Partages de quelques biens de feu Siméon Couppel, prêtre dans le Maine

L’acte qui suit est une copie, incluse dans les archives du Cogner, et comme toute coppie elle est susceptible de comporter une ou des erreurs.
Les sommes sont peu élevées et il a fallu diviser par 11. Ils ns’ont pas grand chose chacun, car les 11 branches ont chacune plusieurs héritiers.

BNF. Archives du Cogner série E
Fief de la Cousinière, article 644.17 & 18
(aucune date ne figure) C’est la déclaration de unze lots et partaiges que ont faictz Jerosme Couppel Me Jaspard, Michel et Me Symeon dicts Couppel frères, Guyon Quentin mary de Jehanne Cousin, pour elle et ses frères si auchuns elle en a de vivans, héritiers de Marguerite Couppel en son vivant femme de Michel Cousin père et mère de ladite femme, Jehanne Couppel leur sœur veufve en dernières nopces de deffunct Marin Gaudin, Olyvier Boyshuard et Jullienne Couppel sa femme, sœur de ladite Jehanne sœurs desdits Couppel, de ce que les dessusdits entendent qu’il soit succédé au pays et comté du Mainne et qu’ils ont peu avoir de congnoissance à cause de la mort et trespas de deffunt vénérable et discrete personne Me Symeon Couppel prêtre oncle des dessusdits,

Généralement c’est le dernier choisissant qui prépare les lots et en Anjou c’est l’aîné, et on choisit en commençant par le plus jeune et remontant. Mais je pense qu’ici on est dans le Maine et je ne sais si c’est l’aîné ou l’inverse, car certaines provinces ne faisaient pas comme l’Anjou.
Mais en tous cas, toutes les personnes nommées dans ce 1er § représentent une seule personne, frère du feu Siméon Couppel prêtre, qui aurait eu 7 enfants vivants ou ayant postérité à cette date :
Jérosme,
Gaspard,
Michel,
Siméon, Marguerite (épouse de Michel Cousin, dont au moins une fille Jeanne Cousin femme de Guyon Quentin),
Jeanne Couppel veuve en dernières noces de Marin Gaudin
Julienne Couppel épouse d’Olivier Boishuard
Il est à noter que le père n’est pas nommé à ce stade de l’acte.

lesquels lots sont baillés aulx hoirs et ayans cause de deffuncte Jullienne Couppel en son vivant femme de deffunt Jehan Foucauld Serisier, aulx hoirs de deffunt Richard Couppel, aux hoirs de deffuncte Michelle Couppel en son vivant femme de deffunt Françoys Toignel, aux hoirs de deffunt Guillaume Couppel en son vivant bourgeois de Dompfront et postullant en court laye, à discrepte personne Me Michel Couppel prêtre, à Jehan Couppel bourgoys (f°2) de Lespinay, à Gilles Couppel aux hoirs de deffuncte Guillemine Couppel en son vivant femme de deffunct Jehan Demoncler, à Anne Couppel veufve de deffunct Guillaume Devault, aux hoirs de deffunct François Couppel, tous les dessusdits frères sœurs nepveux et niepces dudit deffunt Me Symeon Couppel, pour procéder à la choisie chacun en son rent (sic) et degré selon la coustume dudit pays du Mainne, affin d’en demeurer bien (un mot dans le pli manquant) d’iceulx lots audit Jérosme et frères et sœurs, nepveux et niepces, héritiers aisnés en la représentation de deffunt Estienne Couppel leur père, frère aisné dudit deffunt Me Syméon et de tous les dessusdits

Ici il y a 10 « branches » :

1/ Les hoirs de Julienne Coupel x Jean Foucaut Serisier (+)

2/ Les hoirs de Richard Coupel (+)

3/ Les hoirs de Michelle Coupel x François Triguel (+)

4/ Les hoirs de Guillaume Coupel (+), bourgeois de Domfront

5/ Me Michel Coupel, prêtre

6/ Jean Coupel, bourgeois de l’Epinay

7/ Gilles Coupel

8/ Les hoirs de Guillemine Coupel x Jean de Moncler

9/ Anne Coupel x Guillaume Derault (+)

10/ Les hoirs de défunt François Coupel dont je sais qu’il est sieur de la Planchetière.

Ce qui fait bien 11 branches avec celle du première paragraphe.

 

Pour premier lot sur François Degré escuyer et Michel Dobaires 54 sols tz de rente et sur Jehan Plaigne et Michel Deraires 20 sols de rente restant de 40 sols et qui est d’arrérages sur ledit Degrée et de 7 livres 12 sols 8 deniers et sur ledit Plaigne et Derenes 20 sols. Item aura une 11ème de ce que Jehan Lebrun debvoit aussi. Item le 8ème de deux doubles ducatz et trois escuz sur Guerin par cedulle. Le dernier lot choisy sera porteur d’icelle cédulle.
(f°3) Pour le second lot sur les Tourneurs en des… et qui cause à deulx 20 sols tz de rente et ce qui en est deu d’arrérages. Item sur Jehan Fourmont et Jehan Dutertre 40 sols tz de rente par ans de 110 sols de 16 livres 10 sols. Item deux 11ème de ce que ledit Brun doibt aux dessusdits héritiers, lequel fourmont avoit terme de payer ledit deffunt jusques à la Penthecoste prochaine. Item le 8ème de deux doubles ducatz et trois escuz par cedulle sur Guerin.
Pour le tiers lot sur André Jourdan et Richard Jourdan 40 sols tz de rente et 70 sols d’arrérages. Item sur messire Jehan Roussel 25 sols tz de rente moictié de 50 sols et 50 sols d’arrérages, et la dernière choisy sera garde de la lettre, avecque ce que François Charlot doibt sur ung gage. Item aura le 11ème de ce que ledit Brun doibt. Le dernier lot choisy sera porteur des lettres. Item le 8ème de deux doubles ducatz et trois escuz par cédulle sur Guerin.
Pour le quart lot sur Jehan Fourmont … Ce présent quart lot a esté pris et choisy par ledit Gilles Couppel par quarte choisie audit jour et lieu présents lesdits tesmoins
(f°4) pour le 5ème lot sur André Jourdin la somme de 40 sols tz de rente et ce qui est deu d’arrérage et sur missire Jehan Roussel 25 sols de rente moictié de 50 sols et aura une cedulle de 7 livres sur Me François Devault et sur Jehan Hurcher 66 sols ou ce qu’il doibt sur … 11ème de la debte sur ledit Leboin. Item le (blanc) de deux doubles ducatz et de trois (blanc) deuz par Guerin et y a une cedulle. Ce présent 5ème lot a esté choisy par second choys par ladite Anne Couppel audit jour présents lesdits tesmoings.
Pour le 6ème lot sur messire Michel Hercent Guillaume Hercent et Michel Fourmond 35 sols tz partans de … deu par mesme par Michelle Couppel veufve Toignel. Ce présent 6ème lot a esté prins et choisy par Guillaume Fleury pour luy et Julienne Demouche fille et héritière de ladite deffuncte Guillemine Couppel faisant fort pour les aultres héritiers de ladite Guillemine et pour tierse choisie audit jour présents lesdits tesmoins
(f°5) Pour le 7ème lot sur Guillaume Toignel et Michel Dalligault la somme de 50 sols de rente et 7 livres 10 sols d’arrerages. Item sur Jehan Guillard Latay Jehan Lelandrys Touchardière et Michel Dalligault la somme de 20 sols tz de rente et 5 sols d’arrérages. Item ung pistollet par cédulle sur Toignel moictié de deux le dernier lot choisy sera porteur d’icelle.
Pour le 8ème lot sur Jehan Toignel et Guillemine Foucauld la somme de 30 sols tz de rente et 6 livres d’arrérages. Item sur Richard Jourdin Gesdrin et Paillard 30 sols tz de rente et ce qu’il doibt d’arrérages. Item sur la Rouaude en Gorif la somme de 10 sols tz de rente ou ce que Jehan Couppel doibt pour icelle sans garantie. Item aura deux 10èmes de ce que ledit Bouin doibt. Item ung pistollet moictié de deux par ladite cedulle sur Toignel.
Pour le 9ème lot aura sur Pierre Lelandays la somme de 20 sols tz de rente et ce qu’il peult debvoir d’arrérages. Item aura sur Toussant Fourmont la somme de 50 sols tz de rente et les arrérages d’icelle de tout qu’il en doibt. Item aura son 11ème de la debte sur ledit Lebrun ; Item le 8ème de deux doubles ducatz et de trois escus par cedulle sur Guerin.

(f°6) Pour le dixième lot sur Marin Toignel et Guillaume Quentin la somme de … Ce présent dixième pris et choisy pour premier choisy par Jullien Gaudet pour luy et Gillette Couppel sa femme et faisant fort de Robert Lebigot et Marie Couppel sa femme héritiers dudit deffunt François Couppel audit jour et présents les tesmoins.
Pour l’unzième lot sur missire Michel Hersent Guillaume Hercent et Michel Foucauld la somme de 15 sols de rente partans de 100 sols de rente avecques 12 livres 16 sols de rente partans de 17 livres 16 sols d’arrérages. Item le 8ème de deux doubles ducats et de trois escuz sur Guerin
Et auront [chacun] les lettres de son partaige de ce qu’il en pourra estre pour toute garantie et de ce qu’il n’en pourra estre recouvert seront garans l’un à l’autre au reffus de payer par les débiteurs, et où lesdites lettres servant à deux lots, celuy qui en aura le plus en sera gardé aulx charges de droit et s’il demeure auchune choses à départir les facteurs

Droit de preciput de Louise Chesneau sur le lieu de Langevinière tombé en tierce foi : Ampoigné 1694

Depuis ma longue étude sur la famille Cevillé, qui avait une succession contenant un bien hommagé tombé en tierce foi, j’ai déjà rencontré, et mis sur ce blog plusieurs cas de biens hommagés tombés en tierce foi.
Les partages contenant un bien hommagé ont la particularité de ne plus être égalitaires poiur le bien hommagé, qui lui subit le parage de type noble soit 2/3 pour l’aîné et le 1/3 restant pour les puinés, mais cela ne signifie EN AUCUN CAS que la famille est noble et qu’il s’agit d’un partage noble, même si souvent cela peut y ressembler. Ici, cela n’y ressemble pas beaucoup, car les biens sont nombreux et la majorité d’entre eux censifs et non hommagés. Seule un partie de Langevinière est hommagée tombée en tierce foi.
Cette famille Chesneau, qui est à Saint Quentin les Angers vers 1600 avec des biens à Ampoigné aussi, s’allie aux Crespin, et en descendent, outre ma personne, l’ex président de l’AGENA Jacques Chopin, que j’avais rencontré il y a environ 4 ans aux archives à Angers, et m’avait seulement dit la chose merveilleuse « on survit ! » et s’il vit encore saluez-le de ma part. Je précise par ailleurs que la branche dont descend Jacques Chopin était très aisée, et que je vais vous mettre à suivre, dans les jours qui viennent d’autres successions attestant cette aisance.
Jamais le métier de Chesneau n’est indiqué, uniquement dit « marchand », mais un marchand aisé car il laisse plusieurs closeries. Soit il est marchand de fil, soit marchand tanneur, car nous allons voir ici l’aisance des marchands tanneurs.

Je signale aussi la présence d’un témoin en fin de l’acte nommé Gabriel Lemanceau, et je témoigne ici toutes mes amitiés à leur descendante qui se reoonnaîtra, mais ne sait pas utilise un clavier comme beaucoup de mes lecteurs, que je salue amicalement tous

Acte des Archives de la Mayenne AD53-3E63-349 Voici ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
« Le 19 mars 1694 (Jean Gilles notaire à Château-Gontier) , partages en 3 lots des biens immeubles de la succession de deffunts honorables personnes René Chesneau vivant marchand et Louise Pean vivante sa femme, entre honorables personnes Pierre Crespin marchand et Louise Chesneau sa femme font et présentent à honorables personnes Mathieu Bodin aussi marchand et Renée Chesneau sa femme, à Me Martin Hardy sieur de la Pry advocat au siège présidial de Château-Gontier, père et tuteur naturel de Louise Hardy sa fille et de deffunte damoiselle Jacquine Bodin vivante son épouse, laquelle Bodin était fille de deffunts honorables personnes Morice Bodin et Jacquine Chesneau, lesdites Chesneau filles et héritières desdits deffunts René Chesneau et Louise Péan, pour estre procédé à l’obtion et choisie desdits lots suivant la coustume – 1er lot (resté à Louise Chesneau et Pierre Crespin, non choisissant) : la closerie des Maisons Longues située au village des Réhardières paroisse de Saint Quentin, comme il se poursuit et comporte avec ses appartenances et dépendances, et est à prèsent exploité par Thomas Ragot, avec les bestiaux et sepmances dépendant de ladite succession estant sur ledit lieu, lequel avoit esté baillé par advancement de droit successif à ladite deffunte Jacquine Chesneau, y compris 3 planches de jardin, l’une située au jardin de derrière la maison dudit lieu, contenant 5 à 6 cordes, et les 2 autres situés au jardin de devant ladite maison contenant 4 cordes ou environ, lesquelles 3 planches de jardin dépendeient cy devant de la maison que ledit deffunt Chesneau occupait audit village, ladite planche de jardin de derrière à prendre de haye en haye au travers dudit jardin depuis un poirier estant sur la haye (f°2) dudit jardin proche la pièce de terre nommée la Preaudière jusques à une petite ante qui est sur l’aire à droite ligne de sorte que la grosse ante qui est au milieu demeure comprise en ladite planche, compris aussi un petit cloteau de terre contenant 2 boisselées ou environ estant au bout de la pièce de devant, lequel cloteau ledit deffunt Chesneau avoit acquis de Pierre Cusson – Item le lieu et closerie nommée la Douve située en la paroisse de St Sauveur de Flée aussy comme il se poursuit et comorte avec ses appartenances et dépendances, comprins aussy les bestiaux et sepmances estant sur iceluy dépendant de ladite succession, ledit lieu exploité par (blanc) collon y demeurant – Item le lieu et closerie des Festeaux situé au village des Fovaux paroisse de Ménil aussy comme il se poursuit et comporte avec ses appartenances et dépendances et estoit cy devant tenu à ferme par ledit Bodin sans aucune réservation en faire – Item une maison sise au bourg d’Ampoigné nommée le Porche avec le jardin en dépendant comme l’exploire la veuve Sesbouets – 2e lot (choisi par Renée Chesneau et Mathieu Bodin, 2e choisissant) : le lieu et closerie nommé Lunil d’en avoir ?? [lieu non identifié et le village est aujourd’hui les Hardières] au village des Rehardières paroisse de St Quentin comme il se poursuit et comporte et est à présent exploité par collon y demeurant avec les bestiaux et sepmances estant sur ledit lieu dépendant de ladite succession et que ledit Bodin en a jouy par advancement de droit successif compris aussy un cloteau contenant une boisselée et demie de terre, joignant d’un costé la terre dudit lieu et abutté d’un bout le chemin tendant des Rehardières à Monfollon, et d’autre bout la terre dudit lieu de Monfollon, aussy acquis par ledit deffunt Chesneau dudit Cusson (f°3) – Item le lieu et closerie situé au village de la Trilloterie dite paroisse de St Quentin aussy comme il se poursuit et comporte avec ses appartenances et dépendances bestiaux et sepmances estant sur iceluy aussy appartenant à ladite succession, ledit lieu à présent exploité par collon y demeurant, sans aucune exception ni réservation en faire – Item le lieu et closerie de la Beurevrie située en la paroisse de Bazouges lez Château-Gontier aussy comme il se poursuit et comporte et est exploité par Patou collon y demeurant – Item une maison sise au village des Rehardières ou demeurait anciennement ledit Chesneau avec les jardins prés et terres en dépendant à présent exploité par Jean Ragot fors et excepté les 3 planches de jardin et un cloteau de terre cy-dessus employé – Item 7 livres 10 sols de rente foncière de 10 s due par ledit Jean Ragot à cause d’héritages situés audit village des Réhardières – Item 4 livres 5 sols de rente foncière due par Jean Marie sieur de la Touschardière au terme de la Toussaint à cause d’héritages situés au lieu de la Piletière paroisse de Chemazé – Item 30 sols de rente foncière due par les héritiers de Jacques Couet à cause d’une portion de pré sise au pré de la Quantinière dite paroisse de Chemazé suivant le contrat du 28 octobre 1625 passé par Me Nicolas Girard notaire – 3e lot (choisi par Martin Hardy gendre de Jacquine Chesneau, 1er choisissant) : la maison manable et le lieu et closerie de la Sablonnière situés en la dite paroisse d’Ampoigné, comme lesdites choses se poursuivent et comportent (f°4) avec leurs appartenances et dépendances comme ledit deffunt Chesneau et collon y demeurant ont accoustumé d’en jouir, sans en excepter ny réserver, compris les bestiaux et sepmances dépendant de ladite succession – Item le lieu et closerie de Langeviniere dite paroisse d’Ampoigné dépendant de ladite succession à présent exploité à tiltre de ferme par Gervais Cradyne ? sans réservation en faire – Item un cloteau de terre contenant 16 cordes ou environ situé près ledit bourg d’Ampoigné à présent exploité par ledit Crespin – Item une boisselée de terre dans un cloteau dont le surplus dépend du lieu des Founnes dite paroisse d’Ampoigné, ladite boisselée à prendre du costé du vieil ciel, joignant d’un costé la terre du lieu de la Cherollerie et abutté d’un bout le pré du lieu de la Beureurie de l’autre bout le chemin tenant de la Chevrollerie audit Ampoigné – Item la somme de 13 livres de rente foncière due à ladite succession par Jacques Lebrec et Nicole Meignan à cause d’héritages situés au village de la Fourmentière paroisse de Bazouges lez Château-Gontier suivant le contrat du 16 juin 1674 et acte de tiltre nouveau du 30 mai 1691 passé par Me Jean Gilles notaire royal – Item 25 sols de rente foncière due par Mathurin Croissant à cause d’héritages situés au village de la Fourmenterie – A la charge de celui auquel le présent lot eschera de payer chacuns ans à l’advenir audit Crespin et sa femme la somme de 20 livres de rente pour les droits d’hommage (f°5) et preciput appartenant à ladite Louise Chesneau à cause dudit lieu de l’Angevinière et de deux journaux de terre dépendant dudit lieu des Festeaux de nature hommagée et tombés en tierce foy, et pour le fond d’une planche de terre qui fut en vigne laquelle dépend du lieu de la Grihoullière appartenant auxdits Crespin et femme en particulier à tiltre de rente foncière qu’ils déclarent par ces présentes relaisser et amener audit lieu de l’Angevinière à commencer du jour de Toussaint dernière – A la charge des partageans de se garantir respectivement les choses desdits lots, les relever et tenir de la nature qu’ils sont des fiefs et seigneuries dont ils sont mouvant aux charges services cens rentes et debvoirs seigneuriaux et féodaux anciens et accoustumés tant en espèces, grains, argent qu’autrement, en fraresche ou hors fraresche, que chacun des partageans payera et acquitera à l’advenir pour raison des choses de son lot à commencer du jour de Toussaint prochain duquel temps ils jouiront séparément des choses desdits lots, lesquelles choses seront mises en estat de réparation et réffection par chacun des partageans à raison des choses qui leur avoient esté baillées en advancement de droit successif mesmes les pressouers, de souffrir les passages et servitudes sy aucunes ont esté cy devant constituées sur lesdites choses et d’entretenir les baux pour le temps qui en reste à expirer ou les faire résouldre chacun pour raison aussy des choses desdits lots, toues lesquelles choses contenues esdits partages sont au dessous de 10 000 livres – Auxquels lots et partages en la forme cy dessus lesdits Crespin et Louise Chesneau sa femme de luy (f°6) autorisée par devant nous Jean Gilles notaire royal à Château-Gontier en présence de Michel Lemanceau et Gabriel Gigon praticiens demeurant audit Château-Gontier tesmoins »

Mathurin Lemanceau, vu ici hier, savait signer, voici des petits enfants qui ne savent pas signer : Aviré et Montreuil sur Maine 1765

C’est surprenant, mais on rencontre parfois de tels cas, où l’évolution sociale et/ou culturel n’est pas tout à fait ascendante, c’est le moins qu’on puisse dire !

Ici, l’acte est un TITRE NOUVEAU, c’est à dire qu’ils ont hérité d’une dette passive et doivent donc se déclarer débiteurs et s’engager à payer cette dette. Or, cette dette est une rente foncière perpétuelle, et ici il est clairement précisé qu’elle est NON AMORTISSABLE, ce qui signifie qu’il existait des rentes foncières amortissables, comme nous l’avons vu la semaine dernière ici.

Curieusement, les 3 frères sont bien présents mais pas leur soeur Jeanne épouse Denou.

Voir mon étude LEMANCEAU
Voir mon étude de LA JAILLETTE


Acte des Archives du Maine-et-Loire 5E32 – Ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 9 mai 1765 après midy, par devant Pierre Allard notaire royal résidant à Louvaines soussigné furent présents Mathurin Lemanceau serger demeurant au village de la Creusardière paroisse d’Aviré, Jean Lemanceau hoste au bourg de la Jaillette paroisse de Louvaines, Pierre Lemanceau marchand demeurant au bourg et paroisse de Montreuil sur Maine, lesquels solidairement l’un pour l’autre un seul pour le tout sans division etc renonçant etc ont par ces présentes reconnu et confessé devoir chacun an au terme de Toussaints à damoiselle Louise Boury veuve du sieur Mathurin Faultrier demeurante au bourg de la Jaillette dite paroisse de Louvaines, absente, nous notaire stipulant et acceptant pour elle en tant qu’elle l’aura pour agréable, comme ayant les droits de demoiselle Marie Magdeleine Chesneau veuve de Pierre Louis Guerin, la somme de 15 livres de rente foncière annuelle et perpétuelle non amortissable, à cause et pour raison d’une pièce de terre contenant 6 boisselées ou environ, joignante d’un côté une pièce de terre dépendante du lieu de la Noë, d’autre costé le pré de la métairie de la Lande, d’un bout le grand chemin d’Angers à Louvaines, d’autre bout le pré de la métairie de la Grande Montouzière ; Item un petit pré contenant 15 cordes ou environ nommé le Petit Pré de la Noë, joignant d’un costé la terre dudit lieu de la Noë, d’autre costé la prée dependante du temporel du prieuré de la Jaillette et des 2 bouts la terre dudit lieu de la Noë ; Item un petit quarré de terre contenant 4 cordes ou environ, situé dans une enclose nommée les Boissellées de la Bassettière joignant et abouttant les terres dudit lieu de la Bassetière ; lesquels héritages auroient été données à ladite rente par ladite damoiselle Marie Marguerite Chesneau à defunt Mathurin Lemanceau, père desdits Lemanceau, suivant l’acte de baillée et prise à rente foncière passé devant Me François Fourreau notaire royal à Etriché le 4 juin 1712 raporté contrôlé et insinué y recours ; laquelle dite rente foncière de 15 livres iceux Lemanceau ont promis, promettent et s’obligent par cesdites présentes solidairement, comme dit est, payer, servir et continuer chacuns ans à l’avenir audit terme de Toussaints à ladite damoiselle Faultrier ses hoirs et ayans cause, premier terme et payement commençant au jour de Toussaints prochaine, et ainsy continuer à perpétuité, tant et si longtemps qu’ils seront seigneurs et possesseurs desdits héritages, qui demeurent toujours obligés, affectés et hypothéqués à ladite damoiselle veuve Faultrier comme étans son gage naturel, les droits, privilèges et hypothèques de l’acte d’arrentement cy dessus datté luy demeurans réservé ainsy que du titre nouveau de ladite rente à elle et audit feu sieur Faultrier consenty par Perrine Cusson mère desdits Lemanceau, lors veuve dudit defunt Mathurin Lemanceau, par acte au raport de Me Pierre Allard vivant notaire royal à Louvaines le 9 avril 1739 ; à laquelle dite damoiselle veuve Faultrier iceux Lemanceau fourniront à leurs frais copie dans quinzaine, et à ce tenir etc s’obligent solidairement, comme il est prédit, eux leurs hoirs etc biens etc renonçant etc dont etc fait et passé audit Louvaines en notre étude présents Frnçois Verger et Pierre Beaumond marchands demeurant à Louvaines, et ont lesdits Lemanceau déclaré ne scavoir signer »

Mathurin Lemanceau partage de son vivant avec ses enfants de son premier lit avec Elisabeth Lecerf : La Jaillette 1711

La maison ainsi partagée en 2 avait été acquise lors sa communauté de biens avec sa première épouse, Elisabeth Lecerf, et il semble que les 2 enfants de ce premier mariage aient réclamé ce partage du vivant de leur père, car on découvre à la fin de l’acte qu’il y a d’abord eu une transaction entre eux, qui aboutit à ce partage.
Tous les enfants ne se comportaient pas comme celà à l’époque, et bien souvent attendaient sagement le décès de leur père. Même chose pour leur mère d’ailleurs.

Voir mon étude LEMANCEAU
Voir mon étude de LA JAILLETTE


Acte des Archives du Maine-et-Loire 5E32 – Ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
« Le 10 juin 1711 partages et division en 2 lots que honneste homme Mathurin Le Manceau marchand serger demeurant à La Jaillette paroisse de Louvaines fait des biens immeubles par lui acquis, pendant sa communauté avec Elisabeth Lecerf sa première femme, de François et Mathurin Hegu par contrats l’un devant Guillaume Rouguier notaire à Aviré le 11 février 1694 et l’autre en date du 14 novembre 1696 passé devant feu Me René Guyon notaire royal à Segré, qui consistent en une maison sise au bourg de la Jaillette composée de salle basse où il y cheminée et four, grenier au dessus, en lequel est aussi une cheminée, une autre petite chambre joignant la précédente salle et grenier au dessus, 2 jardins clos à part, dépendants de ladite maison, le tout confronté par lesdits contrats d’acuêt, pour être les dits lots choisis par Mathurin Lemanceau aussi sarger et Louis Pertué et Marie Lemanceau sa femme, ses enfants et gendre, qui y sont fondé pour une moitié par représentation de ladite Lecerf leur mère, dans les délais et suivant cette coutume, auxquels partages ledit Lemanceau père a procédé devant nous Claude Bouvet notaire royal résidant à Segré : 1er lot : la moitié de la susdite maison à prendre du côté du soleil levant ou est situé la cheminée et four de ladite maison, à prendre icelle moitié par une poutre étant au milieu de la salle basse et la moitié du grenier étant au dessus de ladite salle basse, le tout qui sera (f°2) séparé par un colombage et terrasse, qui sera fait à communs frais par les copartageants – Item la moitié de la susdite chambre servant de boutique et la moitié du grenier étant au dessus à prendre du côté vers septentrion qui sera clos comme ci-dessus – Item la moitié du jardin devant ladite maison, la rue entre deux à prendre du côté vers soleil levant joignant le cimetière de La Jaillette et le chemin entre deux – Item la moitié du jardin nommé le jardin bas à prendre du côté vers soleil couchant joignant la terre de Denis Brillet, lesdits 2 jardins contenant chacun 12 cordes de terre – 2e lot : emploie l’autre moitié de la susdite maison du côté vers soleil couchant avec le grenier étant au dessus sauf à faire par ceux qui auront le présent lot une cheminée sur le pignon d’icelle moitié si bon leur semble – Item l’autre moitié de ladite chambre servant de boutique et la moitié du grenier au dessus, à prendre du côté demidi par les cloisons qui s’en feront à comuns frais – Item l’autre moitié des jardins ci-dessus – Et à l’égard de la rente hypothécaire de 15 livres due auxsusdites parties par les héritiers de Jean Pointeau et Marie de Bonnavre sa femme, a ledit Lemanceau père fait offre d’en payer et continuer la moitié jusqu’à l’amortissement qui s’en pourra faire, toutefois et quantes conformément au contrat de constitution (f°3) auquel cas il divisera par moitié le sort principal d’icelle rente conformément à ce qui est porté par la transaction faite entre eux Lemanceau àère et sesdits enfants passé devant Me Millet notaire royal à Château-Gontier le 9 janvier 1711 » (Archives non déposées aux AD53)

Mathurin Nepveu, Angers, et Jean Panneau jardinier à Sainte Luce (44) sont d’accord sur tout : 1591

incroyablement d’accord sur tout !
cela fait plaisir de lire des lignes où tout le monde s’entend bien !!

Je vois Sainte Luce de mes fenêtres, malgré l’absence de clocher de l’église. C’est tout de même incroyable qu’un jardinier de Sainte Luce ait eu à faire avec un notable d’Angers.

Acte des Archives du Maine-et-Loire 5E36 – Ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 20 juin 1591 en la cour du roy notre sire à Angers par devant nous (Lepelletier notaire) personnellement establys honneste homme Me Mathurin Nepveu sieur de Boismorin demeurant aulx forsbourgs st Jacques lez Angers d’une part, et Jehan Panneau jardrinier demeurant à Saincte Luce en Chasses près Nantes d’autre part, soubzmettans confessent avoir compté l’un avec l’autre de toutes et chacunes qu’ils eues affaire ensemblement tant en louaiges de maisons marchandise de foing meubles et autres par ledit compte final d’entre eulx ont dict et déclaré recogneu et confessé s’estre trouvés quites l’un vers l’autre et se sont généralement quictés et quictent l’un vers l’autre de toutes choses et chacunes qu’ils eussent peu et pourroient demander l’un à l’autre de tout le passé jusques à ce jour jaczoit que ès présentes n’en soyt faicte plus ample déclaration ne spécification par le menu ; et outre ledit Nepveu a aussy quicté et quicte ledit Panneau tant de son chef que comme mary de deffuncte Renée Lailler vivante sa femme et aussy les héritiers de ladite deffuncte de toutes et chacunes choses quelconques que ledit Nepveu leur eust peu et à chacun d’eulx demander pour quelque cause en quelque sorte que ce soit et combien que ès présentes n’en soyt faicte plus ample déclaration ne spécification par le menu, moyennant aussy que ledit Panneau a pareillement quicté ledit Nepveu de tout ce que ledit Panneau et héritiers de sadite deffuncte femme luy eussent aussy peu demander et de tout le passé jusques à ce jour dont ils sont demeurés à ung et d’accord, et ont ce que dessus respectivement stipulé et accepté, stipulent et acceptent et encore ledit Panneau pour lesdits héritiers de sadite femme et leurs hoirs ; à ce tenir etc obligent lesdites parties respectivement etc renonczans etc foy jugement condemnation etc faict et passé audit Angers au tablier de nous notaire avant midy présens à ce Me Pierre Bourdais licencié ès lois advocat Angers et y demeurant, René Arondeau et Pierre Richoust demeurans audit Angers tesmoings, ledit Panneau a dict ne scavoir signer

Jugement entre les héritiers paternels et maternels de Marie Davrillé, fille de defunts Gervais d’Avrillé et Marthe Lemanceau : Château-Gontier 1699

Outre le fait que les LEMANCEAU de Château-Gontier vont faire le bonheur de quelqu’un que je salue très amicalement, en lui souhaitant bonne journée, je signale qu’un notaire royal porte le nom de LECOURNEUX ce qui pourrait le donner parent de la LECORNEUX vue ici ces derniers temps, compte-tenu de l’étrangeté et rareté de ce patronyme.

Acte des Archives de la Mayenne AD53-3E63-477 Voici ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 14 septembre 1699 vue par nous Gabriel Amys conseiller du roy assesseur civil et lieutenant particulier criminel en la sénéchaussée et siège présidial de Château-Gontier, Mathieu Douart sieur du Tertre conseiller du roy premier et ancien advocat de sa majesté audit siège, Charles Letessier sieur de Coulonge et Jacques Collin advocats audit siège, le compromis passé devant Me René Gilles notaire royal le 11 juillet 1698 entre Me René Buhigné greffier au siège de l’élection de cette ville, tuteur naturel des enfants mineurs issus de son mariage avec defunte Jeanne Davrillé, Françoise Davrillé veuve de Michel Doisneau, Catherine Davrillé fille majeure maitresse de ses droits, Jacques Portier huissier, mari de Renée Lemanceau, Me Jean Garnier notaire royal mary de Marie Lemanceau, Jacques et Mathurin Lemanceau héritiers paternels et maternels de Marie Davrillé, fille de defunts Gervais d’Avrillé et Marthe Lemanceau, par lequel ils ont convenu de nous pour régler leurs droits dans la succession de ladite Marie Davrillé sous la peine commise de 100 livres, l’acte reçu de Me Julien Hardouin notaire royal le 4 juillet dernier par lequel Jacquine Rezard fille majeure créancière de defunt René Davrillé et exerçante de ses droits a déclarer entrer audit compromis et la nomination que lesdits héritiers ont faire de la personne dudit Habdin pour greffier audit arbitrage au lieu et place dudit Me René Gilles le 4 août dernier, au dos de laquelle est notre acceptation du mesme jour, la copie du contrat de mariage d’entre lesdits d’Avrillé et Lemanceau du 21 juillet 1662 devant Me Jean Gilles notaire royal deumenet quitancé le 30 avril ensuivant, la copie de l’acte reçu de Me Pierre Badier et Jean Garnier notaires royaux le 16 juillet 1676, contenant le remploy des deniers dotaux de ladite Marthe Lemanceau, les inventaires et actes faits après le décès de Jacques Lemanceau et Renée Bertran père et mère dudit Lemanceau, l’également desdits héritiers Lemanceau fait devant Me Jean Gilles notaire le 7 septembre 1682, l’extrait mortuaire de ladite Marie Davrillé du 1er avril 1682, la requeste desdits Davrillé du 5 avril 1685, le compte présenté par ledit Me Jean Garnier de la gestion qu’il a faite des biens de ladite Marie Davrillé, les impugnements fournis par lesdits Davrillé le 1er juin 1685, l’inventaire de production desdits Davrillé du 13 novembre 1685, celui desdits Portier, Garnier et Lemanceau des 24 avril 1686, requestes et contredits, et ce que mis et produit a esté par devant nous, tout ce considéré et ouy les parties à bouche
Par notre sentence et juvement arbitral disons que la somme de 500 livres (f°2) due par les héritiers Trouillaut, et celle de 317 livres due par les héritiers de Pierre Bouin, faisant partie du remploy des deniers dotaux de ladite Marthe Lemanceau suivant l’acte au raport de Me Pierre Badier et Jean Garnier notaires royaux du 16 juillet 1676, et les intérests depuis le 30 mars 1682 jour du décès de ladite Marie Davrillé et ceux qui ont couru depuis ; les bestiaux et semances du lieu du Joncheray en la paroisse de Chemazé, dont les parties compteront entre elles seront partagés par moitié entre les héritiers paternels et maternels de ladite Marie Davrillé à condition de payer moitié par moitié les dettes passives mobiliaires et personnelles de ladite succession esquelles entrera la somme de 746 livres un denier par nous réglée de la dépense du compte présenté par ledit Garnier y compris 3 ans pour les pensions, nourriture, entretenements, pansements et gouvernement de ladite Marie Davrillé pendant la maladie dont elle est décédée, et dont ledit Portier a fait … depuis le 8 décembre 1681 jusqu’au 31 mars 1682 inclusivement et que ledit lieu du Joncheray et le principal de la rente hypothécaire de 20 livres constituée au profit de la dite Marthe Lemanceau le 16 juillet 1673, et les arrérages qui en ont couru depuis le 30 mars 1682 appartiennent aux héritiers maternels, et que la somme de 200 livres pour la portion héréditaire de ladite Marie Davrillé dans la succession de defunt Jean Davrillé réglée par le mesme acte et les intérests qui en ont couru du 30 mars 1682 appartiennent auxdits héritiers paternels, dépends compensés entre les parties, et coust du compromis et les vacations sont à ladite Rezard à faire mettre à exécution l’acte qu’elle a fait avec ladite Françoise Davrillé devant Me Marin Lecourneux notaire royal le 20 décembre 1695 ainsi qu’elle verra. Donné à Château-Gontier par nous soubsigné le 4 septembre 1690