Aveu de Guillaume de Seillons à la Roche-Normand, 1449

Voici pour un ami, un extrait du chartrier de la Roche-Normand, concernant un membre de la famille de ses ascendants, qui sont bloqués à Beatrix de Seillons comme suit :

Béatrix de Seillons &
Jean, écuyer Sgr du Bois Joulain
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Perrine du Boisjoulain, Dme de la Mercerie +/1533 &1507
Georges du Buat, écuyer Sgr de Brassé, la Subrardière +/1523
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Guillaume du Buat, écuyer Sgr de Brassé, Subrardière +ca 1563 &1533
Jeanne Mauviel
|
René du Buat, écuyer Sgr de la Subrardière+ca 1584 &1559
Anne de la Roussardière, Dme de Mingé, la Théardière +ca 1573

J’ai écrit ci-dessus un membre pour désigner Guillaume de Seillons seigneur du fief en 1449, car en remontant les aveux on ne peut jamais savoir si les successions ont été de père à fils aîné, ou de frère à frère ou d’oncle à neveu etc… Donc la seule certitude c’est que c’est bien un membre de la famille de Seillons, et un membre qui fut l’héritier pincipal de la branche à cette date précise car il détient le fief.

Seillons : à Noëllet — « ancien fief et Sgrie avec manoir noble qui donnait son nom à une famille de chevalerie. Guillaume de Seillons fut condamné à mort en 1561 pour crime d’inceste et de rapt de Marguerite de la Vairie. Mais il ne fut pas exécuté, il était huguenot, ses biens furent confisqués en 1592 par ordre du Mal de Boisdauphin ». La seigneurie de Seillons ne fut pas confisquée car, entre-temps, Claude de Seillons épouse de Jacques de Champchevrier l’a reçue en dot et la vend le 16.1.1574 à Nicolas Alasneau Sr de la Bissachère dt à Pouancé pour 4 000 L tz qu’il paye contant le 11.2.1574 à Angers (AD49-5E5/172) – . « Nicolas Alasneau Sr de la Motte de Seillons présente à la chapelle Sgriale de St Jean de Seillons, fondée au château le 2.10.1494 par Abel de Seillons et desservie au 16e par la paroisse. Puis en sont sieurs Louis Alasneau en 1599, Olivier Coquereau écuyer mari d’Angélique d’Achon en 1622, François Eveillard lieutenant de la Prévôté d’Angers en 1624, André Eveillard mary d’Anne Ayrault en 1635, Claude Coquereau mari de Jacquine Toublanc en 1642, François-Charles Coquereau du Boisbernier en 1731, puis sa descendance jusqu’à la Révolution. » (C. Port, Dict. du Maine-et-Loire, 1876 )

Noëllet, château de la Jaille - collection particulière
Noëllet, château de la Jaille - collection particulière

Désolée de n’avoir aucune vue de Seillons, alors j’ai mis ce que possède sur Noëllet.

    Voir ma page sur Noëllet

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales de la Mayenne, série 206J47 chartrier de Craon, seigneurie de la Roche-Normand – copie effectuée en 1742 de copie effectuée en 1611 sur l’original – Voici la retranscription exacte :
Le 1er juillet 1449 aveu à la Roche Normand (parchemin, qui a été résumé au 17e siècle, et le chartrier contient les 2 versions), dont voici le résumé :

Aveu rendu par Guillaume de Seillons à Charles de Montecler à cause de sa terre des Seillons mouvante de la Roche Normand à foy hommage simple

  • Domaine
  • • la maison des Seillons jardins douves rivière vergers bois et autre contenant 4 journaux
    • les bois anciens et en garennes contenant ensemble 25 journaux
    • le moulin à eau de Seillons les portes et refoul d’iceluy comme le fil de l’eau l’enlève
    • les prés des Rivières et le cloze au Doacre et 12 hommées et les autres prés et domaine appelés l’un le pré de la Refoulée de 6 hommées et l’autre le pré Briand de 6 hommées
    • le pré Foucharde 9 hommées
    • les terres labourables dudit lieu domaine et métairie des Seillons tant en ce Champagne devant luys qu’au grand buisson et au Mortier contenant tant en terres que pastures 39 journaux
    • 20 hommées de vignes au close de Nyfle et un peu de terre labourable

  • suit le fief
  • • foy hommage simple pour le lieu du Bois Aubin tenu au cens de 1 sol à Noël et au service de 4 deniers
    • Jean Pelault
    • Jean Tardif
    • les héritiers
    • droit de justice foncière
    • droit de contraindre les vassaux à moudre à son moulin
    • droit de maille

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    Etienne Gault, Noëllet 1591

    Dans mon travail sur les Gault, pourtant complet, je n’ai à cette époque q’un Etienne, celui qui est sieur de la Brau, et aura des descendants fortunés sur Paris, mais je pense celui qui suit différent. Restera donc à confronter les signatures, car il signe.

      Voir mon travail sur les Gault d’Armaillé

    L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E7 – Voici la retranscription de l’acte : Le 30 juillet 1591 avant midi, en la court du roy nostre sire Angers endroit par devant nous (Chuppé notaire) personnellement estaby honneste homme Clémens Lespicier Sr de la Besnière demeurant en ceste ville d’Angers paroisse de la Trinité d’une part et Estienne Gault marchand demeurant en la paroisse de Noeslet d’autre part soubzmettant lesdites parties respectivement confessent avoir fait l’accord qui s’ensuit c’est à scavoir que lesdites parties pour s’entre faire plaisir se seroient prestez leur nom et ledit Lespicier auroit presté son nom audit Gault pour l’acceptation de la somme de 14 escuz en laquelle Mathurin Thomas estoit obligé audit Lespicier par obligation passée par Noyron notaire de ceste court le 23 mars 1591 encores que la vérité est que ledit Thomas ne devoit rien audit Lespicier et appartenoit ladite somme audit Gault que ledit Lespicier a rendu ladite obligation audit Gault pour s’en faire payer comme il voyera estre à faire contre ledit Thomas si fait n’a et consent ledit Lespicier que ledit Gault prenne et recoipve ladite somme dudit Thomas et ledit Gault a consenty et consent que ledit Lespicier se fasse payer deladite obligation qu’il estoit obligé audit Lespicier encore qu’elle fut baillée audit Gault ledit Gault l’a rendue audit Lespicier ainsi qu’il l’a recognu et confessé dont lesdites parties dont demeurées à ung et d’accord et le tout stipulé et accepté auquel accord et tout ce que dessus tenir etc obligent etc lesdites parties etc foy jugement etc fait et passé audit Angers en présence de Thomas Camus et Ysaac Jabob praticiens à Angers tesmoings

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    Quittance de René de Ballodes pour 450 livres, Angers 1595

    Les obligations, et leur amortissement ou les problèmes de paiement de la rente, attestent le plus souvent des liens entre toutes les parties. Mais j’avoue qu’ici les liens me paraissent difficiles à éludicer, d’autant que l’histoire aussi est compliquée, car si j’ai bien compris ils se sont mis à plusieurs pour payer une métairie à La Cornuaille quelques années plus tôt.
    Bref, cet acte a le mérite néanmoins de nous apprendre qu’en 1595 René de Ballodes vivait à la Rachère, et nous avions vu ces jours-ci que sa famille avait vendu cette terre, manifestement rachetée. La Rachère, pour mémoire, relevait du Bois-Bernier.

    L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série E4269 – Voici la retranscription : Le 7 septembre 1595 en la cour du roy notre sire encroit par devant nous (Grudé notaire) personnellement estably noble homme René de Ballodez tant en son nom que comme soy faisant fort de damoiselle Loyse de La Forest son espouze et honneste homme Hieremy Bellanger aussi tant en son nom que pour et au nom de Jehanne Lemesnier sa femme, et Pierre Mesnier filz de Jehan Mesnier et de deffunte Renée de La Forest demeurant savoir ledit de Ballodez au lieu de la Rachère paroisse de Noëllet, lesdits Bellanger et Mesnier en la paroisse de Chantossé, soubzmetantz esdits noms et qualitez et en chacun d’iceulx seul et pour le tout sans division etc confessent avoir aujourd’huy eu et receu de Françoys Duboys escuyer sieur de la Farbe mary de damoiselle Renée Rouxele héritière par bénéfice d’inventaire de deffunt François Rouxel escuyer vivant sieur de la Pluvig ? près Le Mans et noble homme René Michel sieur de la Roche et des deniers dudit Duboys comme il a déclaré la somme de 150 escuz sol evaluez à la somme de 450 livres restant de la somme de 500 livres deue audit de Balodes audit nom et auxdits Mesniers par obligation passée par Sébastien Royer notaire soubz la court de Candé le 14 décembre 1588 suivant la sentence obtenue par lesdits de Balodes et Jehan Mesnier père dudit Pierre et ledit Bellanger à l’encontre de Françoys Symon escuyer curateur aux causes de ladite Rouxele donnée au siège présidial d’Angers le 6 février 1593 et pour les causes à plein mentionnées par ladite sentence quelle somme de 450 livres lesdits establiz ont eue prinse et receue en présence et a veue de nous en quartz d’escu jusques à concurrence de ladite somme dont ils se sont tenuz à contant et en ont quité et quitent lesdits Duboys et Michel et lesquels establiz esdits noms ont dit recepvoir lesdits deniers sur les dommaiges intérestz et despens esquelz ledit Duboys audit nom est vers eux condamné par sentence décernée audit siège présidial d’Angers le 4 avril dernier et lequel Michel a dict pour ledit Duboys faire ledit payement pour ladite somme principalle de 500 escuz et auquel Michel pour ledit Duboys ledit Bellanger à présentement baillé une copie de ratiffication de ladite somme de la vendition du lieu et mestairie du Tertre sise en la paroisse de la Cornuaille faite audit defunt François de (effacé) par ledit de Balodes et sa femme lesdits Jehan Mesnier et Bellanger esdits noms pour le payement de la somme de 550 escuz …

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    René Pelaud sieur du Bois-Bernier emprunte 513 écus, Angers 1582

    L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E7 – Voici la retranscription : Le 13 juillet 1582 après midy en la court du roy notre sire à Angers et de monseigneur duc d’Anjou endroit par devant nous Mathurin Grudé notaire d’icelle présent et personnellement estably noble homme René Pellault Sr du Boys Bernyer demeurant audit lieu paroisse de Nouellet soubzmettant confesse debvoir et loyalement estre tenu et par ce sprésentes promet rendre bailler et payer dedans le jour et feste de Toussainctz prochainement venant en ceste ville d’Angers à noble homme Jacques Ernault conseiller du roy notre sire et de monseigneur duc d’Anjou Angers Sr de la Daumerye demeurant audit Angers à ce présent stipulant et acceptant la somme de 513 escuz deux tiers 13 sols 4 deniers quelle somme ledit Pellault e reveue à vue de nous en 2000 quartz d’escuz et un franc et 20 solz pièces et 13 sols 4 deniers, et en a quicté et quite ledit Ernault ses hoyrs à laquelle somme de 520 escuz deux tiers 13 sols 4 deniers rendre et payer ainsi que dict est et aux charges oblige etc renonczant etc foyr jugement et condemnation etc fait Angers maison dudit Ernault en présence de Jehan Blechard Me Pierre Ogereau Sr de la Jumeraye advocat Angers et Jehan Adellée demeurant Angers tesmoings –

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      La signature de René Pelaud est typique de celle des nobles de son époque

    PS (sur le même acte que le précédent) : Le lundy 24 janvier 1583 après midy en la court du roy notre sire à Angers et de monseigneur duc d’Anjou endroit par devant nous Mathurin Grudé notaire de ladite court personnellement estably noble homme Me Jacques Ernault Sr de la Daumerye conseiller du roy notre sire et juge magistrat au siège présidial d’Angers soubzmettant confesse avoir quicté et par ces présentes quicte noble homme René Pellault Sr du Boys Bernier au nom et au profit de Jehan Ernault grenetier de Craon à ce présent stipulant et acceptant avecques nous notaire tant pour luy que pour ledit Pellault absent de la somme de 513 escuz ung tiers en laquelle ledit Pellault est obligé vers ledit Jacques Ernault pour les causes portées et contenues par l’obligation passée par devant nous le 13 juillet dernier au moyen de l’obligation ce jourd’huy consentye par ledit Jehan Ernault audit Jacques Ernault de plus gande somme receue par devant nous et moyennant laquelle obligation ledit Jacques Ernault a consenty et consent que ledit Jehan Ernault son fils se fasse payer par ledit Pellault de ladite somme de 513 escuz ung tiers et a ceste fin luy a ceddé et cédde par ces présentes les droictz et actions qui luy compètent et appartiennent et peuvent compéter et appartenir à l’encontre dudit Pellault le moyen de ladite obligation dudit 13 juillet dernier, ce qui a esté stipulé et accepté par ledit Jehan Ernault pour luy ses hoirs

      En fait, je crois comprendre que René Pelaud n’ayant pas remboursé le prêt à la Toussaint, comme il aurait dû le faire, le prêteur se doute qu’il va avoir du mal à se faire rembourser et demande à son fils qui demeure à Craon d’aller réclamer l’argent sur places à Noëllet à René Pelaud

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    Amortissement de rente par Mandé de Chazé, le même jour que sa vente du Bois-Hubert, 1539

    Noua vons vu le 2 août dernier sur ce blog, Mandé de Chazé vendre une partie du Bois-Hubert. Voici, le même jour, chez le même notaire, la raison de cette vente, qui est en effet utilisée pour amortir une rente obligataire.

    L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici la retranscription de l’acte : Le 18 octobre 1535 en la cour du roi notre sire à Angers par devant nous (Oudin notaire royal Angers) endroit personnellement estably honneste personne Guillaume Duboys marchand apothicaire demeurant en ceste ville d’Angers tant en son nom privé que comme tuteur naturel de Charles Duboys fils dudit Guillaume Duboys et de défunte Renée Colin en son vivan mère dudit Charles Duboys héritier à cause de sadite mère de défunts Julien Colin l’aîné et de Julien Colin le jeune, soubzmetant ledit Guillaume Duboys èsdits noms que dessus et en chacun d’iceux seul et pour le tout sans division de personne ne de biens luy ses hoirs etc confesse avoir esdits nom ce jour eu et reçu de noble Mandé de Chazé seigneur du Bois Bernier demeurant en la paroisse de Noellet lequel Sr du Bois Bernier en vertu de grâce et faculté de réméré qui encore dure par prorogation ainsy que ledit estably a ce jour cognu et confessé par devant nous, qui luy a payer compté et nombré comptant en présence et au vu de nous audit Duboys qui auxdits noms a pris et receu présentement comme dessus dudit de Chazé la somme de 392 livres 13 sols 4 deniers pour la rescousse de la somme de 23 livres 10 sols tz de rente estant sur partie de la somme de 26 livres tournois aussi de rente créé et constituée par ledit Mandé de Chazé audit défunt Julien Colin l’aîné par trois contrats passés sous la cour de La Chapelle Glain mesme deux d’iceux scavoir l’ung touchant la somme de 18 livres tz de rente par G. Guiboust et P. Morin le 15 juin 1528 et l’autre de la somme de 76 livres ausis de rente par R. Morel et P. Morin le 18 may 1529 et depuis rédigé en forme et signé J. Gauvrait et G. Boyron P. Quinsson et une de laquelle somme de 312 livres pour ladite rescousse et amortissement de ladite rente dessus déclarée par ledit Guillaume Duboys esdits nom que dessus et en chacun d’iceulx s’est tenu et tient à comptant etc et en acquitte et quicte et promis acquitter ledit de Chazé ses hoirs etc envers et contre tous, et au moyen de ce est demeuré ladite rente de 23 livres 10 sols esteinte et partie de ladite somme de 27 livres 10 sols de rente pour bien et duement rescoussée et admortie par iceluy de Chazé et lesdits contrats de ce faits et passés nuls, cassés et de nul effet et valeur et est ce fait et au moyen de grâces et rallongements d’icelles qui encore durent comme dit est rescoussé et amortir lesdites rentes, ainsi que lesdites parties ont respectivement cognu et confessé etc son demeurés à ung et d’accord par devant nous pour les arrérages de ladite rente echue de tout le passé, ledit Dubois esdits noms en a quicté et quitte ledit de Chazé moyenant la somme de 110 livres que ledit de Chazé luy a payée ce jour comptant et en notre présence et à vue de nous et dont il s’est tenu à contant et bien payé et moyennant outre que ledit de Chazé a quicté ledit Dubois esdits noms des sommes de deniers que ledit de Chazé lui auroit baillé en dépôt et garde par avant ce jour et en quelque manière que ce soit

      Voit l’état des travaux sur la famille de Chazé du Bois-Bernier

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    Anceau de Chazé prend en location une chambre de maison au bourg de Noëllet, 1568

    Aujourd’hui, l’acte illustre le sort réservé aux nobles puînés.

    En droit coutumier angevin, les puînés se partagent la tierce partie, mais seulement en viager. A leur décès, ces biens reviennent à la branche aînée, et seuls leurs acquets sont transmissibles à leurs héritiers directs.
    Anceau, époux de Louise Reverdy, a partagé cette tierce partie au moins avec Louis, Joachim et Jeanne, ce qui faisait à chacun le 1/4 du 1/3 donc chacun 1/12, et ce seulement en viager ! Voici sa fratrie :

    Ambrois de CHAZÉ x Mathurine HATON

      1-Mandé de CHAZÉ x Louise de CHAMPAGNÉ
      2-Louis de CHAZÉ † après 1564
      3-Anceau de CHAZÉ † après juillet 1575 x Louise REVERDY
      4-Joachim de CHAZÉ † avant 1564 Prêtre
      5-Jeanne de CHAZÉ †avant 1564 Ses biens sont partagés en 1564 aux 2/3 pour Perrine de Chazé épouse de René Pelaud, et le tiers restant entre Louis et Anceau de Chazé (AD49 1E86 titres de la Bataille relevant du Bois-Bernier, f°28)
      Voir mon étude en cours sur la famille de Chazé dont je descends

    La seigneurie du Bois-Bernier n’étant pas très grande, c’était donc peu de biens en réalité dont les puînés jouissaient leur vie durant, tout juste quelques terres labourables … et ici, Anceau est locataire d’une chambre de maison ! Le loyer est si peu élevé qu’on a une idée des maigres revenus ! Même pas une maison entière !

    L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 2E681 parchemin – Voici la retranscription : Le 11 août 1568 en notre court de Pouancé endroit personnellement establie Margarite Marconnault femme séparée de biens d’avecques Martin Lepelletier son mary ledit Martin Lepelletier non présent, lequel a autorisé ladite Marconnault sa femme par devant nous quant à ce, demeurans au lieu du Boyvillain paroisse de Nouellet, soubzmettant etc confesse avoir aujourd’huy vendu quicté cedé etc et encores vend quicte etc perpétuellement par héritaige à messire Jehan Gohier prêtre demeurant au lieu de la Pannetyère paroisse de Nouellet qui prend et achapte pour luy la somme de douze deniers tournois de rente annuelle perpétuelle quelle somme noble homme Anceau de Chazé Sr de la Bataille doibt et est tenu payer par chacuns ans au terme d’Angevyne à ladite Marconault pour raison de la tierce partie par indivis d’une chambre de maison sise au bourg de Nouellet laquelle ladite Marconault auroyt ce jourd’huy audit tiltre de rente annuelle audit de Chazé ainsy que appert par le bail de rente fait entre eulx passé par nous notaire soubz signé transportant etc et est faicte ceste présente vendition pour le prix et somme de 10 livres tournois payée et comptée en notre présence par ledit achapteur à ladite venderesse dont elle s’en est tenue pour comptant et en a quicté et quite etc dont etc à laquelle vendition et tout ce que dessus est dict etc garantir etc obligent etc renonczant etc ladite venderesse au droit velleyen etc foy jugement condempnation etc fait au bourg de Combrée ès présence de Jehan Lepelletier fils de ladite venderesse, François Boullay demeurant en la paroisse de Nouellet et Jullien Landays cordonnier demeurant au bourg de Combrée tesmoins

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      Signé : Lepelletier (Jean, le fils de Marguerite Marconnault vendeuse), Gohier (le prêtre acheteur), et Chevalier le notaire de Combrée, qui m’a tout l’air d’être dans mon ascendance, et il faudra que je regarde cela de plus près.

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