Françoise Du Puy du Fou fait le réméré de la métairie de la Claye, Marigné (49) 1640

Françoise Du Puy du Fou avait épousé en premières noces un Angevin, Robert de Montalais, donc il ne faut pas s’étonner de voir ce nom Vendéen si connu du monde entier, se retrouver au 16ème siècle en Anjou. J’ai déjà mis plusieurs actes sur cette famille sur mon blog, et comme toujours pour les retrouver vous avez ce qu’on appellait autrefois les MOTS CLEFS qui sont indexés et apparaissent sous l’article précédés de # et il suffit de cliquer sur un nom pour voir défiler tous les articles dans lesquels ce nom est indexé par mes soins. Et sur la ligne au dessus vous avez les catégories, et de même si vous cliquez dessus tout va défiler, mais attention, mes catégories sont riches de très nombreux articles…
Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E7 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :


Le 7 février 1572 en la court du roy notre sire à Angers et de monseigneur duc d’Anjou fils et frère de roy (Grudé notaire) endroit personnellement estably Françoise honneste personne Pierre Froger marchant demourant en la paroisse de St Maurice de ceste ville d’Angers soubzmectant etc confesse avoir aujourd’huy eu et receu de haulte et puissante dame Françoyse du Puy du Fou dame du Boysorcant de Ven et Seaux par les mains de honneste homme Me Jeherosme Moreau procureur de ladite dame et lequel luy a baillé et poyé compté et nombré contant en présence et au veu de nous des deniers de ladite dame ainsi qu’il a confessé par devant nous en escus d’or et monnaie bonne et ayant court selon l’ordonnance royal la somme de 603 livres 8 sols 4 deniers tz pour la recousse rachat et réméré du lieu mestairye et appartenances de la Claye sise en la paroisse de Marigné par cy davant et dès le 10 avril après Pasques 1562 vendue et transportée par (f°2) nobles hommes Hautin de la Fuye sieur dudit lieu et Me Jehan Fouscher sieur du Boys Rondeau es nom et comme stipullans et iceux faisant forts de ladite dame par contract passé soubz la court royal d’Angers par devant Lemesle notaire avecques condicion de grâce portée par ledit contract et prolongations d’icelle ainsi que ledit Froger a confessé par devant nous en poyant et reffondant par ladite dame ses hoirs etc audit Froger ses hoirs etc pareille somme de 603 livres 8 sols 4 deniers en un seul et entier poyement avecques tous autres loyaux coustemens et au moyen dudit poyement et de ladite grâce et faculté de rémérer demeure ledit lieu et appartenances de la Claye bien et deuemnt rescoussé et réméré au prouffit de ladite dame ses hoirs etc et le contract de ladite vendition résollu, aussi a ledit Froger confessé par devant nous avoir eu et receu de ladite dame par les mains dudit Moreau et des deniers de ladite dame la somme de 472 livres pour les fruicts ferme et arréraiges d’iceulx depuys la dabte dudit contract et bail afferme desdites choses fait audit (f°3) Moreau par ledit Froger depuy le jour de ladite vendition et jusques à ce jour, dont il s’est par devant nous tenu à contant et en a quicté et quicté ladite dame et ledit Moreau et tous autres, et aussi moyennant ces présentes a ledit estably quicté et quicté ladite dame des frais coustz et myses qui pourroyent avoyr esté faictz pour et à l’occassion dudit contract, à laquelle recousse et tout ce que dessus est dict tenir etc oblige ledit estably etc foy jugement et condemnation etc présents à ce Guy Planchenault praticien en cour laye et Claude de Clermont marchant demourant Angers tesmoins

Née en 1938, j’ai été élevée à la bouillie : les petits pots n’existaient pas encore…

Et mon frère et mes soeurs aussi.

En tant qu’aînée, j’avais le privilège de me lever une demie heure avant les autres pour aller chercher le lait et le pain chaque matin avant le petit déjeuner, car le laitier livrait chaque matin très tôt l’épicerie du coin (c’était avant l’arrivée des grandes surfaces et on avait alors droit à l’achat de proximité)

Le bidon était de 5 litres et ensuite il fallait faire bouillir le lait, en mettant bien l’antimonte-lait dans la casserole pour que cela de passe pas par dessus.

Les bébés étaient élevés à la bouillie, et il fallait donc ensuite brasser dans le lait avec la cuiller de bois. Il fallait tourner assez longtemps.

C’était à la Blédine, qui nous à tous nourri.

Puis, dans les années 1960 les petits pots ont supprimé tout cela, et les emballages à jeter on envahi la planète…, tandis que nos commerces de proximité avaient disparu…

Un AVC en 1626 : Jeanne Moullier, Bonchamp-lès-Laval 1626

Toujours à la recherche de mon ancêtre Jeanne Moullier à Bonchamp-lès-Laval, sachant qu’elle est grand mère nommée ainsi au baptême de son petit-fils Jean Denais °Bonchamp-lès-Laval 14 septembre 1613 « baptisé Jehan fils de Jehan Denays et de Françoise Bertère son épouse parrain Pierre Moullier et marraine Jehanne Moullier grand-mère »
Donc elle est vivante en 1613 et avait marié son fils ou sa fille en 1608 donc elle pourrait être celle qui suit :

Bonchamp « Le 3 novembre 1626 est décédée en la communion de l’église Jehanne Moullé veufve qui depuys huit jours estoit demeurante au lieu du Sacé de ceste paroisse, pressée du mal ayant perdu la parolle et toute cognaissance n’a pu recevoir autre sacrement que celuy de l’extrême onction et a esté enterrée au cymetière de ceste église »
Elle n’a pas pu se confesser avant de recevoir l’extrême onction.
Mais je ne sais toujours pas si c’est la mienne et je suppose seulement qu’elle pourrait être cette veuve morte d’un AVC

ma Jeanne Moullier grand-mère de mon Jean Denais fils de Jean et Françoise Berthière, mais je n’en sais pas plus sur elle et je la cherche.

Mariage de Pierre MOULLIER et Jacquine CAILLIERYE, Bonchamp-lès-Laval 26 janvier 1593

Souvent, je ne lis pas la même chose que les autres, ainsi encore ce jour je lis Caillierye et non Rallier. Sur la vue qui suit vous voyez l’acte qui précède avec Rousseau qui montre le R bien formé.
Ce Pierre Moullier est un neveu de ma Jeanne Moullier grand-mère de mon Jean Denais fils de Jean et Françoise Berthière, mais je n’en sais pas plus sur elle et je la cherche.

Pierre Papin cumulait les erreurs dans son état civil

Sur mon site vous avez tous les pièges des recherches de filiation, que j’appelle généafolie.
Parmi mes nombreuses pages, vous avez une page consacrée aux erreurs dans l’état civil. Je me souviens de mes débuts, car j’ai très tôt rencontré une erreur monumentale, lorsque j’ai remonté ma grand mère paternelle née ALLARD en Anjou. A cette époque des recherches, on ne connaissait pas encore la numérisation sur Internet et même pas les microfilms qui ont précédé la numérisation, on était directement sur le registre papier en salle de lecture des Archives, dont j’allais à Angers souvent. Je me souviens avoir passé des jours et des jours à tout dépouiller le registre pour comprendre et ce n’est qu’après des jours de recherche exhaustive que j’ai pu comprendre que le nom de la mère sur un mariage était en fait le nom de la grand-mère, et que la vraie mère était décédée en couches et le bébé élevé par sa grand-mère, et lors du mariage le nom de la vraie mère était même oublié, car avant tout notre état-civil actuel, il n’existait le plus souvent que la connaissance orale car le prêtre ne vérifiait pas toujours bien dans le registre la filiation des futurs époux, et se contentait parfois des dires, donc la vraie maman était oubliée de la famille. C’est avec cette expérience fastidieuse que j’ai appris à me méfier des sources parfois, et ce jour je viens vous conter les erreurs dans l’état civil de mon ancêtre Pierre Papin.
Pierre Papin était loin d’être l’aîné d’une fratrie de laboureurs, et on le maria à une veuve, bien plus âgée que lui, qui avait eu déjà 4 enfants. Ce cas de mariage n’était pas si rare autrefois.
Mais non seulement il a fait ce mariage arrangé par devoir pour une veuve, mais les actes concernant Pierre Papin comportent des erreurs :
• A son baptême sa mère est nommée BOUQUER au lieu de Boutin
• A son mariage son père est prénommée JEAN au lieu de Jacques
Je viens de passer 15 jours à raison de plusieurs heures par jour, les yeux sur les registres de Vieillevigne et de Saint-André-Treize-Voix (avec un x avant la Révolution et avec es par erreur depuis) et j’ai tout reconstitué en notant tout ce que disaient les actes par rapport aux liens lors des parrainages et des présences dans les actes.

Pierre Papin est né à Viellevigne « le 19 juillet 1671 baptisé Pierre fils de Jacques Papin et de Jacquette Bouquet demeurant au village des Noues parrain Jean Salaud marraine Marie Belliard »

Mariage « Saint-André-Treize-Voix le 21 janvier 1696 Pierre Papin mineur fils de feu Jean et Jacquette Boutain, et Marie Ganachau veuve de Denis Boussonnière de cette paroisse, présents Jean Papin et Mathurin Querion, décrété par la cour de Vieillevigne le 4 du présent mois, et ladite Ganachau assistée de Pierre Ganachau et Pierre Marbeuf »
Les registres de Vieillevigne sont très illisibles et il faut du courage pour s’y éterniser, mais je ne regrette pas mon temps passé, car j’ai tout reconstitué et je suis sure. C’était cependant facilité parce que les Papin y sont rares, voire exclusives et que Jacquette Boutin, la vraie mère de Pierre Papin a eu beaucoup d’enfants.
Et maintenant, j’ajoute que Marie Ganachau avait 9 ans de plus que lui mais que sur les 4 enfants qu’elle a déjà eu de Denis Boussonnière, seule une fille semble avoir survécu, car j’ai trouvé les inhumations des autres. Enfin, Pierre Papin ne fut pas si malheureux car ses parents eurent la bonne idée de le mettre apprenti charpentier, et grâce à son métier il échoue à Mauves avec son épouse où manifestement on avait besoin de charpentiers.
Mon ascendance à Jacques Papin x ca 1656 Jacquette Boutin
Le tout dans les marches de Bretagne : Clisson et environs – Vieillevigne et Saint-André-Treize-Voix

11-Jacques Papin °ca 1624 †Vieillevigne 1684 x ca 1656 Jacquette Boutin °ca 1623 †1683
10-Pierre Papin x /1701 Marie Ganacheau
9-Pierre Papin x Carquefou 23 mai 1726 Jeanne Boissinot
8-Michel Papin x La Chapelle-Basse-Mer 1759 Françoise Simoneau
7-Françoise Papin 2x La Chapelle-Basse-Mer (clandestin) 12 François Rousselot juillet 1796
6-Augustine-Elisabeth Papin x Clisson 16 avril 1825 René-Victor Rousselot
5-Augustine Rousselot x Clisson 12 octobre 1851 Charles Audineau
4-Charles Audineau x Segré (49) 22 novembre 1881 Aimée Guillot
3-Aimée Audineau x Nantes 1908 Edouard Guillouard
2-mes parents
1-moi
et vous avez mon immense étude sur mon fichier familles PAPIN car j’ai 2 ascendances PAPIN différentes dans la région.

 

Bail du prieuré de Molières en Chemazé (53), 1594

J’avais publié ce bail en juin 2011 et je le remets car je retravaille Molière en Chemazé. J’aime beaucoup la maison de la carte postale car elle montre qu’autrefois on n’habitait pas au rez-de-chaussée et on ne risquait pas ainsi les inondations, car on n’avait pas d’assurances pour vous indemniser.

Ce bail complète la longue notice donnée par l’Abbé Angot dans le dictionnaire de la Mayenne. Il n’avait pas le prieur en 1594, et pour cause, il demeure alors à Angers, comme beaucoup de prieurs et curés, vivant paisiblement à Angers loin de leurs bénéfices ecclésiastiques et les baillant à ferme.
Outre un paiement de 200 livres par an en argent, le preneur du bail paiera 40 livres de beurre et 20 lvres de poupées de lin par an.
Le lin est partout en Haut-Anjou à l’époque.

Chemazé - collection particulière, reproduction interdite
Chemazé – collection particulière, reproduction interdite

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

(cet acte a des coins mangés et par ailleurs des endroits effacés par humidité)



Le 8 décembre 1594 avant midy, en la courr du Roy notre sire à Angers endroit par devant nous François Revers notaire de ladite court, personnellement estably Me (mangé) Danjou prieur du prieuré et chapelle régulière (mangé) prieur de Mollières ordre St Augustin paroisse de Chemazé diocèse d’Angers d’une part, honneste personne Pierre Lemarchant marchant demeurant au bourg de Mollières en ladite paroisse de Chemazé d’aultre part, soubmectant lesdites parties respectivement etc confessent avoir fait et font entre elles le bail à ferme tel que s’ensuit savoir est ledit Danjou prieur susdit avoir ce jour d’huy baillé et baille par ces présentes audit Lemarchant qui a prins et accepté audit tiltre de ferme seulement et non aultrement pour le temps de 5 années et 5 cueillettes entières parfaites et consécutives qui ont commencé dès le jour et feste de Toussainctz dernière passée et qui finiront à pareil jour et terme lesdites 5 années finies et révolues, savoir est le temporel fruictz profits revenus prémisses dixmes boys taillis et aultres esmoluements dépendant dudit prieuré avecq le lieu et clouserie de la Grange dépendant dudit prieuré et toutes aultres choses qui en sont et dépendent sans aulcune réservation en faire, pour en jouyr et user par ledit preneur bien et duement pendant ledit temps de 5 années audit tiltre de ferme comme ung bon père de famille sans rien desmolir ne pouvoir abattre par pied branche ne aultrement aulcuns arbes fructuaulx marmentaulx ne aultres sur les choses dudit prieuré et clouserie (f°2) (effacé) acoustumé d’estre coupés et esmondez qu’il pourra coupper en leur âge et saison
à la charge dudit preneur de faire dire et célébrer par chacune desdites 5 années le service divin deu et acoustumé estre dit à cause dudit prieuré et en acquiter ledit prieur vers tous qu’il appartiendra, de payer par ledit preneur aussi par chacuns ans les décymes ordinaires deues à cause dudit prieuré et en fournir audit prieur à la fin de chacuns ens les quittances et acquits, et mesmes des debvoirs cens ou rentes deubz à cause dudit prieuré que ledit preneur demeure tenu de payer par chacuns ans les décymes ordinaires deus à cause dudit prieuré et en fourniré audit prieur à la fin de chacuns ans les quitances et acquictz et mesmes des debvoirs ou rentes deubz à cause dudit prieuré que ledit preneur demeure tenu de payer aussi par chacuns ans, et pendant ledit temps donner l’aumosne aux pauvres ainsi que ledit prieur est tenu à cause dudit prieuré ; les maisons duquel prieuré et de ladite clouserie ledit preneur demeure tenu tenir et entretenir pendant le présent bail et les rendre à la fin d’iceluy en bonne et suffisante réparation comme elles luy seront baillées par ledit prieur ou aultres pour et de par luy, aussi à la charge dudit preneur de payer par chacuns ans audit prieur en ceste ville d’Angers le nombre de 40 livres de beurre bon loyal et marchand avecq 20 livres de bonnes poupées de lin, et est fait le présent bail pour en payer et bailler par ledit preneur audit bailleur par chacun desdits 5 ans oultre les charges susdites la somme de 66 escuz deux tiers valant 200 livres franche et quite en la maison dudit prieur en ceste ville d’Angers paiable aux jours et festes de Pasques et Toussaint le premier paiement commenczant au jour et feste de Toussaint prochainement venant et lesdites poupées et beurre au Caresme prenant le premier paiement commenczant au C aresme prenant prochainement venant et à continuer, tout ce que dessus accepté et accordé par lesdites parties respectivement et le présent bail et tout ce que dessus est dit tenir etc obligent etc à prendre etc dont etc fait Angers maison de noble homme Abraham Chalopin conseiller du roy en l’élection d’Angers en présence de Maurice Baudin praticien demeurant audit Anges temoins ledit preneur a dit ne savoir signer

Cette vue est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Cliquez pour agrandir.

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