Transaction entre Jeanne Legauffre et ses petits-enfants Morineau, La Selle-Craonnaise 1634

Le dossier Criquebeuf de la série Fonds de famille des Archives Départementales du Maine-et-Loire, ne contient en fait qu’un long, très long différent entre les descendants de Jeanne Legauffre, qui avait eu une fille Marguerite Hayau épouse Morineau de son premier mariage, et une fille Renée de Criquebeuf épouse Jaret, de son second mariage.
Je poursuis néanmoins la lecture à la recherche, pour le moment vaine, d’une quelconque mention des biens de Jean de Criquebeuf.

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, fonds famille Criquebeuf E2165 – Voici la retranscription de l’acte : Le mercredi 8 novembre 1634 devant nous Mathurin Querre notaire de la court et juridiction de Craon résidant en la paroisse de La Selle Craonnaise furent présents en leurs personnes et deuement soubzmis demoyselle Jehanne Legauffre veufve de deffunct Jehan de Criquebeuf escuyer sieur de la Tramblaye demeurante en la paroisse de Pommerieux et damoiselle Renée de Criquebeuf femme et espouse de François Jaret escuyer sieur de la Palisse non commune de biens avecque luy, séparée et autorizée par justice à la poursuite de ses droictz par jugement rendu au siège présidial d’Angers le (blanc) et encore autorizée ar sondict mary pour l’effect des présentes par procuration spéciale passée soubz la court de Craon par Aubry notaire en dapte du 30 septembre dernier qui est demeurée attachée avec ces présentes et encore maistre René Bellet advocat Angers et y demeurant mari de Guyonne Morineau curateur à la personne et biens de François, Louise et Françoise les Morineaulx, et se faisant fort de Marguerite et Charlotte les Morineaulx auxquelles et ladite Guyonne Morineau il promet faire ratiffier ces présentes dedans 4 sepmaines tous lesdits les Morineaulx enfants et héritiers par bénéfice d’inventaire de deffuncts maistre Guy Morineau et damoiselle Marguerite Hayau lesquelles parties bien et deument establyes soubz ladite court sur les procès et différents meuz ou espérés mouvoir entre eulx ont ce jourd’huy transigé pacifié et accordé en la manière qui s’ensuit c’est à savoir que ledit Bellet audit nom s’est désisté de toutes les poursuites questions recherches demandes et prétentions auxquelles lesdits les Morineaulx eussent ou pourroient prétendre en ladite succession maternelle desdits Morineaux ensemble damoiselle Renée de Criquebeuf femme de François Jaret pour rapports de somme et interests des jouissances qu’elle peut prétendre pour quelque cause et manière que ce soit encore qu’elles ne soient à plein spéficiées et mentionnées par ces présentes renonçant ledit Bellet esdits noms à jamais en faire question ou demande à ladite Legauffre ou à ladite de Criquebeuf eulx leurs hoirs, veult et consent ledit Bellet esdits noms que la sentence et arrest confirmatif d’icelle obte,ue par ladite Legauffre contre lesdits deffuncts Morineau et Hayau sorte son plein et entier effet et au moyen de la cession ce jourd’huy faite par ladite Legauffre auxdits les Morineaulx ses petits enfants du contenu en ladite sentence et du passé par devant nous notaire ledit Bellet esditz noms a promis et s’est obligé de rendre payer et bailler à ladite Legauffre la somme de 320 livres avecque les intérestz despens frais deubz …
etc… encore plusieurs pages, sans plus d’intérêt, en particulier aucune allusion à la succession ou au décès de Jean de Criquebeuf.
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4 réponses sur “Transaction entre Jeanne Legauffre et ses petits-enfants Morineau, La Selle-Craonnaise 1634

  1. Trouvé ! grâce à vos renseignements sur cette minute ,sépulture Pommerieux Jeanne Legauffre 1636 1er registre vue 41 et MIRACLE :Pommerieux 12 octobre 1607 1er registre vue 4 sépulture Jean CRIQUEBOEUF hélas aucun commentaire du curé
    Note d’Odile :
    Merci, nous progressons, et je suis comme vous, je déplore l’absence de commentaire du prêtre, mais la date aidant je vais pouvoir tenter à Angers les notaires, au cas où une part de la succession y aurait été traitée, quoique le fonds Criquebeuf montre qu’ils faisaient appel aussi aux notaires de la baronnie de Craon, et là, c’est trop ancien

  2. bravo à ElisabethM
    l’abbé Angot signale la grande et petite Tremblaie à Pommerieux
    serait-ce la Tremblaye dont est sieur Jean de Criquebeuf ?
    Note d’Odile : il y a de fortes chances que vous ayez correctement localisée la Tremblaye, car j’avais trouvé curieux qu’ils soient dit vivant à Chérancé sur certains actes et à Pommerieux sur d’autres, c’est qu’ils avaient le choix !

  3. Merci,et merci à tous, cette histoire me passionne : grâce à Odile et tout son travail .La chose que je redoute et ce n’est pas très moral j’avoue ,c’est que mes lignées d’ancêtres paysans travailleurs et honnêtes ne me soient devenues nettement moins intéressantes après avoir découvert le bandit assassin…

  4. La transaction ci-dessus mettait probablement fin à un important litige, car elle a été insinuée le 5 mars 1635 à Angers, et se trouve aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 1B163 – Voici la retranscription du début, puis m’apercevant que cette insinuation faisait doublon avec l’acte ci-dessus, je n’ai pas poursuivi :
    Le mercredi 8 novembre 1634 devant nous Mathurin Querré notaire de la cour et juridiction de Craon résidant en la paroisse de La Selle Craonnaise furent présents en leurs personnes et deuement soubzmis damoisse Claude Legauffre veufve de deffunt Jean de Criquebeuf escuyer sieur de la Tremblaye demeurant en la paroisse de Pommerieux et damoiselle Renée de Criquebeuf femme et espouze de François Jaret escuyer sieur de la Pallisse non commune en biens avecque luy séparée et autorisée par justice à la poursuite de ses droits par jugement rendu au siège présidial d’Angers le (blanc) et autorisée par sondit mary pour l’effet des présentes par procuration spéciale passée soubz la cour de Craon par Aubry notaire en date du 30 septembre qui sont demeuré attaché avec ces présentes et encore Me René Bellet advocat Angers et y demeurant mary de Guyonne Morineau curateur à la personne et biens de François Louise et Françoise les Morineaux et se faisant fort de Marguerite et Charlotte les Morineaux auxquelles et à ladite Guyonne Morineau il promet faire ratiffier ces présentes dedans le 14 septembre, tous lesdits Morineaux enfants et héritiers par bénéfice d’inventaire de deffunts Me Guy Morineau et damoiselle Marguerite Hayau lesquelles partyes bien et deument establies soubz ladite cour sur le procès et différenfs meuz ou espéré mouvoir entre eulx ont ce jourd’huy transigé pacifié et accordé en la manière que s’ensuit, c’est à savoir que ledit Bellet audit nom etc…

    Je me permets cependant d’attirer votre attention sur un point particulier des insinuations. En effet, le greffier retranscrivait (disons copiait) la copie de l’acte qu’on lui avait envoyée, or, lorsque je retranscris les insinuations, j’observe des lectures probablement fautives de quelques termes, et vous en avez une illustration ci-dessus, puisque Jeanne Legauffre est écrite Claude Legauffre. Ceci pour illustrer le problème des copies d’acte, qui peuvent contenir quelques erreurs du copiste, et j’avais toujours entendu dire qu’il fallait être prudent vis à vis d’une grosse ou copie, donc à ces recommandations de prudence il convient d’ajouter les insinuations qui sont aussi des copies, et cette mutation de Jeanne en Claude est frappante !
    Vous me direz, que l’autre acte, celui que j’ai retranscrit ci-dessus, était aussi une copie, destinée à la famille, et conservée de nos jours dans le fonds familles aux Archives Départementales du Maine et Loire, mais avec tous les actes que nous possédons maintenant sur Jeanne Legauffre, je suis certaine qu’elle se prénomait bien Jeanne.

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