Comptes entre les enfants de feu Pierre Mellier et sa veuve : CHâteau-Gontier 1679

Pierre Mellier a eu 2 lits, et les comptes font plus de 20 pages, aussi j’ai dû vous épargner les longues listes de sommes actives et passives.
Mais j’ai gardé le passage qui concerne les rentes dues aux couvents du Buron et de Sablé où ils ont des soeurs religieuses, et ces rentes sont dues à vie des religieuses.

Acte des Archives de la Mayenne AD53-3E63-334 Voici ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 13 mai 1679 par devant nous Jean Gilles notaire royal à Château-Gontier furent présents establis et deuement soubzmis damoiselle Françoise Delaulne veuve de defunt n.h. Julien Meslier sieur de la Rue vivant conseiller du roi et lieutenant général en l’élection de ceste ville, damoiselle Marguerite Meslier l’esnée veufve de feu n. h. François Letessier sieur de la Lumidonnière fille dudit deffunt sieur de la Rue de son première mariage avec damoiselle Anne Trochon et son héritière pour un cinquième, Me Charles Meslier, damoiselle Marguerite Meslier la jeune veuve de defunt Jean Hunault vivant advocat fiscal au siège des baronnies de Craon, et Me Mathieu Desnoes praticien procureur fiscal de damoiselle Marguerite Jousse veuve de defunt n.h. René Meslier vivant sieur de Pincé, conseiller du roy et lieutenant général en ladite élection, mère et tutrice naturelle de ses enfants, damoiselle Anne Meslier fille majeure usante de ses droits par une procuration receue de nous notaire …, enfants dudit defunt sieur de la Rue et de son second mariage avec ladite damoiselle Delaulne pour chacun un cinquième, toutes lesdites parties demeurant en cette ville fors ledit Charles Meslieu demeurant au lieu seigneurial de la Rüe paroisse st Quentin, et ladite damoielle Gunault en la ville de Craon, lesquels ont procédé au compte et liquidation des droits et effts de la communaulté dudit sieur de la Rüe et de ladite damoiselle Delaulne qui n’avoient esté comprins ès transactions cy devant faites entre eux, que des debtes, charges de ladite communaulté, et autres affaires particulières suivant le mémoire et estat qui en a esté dressé en leur présence par leurs conseils rapportés en un cahier contenant 8 roles de papier le 6ème role duquel cahier est coupé par le bas environ du pied, lequel a esté paraphé à la fin de ce qu’il y a d’écriture en chaque feuillet (f°2) par Me Martin Hardy, Joseph Trochon cy davant conseils desdites parties, et de nous notaire qui est demeuré annexé à ces présentes pour y avoir recours an cas qu’il se trouve quelques difficultés et explicaitons de ces présentes, par l’exit duquel compte ladite damoiselle Delaulne s’est trouvée chargée vers ladite communaulté de la somme de 3 200 livres 10 sols, scavoir 1 627 livres 5 sols 4 deniers de reste de ce qu’elle devait par ladite transaction du 16 mai 1671 … (nombreuses sommes) … à laquelle ledit Charles Meslier rapportera aussi 23 sols le tout par chacun an pour parfaire sa contribution auxdites rentes, avec celle de 20 livres de laquelle il se charge vers ledit Dublineau, sauf à eux à se pourvoir contre ceux qui sont chargés des rentes léguées aux religieux des Anges pour leur legs de la rente de 30 livres suivant le testament de Me Pierre Meslier receu par Dugrais notaire le 28 janvier 1651, ou en fournir les contrat auxdits religieux pour en éliger le payement quoi faisant ils demeureront déchargés dudit legs de 30 livres, ou à proportion des rentes qu’ils fourniront aux religieux au désir de la sentence rendue au siège prédidicl de cette ville le 26 août 1672 ; et contribueront lesdits enfants héritiers aux pensions de leurs sœurs religieuses aux couvents du Buron et de Sablé, et payeront chacun d’eux entre les mains de ladite damoiselle de la Rue … la moitié desdites pensions, pendant la vie desdites religieuses chacun 20 livres pour celle du couvent du Buron, et 12 livres pour celle de Sablé, et les arrérages … (f°12) … (f°18) Ce que dessus a esté ainsi convenu stipulé et accepté et à ce tenir entretenir etc dommages etc s’obligent lesdites parties respectivement eux leurs biens et choses etc dont etc fait et passé audit Château-Gontier estude de nous notaire en présence de Claude Portier marchand serger, Gabriel Gallais praticien demeurant audit Château-Gontier et Martin Hardy sieur de la Sommenière ? et Joseph Trochon sieur de Beaunneau advocat au siège tesmoings

Partage des biens de feu Françoise Cohon veuve d’Yves Hunault : Craon et Bouillé Ménard 1619

Ce partage collatéral, comme les précédents, présente un grand intérêt car il permet de suivre la montée sociale des Cohon du Parc, qui en descendent, et ce grâce à plusieurs successions collatérales.
De tous temps, ce type de succession a permis l’enrichissement progressif de certaines familles, et je reste, a contrario, toujours admirative devant la succession de Nicolas Allaneau en 1583 (voir mon étude de cette famille) avec 10 enfants tous bien lotis, mais tout de même divisé par 10 cela fait tout de même moins que divisé par un ou deux.

Donc, revenons aux COHON, pour vous expliquer que sur les 2 lits de Pierre Cohon, il a fait 7 enfants (enfin 7 enfants ayant atteint l’âge adulte car pour ceux décédés en bas âge rien de permet de les étudier). Et, sur ces 7 enfants adultes il y en a 4 qui meurent sans hoirs, non sans avoir fait fructifier leurs biens, de sorte que les 3 autres, et surtout leurs descendants, vont en profiter. Mais là encore, il va y avoir l’une qui a beaucoup d’enfants, et donc par la suite la branche qui fera le moins d’enfants (comme dans toutes les familles autrefois) va être celle qui en profite le plus.

Par ailleurs, cet acte donne 2 indications d’ancienneté des Cohon à Bouillé-Ménard, que je vous ai surgraissé :

  • la maison ancienne des Cohons
    la vigne ruisnée des Cohons
  • Ces dénominations attestent formellement l’existence de Cohon au 16ème siècle, probablement dès le début, voire au 15ème siècle, à Bouillé-Ménard, et je vais donc appeller dans mon étude COHON la branche de Pierre Cohon, la branche de Bouillé Ménard.
    Ceci va être très clair pour la distinguer de ceux qui sont issus de la Rouaudière, car l’évêque de Dol et Nîmes était formellement issu de ceux de la Rouaudière, donc ceux issus de la branche de Bouillé Ménard ne pouvait se prétendre cousins de l’évêque comme ils vont le faire au 18ème siècle.

    Acte des Archives de la Mayenne AD53-397J3 fonds famille Ceville(53)Voici ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
    Le 7 juin 1619 lots et partages en 3 égales portions que Me Pierre Ledin sieur de la Brunellière mari de Claudine Cohon fait fournit et présente à chacuns de vénérable et discret monsieur Me Sébastien Cohon prêtre docteur en théologie scholastique en l’église St Pierre de Nantes, et à honorable homme Julien Cohon sieur du Parc ses frères de toutes les maisons terres et héritages qui leur sont demeurées et escheues de la succession de defunte Françoise Cohon vivante femme et espouze de defunt honorable homme Yves Hunault sieur de la Mothe demeurant en la ville de Craon, et de l’estoc maternel de ladite defunte Françoise Cohon, après que cy davant ils ont partaigé les acquests communs d’entre lesdits feu Hunault et ladite defunte Cohon et le patrimoine d’icelle defunte Françoise Cohon entre leurs cohéritiers et eux, lesdits héritages situés au village (f°2) de la Haussebeufrière que Pinceloup et aulx environs d’iceulx en la paroisse de Bouillé-Ménard comme en la paroisse de Chastelais et en ladite ville de Craon et au village du Plessis aux Bastard et aulx environs d’iceluy en la paroisse de Bouchamp, pour par lesdits Me Sébastien Cohon, et Julien Cohon voir et visiter lesdits partages et par après procéder à la choisie d’iceulx entre eulx au sort ou à l’enchère en jugement ou hors jugement comme ils verront estre à faire, estant lesdites choses provenues de succession collatérale ; aulx charges clauses et conditions portées et contenues en chascun desdits lots et par la closture d’iceulx, auxquels partages faire a esté procédé par nous René Deceville cordeleur royal et notaie en cour laye en la présence et requeste desdits Ledin et femme comme s’ensuit :
    1er lot : (choisi par Julien Cohon) (f°3) Le lieu et closerie de la Geisnière sis et situé en ladite paroisse de Chastelays au village de la Geisnière, tout ainsi que ledit lieu se poursuit et comporte o toutes ses appartenantes et despendances, et qu’il estoit escheu et advenu auxdits defunts Yves Hunault et Françoise Cohon de la succession de defunt honorable homme Me Mathurin de Ceville vivant sieur de la Sorinière oncle maternel de ladite defunte Françoise Cohon, comme de présent Pierre Naturel closier dudit lieu le tient et exploite sans aulcune réservation recours auxdits premier partages si besoing est
    2ème lot (choisi par Sébastien Cohon) : (f°4) Une maison située sur la rue de Maufumier en ladite ville de Craon, icelle maison composée d’une salle basse en laquelle y a une cheminée une cave soubz partie de ladite salle ung grenier sur ladite salle, une bouticque, une chambre haulte sur ladite bouticque, en laquelle chambre haulte y a une cheminée, l’allée comme l’on entre en ladite salle estant au costé de ladite bouticque, l’escalier de bois à monter en ladite chambre haulte, ung appentiz en croppe au derrière dudit logis composé d’une chambre par bas et ung grenier dessus, une court au costé dudit logis, abutant ladite rue de Maufumier avecques ung petit jardrin tenant l’ung l’aultre au costé de ladite maison vers soulleil couchant contenant ensemble 3 cordes de terre ou environ, avecques ung aultre jardrin estant au derrière de ladite maison et y abutant, comme il est clos à part, auquel jardrin y a ung puits (f°5) – La moitié d’ung appentis de maison estant au costé vers soulleil couchant de la maison ancienne des Cohons au haut village de la Haussebeufrière, ledit appentis départy au travers par le milieu en sera du présent lot, le bout vers soulleil couchant, à la charge d’aider de moitié à ceulx qui ont l’aultre moitié dudit appentis à faire la cloison mutuelle à la séparation d’iceluy comme il est dit par les précédents partages faits davant nous entre lesdits parties et Claude Genet et Catherin Cohon le 6 avril dernier passé y recours si besoing est – La moitié d’une portion de ruaige en yssue estant au costé dudit appentis contenant toute ladite poriton une corde ung tiers ou environ comme est est départye au travers par lesdits précédents partages et est de ce présent lot le bout proche ladite moitié d’appentis estant de ce présent lot (f°6) – La moitié d’une portion de jardrin estant au bout du hault du jardrin de davant ladite maison de la Haussebeufrière contenant toute ladite portion une corde et demie ou environ départie au long par le milieu, et est du présent lot le costé vers soulleil levant – La moitié d’une portion de verger située environ le milieu sur le haut du verger dudit hault village de la Haussebeufrière contenant toute ladite portion une corde deux tiers ou environ, icelle départie au travers par le milieu comme il est dit esdits premiers partages et sera du présent lot le bout du bas d’icelle portion – 6 cordes de pré prinses et levées en une portion de pré qui contient 9 cordes et au costé vers soulleil couchant de ladite portion, icelle portion située environ le milieu du pré de la Hée près ledit lieu de la Haussebeufrière – La moitié d’une boisselée de terre située en la pièce de sur les Vaulx de la Fortinière, icelle départye au travers par le milieu et sera du présent lot le bout vers soulleil levant – (f°7) 21 cordes de terre prises et levées en l’orée vers vieil ciel d’une portion de terre qui autrefois fut en coigne appellée la Plattaine située au clos de vigne ruisné appellé le clos aulx Cohons – Une portion de terre en lande contenant 12 cordes ou environ sise et située ès landes des Escottays près ledit lieu de la Haussebeustière
    3ème lot : Tout ce qui peut compéter et appartenir aulx partageans à cause de la nature des présents partages audit lieu du Plessis aux Bastards et comme il leur est escheu par lesdits précédents partages dudit 6 avril dernier passé qui est la moitié de l’appentis de maison dudit lieu le bout vers soulleil couchant – La moitié de l’appentis de maison dudit lieu le bout vers soulleil couchant – La moitié du ruaige et yssue devant ledit appentis comme il est départy au travers et sera du présent lot le bout vers soulleil levant – La moitié du petit jardrin près ledit appentis contenant tout ledit jardrin 9 cordes ou environ fendu par le milieu de hault en bas, en est de ce présent lot le bout vers soulleil couchant – La moitié d’une portion de verger estant au derrière de ladite maison du Plessis départie au travers par le milieu, en sera du présent lot le bout du bas contenant toute ladite portion, avecques la portion de chastaigneraie cy après spécifiée et joignant ledit verger, contenant 30 cordes ou environ – La moitié de ladite portion de chastaigneraie au travers par le milieu, en sera du (f°9) présent lot le bout du haut – La moitié d’une portion de terre qui contient 32 cordes située au bout vers soulleil levant du cloux des Cosnillères ladite portion départye au long par le milieu, et sera du présent lot le costé vers soulleil couchant – La moitié d’une enclose de pré et jardrin située au bas de la Grand pièce du Plessis contenant toute ladite enclose 41 cordes et demie, au travers par le milieu et sera du présent lot le bout vers soulleil couchant – La moitié d’une portion de terre labourable située au costé vers soulleil levant de la grand pièce de Plessis contenant toute ladite portion 6 boisselées de terre ou environ, icelle départye au long par le milieu et sera du présent lot la portion vers soulleil couchant – Une portion de terre labourable située en l’orée vers soulleil couchant de la pièce de la Trotterye telle qu’elle est escheue auxdits partaigeants par lesdits précédents partages – La moitié de la pièce du Journau de sur le cloux de Gaudelline contenant ladite pièce 74 cordes de terre ou environ, départye au long par le milieu – (f°10) La moitié d’une pièce de terre estant au Cormier du Haut vers soulleil levant dudit cloux de Gaudelline contenant ladite pièce 85 cordes ou environ, départye au long par le milieu, et demeure du présent lot le costé vers soulleil levant – La moitié d’une portion de terre située en l’orée vers soulleil levant de la pièce des Grées contenant ladite portion 5 boisselées de terre ou environ, icelle départye au long par le milieu et demeurant au présent lot le costé de ladite portion vers soulleil couchant – La moitié des droits de communs qui appartenoient à la dite feue Françoise Cohon ès landes et gast de Saint Jouyn non divisé d’avecques l’aultre moitié appartenant à Catherin Cohon – La moitié de tous les droits de gast de vigne ruisné qui appartenoient à ladite feue Françoise Cohon audit cloux de Gaudelline non divisié aussi d’avecques ledit Catherin Cohon – Le droit de maison qui peut appartenir auxdits partageans en la maison (f°11) des Beuriers au bas du village de la Haussebeurière appellé la vieille maison avec les droits de rues et issues qui en dépendent et une portion de jartin au Cormier vers septentrion du jardin près ladite maison qui abute lesdites rues et yssues contenant ladite portion de jardin trois quarts de corde ou environ – Une portion de verger estant au derrière de ladite maison contenant 3 cordes ou environ – 2 portions de terre à présent en jardrin situées en l’enclose de terre appellée la petite vigne, contenant ensemblement 27 cordes ou environ – Le petit pré des Merouzaies comme il est clos à part contenant 10 cordes ou environ – Une portion de terre en gast de vigne ruisné située en l’orée du bas de la vieille vigne de la Huetterye contenant 2 boisselées ou environ, telle qu’elle despend de ces présents partages – Une portion de terre en escussion au bas de la pièce des Arzillets contenant 75 cordes ou environ – Une portion de terre en lande située au costé vers soulleil couchant de ladite pièce des Arzillets contenant ceste portion 20 cordes ou environ – Une portion de terre située en (f°12) l’ourée vers soulleil couchant de la pièce du Bois Fillon contenant ceste portion 6 boisselée – Au village de Pincelou : Une chambre de maison par bas en la maison au bas village entre le comble de ladite maison et l’appentis cy après, le grenier de sur ladite chambre, la moitié de l’appentis derrière ladite maison le bout du bas proche le ruaige, et ung vieil appentis du tout ruisné estant au costé vers midy de ladite maison, avecques tous les droits de ruaiges et issues qui despendent desdites portions d elogis au désir des précédents partages – Un jardrin clos à part appellé le jardrin de la Marchanderye contenant 6 cordes situé au dessus de ladite maison et y joignant – Une portion de jardrin situé au bout vers soulleil couchant du jardrin de soubz la rue contenant ceste portion 4 cordes trois quarts – Une portion de terre en l’orée vers soulleil couchant du verger de la petite arche contenant ceste portion 5 cordes ung quart ou environ – La pièce du Petit Rouget contenant 50 cordes ou environ (f°13) – Le journau de terre situé ès basses Landes – La pièce de la chesnaye contenant 87 cordes et demie – La pièce de la Petite Lande contenant 37 cordes et demie – Une planche de verger située environ le milieu de l’enclose de la Grand vigne, contenant ceste portion 6 cordes ou environ – La moitié du pré de la commune départy au long par le milieu et est de ce présent lot la costé du hault vers la ruette, contenant tout ledit pré 60 cordes ou environ – La basse Chesnaye des Autons comme elle est close à part contenant 20 cordes ou environ – Une portion de terre en l’orée vers soulleil levant du cloux de vigne ruisné de la petite vigne, contenant ceste portion 36 cordes ou environ – La pièce du Rottiz contenant 100 cordes – Les droits de communs qui peuvent appartenir auxdits partageants à cause des présents partages ès landes et communs dudit Pincelou – 30 soulz tournois de rente foncière que lesdits partageants ont droit d’avoir et prendre chacuns ans et se faire payer sur le temporel (f°14) du prieuré saint Pierre de Chastelais, laquelle rente fut acquise par ledit deffunt Mathurin de Cevillé lors de la vente et aliénation de partie du domaine des bénéfices d’Anjou – 6 planches de vigne contenant ensemble 25 cordes et demie, situées au grand cloux de Gaullerie sur le bas dudit cloux de la Pierre environ le milieu dudit cloux en ladite paroisse de Chastelais, qui ont eseté rayées biffées et distraites du 2ème lot pour estre mises en ce présent lot.
    Comme toutes lesdites choses se poursuivent et comportent o toutes leurs appartenances et despendances. S’entre garantiront les dits partageants les ungs aux aultres les choses de leurs lots et partaiges. Payeront et acquitteront les charges cens rentes et debvoirs que peuvent debvoir chacun pour les choses de son lot jouiront à part et à divis de leur lot et partage à la charge néanlmoings de garder les baulx à ferme ou de moitié desdites choses pour ce qui en reste à eschoir. Et s’il se trouvoit par obmission quelques héritages de la nature de celles des présents lots qui eussent esté obmises à employer (f°15) esdits présents lots elles se partageront cy après entre lesdits partaigeants tout ainsi que celles desdits présents lots. S’entre porteront chemins et passages les ung aulx aultres par sur les terres des présents partages pour icelles exploiter ou elles n’abuteront à chemins commodes et ce par les lieux les plus commodes et moings endommageables que faire se pourra, en refermant les passages. Cueilleront chascun leurs fruits de leurs arbres de présent éditifiés sur lesdites choses quelque part qu’ils tombent sans en pouvoir planter ni édifier en icelles au préjudice les ungs des aultres, et obéiront pour faire les charges chascun pour son lot de ce qu’il se trouvera que les choses contenues en son lot sont contraignables à faire au désir de leurs précédents partages. Dont avons jugé ledit Ledin, fait clos et arresté lesdits présents lots et partages par nous notaire susdit au bourg de Chastelais »

    Partage des biens de feu Guillaume Cohon sieur de Pinceloup : Bouillé Ménard 1615

    Guillaume Cohon est décédé sans enfants, et ce sont ses frères et soeurs qui héritent collatéralement.Leur père a eu 2 lits, il y a eu d’abord un partage des biens paternels concernés par chacun des 2 lits, et un autre concernant le premier lit. Le partage ci dessous concerne le second lit après les partages ci dessus, et j’avais étudié il y a longtemps ces actes, mais sans les retranscrire exhaustivement, ce que je préfère afin de ne rien omettre. Pinceloup est situé près de la Haute Beurière à Bouillé Ménard.
    Ceux qui vont constituer au 18ème siècle une prétendue ascendance noble descendent ce second lit.
    Le document ci-dessous n’existe que grâce au fonds CEVILLE aux archives de la Mayenne, car les Cevillé, proches voisins, ont donné des épouses aux Cohon. Ce qui est normal entre voisins et gens de même milieu. En fait le notaire qui a passé l’acte est un Ceville.

    Tous ces partages sont égalitaires, donc aucune noblesse, comme l’ont inventé des pseudo généalogies du 18ème siècle, qui citent même des actes impossibles pour la bonne raison par exemple que Guillot qu’ils citent ne commence que 2 ans après la date de l’acte qu’ils prétendaient… etc…

    Les frères et soeurs de Guillaume Cohon s’entendent bien, et même si bien que pour la choisie ils procèdent comme pour une succession directe, alors que c’est une succession collatérale, et que la coutume d’Anjou, qui est d’ailleurs mentionnées dans l’acte, ne les y oblige pas, et que le tirage au sort est alors l’unique méthode.
    Ils s’entendent même tellement bien que l’un des beaux-frères choisit pour Sébastien Cohon, le prêtre qui est à Nantes et qui laissera aux Archives Départementales de Loire-Atlantique de nombreux documents concernant sa succession.

    L’étude de cette famille COHON avait été faite dans les 3 archives départementales : 44, 49 et 53, et je reprends la lecture de tous les actes pour vérifier si je n’ai rien omis.

    Acte des Archives de la Mayenne AD53-397J3 fonds famille Ceville(53)Voici ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
    Le 25 juillet 1615 sont 4 lots et partages des héritages et choses héritaux échus et advenus à chacuns de vénérable et discret monsieur Me Sébastien Cohon docteur en la faculté de Paris et chanoine prébendé en l’église saint Pierre à Nantes, Me Pierre Ledin sieur de la Brunellière mari de Claudine Cohon, Yves Hunault sieur de la Mothe mari de Françoise Cohon, et à Julien Cohon sieur du Parc, de la succession de defunt honneste homme Guillaume Cohon vivant sieur de Pinceloup leur frère germain, et ce après qu’ils ont cy davant et dès le 10 juin dernier passé subdivisé devant nous avec les héritages du patrimoine dudit deffunt Guillaume Cohon avecques honnestes personnes Catherin Cohon sieur de la Taronettière et Claude Genet sieur de la Haustebeurière mari de Françoise de Cevillé, [qui sont donc les 2 enfants du premier lit] tellement que tous les héritages qui peuvent appartenir auxdits partageants de ladite (f°2) succession dudit defunt Guillaume Cohon leur frère germain, tant de l’estoc paternel que maternel sont compris en cesdits présents partages et lesquels lots et partages ledit Me Pierre Ledin et ladite Claudine Cohon sa femme comme aisnée en ladite succession font baillent fournissent et présentent à leurs dits frères et sœurs pour iceulx lots voir et visiter les héritages y mentionns et par après choisir par entre eulx l’un desdits lots et partaiges au sort ou à la soulde dedans le temps porté par la coustume de ce duché d’Anjou aulx charges clauses et conditions portées et contenues, tant par lesdits lots que closture d’iceux.
    1er lot : Au lieu et village de Pincelou en la paroisse de Bouillé-Ménard une appentis de maison auquel y a une cheminée avecques ung petit comble dem aison par bas et ung grenier sur ledit comble, lequel grenier est enfoncé, le tout estant au bout vers souleil levant de la maison du hault village dudit lieu de Pincelou, avecques le jardrin estant au costé et bout (f°3) dudit appentis qui despend de ladite succession contenant 15 cordes ung quart ou environ – Une corde et demie de ruaige ou tel aultre droit de ruaige ayreaulx et yssues qui despendent de ladite succession au devant de ladite maison – Le comble par bas de la maison du bas village dudit lieu de Pincelou auquel comble y a une cheminée, avecques le grenier de sur ledit comble le bout vers l’entrée de ladite maison à prendre depuis la proche poultre de l’entrée d’icelle maison et les ruaies ayreaulx et yssues de davant ladite maison en ce qui en despend de ladite succession – Une portion de bois taillis située au bois taillis appellé le Bois Fillon contenant icelle portion ung journau de terre ou environ – Le pré du Milieu comme il est clos à part contenant 49 cordes ou environ – 9 cordes deux tiers en l’orée vers soulleil du grand jardrin (f°4) – 2 portions de terre au cloux des Grandes Vignes la première desquelles est une planche longue abuté le chemin contenant icelle planche 4 cordes demi tiers ou environ, la seconde desdites 2 portions estant au bas desdites grandes vignes contenant 13 cordes ou environ et abutant la haye du bas dudit cloux – La pièce de la lande de soubz les prés contenant icelle pièce 83 cordes ou environ – La pièce du grand Rottier contenant 162 cordes – La pièce du Journault desoubz les Basses Landes contenant 81 cordes ou environ – La pièce des Bourgeons contenant 160 cordes ou environ – Tout tel droit qui peult appartenir auxdits partaigeans à cause de ladite succession ès landes de Pinceloup tirant vers la Daguerye sur le chemin tendant dudit lieu de Pincelou à St Christofle contenant iceluy droit 10 boisselées de terre ou environ – Les droits des communs patisseaux fours puits et fontaines dudit lieu de Pincelou en ce qui en despend de ladite succession (f°5) – La pièce du Gr… (papier mangé) 8 cordes ou environ – Le bois de haute futaye appellé la petite Vigne contenant 18 cordes ou environ – Une portion de pré située en l’orée vers soulleil couchant du pré de la Grant Arche contenant ceste portion 11 cordes ung quart ou environ – Une portion de terre en l’orée vers soulleil levant du verger de la petite arche contenant ceste portion une corde et demy ou environ
    2ème lot : Une appentis de maison situé au bas du village de Haute Beurière au costé vers soulleil couchant de la maison des Douesnaulx avecques 3 cordes de ruaiges yssues près ledit appentis – 2 portions de verger situées au verger d’au dessus de ladite maison des Douesneaux contenant ensemble 7 cordes ou environ – Une portion de jardrin située au jardrin de davant ladite maison des Douesnaux et laquelle abute les ayreaux, laquelle doibt contenir 7 cordes par les partages aniens neanlmoings ceux (f°6) qui auront le présent lot n’en pourront prétendre aulcun garantaige si il en contient moings – Le jardrin neuf comme il est clos à part contenant 17 cordes et demie ou environ – Une portion de terre sur le haut de la chataigneraie de la Haussebeusrière contenant ceste portion 6 cordes ou environ – Une portion de jardrin située en l’orée vers souleil levant du jardrin du puits contenant icelle portion 4 cordes ou environ – Une portion de pré située au bout vers soulleil levant du pré dez Georgets contenant ceste portion 10 cordes et demie ou environ – Une portion de pré sur le haut du grand pré de la Haussebeusrière au long de la pièce des Bellangerayes contenant ceste portion 25 cordes ung quart ou environ – Une portion de terre située environ le milieu de la pièce des Gresinières contenant cette portion ung journau de terre ou environ -f°7) – Une aultre portion de terre située environ l’orée vers midi de ladite pièce des Grésinières contenant ceste portion 20 cordes de terre ou environ – Une portion de terre située en l’orée vers septentrion de la pièces des Gringuenières contenant icelle portion 60 cordes de terre ou environ – Une portion de terre située en l’orée vers soulleil levant de la pièce des Argillets contenant ceste portion 50 cordes de terre ou environ – Une portion de terre qui aultrefois fut en vigne et laquelle fait une moitié d’une portion qui s’appelle la Plactaine située au cloux aux Cohons contenant ceste portion 14 cordes ou environ – 2 portions de terre en gast de vigne ruisnée situées au cloux de la Plante de sur la Fortinièe l’une d’icelles situées au Cormier du bas dudit cloux au cormier du haut vers soulleil levant d’iceluy cloux contenant ensemble 32 cordes et demie ou environ – 3 droits de communs patisseaulx et aultres choses communes audit lieu de la Haussebeurière qui despendent de ladite succession (f°8)
    3ème lot : Une boutique, une chambre haulte sur ladite bouticque et en laquelle chambre haulte y a une cheminée une allée au long de la dite boutique et la vir à monter en ladite haulte chambre le tout sis et situé en la ville de Craon sur la rue de Marfumier au davant du logis desdits Yves Hunault et Françoise Cohon sa femme, à la charge des droits de passage que lesdits Hunault et femme ont par ladite allée pour l’exploit de leur dite maison – Une court et issue avecques ung petit jardrin le tout clos à part situés au costé vers soulleil couchant de ladite maison (f°9) contenant le tout 23 cordes de terre ou environ, comme lesdites maison court et jardin se poursuivent et comportent qu’ils sont et despendent de ladite succession sans aulcune réservation – Une planche de vigne située au cloux de la pierre en la paroisse de Chastelais contenant icelle planche 5 cordes et demie ou environ – 6 planches de vigne situés au grand clos de la Gaullerye en ladite paroisse de Chastelais contenant ensemble 25 cordes et demie ou environ – 30 soulz tournois de rente deue par le prieur saint Pierre de Chastelais chacun an au jour et feste de Toussaint (f°10) et laquelle rente estoit escheue audit defunt Guillaume Cohon de la succession de defunt Me Mathurin Ceville vivant sieur de la Sorinière qui l’avoit acquise lors de l’aliénation de partie du temporel des bénéfices d’Anjou
    4ème lot : Une planche de jardrin située environ le milieu du jardrin au dessus de ladite maison contenant icelle planche 5 cordes ung tiers ou environ (f°11) – Le jardin de (papier mangé) contenant 18 cordes – 2 Cordes de jardrin au jardrin d’abas – Une portion de terre en la chastaigneraie dudit lieu contenant icelle portion 11 cordes ou environ – La moitié d’ung pré situé prés la métairie de la Grenerye contenant ceste moitié 14 cordes et demie de terre ou environ – Une portion de terre située en l’orée vers soulleil levant de la pièce de sur le jardrin d’audessus de ladite maison du Couldray contenant ceste portion 58 cordes ou environ – Une petite pièce de terre close à part appellée la petite lande contenant 45 cordes ou environ – Tous droits de communs qui despendent dudit lieu du Couldray sans aulcune réservation (f°12) – 100 soulz de rente foncière que Claude Genet et Catherin Cohon doibvent auxdits partaigeants de retour de partaiges au terme de Toussaint sur leur lieu de la Vesquerie situé en ladite paroisse de Bouillé Menard comme plus amplement en apert par les partages faits entre lesdits les Cohons Ledin et Genet pour le patrimoine dudit deffunt Guillaume Cohon davant nous le 17 juin dernier y recours [ceux du premier lit] – Le jardrin neuf situé près de la forest près le lieu de la Haussebeurière comme il est clos à part, contenant 17 cordes et demie ou environ – 5 boisselées de terre situées sur le hault de la pièce de la Grée audit lieu de la Haussebeurière telles qu’elles despendent de la succession dudit defunt Guillaume Hunault [lapsus du notaire, pour « Cohon »]
    Comme toutes lesdites choses se poursuivent et comportent o toutes leurs appartenances et despendances sans aulcune réservation ; poyeront et acquiteront lesdits partaigeants les charges cens rentes et debvoirs que doibvent lesdites choses comme s’ensuit scavoir celui ou ceulx à qui demeurera ledit 1er lot toutes les charges cens rentes de debvoirs que peuvent devoir les choses de son dit lot en payant une fois payer seulement à celui ou ceulx à (f°13) qui eschera le troisième lot dedans 6 mois après la choisie d’iceulx la somme de 50 livres tz de retour de partage. Celui ou ceulx à qui eschera le second lot payera et acquitera pour le tout toutes les charges cens rentes et debvoirs que peuvent debvoir les choses de son lot ensemble ce que pouroient debvoir ledit jardrin neuf et les 5 boisselées de la pièce de la Grée qui sont au dernier lot sans que celui ou ceulx qui auront ledit dernier lot soient tenus contribuer d’aucune chose. Et outre, ceux qui auront le 2ème lot payeront une fois seulement à celui ou ceulx qui auront ledit 3ème lot dedans 6 mois après la choisie desdits présents lots la somme de 50 livres tournois pour retour de partage. Celui ou ceulx à qui eschera ledit 3ème lot payeront et acquiteront pour le tout toutes les charges cens rentes et debvoirs que peuvent debvoir lesdites maison court jardin de craon et vignes des cloux de la pierre et de Gayleryes et prendront et recepvront de retour de partage scavoir de ceulx qui auront le 1er lot 50 livres et de ceulx qui auront le second lot aultre et pareille somme de 50 livres à une fois payée comme dit est. (f°14) Celui ou ceulx qui auront le dernier desdits lots payeront aussi toutes les charges cens rentes et debvoirs que peuvent debvoir les choses du Couldray sans qu’ils soient tenus payer aulcunes rentes ni debvoirs pour raison dudit jardin neuf et desdites 5 boiesselées de la pièce de la Grée par ce que ceulx qui auront le 2ème lot sont tenus les en acquitter. S’entre garantiront les dits partageants les ungs aulx aultres les choses des présents lots et partaiges et se porteront chemyn et passage les ungs aulx aultres pour exploiter les choses des présents lots par sur les héritages desdits lots ou elles n’abuttent chemin par les lieux les moings endommageables que faire se pourra et en refermant les passages. Cueilleront les fruits de leurs arbres de présent édifiés sur lesdites terres des présents lots quelque part qu’ils tombent sur icelles choses sans en pouvoir planter ni édifier à l’advenir au préjudice les ungs des aultres et s’il se trouvoit cy après qu’il eust esté obmis quelques héritages de ladite succession a employer esdits présents lots elles se partageront cy après comme celles des présents lots fors les 50 soulz de rente foncière que doibt Jehan Lamy de la Gancharderie en la paroisse de Chastelais qui ont été délaissés quités et cédés à Julien Cohon par lesdits Hunault et femme tant en leurs noms (f°15) que eux faisant forts desdits Sébastien Cohon et … (abimé) pour les despends dommages et intérests qu’il a euz et souffert aux procès qu’il a eu tant pour luy que lesdits Ledin Me Sébastien Cohon Hunault et femme avecques ledit Jehan Lamy, et par ce moyen lesdits Me Sébastien Cohon, Ledin et Cohon sa femme, Hunault et Cohon sa femme demeurent quitent vers iceluy Julien Cohon de toues lesdits frais despends dommages et intérests qu’il eust peu prétendre contre eulx pour raison de ce …
    Combien que par la disposition de cette coustume d’Anjou il n’y ait aucun droit de choisie en successions collatérales néanlmoings ont volontairement accordé entre eulx pour l’amitié fraternelle et attendu l’absence dudit Me Sébastien Cohon que lesdits Hunault et femme choisiront deux desdits lots et partages, lesquels comme bon leur semblera savoir l’un d’iceulx pour Me Sébastien Cohon et l’autre pour eulx, et ledit Julien ung aultre des deux lots qui resteront à choisir, et le lot non choisi demeurera audit Ledin et femme, et procédant à icelle choisie lesdits Hunault et femme ont choisi pour ledit Me Sébastien Cohon le 2ème lot et partages (f°16) pour eux le 3ème lot, ledit Julien Cohon a opté et choisi le dernier desdits lots et le 1er desdits lots est demeuré auxdits Ledin et femme dont ils se sont contenté, et néanlmoings dit et accordé entre lesdites parties que si ledit Me Sébastien Cohon n’auroit pour agréable les partages et choisis dedans un mois prochain ils demeurent nuls et ne seront tenus lesdits Hunault et femme pour ce regard, et se rendront compte lesdites parties les ung aulx aultres de ce que chacun d’eulx pourroit avoir receu et touché de ladite succession que aultrement de ce qu’ils peuvent debvoir ; dont et de tout ce que dessus lesdites parties sont demeurées à ung et d’accord, à ce garantir obligent leurs hoirs etc par nostre cour de Craon endroit davant nous René Cevillé notaire juré d’icelle renonçant foy jugement condemnation etc fait et passé au bourg de Nouchamp maison et demeure desdits Hunault et femme en présence de François Hunault sieur de la Rouverye demeurant audit bourg de Bouchamp, Pierre Guinefolle (f°17) … (abimé) et Jehan Vignais demeurant à Chastelais tesmoings lesdits Ledin et femme au bourg de Nyoiseau et ledit Julien Cohon en la paroisse de Cherré, lesdits François Cohon, François Hunault et Guinefolle ont dit ne savoir signer »

    Partages des biens immeubles de Charles Simon et Tugale Duchemin : Louverné 1643

    Revoici Charles Simon, qui m’est très sympathique car il a appris à sa fille à écrire, et je vous mettrai ces jours-ci encore mieux, ses livres, et il en a beaucoup, or, depuis le temps que je fouille les actes des notaires, je peux vous assurer que peu de personnes possédaient des livres.
    Il s’apparente à la famille Duchemin étudiée par Joselyne Dloussky dans son ouvrage « Vive la Toile », éditions Mayenne, 1990, mais cet ouvrage concerne le XVIIIème siècle donc plus tardivement.
    Il a 5 enfants, et chaque lot peut être estimé 3 à 4 000 livres soit au total 15 à 20 000 livres. Ce n’est pas la fortune d’un grand marchand de toile, comme le deviendront les Duchemin dans l’ouvrage cité ci-dessus, mais c’est comparable par bien des aspects à la fortune d’un avocat ou d’un notaire.

    Au passage, il a un ami apothicaire, que je n’avais pas encore relevé, donc en voici encore un.

    J’ai relevé un point plus que très curieux dans ces successions. Je m’explique. Les religieux et religieuses qui entraient au couvent, qu’on appelle encore les « réguliers » par opposition aux séculiers qui eux, géraient des biens propres, entraient au couvent avec une sorte de dot, acquise définitivement au couvent, après les voeux, mais tant que les voeux n’étaient pas encore définitivement prononcés, il semble bien que la somme n’était pas définitivement acquise par le couvent.
    Ici, nous avons un tel cas. Voyez le 5ème lot, je vous ai surgraissé le bien qui vient de Françoise Queruau religieuse professe chez les dames de la Patience. La professe n’avait pas encore prononcé ses voeurs définitifs.

    Par ailleurs, je connaissais les Ursulines de Laval, pas la Patience.

    Dans le Maine, le partage égalitaire est effectué selon les mêmes règles qu’en Anjou, à savoir l’aîné prépare et présente les lots, et pour la choisie on commence par le plus jeune, et l’aîné reste donc non choisissant et prend le lot restant, je reprécise ceci, car je suis souvent ici en Normandie, et en Normandie c’est l’inverse.

    Et ce partage me confirme encore et encore que ce Charles Simon ne peut être le proche parent de mon Claude Simon, qui lui était écuyer.

    Acte des Archives de la Mayenne AD53-3E2/775 Voici ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
    Le 24 avril 1643 devant Jean Barais notaire du comté de Laval y demeurant : lots et partages en 5 égales portions des héritages et choses immeubles tant propres qu’acquests de la succession de defunt Me Charles Simon sieur du Tertre et honorable Tugalle Duchemin, et subdivision des immeubles et choses héritaulx venus et escheus de la succession de defunt Me Daniel Duchemin vivant sieur de Courgé et par la démission de honorable Tugalle Lehirbec, que Me Pierre Simon sieur du Tertre, fils aisné desdits defunts Me Charles Simon et Tugalle Duchemin, fait et présente à damoiselle Françoise Simon émancipée assistée de Me Magdelon Duchemin sieur de Lespinay son coadjuteur, Me Nicolas Fournier sieur du Pont curateur de René Simon, Daniel Lehirbec sieur de la Brosse curateur de Daniel Simon, f°2/ et Berthelemy Lehirbec Me apothicaire aussi curateur de Louise Simon, par acte du 16 juillet dernier, lesdits les Simon enfants et héritiers desdits defunts sieur et dame du Tertre, et dudit deffunt sieur de Courgé, et démissionnaires de ladite dame leur ayeul et ayeule, le tout suivant et en exécution du jugement rendu contre ledit Me Pierre Simon, pour iceulx partages voir et accepter par lesdits damoiselle Simon et Fournier, Daniel et Berthelemy Lehirbec, auxdits noms de curateurs et iceulx venir choisir selon le rang et ordre des mineurs dans le temps de la coustume

  • 1er lot
  • (f°3) La maison située rue Rennaise de cette ville ainsi qu’elle se poursuit et comporte et appartient auxdits defunts sieur et dame du Tertre par l’acquisition qu’ils en avoient faite de Me Guillaume Cazet sieur du Fresne par contrat devant Mondière notaire le 18 janvier 1631, circonstances et dépendances de ladite maison – Rente de 132 livres 7 sols 6 deniers restant de 400 livres de rente vendue et constituée par Françoise Garnier veuve de Jean Bidallier vivant sieur de la Vigne, et René Bidallier son fils, au profit de defunt Me Jean Guiler sieur de la Papillonnière par contrat devant Mondières et Croissant notaires le 2 mai 1609, laquelle rente f°4/ restante auroit esté cédée par defunt Me Jean Barbin sieur de la Colombière auquel elle estoit escheue par les partages de la succession dudit defunt Guiler audit defunt sieur du Tertre par acte rapporté devant Jean Mondières notaire le 22 septembre 1639 pour la somme de 2 118 livres faisant le sort principal de ladite rente de 132 livres 7 sols 6 deniers – Et la somme de 900 livres à une fois payée rapportable par le lot cy après

  • 2ème lot
  • Le lieu et mestairie du Tertre paroisse de Louverné, ainsi qu’il se poursuit et comporte et comme il appartient audit f°5/ defunt sieur du Tertre par les partages faits entre ses cohéritiers de la succession de ses père et mère y compris une portion de pré acquise par ledit defunt de Marie Plaichard veuve Thomas Lelair sans aucune réservation et qu’il est tenu et exploité par Jean Perier colon, avec les semances – A la charge par ce présent lot de rapporter à une fois payée la somme de 2 100 scavoir au premier lot la somme de 900 livres, au 5ème lot la somme de 1 200 livres et 4ème lot la somme de 400 livres

  • 3ème lot
  • 300 livres de rente constituée f°6/ pour 4 800 livres par Me Michel Briand de messire René Du Bellay chevalier et dame Catherine Levour son épouse seigneur et dame de la Flotte au profit dudit deffunt Me Jean Guylot et cédée audit defunt sieur du Tertre par devant Mondières notaire le 8 août 1621, par ledit defunt Barbin, auquel elle estoit escheue de la succession dudit defunt Guylot par les partages qui auroient esté faits entre lui et ses cohéritiers devant Jean Mondièrezs notaire le 18 mars 1639 – Les 2 closeries des Ravarières situées paroisse de Louverné ainsi qu’elles se poursuivent et comportent et appartennoient audit defunt, et sont exploitées par l’adjudication faite par décret expédié au siège de Laval le 24 mai 1639 – f°7/ Et fera le présent lot de rapport de partage à une fois payée au 4ème lot la somme de 400 livres

  • 4ème lot
  • Le lieu et mestairie de Lysablière située paroisse de Changé ainsy qu’il se poursuit et comporte et est venu et escheu aux compartageans de la succession dudit deffunt sieur de Courgé, et démission de ladite Hirbec, leur ayeul et ayeulle par les partages qui ont esté faits des immeubles de ladite succession et démission devant nous notaire f°8/ le 14 août dernier, garni de semances et déchargé de 2 cents de fagots deubz à ladite dame de Courgé par chacun an suivant les conditions de la démission par elle faite à ses enfants, et dont il avoit esté chargé par les partages faits en conséquence, lesquels seront fournis en commun par lescits compartageans à ladite dame – La somme de 400 livres à une fois payée rapportable par le 3ème lot – Et la somme de 400 livres rapportable par le 2ème lot comme il a esté dit

  • 5ème lot
  • f°9/ La moitié par indivis du lieu et mestairie de Galbée paroisse de Bouchamp comme il se poursuit et comporte et qu’il est escheu auxdits compartageants de la succession dudit deffunt sieur de Courgé et démission de ladite Hirebec comme dit est, sans aucune réservation, avec les semances pareillement – Le lieu et closerie de la Jouasière paroisse de Louvigné circonstances et dépendances comme il appartenoit audit deffunt de la succession de sœur Françoise Queruau religieuse professe au couvent des dames de Patience de cette ville et qu’il est à présent exploité à tiltre de ferme par Sébastien Landelles, sans semances attendu qu’il n’y en f°10/ point appartenant au maistre – La rente de 100 livres constituée par Me René Rousseau sieur du Tertre et damoiselle Marie Heuslin sa femme au profit de la dite Hirebec dame de Courgé par contrat devant Pierre Mondières notaires le 22 mai 1626 amortissable pour la somme de 1600 livres, et laquelle rente avoit esté baillée auxdits deffunts sieur et dame du Tertre par ladite Hirebec en payement de ce qui leur estoit deub de retour de la succession dudit defunt sieur de Courgé par acte devant ledit Mondières notaire le 23 juin 1629 f°11/ et la somme de 1 200 livres rapportable par le second lot comme a esté dit cy dessus
    Commenceront lesdits compartageants à jouir de leurs partages au jour et feste de Toussaint prochaine jusques auquel temps les fruits et revenuz des héritages, fermes et arréraiges de rente seront recueillis et partagés en commun, et pour les fermes et arrérages qui ne seroient escheus audit jour n’en appartiendra à ceux au lot desquels seront lesdits héritages affermés et rentes que ce qui en sera couru depuis ledit temps et le surplus porté à la masse. Courreront les intérests desdites sommes rapportées depuis ledit jour de Toussaint f°12/ jusqu’au paiement d’icelles suivant l’ordonnance. Payeront et acquitteront les compartageans à l’advenir les cens rentes charges et debvoirs que peuvent debvoir lesdites choses qui leur escheront tant en grains que deniers de quelque nature monteaux et qualité qu’elles puissent estre. Se garantiront les uns aux autres lesdites choses fors les servitudes tant actives que passives qui ne seront subjectes à garantie. Et en cas d’éviction d’aucunes desdites choses partagées ou partie d’icelles celui ou ceulx qui seront évincés se contenteront du prix des choses au droit d’experts sans f°13/ qu’ils puissent pour ce prétendre réfection de partage ni dommages et intérests. Chaque compartageant aura les tiltres des contrats concernant la propriété et seigneurie des choses de son lot. Se feront raison les uns aux autres des bestiaux qui sont sur lesdits lieux audit jour de Toussaint prochain suivant l’appréciation qui en sera faite Contribueront esgalement les compartageants au paiement des présentes et rentes viagères deues tant à ladite dame de Courgé leur ayeulle et généralement toutes les clauses et charges de sa démission qu’aux récompenses deues au sieur de Courgé et damoiselle de la Colombière pour la non jouissance de partie des choses tombées en leurs lots et aux personnes de leurs tantes et sœurs religieuses professes du couvent des Ursulines de cette ville, sauf à partager par entre eulx les deniers qui sont deubz lors qu’ils seront receuz – Paieront les frais des présents partages à commun ensemblement ceulx des bartages des immeubles de la succession du deffunt sieur de Courgé et démission de ladite dame – Auxquels présents lots et partages clauses et conditions y rapportées ledit Me Pierre Simon a fait arrest, voulu et consenty qu’il soit procédé à la choisie d’iceulx par lesdits damoiselle f°14/ Simon, Fournier, Daniel et Berthelemy Hirebec esdites qualités dans le temps de la coustume, dont il a esté jugé par nous Jean Barais notaire au comté de Laval et y demeurant le 24 avril 1643 en présence de Me Jean Maucler notaire et François Hamon praticiens demeurant audit Laval tezsmoings
    f°16/ Et le 4 mai 1643 devant nous notaire susdits ont comparu Me Nicolas Fournier sieur du Pont curateur de René Simon, Daniel Lehirebec sieur de la Brosse curateur de Daniel Simon, damoiselle Françoise Simon assistée de Me Magdelon Duchemin sieur de Lespinay son coadjuteur, et Berthelemy Lehirebec Me apothicaire aussi curateur de ladite Louise Simon, lesquels après lecture à eulx faite par nous notaire des partages cy dessus présentés par ledit Me Pierre Simon, et après qu’ils ont déclaré avoir exactement considéré iceulx partages et ouy sur iceulx Me Jean Huneau notaire et appréciateur mesme ledit Daniel Hirebec s’estre transporté f°17/ sur partie des lieux contenus en iceulx notamment sur les lieux du Tertre et Lysablière et en avoir conféré avec René Gaudin sieur de la Bourgoiserie convenu par les parties pour voir lesdits lieus et bois, ont agréé et par ces présentes agréent lesdits partages en la forme qu’ils sont, consentent qu’il soit procédé à la choisie d’iceulx selon leur rang dans le temps de la coustume
    Berthelemy LeHirebec Me apothicaire curateur de Louise Simon, premier choisissant, a choisi le 1er lot – Daniel LeHirebec sieur de la Brosse curateur de Daniel Simon, second choisissant, a choisi le 3ème lot – Nicolas Fournier sieur du Pont curateur de René Simon, 3ème choisissant, a choisi le 4ème lot – Françoise Simon assistée de Magdelon Duchemin son coadjuteur, a choisi le 5ème lot – Et audit Me Pierre Simon est demeuré le 2ème lot.

    Partages en 7 lots des biens de René Joubert sieur de la Vacherie : 1633

    Le 6ème lot contient : le lieu de la Vacherie comme il se poursuit et comporte situé en l’Isle de Béhuard paroisse de Denée, tout ainsi qu’en jouit Pierre Guilloux à titre de ferme et qu’il appartenoit audit defunt Joubert père
    C’est ainsi que la Vacherie des Joubert n’est pas à Chemazé et je maintiens ce que je vous disais hier, à savoir que cette ultra rarissime nano-erreur de l’abbé Angot, qui la donnait à Chemazé, est oubliée, même si je reconnais être tombée dans le piège autrefois, moi qui prône toujours haut et fort qu’il faut tout vérifier. Enfin, c’est tellement rare chez l’abbé Angot que je continuerai encore à lui faire confiance, et je vous invite à en faire autant.

    Il faut dire que les Joubert venus en Mayenne compliquent singulièrement leur analyse, puisqu’il faut donc distinguer 3 familles totalement différentes venus successivement s’installer à Château-Gontier :
    1-Nicolas Joubert sieur de la Bodière, fils de René Joubert sieur de la Vacherie, donc issu de Denée et Saint-Lambert-du-Lattay
    2-Pierre-Pascal Joubert, issu de Morannes, qui donne les Joubert de la Mothe
    3-André Joubert l’historien, en réalité Joûbert-Bonnaire, issu d’une famille industrielle ayant donné des maires à Angers, où elle était venue s’installer mais originaire de Noirmoutier et bien étudiée sur le site http://famillesdevendee.fr/

    Heureusement que j’ai relevé autant d’actes notariés sur mes Joubert, car à force de tout en retranscrire, j’ai fini par y voir définitivement clair dans les Joubert.

    Acte des Archives du Maine-et-Loire 5E5 – Ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
    Le 4 juillet 1633 (Guillot notaire Angers) Lots et partages des biens immeubles et choses héritaulx de la succession de deffunt Me René Joubert sieur de la Vacherie advocat Angers que Me René Maugars sieur de la Grandinière et Louise Joubert sa femme comme sœur aisnée présentent et fournissent à chacuns de Me Anthoine Brillet sieur de la Chauvière advocat audit siège curateur à la succession bénéficiaire de defunt Me René Joubert le jeune, vivant curé de st Lambert du Lattay, noble homme Nicolas Joubert sieur de la Bodière, conseiller du roy assesseur en la maréchaussée de Château-Gontier, Ysabel et Jeanne les Jouberts, Me Estienne Romain advocat audit siège et Marguerite Joubert sa femme, et Me Estienne Petrineau aussi advocat audit siège, curateur à la succession bénéficiaire de sœur Marye Joubert religieuse professe aux carmelites de cette ville, tous héritiers dudit defunt Joubert lesné sieur de la Vacherie, leur père, pour estre procédé à la choisie d’iceulx en leur rang et ordre
    1er lot : Un grand corps de logis cour rues et issues appartenances et jardins en dépendant, sis et situé en la paroisse de St Aubin des Ponts de Cé, tout ainsi qu’il est eschu audit defunt Joubert par partaiges faits entreledits copartageants de la communaulté de luy et de defunte Marguerite Avril sa seconde femme par devant Guillot notaire royal en cette ville le 3 mars 1633
    2ème lot : Une pièce de terre et un pré au bout appellé l’Homeau Bize situé en la paroisse de St Aubin des Ponts de Cé – Une petite maison et cour derrière le jeu de paulme de l’isle fort du Pont de Cé – Un logis au bourg de Saint Lambert du Lattay avec partie de la cour de la Croix Blanche suivant les bornes, qui y sont avec le jardin du Jonchereau proche le bourg tout ainsi que René Leroy fermier en jouit – 6 livres 5 sols de rente foncière deue sur la maison de defunt Me Pierre Falligot sise au devant de la chapelle de ladite Isle fort du Pont de Cé, non comprise en ladite petite maison de derrière le jeu de paulme cy-dessus par indivis en une moitié appartenant aux héritiers de defunt Me René Avril, de Mathurin Avril et des Beauheres, celui qui aura le présent lot sera tenu tenir compte de ses parts et portions pour l’advenir – Les offices et droits de jaugeage et bauge de tonneaulx des paroisses de St Lambert du Lattay et Chanseaux tout ainsi qu’ils ont esté acquis du roy notre site par ledit defunt Joubert y compris les rachapts et suppléments qu’il en a faits, sans que celui ou celle auquel arrivera ce présent lot puisse prétendre en avoir de remboursement ou suppression plus grande somme que celle payée par ledit defunt Joubert pour l’acquisition desdits offices
    3ème lot : le clos de vigne soubz Peranelle contenant 5 quartiers ou environ situé en ladite paroisse de St Lambert du Lattay – Un morceau de terre autrefois en vigne au dessous dudit clos de vigne de Peranelle contenant 5 boisselées ou environ faisant partie d’une portion de terre en hache dont le surplus est échu en la succession de Louise Davy femme en premières nopces dudit defunt Joubert compris un petit morceau de pré au dessoubz la rivière d’Hyrosme acquis par ledit defunt Joubert de Léonard Attois Perrine Gallard sa femme et de Claude Gallard par devant Deillé notaire royal en cette ville le 17 janvier 1604 – 25 livres de rente foncière deue sur une maison sise en la rue de l’Esgaillerie en cette ville – 25 livres de rente hypothécaire deue par Louis de Sauson escuyer sieur du Million par contrat de constitution passé par devant Mezin notaire royal en cette ville de 20 décembre 1604
    4ème lot : Le petit corps de logis de la Bodière auquel demeure le closier dudit lieu avec le droit de presser et de mettre le vin recueilly ès vignes de la Bodière au pressouer jusqu’à ce que ledit vin soit vendu, ledit pressouer dépendant de l’autre corps de logis eschu en partage à Me Anthoine Brillet advocat Angers curateur à la succession bénédiciaire de defunt Me René Joubert le jeune vivant curé de St Lambert du Lattay avec les autres droits et servitudes dépendantes dudit logis – Un petit jardin où y a un petit lopin de vigne proche ledit logis – Une pièce de terre appellée les Sablons dépendant dudit lieu de la Bodière contenant 2 septerées et demie de terre ou environ – 2 planches de bois de haulte fustaye proche ladite pièce des Sablons – La moitié du clos de vigne de la Bodière à prendre au costé de la pièce de terre su sieur des Moulins et depuis la pièce de terre de la Grolleryère jusques au pré dudit sieur des Moulins – Le pré dudi tlieu de la Bodière dont jouit à présent le closier – 3 quartiers de vigne ou environ appellés les Creusettes
    5ème lot : 46 livres 5 sols de rente foncière à prendre sur plus grande rente deue par David Gaultier sieur de Nardanne sur les mestairies du Passouer Genetay et Rantes au pays de Loudunois paroisse de Bouman près la commanderie ed Moulins, ladite rente rendable en cette ville d’Angers – Une pièce de terre appellée les Grands Champs située près le bourg de la Possonnière – Une ouche contenant en terre mazereaux et bois 6 boisselées ou environ dont y en a 3 qui sont labourables située au lieu de la Chaslonneraie aliàs la Savattrie paroisse de Blaison – Une boisselée et demie de terre qui autrefois fut en vigne au lieu des Cycardières paroisse de Blaison tout ainsi que lesdites 2 pièces ont esté baillée pour raplacement de deniers deubz audit defunt Joubert père par acte passé par devant Guillot notaire royal en ceste ville le 29 décembre 1632 – Trois quarterons de vigne ou environ situés au clos des Chesnays acquis de René Couilleaud et Françoise Ogeron sa femme par devant Deillé notaire royal en cette ville de 28 avril 1601 –
    6ème lot : le lieu de la Vacherie comme il se poursuit et comporte situé en l’Isle de Béhuard paroisse de Denée, tout ainsi qu’en jouit Pierre Guilloux à titre de ferme et qu’il appartenoit audit defunt Joubert père – 3 quartiers et un quarteron de vigne situés au clos de Bretonneau acquis de Judic Boucault par contrat passé par devant Deillé notaire en cette ville d’Angers le 4 décembre 1601 – 3 autres quartiers de vigne situées audit clos de Bretonneau acquis de ladite Boucault par contrat passé par devant ledit Deillé le 20 février 1601 – Un quartier de vigne sis au clos de la Ferrière acquis par François Boudeau de Judic Boucault par contrat passé par Jean Mesnard notaire de Cour de Pierre le 24 avril 1602 et retiré par ledit defunt Joubert par retrait lignager en la sénéchaussée de la ville d’Angers le 28 août 1602 –
    7ème lot : 650 livres que lesdits Maugars et Louise Joubert sa femme ont dit faire rapport à la succession dudit defunt Joubert père, faisant partie de la somme de 2 400 livres à eux donné par leur contrat de mariage en avancement de droit successif suivant la transaction faite entre les parties passée par Guillot – La moitié par indivis du moulin à eau de Chauveau estables et issues en dépendant, situé en ladite paroisse de St Lambert du Lattay comme il se poursuit et comporte sans aulcune réservation – Les bois taillis appellés le Bois Breteau en ladite paroisse de St Lambert du Lattay comme ils se poursuivent et comportent sans réservation – Un lopin de terre en longueur et un cloteau de terre y joignant audit Bois Breteau comme ils se poursuit et comporte – Tout ainsi que lesdites choses cy dessus se poursuivent et comportent et qu’elles appartenaient audit defunt Joubert tant de son patrimoine que acquets et par le partage de sa communauté et de ladite defunte Marguerite Avril sa seconde femme et comme elles sont plus amplement spécifiées et confrontées tant par les contrats, partages et division que par le procés verbal d’apréciation fait entre lesdits copartageants ès paroisses de St Lambert du Lattay, St Aubin du Pont de Cé, Blaison, Béhuard, la Possonnière, Bounann en Loudounnois que ailleurs ; ès fiefs et seigneuries sont elles se trouveront estre tenues à la charge auxdits copartageants de s’entre garantir chacuns leurs lots f°10/ de payer auxdits seigneurs dont les choses sont tenues au temps advenir les cens rentes charges et debvoirs seigneuriaux fonciers et féodaulx chacun pour son partage et outre à la charge de s’entre prester passage par sur les terres les uns des autres si besoing este au moins endommageable que faire se pourra – auxquels lots lesdits Maugars et Joubert sa femme ont fait arrest … sans préjudice par ledit Maugars de se pourvoir cy après sur l’hérédité bénéficiaire dudit defunt René Joubert le jeune pour raison de son deub.

  • La choisie
  • Le 5 juillet 1633 … ledit Petrineau audit nom a choisi le 5ème lot, ledit Romain et sa femme le 3ème, ladite Jeanne le 2ème, ladite Elisabeth le 6ème, Me Nicolas Joubert le 1er, ledit Brillet audit nom le 4ème, et audit Maugard et Louise Joubert sa femme est demeuré le 6ème lot.

    Quittance de Marguerite Joubert à son frère René pour tous droits de succesion : Angers 1608

    J’ai une foule d’actes notariés concernant René Joubert, et j’ai depuis longtemps publié l’étude de cette famille. Cette étude, documentée, montrait des erreurs dans des publications passées.

    Il y a quelques années un con-pilleur d’une base de données, aujourd’hui disparu, a passé quelques années à relever chaque matin ce que mon site publiait, se gardant bien de me donner le moindre signe de vie, mais mettant tout à son compte dans la base.
    Depuis, d’autres cons-pilleurs, ont cru bon de remettre par là dessus en vigueur les erreurs du passé. De sorte qu’hier matin, j’ai passé un bonne heure à m’énerver contre la bêtise de la généalogie actuelle.
    A notre époque où on ne peut pas ouvrir la télé sans entendre le mot « licenciement ». Que n’utilise-t-on des charettes entières dans ces bases de données pour licencier les innombrables cons-pilleurs qui n’ont rien compris à la généalogie.

    Je vous remets ici une preuve, entre d’innombrables sur de nombreuses familles, qui illustre que Gontard de Launay n’est pas une source de généalogie, tant s’en faut. Et venir le rajouter par dessus mon travail argumenté de preuves est une faute qui porte un nom la con-pillation.

    Donc, ici, René Joubert s’accorde avec Marguerite, sa soeur, sur ce qu’ils ont eu à partager, dont le douaire de Marie Gebu, entre autres.
    CELA N’EST PAS PARCE QUE MARIE GEBU EST LA VEUVE DE LEUR PERE QU’ELLE EST LEUR MERE et tout généalogiste devrait comprendre ce point important.

    Acte des Archives du Maine-et-Loire 5E5 – Ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
    Ainsi, le 7 juillet 1608, « Le 7 juillet 1608, en la cour du roy notre sire à Angers endroit par devant nous Guillaume Guillot notaire du roy à Angers et des tesmoins cy après nommés, a esté présente et deument soubmise honorable femme Marguerite Joubert demeurant à Angers, femme de honorable homme Me Jean Babineau sieur des Trières et sa curatrice autorisée par justice à la poursuite de ses droits, confesse estre d’accord que honorable homme Me René Joubert sieur de la Vacherie advocat au siège présidial d’Angers son frère désirant la pourvoir et avancer luy auroit par le contrat de mariage d’elle et dudit Babineau, passé par Deille Notaire de cette cour le 7 février 1604, pour sa part du partage des biens de leurs défunts père et mère, la moitié du lieu de la Vacherie, comme il avait été partagé avec Marie Jebeu leur belle-mère qui jouissait de l’autre moitié par droit du douaire. Après le décès de laquelle, ledit Joubert doit jouir de ladite moitié dont jouit à présent ladite Joubert pour son dit partage, et auroit esté obmis à employer que 2,5 boisselées de terre ou environ situées en deux endroits au lieu appellé les Grands Courtils, et les Lambardières, paroisse de Rochefort, demeurées au partage dudit Me René Joubert comme estant l’intention desdites parties, oultre que pour f°2/ pourvoir sadite sœur, il luy auroit promis donner la somme de 560 livres, de laquelle en reste encores 300 livres à payer, et l’auroit encores quittée de la somme de 82 livres 10 sols 11 deniers qu’il luy debvoit du relicqua de compte de la gestion de leurs biens communs, et promis icelle acquitter de toutes debtes de leurs prédécesseurs fors de la somme de 100 sols pour sa part du douaire de Symonne Perigault veuve de défunt Me René Boucault vivant chastelain de Cour de Pierre leur ayeul maternel maternel

    de même que Marie Gebu n’est pas leur mère, Simone Perigault n’est pas leur grand mère mais la seconde femme de René Boucault leur grand père. Payer des douaires aux épouses survivantes n’a rien a voir avec la filiation.

    et que ledit Me René Joubert debvoir prendre la ferme de partie dudit lieu de la Vacherie qui se montoit 22 livres pour le terme lors prochain à eschoir deu par Jacques Gauvain comme le tout est amplement porté par ledit contrat de mariage ; depuis lequel ledit Babineau ne voulant accomplir ledit mariage ledit Joubert aurait été contraint de s’obliger de payer lesdits 100 sols du douaire que sadite sœur debvoit à la prière de ladite Marguerite sa sœur qui auroit promis l’en récompenser, et luy en servir la moitié desdites 2,5 boisselées ou 3 boisselées entières f°3/ si tant y en a, desquelles Me René Joubert auroit joui recognaissant en tant que besoin seroit quitter et céder audit Me René Joubert, à ce présent et acceptant, ce qu’elle pouvoit prétendre en 2,5 boisselées ou 3 boisselées de terre si tant y en a situées aux Grands Courtils et ès environ en 2 endroits comme dit est ainsi qu’ils se poursuivent et comportent et que ledit Joubert et ses prédecesseurs en ont cy devant joui pour en faire et disposer aux charges des cens rentes et debvoirs qui en sont deubz, et demeure quitte pareillement de ce qu’elle en a joui par le passé, de ce que ledit Joubert a payé pour sadite sœur … et intérests d’une année escheue le 22 septembre dernier passé de la somme de 300 livres qu’il luy debvoit de reste de ladite somme de 560 livres qu’il luy a donnée par ledit contrat de mariage, duquel reste elle le quitte, ensemble du passé par ce qu’elle en a esté paiée … ; ce qui a esté f°4/ accepté, dont ils sont demeurés d’accord ; à quoi tenir etc obligent etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc fait à Angers en notre tabler en présence de Me François Prevost advocat, Michel Guillot et Jehan Gyroust tesmoins, ladite Joubert a dit ne savoir signer »

    Comme vous pouvez le constater, j’ai ouvert la sous-catégorie vanité qui contriendra toutes les erreurs des pseudo-généalogies du passé. Vous la trouvez dans les CATEGORIES – RECHERCHES – GENEAFOLIE.