons à Tiercé, 1601

François Letort est originaire d’Armaillé, car il est sieur de la Gaudaie.

    Voir mon étude Letort, dont je ne descends pas, mais que j’ai étudiés.
    Voir ma page sur Armaillé.
Armaillé, collections personnelles, reproduction interdite
Armaillé, collections personnelles, reproduction interdite

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E2/503 – Voici la retranscription de l’acte : Le samedy avant midy 23 juin 1601, en la court du roy notre sire Angers (Laurent Chauveau notaire royal) personnellement estably Perrine Challopin veuve de deffunt Jehan Lecommandeux depeurant à Erigne paroisse de Briollay, soubzmectans etc confesse etc avoir ce jourd’huy vendu quité céddé délaissé et transporté et encores vend quicte délaisse et transporte dès maintenant et à présent à jamais perpétuellement par héritage et promet garantir
à honnorable homme Me François Le Tort Sr de la Godays advocat au siège présidial d’Angers et y demeurant paroisse de Saint Michel du Tertre, à ce présent stipullant et acceptant qui a achapté et achapté pour luiy ses hoirs etc
c’est à savoir 4 sillons de terre labourable situés en une pièce de terre appellée « le Clos » paroisse de Tiercé contenant à semer ung boisseau de bled ou environ joignant d’un cousté la terre Yves Planchard Sr de Maquille une haie entre deulx d(autre cousté la terre de deffunt Jehan Vaillant abouté d’un bout au chemin tendant du port de Pont à Tiercé d’autre bout à la terre dudit acquéreur et tout ainsy que lesdits 4 seillons de terre se poursuivent et comportent sans en rien retenir ne réserver
au fief et seigneurie de Maquillé et tenuz dudit lieu à 5 deniers de debvoir deu par chacun à la seigneurie de Maquillé au jour et terme d’Angevine ou autre terme lesquelz debvoirs ledit acquéreur demeure tenu payer à l’advenir franc et quite de tous lesdits debvoirs du passé jusques à huy
transportant etc et est faicte la présente vendition cession délais et transport pour le prix et somme de 5 escus sol vallant 15 livres tz laquelle somme ledit acquéreur a présentement contant en présence et au veu de nous payée sollvé et baillée à ladite venderesse qui icelle somme a eue prinse et emporté en quinze francs de vingt soulz pièce de présent ayant cours suivant l’ordonnance royal dont elle en a quité et quicte ledit acquéreur ses hoirs
à laquelle vendition promesse garantie et tout ce que dessus est dict tenir etc garentir etc dommages etc obligent etc renonczant etc foy jugement condemnation etc
fait audit Angers à notre tablier en présence de Guillaume Berthelot et Jehan Chauveau notaire
ladite Challopin a dict ne scavoir signer

Louis et Pierre Perrault vendent la succession de leurs parents, La Ferrière-de-Flée, 1657

Je descends de deux familles Perrault et à ce titre, j’avais autrefois longuement relevés tous les Perrault. En voici pourtant encore, avec, en prime, le nom de leurs parents :

    Voir mes relevés sur les familles Perrault

L’acte qui suit este extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – 1Voici la retranscription intégrale de l’acte : Le 15 septembre 1657 après midy, par devant nous François Crosnier notaire royal à Angers, furent présents establis et duement soubzmis Pierre et Louis les Perraultz marchands tant en leur noms privez que se faisant fort de Renée Perrault leur sœur, et encore de Noelle Meslet femme dudit Pierre auxquelles ils promettent solidairement faire ratiffier ces présentes et les faire avec eux aussi solidairement obliger à l’effet et entier accomplissement d’icelles et en fournir en nos mais lettres de ratification bonnes et valables dans 15 jours prochains à peine ces présentes néanmoins etc, ledit Pierre demeurant en la paroisse du Lion d’Angers ledit Louis en cette ville paroisse de la Trinité,

lesquels chacun d’eux seul et pour le tout, renonçant au bénéfice de division discussion et d’ordre ont vendu quitté ceddé délaissé et transporté et par ces présentes vendent quittent cèddent délaissent et transportent dès maintenant et à tous jamais perpétuellement par héritage et promettent esdits noms garantir de toute charge hypothèque éviction ou empeschements quelconques et en faire cesser les causes cers et contretout, à noble homme Me Pierre Foyet Sr de la Fleuriaye advocat au siège présidial de ceste ville, demeurant en la paroisse de la Trinité, à ce présent stipulant et acceptant,
qui a achepté et achepte pour luy ses hoirs tous et chascuns les logements et héritages appartenant auxdits vendeurs esdits noms et à eux advenus des successions de deffunctz Louis Perrault et Guillemine Houdin leur père et mère, lesdits héritages consistant en jardrins terres labourables et vignes en gast le tout enclavé parmy les héritages appartenant audit sieur de la Fleuriaye et situés au village de la Tryere en la paroisse de la Ferrière, sans desdits logements et héritages faire aulcune réservation et tels qu’il sont eschus auxdits vendeurs par le décès de leurs dits père et mère
lesquelles choses ledit acquéreur a dit bien savoir, et tenues des fiefs et seigneuries dont elles relèvent aux cens rentes et debvoirs seigneuriaux féodaux fonciers anciens et accoustumés lesquels ledit preneur paiera à l’advenir tant par bled avoyne chapons deniers et autrement sans toutefois approuver parledit Sr acquéreur qu’il soit deu aulcune rente de bled, et néanmoins à la charge par luy de les payer si aulcunes sont deues … et mesme à la charge d’acquiter ce que lesdits vendeurs esdits nom doivent à raison desdits debvoirs et rentes au siège présidial de Château-Gontier et ce tant en principal que intérets et frais
et est faite la dite vendition délais outre lesdites charges pour et moyennant la somme de 80 livres laquelle somme ledit acquereur … (suit une demie page pour l’hypothèque des biens de l’acheteur qui va payer en différé)
fait et passé audit Angers, présents Touchaleaume et Pillastre.
PS : Et le 4 janvier 1658 avant midy par devant nous notaire royal fut présent Pierre Perrault tant en son privé nom que comme procureur de ladite Meslet sa femme, et de ladite Renée Perrault, par procuration passée par Bonneau notaire du Lion d’Angers résidant à St Martin du Boys le 26 décembre dernier, lequel esdits noms a reçu dudit Foyet advocat à ce présent la somme de 53 livres 6 sols en monnoye courante

En fait, les vendeurs ont besoin d’argent, et l’allusion au présidial de Château-Gontier laisse même entendre qu’ils ont des dettes impayées.
J’ai le sentiment qu’ils ne sont pas exploitants directs des parcelles vendues. Et, qu’ils désirent se consacrer à d’autres activités.
Mais le fait que ces parcelles soient intercalées dans les biens de l’acheteur, semblerait montrer qu’il leur ait un parent plus ou moins éloigné, car ces parcelles sont manifestement le fruit de divisions antétieures entre hétitiers.

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Vente de parts de successions, Gené (49), 1640

J’avais fait des relevés d’actes sur Gené, et cet acte permet de remonter Jeanne Tesnier née le 17 avril 1592, fille de Jean et de Jeanne Bertran, qui épousera Mathieu Gernigon laboureur aux Mortiers en Gené.

    Voir ma page sur Gené et mes relevés d’actes anciens
Gené, collection personnelle, reproduction interdite
Gené, collection personnelle, reproduction interdite

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici la retranscription intégrale de l’acte : Le 12 novembre 1640 avant midy, devant nous Nicolas Leconte notaire royal à Angers, ont esté présents Mathieu Gernigon laboureur à bras demeurant aux Mortiers paroisse de Gené, tant en son privé nom que au nom et comme procureur spécial de Renée Tesnier sa femme par procuration par nous parssér le 10 août dernier la minute de laquelle est demeurée avec ces présentes pour y avoir recours quand besoin sera et à laquelle en tant que métier est ou seroit il promet et demeure tenu faire avoir ces présentes agréables et à l’accomplissement d’icelles solidairement obliger et en fournir lettres valables de rattification obligation solidaire touttes fois et quante ces présentes néanmoings etc
lequel estably deuement soubzmis esdits noms en chacun d’iceux seul et pour le tout sans division etc a volontairement confessé avoir vendu vend quitte cedde et delaisse transporte et promis garantir de tous troubles hypothèques et empeschements quelconques à nobles homme Me Jacques Bernard sieur du Breil demeurant en ceste ville paroisse sainct Maurille présent
lequel a achepté pour luy ses hoirs et ayant cause ou autres qu’il nommera dans un an la tierce partye par indivis d’un cinquiesme en une moictié
laquelle appartient audit vendeur esdits noms en la succession de deffunt Me Mathieu Bertran prêtre vivant demeurant au Lion d’Angers par représentation de deffunte Jeanne Bertran sa mère vivante femme de deffunt Jean Tesnier et de Jeanne Bertran ladite Jeanne fille de deffunt Mathieu Bertran père de ladite Jeanne, qui estoit père desdits deffuntsz Me Mathieu et Jean Bertran,

et encore le tiers en un quart de la succession de deffunt Jean Bertran nagueres décéddé fils de deffunt Jean Bertran lequel estoit fils de René Bertran qui estoit frère dudit deffunt Me Mathieu Bertran père, et enfants du costé paternel dudit deffunt Mathieu Bertran père,

lesdites portions vendeues consistant tant en meubles que immeubles fruits fermes revenuz jouissance debtes actives et généralement tout ce qu dépend et peut dépendre desdites successions sans aucune exception ne reservation en faire, mesmes de fruits et autres droits qui audit vendeur esdits nom peuvent compéter depuis lesdites successions advenuz et tous autres droitz de contrainte à faire partage desdites choses vendues suivant la coustume
pour lesdites choses vendues tenir du fief ou fiefs et seigneuries dont elles pourront estre subjetes et en payer les cens rentes charges et debvoirs seigneuriaux et féodaux anciens et accoustumés tant pour l’advenir que du passé depuis lesdites successions
la présente vendition cession delaye et transport faicte pour et moyennant la somme de 80 livres tz laquelle somme ledit sieur acquéreur payera aux plus anciens créanciers dudit vendeur esdits noms qu’il nommera dans d’huy en un mois prochain droits et hypothèques desquels demeure ledit acquéreur dès à présent subrogé pour la garantie du présent contrat lequel a ainsy esté vouly stipulé et accepté par lesdites parties lesquelles à ce tenir sans y contrevenir et aux dommaiges et intérestz en cas de deffault obligent respectivement mesme ledit vendeur esdits noms et en chacun d’iceux seul et pour le tout sans division de personnes ne de biens ses hoirs etc renonczant etc speciallement ledit vendeur esdits noms au bénéfice de division discussion et ordre de priorité et postériorité sont etc
fait audit Angers maison de nous notaire en présence de Jacques Bellanger et de René Touchaleaume praticiens demeurant audit Angers, Mathieu Gernigon fils dudit vendeur, Jean Rocher vigneron paroissien de Bouchemaine tesmoings fors lesdits Bellanger et Touchaleaume ont dit ne scavoir signer
en vin de marché payé comptant par ledit acquéreur du consentement dudit vendeur audit nom la somme de 4 livres
et au mesme instant ledit vendeur a déclaré audit acquéreur que le plus ancien de ses créanciers est Jeanne Trillot veufve de deffunt Mathurin Gernigon son frère laquelle il a fait comparoir prié et requis ledit acquéreur de luy payer la somme de 30 livres tz à déduite sur plus grande somme mentionnée en l’obligation passée par devant Terrière notaire de Gené le 30 janvier 1617 au profit de sondit deffunt mary, ce qui a fait que ledit sieur du Breil a présentement payé à ladite Trillot ladite somme de 30 livres en 30 pièces de 20 sols chacune cy-davant appellées quarts d’écuz bonnes suivant l’édit du roy s’en contente et en quitte et promis tant en privé nom que comme mère et tutrice naturelle des enfants dudit deffunt et d’elle en acquitter ledit sieur du Breil vers et contre tous, lequel elle a subrogé et subroge en son lieu et place droits actions et hypothèques et a ceste fin luy a baillé en main la grosse de ladite obligation sans préjudice du surplus de son deu et a déclaré ne scavoir signer, et qu’elle demeure à la métairye de la Besnerye paroisse du Lion d’Angers
constat, accordé que en la présente vendiiton n’est comprins la vente et arrerages d’icelles que ledit vendeur esdits noms auroit cy davant vendu audit acquéreur

Ce qui donne :

    Mathieu Bertran a eu 3 enfants :
    1-Jeanne Bertran, épouse de Jean Tesnier, dont Jeanne Tesnier épouse de Mathieu Gernigon
    2-Mathieu Bertran, le prêtre dont ici la succession
    3-Jean Bertran, qui suit au § suivant, aussi ici la succession

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Marie Cady, veuve Bouet, acquiert la moitié d’une métairie à Vern-d’Anjou, 1650

Marie Cady avait épousé avant 1608 Jacques Bouet, qui lui fait 11 enfants, et décède en 1650. Devenue veuve, Marie Cady va poursuivre l’activité très intense que son mari avait menée pendant leur communauté de biens en acquêts multiples. Ils tenaient l’hotellerie à La Pouèze, mais se livraient aussi a des tas d’activités commerciales. J’ai une grande tendresse pour les veuves actives, d’autant qu’une fois n’est pas coutume sur ce blog, je vous parle ici d’une de mes ancêtres. D’habitude, je livre des actes qui ne me concernent en rien, si ce n’est mon immense passion pour le Haut-Anjou.

    Voir ma page sur La Pouèze
    Voir ma famille Bouet

Marie Cady a alors certainement la soixantaine, et durant les 3 années qu’elle va lui survivre, elle est souvent à Angers chez un notaire, achetant, plaçant… et le plus fort est qu’elle ne savait pas signer.
Ici, elle acquiert la moitié d’une métairie pour se faire payer de plusieurs dettes dues par les héritiers, fort nombreux, de Jean Mellet. L’acte sera un bonheur pour les éventuels descendants de ce Jean Mellet car il les liste tous en 1650.

J’attire leur attention sur l’une des dettes, à savoir la pension de Jean Mellet chez Marie Cady pendant 3 ans infirme et malade. Il est probablement frère ou oncle de tous les héritiers cités, car si cela avait leur père je pense que vue leur nombre, il y aurait bien eu au moins un d’eux pour le soigner sur ses vieux jours.

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5– Voici la retranscription intégrale de l’acte : Le 29 octobre 1650 après midy, par devant nous Nicolas Leconte notaire royal Angers furent ont esté présents Guillaume Meslet, tant en son privé nom que pour Michelle Ravary sa femme, René Bommyer aussi tant en son privé nom que de Guillemine Chemynard sa femme, demeurant savoir ledit Meslet au lieu et mestairie de Bounnarteil en paroisse de St Lambert de la Potherie et Bomyer à la Basse Bonaudière en la paroisse de la Meignanne, aussi tant en leurs privés nom que se faisant fors de Antoine, Louise et Renée les Mellets sœurs dudit Guillaume Mellet, et Christofle Chempiré et Jeanne Chemynard sa femme, de François Chemynard leur frère, de Pierre et Estiennette les Meslet enfants de deffunt Pierre Meslet, de Pierre Lebesson et Perrine Chemynard sa femme, de Mathurin Poirier et Jeanne Chemynard sa femme, de Pierre Moreau et Jacquine Cheminard sa femme, lesdites Guillemyne, Jeanne, Jacquine et Perrine les Chemynardz filles de Jean Chemynard et de deffunte Jeanne Meslet, de Michel Chempiré et Jeanne Sallé sa femme et de Jacques Sallé leur frère, tous héritiers de deffunt Jean Meslet vivant demeurant au bourg et paroisse de La Poueze, y décédé deux ans auparavant ou environ et qui estoit seigneur du lieu et métairie de Blanche ? en la paroisse de Vern, auxquelles dessusdits ils promettent faire ratiffier ces présentes et obliger avec eux solidairement à l’effet et entretemenet d’icelles et en fournir à l’acqueresse cy après nommée au pied du présent acte vallable et solidaire dans quinze jours prochains à peine, ces présents néanmoins, lesquels esdits noms et chacun d’eux seul et pour le tout sans division renonçant au bénéfice de division discussion et ordre confessent avoir vendu quité ceddé delaissé et transporté et par ces présentes vendent quitent ceddent délaissent et transportent promettent garantir perpétuellement de tous troubles hypothèques et empeschements quelconques et en faire cesser les instances

à honneste femme Marye Cady veuve de deffunt Jacques Bouet demeurant au bourg de La Poueze ce acceptant qui a achepté pour elle ses hoirs

la moitié par indivis du lieu et mestairye de Blanche, ainsi qu’il se poursuit et comporte composé de maisons jardins rues issues prez pastures terres labourables et non labourables bois taillis et communs le tout siué en la paroisse de Vern avec les appartenances et dépendances de ladite moitié de mestairie, sans rien en réserver ni aurement confronter, ni préjudicier aux droits desdits vendeurs esdits noms à l’autre moitié de ladite mestairye qu’ils prétendent leur appartenir et à ceste fin de son pouvoir comme ils veront bon estre
tenue ladite métairie du fief et seigneurie de Precort aux cens rentes et debvoirs seigneurieux et féodaux qui en sont deubz tant en avoine volaille argent corvée ou bian et autre si aucun sont deubz que ladite acqueresse …et pour le regard des 6 années dernières ladite acqueresse en acquitera paeillement lesdits vendeurs au moyen de ce qu’ils l’ont subrogée et subrogent en leurs droits et actions … et au parsus s’il en est deub lesdits vendeurs en demeurent tenus
transportant la présente vendition faite pour et moyennant la somme de 1 000 livres sur laquelle demeure déduit la somme de 400 livres à laquelle lesdites parties ont composé deubz à ladite achepteresse pour (suivent plusieurs petites dettes payées par elle par moitié, dont la pension dudit Jean Meslet pour 3 années qu’il a esté en la maison de ladite Cady sans pouvoir travailler à cause qu’il estait infirme et malade en laquelle maison il a esté nory et entretenu par ladite Cady, laquelle fera cesses les poursuites de Robert Bouet son fils et de Nicolas Lebouvyer son gendre pour raison des frais taxés contre lesdits Boumier) et du surplus desdits 1 000 livres montant 300 livres ladite Cady a payé présentement auxdits vendeurs la somme de 180 livres qu’ils ont reçue en bonne monnaye courente suivant l’ordonnance, s’en contenent et en quitte icelle Cady
laquelle s’oblige par hypothèque spécial et priviligié desdites choses vendues payer le solde un mois après … auxdits héritiers dudit deffunt Mellet et jusqu’à payement la rente aux interests à raison du denier vingt
et moyennant ces présentes le bail à ferme fait entre lesdites parties desdites choses demeure nul et résolu sans aucun dommage
demeurent en outre ladite acqueresse tenue d’acquiter les vendeurs esdits noms de leurs part et portion de quelque contribution demandée par le sieur Demollière pour raison de quoi il avait appelé lesdits Boumiers par devant Mr le juge prevost de ceste ville
ainsi voulu stipulé et accepté à quoy tenir et faire et accomplir sans y contrevenir aux dommages et interests stipulés à deffaut, obligent lesdites paries esdits nom et qualités que dessus
fait audit Angers en notre estude présents René Touchaleaume et René Raffray praticiens audit Angers
lesdites parties ont dit ne scavoir signer

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