Contrat de mariage Pelletier Ruau, Le Lion-d’Angers, 1591

Guillaume Lepelletier, notaire royal à Angers de 1569 à 1610, est un notaire particulièrement difficile à faire, par l’écriture détestable de ses clercs, et l’absence de mention en marge. Pour repérer dans chaque acte un indice intéressant, tel que lieu ou patronyme, mieux vaut être ultra patient et ultra paléographe ! J’ai mis une journée entière pour faire l’année 1591, soit 2 cotes !
J’y ai trouvé un contrat de mariage sur le Lion-d’Angers, et ceci n’a rien d’extraordinaire, puisque je vous ai habitués à mes trouvailles dans les notaires d’Angers, mais celui-ci est encore plus particulier, car il n’a pas été passé par un notaire royal d’Angers, en l’occurence Guillaume Lepelletier notaire royal à Angers dans lequel il est classé, mais par Claude de Villiers notaire de la chatelenie du Lion-d’Angers, et passé à la Bodinière au Lion-d’Angers. Je suppose que ces Pelletier sont probablement de lointains parents ! Si c’est le cas, ils sont lointains parents, pas proches, car personne ne sait signer chez ces Pelletier du Lion-d’Angers, qui sont métayers.

    Je m’intéresse aux Pelletier parce que j’en ai, sans totalement les appréhender. Voir mon étude des Pelletier
Le Lion-d'Angers, collection personnelle, reproduction interdite
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    Contrats de mariage retranscrits et analysés sur ce blog.

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E36 – Voici la retranscription de l’acte : (Le 13 mai 1591 devant Guillaume Lepelletier notaire royal Angers)
Comme ainsy soit que en parlant traitant et accordant le mariage entre Guillaume Pelletier filz de deffunctz Pierre Pelletier et Françoise Allard, demeurant au lieu du Feudonnet paroisse de Neufville d’une part,

    Voir ma page sur le Feudonnet et sa bûche de Noël. Attention, le Feudonnet comportait une maison de maître et une métairie, et ici nous sommes à la métairie bien entendu compte tenu du faible montant de la dot et que personne ne sait signer.

et Perrine Ruau fille de honneste personne Bertrand Ruau et de deffuncte Jehanne Patrin ses père et mère demeurant au lieu de la Bodinière paroisse du Lion-d’Angers d’autre
et auparavant que aulcunes bénédictions nuptialles ayent esté faictes ne accomplies a est convenu et accordé ce qui s’ensuyt
Pour ce est-il que en la court du Lion-d’Angers par davant nous Claude de Villiers notaire personnellement establys ledit Guillaume Pelletier d’une part et ladite Perrine Ruau d’autre, soubmetans respectivement eux leurs hoirs etc confessent avoir promis et par ces présentes promettent eux prendre l’ung l’aultre par mariage sy Dieu et Saincte église s’y accordent sy tost que l’un d’eux en sera sommé et requis par l’autre et ce par l’advis vouloir et consentement dudit Bertrand Ruau père de ladite Perrine Ruau, Pierre Pelletier demeurant à la Bassedeère paroisse dudit Neufville et de Jehan Pelletier mestaier demeurant à la Maisonneuve paroisse du Lion proches parents dudit Guillaume Pelletier ad ce présents,

duquel mariage et pour le bien et accroissement d’iceluy a ledit Bertrand Ruau ad ce présent et deuement soubzmis et obligé soubz ladite court et seigneurie du Lion d’Angers à présent mari de Marie Bordier sa femme ad ce présente et dudit Ruau deuement authorisée par davant nous quand ad ce, et chacun d’eux seul et pour le tout sans division de personne ne de biens aux leurs hoirs ont promis sont et demeurent tenuz bailler auxdits futurs conjoinctz la somme de 250 livres tz en quoi ledit Ruau est redevable vers ladite Perrine Ruau comme appert par la closture de communauté faict des biens demeurez de la communauté dudit Ruau et de ladite deffunte Jehanne Patrin passé par davant Gauvain notaire

    Gauvain était notaire au Lion-d’Angers et n’a pas laissé de minutes jusqu’à nous.
    La somme de 250 livres est sa part d’héritage de sa mère et non à proprement parler une dot. C’était souvent ainsi lorsqu’il y avait 2 lits ou plus.

sur laquelle somme de 250 livres tz ledit Ruau et ladite Marie Bordier sa femme chacun d’eux seul et pour le tout ont du jour d’huy quité ceddé et transporté et encores par ces présentes quitent cèddent et transportent auxdits futurs conjoints présents stipulant et acceptant le contrat d’acquest fait par lesdits Ruau et sadite femme de Jehanne Ruau demeurant au lieu du Cloussaye paroisse de Gené du nombre de 8 bouesselées de terre sizes et scituées en une piecze de terre nommée les Pastellières paroisse du Lion-d’Angers, comme apert plus amplement par le contrat d’acquest qui en aurait esté fait et passé soubz ladite court du Lion d’Angers par davant ledit Gauvaing notaire o condition de grace qui encores dure comme apert par ledit contrat ou prorogation de grace qui aurait esté faite en conséquence d’iceluy contrat que lesdits futurs conjoints seront tenuz gardet et observer tout ainsi que lesdits Ruau et sadite femme, à la charge d’en payer prendre et prelever les fruictz et revenus à l’advenir fors les droictz de collon et sepmances
ladite cession faite par ledit Ruau et sa dite femme pour et moyennant la somme de 140 livres tz qui est pareille somme portée par ledit contrat que lesdits futurs conjoints ont déduite au sieur Ruau et sadite femme sur ladite somme de 250 livres tz portée par ledit inventaire duquel ledit Ruau estoit tenu vers ladite Perrine Ruau sa fille par la closture d’iceluy et en ont quitez et quitent ledit Ruau et ladite Bordier sa femme présents stipulant et acceptant
et le reste montant la somme de 90 livres tz faisant 30 escuz sol ledit Ruau et sadite femme seul et pour le tout comme dit est ont promis sont et demeurent tenuz icelle payer auxdits futurs conjoints dedans ung an après ledit mariage fait et consommé
et promis outre bailler et fournir auxdits futurs conjoints dès le jour de leurs espousailles les meubles que ledit Ruau et sadite femme ont en leur possession appartenant à ladite Perrine Ruau portez par ledit inventaire qui ne sont comprins en ladite somme de 250 livres tz
et laquelle somme de 250 livres tz a promis et demeure tenu ledit Guillaume Pelletier convertir en acquetz la somme de 30 escuz sol (90 livres) dedans ung an qui seront réputés du propre patrimoine de ladite Perrine Ruau sa future espouze,
et le reste montant 140 livres tz ledit Ruau et ladite Bordier sa femme en sont et demeurent quitent au moyen de la cession des choses portées par ledit contrat dont est question qui demeureront affectées à ladite Perrine Ruau comme ses propres patrimoine et en cas de recousse en conséquence de la grâge, sera tenu ledit Guillaume Pelletier réemployer pareille somme de 140 livres dedans ung an après en acquestz qui en semblable seront réputez du patrimoine de ladite Perrine Ruau
et pour cest effect a ledit Guillaume Pelletier affecté obligé et hypothéqué tous et chacuns ses biens meubles et immeubles présents et advenir
et par ces présentes lesdits futurs conjoinctz ont quitez et quitent lesdits Ruau et ladite Bordier sa femme des intérestz qu’ils pourraient prétendre avoir et demander de ladite somme de 250 livres comme aussi satisfaits dont ils se sont tenuz à contant
et aussy promet pareillement en faveur dudit mariage ledit Guillaume Pelletier donner et donne à ladite Perrine Ruau le douaire coustumier à lever et prendre sur tous et chacuns ses biens si tost et incontinent que douaire aura lieu
ces présentes stipulé et accepté par lesdites parties etc auquel accord promesses obligations dudit contrat et tout ce que dessus est dict tenir etc garantir etc renonçant etc et par especial ledit Ruau et sadite femme à ce tenir et encores ladite Bordier sa femme au droit velleien à l’épitre dudit Adrian à l’autanticque si qua mullier et à fout autres droits fait et introduits en faveur des femmes que luy avons donné à entendre telz que femme ne peult obliger ne autrement intercéder pour son propre mary que préablable elle n’eust renoncé auxdits droits
fait audit lieu de la Bodinière le 13 mai 1591 avant midi présents les dessus dits, Pierre et Jehan les Pelletier, Jehan Desbois et Mathurin Ruau, demeurant audit Lion d’Angers tesmoins,
et lesdites parties et tesmoings fors ledit Bertrand Ruau ont dict ne scavoir signer
Signé : Ruau, de Villiers

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog et non aller en discuter dans mon dos sur un forum ou autre blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du projet européen d’éthique des blogueurs, disponible sur le site du Parlement européen.

Les héritiers de feu Georges Mesnil, en procès en 1591, Angers

Voici un différent qui me permet de rectifier mon étude de la famille Manceau aliàs Lemanceau, de Champteussé-sur-Baconne. J’avais en effet mis en hypothèse, accompagnée d’une mention d’hypothèse en rouge, Jacques Mesnil dans les enfants de Georges Mesnil et Perrine Lemanceau. Or, il n’est pas mentionné dans l’acte qui suit, et j’exclue donc mon hypothèse.

    Voir la famille Manceau de Champteussé-sur-Baconne 1530-1750
    Voir ma page sur l’histoire de Champteussé-sur-Baconne, et mes relevés de BMS et des inhumations dans l’église
    Voir ma page de Champteussé-sur-Baconne, avec le rôle de taille de 1595, rarissime, que j’ai entièrement retranscrit et analysé

Champteussé-sur-Baconne, collection personnelle, reproduction interdite
Champteussé-sur-Baconne, collection personnelle, reproduction interdite

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E36 – Voici la retranscription de l’acte : Le 30 novembre 1591, devant Lepelletier notaire royal à Angers.
Sur les demandes et différents respectivement faictes et proposées par Jehanne Delhommeau veuve Jullien Michau ayant accepté soubz bénéfice d’inventaire la communauté d’entre eulx et comme mère et tutrice de Jehanne Michau leur fille de présent décédée, que avons appréhendée audit nom la succession dudit deffunt soubz ledit bénéfice et encores Jehan Michau et Me François Michau soubz l’authorité de Me François Bienvenu son curateur aux causes tous héritiers esdits noms de deffunt Jehan Michau leur père d’une part
et Me Pierre, Simon et Gabriel les Mesnils, Nicollas Foussier mary de Marguerite Mesnil et curateur à la personne et biens de Gabriel et Barbe les Mesnilz, Jehan Froger mary de Barbe Mesnil, tous enfants et héritiers soubz bénéfice d’inventaire de deffunt Georges Mesnil
et encores Perrine Lemanceau veuve de dudit deffunt Mesnil
se disant et prétendant avoir répudié la communauté d’entre elle et ledit deffunt et soubz la curatelle en cause de Me Mathurin Grudé advocat en ceste ville d’autre part
et ce tant au siège présidial que de la prévosté de ceste ville d’Angers, en ce que lesdits héritiers Jehan Michel faisoient procès et demande auxdits héritiers et veuve Georges Mesnil à ce qu’ils payassent à Me Michel Pichard 200 escuz pour la recousse du lieu d’Angevine et que ladite Delhommeau fust remboursée des intérests de ladite somme par elle payée audit Pichard pour 4 années et demie escheues dès le moys de juillet dernier qui seroient depuis escheuz et qui escheroient par cy après,
et encores remboursement audit Me François Michau la somm ede 146 escuz ung tiers et à ladite Delhommeau douze escus qu’ils auroient payez à la veuve de deffunt Me Jehan Deboigne en l’acquit dudit deffunt Mesnil qui debvoir payer seulement ceste partye par sa contrelettre baillée audit deffunt Michau
et encore la somme de 100 escuz plus ou environ, tant pour principal que intérestz payés aussi en l’acquit dudit deffunt Mesnil à la damoiselle de Miré que lesdits Menils estoient tenu payés par sentence donnée au présidial le 19 août 1584
et oultre la somme de mil livres que ledit deffunt Jehan Michau avoir baillée audit deffunt pour contribuer au paiement de l’achapt des boys du sieur de Chambellay et de laquelle somme et boys mention est faicte par l’obligation passée par Montgodin notaire le 9 mai 1580 comme n’ayant aussi
suit une immense liste de ce genre… qui fait plus de 10 pages de la même eau…, c’est à dire sans réel intérêt…
Comme quoi, par contre les différents sont toujours source de renseignements filiatifs.

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Contrat de mariage de René Lemanceau et Jeanne Gandonnière, Angers, 1653

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J’ai beaucoup travaillé autrefois les LEMANCEAU, et vous pouvez aller voir mon étude assez complète pour le Haut-Anjou.

Lors de mes travaux, j’ai aperçu l’existence d’une famille noble, qui n’était pas dans mon champ de recherches, mais là voici, pour illustrer un autre sujet, qui me tient aussi à coeurs, à savoir, Noblesse et Pauvreté, que Michel Nassiet à étudié et publié. Certes, lorsqu’un noble s’appauvrissait, il arrivait une alliance avec une fille de bourgeois aisé, histoire de se refaire.

Un contrat de mariage donne souvent des chiffres, et permet dans ces cas d’évaluer le niveau de fortune. Et bien ici, qu’elle ne fut pas ma stupéfaction de découvrir que la fille n’est pas si riche que cela, ce qui signifie que ce noble est pratiquement aussi peu aisé qu’un métayer ou meunier.

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici la retranscription intégrale de l’acte : Le 2 avril 1653 avant midy, par devant nous Nicolas Leconte notaire royal et gardenotte à Angers, furent présents establiz et soubzmis René Lemanceau escuyer sieur du Faux fils de Pierre Lemanceau escuyer sieur de la Pouprière et de deffunte demoiselle Anthoinette Lemaçon demeurant avec sondit père au lieu et maison du Faux paroisse de Saint Lambert de la Potherie d’une part

le Faux : commune de Saint-Lambert-de-la-Potherie. (C. Port, Dict. du Maine-et-Loire, 1876). Cette notice de Célestin Port, de par sa pauvreté, atteste un lieu peu important, enfin, qui n’a pas laissé de traces d’archives.

et demoiselle Jeanne Gandonnyère fille de honnestes personnes François Gandonnyère et Estiennette Mahé demeurante avec sesdits père et mère en la maison ou pend pour enseigne le Sauvage au faulbourg Saint Jacques de cette ville d’autre part

    Vous vous souvenez certainement de ma page sur les hôteliers d’antan, or, je constate que je n’avais pas encore noté le Sauvage à Angers, ce qui est désormais chose faite.
    Ceci dit, tappez ce nom dans votre moteur de recherches sur le WEB ainsi « le sauvage » avec les guillemets, et vous allez découvrir que ce nom est encore porté par des hôteliers, preuve qu’il devait être assez fréquent.

lesquels sur le traité du futur mariage d’entre ledit René Lemanceau et ladite Gandonnyère avant aucune fiance sont demeurez d’accord de ce qui ensuit,
à savoir que ledit Lemanceau fils, de l’authorité et consentement de sondit père, et ladite Gandonnyère aussy de d’advis et consentement de sesdits père et mère, et autres leurs parents et amis, se sont promis mariage et iceluy solemniser en face de sainte église catholique apostolique et romayne si tost que l’un en sera par l’autre requis tout légitime empescehement cessant
en faveur duquel mariage lesdits Gandonnyère et Mahé sa femme de luy authorisée quant à ce aussy establiz soubmis chacun d’eux seul et pour le tout sans division et renonçant au bénéfice de division discusison et ordre, promettent donner à leur dite fille la somme de 1 200 livres en deniers ou marchandye lors que ledit futur espoux aura atteint son aage de majorité de 25 ans et cependant luy payerait chacuns ans l’intérest à la raison du denier vingt commençant à courir du jour de leur bénédiction nuptiale laquelle somme de 1 200 livres estant reçue,

    j’ai cru comprendre que non seulement la somme est peu élevée, pour un garçon noble qui épouse une bourgeoise, mais qu’il ne la touchera même pas le jour des noces, mais à sa majorité !

lesdits sieurs Lemanceau père et fils aussi establis et soubmis solidairement renonçant au bénéfice de division discussion et d’ordre la mettront et convertiront en achapt d’héritages au pays d’Anjou qui sera censé et réputé propre patrimoin et matrimoine de ladite future espouze et des siens en son estoc et lignée, et à faute d’employ en ont dès à présent constitué rente à la raison du dernier vingt rachetable deux ans après la dissolution dudit mariage sans que lesdits intérests ni l’action pour les autres demandes puissent tomber en leur future communauté
et outre promettent les père et mère de la future espouze l’habiller d’habits nuptiaux selon sa qualité

et au regard dudit futur espoux, sondit père le marye comme don fils aisné principal héritier, lui relaissant en outre à sondit fils ses droits maternels pour luy demeurer aussi son propre patrimoine et matrimoine en ses estocs et lignées, en ce qui’il y a d’immeubles

    René Lemanceau, futur époux, est donc bien l’aîné et héritier principal. Ce point est important, car s’agissant d’un cadet, réduit à la portion congrue, j’aurai plus facilement compris le peu de fortune, mais là, c’est vraiement un exemple de noblesse proche de la pauvreté.

et au regard des meubles entreront en leur future communauté laquelle s’acquerera du jour de leur bénédiction nuptiale, nonobstant la coustume à laquelle en ce regard ils ont dérogé et renoncé,
pourront la future espouze et les siens renoncer à ladite communauté et ce faisant reprendront tout ce qu’elle y aura porté avec ses bagues joyaux et choses à son usage et une chambre garnie, quite et dégagée de toutes debtes, nonobstant qu’elle y eust parlé, dont elle est acquité par ledit futur espoux et les siens,
advenant aux futurs espoux successions directes ou collatéralles elles leur demeuront propre chacun à son esgard en leur estoc et lignée,
et en cas de vendition du propre des futurs espoux ils en seront respectivement raplacés et récompensés sur les biens de ladite communauté, et où il ne suffirait pour le regard de ladite future espouse elle en sera raplacée et récompensée sur les biens propres dudit futur espoux
lequel a assigné à ladite future espouse cas d’iceluy advenant, suivant la coustume
ainsi ils ont le tout voulu stipulé et accepté à quoi tenir obligent etc
fait audit Angers maison et présence de noble homme Me Sébastien Valtère Sr de la Chesnaye ancien advocat au siège présidial de cette fille, Pierre Gandonnière frère de ladite future espouze, René Touchaleaume et Pierre Lefrère tesmoins

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Inventaire des meubles d’Armel Saiget, teinturier, Craon, 1690

L’inventaire qui suit est intéressant,

    par le métier de teinturier, et son matériel,
    mais aussi par les livres, ce qui est rarement présent chez un notable à l’époque. Ceci dit, ne rêvez pas, le contenu de ces ouvrages est édifiant !

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales de la Mayenne, série 3E1/495 – Voici la retranscription de l’acte, avec mes commentaires en italique et en exergue : Le 27 juin 1690 par devant André Planchenault notaire à Craon, inventaire des meubles de †Armel Saiget Marchand teinturier et de Renée Chartier, en la maison où il est décédé au faubourg StPierre de Craon,
à la requête de vénérable et discret Me Nicolas Chartier prêtre premier chanoine du châpitre de St Nicolas de Craon, curateur pourvu par justice aux personnes et biens de Renée, Marie et Thérèse Saiget filles mineures desdits †Saiget et Chartier leurs père et mère,
et encore en présence et du consentement de h.h. Joachim Chartier Md, Jean Bucquet marchand potier d’étain mari de h. femme Marie Saiget,
Laurent Thibault veuf de h. femme Magdeleine Saiget, Jacques Saiget teinturier, et René Thibault marchand tixier demeurant au bourg de Cossé-le-Vivien par pouvoir audit Chartier, tous proches parents paternels et maternels des mineurs,
lesquels pour faire appréciation ont nommé Catherine Houdemon veuve de Guillaume Gaultier Dt à Craon et Catherine Ragaru femme de Guillaume Leseur hôte au Cheval Blanc au faubourg StPierre de Craon

    Voir ma page sur les hôtelleries du Haut-Anjou, sur laquelle je viens d’ajouter ce Cheval Blanc

un lit garni d’un charlit de noyer à colonnes rondes, une paillasse, couette, un traverslit et 2 oreillers, le tout ensouillé de coutil, 2 mantes vertes (mentes verddes), dont l’une de peu de valeur, un tour de lit de serge avec un rideau à frange de laine, la tête de soie, et un fond de bois 40 L

une couchette de noyer, paillasse, couette, traverslit, 2 oreillers le tout de plume ensouillé de coutil, avec une mante verte 10 L

    Pour comprendre la mante et tous les autres termes, voir mon dictionnaire pour les inventaires

un méchant bois de couchette de peu de valeur avec paillasse 5 s

un petit coffre de chêne sans serrure (cerure) 5 s

une table ronde en noyer 2 L 10 s

une table de noyer fermant à clef avec 2 escabeaux et 2 bancelles 10 L

un cabinet de noyer à 4 huissets et 2 tirettes fermant à 2 clefs 25 L cumul 89 L

6 cherres (chaises) enfoncées de jong 1 L 10 s

une huge (huche) plate en chêne 15 s

un petit coffre de cuir gansé de clous avec serrure et clef 3 L

un mirrouer (miroir) à cadre doré 15 s

    Tout le monde n’en possède pas, loin de là, et il faudrait bien qu’un de ces jours je vous fasse une page récapitulant qui pouvait se regarder, privilège rare autrefois !

un cadre doré avec 2 tablettes 1 L

un ber avec une bersouere 15 s

une paire de souliers et une paire de pantouffles 15 s

89 livres d’étain à 10 s la livre soit 44 L 10 s (il s’agit des assiettes et plats)

6 chaudrons derrain (d’airain) tenant 2 seaux sauf un tenant demi-seau 10 L

5 marmittes tant grandes que petites bonnes que mauvaises 1 L 10 s

un rond à dresser du linge (pour repasser, surtout les cols), un réchaud d’airain, une poîlette d’airain 5 s

2 coins de fer pesant 16 livres 16 s cumul 169 L 11 s

2 chandeliers de cuivre ou potin, une lampe et 2 couvercles de marmite d’airain 3 L

une étouffoire d’airain et son couvercle 1 L

2 poîlons, une poîle à frire, 2 fricquets, une cuiller de cuivre, un pot de chambre d’airain 4 L 5 s

2 chenets de fer et 2 crémaillères, unepelle à feu, une grille, et une crémaillère, une broche à rôtir, et un garde casse 4 L

un fusil à tirer 3 L

    Tout le monde ne possède pas d’armes, mais en général tous ceux qui doivent se déplacer pour leurs affaires en ont. Voir ma page qui récapitule tous ceux que j’ai rencontrés dans les inventaires, possédant au moins une arme.

un crochet à peser 5 s

une serpe et un marteau 5 s

un rouet et un trouvoueil 1 L cumul 185 L 6 s

5 livres de garance propre à teindre en couleur rouge, avec demi-livre d’alun, trois quarterons de tarmelita et fenugrec (plante médicinale mucilagineuse), et 2 livres de bois d’inde (aussi appellé bois de campêche,très utilisé pour son faible coût malgré le manque de solidité, jamais utilisé seul mais pour corriger la galle ou la couperose, pour les couleurs noires) 3 L 16 s

    Pour comprende ce paragraphe, allez voir ma page sur les Teinturiers

un charnier de terre avec son couvercle contenant du lard fumé à andouilles 4 L

11 livres de lard à larder 2 L 5 s

2 grands pots de guerande avec une bouteille et 2 petits pots de terre 8 s

un fallot de fer blanc avec une lanterne 7 s

un manchon de peau de chien noir avec un tiret 4 s

2 paires d’épousettes de bruyère 4 s

un petit panier pout égoutter les herbes nommé un saladier 3 s

un écritoire de table avec une tirette et un autre écritoire d’étain 1 s

2 justaucorps à l’usage du défunt, 3 culottes, 2 paires de bas de laine tant bons que mauvais, un chapeau de peu de valeur 5 L 10 s

15 livres de fil de chanvre 9 L

une bague d’or avec 3 pierres et un anneau d’or 5 L (il est rare de voir les bijoux, mais il s’agit là de notables)
cumul 215 L 18 s
2 chapelets décorés 1 L

argent monnaie 22 L 4 s

un crucifix 10 s

un saiot propre à faire des anturres 5 s

un mortier avec son pillon le tout de métal 1 L 10 s

4 panniers 8 s

6 cuillers d’étain 12 s

une paire de gants de cuir 2 s

69 serviettes 11 L 10 s

23 draps de lit de 8 aulnes le couple, mi-usés, tant gros que desliés 58 L

26 chemises à usage du défunt mi usée 5 s

15 nappes meslées 6 L

23 souilles d’oreiller plus que mi-usées 7 L cumul 215 L 18 s

9 essuie-mains mi-usés 1 L

12 chemises neuves à usage de femme 15 L

une jupe de hautonne rouge, une d’étamine brune, une de futaine, une d’étamine noire, un manteau d’étamine brune doublé d’étamine barrée, une écharpe de taffetas, 3 coiffes dont 2 de taffetas et une clere, un mouchoir de soie 28 L

les livres – le tout estimé 5 L dont :
1. une légende,
2. un grand livre couvert de parchemin dédié au roi Henri III,
3. « les merveilles de nature »,
4. « épitres et évangiles »,
5. « fleurs dont exemples »
6. « humanité de Jésus-Christ »
7. « le sacrement de pénitence »
8. « le nouveau testament »
9. « les quatre éléments »
10. « les odes de Ronsard »
11. « le voyage de Navarre ? dont ? dédié au roy »
12. « dictionnaire et collocque François »

une chartée de gros bois et un demi carteron de fagots 4 L

  • et voici les papiers et titres
  • mémoire des teintures faires par le †Saiget au Sr de Villeneuve Camus 9 L 12 s

    compte entre le †Saiget et son cohéritier devant André Gallais notaire le 13.10.1677

    bail fait au †Saiget par madame l’abesse de Byoiseau de 3 septiers de bled seigle mesure de Craon à elle dû sur la cure de StMartin du Limet devant Jean Lemanceau notaire le 17.4.1683

    mémoire de fournitures de teintures faites par ledit †Saiget pour l’abbesse de Nyoiseau

      voici donc l’utilisation de la teinture noire qui était plus haut en stock, et j’avoue qu’en tappant le stock de colorants j’avais été impressionnée par l’importante présence de colorant noir !

    révocation du bail des 3 septiers de bled seigle ci-dessus, signifié audit Saiget à la requête de l’abbesse de Nyoiseau par Lemée sergent royal le 3 janvier 1688

    mémoire des offices qu’ils auraient ensemble ledit Saiget et le Sr de Laudient Cormier Md à Craon 1687
    contrelettre donnée audit †Saiget par Jacques Saiget son frère au sujet d’une procuration à Marguerite Saiget pour toucher du Sr de la Biltière Gallais de la ville de Changé 100 L au rapport de Guillaume Leseure Nre le 29.11.1684

    ontrat de 18 L 15 s de rente hypothécaire créée au profit de Barbe Gallais par René Saiget pour 300 L de principal pour ustenciles de la boutique de teinturier, Dvt Jean Cheruau Nre le 3.11.1633

    10 pièces concernant la rente de 35 / 15 s due sur la maison

    Contrat de mariage de René Saiget et Jeanne Réalle Dvt Poulain Nre le 15.7.1630

    vieux papiers de comptes, transactions, et vendition de 23 L 4 s de rente par Jullien Réal à René Saiget…

    fondation et jouissance de la chapelle de Faye

    sentence rendue Dvt messieurs les consuls d’Angers au profit de René Saiget contre François Jousselin et Maumusseau sa femme le 7.9.1667

    fin de l’inventaire, total non mentionné

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    Titres de la succession de Christophe Fouin sieur des Fuzeaux, 1711

    Parfois, mais pas toujours, les inventaires après décès donnent la liste des titres, c’est à dire des tous les papiers de familles, et dettes passives et actives.
    Ces listes de titres sont souvent précieuses. Elles suivent généralement un ordre bien défini : d’abord le contrat de mariage des parents et/ou leur succession, le contrat de mariage des défunts, ses acquets, puis ses dettes actives et passives.
    Bien sûr, ces listes sont parfois frustrantes, puisqu’elles ne donnent pas les actes eux-mêmes, mais j’ai souvent eu ainsi des pistes les plus sérieuses, avec souvent le nom d’un notaire, qui parfois, et avec beaucoup de chance, est déposé aux Archives, car il avait eu le bonheur de nous conserver son fonds.
    Bref, je vous suggère de ne jamais lésiner sur ce long et minutieux travail.

      Voir mes travaux sur les familles FOUIN

    L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales de la Mayenne série 3E74/27 – Voici la retranscription intégrale de la partie TITRES de cet inventaire, daté de 1711 : Succession de Christophe Fouin Sr des Fuzeaux en présence de nombreux créancier, sa seule héritière hors dons testamentaires est sa soeur Renée Fouin

      je saute sur les biens meubles qui viendront une autre fois, pour aller droit aux titres que j’ai relevés en notant le folio :

    f°29§2 – avons continué à mettre en ordre les titres jusqu’à 7 h du soir

    f°30§1 – le mercredi 28 poursuite de l’inventaire – Ct de mariage du †Sr des Fuzeaux et de Barbe de Lonlay Dvt Buhigné Nre royal à Houssay le 5.2.1685 par lequel ladite de Lonlay donne tout ce qu’il est permis selon la coutume

    f°31§1 – sac de toile des provisions d’office de grenetier au grenier à sel de Craon de Chris-tophe Fouin Sr des Fuzeaux – anciennes provisions d’offices de président et grenetier dudit grenier à Me François et Pierre Chevallier – vente par René Repusseau curateur de l’enfant posthume de Delle Renée Marguerite Lanier la veuve de Pierre Chevallier, de l’office de grenetier tenu par Pierre Chevallier à Christophe Fouin Sr des Fuzeaux pour 5 350 livres Dvt Mathurin Duroger le 16.12.1686 – pièces concernant sa réception en l’office – quittance pour l’affranchissement de l’exemption des tailles ustenciles et autres privilèges de 2 sols pour livre – autres quittances concernant la charge de grenetier

      intéressant car nous donne le montant de l’office, qui est assez élevé

    f°32§1 – instance entre ledit Repusseau et René Fouin au sujet du lieu de la Maisonneuve paroisse de La Chapelle

    f°32§2 – transaction Dvt Jean Gilles Nre à Château-Gontier le 20.3.1680 entre la †dame de Lonlay et n.h. Jean Baptiste Bellier Sr de Placé, au sujet de l’inventaire des effets et meubles de la communauté qui était acquise entre ladite dame de Lonlay et †René Bellier son 1er mari duquel mariage est issu ledit Sr de Placé pour le règlement de son douaire, par laquelle ledit Sr de Placé lui a vendu 16 000 livres

    f°33 §1 – une liasse contenant 14 pièces qui sont des contrats et titres concernant la propriété d’un jardin nommé Palinard paroisse StVénérand et des maisons en la ville de Laval aquises par †Mathurin Leroyer ayeul des Mondières dont est issu le †Sr des Fuzeaux au côté maternel

    f°33 §2 – un sac étiqueté « anciens partages de Cevillé » dans lequel s’est trouvé 8 vieilles pièces qui sont d’anciens partages et contrats de mariages pour les de Cevillé et de fiefs et terres du même nom

      Voir mes travaux sur la famille de Cevillé

    f°33 §3 – un paquet de 5 liasses de papiers concernant les contestations entre ledit †Sr de Fuzeaux, les Sr Fouin et Ragareu et autres parents touchant les successions de leurs auteurs, et de Perrine Chevallier ayeule dudit †Sr de Fuzeaux, qu’il acceptait sous bénéfice d’inventaire suivant les lettres du 30.9.1685, au nombre desquels parents sont aussi dans ladite instance Jullien Fournier et Marie Mondières sa femme

    f°33 §4 – la 1ère desdites liasses contenant 23 pièces

    f°33 §5 – la 2e liase contenant 8 pièces touchant le compte requit par ledit †Sr de Fuzeaux et la Delle Renée Fouin sa sœur de la gestion faite de leur curatelle par ladite Delle Chevallier et son testament devant Leroy Nre le 18.3.1685

    f°33 §6 – la 3e liasse sont ventes des meubles de la communauté du †Pierre Mondières vivant Sr de Fuzeaux et de ladite Perrine Chevallier le 15.12.1662, et inventaire des meubles et effets restés après le décès de ladite †Delle Chevallier devant Me Mathurin Duroger Nre le 1.6.1685

    f°33 §7 – la 4e liasse contenant 32 pièces

    f°33 §8 – la 5e liasse contient 27 pièces qui sont toutes procédures et procès entre ledit Sr de Fuzeaux, Fournier, Fouin, Ragareau et autres, le tout reliées ensemble

    f°34§1 – anciens cts de mariage Lefebvre, Mondières, Chevallier

    f°34§2 – anciens partages concernant le lieu du Plessis Domin à La Chapelle

    f°34§3 – vente de la métairie de la Flende à La Chapelle par Marie Toulon épouse de Gédéon de Roujou écuyer à Me Pierre Buchetprêtre Sr de la Paigerie pour 3 375 livres Dvt Chevalllerie Nre royal le 25.10.1618

    f°34§4 – Ct concernant la maison et terre de Vilgrand à La Chapelle vendue par dame Re-née Nepveu et Gabriel de Quesquilin à Jacques Poupart Md pour 5 400 livres Dvt Dolbeau le 30.12.1654

    F°34§5 – pièces concernant la métairie de la Motte Chesnau à Méral donnée à rente foncière par ledit Sr des Fuzeaux à Jean Goussé Nre et Marie Roze de Bazière pour 50 livres et 400 livres de bestiaux, avec promesse dudit Goussé d’amortir sous 3 ans ladite rente

    f°35§1 – propriété du lieu de la Gadelière dont Jean Baptiste Blue Sr de Placé et Marie Le-febvre ? sa femme laissent audit Sr des Fuzeaux la pleine propriété Dvt Mathurin Duroger le 10.10.1704

    f°35§2 – le soir venu, signatures

    f°35§3 – le lendemain continuation

    f°36§1 – sac étiqueté comptes entre le Sr des Fuzeaux et le Sr du Parc Saibouez

    f°36§2 – acquet de 6 livres de rente sur un maison au bourg d’Athée

    f°36§3 – rente de 50 livres due par le †des Fuzeaux à Sébastien Coquereau Sgr de Seillons pour 800 livres de principal

    f°36§4 – rente créée par le †des Fuzeaux pour 2 000 livres Dvt Charles Guerin Nre le 8.5.1694

    f°36§5 – procès pour affaires de famille entre le †des Fuzeaux et les Flouin

    f°36§6 – sentence rendue au présidial d’Angers contre dame Anne De Boul veuve de Me Alexis de Quatrebarbes

    f°36§7 – rentes diverses
    f°37§1 – contrelettre
    f°37§2 – baux
    f°37§3 – quittances

    f°37§4 – transaction Dvt Gilles Nre royal à Château-Gontier le 29.1.1689 entre Me Joseph Trochon controleur au grenier à sel de Pouancé, le †Des Fuzeaux se faisant fort de Pierre Ragareu, René et René Fouin, Perrine et Renée Fouin et de Paul Poupart qui se sont touvés redevables audit Trochon de 1 050 livres pour laquelle ledit Sr des Fuzeaux a créé 52 livres 10 s de rente – amortissement d’icelle

    f°37§5 – compte
    f°37§6 – rente de 8 livres créée par Jean Crosnier sur le jardin Paulinard près la ville de Laval à Perrine Chevallier veuve de Christophe Fouin Dvt Jean Arnoul Nre à Laval le 13.9.1668

    f°38§1 – mémoires
    f°38§2 – quittances des ventes de Villegrand au Sr Robert procureur du fief du bourg de Denazé,
    f°38§3 – rente de 25 livres créée par Perrine Rousseau et les nommés Fouin à Me Ler prêtre à Château-Gontier – autre au profit des religieux de Laval
    f°38§4 – mémoires et fin de journée
    f°39§1 – le vendredi 30 continuation de l’inventaire,
    suivent uniquement des baux et quittances….

    Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog et non aller en discuter dans mon dos sur un forum ou autre blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du projet européen d’éthique des blogueurs, disponible sur le site du Parlement européen.

    La succession de Renée Fouin, La Chapelle-Craonnaise, 1733

      Vous trouverez sur mon site ma longue étude des familles FOUIN du Haut-Anjou, puisque je descends de l’une de ces familles, autrefois étudiée par moi, et largement pillée sur les bases de données.

    Aujourd’hui, je vous offre une partie de la descendance des Fouin des Fuzeaux, qui ne me sont rien à ce jour, mais dont la succession collatérale donne de nombreux liens.

    L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales de la Mayenne, série 3E14-71 – Voici le début de l’acte : l Le 25 février 1733 vente des meubles de la succession de †Renée Fouin en la maison où elle est décédée située au bourg de La Chapelle Craonnaise, fille de †h.h. Christophe et Delle Renée de Mondière,
    à la requête et présence de h.h. René Baraize Md veuf de Renée Fouin au nom et comme père et tuteur naturel des enfants mineurs issus de son mariage avec ladite Fouin, Dt au lieu de la Maisonneuve à La Chapelle-Craonnaise,
    h.h. René Fouin Md Dt au bourg de Cosmes,
    h.h. Louis Thoreau Md veuf de Perrine Brossier père et tuteur naturel des enfants mineurs issus de son mariage avec ladite Brossier qui était fille d’André Brossier et de Perrine Fouin Dt au lieu de Laminée à La Chapelle Craonnaise,
    Gabriel Hoisnard maréchal mari de Louise Brossier fille desdits André Brossier et Perrine Fouin, tant audit nom de mari de ladite Brossier que comme curateur aux personnes et biens des enfants mineurs dudit Thoreau et de ladite Brossier, ledit Hoisnard Dt au bourg et paroisse de Cossé le Vivien,
    André Brossier Md fils de André et de Perrine Fouin, Dt au lieu du Jaunay paroisse de Livré,
    h.h. Paul Poupard Md Dt à la Butte en la paroisse de Denazé,
    h.h. René Poupard Md Dt au bourg de Denazé, Pierre Logeais Md veuf de Louyse Poupard au nom et comme père et tuteur naturel de l’enfant mineur issu su mariage avec ladite Poupart, Dt au bourg de Cossé le Vivien,
    h.h. René Tireau Md et Françoise Poupard sa femme, de lui duement authorisée dvt nous, Dt au lieu de la Gigonnière à La Chapelle,
    René Gendry Md meunier mari de Jeanne Poupard Dt au moulin d’Athée à Athée,
    h.f. Françoise Ragareu veuve de Jean Louveau Dt à la Courféré à La Chapelle,
    Delle Marie Gabrielle de Baumont veuve de Jullien Fournier Sr de la Réauté Dt en la ville de Craon à St Clément au nom et comme mère et tutrice naturelle des enfants issus de son mariage avec ledit †Sr de la Réauté,

    ladite Renée Fouin femme dudit Baraize et ledit René Fouin enfants et héritiers de †René Fouin qui était frère du †Christophe Fouin père de ladite †René Fouin, lesdits Brossier enfants et héritiers de †Perrine Fouin qui était fille et héritiere dudit René Fouin qui était frère dudit †Christophe Fouin, et en cette qualité héritiers pour une testée de ladite †Renée Fouin, lesdits Poupard enfants et héritiers de †Paul Poupard qui était fils de Jacques Poupard et de Renée Fouin, laquelle était soeur dudit Christophe Fouin, ladite Ragareu fille de †Pierre Ragareu qui était fils et héritiers de †Renée Fouin sœur dudit †Christophe Fouin, et en cette qualité héritiers au côté paternel de ladite †Renée Fouin, et ladite veuve Louveau fille de †Pierre Ragareu et de Renée de Mondière qui était sœur de ladite Delle de Mondière mère d eladite †Renée Fouin, et ledit †Sr de la Réauté fils et héritier de †Jullien Fournier et de Delle Marie de Mondière qui était aussi sœur de ladite Delle de Mondière mère de ladite †Renée Fouin, lesdits Delles veuve Louveau et Réauté en ladite qualité seules et uniques héritieres au côté maternel de ladite †Renée Fouin
    Suit la vente proprement dite des meubles

    Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog et non aller en discuter dans mon dos sur un forum ou autre blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du projet européen d’éthique des blogueurs, disponible sur le site du Parlement européen.