Pierre Pottier, né de père inconnu, s’engage à entretenir sa mère : Armaillé 1792

Louise Pottier est une mère célibataire. Elle est cousine de mon ancêtre Pottier. 

Manifestement elle n’a jamais donné le nom du père et elle a élevée seule son fils. Elle a 51 ans à la date de l’acte qui suit et il semble bien que pour que son fils puisse se marier et être doté, elle a trouvé avec les conseils du notaire Peju, une forme d’entente pour laisser le peu qu’elle a à son fils, pour lui servir d’avancement de droits. Elle lui vend son peu de meubles et effets pour 200 livres, mais en fait il ne va rien payer, mais s’engager à entretenir sa mère sa vie durant. J’en conclue que cet  arrangement, car il n’y a pas d’autre terme, est bien pour qu’il puisse s’installer et se marier, même si ce bien est très pauvre, comme le précise l’acte.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E40 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle)

Le 22 juillet 1792 après midi par devant nous Toussaint Péju notaire royal de la sénéchaussée d’Angers pour la résidence d’Armaillé soussigné, fut présente Louise Pottier demeurante à la Camossais dite paroisse d’Armaillé, laquelle a vendu quité céddé délaissé et transporté avec garantie, à Pierre Pottier son fils, demeurant avec ladite Louise Pottier cy présent et acceptant acquéreur pour lui ses hoirs et successeurs, 2 lits garnis, un cabinet de cerisier, 2 coffres garnis de leurs ferreures, serrues et clefs, une huche, une table, 4 futs de bariques, 8 draps, 2 nappes de grosse toile et de différente grandeur, un chaudron, une marmitte, des fermants de différentes espèces et autres effets du lieu de la Camossais où ils demeurent, lesquels dits meubles et effets sont dans la maison desdits Pottier, que ledit Pottier a dit bien savoir et connaître, pouir par lui en faire jouir et disposer à partir de ce jour comme bon lui semblera et comme aurait pu faire avant ces présentes ladite Pottier, à l’effet de quoi elle a mis et subrogé dans tous ses droits ledit Pottier ; (f°2) la présente vente et cession ainsi faite pour et moyennant la somme de 200 livres en icelle somme compris les vêtements qu’aura lors de son décès ladite Pottier ; pour ledit Pottier demeurer quite d’icelle somme envers ladite Pottier il s’oblige sous l’hypothèque de tous ses biens meubles immeubles présents et futurs, iceux meubles effet immobiliters par préférence de loger chez lui, coucher, nourrir, vêtir, reblanchir ladite Pottier pendant sa vie, à commencer de ce jour de sorte qu’elle sera nourrie comme lui et à sa table, entretenue d’habillements suivant son état et condition, le travail qu’elle fera pour ledit Pottier, au moyen qu’il est tenu de la nourrir et vêtir, laquelle son décès étant arrivé, ledit Pottier sera déchargé du payement de ladite somme de 200 livres et ses héritiers ne pourront rien y prétendre, ni dans ses vêtements et effets mobiliers, ledit Pottier s’était chargé de la nourrir, vêtir saine et malade pendant sa vie pour la médiocre somme que vallent sesdits meubles et effets mobiliers de 200 livres

Renée Allaneau, célibataire, reçoit un avancement de droit successif : Angers 1608

Je descends des ALLANEAU et ceux qui me suivent depuis longtemps savent combien j’avais travaillé cette famille Allaneau.

L’acte qui suit est un avancement de droit successif, mais sans mariage, et sans entrée au couvent. Il s’agit sans doute d’une fille qu’on a eu du mal à marier pour une raison quelconque car elle a une somme importante, avec 12 000 livres, ce qui est du niveau de la haute bourgeoisie, comme fille d’un conseiller au Parlement de Bretagne.

Quoiqu’il en soit, il est rare de voir un tel acte dotant (littéralement, même sans mari) une fille célibataire. En général, car j’ai rencontré déjà plusieurs cas, les filles non mariées et non au couvent vivaient à un niveau pécuniaire moindre que les autres enfants.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle)

Le 7 novembre 1608 après midy, devant nous Jullien Deille notaire royal Angers furent présents establis et soubmis damoiselle Renée Allaneau fille de deffunt noble homme Clément Alaneau sieur de la Grugerie conseiller du roy en sa cour de parlement de Bretagne et damoiselle Renée furet demeurant avec et en la maison de ladite Furet sa mère en cesste ville paroisse de St Denys, laquelle a recognu et confessé que ladite Furet sa mère pour exécution de la transaction et accord fait entre elles et nobles hommes Me Grançois Alaneau sieur de la Grugerie, Gilles de Romelin sieur du Mille conseiller en ladite cour de Parlement, et Gilles du Bouilly sieur de Bonneabry et de Raignon fils et gendres de ladite Furet, et Louis Lef… escuier sieur des Mothes curateur de (f°2) Clément Alaneau aussi fils de ladite Furet par devant Me François Lemaignan notaire de la cour de la sénéchaussée de Rennes et du duché de Penthievre le 3 septembre dernier, luy a présentement fourny contant en veue de nous notaire la somme de 9 000 livres tournois que ladite Alaneau a eue et receue en pièces de seize sols francs et demy francs ayant cours suivant l’édit oultre luy a ladite Furet cédé et délaissé le lieu et appartenances de la Chopinais paroisse de St Martin lez Angers rachaptable toutefois et quant il plaira à ladite Furet pour la somme de 2 000 livres et davantage cède et transporte à ladite Alaneau avec garantage et promesse de servir et faire valoir la somme de 1 000 livres deue à ladite Furet par Jehan Alaneau fils et héritier principal (f°3) de defunts Julien Alaneau et Marie Rousseau pour les causes de la sentence rendue par monsieur le lieutenant general du siège présidial de ceste ville le 18 may 1607, ladite somme à rente au denier seize par ladite sentence et ladite rente commencera à courrir au profit de ladite Alaneau dès le 18 mai dernier pour ce que ladite Furet auroit dès le mesme temps aussi promis sans préjudice des arrérages d’auparavant que ladite Furet se réserve, le tout revenant à la somme de 12 000 livres d’avancement successif promis à ladite Alaneau  par ladite transaction et conformément à icelle, de laquelle somme de 12 000 livres par le moyen de ce que dessus, ladite Alaneau s’est tenue et tient contente et en a quicté sadite mère et desdits frères et beaux frères, ladite Furet ce stipulante et acceptante, et nous notaire pour (f°4) les dessusdits absents, et en cas qu’il se qu’il se trouve escripts précédents pour raison dudit advancement que ladite Alaneau eust consenty à sadite mère ils demeureront et demeurent nuls comme ct comprins, promettant etc obligeant etc, fait et passé audit Angers maison de ladite Furet par devant nous notaires royaux »

Claude Delahaye et Louise Davy donnent une closerie à Louis et Claude leurs fils : Angers 1624

Ce Claude Delahaye n’a rien à voir avec mes Claude Delahaye, enfin au point où en sont mes recherches, pourtant importantes. Il semble d’ailleurs qu’il soit plus orienté vers Saint Laurent du Mothay que vers Avrillé et Le Lion d’Angers.

Mais le prénom Claude est-il rare ou fréquent en Anjou ?
A votre avis ?
Car c’est troublant tous ces Claude Delahaye de père en fils.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 20 août 1624 avant midy devant nous Guillaume Guillot notaire du roy à Angers fut présent en personne soubmis et obligé honneste homme Claude Delahaye laisné marchand demeurant Angers paroisse de la Trinité, tant pour luy que pour honnorable femme Marie Davy sa femme à laquelle il promet et demeure tenu faire ratistier ces présentes et obliger à l’effet d’icelles toutefois et quantes à peine etc cesdites présentes néanlmoins etc pour faire laquelle ratification par ladite Davy en l’absence dudit Delahaye il l’a dès à présent autorisée et autorise et en chacun desdits noms et qualité seul et pour le tout sans division de personnes ne de biens etc, lequel a recogneu et confessé avoir donné quitté ceddé et transporté, donne quitte cèdde et transporte dès maintenant etc en advancement de droit successif de luy et de sadite femme à Loys Delahaye … sieur de la Besnardière et Claude Delahaie le jeune leurs enfants le lieu domaine et clozerie appellé Chateaugaillard situé en la paroisse de Saint Laurent du Mothay (f°2) composé de maisons et édifices, jardins, ayreaux rues et issues terres labourables un petit clos de vigne prés et ses appartenances et dépendances, ainsi qu’il se poursuit et comporte et qu’il appartient audit Delahaie père et mère par acquest qu’ils en ont cy devant fait sans rien en réserver, pour par lesdits Louys et Claude Delahaie le jeune en jouir et disposer à l’advenir en leur place perpétuellement à perpétuité ainsi que bon leur semblera, et que de closerie baillée audit tiltre d’advancement d’hoirs, à la charge d’en faire rapport à la future succession desdits donneurs, et en payer et acquiter les rentes et debvoirs pour l’advenir aux seigneurs de fiefs sont lesdites choses sont tenues, desquelles choses données ledit donneur esdits noms s’est désaisi desvestu en en vestu et saisi lesdits Loys et Claude Delahaie le jeune leurs hoirs etc sans qu’il soit besoing en requerir ne avoir (f°3) plus ample vestiture, à quoi tenir et lesdites choses données garantir par ledit donneur esdits noms quoique donneurs ne sont tenus garantir choses par eux données … fait et passé audit Angers à nostre tabler, présents Nicolas Bonvoisin et René Rambault »

Claude Delahaye et Marie Davy ont démissioné de leurs biens à 2 de leurs fils, mais rien pour eux : Angers 1624

Eh oui !
Je reviens sur la démission des biens de Claude Delahaye et Marie Davy, que je vous mettais hier sur ce blog.
A vrai dire, je pensais que vous posteriez un commentaire me faisant remarquer l’une des 2 choses remarquables :

  • 1-absence de rente viagère en contre-partie de la démission

En effet, je vous ai déjà mis plusieurs démissions de personnes âgée à leurs enfants, mais c’était toujours à la fin de l’acte avec une clause qui spécifiait qu’en contre partie les enfants devaient verser une rente viagère à leurs parents. Et bien sûr le montant était précisé.
Or, hier, je n’ai trouvé aucune clause de rente viagère !
Après avoir été très étonnée, j’ai tenté de réfléchir pour comprendre ce qui semble bien incompréhensible au premier abord.
Et j’en viens à proposer une explication probable (attention, j’ai bien dit « probable », car je tente de trouver une explication).
On pourrait donc supposer que les biens démisisonnés dans l’acte que je vous mettais hier sur ce blog n’étaient pas la totalité des biens. Et j’ai beau relire, cela n’est pas très clair.
Ainsi, on pourrait supposer que si les 3 métairies sont spécifiées, au lieu de dire « tous les biens immobiliers », c’est probablement que Claude Delahaye et son épouse ont encore un ou plusieurs biens mobiliers et de quoi vivre.

Mais avec cette hypothèse je butte aussi sur un second point très troublant de l’acte mis hier sur ce blog :

  • 2-l’acte de démission est passé à l’Hôtel Dieu Saint Jean

Je lis toujours attentivement le lieu où l’acte est passé, et après tant d’actes ainsi retranscrits (plusieurs milliers) je peux vous préciser qu’il faut oublier la méthode 2018 chez le notaire.

Autrefois donc, c’était parfois chez le notaire, mais auussi souvent chez l’une des parties, même quelquefois quand cela impliquait un grand déplacement pour le notaire (sans pétrole donc sans automobile, mais à cheval ou en voiture à cheval) hors d’Angers.
Et j’ai déjà vu aussi dans le parloir d’un couvent, ou de la prison etc…

Mais ici, je vous prie de relire l’incroyable mention :

fait audit Angers maison du prieur de l’Hostel Dieu st Jehan

Ceux qui connaissent Angers de nos jours n’ont pas manqué de visiter St Jean, et ils connaissent son histoire.
Donc, pourquoi diantre l’acte n’est-il pas chez le notaire, ou chez les parents Delahaye, ou chez l’un des 2 fils Delahaye !!!
Serait-ce que l’un des 2 parents est hospitalisé ?

Je suis sans réponse, sans explication, et lorsque je fais mes recherches, je n’aime pas ne pas comprendre.
Je pensais en effet que les gens qui en avaient les moyens mouraient autrefois chez eux et non à l’hôpital comme de nos jours, et qu’autrefois l’hôpital, pardon l’HÔtel Dieu, était réservé aux pauvres !!!
J’ai du louper quelque chose !!!
Odile
PS nous Nantais, sommes familiers du terme aujourd’hui interdit dans un état laïc, Hôtel Dieu, et c’est ainsi que bon nombre des Nantais de ma génération connaissent et nomment encore Alexis Ricordeau, notre hôpital central actuel.

Donation de Zacharie Gallichon à son fils étudiant : Marcé 1619

Zacharie Gallichon est très aisé. Il peut payer des études à ses enfants. Mais ici, la terre qu’il donne il a eue par retrait féodal. Et je dois dire que j’ai toujours trouvé ce droit du seigneur de fief un peu difficile à admettre, mais heureusement peu souvent utilisé contre les acquéreurs de terres relevant du fief.
Le seigneur n’avait pas de difficultés pour être informé, puisque tout nouvel acquéreur avait l’obligation de lui déclarer son acquêt.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 4 février 1619 après midi, par devant nous Julien Deille notaire royal Angers fut présents estably et deument soubzmis noble homme Me Zacarye Gallichon conseiller du roy receveur général des traites et impositions foraines d’Anjou Angers y demeurant paroisse de St Pierre lequel volontairement a donné cédé et délaissé et par ces présentes donne cèdde et délaisse à Me Louys Gallichon son fils escolier absent, nous notaire stipulant pour luy, tant en faveur de ses estudes que advancement de droit successif une clotteau de terre labourable appelé Maupertuys proche la chapelle st Lau mouvant du fief et seigneurie de la Mabillière en Marcé

près de Seiches-sur-le-Loir, et de l’aéroport d’Angers, et de Villevêque

appartenant audit sieur donneur et lequel à cause dudit fief l’auroit pris par retrait féodal sur René Beaumond avec les arréaiges de la rente féodale d’un boisseau froment mesure de Duretal deue sur ledit clotteau de terre, à la charge dudit Louys de tenir et relever à l’advenir dudit fief et seigneurie de la Mabilière à ung denier de cens et debvoir que ledit seigneur son père retient et réservé pour estre payé à la recepte de sondit fief chacun an au terme d’Angevine ; Item donne à sondit fils les arréages de 16 souls 6 deniers de cens ou rente deuz chacun an à la seigneurie de la Mabilière sur ung petit clos de vigne aussi appelé (f°2) Maupertuys joignant le clotteau à présent possédé par René Marquis héritier de feu Messire Jacques Barillier, pour desdites choses disposer et faire poursuite par ledit Gallichon fils et à son profit ainsi qu’il verra et que ledit sieur son père eust peu et pourroit faire, lequel audit effet l’a mis et subrogé, met et subroge en tous ses droits noms raisons et actions tant pour les considérations susdites que pour ce que très bien luy a pleu et plaist prometant ne jamais y contrenenir ains à l’entretien garantie d’icelle s’est obligé et oblige etc renonçant etc dont etc fait audit Angers à notre tablier présents à ce Me Pierre Desmazières et Jacques Beudin demeurant audit Angers tesmoins

Denise Coiscault fait une donation à son mari : Challain la Potherie 1608

Je descends de 2 familles COISCAULT, et j’ai aussi travaillé sur beaucoup de porteurs de ce patronyme en Haut-Anjou, et malgré tout le travail déjà fait il s’avère que cette Denise Coiscault m’était inconnue. Il faut dire qu’elle ne laisse manifestement aucun enfant.

Mais chose curieuse dans cet acte, on semble comprendre qu’elle a plus de patrimoine que lui, et même qu’il serait pauvre sans cette donation. La somme qu’elle lui lègue est de 100 livres par an, ce qui est selon moi un milieu au dessus de l’exploitant agricole, qui ne possède pas un pareil patrimoine.

Voir ma page sur Challain

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, AD49-5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 21 octobre 1608 après midy, devant nous Jullien Deille notaire royal Angers fut présente honneste femme Denyse Coicault espouse de Clement Laubin séparée de bien d’avecq luy et authorisée par justice à la poursuite de ses droits et encores de sondit mary authorisée pour l’effet des présentes, demeurant en la paroisse de Challain, laquelle deument soubzmise soubz ladite cour confesse que pour l’affection qu’elle porte à sondit mary craignant aussi que elle décèda avant luy il fust incommodé de moiens pour le reste de ses jours, désirant l’assister de tout son pouvoir et y apporter tout ce qui pour sa sureté volontairement sans aucune contrainte mais pour ce que très bien luy a pleu et plaist, a, par ces présentes, donné et donna à sondit mary ce accepant et au cas qu’elle le prédécèda et non autrement la vie durant de sondit mary seulement, la somme de 100livres tz de rente et revenu annuel pour emploier en sa nourriture entretien et nécessité et à icelle somme avoir et prendre chacun an sur les plus clairs deniers fruits et revenus de son bien et dès à présent de ladite rente de 100livres par an viaigère comme dit est s’en est devestue et désaisie et par la création de cesdites présentes en a vestu et saisy sondit mary sans qu’il luy besoin en avoir et prendre par les mains des héritiers de ladite Coicault autres lettres d’investiture ne saisiment que ces présentes, sans qu’il puisse estre empescher et troubler pendant sa vie comme étant la volonté et intention de ladite Coicault pour les considérations dessusdites, et à ce que tel test et intention ait lieu et sorte effet ledit cas advenant de décès de ladite Coiscault avant ledit Laubin son mari a constitué et constitue Me (blanc) son procureur pour au profit de sondit mary consentir mesmes requérir ces présentes estre publiées et insinuées au siège présidial et registre es insinuations d’iceluy pour y avoir recours, ce que ledit Laubin a stipulé et accepté ; auquel don et ce que dit est tenir etc garantir par ladite Coiscault ladite rente ainsi donnée encores que donataires ne soient tenus garantir la chose par eux donnée s’il ne leur plaist etc renonçant etc fait et passé audit Angers à notre tablier présents à ce Me Pierre Portran Guillaume Guibert et Loys Coueffe clercs Angers tesmoins