La rèze de vigne de Pierre Cherruau, Armaillé 1548

Voulant refaire le chartrier d’Armaillé afin de compléter mes GAULT, je tombe aussi sur Pierre Cherruau en 1548, or, le patronyme CHERRUAU est peu fréquent et probablement d’ailleurs une seule souche à Armaillé à cette date, donc je vais mettre ce Pierre Cherruau de 1538 en hypothèse très probable compte-tenu aussi de la quantité de parcelles de terre qu’il détient dans l’aveu ci-dessous qui attestent un personnage de petite bourgeoisie plus qu’un pauvre. Car je descends du Pierre Cherruau à Armaillé en 1600 et il est manifestement de la même souche si ce n’est ligne directe.

La reze, citée ci-dessous à 2 reprises, semble bien un terme exclusiment angevin à en croire le Dictionnaire du Monde rural de M. Lachiver, qui donne : « Rèze, en Anjou, rigole entre 2 sillons ». Mais cette définition semble bien étroite comparée à ce qui semble une parcelle dans le document ci-dessous.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, E1134 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

(AD49-E1134-f°1) Le 5 juin 1548 Pierre Cherruau marchand demeurant au bourg d’Armaillé s’est aujourd’huy advoué subject en nuepce de la cour de céans à cause et pour raison de ses choses héritault qui s’ensuivent – et premier une grande maison ancienne sise au carrefour d’Armaillé composée de salle basse, un celier, 2 haultes chambres, grenier et galerie, les estables au derrière de ladite maison, l’issue vers viel ciel, joignant d’un costé à la maison issue et jardin de Thomas Menant à cause de sa femme et de maîstre Julian Crosson, et d’autre costé et aboutant d’un bout à la rue dudit Armaillé tendant de la grange aux moyennes au pont dudit Armaille (f°1v) et d’autre bout à la maison dudit Crosson et à l’issue dudit Lemesle – Item ung petit jardin contenant 3 cordes ou environ joignant d’un costé au jardin Jehan Guysneau et d’autre costé et d’un bout à la rue du jardin qui fut feu Guillaume Gault et d’autre bout à la rue et chemin dessusdits – Item une pièce de terre appelée le champ des vignes contenant 5 boisselées de terre ou environ joignant d’un costé à la terre Jehan Crosson et d’autre costé et d’un bout à la terre de la courtillère du bourg d’Armaillé appartenant aux Religieux de la Primaudière et d’autre bout à la lande Hatherme – Item une autre pièce de terre contenant 5 boisselées de terre ou environ appelée le Scambu dessus le pastis Esnault, joignant d’un costé à la terre des héritiers de la femme feu Jehan Bomyer d’autre bout à la lande du Chesne Moreau et d’autre bout à la terre Julien Gault – Item une autre pièce de terre appelées la grand pasture contenant 5 boisselées de terre ou environ joignant d’un coste à la terre Jehan Duchesne et d’autre costé à la terre de la veuve feu Pierre Aulbert d’un bout aux landes dudit Julien Gault – Item une reze de vigne contenant 7 cordes ou environ sise au milieu du grand clos d’Armaillé, joignant d’un costé à la vigne Maurice Malenau (f°2) d’autre costé à la vigne à René Botier, d’un bout à la vigne Marie Péan – Item une autre pièce de vigne au milieu dudit Grand Clos contenant une hommée de terre ou environ joignant d’un costé la vigne Jehan Jehannault et d’autre costé la vigne Jehan Chastelier d’un bout à la vigne François d’Armaillé – Item une autre reze de vigne contenant 3 cordes ou environ sise sur la Sablonnière joignant d’un costé à la vigne Jehan Crosson d’autre costé à la vigne Jacquine Duchesne et d’un bout à la vigne de la cour – Item une autre reze de vigne sur le costé des Rues Creuses contenant 2 cordes et demie ou environ, joignant d’un costé au grand chemin tendant d’Armaillé à St Michel du Bois, de l’autre costé et d’un bout à la vigne Guillaume Lemesle à cause de sa femme, et par raison desdites choses déclarées confesse debvoir par chacun an à la recepte de céans au terme d’Angevine 5 sols tz de debvoir un boisseau d’avoine menue et un boisseau d’avoine grosse à l’usage du fief – Item 12 cordes de jardin ou environ sis au grand jardin de au dessus la Maison Neuve feu Jehan Gault joignant d’un costé au jardin dudit Julien Gault et d’autre costé au jardin qui fut Julien du Boisdenoyers (f°2v) d’un bout au jardin de René Gault et d’autre bout au grand clos d’Armaillé pour raison de laquelle pièce de jardin ne doit aucun debvoir à la recepte de céans – Item confesse pareillement tenir en la nuepce de céans 5 boisselées de terre ou environ sises près les Bouestelière joignant d’un costé au chemin boismal tendant de la Bouestelière à la Chesnaye d’autre costé à la terre Jehan Teslier et ses cohéritiers d’un bout à la terre dudit Julien Gault d’autre bout à la terre de la contre allée de la Chaumière – Item une autre pièce de terre contenant 2 boisselées et demie de terre ou environ joignant d’un costé le chemin tendant d’Armaillé à Noelet d’autre costé et bout le terre Jehan Pignault d’autre bout le pré de la métairie de Lommaye – Item 2 boisselées de terre ou environ en la pièce de terre des Varennes joignant d’un costé à la terre missire Jehan Letort et d’autre costé à la terre Jehan Guysneau, abouté d’un bout à la terre de la veuve feu Pierre Aulbert d’un bout le chemin tendant de la Masre du pay… au bourg d’Armaillé – Item un petit cloteau de pré contenant une boisselée joignant des 2 costé et abouté d’un bout la terre Jehan Crosson – Item une planche de jardin contenant 2 hommées ou environ joignant d’un costé au jardin du lieu de la Chaumière et d’autre costé au jardin Jehan Bomier à cause de sa femme d’un bout au jardin René Gault – Item une petite planche de gast de vigne au hault du grand clos d’Armaillé joignant d’un costé au gas Pierre Cochin d’autre costé la terre aux Denis d’un bout la vigne Jehan Crosson – et par raison desdites choses et aultres choses que tiennent Jehan Pignault et Jehan Jehannault qui furent Jehan Legardière (f°3) a confessé qu’ils doivent ensemblement par chacun an au terme d’Angevine à la recepte de céans la somme de 2 sols un denier tz de devoir et 2 boisseaux d’avoine grosse à l’usage du fief, et sont les choses que ledit Cherruau confesse tenir en la seigneurie de céans fors qu’ils a droit de commun à cause de ladite maison es chesnais du Boisangu au pastis Esnault au pastis de la Loge au Rivage et pastis de l’Escu et ailleurs ou les autres estaigers  dudit bourg d’Armaillé ont droit de commun, aussi pour raison des choses de la Bouestelière il a droit de commun au pastis de la Planche Davy pour raison duquel et dudit lieu de la Bouestelière il doit lui et sesdits frarescheurs un bian à vendanger es vignes de la cour – A laquelle déclaration il a fait arrest dont nous l’avons jugé

Paul Cherruau échange une lande avec Michel Gouesbault : Congrier 1649

J’ai un Paul Cherruau dans mes ancêtres et malgré la rareté du prénom je ne suis pas parvenue à relier celui-ci.

Cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-207J19 – f°129 chartrier de La Rouaudière – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle), et attention ces actes sont des copies classées dans un chartrier, donc on ne sait jamais il peut y avoir quelques erreurs de copie :
Le 29 décembre 1649 devant François Garnier notaire de la baronnie de Pouancé furent présents établis et deuement soubmis Paul Cherruau demeurant au village de la Chesne d’une part et Michel Gouesbault marchand demeurant au lieu et village de la Noë le tout paroisse de Congrier d’aultre part, lesquels ont fait et font entre eux le contrat d’eschange et contreschange tel et en la forme qui s’ensuit, c’est à savoir que ledit Cherruau a baillé quitté cédé délaissé et transporté et par ces présentes baille quitte cèdde délaisse et transporte dès à présent à toujours mais perpétuellement par héritage audit Gouesbault savoir est la moitié d’un cloteau de terre joignant des 2 costés la terre de Pierre Chesneau Plantairie aboutté du bout vers soleil levant la terre dudit Cherruault contenant ladite quantité 10 cordes de terre ou environ et en retour loyal d’eschange et contreschange ledit Gouesbault a pareillement baillé quitté ceddé délaissé et transporté et par ces présentes baille quitte cèdde délaisse et transporte dès à présent et comme dessus audit Cherruau savoir est 2 boisselées de terre en lande sises dans la lande dès Gisneraye tout ainsi que ledit Gouesbault l’avoit cy devant acquise de Jean Pottier l’aisné par contrat passé par nous notaire susdit sans réservation ; paiera et baillera ledit Gouesnault audit Cherruau de retour la somme de 6 livres payables dans 15 jours prochains ; entreront lesdites parties en pleine possession et jouissance de chacun leurs héritages dans le jour du paiement ; aquiteront chacune desdites parties les charges cens renes et debvoirs deubs à raison desdits choses chacun en son regard au fief et seigneurie de la Rouaudière à l’adevenir et quittes du passé ; ce qui a esté entre les parties ainsi voulu consenti stipulé et accepté et à ce tenir etc garantir etc obligent chacune desdites parties etc leurs biens etc renonçant etc dont les avons jugés, fait et passé audit lieu de la Noue demeure dudit Gouesbault en présence de vénérable et discret Me Jean Gendrin Me Pierre Peccot et Pierre Armaron tesmoings, lesdites parties ont dit ne savoir signer »

Paul Cherruau et Charlotte Armaron acquièrent Landefrière : Senonnes 1634

Paul n’est pas un prénom fréquent dans cette région d’Anjou.
Et je descends d’un Paul Cherruau, non seulement contemporain, mais proche voisin. Mais je ne suis jamais parvenue à faire le lien entre les deux Paul Cherruau. Mais, inlassablement, je note tout ce qui concerne ces Paul Cherruau si proches voisins, dans l’espoir qu’un jour quelqu’un après moi dénichera un acte qui atteste un quelconque lien, car telle est ma méthode patiente et prouvée.

Il ne vous échappera pas que cet acte notarié est passé en Anjou, que le vendeur demeure en Bretagne à Fougeray, située de nos jours en Ille et Villaine. Et il ne vous échappera pas non plus que j’ai trouvé l’acte (il y a environ 20 ans de cela) aux Archives de Loire Atlantique en série B.
Comme quoi, il faut beaucoup faire d’archives pour chercher !!!

L’acte, étant en série B, est bien sûr une copie, donc non seulement il n’y a pas les signatures originales, mais le copiste a pu faire des fautes d’inattention. Enfin, on espère que non.

Enfin, au cas où cela vous échapperait, remarquez bien que le vendeur porte le nom de la terre qu’il vend. J’ai déjà rencontré BEAUCOUP d’actes de vente de terres dont le vendeur porte le nom, et dont les descendants continuent de porter le nom !!! et même des siècles plus tard. Ceci pour vous rappeler que le titre de « sieur de ZZZ… » ne signifie en aucun cas qu’on est propriétaire de ZZZ… car peut-être bien que oui, mais peut-être bien que non pour vente depuis longtemps !!!!

Voir ma page sur SENONNES
Voir mes CHERRUAU

Acte des Archives de Loire-Atlantique B13132 – Voici ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 7 février 1634 après midy, par devant nous Jehan Planté et Pierre Jehannault notaires de la baronnie de Pouencé, furent présens noble homme Adrian Piccot sieur de Landefrière, demeurant en la ville de Fougeray pays de Bretaigne, évesché de Nantes d’une part, et Paul Cherruau marchand demeurant au lieu de la Hée du Pressouer paroisse de Saint Aubin dudit Pouencé d’aultre, lesquelles parties deuement establies et soubzmises soubz ladicte court mesmes ledit Piccot avecq prorogation de juridiction, confessent volontairement avoir aujourd’huy fait et font entre euls le contrat de baillée et prise à rente foncière annuelle et perpétuelle qui ensuit par lequel ledit sieur Piccot a baillé quicté ceddé délaissé et transporté et par ces présentes baille quicte cèdde délaisse et transporte audit tiltre de rente foncière annuelle et perpétuelle audit Cherruau acceptant pour luy ses hoirs et ayans cause le lieu et mestairie de Landefrière situé ès paroisse de Sennone et Congrier, comme il se poursuit et comporte avecq ses appartenances et dépendances et qu’il appartient audit bailleur et tout ainsi que ledit Cherruau le tient et exploicte de présent à tiltre de ferme sans aucune réservation ; tenu ledit lieu et mestairye du fief et seigneurie de Senonne et aultres fiefs si d’aulcuns elle relève … pour et moyennant la somme de 120 livres par an payables en la maison dudit Piccot en la ville de Fougeray à la Toussaint, le premier payement commenczant au jour et feste de Toussaint prochain venant et à continuer d’an en an audit terme, sans que ledit preneur puisse faire aucunes démolitions ny malversations sur ledit lieu ny sur les héritages par luy cy après hypothéqués, ains de les augmenter et améliorer pour la sureté et continuation du payement de ladite rente à tout jamais ; auquel contrat de baillée et prise à rente foncière annuelle et perpétuelle tenir sans y contrevenir, garantier par ledit bailleur de tous troubles et empeschements obligent lesdites parties respectivement mesme ledit bailleur audit garantage et ledit preneur au payement et continuation de ladite somme de 120 livres de rente par chacuns ans audit terme audit bailleur ses hoirs et ayant cause tant et si longtemps que ladite rente aura cours, dommages et intérests à faulte de ce faire leurs biens présents et advenir mesmes lesdites choses cy dessus baillées à rente par hypothèque spécial avecq tous les autres biens dudit preneur à prendre vendre et mettre à exécution et spécialement les lieux et closerie de la Hée situés en ladite paroisse de Saint Aubin de Pouencé, composés de la moitié de la maison en laquelle ledit preneur est demeurant et des rues et issues, jardins vergers prés terres labourables qui en dépendent et d’ung aultre maison avecq deux appentiz rues et issues jardins vergers prés terres labourables et aultres qui en dépendent, lesdits lieux situés audit village de la Hée dite paroisse de Saint Aubin et qu’ils appartiennent audit preneur tant à cause de Charlotte Armaron sa femme que acquest par eulx faits de Jacques Belocier par partages et contrats passés par devant Jehan Leroy notaire dudit Pouencé comme il a déclaré sans aucune réservation, copie desquels partages et contrat ledit preneur promet délivrer à ses despens audit bailleur dedans ung mois et que la générale ne spéciale obligation se puissent déroger ny préjudicier, renonczant par devan tnous à toutes choses à ce contraires, dont à leur requeste et de leur consentement les avons jugés, lequel Cherruau a promis et demeure tenu et obligé faire ratiffier et avoir ces présentes agréables à la dicte Armaron sa femme, fournir et bailler ratiffication vallable audit sieur bailleur dedans ung mois prochain venant à peine de tous dommages et intérests et despens, néantmoings cesdites présentes demeurent en leur force et vertu ; fait et passé ès forsbourgs de Pouencé, maison de Pierre Denyau ciergier, ès présence de maistre Pierre Davy sergent demeurant au bourg de Senonnes, Charles Allaneau sieur de la Chateferaye demeurant en la paroisse de Saint Martin du Bois, Mathurin Gisteau marchand demeurant à Congrier, et Julien Debediers praticien demeurant audit Pouencé tesmoings requis et appelés ; ledit Cherruau a dict ne scavoir signer ; et pourra ledit sieur bailleur enlever dedans la Toussaint prochaine pour la somme de 100 livres de prisée de bestiaux qui luy appartiennent et qui sont sur ledit lieu de Landefrière, si mieux n’aime ledit preneur luy payer ladite somme dans ledit temps, lequel bailleur levra à l’esté prochain les sepmances mantionnées au bail à ferme dudit lieu fait entre lui et ledit preneur – Signé A. Piccot, C. Allaneau, P. Davy, M. Gisteau, Debediers, Jehannault notaire et J. Planté notaire soubz signé – Le mardi 4 avril audit an 1634 avant midy, par devant nous Jehan Planté et Pierre Jehannalt notaires de la baronnie de Pouencé, fut présente en sa personne Charlotte Armaron femme de Paul Cherruau, de luy à ce présent suffisamment auctorisée devant nous quant à ce, demeurans au lieu de la Hée du Pressouer, paroisse de Saint Aubin de Pouencé, laquelle deuement establie et soubzmise et après avoir eu et entendu la lecture de mot à aultre du contrat de baillée et prise à rente foncière annuelle et perpétuelle de l’aultre part escript fait par noble homme Adrian Piccot sieur de Landfrière … a volontairement loué ratiffié et approuvé ledit contrat … passé en la ville de Pouancé, en présence de René Gault sieur de la Gaudechallais marchand, Macé Duboys et Julien Debediers praticiens demeurans audit Pouencé tesmoings ; lesdits Cherruau et Armaron sa femme ont dit ne savoir signer. Signé R. Gault, Duboys, J. Deediers, Jehannault notaire et Planté notaire.

Procuration de Pierre Cherruau, chatelain de Pouancé, pour recevoir à Château-Gontier la part de la rente Allaneau : 1614

Cette rente que j’ose appeler « rente Allaneau » est la plus élevée des obligations que j’ai pu rencontrer. J‘ai déjà un grand nombre d’actes concernant cette affaire invraisemblable, et ici, je découvre que pour la percevoir, il fallait se rendre à Château-Gontier, or, d’habitude c’est le débiteur qui se déplace chez le prêteur chaque année pour payer et non l’inverse.

Acte des Archives Départementales de Mayenne 3E63/1120 – Voici sa retranscription (ma propriété intellectuelle) :

Le 8 janvier 1614 avant midy, (classé chez Nicolas Girard notaire royal à Château-Gontier) en la cour de Pouencé endroit par devant nous notaires d’icelle soubzsignés personnellement estably honorable homme Me Pierre Cherruau chastelain dudit Pouencé au nom et comme mary d’honneste femme Marguerite Durant auparavant veufve de deffunt Me René Alaneau vivant héritier en partie de defunt honorable homme Nicolas Alaneau vivant sieur de la Bisachère en la qualité qu’il procède, demeurant en la ville dudit Pouencé, soubzmetant luy ses hoirs biens et choses présents et à venir, au pouvoir de ladite cour, confesse de son bon gré sans contrainte, avoir aujourd’huy fait nommé institué et ordonné et par ces présentes fait nomme institue et ordonne Me René Alaneau sieur de la Rivière son procureur général et spécial en toutes et chacunes ses affaires meues et à mouvoir par devant tous juges tant en demandant qu’en défendant, eslire domicile suivant l’ordonnance royale, et par especial a donné et donne ledit constituant plein pouvoir à sondit procureur de se transporter en la ville de Château-Gontier et ilec prendre et recevoir de Me Roberd Jousse receveur du domaine de la baronnie, terre et seigneurie de Château-Gontier, telle somme ou sommes de deniers en quoi il est fondé esdits noms pour sa part de la rente deue aux héritiers dudit defunt sieur de la Bisachère sur ledit domaine de Château-Gontier et en bailler quittance pour et au nom dudit constituant audit sieur receveur, laquelle dès à présent comme dès lors et dès lors comme des à présent il a pour agréable comme si luy mesme l’avoit baillée avec promesse de garantage et généralement de faire et procureur pour et au nom dudit constituant tout ce que bons procureurs peuvent et doibvent faire circonstance et dépendance, promettant soubz sa foy et soubz l’hypothèque et obligation de tous ses biens avoir pour agréable tenir ferme et stable tout ce qui par sondit procureur sera fait et géré en vertu des présentes. Fait et passé audit Pouancé par devant nous René Denyau et Pierre Cherruau le jeune notaires ledit jour et an

Paul Cherruau vend un bois taillis à Jean Pottier, Congrier 1649

Je descends d’un Paul Cherruau à cette époque, mais hélas, malgré la rareté du prénom en Haut Anjou, j’ai 2 Paul Cherruau pour hypothèses à ce jour, l’un à Armaillé, et le second celui dont il est question ici, qui vit à Senonnes puis Congrier.

cet acte est aux Archives Départementales de la Mayenne, AD53-207J02 – f°002 – aveux de la Rouaudière, contrats de vente – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

« Le 16 novembre 1649 avant midy, devant nous François Garnier notaire de la baronnye de Pouancé fut présent estably et deument soubmis Paul Cherruau demeurant au lieu et village de la Chesne pa-roisse de Congrier lequel a ce jourd’huy vendu quitté céddé délaissé et transporté et par ces présentes vend quitte cèdde délaisse et transporte dès à présent à toujours mais perpétuellement par héritage et promet garantir à Jean Pottier le jeune demeurant au village de la Chouonnière paroisse de Senonnes à ce présent et acceptant qui a achepté et achepte pour luy etc scavoir est un petit boys taillis clos à part nommé le bois des Gisnerays contenant 3 boisselées de terre ou environ joignant d’un costé la terre de la mestairie de la Gueschaiere d’aultre costé la grande lande des Gisnerays aboutté d’un bout le chemin du patis de la Barre, comme toute ladite quantité de taillis se poursuit et comporte et qu’elle est et appar-tient audit vendeur sans réservation etc tenue ladite quantité du fief et seigneurie de la Rouaudière de paier et acquiter par ledit acquéreur pour raison desdites choses les charges cens tenets et debvoirs qui sont une mesure d’avoine menue payable chacuns ans entre les mains dudit vendeur pour tout debvoir chacuns ans à l’advenir quittes du passé, et est faite la présente vendition cession delays et transport pour le prix et somme de 24 livres, quelle somme ledit acquéreur a présentement payée comptant audit vendeur en bonne monnaye ayant de présent cours suivant l’ordonnance royale, de quoy il s’est comptanté et en a quitté et quitte ledit acquéreur luy etc le tout a esté ainsi voulu consenty stipulé et accepté et à ce tenir etc garantir etc obligent etc renonçant etc dont les avons jugés etc fait et passé au lieu et vil-lage de la Noue demeure de Michel Gauesbault paroisse de Congrier en présence de Me François Baslé clerc Jean Quittet et Pierre Armaron tesmoings, lesdites parties ont dit ne savoir signer, en vin de mar-ché payé comptant par ledit acquéreur la somme de 40 sols »

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Bail à ferme de la chapelle de Pontvien, Livré 1601

Jean Hiret, qui sera le premier historien de l’Anjou, est alors chanoine depuis le décès de son oncle Laurent Hiret, auquel il a succédé en avril 1597 dans cette charge. Ici, il baille en tant que procureur mais le véritable chapelain de Pontvien n’est pas nommé, et je suppose qu’il s’agit en fait d’un de ses confrères chanoines, probablement beaucoup plus âgé et laissant les chanoines plus jeunes réglés leurs affaires.
On constate encore une fois qu’on pouvait être titulaire d’un bénéfice ecclésiastique fort éloigné, et pour ma part je doute fort que Jean Hiret se soit déplacé une seule fois à Livré, et à ma connaissance il est plutôt connaisseur de la région de Marans, Candé, Challain et Candé.

Le notaire Lepelletier a une écriture très diccifile, et je n’ai pas eu le courage de passer tout mon temps à tout retranscrire, aussi je vous prie de vous contenter de l’essentiel seulement.

Pontvien, commune de Livré (53) du latin Ponte Viviani selon le cartulaire de la Roë au 12ème siècle. Prieuré des chanoines réguliers de la Roë, habité en 1168, confirmé à l’abbaye par le pape Lucius III en 1184 et dédié à saint Antoine puis à sainte Anne. Le titulaire avait l’office du diaconat à l’abbaye, la première place à Livr après le prieur-curé, et « comme son compagnon et coobédiant, avec le prieur de Bourgneuf, participation aux honneurs et privilèges., cotte portion des gaignages et charge de soubsdiacre. » (abbé Angot, Dictionnaire de la Mayenne, 1900)

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine et Loire, série 3E36 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 21 juin 1601 en la cour du roy n otre sire Angers endroit par devant nous personnellement estably vénérable et discret messire Jehan Hiret prêtre docteur en théologie chanoine en l’église de la Trinité de ceste ville au nom et comme procureur et se faisant fort du chapelain de la chapelle de Pontvien desservie en la chapelle de Pontvien paroisse de Livr d’une part
et messire Pierre Cheruau prêtre desservant icelle paroisse de Ballotz en Craonnais d’autre part
soubzmectant confessent avoir fait et font entre eux le bail à ferme qui s’ensuit c’est à savoir que ledit Hiret audit nom a baillé et par ces présentes baille audit Cheruau qui a pris audit tiltre de ferme et non autrement pourle temps et espace de 3 ans qui ont commencé au jour et feste de Toussaint dernière passée le temporel fruits et revenus d’icelle chapelle de Pontvien sans rien en réserver
pourledit preneur en user durant ledit bail à ferme comme ung bon père de famille doit et est tenu faire sans rien y demolir
à la charge de dire ou faire dire et célébrer ledit temps durant toutle divin service accoustumé estre fait et célébré au ressort de ladite chapelle
payer et acquiter chacun an pendant ledit temps les cens rentes et charges et debvoirs deuz pour raison desdites choses
acquiter aussi chacun an par iceluy preneur toutes les décimes et subjetions … pendant ledit temps sur ladite chapelle pendant et durant ladite ferme tant par deniers grains que autres quelconques … circonstances et dépendances

    … ici plusieurs pages des clauses détaillées, non retransrites

et est ce fait pour et à la charge dudit preneur lequel a promis et promet en bailler et payer par chacune desdites années en ceste ville la somme de 20 escuz sol évalués à 60 livres tz au jour et feste de Toussaint le premier payement commençant au jour et feste de Toussaint prochainement venant et à continuer et le tout sans rabais ne diminution de prix de ladite ferme ne pour quelque cas que ce soit auquel rabais ledit preneur a renoncé et renonce …
fait et passé audit Angers par devant nous Lepelletier notaire royal de ladite cour en présence de René Lépicier conseiller …

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