Petit prêt de Simon Desnos, Chambellay 1606

Voici un prêt minime, car le montant de 15 livres représente un quart à un huitième de cheval !
Mieux, le délai de remboursement n’est que de 15 jours !
Et pourtant, vous allez lire à la fin de l’acte, que le prêteur exige la clause d’emprisonnement en cas de défaut. Bref, il semblerait que l’emprunteur donne peu confiance !
Et pour couronner le tout, prêteur et emprunteur demeurent tous deux à Chambellay, mais sont ici à Angers, sans doute pour une autre affaire concernant Simon Desnos ?

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici la retranscription de l’acte : Le mercredi 13 septembre 1606 avant midy, en la court du roy notre sire à Angers endroit par devant nous René Serezin notaire d’icelle fut présent et personnellement estably Symon Desnos marchand demeurant à Chambelle (Chambellay) lequel soubzmis soubz ladite court a recogneu et confessé debvoir et par ces présentes promet rendre et payer dedans le jour et feste de Toussaint prochaine à Me Pierre Seard prêtre demeurant audit Chambelle à ce présent et acceptant la somme de 15 livres à cause de prest présentement fait par ledit Seard audit Desnos laquelle somme il a eue prise et receue en présence et à veue de nous en espèces de pièces de 16 sols dont le dit Desnos s’est tenu contant et en a quité ledit Seard
au paiement et restitution de laquelle somme de 15 livres despens et intéresets en cas de défaut s’est ledit Desnos obligé luy ses hoirs mesme son corps à tenir prison comme pour deniers royaulx, renonçant etc foy jugement condempnation
fait et passé audit Angers maison de nous notaire présent noble homme Jehan Mondières sieur de Bisson et Jacques Bernier

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du droit d’auteur.

Contrat de mariage de Pierre Fournier et Perrine Beaufait, Angers 1586

Voici le commentaire de Pierre Grelier au sujet de ce contrat de mariage, qui n’existe plus dans les minutes de Moloré notaire à Angers, mais trouvé dans les Insinuations à Angers :

« Ce contrat de mariage permet de savoir que Pierre Fournier l’ainé et Pierre Fournier le jeune sont deux frères et qu’ils ont pour parents jehan Fournier et demoiselle Guillemette Maillard.
Les documents des AD 44 (après 15 ans de recherches) permettaient de connaitre avec certitude les parents de Pierre Fournier l’ainé, mais ne permettaient pas de savoir si les deux Pierre Fournier étaient frères. »

Nous découvrons au fil des lignes que la demoiselle future épouse n’est pas présente à son contrat de mariage, lequel est traité entre le futur et l’oncle de la demoiselle. Ceci me rappelle ma Charlotte Hunault, apportée à 17 ans devant une bonne trentaire de proches et lointains parents à 120 km de chez elle pour signer un contrat de mariage avec un veuf. Cette dernière est mon ancêtre et je lui voue de ce fait une affection toute particulière, à l’image de toutes ces femmes qu’on a mariées sans trop les informer des tractations matérielles et encore moins des devoirs conjugaux.

Le contat de mariage est par ailleurs vide de données chiffrées, si ce n’est une donation supplémentaire, mais riche en proches parents, notamment du côté de la demoiselle. Mais hélas, les insinuations sont des copies dépourvues de signature ! Enfin, on est content de l’avoir tout de même, ne nous plaignons pas !

L’acte qui suit est aux Archives du Maine-et-Loire, série 1B157 – Voici la retranscription par P. Grelier : Sachent tous présents et advenir que comme en traitant, parlant et accordant le mariage futur entre noble homme Me Pierre Fournier sieur des Gaulteryes recepveur pour le roi notre sire des Aides tailles et fouaiges de Nantes, fils de défunts nobles personnes Jehan Fournier et damoiselle Guillemette Maillard sieur et dame du Rouzeray d’une part
et honorable fille Perrine Beaufaict fille de défunts honorables personnes René Beaufait et Perrine Leserf sieur et dame de la Corbière,
auparavant que aulcunes fiances matrimoniales en la forme et manière qui s’ensuit
pour ce est-il que en la cour du roy notre sire à Angers endroit par devant nous René Moloré notaire d’icelle personnellement establis ledit Pierre Fournier recepveur susdit, demeurant en la ville de Nantes, paroisse Sainte Croix, d’une part
et honorable homme Gabriel Beaufaict seigneur de la Rivière, pour et au nom de ladite Perrine Beaufaict, et soy faisant fort d’elle d’autre

    ainsi donc la furure n’est même pas à son contrat de mariage !

soubmettant respectivement ledit Beaufaict audit nom et ledit Fournuer luy ses hoirs et ayant cause avecque tous et chacuns ses biens meubles et immeubles présents et avenir quelqu’ils soient au pouvoir ressort et juridiction de ladite cour quant à ce
confessent de leurs bonnes volontés sans aucune contrainte avoir promis scavoir ledit Fournier recepveur susdit prendre à femme et épouse ladite Perrine Beaufaict et icelle espouser en face de Sainte Eglise toutefois et quantes que ledit Fournie en sera requis par ladite Perrine Beaufaict
et ledit Gabriel Beaufaict oncle paternel de ladite Perrine Beaufaict a promis que icelle dite Perrine Beaufaict prendra à mary et espoux ledit Fournier et qu’elle l’espousera en face de saincte église toutes fois et quantes que ladite Perrine Beaufaict en sera par ledit Fournier requise
en faveur duquel mariage qui aultrement n’eust esté faict consommé ni accomply ledit Fournier a donné et donne à ladite Perrine Beaufaict absente nous notaire stipulant avec ledit Beaufaict pour elle ses hoirs et ayant cause la somme de 400 escuz d’or sol au cas que ledit Fournier décède auparavant ladite Perrine Beaufaict
à prendre ladite somme de 400 escuz sur tous et chacuns les biens propres dudit Fournier soit meubles ou immeubles et sans aulcune diminuation des biens meubles qui pourraient estre acquis à ladite Perrine Beaufaict par le moyen de la communauté qui pourra estre cy-après acquise entre lesdits futurs conjoints par demeure d’an et jour ensemblement
et sans aulcune diminuation de douaire coustumier que ledit Fournier a constitué à ladite Perrine Beaufaict cas de douaire advenant sur les biens dudit Fournier
et laquelle Perrine Beaufaict il a comme dit est prise et promis espouser avecque tous les droits d’icelle, héritière de ses défunts père et mère,
auxquels accords et conventions matrimoniales et tout ce que dessus est dit tenir garder et entrenir sans jamais y contrevenir en aulcune manière oblige ledit Fournier luy ses hoirs et ayant cause avecque tous et chacuns ses biens meubles et immeubles présents et advenir quelqu’ils soient, et ledit Gabriel Beaufait audit nom et soy faisant fort de ladite Perrine Beaufaict des de ses hoirs et ayant cause renonçant par devant nous quant à ce à toutes choses à ce contraire en sont tenues lesdites parties par la foiy et serment de leur corps sur ce par eux baillé en notre main dont nous à leurs requestes les avons jugés et condamnés par le jugement de ladite cour
fait et passé audit Angers maison de noble homme Me Jehan Beaufaict sieur de la Digeonnnière procureur du roy ès fiefs anciens d’Anjou, aussy oncle paternel de ladite Perrine Beaufaict et du consentement d’iceluy, et de Me Estienne Dumesnil cousin germain maternel de ladite Perrine Beaufaict et encore en présence et du consentement d’honorable homme Jehan Mabit sieur de Guebelet tant pour luy que soy faisant de vénérable et discret Me Arthus Mabit sieur de la Rafardière grands oncles maternels de ladite Perrine Beaufaict et aussy en présence et du consentement d’honorable homme Me Thomas de Vaulx mary de Jehanne Beaufaict tante paternelle de ladite Perrine Beaufaict et de honorable homme Nicolas Mabit sieur de la Petite Rivière demeurant en la paroisse d’Anetz aussi cousin maternel de ladite Perrine Beaufaict, et Daniel Gaschet praticien demeurant audit Angers le jeudy 4 septembre 1586 après midy.
Signé en la minute des présentes Fournier, G. Beaufaict, J. Beaufaict, de Vaulx, Dumesnil, Mabit, Mabit, Gaschet, Perier et nous notaire. Signé en la grosse des présenes R. Molloré
Le contrat de mariage cy-dessus escript a esté vu et publié en jugement la juridiction de la conservation et appellation pour les causes privilèges ordinaire de la sénéchaussée d’Anjou et siège présidial d’Angers, et ce requérant ledit Gabriel Beaufaict dont luy a esté décerné acte. Donné à Angers par devant nous René Louet conseiller du roy notre sire et lieutenant particulier audit lieu lesdits jour et an.
Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du droit d’auteur.

Inventaire des meubles et titres de Françoise Renou veuve de René Eveillard sieur de la Croix, Angers 1604

Elle a 2 fils vivants, dont l’un étudie à Toulouse, et j’ignore ce qu’il est parti étudier si loin. Pourtant, il reviendra s’installer en Anjou.
Elle a peu de meubles, ce qui laisse à pense qu’elle a déjà fait donnation de ses biens meubles, ce qui était autrefois le cas de beaucoup de veuves.
Enfin, elle a une longue liste d’obligations qui lui sont dues, et d’acquets, signe d’une patiente accumulation de petits biens.
Cette Françoise Renou nous est ici familière, car c’est d’elle qu’une collection privée a conservé des documents tels qu’acquits de ventes et issues, datant de la fin du 16e siècle, et que vous retrouvez entièrement retranscrits sur mon blog en cliquant sur les tags ci-dessous.

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici la retranscription de l’acte : Le samedi 11 janvier 1604, inventaire des meubles titres et enseignements appartenant à honorable femme (blanc) Renou veufve de défunt Me René Eveillard fait par nous René Serezin notaire royal à Angers à la requeste de ladite Renou pour la conservation des droits de ses deux enfants dont l’un est à présent absent en la ville de Toulouse pour ses études et l’autre demeure avec elle en ceste ville
en la chambre où est demeurante ladite Renou
• un charlit de bois en plein œuvre avec paillasse une couette ensouillée de deux souilles de brin, une vieille mante blanche, une couverte de saiette vert
saie : Au XVIIIe siècle, sorte de serge croisée, très légère, toute de laine, qui avait quelque rapport avec les serges de Caen, et dont les religieuses se servaient pour faire des espèces de chemises, et les gens du monde des doublures d’habits et de meubles. Cette étoffe se fabriquait en Flandre, en Artois et en Picardie (M. Lachiver, Dict. du Monde rural, 1997)
un traverslit, 2 oreillers, un ciel de saiette rouge avec 4 rideaulx de serge d’Ascot rouge, garnis de franche rouge et un fond audit ciel de toile rose 75 livres
• une petite couchette de bois de noyer en plein œuvre garnie de sa paillasse, une couette, un traverslit garni de 2 souilles, une couverte de saiette vert 15 livres
• une petite table d’un pied et demi de long sur un traiteau avec son banc qui se lève et ouvre par-dessus en faczon de coffre le tout de noyer et en plein œuvre 6 livres
• un gardemanger de noyer à 2 fenestres fermant à clef et serrure 9 livres
• un bahut en faczon de demye garderobe fermant à deux serrures par dehors fort vieil 4 livres
• 2 autres bahuts aussi fort usés 6 livres
• une douzaine de draps de lin en brin de 10 aulnes le couple presque neufs 44 livres
• une demie douzaine de draps de brin de 10 aulnes le couple plus que demi usés 13 livres
• 5 douzanes de serviettes de lin mi usées 15 livres
• 3 douzaines de grosses serviettes de brin en réparon presque mi usées 4 livres
• 6 napes de brin en réparon presque mi usées 60 livres
• 4 tablées de brin de 3 aulnes et demie de long et 5 quartiers de large 12 livres
tablée : longueur d’éfoffe qui s’étend d’un bout de la table à l’autre, après avoir été tendue (M. Lachiver, Dict. du Monde rural, 1997)
• une douzaine d’essuie-mains 10 livres
• une douzaine de souilles d’oreillers 3 livres
• une douzaine de poches 4 livres
• 6 encheriers 25 sols
• une pasle à buée (pour « une panne ») tenant 4 seilles ou environ 4 livres
• une autre pasle tenant 2 seilles 45 sols
• un grand chauderon d’une seille et demie fors vieil 25 sols
• une paire de landiers de fer garnis de deux pommettes de cuivre 6 livres
• une crémaillère une grille une pelle un garde casse 15 sols
• une casse un pot de fer une marmitte une broche 25 sols
• une lampe, deux chandeliers de cuivre 3 livres
• un passet, 2 poesles à queue, une poesle à châtaigne 35 sols
lettres, titres et enseignements
• obligation passée soubz la court de Pouancé par devant Leroy notaire le 12 janvier 1584 contenant que noble homme René de Balodes et damoiselle Louise de la Forest son espouze sont obligés à ladite Renou en la somme de 36 escuz à cause de prest
• obligation passée sous notre court par Lepeltier notaire le 4 décembre 1590 contenant que Jacques Bretonneau Me vitrier et Anne Taupin sa femme sont obligés vers ladite Renou en la somme de 72 escus sur laquelle ladite Renou déclare avoir cy davant receu 33 escuz dont elle a baillé acquit
• transaction passée par Deillé notaire soubs notre court le 26 septembre 1596 contenant que damoiselle Marye Aubry veufve de défunt noble homme Guy Dumounier ? est obligée vers ladite Renou en la somme de 2224 escuz deux tiers
• obligation passée par ledit Leroy notaire à Pouancé le 1er novembre 1584 contenant que Thibault Testier est obligé vers ladite Renou en la somme de 5 escuz un tiers 12 sols
• obligation passée par ledit Leroy le 10 juillet 1598 contenant que ledit Testier est obligé vers ladite Renou en la somme de 2 escuz à cause de prest
• obligation passée par ledit Deillé notaire le 20 mars 1599 contenant que Me Estienne Besnard sieur de la Branchouère est obligé vers ladite Renou en la somme de 108 escuz un tiers
• obligation passée par ledit Deillé notaire le 30 mars 1599 contenant que Me Mathurin Apvril François Ravard sieur de la Chauvelière et René Renou sont solidairement obligés vers ladite Renou en la somme de 541 escuz deux tiers
• obligation passée par ledit Deillé notaire le 27 novembre 1601 contenant que René Pinczon demeurant à la Jaille est obligé vers ladite Renou en la somme de 104 escuz sol
• obligation passée par ledit Deillé notaire le 10 février 1602 contenant que Joscar Eveillard demeurant à Noëllet est obligé vers ladite Renou en la somme de 86 escus deux tiers
• deux autres obligations passées par ledit Deillé le mesme 10 février 1602 contenant que Me Sébastien Eveillard sieur de Boypillé Marguerite Coustard son espouse et Me Daniel Eveillard sont solidairement obligés vers ladite Renou en la somme de 225 escus 48 sols
• obligation passée par ledit Leroy notaire à Pouancé le 7 juillet 1602 contenant que Pierre Courbet et Magdeleine Godier sont solidairement obligées vers ladite Renou en la somme de 25 escuz
• sentence donnée au siège présidial d’Angers entre ledit défunt Eveillard et Guillaume Collin Me Pierre Boullay et autres du 8 janvier 1575 contenant que ledit Boulay a esté condamné payer et continuer audit Eveillard la somme de 16 livres 13 sols 4 deniers de rente
• autre jugement y attaché du 16 avril 1575
• contrat passé par Valtère notaire soubz la court de Candé du 15 novembre 1564 contenant que ledit défunt Eveillard auroit acquis de Jehan Gaudin et Jehan Desmur le lieu du Pressoir Gaudin pour la somme de sept vingt dix livres tz au bas duquel est la quittance des ventes signée Leroux
• 3 autres contrats contenant autres acquets audit lieu du Pressoir faits par ledit défunt dudit Jehan Gaudin François Savint et Marie Maczon sa femme et de Me Pierre Eveillard attachés avec le précédent contrat
• contrat d’acquest fait par ledit défunt Eveillard de Jehan Bongeard et sa femme des choses y contenues au lieu du Pas Joubert pour la somme de 50 livres passé soubz la court de Pouancé par devant Leroy notaire le 28 décembre 1577 au bas duquel est la quittance des ventes
• contrat passé par ledit Valtère le 15 novembre 1573 contenant que ledit défunt Eveillard avait acquit dudit Bongeard, Perrine Testier sa femme les choses contenues proche le lieu du Pas Joubert pour la somme de 28 livres
• contrat d’acquest passé par Pierre Eveillard notaire soubz la court de Pouancé le 26 juin 1573 contenant que ledit défunt Me René Eveillard avoit acquit desdits Bongeard et sa femme les choses y contenues sises près ledit lueu du Pas pour la somme de 30 livres au bas duquel est la quittance des ventes
• contrat passé par Poilièvre notaire soubz la court de Pouancé le 13 avril 1579 contenant que ledit défunt Eveillard auroit acquis de Phelippes Cheruau marchand les choses y contenues sises en la prée du Vigneau pour la somme de 70 escuz sol au dos duquel est la quittance des ventes
• contrat passé par ledit Leroy notaire le 26 juin 1576 contenant que ledit défunt Eveillard auroit acquis desdits Bongeard et Testier sa femme plusieurs choses y contenues pour la somme de sept vingt cinq livres tournois au bas duquel est la quittance des ventes
• transaction entre lesdits Bongeard et Testier sa femme et ledit Eveillard passé par devant ledit Leroy notaire le 8 juillet 1576 pour raison des choses acquises par ledit Eveillard desdits Bongeard et sa femme
• 2 contrats passés par ledit Valtère l’un du 6 juin 1573 et l’autre du 19 janvier 1579 contenant que ledit défunt Eveillard auroit acquis de François Leroy les choses y contenues pour la somme de 7 livres tz par une part et 12 livres par autre, auxquels contrats sont attachés les partages faits entre ledit Leroy et Eveillard touchant certaines landes indivises entre eux
• contrat passé par Menant notaire soubz la court de Pouancé le 4 janvier 1566 contenant que ledit Eveillard auroit acquis de Françoys Edelin et Jehanne Testier sa femme certaines choses qui leur appartenaient au lieu du Pas Joubert et autres choses y contenues pour la somme de 66 livres 2 sols au bas duquel est la quittance des ventes
• contrat passé par Royer notaire soubz la court de Saint Michel du Boys le 6 juillet 1562 contenant que ledit défunt Eveillard auroit acquis de Robert Cornu 2 planches de jardin près le lieu de la Cure pour la somme de 7 livres 8 sols
• contrat passé par ledit Pierre Eveillard le 30 novembre 1573 contenant que ledit défunt Eveillard auroit acquis de Jehanne Guerif une portion de pré de Lorys pour la somme de 7 livres au dos duquel est la quittance des ventes
• contrat passé par Gasteboys notaire le 10 juin 1573 contenant que ledit défunt Eveillard auroit pris à rente de Me Gilles Robert prêtre 2 boisselées 13 cordes de terre sises à la prée des Bigaudières pour en payer par chacun an la somme de 15 sols tournois de rente laquelle rente la veuve Renou a déclaré que ledit Eveillard l’auroit cy davant acquise dudit Robert
• contrat passé par Valtère notaire le 6 janvier 1573 contenant que ledit Eveillard auroit pris à rente de Marie Lemaczon la moitié d’un cloteau de terre en vinier nommé le Mortier de la Prée pour en payer par chacun an 10 sols tz, laquelle rente ladite Lemaczon a céddée à Me Pierre Eveillard pour la somme de 20 livres tz par contrat du 7 dudit mois passé par Valletère, lequel contrat ledit Pierre Eveillard auroit ceddé audit défunt Me René Eveillard comme appert par cession et transport faite soubz son seign du mesme jour
• contrat passé par ledit Menant le 28 février 1573 contenant que ledit défunt Eveillard auroit pris à rente de François de Gohier une portion du Jardin Menard pour en payer par chacun an la somme de 5 sols, laquelle rente Pierre Eveillard auroit acquise pour la somme de 12 livres laquelle somme il aura recogneu luy avoir esté baillée par ledit René Eveillard son frère par escript estant au dos dudit contrat passé par ledit Gasteboys notaire le 5 juillet audit an
• contrat passé par ledit Valtère le 26 août 1572 contenant que ledit défunt René Eveillard auroit pris à rente de Pierre Hamelin la moitié de terre en vinier nommée le Mortier pour en payer par chacun an la somme de 2 sols laquelle rente ledit Hamelin auroit rémérée audit Pierre Eveillard pour la somme de 20 livres tz par contrat passé par ledit Valtère le 14 septembre audit an lequel Eveillard aurait céddé ladite rente audit René Eveillard par son escript du mesme jour
• contrat passé par Ricoul notaire de Pouancé le 1er mai 1589 contenant que ledit défunt Ricoul (sic) auroit acquis de Vincent Cherot portion de la pièce de terre de Mauny pour la somme de 10 livres tz
• contrat passé par ledit Ricoul le 30 décembre 1578 contenant que ledit Eveillard auroit acquis dudit Cherot une planche de jardin au jardin Menard pour la somme de 40 escuz sol
• contrat de mariage d’entre ledit défunt Eveillard et ladite Renou passé soubz notre court par devant Fouré notaire le 15 avril 1576
• contrat passé soubz la court de Pouancé par devant Georges Leroy notaire le 19 septembre 1587 contenant que ladite Renou aurait acquis de Marin Babele et Jehanne Gohier sa femme plusieurs choses héritaulx y contenues pour la somme de sept vingt escus sol au dos duquel sont les quittances des ventes avec l’acte de prise de possession y attaché
• contrat passé par Leroyer notaire le 6 mai 1587 contenant que ladite Renou aurait acquis de Jehan Cadoz et Françoise Cornu sa femme plusieurs choses y contenues pour la somme de 66 escuz deux tiers au dos duquel sont les quittances des ventes et la prise de possession
• contrat passé par ledit Leroyer le 15 mai 1586 contenant que ladite Renou auroit acquis de Mathurin Cornu et Adrienne Leroy sa femme les choses spécifiées pour la somme de 66 escuz deux tiers au dos duquel sont les quittances des ventes avec la prise de possession
• contrat passé par ledit Leroy notaire le 16 novembre 1587 contenant que ladite Renou auroit acquis de noble homme René de Balodes 7 boisselées de terre et vignes au clous de Mauny pour la somme de 300 livres tz au dos duquel est l’acte de prise de possession
• contrat passé par ledit Leroy le 6 février 1589 contenant que ladite Renou auroit acquis de Jehanne Pinczon 2 boisselées de terre sises auls Royries pour la somme de 12 escuz sol avec la prise de possession
• contrat passé par ledit Leroy le 14 septembre 1587 contenant que ladite Renou a acquis de Mathurin Evin ? et Phelippes Cherruau une mesure d’avoine et 12 deniers de rente sur les héritages y contenus pour la somme de 2 escuz et demi
• un contrat d’acquest fait par ledit défunt René Eveillard de Pierre Chauvelon laisné des choses y contenues pour la somme de 25 livres tz passé par Pierre Eveillard notaire de Pouancé le 11 mai 1573 avec les quittances des ventes
• contrat passé par ledit Leroy le 17 mars 1588 contenant que ladite Renou auroit acquis de noble homme René d’Avoine sieur de la Jaille plusieurs choses héritaulx y contenues pour la somme de 53 escuz un tiers quittance des ventes
• contrat passé par Planté soubz la court Saint Michel du Boys le 10 octobre 1586 contenant que ladite Renoul auroit acquis de Martin Augu et Barbe Georget sa femme les choses y contenues pour la somme de 10 escus sol, quittance des ventes
• contrat passé soubz ladit cour de Pouancé par devant Leroy notaire le 6 août 1597 contenant que ladite Renou auroit acquis de René de Ballodes sieur de la Rachère la rente d’avoinr que ladite Renou lui debvoir à cause de 7 boisselées de terre et vigne sises au clos de Mauny pour la somme de 24 livres tz
• contrat passé par ledit Valtère notaire de Candé le 5 octobre 1561 contenant que ledit défunt Eveillard auroit acquis de Jehan Poilièvre et autres les choses y contenues pour la somme de 15 livres tz
• contrat passé par ledit Leroy notaire le 31 août 1598 contenant que Jehan Ravard auroit vendu à ladite Renou une maison appellée la Chesnaye et autres choses pour la somme de 66 escuz deux tiers, quittance des ventes dudit contrat de Marie Rousseau du 18s eptembre audit an passée par Leroy

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du droit d’auteur.

Succession de René Beaufait et Françoise Morin, Château-Gontier 1609

Enfin, partie de leur succession, manifestement très endettée, et je suppose que Françoise Morin avait eu entre-temps un Hamelot pour époux en secondes noces.

    Voir l’étude Beaufait

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici la retranscription de l’acte : Le 27 avril 1609 après midy, devant nous René Serezin notaire royal à Angers feut présent et personnellement estably Me Loys Beaufait prêtre demeurant à Château-Gontier, estant de présent en ceste ville d’Angers
lequel soubzmis soubz ladite cour a recogneu et confessé avoir ce jourd’huy vendu quité cédé délaissé et transporté et par ces présentes vend quite cèdde délaisse et transporte perpétuellement par héritage et promet garantir de tous troubles hypothèque et empeschement quelconque à Me Jehan Dumont son beau-frère contrôleur des tailles en l’élection de Château-Gontier y demeurant à ce présent stipulant et acceptant et lequel a achapté et achapté pour luy ses hoirs et ayant cause
tous et chacuns les droits successifs immeubles qui audit vendeur compètent et appartiennent peut compéter et appartenir des succession de défunts René Beaufait et Françoise Morin ses père et mère et de Me Jehan Beaufait son oncle quelque part que les héritages et choses immeubles desdites successions soient situés et assis sans rien desdits droits en excepter retenir ne réserver par ledit vendeur
à tenir les héritages des seigneuries fiefs dont elles sont tenues aux cens rentes et debvoirs seigneuriaux et féodaux et foncier anciens et acoustumés que les parties adverties de l’ordonnance ont vérifié ne pouvoir déclarer que ledit acquéreur paiera et acquitera pour l’advenir quite des arrérages du passé
transporte etc et est la présente vendition faite pour demeurer ledit vendeur quite vers ledit achepteur de ce qu’il luy pourroit debvoir pour sa part des sommes par luy payées et acquitées en l’acquit des successions des défunt Beaufait et Morin de 3 000 livres tz par une part, à noble homme Robert Dubois 1 080 livres par autre, à Olivier Duvaulx et Urbain Blanchet et demoiselle Renée Beaufait 330 livres par autre, à Nicolas Blanche marchand demeurant Angers 300 livres par autre, à René Decharnet ?, et pour l’acquiter de sa part de la somme de neuf vingt livres par une part et 30 livres par autre pour un annuel et don fait par ladite défunte Morin
item de sa part de la somme de neuf vingt livres due aux paroissiens de St Remy pour estre convertis à faire un chœur en l’église de ladite paroisse
item de sa part de 60 livres deue au sieur Chevreul apothicaire à Château-Gontier pour partie des frais faits pendant la maladie de ladite Morin
item de la moitié de la somme de six vingt dix livres payée par ledit acquéreur à François Aubry demeurant à Saumur auquel ladite somme estoit deue par arréraiges de la rente de 10 livres créée par ledit défunt Beaufait
et outre à la charge dudit acquéreur de payer en l’acquit dudit vendeur à Jehan Aubry marchand à Château-Gontier la somme de 270 livres à luy deue pour le tout par ledit vendeur par obligation par une part et 21 livres par autre pour partie de marchandye arrestée par ledit vendeur
et desquelles sommes en acquiter libérer et indemniser ledit vendeur et lui fournir et bailler copie des acquits et quittances qu’il en retirera d’aulcune desdites debtes cy dessus et ce celles qui resteroient à payer ensemble de tous intérests et despens tant de ceux que ledit Dumont a payés que de ceux qu’il eust pu prétendre de somme principale qu’il a payée depuis le temps desdits payements jusqu’à ce jour,
et en faveur des présentes ledit acquéreur a quité et quite ledit vendeur de ce qu’il eust peu prétendre et demander contre luy comme ayant les droits pour une moitié de Pierre Hamelot et obmissions du compte de la curatelle dudit Pierre Hamelot gérée par ledit défunt Jehan Hamelot et de la restitution qu’eust pu prétendre ledit Pierre Hamelot et encore des pensions nourriture et entrenement du temps qu’il a esté en la maison dudit défunt Hamelot et Morin
o protestation faite par ledit acquéreur des droits d’hypothèque qui luy compètent sur lesdites choses par le moyen du paiement des debtes sans en faire nomination pour plus grande sureté et garantie des présentes qui ont esté stipulé et accepté par lesdites parties tellement que à tout ce que dessus tenir etc obligent lesdites parties respectivement renonçant etc foy jugement condemnation
fait et passé audit Angers maison de noble homme Me René Gohier sieur des Loges en sa présence et de Me Fleury Richeu praticien demeurant à Angers

Cette vue est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Cliquez pour agrandir.

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du droit d’auteur.

Vente de la Basse Gallissonnière, Chazé-Henry 1621

Le document ci-dessous bien qu’archivé en Mayenne concerne une seigneurie du Maine-et-Loire :

Bedin, commune de Chazé-Henry – Bedain XV-XVIIIe siècles – Ancienne terre seigneuriale avec château d’où relevait la seigneurie de la paroisse de La Chapelle-Hullin, les fiefs de la Masuraie, du Plessis-Galeron et qui rendait hommage à la Roche-d’Iré. La Cochinière et le Buron étaient réunies au domaine. – Le seigneur avait droit à deux jours de corvée pur enceindre ses garennes, cuire le pain de son moulin à eau, où conduisait une avenue à travers les prés, et vendanger ses vignes, droit aussi de garennes à connils, de pêche et chasse à menu gibier. – En est sieur en 1414 Jean de Mambier, dont la fille épouse en premières noces Thibault de Laval ; – en 1488, 1510, messire Jean Delaige, sieur de Chazelet, comme mari de Gabrielle de Laval, veuve en premières noces de Guillaume de Murault ; – en 1518 René de Murault, leur héritier ; – en 1539, Jean de La Roche ; – en 1601 Jean Charbonnier, François Charbonnier, écuyer, 1613, est dit tenir le fief de sa femme Etiennette Amyot. – L’habitation, qui au XVIe siècle n’est qu’une simple maison avec jardin et verger, est devenue à la fin du XVIIIe siècle une gentilhommière à portail, avec chapelle dans la basse-cour, dédiée à St Roch et St Denis, le tout entouré de douves et fossés. Il en dépend alors 6 métairies, 2 étangs et les bois des Vêqueries. L’alliance d’Anne-Barbe-Marguerite de Charhonnier l’apporta vers 1745 à Guy-Louis de Lesrat, chevalier. – En est sieur Guillaume-Guy de Lesrat, mari de Pauline Lechat, 1763. – Aujourd’hui M. de la Potherie. – Sur la porte se voit un écusson chargé d’une crosse d’évêque. La bibliothèque du manoir possédait, dit-on, plusieurs manuscrits, entre autres un Virgile du XVe siècle. J’ai retrouvé en 1870 partie des archives de la seigneurie, égarées à la Mairie de Chazé-Henry, aujourd’hui déposées aux Archives du Département. (C. Port, Dict. du Maine-et-Loire, 1876)

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales de la Mayenne, série 204J21e – Voici la retranscription de l’acte : Sachent tous présents et advenir que le 30 janvier 1621 en la court du Bourg d’Iré endroit par davant nous Denis Pihu notaire d’icelle fut personnellement establie Claude Pihu veufve de défunt Pierre Gandon demeurant au lieu de la Basse Pasquerye paroisse de Challain
soubzmettant elle ses hoirs ayant cause confesse de son bon gré et libérale volonté sans nulle pourforcement ne contrainte avoir ce jourd’huy vendu quitté céddé délaissé et transporté et encore par la forme et teneur de ces présentes vend quite cèdde délaisse et transporte dès maintenant et à présent à toujours mais perpétuellement par héritage à René Cherbonnier escuyer sieur de la Barre héritier principal de défunte damoiselle Marthe Lenfant vivante dame du lieu de la Barre et de Bedain demeurant audit lieu de Bedain paroisse de Chazé-Henry à ce présent stipulant et acceptant lequel a achepté et achèpte par ces présentes pour luy ses hoirs ayant cause
scavoir est le lieu et closerie appartenances et dépendances de la Basse Gallissonnière sise et située audit village de la Basse Gallissonnière en ladite paroisse de Chazé-Henry, comme ledit lieu se poursuit et comporte avec toutes et chacunes ses appartenances et dépendances soient tant maisons rues et issues jardins vergers prés pastures terres labourables ou non labourables communs ou droits communaux et généralement comme il se poursuit et comporte sans aucune réservation en faire par ladite venderesse mais tout ainsi qu’il luy est éscheu et advenu par partaiges faits de la succession de défunte Jehanne Roufflé sa mère vivante dame de la Morlayre et comme elle et ses prédécesseurs fermiers closiers et autres qui ont cy davant jouy soubz et de parelle ( ?) sans aucune réservation d’aucun droit commun ou spécial sans en faire plus ample déclaration ne confrontation dudit lieu et encore comme en jouist Louys Lefoeuvre fermier dudit lieu recours aux partages si besoing est
tenues lesdites choses du fief et seigneurie de Bedain aux charges cens rentes et debvoirs rentes fontières anciennes et accoustumées que ladite venderesse n’a pu déclarer que de présent deument advertye de l’ordonnance royale, lesquels rentes et debvoirs ledit acquéreur payera et acquittera à l’advenir et quitte du passé
transportant quitant céddant délaissant ladite venderesse audit acquéreur ses hoirs ayant cause la possession saisine desdites choses cy-dessus vendues le fonds la propriété domaine et seigneurie avec tous les droits noms raisons et actions pétitions et demandes que ladite venderesse y avoit ou pourroit avoir sans rien en retenir ne réserver en aucune manière que ce soit pour en jouir et disposer à l’advenir par ledit acquéreur ses hoirs ayant cause haut et bas toute sa pleine et entière volonté desdites choses comme de son propre par luy justement et loyalement acquis par titre de juste et loyal achapt
et est faicte la présente vendition cession et transport pour le prix et somme de 414 livres tournois de laquelle somme en a esté solvé et payé comptant en présence et à veu de nous
scavoir à missire Catherin Grosbois sieur du Tremblay la somme de 300 livres tz pour l’extinction et amortissement de la rente cy davant constituée par ladite venderesse et son défunt mari comme appert par les lettres de constitution d’icelle rente passées soubz la court de Challain par devant défunt Babin vivant notaire soubz ladite court le jeudy 29 novembre 1612, et la somme de 18 livres 15 sols pour une années de ladite rente escheue le 29 novembre dernier de laquelle somme de 300 livres par une part et 18 livres 15 sols par autre ledit Grosbois s’en est tenu à contant et en a quitté et quitte par ces présentes ledit sieur acquéreur ensemble ladite venderesse et auquel acquéreur ledit Grosbois a baillé et mis entre les mains la grosse de ladite constitution de rente du consentement de ladite venderesse et en ce faisant ledit sieur acquéreur a réservé à luy le droit d’hypothèque à luy acquis par le moyen desdites sommes ainsi payées audit Grosbois et droits duquel il est subrogé du consentement desdites parties
et le surplus montant la somme de 95 livres 5 sols ledit acquéreur l’a payée contant à ladite venderesse en espèces de pistoles quarts d’escuz valant 16 sols pièce et autres espèces de monnoye ayant cours à présent du poids et prix de l’ordonnance royale, laquelle somme a esté prise et receue par ladite venderesse laquelle s’en est tenue à comptant et bien payée,
laquelle somme cy dessus ainsi payée par ledit sieur acquéreur et faisant ce présent contrat a esté expressément dict et réservé le marché de ferme qui reste à eschoir cy davant baillé audit Lefoeuvre jusques à la fin de son marché et pendant lequel il payera la ferme audit acquéreur
dont et de tout ce que dessus les parties sont demeurées à un et d’accord, à laquelle vendition tenir maintenir observer et garder garantir sauver défendre sur et contre garder de tous troubles évictions et empeschements quelconques vers tous et contre tous qu’il appartiendra toutefois et quantes que besoing sera, dommage amandes rendre et restituer en cas de défaut oblige ladite venderesse elle ses hoirs ayant cause avec tous et chacuns ses biens et choses meubles et immeubles présents et advenir quels qu’ils soient ou pouvoir ressort et juridiction de ladite court renonçant par davant nous quant à ce à toutes choses à ce fait contraires et en est demeuré tenue par la foy et serment de son corps sur ce d’elle donné en notre main dont de son consentement et à sa requeste l’avons jugé et compdemnée par le jugement et compdemnation de ladite court
fait et passé au Bourg d’Iré maison de missire Jehan Pihu prêtre en présence de Mathurin Ravard clerc et de Marin Forettier aussi clerc tous demeurant audit Bourg d’Iré tesmoins à ce requis et appellés
en vin de marché et dons et des proxenetteurs 10 livres tz payées par ledit acquéreur du consentement de ladite venderesse
et nous a déclaré ladite venderesse ne scavoir signer de ce enquise de l’ordonnance royale
et sont signés en la minute des présentes R. Cherbonnier, F. Chernonnier, J. Pihu, M. Ravart, M. Fouettier, C. Grosbois et nous notaire soubzsigné J. Pihu

Cette vue est la propriété des Archives Départementales de la Mayenne.

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du droit d’auteur.

Pouvoir de Charles de Chahanay à Nicolas Lemanceau pour encaisser ses fermes, Angers 1604

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici la retranscription de l’acte : Le vendredi 2 janvier 1604 avant midy par devant nous René Serezin notaire royal à Angers a esté présent en sa personne hault et puissant messire Charles de Chahannay chevalier sieur de Cheronne mari de haulte et puissante dame Jacqueline du Bueil fille de défunte haulte et puissante dame Jacqueline de la Tremoille vivante dame comtesse de Sancerre sa mère,

François de La Trémoille, † 7 janvier 1541, prince de Talmond, comte de Taillebourg, de Guînes et de Benon, vicomte de Thouars, baron de Craon, de Royan, de Sully, de L’Ile-Bouchard, de Brandois, de Mauléon, de Mareuil, de Marans, de Rochefort, de Sainte-Hermine et de Doué
x 23 janvier 1521 [31] avec Anne de Montfort Laval † 1554
dont, entre autres :
Jacqueline de La Tremoille † 1599, baronne de Marans, de Sainte-Hermine, de Brandois et de La Mothe-Achard
x 23 janvier 1534 Louis de Bueil, comte de Sancerre, baron de Châteaux et seigneur de Vailly (+1563), fils de Jacques (†1513), seigneur de Bueil, comte de Sancerre, de Sagonne, et de Jeanne de Sains

demeurant au château de Vernée, paroisse de Chanteussé,
lequel soubzmis soubz ladite court a recogneu et confessé avoir fait nommé créé et constitué et par ces présentes fait nomme crée et constitue honneste homme Nicollas Lemanceau huissier sergent à cheval son procureur auquel il a donné plein pouvoir puissance et mandement spécial de recepvoir au nom dudit sieur constitutant audit nom la somme de 1 000 livres et autre plus grande somme procédant des fermes du lieu de la Mothe Achard, la Maurice Faturez Fredefond et encore la ferme de la baronnie de Brandoys saisie sur haut et puissant messire Jehan sire Du Bueil seigneur comte de Sancerre à la requeste dudit seigneur de Charonne audit nom, en qualité qu’il procède, suivant et au désir des baulx à ferme appointements et jugements donnés avec les fermes desdites terres au siège royal de Fontenay le Comte sur ce qui est deu audit sieur de Charonne audit nom par ladite saisie et arrest pour les cas portés et contenus par le jugement donné aulx requestes du Palais à Paris du 28 août 1602, et poursuivre par ledit Lemanceau les débiteurs d’icelle par toutes voies de justice deues et raisonnables
et de ce qui sera par iceluy Lemanceau receu pour le compte susdit en bailler par luy tels acquits et quittance en telle forme aux fermiers desdits paiements pour leur assurance, lesquels acquits et quittance iceluy seigneur constituant audit nom a déclaré avoir dès à présent pour agréables comme par luy mesme en personne les auroit faits baillés et consentis et en cas d’opposition refus ou delay de paiement desdites fermes adjourner et assigner si besoin est les opposants refusants par devant nossieurs tenant la requeste du palais à Paris pour en décréter les causes
susbtituer pour l’effet des poursuites aussi si besoine est tel advocat et procureur que bon semblera audit Lemanceau pour plaider par devant tels juges que besoin sera eslire domicile etc et généralement etc foy jugement condemnation etc
fait et passé audit Angers maison de Me Mathurin Grudé sieur de la Chesnays advocat audit Angers en sa présence

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du droit d’auteur.