Claude Delahaye sénéchal du Lion d’Angers était fils de Claude et Madeleine Lefaucheux : Le Lion d’Angers 1681

J’ai retrouvé un très très long acte qui atteste d’une succession difficile car manifestement les affaires avaient été mal gérées du vivant de Claude Delahaye père, et vous allez voir que les enfants sont dressés les uns contre les autres, avec des avocats chacun. Et voici le début seulement de ce long désastre, et vous y voyez les nombre élevé de dettes et différends.

 

Mais au fil toutes ces sommes, on constate un train de vie socialement assez élevé puisque vous allez même voir un diamant.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E9 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 4 septembre 1681 vu par nous Jean Verdier seigneur de la Perrière conseiller du roi en la sénéchaussée et siège présidial d’Angers, docteur régent du droit français en l’université dudit Angers, compromis fait devant Godillon notaire royal au Lyon d’Angers le 11 janvier 1681 entre Me Laurent Buscher notaire royal à Angers tant en son nom que comme mari de Marguerite Delahaye, Mathurin Mestaier marchand et Magdeleine Delahaye sa femme, Charlotte Delahaye, noble homme Joseph Esturmy sieur de Vilcourt et Marie Delahaye sa femme, et François Delahaye tant en son nom que se faisant fort de Me Claude Delahaye sieur de la Tremblaye leur frère, tous lesdits Delahaye enfants de défunts Claude Delahaye et de Magdelaine Lefaucheux, lesdits Buscher et Mestaier et leurs femmes prenant qualité et ayant renoncé à la succession dudit defunt Claude Delahaye et accepté sous bénéfice d’inventaire celle de ladite Lefaucheux, et lesdits Charlotte, Marie et François Delahaye acceptant icelles successions sous bénéfice d’inventaire, par lequel lesdites parties auraient convenu de nous pour juge arbitre des procès et différents, icelui compromis accepté par nous le 10 février 1681, acte de rattification dudit compromis consenti par ledit Claude Delahaye sieur de la Tremblaye et ladite Marguerite Delahaye devant Caternault notaire royal audit Angers le 27 mars 1681, prolongation dudit compromis en date des 31 mars, 30 avril, 4 juin, 18 juin et 5 juillet 1681, le contrat de mariage dudit Claude Delahaye sieur de la Tremblaye avec Anne Boumyer passé devant Charlet notaire royal audit Angers le 3 mai 1659, autres passe par ledit Charlet entre ledit Claude Delahaye et Me Baltazar Mulard les 19 et 27 avril 1662, acte de cession fait par Me Edouard Boutet à Claude David devant les notaires du chatelet de Paris le 25 mai 1667, quittance passée par les mesmes notaires et reconnaissance dudit David (f°2) au profit dudit sieur de la Tremblaye les mesmes jour et an, actes passés par Portin notaire de cette cour les 7 octobre et 1er décembre 1667 ensuite desquels sont procurations consenties par ledit sieur de la Tremblaye par ledit Claude Delahaye père et ladite Lefaucheux les 24 septembre et 6 octobre de la mesme année, acte passé par Martineau notaire de cette cour le 3 novembre 1669, autre acte passé par Martin Gaudicher aussi notaire de cette cour le 18 mai 1677, contrat de constitution consenti au profit de damoiselle de Boussac devant ledit Martineau le 3 mars 1664, autre contrat de constitution consenti au profit de damoiselle Louise Piolin le 11 mars 1666, quittance signée Portin montant 150 livres en date du 8 mai dernier, autre quittance signée Babin montant 55 livres du 29 octobre 1660 et autre pièce contenus dans son inventaire de production en forme de requeste ledit inventaire par lequelle ledit sieur de la Tremblaye prend qualité d’ayant renoncé aux successions dudit Claude Delahaye et de ladite Lefaucheux ses père et mère, au pied duquel sont les communications qui en ont esté faites aux parties et à leurs adjoints ; inventaire de produciton desdites Charlotte et François Delahaye aussi communiqué aux adjoints des parties, testament de ladite deffunte Lefauchaux passé par ledit Godillon notaire le 6 août 1680, procès verbal de vente de meubles par Salmond huissier du 13 juin 1680, et par Hallopé du 29 août audit an, autres actes passés par ledit Godillon les 21 et 25 juin audit an, et autres pièces rapportées au susdit inventaire – Demandes et productions de ladite Marie Delahaye contre lesdits Mestaier et femme, communiquées à leurs advocat, autres demandes de ladite Marie Delahaye contre Charlotte et François Delahaye aussi communiquées à leurs advocats – Inventaire de production desdits Mestaier et Magdeleine Delahaye sa femme communiqué aux advocats des parties, sentence des juges consuls de cette ville en date du (f°3) 13 juin 1673, autre sentence desdits conseuls du 18 juillet 1679, contre-lettre d’indemnité au profit dudit Mestaier passée devant Cireul notaire de cette vour le 26 juin 1670, acte passé par ledit Gaudichet le 15 mars 1678, contrat de mariage desdits Mestaier et Delahaye sa femme devant ledit Charlet notaire le 6 août 1668, acte expédié en la sénéchaussée dudit Angers par lequel ledit Mestaier déclare tant pour luy que pour ladite Delahaye qu’il renonce à la succession dudit deffunt Delahaye en date du 29 juillet 1675, bail à ferme de l’hostellerye de l’Ours, maison de la Croix Blanche et prés en dépendant fait audit Mestaier pour la somme de 240 livres devant Horeau notaire du Lion d’Angers le 7 octobre dernier, et autres pièces mentionnées en ladite production – Demandes d’inventaire et production desdits Buscher et Marguerite Delahaye sa femme aussi communiquées aux advocats des parties, leur contrat de mariage passé par Delahaye et Bommyer notaires de cette vour le 29 juillet 1659, acte expédié au greffe du présidial de cette ville le 15 septembre 1674 par lequel ledit Buscher a renoncé à la succession dudit deffunt Claude Delahaye, autre acte passé devant Caternault notaire par lequel ledit Buscher et Marguerite Delahaye sa femme ont, sans préjudice de leurs droits, renoncé à la succession de ladite Lefaucheux, contre lettres d’indemnité consentyes au profit desdits Buscher et femme par lesdits deffunts Delahaye et Lefaucheux devant ledit Portin le 25 juin 1670, ledit Cireul le 26 juin audit an, ledit Martineau le 3 novembre 1669, autre acte passé par ledit Portin le 24 juin 1670, jugement au profit de Marguerite Pouriatz veuve de Louis Guetron contre lesdits Claude Delahaye père et ledit Buscher portant condemnation de 2 000 livres de principal du 11 janvier 1663, acte passé en conséquence devant ledit Charlet le 15 septembre 1669, extraits d’autres jugements rendus au sujet de ladite debte contre lesdits Charlotte et (f°4) Marie Delahaye héritières bénéficiaires dudit Claude Delahaye leur père au profit dudit Buscher au siège de la prévosté de cette ville de 29 mars 1675, acquits des payements faits par ledit Buscher sur le contenu audit jugement du 11 janvier 1663, escript privé ddit deffunt Delahaye du 20 décembre 1663 au sujet des rentes dues audit sieur de la Ferronnière Lefebvre sur la mestairie de la Tanerye, quittances dudit sieur de la Ferronnière des 12 mars 1668 et 9 décembre 1671, compte fait entre ledit defunt Delahaye et ledit Buscher le 18 mai 1665, lettres missives et quittances du sieur Chauveau de Paris, sentence exécutoire rendue au profit des sieurs Amy et Guiloteau contre ledit Buschet les 18 janvier 1669, 21 juillet et 7 septembre 1674, autre sentence au profit dudit Buscher contre lesdits Mestaier et sa femme et Claude Delahaye sieur de la Tremblaye comme héritiers bénéficiaires dudit deffunt Delahaye rendue au siège présdidial de cette ville par laquelle ils sont condamnés acquiter ledit Buscher vers lesdits Amy et Guilloteau, quittances de payements à eux faites par ledit Buscher les 21 juillet 1673, 7 février et 31 juillet 1675, quittance du sieur Robert en date du 17 mars 1666 et de Charpentier huissier du 22 desdits mois et an, autres quittances de la damoiselle Gontard, de Bellanger huissier, des Ursulines d’Angers, du sieur Andrault, de Pierre Marion, de n.h. François Pelletier, de Me René Lezinne et dudit Robert en date des 8 avril, 11 août, 2 septembre, 14 novembre 1666, 9 et 13 juin 27 août et 15 septembre 1667, autre quittance de la veuve Ribouée du 12 mars 1666, autes quittances du compte des saisies réelles, et de Granger huissier des 20 juin 1666, 15 octobre 1668 et 18 décembre 1669 concernant les biens acquis de René Delahaye, acte passé par ledit Cireul notaire les 23 novembre 1668, et 23 mars 1669, quittances de damoiselle Françoise Amirault passée par René Raffray notaire cette cour le 30 avril 1669, 12 mars 1671 et (f°5) autres quittances soubs son seign privé y attachées, autres quittances des sieurs Renou et Apvril des 2 juin 1671 et 2 janvier 1672, quittance de Philippes Bouldé du 23 mars 1680 passée par ledit Caternault, pièces et procédures contre Louys Horeau et quittances de luy en date des 20 octobre 1668, 11 janvier et 8 avril 1680, lettres missives de Desbonnes procureur au parlement portant quittances, grosse d’arrest rendu contre ledit Horeau audit Parlement en date du 23 janvier 1669 par lequel le contrat de divertion des créanciers desdites successions a esté homologué contre luy, contrat d’acquest des biens dudit René Delahaye passé devant ledit Charlet le 13 février 1666 au pied duquel est la déclaration faite par ledit defunt Claude Delahaye acquéreur au profit dudit Buscher de certains héritages situés au bourg de Montreuil moyennant la somme de 400 livres payée comptant suivant autre acte passé devant ledit Charlet le 29 juin 1669, acte en forme de rapports passé devant ledit Gaudichet le 18 mai 1667, contrats des biens de Claude Delahaye tanneur et Louise Verdon sa femme passé devant Thibaudeau notaire royal Angers le 25 août 1674, autre acte fait en conséquence devant ledit Thibaudeau le 14 février 1675, jugement rendu au siège présidial dudit Angers au profit dudit Buschet contre ladite Lefaucheux le 28 août 1676, quittance de rente d’une maison située sur les treilles payées à l’Hostel Dieu de cette ville du 10 décembre 1671, contrat de diversion des créanciers des … passé devant ledit Gaudichet le 29 mai 1677, sentences d’homologation rendues audit siège présidial les 21 décembre 1678 et 6 mai 1679, actes faits par ladite Lefaucheux devant ledit Thibaudeau les 16 (f°6) mars et 7 juillet 1674 par lesquels elle auroit déclaré qu’elle renonçoit à la communauté dudit deffunt Delahaye son mary sans préjudice de ses droits, acte passé devant ledit Raffray le 31 décembre 1665, quittances et mémoires de réparations faites par ledit Buscher sur les lieux à luy donnés en advancement en date des 4 octobre 1659, 4 mars 1661, 20 octobre 1666, 14 mai 1667, 29 novembre audit an 1667, quittances des héritiers Allard des 28 mars et 27 novembre 1671, autres quittances de rente féodalle deue sur les héritages, pièces et procédures contre les héritiers Bretonnière Lefaucheux, acquis signé Morin de 21 août 1669, copie de comptes faits entre ledit defunt Delahaye les sieur Bugy et marquise de Vezins, procès verbaux de liquidation des debtes de la paroisse du Lion d’Angers faits devant le sieur Lerehin commissaire subdélégué et monsieur l’intendant des 3 décember 1669 et 22 août 1671, et autres pièces concernant lesdites debtes, pièces et procédures concernant l’instance d’entre ledit deffunt Delahaye et lesdits paroissiens jugée à nostre rapport, autres pièces et procédures de l’instance d’entre ledit Delahaye les créanciers de René Delahaye, le sieur Malnault, le nommé Rollan, et autres promesses consenties audit Buscher par ledit sieur de la Tremblaye en date du 16 décembre 1665, et tout ce qui a esté mis escript et produit par devant nous après avoir ouy les parties à bouche par plusieurs et diverses foies, le tout veu examiné et considéré – (f°7) Par nostre sentence et jugement arbitrale faisant droit sur les demandes dudit Claude Delahaye, disons à l’égard de celle qui regarde la garantie de la mestairie de la Tremblaye à luy donnée en advancement de droits successifs par lesdits deffunts Claude Delahaye et Magdeleine Lefaucheux ses père et mère qu eles héritiers bénéficiaires desdits Delahaye et Lefaucheux se joindront avecq luy pour poursuivre à frais et despens communs desdites successions la résolution du contrat de vendition de ladite mestairie faite au sieur Robert au préjudice dudit don en advancement, et quant aux jouissances au moyen de l’abandonnement qu’il a fait d’icelles depuis le contrat de diversion de leurs créanciers et homoloquée en l’année 1678 et que des années précédentes il y avoit un bail judiciaire fait en conséquence de la saisie réelle apposée à la requeste des créanciers particuliers dudit Claude Delahaye l’avons de ladite demande débouté, sauf à luy à retirer du commissaire des saisies réelles les deniers qu’il peut avoir entre les mains desdites fermes judiciaires et sauf en outre faire rendre compte audit Jospeh Esturmy de l’année 1668 dont il a jouy et à l’égard de la somme de 2 315 livres 8 sols pareillement à luy donnée en advancement à prendre sur René Delahaye et Louise Lefaucheux et sa femme et dont il auroit fait cession au sieur Musard pour raison de quoi le sieur Tessé comme subrogé en ses droits auroit obtenu sentence par deffault au présidial de cette ville par laquelle iceluy Delahaye auroit esté condamné reprendre ladite cession et aux despends après que lesdits héritiers bénéficiaires ont soustenu que les biens desdits René Delahaye et Lefaucheux sa femme est autres leurs cautions soient discutés avait faire droit sur la demande de payement desdits 2 315 livres, que ledit Claude Delahaye discutera aux périls fortunes et frais desdits héritiers bénéficiaires les biens desdits René Delahaye et Louise Lefauchaux et de leurs cautions desnommées dans l’acte passé par Charlet notaire (blanc) à la diligence dudit Claude Delahaye pour estre après ladite discussion faite faire droit sur sa demande despends dommages et intérests en ce regard réservés, faut à luy se pourvoir contre ladite sentence par default et faire ordonner que lesdits Musard et Tessé feront pareillement ladit discussion ; (f°8) Quant à la somme de 784 livres 12 sols restant à luy payer de celles à luy promises par son contrat de mariage l’avons compensée avecq le prix d’un diamant et d’un cheval à luy donnés par ledit Delahaye son père et des bestiaux et sepmances à luy fournis sur ladite mestairie de la Tramblaye, au moyen de quoi demeurera deschargé de raport vers sesdits frère et soeurs – Et à l’égard de la demande des sommes de 81 livres, les 50 livres et 46 livres par autre concernant la debte du sieur Boitet ensemble d’estre acquité des sommes de 1 800 livres de principal deues au sieur des Monceaux Apvril, 1 100 livres à la damoiselle Gillet et 600 livres à François Serrurier par contrats de constitution créés par ledit Claude Delahaye et Anne Boumyer sa femme, lesdits Claude Delahaye et Magdelaine Lefaucheux, lesdits Buscher, Mestaier et Marguerite et Magdeleine Delahaye leurs femmes pour acquiter la somme de 3 000 livres empruntée du sieur Subleau par ledit Claude Delahaye qui dit les avoir payés audit Boitet en l’acquit dudit Delahaye son père, ordonnons que ledit Claude Delahaye sera remboursé sur les biens de l’hérédité du père desdites sommes de 81 livres, 150 livres, et 46 livres, et qu’il sera acquité du privilège d’iceux sur les biens de l’hérédité desdits Claude Delahaye et Lefaucheux, pareillement ledit Claude Delahaye acquité tant en principal qu’intérests sur lesdites successions des contrats de constitution de 2 000 livres deues au sieur Cherbonnier, 1 800 livres au sieur Martineau et 1 600 livres à la damoiselle Bellière. Et faisant pareillement droit sur les demandes desdits Mestaier et Delahaye sa femme disant qu’il sera payé sur lesdites successions bénéficiaires de Claude Delahaye et Magdelaine Lefaucheux de la somme de 133 livres par ledit Mestaier payée au sieur Leslinau pour arrérages d’un contrat de constitution de 800 livres de principal et pour frais en raportant l’acquit par ledit Mestaier du payement par luy fait, et en ouvre de la somme de 29 livres 8 sols pour le prix de ses meubles exécutés et vendus à la requeste du sieur Cherbonnier créancier desdits Delahaye et Lefaucheux, et encore de la somme de 90 livres aussi par luy payée au sieur des Monceaux our une année des arrérages de rente à luy (f°9)

à suivre car ce n’est qu’un tiers de l’acte

Les Delahaye, Lefaucheux et Germon paieront à François Delahaye, notaire à Angers, ce qu’il a payé : 1640

Les 2 frères Delahaye avaient épousé les 2 soeurs Lefaucheux, et ici on fait tous encore les comptes après la succession. Mais rassurez-vous, tout se passe bien et tout le monde est d’accord, il ne s’agit que de faire les comptes et payer.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

« Le 26 janvier 1640 après midy, par devant nous Nicolas Leconte notaire royal à Angers furent présents establis et soubzmis honnorables personnes René et Claude les Delahaye marchands demeurant au Lion d’Angers, tant en leurs propres et privés noms que comme mari et soy faisant forts ledit René de Louise et ledit Claude de Magdelaine les Faulcheulx leurs femmes auxquelles ils promettent faire ratiffier et avoir agréable ces présentes toutefois et quantes, René et Jacques les Faucheulx aussi marchands demeurant scavoir ledit René au bourg de Chenillé et ledit Jacques au bourg de La Membrolle, et Me Pierre Germon sieur des Loirées demeurant en ceste ville paroisse de Saint Maurille, curateur aux causes, personnes et biens de Guionne Lefaucheulx, tous lesdits les Faucheulx enfants et héritiers chacun pour une cinquiesme partie de deffunts Jean Lefaucheulx et Magdelaine Feillet, lesquelles parties cy dessus, esdits noms et en chacun d’iceulx l’un pour l’autre seul et pour le tout sans division de personnes … (f°2) … que Me François Delahaye notaire royal Angers leur a fait voir qu’il a payé et remboursé aux sieurs du chapitre de saint Pierre la somme de 160 livres tz de principal pour extinction de rente hypothécaire créée à leur profit par ledit deffunt Lefaucheulx, Me Pierre Augeard et coobligés par contrat de constitution passé par devant deffunt Moloré vivant notaire de ceste cour le 27 mai 1606 et remboursé auxdits sieurs du chapitre les arrérages de ladite rente qui ont courru depuis le 27 mai dernier jusques au 3 du présent mois de décembre, pour du remboursement dudit principal et arrérages ainsi qu’il apert par quittance passée par devant nous Leconte notaire et outre qu’il est deu audit François Delahaye sur les successions desdits deffunts Lefaucheulx et Feillet par René Delahaye en privé nom 37 livres 10 sols de rente hypothécaire escheue auxdits héritiers par cession faite audit Delahaye par devant Leconte le 20 février dernier par Victor Callot et sa femme comme ayant les droits dudit Germon et sa femme, promettant lesdits René et Claude Delahaye, René et Jacques Lefaucheulx et Germon, (f°3) chacuns esdits noms solidairement payer servir et continuer chacuns ans audit Delahaye audit terme de 27 mai lesdites sommes de 37 livres 10 sols par une part, et 10 livres par autre de rente hypothéquaire suivant la stipulation qui en a esté faite par les contrats de constitution desdites rentes, jusques aux amortissements d’icelles, et à ce faire consentent lesdits les Faucheulx et Germon esdits noms y estgre directement contraints par toutes voyes raisonnables le tout en vertu des présentes sans qu’il soit besoing audit Delahaye obtenir jugement mesmes faire discussion de chacuns de leurs biens ne des autres coobligés auxdits contrats de cession, le teout sans par ledit François Delahaye à ce présent et acceptant desroger ne préjudicier aux hypothèques à luy acquis tant contre lesdits establis que autres coobligés auxdits contras de cession et autres faits en conséquence d’iceulx, contre tous lesquels leurs héritiers et bien tenant, il proteste se pourvois par les voyes de droit faulte de payement lesdites rentes chacuns ans auxdits termes que dessus (f°4) ce qui a esté stipulé par lesdites parties lesquelles de ce que dessus sont demeurées d’accord et s’obligent respectivement leurs biens etc renonçant etc et par especial au bénéfice de division discussion et ordre de priorité et postériorité dont etc fait et passé en nostre estude présents Jehan Huault et Hierosme Roullin clercs demeurant audit Angers »

Vente aux enchères des immeubles de défunts Michel Delahaie et Marie Fleury : Le Lion d’Angers 1842

Je suis toujours dans la même succession, car même si elle ne me concerne que très collatéralement, je n’ai rien pour les miens, et comme cela est tout à fait comparable, cela donne une bonne idée des modes de vie.

La vente aux enchères a été ordonné par justice car l’un des héritiers a des dettes impayées. Curieusement, il est dit « gendarme », ce qui me surprend beaucoup !!!! Car à moins d’avoir joué aux courses alors très à la mode, ou mis de l’argent dans les mines de la Pouëze qui se sont effondrées ruinant ceux qui y avaient cru.

J’ai pour la première fois dans l’acte qui suit, une description précise de la vente aux enchères, et j’ai découvert avec une immense surprise, que l’histoire de la bougie ne concernait pas une bougie, comme je le croyais naïvement, mais successivement 4 bougies. Comme il y a 5 lots à vendre ainsi, cela fait 20 bougies à allumer et à attendre. Cela n’est pas possible que ces bougies aient été comme nos bougies ordinaires actuelles, qui durent tout de même longtemps. Avez-vous une idée du temps que mettaient ces bougies ?

Voir ma page sur le Lion-d’Angers

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E12 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

« Devant Me Roussier notaire au Lion d’Angers commis à l’effet des présentes par le jugement ci-après énoncé, sont comparus : 1°M. Nicolas Druault, aubergiste, et dame Marie Delahaie son épouse, demeurant au Lion d’Angers rue du Cimetière, le sieur Druault agissant tant pour autoriser son épouse que comme subrogé tuteur de la mineure Gannes ci-après nommée – 2° M. François Delahaie, gendarme, demeurant aussi au Lion d’Angers – 3° et M. René Gannes, limonadier, demeurant à Laval, rue Napoléon. Ce dernier agissant en qualité de tuteur légal de Jenny Gannes sa fille mineure, issue d elui et de dame Jenny Delahaye feue son épouse – 4° M. Pierre Omer Aperée avoué près le tribunal de première instance de Segré, y demeurant, agissant tant en sa qualité d’avoué poursuivant que comme représentant le sieur Alexandre Guillaux boucher et propriétaire, demeurant à Chambellay, ci-dernier excerçant les droit du sieur Delahaye ci après son débiteur. Lesquels ont dit que sur les poursuites faites à la requste dudit sieur Guilleux, comme créancier du sieur François Napoléon Delahaie, le tribunal de première instance de Segré, par son jugement du 14 janvier 1840, ordonne la liquidation de la communauté de biens d’entre Michel Delahaye et Marie Fleury son épouse, père, mère et aieule de la demme Druault et du sieur François Napoléon Delahaie, et de la mineure Gannes, afin de connaître les droits dudit (f°2) Delahaie dans la succession de son père et nomma 3 experts à l’effet d’estimer les biens immeubles dépendant de ladite communauté. Que les experts procédant à ladite opération et reconnaissant que les biens étaient impartageables, ainsi qu’il est compté par le procès verbal énoncé au cahier des charges ci-après référé. Que sur ces entrefaites, la veuve Delahaie étant décédée, un nouveau jugement du tribunal de Segré, intervenu entre les mêmes parties le 28 décembre 1841, a ordonné, sans liquidation préamable de la communauté, la vente par licitation des immeubles en dépendant par le ministère de Me Roussier notaire commis à cet effet. Que le cahier des charges sur lequel vont être ouvertes les enchêres pour la vente des biens dont il s’agit, a été dressée par ledit Roussier le 15 mars dernier… Qu’il a été apposé, à chacun des endroits désignés par la loi des placards indiquant qu’il serait procédé aujourd’hui heure de midi, en l’étude et par le ministère de Me Roussier, notaire commis, à l’adjudication de ces immeubles, ce qui est constaté par les procès verbaux de Lebrebvre et Deslandes, huissiers à Segré et au Lion d’Angers, en date des 26 mars et 4 avril dernier … Que les mêmes placards ont été insérés dans le journal de Maine et Loire le 2 avril dernier, ainsi que le constate la feuille du même jour portant la signature de (f°3) l’imprimeur, légalisée par le maire, et enregistré à Segré le 19 de ce mois. Pour constater l’accomplissement de ces formalités les PV d’apposition de placards et la feuille dudit journal sont demeurés ci-jointe. Enfin que les jugements sus-énoncés ont été signifiés à la requête du sieur Guilleux, aux époux Druault, audit sieur Delahaie et audit sieur Gannes, par acte du ministère de Deslandes huissier au Lion d’Angers le 22 avril dernier … avec sommation de se trouver au jour d’hier à misi en l’étude de Me Roussier pour être présents à la vente par licitation des immeubles dont il s’agit. Cet exposé terminé les comparants ont requis Me Roussier de donner défaut contre le sieur François Napoléon Delahaie qui ne comparait pas, de procéder ensuite à l’adjudication desdits biens. Le sieur Druault a déclaré ne savoir signer de ce requis. – Déférant à la réquisition ci-dessus Me Roussier a donne défaut contre le sieur François Napoléon Delahaie qui ne comparait pas ni personne pour lui, quoique sommé régulièrement. Ensuite a sonné lecture du cachier des charges et des autres pièces ci-dessus énoncées (f°4) et a procédé à l’adjudicaiton des biens immeubles dépendant des successions des époux Delahaie, situés commune du Lion d’Angers, à l’estimation des feux et de la manière suivante, après avois préalablement annoncé aux enchérisseurs que les frais dont est mentionné à l’article 6 du cahier des charges sont liquidé à la somme de 645,42 F, non compris les honoraires de l’avoué poursuivant pour droit d’assistance à l’adjudication, lesquels seront aussi acquités par les adjudicataires en sus du prix. – Adjudication : Les biens faisant l’objet de la présente licitation ont été divisés [alors que ci-dessus ils ont été dits indivisibles] en 5 lots comme suit : 1er lot : une maison située au Lion d’Angers Grande Rue et rue du Port, et la partie de jardin en dépendant … mis à prix 2 500 F. Les enchères ouvertes et la bougie allumée, plusieurs enchères successives dont la dernière par le sieur François Fleury demeurant au Lion d’Angers pour 2 900 F ; une seconde bougie allumée … la dernière enchère par dame Marie Delahaie assistée du sieur Nicolas Druault pour 3 020 F ; et 2 nouvelles bougies se sont éteintes sans qu’aucune offre nouvelle ait eu lieu. En conséquence Me Roussier a prononcé (f°5) l’adjudication à titre de licitationde la maison et jardin dont il s’agit, au profit de la dame Druault colicitante moyennant 3 020 F outre les charges imposées par l’adjudication auxquelles se soumettent les époux Druault qui s’obligent à l’exécution pleine et entière du cahier des charges qu’ils déclarent bien connaître. Ledit Druault a déclaré ne savoir signer. – 2ème lot : Une maison sise au Lion d’Angers rue Chamaillard, désignée à l’article 2 du cahier des charges. Une bougie allumée … dernière enchère à 500 F par le sieur Doreau boucher au Lion d’Angers ; une seconde bougie allumée … plusieurs enchères dont la dernière de 560 F par René Rivron marchand au Lion d’Angers Grande Rue ; et 2 nouvelles bougies se sont éteintes sans nouvelle offre, en conséquence Me Roussier a prononcé l’adjudication de la maison dont il s’agit au profit de M. Rivron sus nommé moyennant (f°6) 560 F … – 3ème lot : Une chambre basse sans cheminée servant de cave, grenier carrelé au dessus, située rue du Carneau, sur laquelle elle ouvre, et une portion de cour derrière ayant une longueur égale à celle de ladite chambre, cet appartement se trouvé situé au milieu de la maison désignée à l’article premier du cahier des charges, et joint au levant et couchant les lots ci-après, vers midi la rue du Cormier. La cour faisant partie de ce lot sera close à frais communs par l’adjudicataire du présent lot et ceux du 4ème et du 5ème lot. Les enchères ouvertes … (f°7) …Me Roussier a prononcé … au profit de Perrine Bouvet journalière demeurant au Lion d’Angers pour 800 F … qui ne sait signer – 4ème lot : La partie vers couchant de la maison située au Lion d’Angers rue du Carneau et désignée à l’article premier du cahier des charges, cette partie de maison est composée d’une chambre basse à cheminée occupée par la veuve Cherbonneau, chambre à côté sans cheminée, grenier carrelée sur le tout, une cour derrière d’une longueur égale à la maison comprise en ce lot, une autre cour au bout vers couchant dans laquelle se trouve un hangard couvert d’ardoises, ce lot joint vers levant maison et cour du 3ème lot vers nord jardin de M. Marais, vers midi la rue du Corneau. Le nombre de clôture nécessaire pour séparer (f°8) la cour du présent lot de celle du 3ème lot sera fait à frais communs par les adjudicataires de ces deux lots et la pierre du mur de séparation qui existe en ce moment mais qui sera démoli sera employée à cet usage.. ; Les enchères ouvertes … dernière enchère à M. Pierre Prezelin cafetier et dame Marie Beillaud son épouse, demeurant au Lion d’Angers, pour 1 015 F … le sieur Prezelin a déclaré ne savoir signer … (f°9) – 5ème lot : la partie vers levant de la maison située rue du Corneau et désignée à l’article premier du cahier des charges, composée d’une chambre basse à cheminée, occupée par les époux Rousseau, grenier carrelé au dessus, un hangard derrière construit en appentis, et une portion de cour à prendre dans l’alignement du mur qui sépare la maison de ce lot de celle du 4ème lot ; pour séparer la cour, dans la ligne sus-indiquée, il sera fait un mur à frais communs … ; les enchères ouvertes … dernière enchère à René Peltier (s), homme de confiance, demeurant à Lille commune du Lion d’Angers, pour 1 015 F … (f°10) de tout ce que dessus il a été délivra le présent procès verbal. Clos et arrêté au Lion d’Angers en l’étude, le 24 avril 1842 en présence de M.M. Joseph Fautras instituteur et Joseph François Lami, bottier, demeurant au Lion d’Angers témoins instrumentaires. Montant des adjudications 7 095,10 F »

Jenny Delahaye était en fait Jeanne-Marie Delahaye 1811-1833

Le mariage de Louis Ganne est formel. Son épouse ne se prénommait pas Jenny. Or, j’ai 3 actes notariés en 1842, après le décès de Marie Fleury sa belle-mère, qui la prénomment clairement Jenny. Je pensais que le frère de Jeanne Marie Delahaye, François Delahaye, ainsi que son beau frère Druault, aurait pu donner au notaire un vrai prénom de leur soeur, même si Louis Ganne en donnait un inexact.

« Le Lion-d’Angers le 8 janvier 1833 mariage de René Louis Ganne garçon majeur de 25 ans, nourelier demeurant au Lion Grande Rue, né à Craon (Mayenne) 22 décembre 1807 fils naturel de defunte Marie Ganne décédée à Craon le 27 septembre 1825, et Jeanne Marie Delahaye fille majeure de 21 ans 5 mois, demeurant au Lion rue du Corneau où elle est née le 22 août 1811, fille légitime de defunt Michel Delahaye, boucher, décédé au Lion le 2 décembre 1820, et de Marie Fleury, propriétaire, demeurant rue du Corneau au Lion, en présence de Nicolas Drouault, 23 ans, postillon son beau-frère, et Louis Leroy teinturier 42 ans »

Et le baptême dit de même Jeanne-Marie Delahaye.

Si l’usage d’un prénom autre que celui de naissance est répandu, je m’étonne de le rencontrer dans un document officiel, et surtout un prénom n’ayant aucune connatation Française, dont je me demande bien comment on avait pu le trouver au Lion d’Angers.

Claude Delahaye et Marie Davy font démission de leurs biens à 2 de leurs fils : Angers 1624

Autrefois, comme d’ailleurs il n’y a pas si longtemps, les parents n’avaient pas le droit de déshériter leurs enfants, mais des exceptions étaient prévues, et j’en ai déjà rencontré quoique très rarement je dois dire.
L’exception n’allait pas de soi, et passait devant les juges, il fallait donc être un enfant particulièrement répréhensible pour mériter un tel sort. Ceci dit ce qui était autrefois répréhensible n’est pas la même chose que maintenant ! Je rappelle donc ici pour mémoire l’exhérédation Allaneau, pour cause d’inceste du fils avec sa soeur.

Donc, ce jour je vous mets des parents âgés, qui n’en peuvent plus de la gestion de leurs biens et en font démission mais au début de l’acte une phrase terrible parle de leur fils Michel qui par la suit est exclu. Je vous laisse lire.

Il s’agit d’une famille de marchand aisé, possédant 3 métairies, mais endettés car cautions de leur fils Michel qui a dû sans doute leur causer des soucis. Mais rassurez vous on lit à la fin de l’acte qu’avant d’accepter la démission des biens et des dettes les 2 fils ont fait l’inventaire et s’ils acceptent c’est que les dettes sont inférieures à la valeur des biens, on devine même à travers les accords qu’elles ne montent qu’à 3 000 livres qui est le prix d’une des 3 métairies.

Elles seront acquitées par Louis, qui a épousé une Du Puy du Fou, qui possède 3 000 livres de deniers dotaux, et c’est donc avec les deniers dotaux de son épouse qu’il va régler les dettes mais en contre-partie la métairie de la valeur de 3 000 livres appartient donc à son épouse. Ainsi elle passe du père Delahaye à sa belle fille du Puy du Fou et non à son fils à cause des dettes.

Quoiqu’il en soit, je voulais étudier ce Claude Delahaye, car je descends moi-même de Claude Delahaye qui vit à Avrillé. Donc, j’en conclue qu’à ce jour il n’y a aucun lien possible, sinon dans une lointaine souche antérieure probable, entre mon Claude Delahaye et celui qui a des biens à Saint Laurent du Mottay, car ils sont éloignés géographiquement à cette date de 1624.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 20 août 1624 avant midy (devant Guillaume Guillot notaire du roy à Angers) comme ainsi soit que honneste personne Claude Delahaie lesné marchand et Marie Davy sa femme demeurant en la ville d’Angers paroisse de la Trinité ne pouvant à cause de leur vieillesse et indisposition plus vacquer au … de leurs biens et affaires, estant mesme chargés de plusieurs debtes passives tant de leur chef que comme cautions de Michel Delahaie leur fils aisné dont ils sont journellement poursuivis et qui leur cause de grands frais, ayant désir et volonté faire desmission et transport de tous leurs biens droits et actions mobilières et immobilières au profit de Louis et Claude Delahaie le jeune leurs enfants pour par eulx jouir et disposer dès à présent desdits biens en propriété et à perpétuité ainsi que bon leur semblera, eussent exposé leur intention à leurs enfants et iceux requis accepter ladite demission, ce que lesdits Louis et Claude, pour mettre leursdits père et mère à repos et les descharger des peines et tracats qu’ils ont en leurs affaires et pour leur éviter la ruine desdits biens, auroient bien voulu (f°2) combien que la démission soit en apparence plus onéreuse que lucrative, pour ce est-il que par devant nous Guillaume Guillot notaire royal à Angers furent présents en personne soubzmis et obligés lesdits Claude Delahaie lesné et Marie Davy sa femme de luy authorisée par devant nous quant à ce d’une part, et lesdits Louis et Claude Delahaie le jeune demeurant audit Angers d’autre part, lesquels ont sur ce que dessus et choses cy après accordé et convenu ce que s’ensuit, c’est à savoir que lesdits Delahaie et Davy père et mère se sont volontairement et de leur bon gré desmis devestus et désaisis et par ces présentes se démettent dévestent et désaisissent pour tousjoursmais à l’advenir du fonds propriété seigneurie et jouissance des choses cy après savoir : du lieu domaine et mestairie de la Grissonnière située en la paroisse de St Laurent du Mottay composé de maisons jardins ayreaulx rues et issues terres labourables, un petit étang, ung clos de vigne appelé la Brouardière contenant 10 quartiers ou environ, de prés, bois taillies de haulte futaie, et autres dépendances – Item le lieu et mestairie de Sauzay (touchant la Grissonnière, et les deux sont situées au N.O. du bourg proche) en ladite paroisse de St Laurant aussy composé de maisons (f°3) et édifices ayreaux jardins rues et issues terres labourables, bois et autres appartenantes – Item les lieux domaine et mestairie de la Besnardière située en la paroisse de Beaussé pareillement composé de maisons et bastiements jardins ayreaux rues et issues terres labourables et près et autres appartenances, ainsi que lesdites choses cy dessus se poursuivent et comportent sans rien en réserver – Item se desmettent comme dessus lesdits Delahaie et sa femme du nombre de 10 boisseaux de bled seigle mesure de St Laurent du Mottay de rente foncière deue chacuns ans et qu’ils ont droit de prendre sur le lieu domaine et métairie du Mottay en la paroisse de St Laurent du Mottay, et de toutes et chacunes les debtes actives de quelque nature espèce et qualité qu’elles soient qui sont, peuvent et se trouveront estre deues et appartenir auxdits Claude Delahaie lesné et ladite Davy sa femme pour quelque cause que ce soit … sans rien en réserver, le tout pour et au profit desdits Louis Delahaie et Claude Delahaie le jeune pour en jouir et disposer (f°4) à l’advenir desdites choses cy dessus démises en pure et pleine propriété et à perpétuité ainsi que bon leur semblera comme de leur propre … – A la charge desdits enfants de payer les cens rentes et debvoirs que peuvent debvoir lesdites choses, et outre de payer et satisfaire àleurs cousts et frais toutes debtes passives quelesdits Delahaye et Davy père et mère peuvent et se trouvent debvoir à présent à quelque personne pour quelque subjet et en quelque sorte et manière que ce soit tant en principal que arrérages de rente ou intérests et despens et frais et autres à quelque somme que lesdites debtes passives montent et reviennent et en acquiter et descharger leursdits père et mère en sorte qu’ils ne soient et ne puissent estre cy après aulcunement inquiétés ne recherchés ; et desquelles choses héritaux cy dessus délaissées les parties ont convenu et accordé qu’il en demeure par ces présentes audit Louis Delahaie tout ledit lieu domaine et mestairie de la Grissonnière avec ses appartenances et dépendances, comme il est cy dessus exprimé, sans que ledit Claude Delahaie le jeune y puisse rien prétendre (f°5) ny participer et ce pour paiement et remboursement audit Louis de la somme de 3 000 livres qu’il a payée ou paiera aussi pour le tout des debtes passives de sesdits père et mère … – Et ont lesdits Louis et Claude Delahaie enfants déclaré et protesté compter la présente démission et faire ce que dessus par bénéfice d’inventaire seulement et avoir connaissance de la valeur desdits biens délaissés sans que les créanciers de leursdits père et mère en puissent tirer à conséquence … – Et d’aultant que ledit Louis Delahaie a déclaré que (f°6) lesdites 3 000 livres qu’il a payées ou paiera en argent desdites debtes et pour lequel ledit lieu de la Grissonnière luy est cy dessus demeuré en particulier sont procédés des deniers dotaux de damoiselle Françoise Du Puy du Fou son espouze de son prore par leur contrat de mariage, il a accordé et consenti accorde et consent par ces présentes que ledit lieu de la Grissonnière et ses appartenances et dépendances soit et demeure et appartienne pour le tout à ladite du Puy du Fou sa femme à ses hoirs et qu’elle en jouisse et dispose en propriété pour lesdites 3 000 livres de deniers dotaux – Tout ce que dessus stipulé et accepté par lesdites parties et pour nous notaire pour ladite Du Puy du Fou absente, et à l’effet et accomplissement etc renonçant etc dont etc fait audit Angers maison du prieur de l’Hostel Dieu st Jehan dudit lieu présents Nicolas Bonvoisin et René Raimbault clercs demeurant audit Angers tesmoins »

Succession de René Delaporte et Marguerite Delahaye : Angers 1646

Malgré toutes mes recherches sur mes DELAHAYE, je n’avais pas à ce jour la preuve exacte de filiation de Marguerite Delahaye épouse Delaporte, ce qui avait aussi indirectement pour effet que Mathurine Delahaye épouse Doisseau était aussi dans le même cas. En fait, j’avais là encore 2 possibilités absoluement proches et cousines, mais tout de même il fallait être exact, et on manque souvent de preuves dans les registres paroissiaux, car les actes ne sont pas assez explicites, même en étudiant tous les baptêmes et tous les enfants et alliances des collatéraux.

Bref, je m’étais lancée la semaine dernière, malgré mon état de santé moins performant, dans l’étude d’une succession de 32 pages !!!
C’était donc au dessus de mes forces…
Mais j’ai fait ce que j’ai pu.
Et même si vous voyez ci-dessous que j’ai sauté rapidement par dessus certaines pages, c’est que j’ai trouvé le fil tant cherché depuis longtemps. Comme quoi d’ailleurs il ne faut jamais désespérer.
Donc il faut bien rattacher Mathurine Delahaye épouse de Jacques Doisseau de Françoise Ogeron.

Donc, le fil figure, tenez-vous bien, à la fin de cet immense acte.
Comme quoi il est important de tout retranscrire, et non utiliser la diagonale.

C’est fou n’est-ce pas ?
Et j’en reviens à nos essais de filiation de Jacques Doisseau car 2 naissances à une mois près sur la même paroisse d’Angers et ensuite une absence de preuves filiatives, ne permettent que de rester aux suppositions, même si elles paraissent certaines. Alors, je suppose qu’un jour, après moi, quelqu’un d’aussi tenace, trouvera une succession dans les notaires d’Angers, car pour ma part, je ne suis plus en forme pour m’y rendre… et je nefais donc que l’exploitation des vues que j’avais soigneusement prises autrefois pour mes très vieux jours…

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 26 mars 1646, Nous François Delahaye notaire royal Angers, ce requérant honnorables personnes René Delaporte, Pierre Delahaye curateur à la personne et biens de Françoise Martin fille et unique héritière de défunts Me François Martin notaire de cette cour et Françoise Delaporte fille dudit René Delaporte et de defuncte Marguerite Delahaye, et honnorable personne Pierre Doublard marchand bourgeois Angers nommé d’office par la provision de curatelle dudit Delahaye expédiée au siège de la prévosté de cette ville le 15 de ce mois pour aprécier avec les autres ci-nommés les héritages relaissés par la démission dudit Delaporte à ses enfants, sommes transportés de la ville d’Angers au village de Martineau à Juigné-sur-Loire distant de 2 lieues ou étant arrivés sur les 19 heures au lieu dont jouissait ledit Delaporte, trouvé en icelui Mathurin Cambrois closier dudit lieu, lui aurions enjoint d’en faire présentement montrée (f°2) des logements, jardins, terres, vignes et prés, ce qu’il a promis faire, et après avoir fait perquisition si Jean Durand pris d’office par ladite provision de curatelle estoit audit village sa demeure, icelui Cambrois et autres voisins nous auroient fait response ledit Durand estre absent, sommé les parties de convenir d’autre personne en son lieu et place, ce que n’ayant voulu faire, aurions mandé et fait venir Jean Proustier vigneron demeurant audit village de Martineau, beau-frère dudit Durand, lequel venu avons pris le serment en tel cas requis, lesquels nous ont dit estre âgés, savoir ledit Doublard de 40 ans et ledit Proustier de 60 ans ou environ – ce fait sommes avec eulx transportés sur ledit lieu et enjoint auxdits experts le voir, visiter et apprécier, et en faire présentement leur rapport, ce qu’ils nous ont promis faire, sur la monstrance qui leur en a esté faite par lesdits Delaporte et Cambrais, ledit lieu se compose, savoir d’une maison bastie en comble dans laquelle y a une chambre basse à cheminée ayant l’ouverture au soleil de midi, un grenier au dessus, le tout couvert (f°3) d’ardoise, au devant de laquelle maison y a une cour fermée de murs contenant 55 pieds de long, laquelle a son ouverture sur le chemin à venir de Soullaire audit Juigné, fermant d’une grande porte ferrée, les bassres en croix garnie de serrure et couillets, le long de laquelle cour est une grange bastie en comble dans un bout de laquelle est planté le pressoir à fûts et dans l’autre bout d’icelle est le logement du closier, lequel logement est composé d’une chambre basse à four et cheminée ayant son entrée par devant ladite cour, un grenier au dessus, lequel est renfoncé dans ledit pressoir, à côté de laquelle grande porte est une petite étable bâtie en appentis, le tout couvert d’ardoise, au derrière duquel logis et grange est un jardin fermé de murs contenant 1,5 boisselée de terre ou environ, lequel mur du hault est en partie mutuel entre ledit Delaporte & Pierre Durand voisin, comme a semblable celui de ladite cour du côté du jardin de Raphaël Mestairye à cause de sa femme, ladite appartenance joignant d’un côté ledit grand chemin d’autre côté les maisons et jardins de Pierre Durand et autres chacun par (f°4) son endroit, d’unbout les appartenances de Jean Auffrau et Jacques Lebreton chacun par son endroit, d’autre bout le jardin dudit Mestairye, au davant de laquelle maison est une petite cour dans laquelle est une petite estable à porcs et un appentif servant d’estable aux vaches avecq un grenier au dessus, laquelle cour est fermée de murs qui en dépendent pour le tout et à son entier dans ledit chemin, tous lesquels logements, cours, pressoir et jardin lesdits Doublard et Proustière ont estimé valoir la somme de 1 000 livres (f°5) … (f°13) – Item 2 boisselées de terre ou environ en la place appelée la Noue Aubert joignant d’un côté la terre de Gilles Bouvet, d’autre côté la terre de Jean Quenion, d’un bout le chemin du Plessis à Juigné, d’autre bout la terre de René Bouvet, prisées 60 livres. – Sont tous les héritages dépendant dudit lieu de Martineau fait voir auxdits experts lesquels ils ont cy dessus appréciés pièce par pièce suivant leurs situations, le prix desquels héritages se monte et revient à la somme de 3 625 livres, estimé ledit lieu valoir en l’estat qu’il est de revenu annual chargé desdites rentes la somme de 160 livres par chacun an ; ce fait ledit Delaporte a dit n’y avoir autre que ce que dessus. Sur ce requérant les parties, avons dressé le présent procès verbal pour s’en servir en temps et lieu ce que de raison et du consentement (f°14) desdites parties elles emportent assignation a se treouver demain 10 h de la matinée au bourg d’Escouflant, en laquelle paroisse y a partie des autres héritages … signé Delaporte, P. Delahaye, F. Delahaye, Doublard – Et le 27 mars 1646 (f°15) requérant lesdits Delaporte et Pierre Delahaye, nous notaire susdit sommes transporté d’Angers au bourg d’Escouflant distant d’une lieue, sur les 9 heures, aurions fait perquisition chez le nommé Coullombeau nommé expert pour aprécier les héritages sis en ladite paroisse d’Escouflant avec ledit Doublard, y estoit lors et après qu’il nous a esté fait rapport par ses voisins ledit Coullombeau n’estre de présent en ladite paroisse, du consentement des parties avons mandé et fait venir chascuns de Jean Maurillon marchand, et Pasquier Dupont laboureur, demeurant en ladite paroisse, lesquels venus sommé les parties de déclarer s’ils les ont à suspects, ont dit que non et qu’ils se rapportent à eux et audit Doublard de voir les héritages possédés par ledit Delaporte, en ladite paroisse et les apprécier en leurs consciences, et en faire leur rapport par devant nous, au moyen de quoi, serment pris desdits Maurillon et Dupont et réitéré dudit Doublard, ont dit estre âgée savoir ledit Maurillon de 60 ans ou envirion et ledit Dupont de (f°16) 52 ans ou environ, et ledit Doublard de 41 ans ou environ. – Ce fait, les parties les ont prié et requis voir lesdits héritages, lesquels à cette fin ont fait voir les héritages comme suit : 1 maison bastie en comble dans laquelle y a une chambre basse four et cheminée, un grenier au dessus dans lequel y a aussi cheminée, au bout d’icelle maison du côté de la cheminée y a une étable aussi bastie en comble, le tout couvert d’ardoise, aireau et issue au davant, et au derrière de ladite maison y a un petit jardin contenant 0,5 boisselée, joignant le jardin de Bellebranche, d’autre côté les appartenances de Nicolas Guepin, d’un bout à ladit maison ci-dessus et d’autre bout le chemin du bourg d’Escouflant au village du Chesne ; et à l’autre bout de ladite maison y a une petite chambre en appentis, couverte d’ardoise, le tout prisé 300 livres – Item 1 clotteau de terre clos à part devant ladite maison, le haut duquel cloteau l’on fait servir de jardin, lequel contient 4 boisselées, joignant d’un côté (f°17) le jardin de Bellebranche et les appartenances du lieu de la Rivière, d’autre costé la ruette du bas du bourg et un petit jardin des héritiers Jean Langlois, et d’autre bout la maison et terre de Nicolas Guepin, lequel lieu est à présent tenu par René Guépin closier, prisé 100 livres – Item 2 boisselées de terre aux champs du Petit Carrefour, ensepmancées en blé seigle, joignant d’un côté la terre de la veufve Dufresne, d’autre côté le terre des héritiers Thomas Helbert, d’un bout la terre de la cure d’Escouflant, d’autre bout le chemin d’Angers à Briollay, prisées 60 livres – Item 2,5 boisselées de terre aux champs de la Groye joignant d’un côté la terre de Nicolas Guépin, d’autre côté la terre de Pierre Pineau, d’un bout la chemin appellé le Pasty Gasnier, d’autre bout la terre de la cure d’Escouflant, une haye entre, prisées 85 L ; item 1 lopin de terre labourable dans la pièce du Grand Ongras contenant 11 boisselées joignant d’un côté /18 la terre de Guitton, d’autre côté la terre dudit Morillon, d’un bout la terre du Petit Bellemotte d’autre bout le chemin de Lonurie au Péré, ledit lopin partie ensemancé & partie en guere, prisé 450 L ; /25 d’un côté la vigne dudit Coustan d’un bout la vigne ci-dessus ; item 1 grande planche de vigne au clos des Piardièresj oignant d’un côté la vigne de nous Nre & y aboutée d’un bout & en partie, de l’autre côté des héritiers Pieu, d’autre bout le chemin de la Garde à Apvrillé, toutes les vignes au clos des Piardières estimées à 2 quartiers prisées 180 L ; item 1 petit clos de vigne clos à part contenant 3 quartiers devant la porte de la Petite Garde, joignant d’un côté le chemin du Moulin de la Garde à Apvrillé, d’autre côté la terre de la métairie de Lyeru dépendant de Fontaine-Daniel, abouté d’un bout 1 clos de vigne dépendant du temporel de la cure d’Apvrillé, d’autre bout une petite ruette des terres de /26 Item 1 petit cloteau de terre labourable au haut du jardin d’Apvrillé joignant d’un côté & abouté d’un bout la terre dudit lieu, d’autre côté la vigne dela cure, d’autre bout les jardins de la Croix Blanche & de la Fleur de Lis, prisé 100 L ; item 1 cloteau de terre labourable appellé le clotteau de Laire contenant 7 boisselées, joignant d’un côté le chemin ledit logis & jardin, d’autre côté la vigne & terre de Me Greslan, abouté d’un bout la ruette entre la cellerie & ledit cloteau, ds’autre bout la terre ci-cessus, prisé 120 L ; item 1 clotteau de terre labourable appellé le cloteau de la Saullaye contenant 7 boisselées joignant led chemin & pièces ci-dessus, prisé 140 L ; item 1 cloteau appellé le cloteau (f°27) du Puy dans le coin duquel vers le bourg est situé une fontaine en face du puits, contenant ca 10 boisselées de terre, joignant d’un côté ladit chemin d’autre côté la terre dépendant de la Chapelle de la Sellerie, d’un bout la terre ci-dessus, d’autre bout le cloteau de terre appartenant à Pierre Gernon le Jeune, ledit clotteau prisé 200 L : item 1 petit lopin de pré clos à part devant le cimetière d’Apvrillé, joignant d’un côté & aboutté d’un bout le pré de Pierre Gernon, d’autre côté la rue de la Ternière & d’autre bout les jardins de Pierre Gilles, ledit lopin prisé 100 L – Qui sont tous les héritage dépendant dudit leu de la petite Garde, montrés par ledit Delaporte, le prix desquels monte 1 620 livres, et de revenu annuel 70 livres, déclarant ledit Delaporte que René Ballain a droit de guessenier, vendange des vignes qui luy sont escheues en partage de sa deffunte mère ses au cloux des Piardières sur les partages faits entre leurs auteurs de la succession de deffunt René (f°28) Delahaye et Françoise Ogeron. – Fait et arresté audit bourg d’Apvrillé, présents lesdites parties et experts ; et pour voir et apprécier les 2 maisons sises en la ville d’Angers appartenant audit Delaporte du consentement des parties elles emportent assignation à se trouver demain maison dudit Delaporte en ladite ville d’Angers sise au hault de la rue de l’Escorcherie 10 h de la matinée »