Contrat de mariage de Jean Prezeau et Perrine d’Andigné, Chazé sur Argos 1548

la future épouse vit à Chazé-sur-Argos où elle possède en tant que fille unique et héritière noble des biens de sa mère, Marguerite Auvé. En Anjou, les filles nobles, lorsqu’elles n’ont pas de frère vivant, sont héritières nobles.
La famille Auvé possédait le Haut-Champiré en Chazé sur Argos, et ce lieu est même souvent dénommé dans les titres la terre de Champiré Auvé.
C’est donc à travers 2 alliances successives de filles nobles héritières, que le Haut Champiré passé d’abord à Jean d’Andigné par son alliance avec Marguerite Auvé, puis aux Prezeau de l’Oiselinière, par alliance de Perrine d’Andigné, fille des précédents, avec Jean Prezeau.
C’est ce dernier contrat de mariage dont il est question aujourd’huis sur ce blog. C’est un mariage important qui est passé, et j’ose même dire, négocié et/ou arrangé, au château de Serrant, dont manifestement la famille de Brye a joué un rôle dans cette alliance.
Ce contrat de mariage offre des clauses surprenantes, ou pour le moins nouvelles pour moi. Ainsi, j’ai appris, et vous apprend, que les filles nobles héritières nobles n’ont pas de douaire en vertu du droit coutumier Angevin. Il est vrai que si elles sont héritières nobles elles ont un apport censé suffisant pour vivre de leurs propres.
Plus surprenant, je découvre à la fin de l’acte un phrase qui me laisse sans voix ! Ce sera sans doute aussi votre cas ! En tous cas, cela en dit long sur ces alliances qui ne semblent être que arrangements de familles préservant les biens nobles.

Ah, j’ajoute que le futur n’est pas pauvre ! Songez que nous sommes en 1548 et qu’il a 1 800 livres tournois de revenu annuel, ce qui doit faire le double un siècle plus tard, à titre de comparaison si vous avez plus l’habitude des chiffres du 17ème siècle. Nous sommes donc ici dans les familles à carosse, car pour la majorité des nobles, le cheval tout court était le lot, y compris de madame à cette époque.

J’en profite pour vous mettre encore ici Serrant.

collection particulière, reproduction interdite
collection particulière, reproduction interdite

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 10 septembre 1548 (Huot notaire Angers) en traitant et accordant le mariage à estre fait consommé et accomply entre noble homme Jehan Preseau seigneur de l’Oiselinnière la Guilletière Belle-Rivière et la Bourdonnière, fils aisné et héritier principal de feu noble homme Pierre Preseau et de damoiselle Gillonne Pantin d’une part
et damoiselle Perrine d’Andigné fille unique de noble homme Jehan d’Andigné seigneur du Hault Champiré en la paroisse de Chazé sur Argos et de deffuncte damoiselle Marguerite Auvé lors qu’elle vivoit sa femme d’autre part
avant que aucunes promesses fiances ne bénédiction nuptialle ayent esté faites entre lesdits futurs conjoints ont esté faits les accords promesses pactions et conventions cy après déclarées en la manière qui s’ensuyt
pour ce est-il que en la cour du roy notre sire à Angers personnellement establis ledit Jehan Preseau escuyer, noble homme Pierre Preseau et Allain Preseau ses frères, et encoes ledit Pierre Preseau, au nom et comme procureur spécial stipulant et soit faisant fort de damoiselle Ysabelle Preseau veufve de feu noble homme Rolland Legay/Lebay ? en son vivant sieur de la Jannière d’une part, et ledit Jehan d’Andigné seigneur du Hault Champiré et ladite damoyselle Perrine d’Andigné sa fille unicque d’autre part,
soubzmectant lesdites parties esdits noms et qualités respectivement l’une vers l’autre confessent avoir aujourd’huy en faveur et considération dudit mariage futur d’entre lesdits futurs espoux fait convenu et accordé et encores font conviennent et accordent les choses cy après déclarées, c’est à savoir que en faveur dudit mariage futur d’entre ledit Jehan Preseau et ladite damoiselle d’Andigné, qui autrement n’eust esté et en seroit fait consommé et accompli, lesdits Pierre, Allain et Jehan en leurs noms privés et encores ledit Pierre Preseau pour et au nom et comme procureur stipulant et soy faisant fort de ladite damoiselle eulx et chacun d’eulx pour le tout ont déclaré promis et assuré audit seigneur du Hault Champiré et ladite damoiselle sa fille ledit Jehan Preseau estre seigneur paisible et pacifique pour le tout entièrement des terres et seigneuries de l’Oiselinnière, Chanceau, la Bourdonnière, la Gravelle, la Guillotière, le Boullaye, la Groihullière, la Fontene, la Bischardière, l’Essart, la Belle-Rivière, la Billetière, la Bouguetière et leurs appartenances et dépendances tant en fief que en domaine, lesquelles terres et seigneuries lesdits Pierre et Allain les Preseaux esdits noms et qualités ont déclaré promis et assuré valoir la somme de 1 800 livres tz de rente ferme ou revenu annuel toutes charges déduites à tous les droits noms raisons et actions que lesdits Pierre et Allain esdits noms chacun ou l’un d’eux eussent peu ou pourroyent avoir prétendre et demander à quelque titre et moyen que ce soit ès terres et seigneuries ils et chacun d’eulx ont renoncé et renoncent par ces présenets au profit dudit Jehan Preseau et de ladite damoyselle Perrine d’andigné sa future espouse leurs hoirs et desdits actions qu’ils eussent peu et pourroyent avoir prétendre et demander esdites terres et seigneuries dessus déclarées et mentionnées ils et chacun d’eulx en tant que mestier est et en faveur dudit mariage aussi pour ce que très bien leur plaist ont par ces mesmes présentes faits et font don cession et transport à ladite damoiselle Perrine d’Andigné pour elle ses hoirs et ayans cause ce que ladite damoyselle a accepté pour elle sesdits hoirs des terres dessus déclarées et où ne seroient de ladite valeur ont promis et promettent lesdits Pierre et Allain Preseau esdits noms et en chacun d’eulx seul et pour le tout les parfaire et parfournir sur tous et chacuns leurs biens esdits noms jusques à ladite valeur de ladite somme de 1 800 livres tournois de rente ou revenu annuel toutes charge desduites comme dit est
et moyennant lesdites promesses et conventions dessus dites a promis et par ces présentes promet ledit seigneur de Champiré bailler et délaisser à ladite damoiselle sa fille tous et chacun les héritages et biens immeubles à elle appartenant succédés et advenus à cause de la succession de ladite deffuncte damoyselle Marguerite Auvé sa mère sans aucune chose en réserver fors les choses à luy données par ladite Auvé par donation mutuelle faite entre eux le 15 janvier 1526 portant une tierce partie de ses biens par usufruit seulement faite et passée en la cour de Candé par Lecerf, laquelle donation lesdits futurs conjoints ont par ces mesmes présentes enterignée et enterignent audit seigneur de Champiré et en iceluy enterignement consenty et consentent que ledit seigneur de Champiré jouysse des choses à luy donnée de ladite donaison suyvant le contenu en icelle, lesquelles choses de ladite donaison demeurent réservées et les a ledit seigneur de Champiré réservées à soy
et combien que par la coustume du pays d’Anjou fille noble héritière en soyt fondée avoir douaier sur les biens de son mary ce néanmoins et nonobstant ladite coustume a ledit Jehan Preseau constitué et assigné et par ces présentes constitue et assigne sur tous et chacuns ses biens, et spécialement sur le lieu et seigneurie de la Guilletière et sur tous ses autres biens de proche en proche de ladite terre, à sadite future espouse en faveur d’iceluy mariage qui autrement ne seroit fait consommé ne accomply la somme de 600 livres tournois de rente pour son douaire au cas qu’elle le survive ce que ladite damoyselle a accepté

    cette clause est très intéressante, car elle donne un point de droit coutumier que j’ignorai, à savoir qu’en Anjou, la fille noble héritière principale n’a pas le douaire coustumier sur les biens de son époux, et pour cause, elle a des biens propres censés être suffisants.
    Donc mes grands mères nobles et principales héritières, Perrine de Chazé, pui Renée Du Buat, n’avaient pas de douaire, mais il est vrai que les Pelault n’ont pas dû apporter grand chose, s’agissant de la branche cadette. Voici ces 2 grands mères, pour mémoire, avec le numérotion de la génération jusqu’à moi.
    16-René Pelault x vers 1539 Perrine de Chazé, héritière aux 2/3 du Bois-Bernier
    15-René Pelault Sr du Bois Bernier x vers 1575 Renée Du Buat

et moyennant lesdites promesses pactions et conventions dessus dites et en faveur d’icelles ont lesdits futurs conjoints promis et promettent l’une d’eulx à l’autre prendre l’un l’autre par mariage et espouser l’un l’autre en face de sainte église toutefois et quantes que l’une desdites parties en sera sommée et requise par l’autre
et oultre a promys promet doibt et demeure tenu ledit Pierre Preseau faire ratiffier et avoir agréable le contenu de ces présentes à ladite damoyselle Ysabeau Preseau et la faire obliger à l’entretenement et accomplissement du contenu en icelles et en bailler à ses despens lettres vallables de ratiffication et obligation en forme deue audit d’Andigné dedans ung mois prochainement venant autrement ne sera tenu ladite damoyselle Perrine d’Andigné espouser ledit Jehan Preseau

    je suis sans voix devant la fin de cette clause !!! Je vous laisse apprécier.

auxquelles choses dessus dites tenir etc obligent lesdites parties respectivement l’une vers l’autre etc et mmesmes lesdits Jehan Pierre et Allain les Preseaux esdits noms et qualités et en chacun d’iceulx eulx et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division de personne ne de biens etc renonçant etc et par especial lesdits les Preseaux esdits noms aux bénéfices de division de discussion d’ordre de priorité et postériorié etc de tout etc foy jugement et condamnation etc
présents à ce nobles personnes Françoys d’Andigné sieur de Longue Tousche, Françoys Cuissart sieur du Pin en la paroisse de Champtossé, et Jehan d’Andigné curé du Pin en Maulges tesmoings
fait et passé au chastel de Serrant en la paroisse de St georges sur Loyre les jour et an susdits

Cette vue est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. Cliquez pour agrandir. La présence du Jean d’Andigné curé du Pin me fait rapprocher ces d’Andigné de la branche des d’Andigné des Essarts, dans laquelle est situé ce prêtre, mais je n’en sais pas plus, et j’espère que Monsieur d’Andigné va pouvoir nous éclairer.

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du droit d’auteur.

5 réponses sur “Contrat de mariage de Jean Prezeau et Perrine d’Andigné, Chazé sur Argos 1548

  1. Chère Madame, soyez encore une fois remerciée pour ce très intéressant document.
    J’avais connaissance de cette alliance que mentionne l’Esperonnière dans son « dictionnaire des familles illustres d’Anjou » ce que m’avait indiqué Monsieur Bernard Mayaud, mais je ne connaissais ni la date ni le lieu de ce « mariage ». Malheureusement je suis dans l’incapacité de situer ce Jean d’Andigné et j’espérais que votre document me permettrait de lever ce voile ; il n’en n’est malheureusement rien. Vous pensez à la branche des Essarts, moi j’opterais plus tôt pour la branche d’Angrie, mais je ne puis le prouver, le mariage religieux n’ayant pas été célébré à St-Georges-sur-Loire.

  2. Je pense que le Dictionnaire des familles illustres auquel vous faîtes allusion est de Jacques Saillot et non de M. de l’Esperonnière, sauf erreur de ma part

    Je suppose que ce Jean d’Andigné est un cadet ayant épousé une héritière noble dernière héritière de la lignée Auvé, et que les cadets ont été plus difficilement suivis dans les généalogies passées, en quelque sorte, aussi négligés que les filles dans les généalogies passées.

  3. C’est important ce que vous me dites. Monsieur B. MAYAUD m’a donné la référence suivante, que j’indique dans mon ouvrage : (de l’Esperonnière I 615, 626 ; dictionnaire des familles illustres de l’Anjou, art. Auvé 212 d), et je ne voudrais pas faire une erreur.

      Réponse d’Odile :

    La référence que vous avait communiquée monsieur Mayaud se décompose ainsi :
    de l’Esperonnière, Histoire de la baronnie de Candé, tome 1, pp. 615, 626 (cité par Jacques Saillot in Dictionnaire des familles illustres de l’Anjou en son article sur la famille Auvé)

    Ainsi, voici la page 615 de l’ouvrage de M. de l’Esperonnière :

    BRARDAIE (la), ferme. – La Berardaye, 1439, 1562. – Le lieu, fief et domaine de la Brardaie relevait de Roche-d’Iré à foi et hommage simple, avec droit de basse justice. – Noble homme Jacques Auvé, écuyer, sieur du Haut-Champiré, s’avoue sujet de la baronnie de Candé, par le moyen du seigneur de Roche-d’Iré, pour son lieu, domaine et appartenance de la Brardaie, contenant cinquante journaux de terre et dix hommées de pré, « avec maisons, rues, yssues, vergiers, jardrins, chesnaye anxienne, faulx murgiers à congnins, plesses et garennes anxiennes », 5 février 1493 .
    (f°615)
    En est sieur Jehan d’Andigné, 13 avril 1530 . – Jehan Prezeau, par sa femme Perrine d’Andigné, 4 février 1562 . – Claude Prezeau, 20 juin 1609 . – Thomas Nepveu, seigneur d’Urbé, 1700, 1702 . – Louis-Georges-Érasme de Contades en rend aveu le 22 mai 1730 . – Après lui, sa fille Françoise de Contades, mariée en 1747 à Jean-Charles-Pierre de la Haye, comte de Plouër.
    Il ne reste aucune trace des anciennes constructions.
    Propriétaire : M. Sévère de Talhouet, par héritage des Plouër

    CHAMPIRÉ (le Haut-). – Cette ancienne seigneurie appartenant au XIVe siècle à la maison de Vendôme, qui possédait également Bellefontaine. Pierre de Vendôme en était seigneur en 1405 . – Elle passa ensuite dans la famille Auvé par le mariage de Gervais Auvé avec Guillemette de Vendôme. Simon Auvé est mentionné au nombre des hommes de foi simple de Jehan d’Ingrande, chevalier, « à cause de sa terre de Champiré », 1437
    (f°626)
    Jehan Auvé, 3 octobre 1481 . – Jacques Auvé, écuyer, frère de Louis Auvé, seigneur de Bellefontaine, s’avoue sujet de la baronnie de Candé, par le moyen du seigneur d’Ingrande, le 5 février 1593. Son dénombrement comprenait :
    « Sa court, maison, dommaine et appartenances de Champiré, ainsi qu’il se poursuyt et comporte tant en vyé comme en dommaine, contenant, tant maisons, herbergements, courtilz, vergiers, yssues, terres arables et non arables, plesses, garennes, faulx murgiers à congnins, plusieurs tousches et chesnayes de grans boys et de boys taillables et exploictables, avec deux estangs à poysson, l’un appellé les Rasfeux et l’autre estang anxien de l’Hostel, six-vings journaux de terre ou environ, et seize hommées de pré ou environ ; en ce comprins un cloux de vigne que ledict escuyer a nouvellement fait planter et édiffier près ledict lieu de Champiré, contenant trante hommées de vigne ou environ. Et advoue, ledict escuyer, droit de justice moyenne et basse èsdictes choses, o les droictz quy en deppandent par la coustume du pays. Et par raison desdictes choses, ledict escuyer en confesse devoir, par chacun an au terme de l’Angevine, à la recette dudict seigneur d’Ingrande, la somme de cinq solz tournois de service, avecques une foy et hommaige simple quand le cas y eschoyt ».
    Jehan d’Andigné, écuyer, devint ensuite seigneur du Haut-Champiré par son mariage avec Marguerite Auvé. Il est cité au nombre des hommes de foi simple du seigneur d’Ingrande, le 14 moi 1526 . – Il est encore mentionné dans un acte de 1543. – Sa fille, Perrine d’Andigné, épouse Jehan Prezeau , avant 1553, et lui apporta Champiré, avec la Brardaie et la Giraudaie. – Claude Prezeau, écuyer, sieur du Haut-Champiré, confessa devoir pour ce domaine, au seigneur d’Ingrande, une rente annuelle de dix sols et dix boisseaux d’avoine, le 12 mai 1607 .
    (f°627)
    Il vendit la terre à Pierre du Bellay, le 8 octobre 1612 . – Guy du Bellay, chevalier, sieur de la Courbe, de la terre, fief et seigneurie d’Ingrande, etc., en rend aveu à Henri de Bourbon, prince de Condé et baron de Candé, comme mouvante de son fief d’Ingrande, le 2 mai 1636. Le dénombrement donne les détails suivants :
    « C’est asçavoir ma maison seigneurialle du Haut-Champiré, size en la paroisse de Chazé-sur-Argos, composée de salle basse, cuisine à costé, deux autres chambres basses, deux chambres haultes, antichambre et un grenier, une chappelle, une basse court, un pigeonnier à l’entrée d’icelle, boullangerie, pressouer, laicteries et granges, le tout au circuit de ladicte cour.
    « Item, la maison de ma métairie estant au pied de ladicte maison seigneurialle, rues, yssues, jardins, vergers, garennes, deux chesnayes de haulte fustaye de chacun costé de la maison, bois taillable au derrière d’icelle, l’estang dudict lieu, avecq ses rivages, un petit pré à la queue d’iceluy…
    « Item, cinquante-cinq ou soixante journaux de terre en diverses pièces…
    « Item, mon lieu et métairie de la Giraudaye…
    « Item, mon lieu et métairie de la Greslardaye…
    « Item, mon lieu et métairie de la Naslaye … »
    A partir de cette époque, la seigneurie du Haut-Champiré et sa mouvance furent réunis au fief d’Ingrande : « Et ainsy faisant, faict de partie de mon fief mon domaine », dict l’aveu que nous venons de citer.
    Le dernier seigneur du Haut-Champiré dut Georges-Louis-Érasme de Contades, maréchal de France. Il en rendit aveu le 5 mars 1729. Cet acte constate la décadence de la maison seigneuriale, composée seulement « d’une salle basse avec un petit esvier à costé, une chambre haulte, une antichambre à costé et deux greniers au dessus, le tout couvert d’ardoises ; l’aplassement d’une chapelle qui fut autrefois édiffiée, avec celuy d’un pijonnier à l’antrée d’une basse court qui fut autrefois close de murs ».
    (f°628)
    Les anciennes constructions ont disparu.
    Propriétaire : M. de Carcouët, par héritage des Plouër.

    Vous trouverez l’intégralité de l’ouvrage de M. de l’Esperonnière sur mon site, car j’ai numérisé cet ouvrage il y a quelques années. Votre famille y est aussi parfois mentionnée.

  4. J’ai émis l’hypothèse de la branche des Essarts uniquement sur la présence du curé du Pin, qui en est issu je pense.
    Si ce prêtre était d’une autre branche, donc un parent très éloigné, je ne vois pas ce qui pourrait le rapprocher au point d’être présent à ce mariage, d’autant que les présents sont peu nombreux, alors que généralement un contrat de mariage réunit une parentèle nombreuse.
    J’ai supposé qu’il était curé du Pin en Mauges, ce qui doit se vérifier dans Célestin Port. Or, il a donc fait un déplacement certain, et ce serait alors en tant que parent plus ou moins proche qu’il est présent à ce mariage.
    Sans doute pourriez vous définir quelle branche était si pauvre en parentèle à cette année là, qu’il y ait aussi peu de témoins à ce contrat de mariage.
    Il ne s’agissait en aucun cas d’un mariage sans importance, car Prezeau est pour le moins aisé !!!
    Odile

  5. Oui, en 1549 Jean était bien curé du Pin-en-Mauges. Mais est aussi présent François d’Angrie, Sgr de Longuetouche, de plus il y a beaucoup de Jean d’Angrie dans ces années là, dont je ne sais que très peu de chose et je n’en trouve pas dans la branche des Essarts à cette époque là.
    Peut-être trouverons-nous un jour la vérité.

      Note d’Odile :

    OK
    Si je vois un jour une indication dans les minutes que je dépouille aux Archives Départementales du Maine et Loire, je ne manquerai pas de vous faire signe

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