Aveu des Cherruau du Pas du Feu, un siècle plus tard, toujours là : Armaillé 1662

Je poursuis l’étude des Cherruau, des Gault etc… à travers le chartrier d’Armaillé, et toutes ces données sont précieuses pour consolidier ou non les filiations, et il s’avère encore que sur les bases de données, beaucoup ont fait n’importe quel lien entre les Cherruau, à croire que dès qu’ils trouvent un Cherruau portant le même prénom ils pensent que c’est le leur sans imaginer un seul instant du nombre très, très élevé de porteurs du patronyme que je ne peux absolument pas lier faute de preuve.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, E1132 – Voici sa retranscription  :

(AD49-E1132-f°8) Le 14 novembre 1662 Jean Cherruau du Pas du Feu : le 1/2e d’un pré appellé « Mauvaiserie » contenant ledit 1/3e 9 cordes, joignant d’un côté vers septentrion la terre de †Pierre Letort – 9 cordes de terre dans ls courtis neufs joignant du côté vers septentrion la terre des héritiers dudit Letort, d’autre côté vers midi la terre de Pierre Cherruau – les 3/4e de 15 cordes de terre dans un cloteau nommé « la Rangée » près le champ de la Fontaine, joignant du côté vers midy la terre de Charles Cherruau et d’autre la terre de Pierre Davy – la 1/2e d’un cloteau de terre labourable contenant ladite 1/2e 2 boisselées à prendre vers midi, joignant du côté et abutté au chemin qui conduit de la Bertaudais à Armaillé, et du côté vers soleil couchant la terre de Me Pierre Bruneau – une petite planche de jardin située au jardin nommé « la Marre » contenant 3/4 de corde abutté d’un bout vers l’orient le chemin qui conduit dudit lieu du Pas du Feu audit Armaillé et d’autre bout la terre de Robert Leroy – un cloteau de terre nommé la Fontaine contenant 4 cordes joignant du côté vers septentrion le pâtis du Chêne des Landelles, et abutté à la prée de la Primaudière – une quantité de terre dans le cloteau nommé « les Landelles » contenant ladite quantité 8,75 cordes abutté d’un bout vers midi la terre dudit Davy et vers orient la terre de Macé Maunoir – une quantité de terre en pré située au pré de la Moise rue contenant une boissellée joignant vers soleil levant le chemin qui conduit aux pâtis de la Noue dudit lieu et abutté d’un bout vers midi la terre de Jean Letessier – Un petit pré clos à part contenant 7 cordes appellé « la Noue du feu » joignant et abutté d’un bout vers soleil levant le pâtis de la Noue du Feu – Pour raison desquelles choses ci-dessus que tiennent et possèdent Macé Maunoir et héritiers de sa femme, Pierre Davy, René Godier, René Menard, Paul Cherruau et autres cofrarescheurs confessent qu’il est dû par chacun an au terme d’Angevine 2,33 boisseaux d’avoine grosse et 9 deniers par argent dont ledit Cherruau et ses cohéritiers copartagenant en doivent pour leur part 2 mesures dite avoine et 2 deniers par argent lequel devoir ledit (f°9v) Cherruau a déclaré que lesdits Paul et Mathurin Cherruau sont tenus payer lesdites 2 mesures et 2 deniers de cens et debvoir – Item un appentis de maison dans lequel y a cheminée situé au village du Pas du Feu avec rues et issues qui en dépendent – Item 2 cordes de jardin au derrière et une corde et demie au devant dudit appentis – Item 10 cordes de pré audit pré du village – Item 8 cordes de pré dans le pré du Chastaigner – Item 8 cordes de pré ans la petite prée – Item une boisselée de terre labourable dans le champs Laurent – Item 10 cordes de terre labourable dans le grand champ du Pas du feu – Item 3 boisselées de terre labourable dans le grand champs du Pas du feu – (f°10) Item 3 boisselées de terre en pastures en la pièce des Rottis – Item 9 cordes de terre en lande en la lande du Cormier roux – Item 22 cordes de terre en la lande dommée le Landereau, lesdites choses ci-dessus acquises de Claude Coquereau écuyer sieur du Bois Beouder, pour raison desquelles choses ci-dessus et autres que tiennent et possèdent Guillaume Leroy, la veuve Jean Hamon, la veuve Jean Delalée, Jean Revers, les hoirs Jacques Ramallier, Macé Maunoir, Charles Cherruau et autres détenteurs de la fresche de la Poucqueois je recognois et confesse qu’il est deub audit terme d’Angevine chacuns ans 4 boisseaux d’avoine et 2 sols par artent dont ledit Cherruau en doibt pour lesdites choses 3 mesures de ladite avoine et un denier par argent pour aider à faire ledit debvoir et rente – Item 12 boisselées de terre ou environ en jardin situées au cloteau de ladite Chustouère proche ledit village du Pas du feu, acquises de Macé Vriand à franc debvoir – (f°10v) s’ensuit la déclaration des choses héritaulx que ledit Cherruau advoue tenir de céans par le moyen du seigneur de Vangeau qui relève de céans : premier 2 closeries situées au village de la Boharais en la paroisse de St Aubin de Pouancé composées de maisons estables taitteois jardins vergers prés pastures et terres labourables landes communes usaiges et comme lesdits lieux se poursuivent et comportent sans aucune réservation en faire et comme ils sont plus amplement dénommés et confrontés par le menu par sa déclaration rendue à ladite seigneurie de Vangeau pour raison desquels lieux confesse qu’il est deub chacuns ans audit terme d’Angevine à ladite seigneurie de Vangeau par Mathieu Peju, Jean Guion, Jean Cherruau meusnier et autres ses cofrarescheurs 22 boisseaux d’avoine et 7 sols 6 deniers par argent dont ledit Cherruau en doibt pour sa part 12 boisseaux et 2 sols 8 deniers par argent (f°11) à laquelle déclaration ci-dessus il a fait arrêt et aux debvoirs y contenus et a fait signer à sa requeste Me Claude Coiscault notaire de la baronnie de Pouancé – donné audit Pouancé par nous Claude Michel Abeslard licencié ès loix advocat en parlement et bailli audit lieu

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