Les jours chômés étaient plus nombreux autrefois : suppression de 23 jours en 1693 dans le diocèse d’Angers

On ne disait pas « jours fériés » mais « jours chômés ».

chômer : Fêter, solenniser un jour en cessant de travailler. (Dictionnaire de l’Académie française, 4th Edition, 1762)

Les jours chômés, outre le dimanche, étaient fêtes religieusesn avec interdiction de travailler.
Cette interdiction était très forte, et j’en ai connu personnellement quelques rigueurs. Née en 1938, j’en ai conservé de puissants souvenirs, que je tiens d’abors à vous transmettre fidèlement, d’autant que pour les jeunes ils sont certainement totalement incompréhensibles.
Ma grand’mère paternelle fut une tricoteuse d’autant plus acharnée qu’elle eut 24 petits-enfants, soit 24 clients, avides de grandir, à une époque d’après guerre, où les boutiques ne distribuaient pas encore le tout jettable mais où on on tricotait le tout à long usage.
J’étais l’aînée d’une des tribus, dans laquelle nous étions tous habillés du même modèle, et ce jusqu’à un âge avancée de votre servante, soit environ 13 ans. Dans la rue, on pouvait nous compter à haute voix, et au Lycée mes congénères pouvaient admirer des modèles plus que rétros.
Cette méthode avait un grand avantage pour l’économie familiale, puisque tous mes vêtements passaient chaque année au suivant. J’avais le grand homme d’êtrenner tous les vêtements neufs ! Je passe sur les chaussures etc… et la lassitude des cadets… les pauvres !
Ma grand’mère m’appris vite à tricoter, et à participer à la création de mes vêtements. Mais ce faisant elle m’a aussi interdit avec rigueur de toucher aux aiguilles à tricoter le dimanche. Elle me disait que c’était un travail, et que Dieu l’interdisait. Bref, elle disait que c’était un péché de tricoter le dimanche. Ce n’est que vers mes 18 ans, éloignée de cette grand’mère, que j’ai pu m’affranchir de cet interdit.
De nos jours, je suis probablement plus attentive que d’autres aux discussions, négociations, et règlementations concernant le travail le dimanche. D’autant qu’entre-temps le dimanche est devenu pour beaucoup une grand’messe commerciale, où tout le monde se précipite faire les commerces pour rencontrer tout le monde et papoter avec tout le monde, exactement comme autrefois nos ancêtres quittaient au son des cloches leur domicile, pour se rendre à la messe et là, sur le parvis de l’église échanger longuement les nouvelles des uns et des autres et des récoltes. D’aucuns racontent même que les cabarets voisins ne chômaient pas ce matin là ! les messieurs y ayant la langue mieux déliée.

Donc, vous savez maintenant la puissance de l’interdiction autrefois faite par l’église de travailler les fêtes religieuses.
Or, ces fêtes étaient innombrables dans l’année, et contrairement à ce que vous vous imaginez sans doute, on travaillait moins de jours qu’en 2011. Beaucoup moins. Pourtant on travaillait le samedi.
Mais que faisaient nos ancêtres durant ces jours chômés, sans télé, sans Iphone, etc… Rassurez-vous, il avaient trouvé la solution, enfin la plupart d’entre eux, et les tonneaux se vidaient, les rues et les cabarets étaient lieu de débauches. D’autant que par « débauche », on entendait alors « chanter et danser », choses tout aussi interdites que le travail par l’église d’alors.

Remarquez, j’ai parfois le sentiment devant ma télé d’entendre des phénomènes qui y ressemblent fortement, preuve que cette télé, et tous ces « e » quelque chose, ne nous satisfont pas pleinement.

Ce qui suit est le récit rigoureux de la suppression de 23 fêtes d’obligation au XVIIe siècle dans le diocèse d’Angers. L’article que j’ai numérisé a été publié dans le N°48, tome 43 de la Semaine Religieuse du diocèse d’Angers, 1er décembre 1907

  • Suppression de 23 fêtes d’obligation au XVIIe siècle
  • Il y avait un grand nombre de fêtes chômées au XVIIe siècle. Une ordonnance du 18 février 1693, rendue par Monseigneur Le Peletier, évêque d’Angers, diminua le nombre des fêtes d’obligation dans le diocèse. Voici l’énumération des fêtes supprimées : Vendredi Saint, lundi de la Trinité, Saint Vincent, Conversion de Saint Paul, Saint Mathias, Saint Marc (l’après-midi), Saint Philippe et Jacques, invention de la Vraie Croix, Saint Barnabé, Visitation, Sainte Marie-Madeleine, Saint Jacques, Transfiguration, Saint Barthélemy, Saint Maurille, Dédicace de Saint Michel, Saint Luc, Commémoration des fidèles trépassés (l’après-midi), Saint Martin, Saint René, Sainte Catherine, Saint Nicolas, Saint Thomas, Saints Innocents.
    Au sujet de cette suppression, nous avons d’intéressants détails, qui nous ont été consacrés par le Maire d’Angers de ce temps-là, Mr François Grandet. La ville d’Angers a donné son nom à une de ses rues.
    Quelques jours avant la mort de Messire Henry Arnauld, évêque d’Angers, il se passa une chose assez mémorable entre lui et moi. Plusieurs personnes de considération et moi-même en particulier, en qualité de maire de la ville d’Angers, avions pris la liberté de lui remontrer la nécessité de retrancher plusieurs fêtes dans l’année, tant par rapport à la profanation que le peuple en faisait pas ses débauches que parce que les temps devenant durs, les artisans de la ville et le menu peuple de la campagne étaient obligés de travailler clandestinement ou souffrir de besoins. L’Evêque, par piété, n’avait pu se résoucre à finir sa vie par un endroit aussi éclatant, quoiqu’il fût bien persuadé de la nécessité de le faire et qu’il en fût même convaincu par l’expemple de plusieurs grands évêques des diocèses circonvoisins.
    Cependant, le besoin du peuple et particulièrement des artisans étant fort pressant, tous les corps de la ville sans exception se déterminèrent à lui en faire la très humble remontrance pour lui en faire connaître la nécessité absolue et indispensable. Ayant alors l’honneur d’être maire, on me fit celui de me charger de la députation vers Monsieur l’Evêque, avec MM. les quatre échevins qui étaient alors en place.
    Quoique personne ne parlât, dans ce temps-là, à Monsieur d’Angers, à cause de son indisposition, nous fûmes néanmoins introduits dans sa chambre, où nous trouvâmes le vénérable vieillard gisant dans le lit de la mort, puisqu’il décéda douze ou quinze jours après, dans sa quatre-vingt-quinzième année. Je lui adressai la parolle, au nom de tous les corps de la ville, qui m’avaient chargé de leur députation. Je lui dis que j’avais une parfaite connaissance de la répugnance qu’il avait eue toute sa vie pour le retranchement de quelques fêtes solennelles de l’année, qu’on avait attribué, dans le monde, cette répugnance à l’effet de son zèle et à l’attachement inviolable qu’il avait toujours eu aux cérémonies de l’Eglise, mais que les besoins du peuple étaient si pressants que j’avais été chargé de les lui faire connaîtré au point qu’ils étaient, afin que, rappelant le zèle qu’il avait toujours eu pour le soulagement de ce même peuple, il voulût bien faire, peut-être dans la dernière action de sa vie, un sacrifice de cette même répugnance qui serait la consommation devant Dieu d’une charité parfaite. Le bon Evêque, à mon abord, se fit lever sur son séant et me répondit, d’une voix faible, mais fort animée, qu’il avait toujours eu du zèle pour le soulagement du public, que son grand âge l’avait empêché, jusqu’alors, de faire attention aux remontrances qui avaient pu lui être faires en particulier, joint à une répugnance naturelle qu’il avait toujours eue de toucher aux fêtes de l’Eglise avait si sagement fait l’institution, mais, dès le moment que la voix de Dieu lui était connue par ma bouche, il sacrifiait avec plaisir toutes les difficultés qu’il pouvait avoir sur ce point au bien de ce même peuble qu’il avait toujours aimé tendrement, que son état et sa vue (étant depuis longtemps devenu aveugle) ne lui permettant pas de s’appliquer à une œuvre qu’il regardait la plus importante qu’il eût eue de sa vie et qui intéressait aussi fortement l’épiscopat, il chargerait un homme de confiance de ses intentions sur ce sujet et qu’il me priait de marquer à tous les corps de la ville la joie qu’il aurait de mourir en travaillant pour le soulagement de son cher peuple.
    Le sieur Raimbault des Préaux, prêtre, homme d’esprit et de mérite, l’un de ses confidents, fut chargé le jour même de travailler à l’Ordonnance pour parvenir à ce retranchement. Mais l’Evêque étant mort peu après, l’Ordonnance ne fut point publiée et la chose resta sans exécution. Elle n’a été consommée que dans la première année de l’épiscopat de Monseigneur Le Pelletier, son successeur, qui aurait eu la même répugnance d’y travailler et de commencer les fonctions de son épiscopat par un retranchement qu’il savit avoir autant répugné à Monseigneur Arnaud, si je ne l’avais assuré de ce qui s’était passé de la part de son précédesseur.
    Les mémoires de Francis Grandet ont été publiés en entier par l’Anjou Historique (n° de septembre et novembre 1990).
    F. Uzureau

    Et maintenant ? Vous voulez savoir si je tricole le dimanche ?
    Je crois que quelques uns qui me connaissent un peu ont la réponse : Ayant perdu mes épaules il y a bientôt 10 ans, je ne suis plus capable de tricoter.
    Par contre, je vous ferais remarquer que je suis encore capable de remuer mes doigts sur le clavier et de lire et vous retranscrire les actes que j’ai débusqués. Le tout est de savoir si cette activité est ou n’est pas un travail. Certes, je ne suis pas rémunérée, alors à vous de juger.
    Parce qu’il est clair que lorsque je ne suis pas en famille, il m’arrive de retranscrire le dimanche !

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    Guillaume Bouvet, laboureur à boeufs à Montreuil-sur-Maine en 1524

    acquiert quelques biens à Saint-Martin-du-Bois de Jean Bouvet marchand tanneur à Angers, manifestement son proche parent, voire frère. Malheureusement, aucune indication de parenté, et pire, les biens vendus ne sont pas dis en indivis, ce qui aurait pu laisser entendre qu’il rachetait la part d’un cohéritier.

      Voir les familles BOUVET
      Voir ma page sur Montreuil-sur-Maine

    Cette vente comporte un paiement en nature, et pour parvenir aux 80 livres du total, vous allez découvrir du lin, du chanvre, un pourceau… Bref, nous dirions je pense de nos jours un sel, qui est le paiement sans monnaie mais échange de bons procédés, si ce n’est que je ne pense pas que le sel soit de nos jours de mise chez le notaire !

    Et en vous précisant ce que le notaire tolère de nos jours, je me souviens qu’en 1974, ma maman avait vendu, au nom de tous ses frères et soeurs, la maison de sa mère.
    Et elle voit arriver le couple des acquéreurs, sur 2 vélos locqueteux, avec un paquet enveloppé dans du papier journal.
    C’était la somme, en liquide !
    Je vous assure que vous avez bien lu !

    Mais je crois savoir qu’entre-temps, cette pratique est interdite !!!

    J’ai trouvé tous les actes qui sont sur ce blog, grâce à mes longues recherches. Cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121– Cette trouvaille ainsi que sa retranscription constituent un apport intellectuel au titre de la loi, s’agissant de textes anciens. Par ailleurs ce blog constitue une publication. Seule la copie personnelle est autorisée. La copie ou discussion ailleurs sur Internet constituent un vol de propriété intellectuelle. Voici la retranscription de l’acte :

    Le 2 décembre 1525, en la cour du roy notre sire à Angers (Nicolas Huot notaire Angers) personnellement estably Jehan Bouvet marchant tanneur et Perrine sa femme de luy suffisamment auctorisée par davant nous quant ad ce parsoisse de la Trinité de ceste ville d’Angers
    soubzmectans eulx leurs hoirs etc confessent etc avoir aujourd’huy vendu et octroié et encores ils vendent et octroient dès maintenant et à présent à toujoursmais perpétuellement par héritaige
    à Guillaume Bouvet laboureur à bœuf demourant en la paroisse de Montreuil sur Maine, qui a achacté pour luy et Baudane sa femme absente leurs (hoirs) et aians cause
    la quarte partie par indidis de tous et chacuns les héritages eschuz et advenus audit vendeur par le décès et trespas de déffunctz Jehan Bouvet et Michelle Rouvrays sa femme, père et mère dudit vendeur, assis es paroisse de Saint- Martin du Boys et Louvaines quelques héritages que ce soient soient tant maisons jardrins vergers terres labourables et non labourables prez pastures boys hayes buissons cens rentes que quelconques autres choses que ce soient sans aulcunes choses en rétenir ne réserver
    ès fiefz des seigneurs où lesdites choses sont situées et assises et aux debvoirs anxiens et accoustumés
    transportans etc et est faite ceste présente vendition pour le prix et somme de 80 livres par argent, 2 chesnes estimés la somme de 100 sols tz, 3 cens de lin appréciés la somme de 30 sols tz, ung poix de chanvre apprécié 10 sols tz, et ung pourceau estimé la somme de 60 solz tz dont et de laquelle somme de 80 livres tz ledit achacteur en a paié baillé et nombré contant en notre présence et à vue de nous auxdits vendeurs la somme de 45 livres tz que lesdits vendeur ont euz et receuz e, ung escu d’or au marc de la couronne et le surplus en monnaie blanche dont lesdits vendeurs s’en sont tenuz par davant nous à bien payez et contans et en ont quicté et quictent ledit achateur
    et le surplus de ladite somme qui sont 25 livres payables par lesdits achateurs auxdits vendeurs dedans ung an prochainement venant
    et lesdits 3 cens de lin et poix de chanvre dedans Noël prochainement venant
    et au regard du pourceau lesdits vendeurs ont confessé l’avoir receu dudit achateur dont ils ont quicté et quictent ledit achateur,
    et quant aux dits deux chesnes ledit vendeur les aura et choisira sur lesdites choses vendues dedans deux ans prochainement venant ainsi que bon luy semblera, ce que ledit achacteur a voulu consenty et accordé
    à laquelle vendition et tout ce que dessus est dit tenir et accomplir etc et lesdites choses ainsi vendues garantir sauver délivrer et déffendre desdits vendeurs de leurs hoirs etc et aux dommages l’un de l’autre amendes etc obligent lesdits vendeur et acheteur l’un vers l’autre etc et les biens et choses dudit acheteur à prendre vendre etc et par especial ladite Perrine au droit velleyen d’elle sur ce de nous suffisamment avertie etc foy jugement condemnation etc
    présents ad ce Jehan Goudron de la paroisse de Thorigné et Jacques Savary de ladite paroisse de Montreuil sur Maine tesmoins
    fait et donné à Angers
    et a esté mis en vin de marché du consentement desdites parties à faire et célébrer ces présentes la
    somme de 10 sols tz

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    François Halbert, ouvrier de la monnaie, acquiert une maison à Rezé, 1712

    il n’est pas dans ma lignée paternelle Halbert, qui est celle des tonneliers du Loroux-Bottereau, par contre il est probablement de la lignée de ma Françoise Halbert, qui épousa avant 1660 Michel Clatras, vivant à Saint Sébastien, issue de la lignée des monnayeurs. Mais ces Halbert monnayeurs sont nombreux, très nombreux, c’est le moins qu’on puisse dire. Aussi tous ne sont pas raccordés pour le moment entre eux.

      Voir mes travaux sur la Monnaie de Nantes
      Voir mes travaux sur les Halbert monnayeurs de la monnaie de Nantes

    Cet acte précise clairement que le monnayeur ne sait pas signer, mais il sait compter. En fait, ces ouvriers de la monnaie, étaient laboureurs, mais pouvaient être appelés à la fabrication de la monnaie, privilège familial, transmissible. Ils savaient compter, mais ceci dit, nos ancêtres étaient pour la plupart analphabètes, mais savaient lire les chiffres et compter un peu, juste pour savoir payer en diverses monnaies.

    Vous constaterez que j’ai mis en mot-clef (cf dessous les tags) le terme « ouvrier de la monnaie » car en fait c’est le titre réel des Halbert de Rezé.

    cour de l’Hôtel de la Monnaie de Nantes (Coll. de Wismes, Musée Dobrée, Nantes)
    cour de l’Hôtel de la Monnaie de Nantes (Coll. de Wismes, Musée Dobrée, Nantes)

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales de Loire-Atlantique, série 4E2 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 13 octobre 1712, devant nous (Bertrand notaire) notaires royaux à Nantes, a comparu Simon Clergeaud laboureur demeurant à la Bourdrie de Belaitre paroisse de Rezé, lequel our luy les siens hoirs successeurs et causayant vend cède quite délaisse et transporte par le présent acte avec de garantage vers et contre toutes personnes quelconques à quoy il oblige tous ses biens meubles et immeubles présents et futurs
    à François Halbert Me monnaier à la Monnaie dudit Nantes demeurant au village de l’Ardonière paroisse dudit Rezé sur ce présent et acceptant acquéreur pour luy ses hois successeurs et ayant cause,
    scavoir est audit village de l’Ardonière une maison couverte à thuilles consistante en deux chambres par luy faites construire, avec le jardin qui en despend au derrière, le tout contenant ensemble deux boisselées et demie ou environ, faisant partie de la pièce de Launay, bornées d’un costé terre et vigne despendant de ladite pièce de Launay appartenant à Jullien Allaire, d’autre costé à la veuve de Jan Aubin, d’un bout par le devant la rue et chemin conduisant à la chapelle de Notre Dame des Vertus, et d’autre bout par le derrière terre appartenant à Jan Clergeaud faisant aussy partie de la mesme pièce de Launay, tout quoy ledit Halbert a dit bien scavoir et connaître,
    à la charge à luy d’acquiter pour l’avenir sa part et portion solidairement de la rente féodale due en grains et chapons au seigneur comte de Rezé sur ladite pièce de Launay et sur lesdites choses vendues dont le total contien 13 boisselées mesure Nantaise anciennement appelé le clos de la Forge laquelle rente est de 20 sols tournois pour deux chapons et de 25 boisseaux dite mesure Nantaise, moitié trique et moitié metail le tout payable chacun an au terme saint Michel au receveur des rentes féodales de la juridiction des Palletz annexée à la comté de Rezé, par un seul payement solidairement et sans division et outre ce d’acquiter la dime de de faire l’obéissance de seigneurie audit seigneur comte de Rezé dont lesdites choses relèvent prochainement et roturièrement
    cette présente vente de la manière faite au gré des parties pour et moyennant la somme de 450 livres tournois que ledit Halbert promet payer quitte des frais à ce tabler audit Clergeaud à la feste de Saint Jan Baptiste prochaine allandroit de quoy il promet de sa part de délivrer audit Halbert le contrat de vente luy fait par René Pavageau desdites deux boisselées et demie en l’an 1691 au rapport d’Ollivier notaire dudit Rezé registrateur,
    est néanmoins convenu que si ledit Clergeaud souhaite avant la feste de St une somme de 60 livres ledit Halbert la luy payera dès sa première volonté et réquisition verbale en diminution de ladite somme de de 450 livres
    nous somme à la mi octobre et la saint Jean est le 24 juin suivant soit plus de 6 mois après cet acte, et j’ai compris que le vendeur pourra réclamer 60 livres avant la saint Jean s’il en a besoin. Ceci dit la somme totale de 450 livres s’entend manifestement sans intérêts, mais comptant à la date la saint Jean Baptiste, car nous allons apprendre ci-dessous que Clergeaud jouira de la maison jusques à la Saint Jean.
    à ce payement de laquelle dite somme de 450 livres pour ladite cause ledit Halbert oblige tous ses biens meubles et immeubles présents et futurs consentant en défaut de ce y estre contraint par exécution saisie et vente d’iceux comma gages tous jugés par cour en vertu du présent acte suivant les ordonnances royaux
    et jusques ce demeurent lesdites choses vendues affectées audit Clergeaud par hypothèque spéciale et privilégiée sans cependant que la spécialité et la généralité se préjudicent
    auxquelles conditions ledit Clergeaud se dément et désiste à présent et à plein de la propriété et jouissance des susdites choses vendues et en fait le dit Halbert propriétaire à l’effet d’en jouir comme bon luy semblera,
    et pour l’en mettre en possession réelle il institue ses procureurs spéciaux nous notaires ou autres sur ce requis leur en donnant tout pertinant pouvoir,
    bien entendu que ledit Clergeaud jouira gratis jusqu’à ladite feste de St Jean Baptiste prochaine seulement desdites choses vendues par ce qu’il acquitera ladite rente féodale pour l’année 1713 seulement et qu’il laissera audit Halbert la jouissance desdites choses libres à la mesme feste de St Jan,
    et à ceste fin en otera son moulin à gruau et tous ses autres meubles et effets
    tout ce que dessus a ainsy et de la manière été voulu stipulé et consanty accepté et promis tenir par lesdites parties et de leur consentement les condemnons de l’entretenir, se soumetant et prorogeant de juridiction par expres à ladite comté de Rezé pour l’éxécution de tout, renonçant à en décliner sous quelque prétexte et par aucune raison que se puisse estre,
    fait et passé à Pirmil au tabler de Bertrand et pour ce que lesdites parties ont dit ne scavoir signer ont fait signer à leur requête scavoir ledit Clergeaud au sieur Martin Hoüet chirurgien, et ledit Halbert à Me François Garnier notaire sur ce présent lesdits jour et an que devant

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    Livre d’Or de Mars 2011

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