Histoire de l’ascenceur social, selon mes recherches.

L’ascencion sociale fonctionnait peu autrefois, mais j’ai quelques cas, en particulier, la voie pour prendre ce fameux ascenceur, était l’éducation, en allant étudier, là où cela était possible, c’est à dire à la cure. Beaucoup de villages n’avaient que ce lieu pour apprendre. Et les places limitées.
Mais j’ai aussi au moins un cas qui passe par la voie domestique, sans alliance avec les employeurs, ce sont mes FAUCILLON.
Le plus souvent, les ascencions étaient progressives et étalées sur plusieurs générations.
Les fratries avec peu d’enfants avaient plus de chances, car la succession des parents était moins divisée.
Mieux, un oncle chanoine ou même simple curé, laissait un héritage qui enrichissait collatéralement.
Enfin, comme de nos jours, il y en avait plus doué pour les affaires que d’autres, ainsi tous ceux en Anjour qui on pu être marchands fermiers.

Par contre, comme tout ascenceur mécanique actuel, l’ascenceur social a toujours très bien fonctionné pour descendre.
Ainsi, alors que j’observe rarement une ascencion autrefois, j’ai des descentes, et même des descentes spectaculaires, assez spectaculaires pour passer de bourgeois à SDF en peu d’années.
Je vous ai mis hier le PATERNOSTER allemand pour que vous voyez bien que dans tout mécanisme qui monte, il y a aussi descente.

Bref, en ce 1er mai, je tiens à souligner ici que s’il est humain de rechercher l’ascencion sociale, il faut se souvenir que c’est au prix de descentes ou d’appel d’air en bas.

Il y a « paternoster » et « paternoster » !

En tant que Française, je n’avais jamais entendu parler de paternoster dans ma jeunesse.
Comme tous ceux qui sont nés avant guerre, et même peu après, je n’ai connu ni télé, ni web, et si peu la TSF. Bref, ce qui se passait ailleurs était « terra incognita ».

J’étais déjà avancée en âge lorsque j’ai eu mon premier poste de TSF.

Mais au fait, les jeunes Français d’aujourd’hui savent-ils ce qu’est un paternoster ? Sans doute sont-ils aussi peu informés que je l’étais, le jour où, jeune fille, je débarquais à Cologne bien décidée à y travailler.

Alors fort peu entraînée aux méthodes de recherche d’emploi, j’en trouvais pourtant en 48 h chrono. Certes, c’était une époque moins semée de chômage, mais tout de même, il fallait chercher. Et pour mes autres postes j’ai souvent cherché longtemps, mais là, j’avais tout simplement suivi les conseils d’amis me suggérant de me rendre sans plus de formalités, directement, au service du personnel de Bayer à Leverkusen.

L’usine était alors une ville, avec ses rues, ses buildings spécialisés, ses 40 000 salariés. L’un des buildings était le service du personnel. C’est à que je vins me pointer sans crier gare au début des années 60. J’y fus aimablement priée de me diriger vers le 3ème étage.

Me retournant dans ce hall immense, mes yeux tentèrent d’apercevoir alors un escalier ou un ascenceur. C’est ainsi qu’on pouvait monter en France !
Point de tout cela !
Par contre, sur tout un mur du hall, je voyais bien des cages qui montaient et d’autres qui descendaient, vides.
Enfin, l’une ne tarda pas à exhiber un passager, puis une autre 2 passagers, enfin j’en vis entrer dans ces cages en marche.
Mon cerveau, devenu soudain assez lent, mit ce qu’il convient de dire ici « un certain temps », que je veux bien avouer « quelques minutes » avant de comprendre que la voie pour le 3ème étage passait par ces cages.

Tant de décennies plus tard, je souris au souvenir de ma tête ahurie ce jour-là ! Mais l’envie de travailler était là, et fit le reste.

Restait à s’exécuter.

Mon premier essai ne fut pas glorieux, je crois même avoir retirer aussîtôt mon pied. D’ailleurs, ma vue ne favorisant pas le spectacle du sol et de mes pieds, je leur ai toujours porté une très grande méfiance, et je mets encore de nos jours un certain temps à poser le pied sur une marche d’escalier roulant, mécanisme voisin du paternoster à mes yeux.

Bref, ce jour-là, j’avais découvert le paternoster, système continu de cabines ouvertes sur un côté, reliées entre elles par des chaînes comme les grains d’un chapelet, d’où son nom. Ce système permet le transport vertical de personnes, de dossiers, ou de marchandises.

    La page de WIkipédia vous donnera un bon résumé de la technique, et les liens utiles si vous ne connaissiez pas.
    En tous cas, leur dessin ci-dessus est très clair.

Et ce jour-là j’avais emporté la quasi certitude d’un emploi, dont on m’annonçait le postal, qui me parvint effectivement dans les 48 h. Et le lundi suivant je commençais à Leverkusen, au dosage du phosphore par combustion et pesée.

Au bout de 3 mois de journées passées à faire la même et unique analyse, j’éprouvais le besoin de nouveaux horizons, d’autant que dans le laboratoire on fêta le « jubileum » d’un collègue.
Décidément, le latin était omniprésent ! et j’appris vite, terrifiée, que « jubileum » signifiait 50 ans de travail dans la même entreprise !
Terrifiant n’est-ce pas que passer sa vie à doser du phosphore !!!
Je pris mon envol pour un travail moins répétitif.

Et, sans le savoir, vers un autre paternoster, si différent du premier qu’il est impossible de l’oublier.

A demain.

Quand Clisson fabriquait encore voitures et brocs : annuaire de 1938

Eh oui, en 1938, CLISSON n’avait pas changé !
On retrouve les mêmes métiers qu’en 1887, et je suis toujours aussi stupéfaite du nombre de sages-femmes etc…
Le cheval est encore là !
et je m’étais trompée hier, les ferblantiers sont encore là avec leurs seaux, arrosoirs et broc en fer blanc.

Les voitures sont déjà automobiles bien qu’en quantité encore limitée.
En rouge, les métiers disparus.
En bleu, les métiers remarquables !!! Voyez ainsi les sages-femmes !!! Elles étaient plus nombreuses autrefois !

Et les forains ! car Clisson a toujours de nos jours une foire du vendredi matin qui draîne toutes les activités et tous les environs. A voir, car nous ne connaissons rien de tel à Nantes.

 

Voici CLISSON, selon l’annuaire de la Loire-Inférieure, 1938 (numérisé en ligne sur le site des AD) 

CLISSON, chef-lieu de canton de l’arrondissement de Nantes, à 27 km de Nantes. — Population totale : 3 051 – Population agglomérée : 2465 – Electeurs inscrits ; 459
Cette vielle ville date du IXème siècle et tient une grande place dans l’histoire des guerres de Bretagne. En 1796, Kleber mit le feu au château de Clisson pour empêcher les Vendéens de s’y retrancher, puis à la ville elle-même. Le sénateur Cacault et le sculpteur Lemot en firent plus tard la reconstruction. Fabriques de toiles, de droguet, de futaine.
Conseiller général : Maujouan-du-Gasset, maire de Gorges
Conseiller d’arrondissement : Docteur Boutin
Maire : Albert Ferdinand
Adjoints : Aillet Henri, Méchinaud Pierre
Conseillers municipaux : Branger, Perraud Emile, Guichet Jules, Lecoq René, Pellard Constant, Lesimple Emile, Delhoumeau Augustin, Chiron Auguste, Bouteiller Auguste fils, Fromageau E., Loiret Jean, Lorre Auguste, Poiron Joseph, Pavageau Henri, Richard Léon, Guilbaud Clément, Marchand Prosper.
Secrétaire de mairie : Langlet Victor
Juge de paix : Havard.
Greffier de paix : Albert
Perception : Adouin.
Contributions indirectes : Contrôleur principal : Le Cainec
Enregistrement : Morin.
Gendarmerie : Brigadier : Champigny.
Agent-voyer : Bernard
Délégation cantonale : Chénoir, Emon fils, chevalier.
Garde-champêtre : Brangeon Marcel.
Délégué aux listes électorales : Fromageau Emile, Chiron Auguste.
Clergé : Paroisse Notre-Dame : Jamin, curé. Guimard, vicaire. Paroisse de la Trinité : Couillaud Charles, curé. Guillet, vicaire.
Instituteurs : Ecoles publiques. – Garçons : Oustay, directeur; Guibert, Oustay (Mme) adjoints. Filles : Collineau (Mme), directrive; Martin (Mme) adjointe. Maternelle : Robert (Mlle). – Ecoles privées – Garçons : Schweitz, directeur. Filles (pentionnat) : Mabilais Marie (Mlle).
Postes : Hy, receveur.
Bureau de Bienfaisance : Gautret Abel, Albert Ferdinand, Langlois René, Thomas-Lacroix, Langlet, Huteau, Fleurance.
Sapeurs-Pompiers (subdivision) : Couteau Edmond fils, lieutenant.
Receveur-buraliste : Turpault
Débit de tabacs : Paquereau Eugène, Planchot (Vve).
Société de secours mutuels de Clisson (1ère) : Lesimple Adolphe.
Société l’Etoile de la Sèvre : Chevalier J.-Baptiste.

  • PROFESSIONS

Articles de pêche : Taté, rue des Halles.
Auberg. et débit. de vins : Braud j. en ville ; Dupeyroux Eug., Gouraud A.n carrefour de la Vallée ; Grellier, Champ-de-Foire ; Boissieau P., petite rue st-Jacques; Brochard Alp., rue des Halles ; Merlaud, Champ de Foire ; Paquereau, Halles ; Rocheteau Fernard, à la Madeleine ; Guicheteau L., ville ; Guillou (Vve), au Champ de Foire ; Rivière, ville ; Hervouet Alex.n Trinité ; Jouny-Brunet Eloi, Champ de Foire ; Bourdon, à la Trinité ; Méchinaud Alexand., ville ; Sauvion, à la Trinité ; Dupont (Mme) à la Trinité ; Rivière, place du Minage ; Richard, ville; Thomelet Armand ; Richard (Vve), route de Montaigu ; Cahélo Charles ; Salmon, Saint-Jacques ; Luneau (Vve), Trinité ; Guérin Louis, la Maison Rouge ; Malécot-Riffault, place st Jacques ; Allain, à la gare ; Petit Auguste, buffetier, à la gare ; Arnaud Victor, àl a gare ; Vinet Lucien, à la gare.
Bois : Aillet Jules, en ville.
Bouchers : Martin Louis, Ville ; Cadou, Trinité ; Limouzin Donatien ; Goilot René ; Hilereau (Vve), st Jacques ; Coiffard, à la Trinité.
Boulangers : Barband, Trinité ; Batard Eugène, Trinité ; Bouet, Trinité ; Bouet, Trinité ; Robard, ville ; Bodet, ville.
Bourreliers : Mabit Pierre, Champ de Foire ; Bourdon Léon, à la Trinité.
Buanderies (loueurs de) : Branger Louis, Nidoie ; Lelièvre Auguste, ville ; Lesimple Adolphe, Trinité.
Bougies et cierges : Denis, Trinité
Chapeliers : Boutin-Barbotin, ville ; Levron, ville ; Braud Théodore, à la Trinité ; Chiron, ville.
Charbonniers : Barteau, en ville ; Fertellière ; Pallard Constant, à St Jacques ; Bahuaud, à St Jacques ; Plazia, Trinité ; Chatelier, au Champ de Foire.
Charcutiers : Martin-Garciau, ville ; Dourneau, rue de la Poissonnerie ; Richard, Sauvion Prudent, Trinité et Gallon, Trinité.
Charpentier : Babonneau, en ville.
Charrons : Dupeyroux, ville ; Drouet François, Porte-Palzaise ; Léauté, St Jacques ; Gautier, Porte-Palzaise.
Chaudronniers : Fontaine, ville ; Durville Albert, ville ; Delestre, rue des Halles.
Chaussures en gros : Augereau fils ; Thibaud Paul.
Chiffonniers : Guillaumic Soudeille, à St Jacques ; Guillaumy, ville ; Allo, Trinité.
Cinéma : N…
Cirier : Denis, à la Trinité
Cloutiers : Durville (Vve), ville ; Guicheteau Simon, St Gilles : Coiffard, Trinité.
Cochons (Md de) : Sauvion Prudent, à la Trinité.
Coiffeurs : Joyau, ville ; Lidoff, Trinité ; Phelippeau, Totila, ville ; Francheteau, ville.
Cordiers : Merlet frères, ville.
Cordonniers : Landriau, rue des Halles ; Ménard Célestin, st Jacques ; Lemoine ; Lesimple Adolphe, la Trinité ; Nérat, St Jacques.
Couteliers : Merlet, ville ; Ménard, ville.
Couturières ; Dugast Georgette (Melle), Saint-Antoine ; Mandin Marie (Mlle), Trinité ; Herbert (Mlle), Trinité.
Couvreurs : Vogne, rue des Halles ; Fontaine, rue de la Poissonnerie ; Delestre, rue des Halles ; Creuzé, Trinité.
Docteurs-médecins : Doussain Charles fils, ville ; Gautret A., Trinité ; Boutin Maurice, route de Nantes ; Robin, route de Cugand.
Drapiers : Bremaud Adolphe, à st Jacques ; Richard Jules, ville ; Delhommeau (Mlle), à la Trinité ; Poilane, Gétigné ; Chupin Henri, St Gilles ; Méchinaud, en ville;
Eaux-de-Vie : Boizia, ville
Electricité : Société Nantaise d’Electricité, Graveleau, contre-maître.
Entrepreneurs : Couteau Edmond, Trinité ; Leroux Jean, au Sauzais; Richard, au bourg ; Cornu ; Colombet G. route de Cugand ; Mercier Célestin, route de Saint-Hilaire.
Epiciers : Lusseau, Haute-ville ; Pouvreau, St Jacques ; Duret Mathurin, en ville ; Fournier Aug., ville ; Planchot (Vve), ville ; Ménard C., ville ; Batard, Douerie ; Praud François, Trinité; Lusseau Henri, château ; Lacroix Jean-Baptiste, rue des Halles ; Blanloeil, Porte-Palzaise ; Caïffa, Trinité ; Durand, rue des Halles ; Bernaben, Trinité ; Mouette, rue des Halles.
Equarisseur : Thibaud, L., St Gilles
Expert : N…
Faïences : Luneau-Paquereau, Trinité ; Fradin, château ; Pouvreau, St Jacques.
Fers (March. de) : Pallard Constant, St Jacques.
Ferblantiers : Durville Alb., ville ; Pradel Cyprien, St Gilles ; Fontaine, ville ; Delestre, rue des Halles ; Creuzé, Trinité.
Filateurs : Deloroche et Richard et Cie.
Forains : Ménard Armand, ville ; Guicheteau, route de Cugand ; Chiron, ville.
Forgerons : Batard, Douerie ; Bellamy Arthur, Champ de Foire : Cahélo E., Porte-Palzaise ; Loire, la Gare.
Fruitiers : Lepine Pierre, Trinité ; Picherit Isidore, route de Nantes ; Douillard Aug. à la Trinité ; Baudry (Vve), ville.
Grainetiers : Batard, Trinité ; Bretaudeau François, St Jacques.
Herboristes : Rubion.
Horlogers : Chauveau Em., rue des Halles ; Fleurance fils, ville ; Guicheteau Georges, Trinité ; Luneau, Trinité.
Hôtels : Milaguet Gabriel, ville ; Hilaireau place st Jacques ; Braud place st Jacques ; Guérin, la Maison-Rouge ; Allain, la Gare ; Vinet, la Gare.
Huissier : Mondeguer
Laines : Lorre et Boullault.
Liqueurs : Boizia et Boutin, la Gare.
Maréchaux-ferrants : Pavageau Henri, Trinité ; Housset Georges, ville.
Menuisiers : Tessier H., Trinité ; Praud François, Trinité ; Petit, la Gare ; Charrier, route de Nidoie.
Merciers : Sigg, Trinité ; Lore et Boullault, ville.
Meuniers : Branger, minoterie de Nidoie ; Neau Mathurin, à Gervaud.
Notaires : Lecoq René, ville ; Roinet, rue de la Gare.
Pantoufles (fabr. de) : Augeron Eugène.
Pâtissiers : Guilbaud, rue des Halles ; Charliac, Trinité.
Peintres : Goubeau Zacharie, en ville ; Poindessault, la Trinité ; Renolleau Victor, Trinité ; Rabiller Camille, Saint Jacques.
Plâtriers : Gautier Alexandre fils, ville ; Mabit Marcel, à Nidoie ; Conteau Emile, place de la Trinité.
Pharmaciens : Baudry F., ville ; Méneux, ville.
Poissons : Luneau Firmin, Ville.
Quincailliers : Durville (Vve), ville ; Launay Alexis, Trinité.
Sabotiers : Richard A., à la Vallée ; Bizon, Trinité ; Sourisse Jean-Baptiste, Ville.
Sages-femmes : Caillaud, Jamonneau, Charreau.
Serruriers : Bellamy, Cahélo, Trinité.
Tailleurs : Foulonneau, rue des Halles ; Aubron, à la Trinité ; Brémaud Adolphe, Saint-Jacques.
Tanneurs : Méchineau Pierre, Trinité.
Tapissier : Bourdon Léon, Trinité.
Tissus (March. de) : Chupin H., ville : Richard Jules, en ville ; Delhommeau, Trinité ; Méchinaud, ville.
Tourneur : Méchinaud, ville.
Vaches (Md de) : Mouillé Alfred, à Nidoie ; Chiron Armand, aux Mortiers.
Vanniers : Veteau René, ville : FOulonneau, à la Trinité.
Vétérinaires : Pic.
Vins : Boizia, ville.
Voitures : Trochu P., ville : Thomelet Armand et Thomelet Alfref ; Guilbaut et Poupart.
Voituriers : Litou J. Baptiste, ville ; Fonteneau, St Jacques ; Morisson, Trinité.

Quand Clisson fabriquait encore voitures et brocs : annuaire de 1887

Bon, il s’agit bien entendu de voitures à cheval, vous aviez compris. Cela je m’y attendais, étant né avec le cheval puis vu sa disparition après la guerre, pour le cantonner aux loisirs et non plus au roulage marchand. Certes, quelques rares initiatives sont depuis peu réapparues, pour laisser le cheval tracter.

Mais dans cet annuaire, j’ai surtout fait une découverte : avant la création de l’usine GUILLOUARD en 1911, les brocs, seaux et bidons étaient artisanaux et il y en a un à Clisson.


C’était plus écologique que le plastique que nous avons fait depuis la seconde guerre mondiale, car c’était inusable, et récupérable au final. L’image de ce broc est pour moi l’image de l’écologie.

Pendant 2 jours je vous emmêne découvrir tout ce que nous avons perdu à travers les métiers qui stigmatisent un mode de vie disparu.
Pour découvrir quels métiers dans une ville à une date donnée, rien de tel qu’un annuaire. Il en existe quelques uns pour la Loire-Atlantique, enfin, disons plutôt la Loire-Inférieure. Ils sont numérisés et en ligne sur le site des AD, rubrique PRESSE.
J’ai analysé CLISSON en 1887 et 1938, pour illustrer ces disparitions. Et je constate, ce dont je me doutais, que ma génération et celle de mes parents a vu beaucoup de disparitions.
En 1887, l’annuaire semble refléter les siècles précédents. On y retrouve beaucoup de métiers traditionnels, mais aussi un peu d’activité industrielle, car la Sèvre voit minotiers, filateurs, tanneurs…
En 1938 peu de disparitions.
Je suis née en 1938, et demain, je vous mets l’annuaire de 1938.
Mais auparavant voyons ce que la génération de mes parents a perdu

En rouge, les métiers disparus.
En bleu, les métiers remarquables !!! Voyez ainsi les sages-femmes !!! Elles étaient plus nombreuses autrefois !

 

Voici CLISSON, selon l’annuaire de la Loire-Inférieure, 1887 (numérisé en ligne sur le site des AD) 

CLISSON, pop. 2 880 hab., cant., et arrond. de Nantes. — Caserne de gendarmerie — Hôpital tenu par 1es soeurs de St-Laurent. – Monuments historiques : château de Clisson, en ruines, à M. le baron Lemot. – Foires : tous les vendredis-Marchés : tous les vendredis – Assemblée : la Trinité.
Maire : Onillon
Premier adjoint : Gachet Philippe.
Deuxième adjoint : Pétrel Eusébe, horloger.
Pompiers : Gautier, capitaine. Braud, lieutenant.
Fanfare et Orphéon : Boutin Adolphe, géomètre, chef.
Conseiller général : Pellerin de la Vergne
Notaires : Dabin. Caillé et Chiron de la Casinière.
Juge de paix : Homery.
Suppléant : Guichet.
Greffier : Baudry-Gouraud
Huissier : Macé.
Garde-champêtre : Coulet.
Gendarmerie : Comte, maréchal des logis.
Curés : Michaud et Cerizier.
Vicaires : Thibaud et Noblet.
Instituteur communal : Terrien.
Adjoints : N…
Institruce communale : Chedemois (Mme).
Adjointe : Hurillon (Mle).
Institutrices privées : les soeurs de Saint-Gildas-des-Bois
Enregistrement (Receveur) : Jouzel.
Percepteur : Adam.
Contributions indirectes (Receveur) : Davy.
Employé : Guitton.
Receveur buraliste : Terrasse.
Postes et télégraphes (Receveuse) : Gille (Mlle)
Chef de gare : Farme.
Cantonnier chef ponts et chaussées : Dugast
Ancienne société de secours mutuels : Guédon, président. Gautier sçpiétaire.
Nouvelle société de secours mutuels dite Etoile de la Sèvre : Braud Armand, président.
Cercle littéraire : Verry, président.
Société de la Tempérance : Dugast, président.
Société de Saint-Jacques : Racineux président.
Societé de la Madeleine : Delhommeau, président. Pellerin, secrétaire.
Agent-voyer cantonal : Baudry.
Cantonnier-chef : Dronneau.
Aubergistes : Vrais Albert. Pineau. Sauvion. Léchappé. Denis. Carrère. Dupoint. Baubry. Guicheteau. Granry. Jarrossay. Richard. Barjolle. Emon Félix. Emon Anselme. Plessis. Bredeloup. Egion Anselme. Bredeloup. Pauleau. Gaudet. Dobigeon. Tessier (Ve). Brunet. Baron. Guéry. Davy. Honoré (Ve). Mouillé (Ve).
Bois (March. de) : Huteau (père et fils). Aillet (père et fils).
Bouchers : Papin. Leroux, BruneIlière à Notre-Dame. Plessis.Joly. Couillaud. Gouraux. Denis, à la Trinité.
Boulangers : Léauté, à Notre-Dame. Viaud. Blandin. Audineau [mon ascendant : Charles  Audineau°Clisson 8.10.1827 †idem 25 avril 1895 Fils de François & Elisabeth Mechinaud, boulanger porte Palzaise  x Clisson 12 octobre 1851 Augustine Rousselot °Clisson 1er avril 1828 – ]. Bâtard. Gautier. Grenouilleau, à la Trinité.
Bourreliers : Luneau, à Notre-Dame. Lavier. Corbet, à la Trinité.
Cafetiers : Braud. Fleurance. Bouchet. Guillon, à Notre-Dame. Guillet (Ve). Gautier, à la Trinité.
Chapeliers : Levron, Barbotin, à Notre-Dame. Dourneau. Machereau. Martin, à la Trinité
Charbonniers : Naud. Durville. Pallard (frères), à Notre-Dame.
Charcutiers : Honoré (Ve). Julienne. Lesimple, à Notre-Dame. Huet. Baron, Ogereau, à la Trinité. Guillet. Baudry.
Charpentiers : Barré. Guilbaud. Onillon Pierre. Lambert.
Charrons : Rivet, Nerrière, à Notre-Dame. Godron, Drouet, à la Trinité.
Carrossier : Vincent, à la Trinité.
Chiffonnier : Coudert Léonard. Coudert jeune. Baston Antoine. Soudeille.
Coiffeurs : Babonneau. Méchinaud, Boutin
Cordiers : Merlet. Lesimple
Cordonniers : Thibaut, Garciaud, Grellier, Brisé, à Notre-Dame. Lesimple (père), Lesimple Francis, à, la Trinité. Lamoureux.
Couvreur : Derouelle, à la Trinité.
Couteliers : Courrier, Charriaud, à Notre-Dame. Ménard. Mandin, à la Trinité.
Cloutier : Paquereau, à la Trinité.
Docteurs-médecins : Boutin et Doussain.
Engrais : Baron, Chouteau, à Notre-Dame. Fonteneau. Martin.
Entrepreneurs : Gautier Eugène, à Notre-Dame. Gautier Alexandre, Guillon, Renaud, à Trinité. Baudry et Vinet.
Encaisseurs : Barré et Verry, à la Trinité.
Epiciers : Crabil, Fournier, Duret, Notre-Dame. Lusseau (Ve). Bretin (Ve). Chiron, à la Trinité. Praud (Mlle). Carrère. Defontaine (Mlle) . Bâtard. Guilbaud. Emériaud. Luneau-Ripoche. Luneau-Barré. Guittet. Guillet.
Fabricant de voitures [à cheval] : Vincent, à la Trinité.
Fers (March. de) : Panard frères et Durville, à Notre-Dame .
Ferblantiers : Guédon Caillaud, Durville à Notre-Dame.
Filateurs : Ménard, à la Trinité. Housset (père et fils), id.
Forgerons : Reb, à Notre-Dame. Pineau, Huchet, à la Trinité.
Grainetiers : Hupé, Fonteneau, Baron, à Notre-Dame. Guittet, à la Trinité.
Géomètres-experts : Chénau, Mérand et Aubert, à Notre-Dame. Boutin et Chiron.
Horlogers : Pétrel. Ledoux. Loiret, à Notre-Dame.
Jardiniers : Clisson. Barjolle. Baron. Riscle. Charrier et Vrait, à la Trinité et à Notre-Dame.
Hôtel (maîtres d’) : Mauras, Boutin, Brosset, à Notre-Dame. Arnault Gauffriaud, à la Trinité.
Machines agricoles : Guilbaud (fils) , à Notre-Dame.
Maçons : Fleurance, Lussaud (fils), à Notre-Dame. Èrnaud, Jouet, à la Trinité.
Maréchaux : Emon (frères), Perraud, à Notre-Dame. Dugast. Chrétien. Marcel, à la Trinité.
Menuisiers : Boulbaud. Perray. Lesimple. Brunellière, à Notre-Dame. Bregeon. Couteau. Tessier. Gaillard, à la Trinité.
Minotiers : Batard Joseph, à la Trinité. Batard Auguste. Garciaud. Housset.
Merciers en gros : Moreau-Thibaud, Notre-Dame. Durville.
Parapluies : Boucheron, Nerrière, à Notre-Dame.
Peintres : Billot. Chesnau (Ve). Ménétrier, à la Trinité.
Plâtriers : Guillon. Gautier Eugène, à Notre-Dame. Gautier Alexandre.
Pharmaciens : Branger et Guillet.
Quincailliers : Guédon. Charriaud, à Notre-Dame.
Sabotiers : Méchinaud. Sourisse Bapt., à Notre-Dame. Sourisse (fils). Tardivel. Richard, Guilbaud, à la Trinité. Martin.
Sages-femmes : Pellerin. Ménard et Foliot.
Serrurier : Brunellière, à la Trinité.
Tailleurs : Grégoire, à Notre-Dame. Boutin, à la Trinité.
Tanneurs : Méchinaud. Abadie, à la Trinité. Gachet (fils). Braud (fils).
Tissus (March. de) : Richard, Blouin, Dano, à Notre-Dame. Grégoire. Baron. Coudrien. Bretin, à la Trinité.
Tonneliers : Richard. Jarrossay à Notre-Dame. Luneau, à la Trinité.
Tourneurs : Guitton. Leroux, à Notre-Dame. Dugast, à la Trinité.
Vétérinaires : Guilbaud. Béziaut et Dugast.
Vins : Chénard. Mouillé, à Notre-Dame.
Propriétaires : Valentin Frédéric. Valentin Achille. Méchinaud. Gautret Abel. Gautret Ferdinand. Gautret-Dabin (Ve). Vicomte. Ordronneau. Vincent. Luneau (Ve). Guichet. Onillon. Gouraud. Lambourg (Ve). Gachet (père). Braud (père). Baudry-Gouraud. Agereau (Ve). Baron (Ve). Beillard.

DEMAIN JE VOUS METS L’ANNUAIRE DE CLISSON DE 1938, et vous allez découvrir qu’entre 1887 et 1938, peu de choses avaient changé, et c’est après la seconde guerre mondiale avec le plastic, l’automobile démultipliée, les grandes surfaces, et la mondialisation que tout, ou presque a disparu.

Journée de marche pour la planète : IMPOSSIBLE DANS MA TOUR !

Hélas, syndic (Sèvre et Loire Immobilier, route de Clisson, Nantes) et conseil syndical de mon ensemble de 4 tours, ne tolèrent pas les remarques et s’abstiennent de faire voter beaucoup de travaux.
Ils prennent les décisions seuls et se moquent bien du code de la copropriété.

Ainsi le hall d’entrée s’allume désormais automatiquement à tout mouvement, même dans la journée et en plein soleil !

Impossible de leur faire remarquer que le détecteur de mouvement existe aussi nuit/jour et que c’est ce type de détecteur qu’il fallait installer, et même il fallait voter pour ou contre le détecteur, car les interrupteurs partout étaient parfaits jusqu’à ce jour.

Ainsi en va-t-il de travers pour la planète sans que mon indignation soit entendue, aussi je la publie ici.
Odile HALBERT, bâtiment les Acacias, 19 rue du Genetay 44230 Saint-Sébastien-sur-Loire