Ils sont 22 militaires sur cette vue, et je suppose que c’est le repas, car celui qui est debout semble apporter de la nourriture. Je suppose que cette vue est prise près des tranchées, et je n’ai pas tout à fait compris le terme « soutien », que je suppose signifier qu’ils sont en 2ème ligne, pas en 1ère ligne ? Voyez la longue description de « Gastineau » dans le carnet de guerre d’Edouard Guillouard, mon grand-père.
Les hommes du 84° RI : les tranchées de Gastineau, 1915
Gastineau n’est pas un nom de lieu, même si le 84° RI l’occupa plusieurs mois en 1915. Le carnet de guerre d’Edouard Guillouard la décrit très longuement : « Située sur la route de Berles à Rivière, la ferme de Gastineau était habitée par un vieux ménage… »
Car il raconte que Gastineau était le nom de de ménage : « les premiers jours d’octobre 1914, les propriétaires de la maison n’avaient pas quitté leure demeure à l’arrivée des Allemands. On ne sait au juste ce qui s’y est passé. Mais suivant les racontards on avait dit que Monsieur et Madame Gastineau avaient été tués et jettés dans leur puits derrière la ferme. Pendant longtemps cette légende avait tenu et le puits rigoureusement consigné avec défense de se servir de l’eau. »
Ainsi Gastineau était le nom de ce ménage décédé au début des attaques Allemandes.
Vous aviez de nombreuses photos sur mon site, et j’ai encore en prêt quelques autres, qui concernent Gastineau, à tel point que je pense sans doute préférable de faire sur mon site une page spéciale « Gastineau ». Les militaires du 84° RI y sont montrés dans diverses activités, et je réfléchis à la meilleure manière de montrer tous ces visages.
Ci-dessous, je découvre qu’il y avait même des « boyaux » à la tranchée.
J’ai l’impression qu’ils fabriquent des briques, et pour mémoire, il y avait une briqueterie à Berles.
Les hommes du 84° RI : la cuisine sur les bords du Crinchon, février 1915
Ils sont 15 hommes sur cette photo, je ne pensais pas qu’il fallait tant de monde pour faire la cuisine.
Suivez le passage sur les bords du Crinchon du 84° RIT à travers le cahier de guerre d’Edouard Guillouard sur mon site
Les hommes du 84° RI : les officiers, décembre 1914
décembre 1914 : Dainville
ligne en haut (de gauche à droite) : MORIZOT – FAUCHERON – PIERRE – BRIDONNEAU – GORON -PAVAGEAU – RAMPILLON – MOREAU – LOUPY – PASQUIER
ligne du milieu : inconnu – BICHON – GUILLOUARD – LEGLAIVE – FAUCHERON – inconnu
ligne en bas : MARCHAIS – CHOYAUX – PINEAU
Les hommes du 84° RI : le sergent fourrier Sielon
Fourrier, est un grade militaire, généralement du rang de sous-officier, et attribué au chargé de l’intendance. Le terme vient de fourrage ; il existe aussi sergent fourrier voire caporal fourrier. Je suppose que le fourrage rappelle le temps où une armée était surtout équipée de chevaux.
Je suppose qu’en juillet 1917 le bataillon a eu un peu de répit, puisque de telles photos ont pu être prises. Voyez le carnet de guerre d’Edouard Guillouard, mon grand-père.
Cliquez et reqliquez cette photo et vous verrez ses yeux et son expression de très près, tant la qualité et la définition de ces photos est extraordinaire, et surtout rien de comparable avec la mauvaise qualité des photos que j’ai connues dans les années 1960 etc… qui n’avaient aucune définition correcte et surtout aucune conservation.
Les hommes du 84° RI avaient une chapelle dans la tranchée de Gastineau, 1915
Cliquez pour zoomer, car cet autel comporte tout ce qu’il faut pour dire la messe, et si vous avez lu le carnet de guerre d’Edouard Guillouard, mon grand-père, vous savez qu’il allait à la messe. Et je suppose qu’à cette époque, et par ces temps difficiles, beaucoup de ces militaires y assistaient, même dans les tranchées, bien sûr, quand ils avaient le bonheur d’avoir un prêtre de passage, sinon, ils pouvaient se recueillir devant cet autel pour prier.
Bon dimanche à vous
Odile
