En 1846 et encore en 1901, on fabriquait et vendait des sabots à Nantes Sud Loire, et même beaucoup !

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Rue St Jacques et rue Dos d’Âne grouillent de très nombreux métiers ouvriers, dont bien sûr beaucoup ont disparu, mais parfois des métiers surprenant en zone urbaine ouvrière. Ainsi il y a 7 sabotiers, dont 3 ont boutique, les autres sont sans doute ouvriers chez un patron sabotier. Vous allez voir ci-dessous que la 7ème personne est une veuve avec boutique, donc elle vend des sabots faits par d’autres.

J’avoue être un peu ahurie de voir autant de sabots en ville !!! Est-ce que les chaussures étaient rares et surtout trop onéreuses pour la population ouvrière ?

Les voici selon les recensements de 1846 (2 sources, l’une aux AM et l’autre aux AD et je conjuge les 2 sources)

Rue/métier/n°maison/description du logement/nom/âge/marié ou veuf/lieu de naissance

Rue Dos d’Âne sabotier 13 aucune description Monnier Jean 35 M Nantes
Rue Dos d’Âne sabotier 33 B, ar.B, mansarde Bourget Symphorien 58 M Nantes
Rue Dos d’Âne sabotier 53 2P 1er Mabit René 51 M Nantes
Rue Brassereau sabotier 2 1P rz, cour et jardin, 1P 1er Monnier Jean 60 M Nantes
Rue St Jacques sabotier 65 1B, ar. B Breaud Jacques 40 M Nantes
Rue St Jacques sabotier 73 1P 1er Gravoille Jean 48 V Loroux
Rue Dos d’Âne sabotière 5 B, ar.B, 1P 1er Saget Ve Ouvrillon 63 V Nantes

Et en 1901, il y a toujours beaucoup de sabots à St Jacques, sans doute pour les innombrables jardiniers, maraîchers, laboureurs, des villages de la Grèneraie, la Gilarderie et Sèvres. Les voici en 1901 (rue, nom,prénom,âge,place dans la famille,métier, nom de l’employeur). Vous voyez que l’un d’eux travaille chez un autre, mais 3 sabotiers sont patron rue St Jacques

rue Dos d’Âne Evin Pierre 37 chef sabotier Bronand Rezé
rue St Jacques Bouyer Auguste 33 chef sabotier patron
rue St Jacques Fournié Raymond 59 chef sabotier patron
rue St Jacques Braud Jules 66 chef sabotier patron

 

 

2 réponses sur “En 1846 et encore en 1901, on fabriquait et vendait des sabots à Nantes Sud Loire, et même beaucoup !

  1. Bien entendu, je suis Ok avec vous les maraîchers, jardiniers etc… avaient besoin de sabots. Dans mon Ehpad beaucoup de veuves de maraîchers gros ou petits, les jardiniers-maraîchers sont décédés probablement pour avoir trop utilisé les produits désherbants… Il faut entendre la mémoire ancienne de ces veuves…. elles ont des problèmes de genoux et cela se comprend elles cueillaient… Maintenant à St-Sébastien il a poussé du béton à la place des jardins dont salades et autres produits servaient à la nourriture des Nantais…

    1. Les maraîchers sont aller plus loin, à St Julien de Concelles, et se sont transformés en pétro-maraîchers, produisant sous serre chauffée. De ma tour, qui domine l’est, et donc St Julien de Concelles, je vois sans cesse 4 immenses cheminées fumantes, et la nuit, c’est encore plus terrible, car il y a non seulement chauffage, mais aussi éclairage, et le halo dans le ciel de cette lumière des serres est un halo plus important que celui d’une grande ville.
      Et le pire est que ces maraîchers ont droit de se dire BIO. Scandaleux, et totalement oublié des écologistes.
      Où est le temps des sabots
      et de l’écologie !
      Odile

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