Michel Guyonneau et Marguerite Allaneau se font donation mutuelle, Chavaignes 1693

Cette Allaneau figure dans le journal de Toysonnier, que j’avais ici numérisé, et que vous trouvez sous une catégorie à la fenêtre catégorie sous HISTOIRE REGIONALE. Il est paru sous 43 billets. :

« Le 17 novembre 1690 le Sr Guyonneau fils de †Sr Guyonneau de la Riaillerie (Cernusson,49) lieutenant à Brissac épouse la fille du †Sr Alasneau Md poislier en cette ville »

Toysonnier ne notait dans son journal que les mondanités, donc un rang social aisé, donc le marchand poîlier n’était pas un petit marchand, mais manifestement il revendait dans tous l’Anjou.

Curieusement ce mariage n’est pas relevé dans BIGENET

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E30 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 23 février 1693 avant midy, par devant nous Pierre Maugrain notaire royal à Angers réservé pour Thouarcé et Barthélémy Thibaudeau notaire de la chastelenie de la commanderie de Saulgé l’Hospital, furent présents en leurs personnes et soumis noble homme Michel Guyonneau sieur de la Riaillerie et damoiselle Marguerite Allaneau son épouse de luy deument authorisée par devant nous quant à ce, demeurant au bourg et paroisse de Chavaignes, lesquels pour l’amour qu’ils se portent réciproquement, les assistances qu’ils se sont toujours rendu et désirent rendre pendant leur vie et que très bien leur a plu et plaist, se sont fait et font réciproquement par ces présentes don mutuel et pur et simple au survivant d’eux deux de toutes les choses que la coustume leur permet tant en immeubles, acquests et conquests, que meubles et choses censées et réputées pour meubles et à eux appartenant en quelque manière que ce soit au jour du décès du premier mourant d’eux deux, desquelles choses ledit premier mourant s’est dès à présent devestu et dessaisy pour et au profit dudit survivant, lequel il l’en a vestu et saisy dès à présent par ces présenes pour par luy ses hoirs et ayans cause jouir et disposer desdites choses à perpétuité et en pleine propriété comme de ses autres biens au droit et charges de ladite coustume, et pour faire publier et insinuer ces présentes partout ou besoin sera ont lesdits establis fait et constitué leur procureur le porteur d’icelles auquel ils donnent pouvoir d’en faire et en retirer tous actes nécessaires, tout ce que dessus a ainsy eté voulu, consenty, stipulé et accepté par les parties et à ce tenir etc se sont obligées et obligent leurs hoirs etc biens etc renonçant etc dont etc fait et passé au bourg dudit Chavaignes en la maison et demeure desdits sieur et damoiselle Guyonneau en présence de Me Charles Millard prieur curé dudit Chavaignes, Me Jean Fortin prêtre habitué audit lieu, et Joseph Pellerin tailleur d’habits demeurant audit Chavaignes tesmoins

Je mets ci-dessous les vues à la demande exprimée ce jour mais je suis très étonnée car cette date n’a rien à voir avec la paléographie, et comme vous pouvez le voir cette graphie est moderne et non de la paléograpie, par contre vous trouvez beaucoup de vues de paléographie véritable sur mon site, en prenant ci-dessus la case CATEGORIE qui donne un menu déroulant et en allant vers la fin à la catégorie PALEOGRAPHIE.


La vente de la terre de Juillé sur la famille de Thiboult seigneur du Grais, 1612

Il y a fort longtemps, lorsque j’avais étudié à fonds les actes notariés concernant les ALLANEAU, j’avais trouvé 2 obligations exceptionnelles par les montants élevés, l’une de 20 000 livres sur la baronnie de Château-Gontier en faveur de Nicolas Allaneau, mon ancêtre, passée en 1567, et qui ne sera remboursé que des décennies plus tard après de multiples et longues procédures, l’autre de 11 000 livres en faveur de Jean Allaneau chatelain de Pouancé  sur Thiboust baron de Juillé. Juillé (Sarthe, près Beaumont). De Juillé[1] il reste aujourd’hui 431 h, un château féodal ruiné, des vestiges de la villa Juliacus, l’église romane des 12e, 15e avec statues classées.

Ces dernières semaines, étudiant mes ascendants au GRAIS, commune de l’Orne proche Faverolles et Briouze, j’observe la présence de cette famille Thiboult, et je m’aperçois, comme je vais vous le démontrer demain, qu’elle vivait  à la maison seigneuriale du GRAIS dont cette famille était seigneur. Et, j’ai donc vérifié qu’il s’agissait bien de cette famille seigneur du Grais, et baron de Juillé, et encore bien d’autres titres. Mais comment un Normand avait-il pu emprunter en Anjou à un Angevin une pareille somme, car au 16ème siècle elle équivaut au double un siècle plus tard du fait de l’inflation, autant dire que c’est le prix d’une dote de famille noble aisée, etc… Mais malgré mes recherches, je ne peux m’expliquer comment mes Allaneau on prêter à des gens aussi lointains, sachant que la base même de l’obligation s’est qu’on ne prête qu’à ses obligés, bien connus comme fiables, donc connus dans la région environnante à défaut de la famille proche. D’ailleurs, ces 2 obligations vont engendrer toutes les deux d’énormes procédures de recouvrement, qui occuperont plusieurs générations d’ALLANEAU, et elle figuerea dans beaucoup de succession ALLANEAU, tout en se divisant à chaque fois, mais même un 48ème de la rente annuelle était encore un montant très appréciable, à condition toutefois de pouvoir l’encaisser.

Je vous mets donc ce jour la procuration qui atteste que le parlement de Paris a fini par se prononcer pour la vente de la baronnie de Juillé, et les Allaneaux de la branche d’Alain qui avait prête ces 11 000 livres mandatent l’un d’eux pour aller toucher la somme. Ce n’est pas rien, j’imagine mal comment se déplacer avec plusieurs millions d’euros sur soi de nos jours ….

Au fil des successions, les impayés s’accumulent, et ses héritiers intentent à plusieurs reprises des procès.  Le 26 janvier 1588[2] Clément Alaneau Sr de la Grugerie nomme Vincent Menard Sr de Langenerie At pour poursuivre Messire Thiboust Sr du Grés à fin de payement de 611ÑÑ 6 s 8 d faisant le 1/3 de 5 500 L faisant 1/2 de la somme de 11 000 L qu’il doit audit Alaneau & à ses cohéritiers. A la suite de quoi un accord est signé le 10 février 1590 par Guillemette de Thouars femme de Jacques Thiboust Sr du Grés. (Dvt René Héron tabellion de Fallaize).

[1] Dict. d’Amboise des Pays de Loire, 1996

[2] AD49-E4263 Mathurin Grudé notaire royal Angers

Et je vous mets les vues pour vous excercer en paléographie :

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
 

Le lundi 16 juillet 1612[1] après midy, (Jullien Deille notaire royal Angers) comme ainsi soit que par devant Guillot notaire royal en ceste ville d’Angers chacuns de Me René Hamelin sieur de Richebourg advocat au siège présidial dudit Angers, mari de Renée Eveillard, François Trippier sieur de la Bajullière aussi advocat audit siège, mari de Marie Eveillard, Mathurin Seguyn sieur de Beaunays mary de Jehanne Eveillard et Me Laurent Gault aussi advocat audit Angers, curateur aux causes de Jean Eveillard sieur de la Gasnerie, interdit, lesdits Eveillard frère et soeurs enfants et héritiers de deffunts Jacques Eveillard et Marie Alaneau vivant sieur et dame de la Gasnerie, eussent dès le 28 juin dernier constitué leur procureur irrévocable François Alaneau escuier sieur de la Grugerie et d’Orvaulx conseiller du roy en sa cour de parlement de Bretagne o pouvoir de substituer le tout à l’effet de la poursuite, à sa possibilité et de ses substituts, de la vente et adjudication (f°2) par decret de la terre et seigneurie de Juillé et autres biens de leurs débiteurs par devant nosseigneurs de la cour de parlement à Paris, ledit de Beaunes et toutes autres choses requises et nécessaires ainsi et aux charges et conditions amplement raportées par ladite procure et pouvoir, mesme de payer et bailler audit sieur Alaneau une huitième partie de ce que chacun d’eulx pourroit toucher de deniers procédant de ladite debte soit de principaulx arrérages de rente ou intérets frais et despens et toutes autres natures de deniers en provenant par quelque voie et forme que ce soit, dont ils auroient donné advis audit sieur Alaneau et de ladite procure envoyé production en forme, et lequel ne l’ayant désir accepter auroit chacun de Gilles de Rommellin escuier sieur de Mille Lestien père et garde naturel des enfants de luy et de deffunte damoiselle Charlotte Alaneau vivante son espouse, et Gilles Du Bouillis (f°3) escuier sieur de Reguin Bonnabry et Carmoien, mari de damoiselle Sainte Alaneau autorisée à cest effet dudit sieur son mary de l’authoriser et constituer ledit Hamelin leur procureur aulx mesmes charges et conditions portées par ladite procuration, à la charge de damoiselle Renée Alaneaun soeur desdits Alaneaux, lesdits Trippier, Seguyn et Gault esdits noms fournir le semblable et bailleront pareille procuration audit Hamelin, en sorte que chacun d’eulx ne puissent estre et ne soient tenus que chacun pour une huitième de l’évennement de ladite procuration et autres charges et conditions amplement raportées par ladite procure desdits sieurs Alaneau, de Rommellin et du Bouillis passé par Nazette et Gicquel notaires royaulx à Rennes le 3 mars dernier et aparu de copie signée desdits notaires, portant entre autres choses que le tout sera accepté par ledit Hamelin et certifié de ladite instance dans la huitaine, (f°4) ou quinzaine. Pour ce est il que par devant nous Julien Deille notaire royal à Angers furent présents establis et deument soubzmis ladite damoiselle Renée Alaneau demeurant Angers paroisse de Saint Denis, lesdits Trippier et Marie Eveillard son espouse, Seguin et Jehanne Eveillard son espouse authorisées respectivement par leurs dits maris par devant nous quant à ce, et encores lesdits Trippier, Seguyn et leurs femmes eulx faisant fort dudit Gault curateur dudit Jehan Eveillard interdit, promettant luy faire ratiffier ces présentes et en fournir en mains dudit sieur de la Grugerye dans huitaine ratification vallable à peine de toutes pertes despens dommages et intérestsn cesdites présentes néanmoings demeurant en leur force et vertun demeurant audit Angers paroisse de la Trinité, lesquels confessent volontairement après que leur avons de mot à autre lu les deulx procurations cy dessus datées la première passée par ledit Guillot ledit 26 juin dernier et la seconde par lesdits Nayotte et Gicquel le 1er mars, et furent lesdites (f°5) procurations en tous points et articles d’icelles fait entendre, ont aussi de leur part nommé et constitué leur procureur irrévocable ledit Hamelin sieur de Richebourg ainsi que ont fait lesdits sieurs Alaneau, de Rommelin et de Bouillis esdits noms par ladite procuration dudit 3 de ce mois sans aucune exception ne réservation se conformant à la constitution et nommination faite de la personne dudit Hamelin par lesdits sieurs Alaneau, de Rommelin et de Bouillis, par leurs procurations, ce que ledit Hamelin à ce présent a accepté ce requérant lesdits constituants cy dessus dénommés et à la charge de ce que chacun d’eux touchera par l’évennement desdits poursuites conformément à ladite procure dudit 8 juin dernier et autrement n’eust ledit Hamelin accepté et n’acceptera lesdites charges et procuration, et aux dommages intérests et despens amandes et restitution en cas de deffaut se sont (f°6) obligé et obligé eulx leurs hoirs etc renonçant etc foy jugement condemnation etc fait et passé audit Angers maison de nous notaire en présence de Me Pierre Desmazières et Nouel Perier clercs demeurant audit Angers »

PS ! Le 20 dudit mois de juillet 1612 avant midy devant nous Julien Deille notaire royal susdit fut présent establi et deuement soubmis ledit Gault sieur de la Saulnerie advocat au siège présidial d’Angers y demeuran tparoisse st Pierre, curateur de Jacques Eveillard sieur de la Gasnerie interdit, lequel audit nom après avoir veu et lu l’acte de procuration cy dessus consenti par ladite Allaneau et lesdits Trippier Seguyn et leurs femmes en leurs noms eulx faisant fort d’elles, ledit Gault (f°7) audit nom assisté par ledit Hamelin sieur de Richebourg aussi y desnommé comme à luy agréable a ratiffié et approuvé et par ces présentes ratiffie et approuve voulu et consenti veult et consent que lesdites procures et procurations sortent effet

 

[1] AD49-5E121/132 Devant Deille Notaire Angers

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog

Les ALLANEAU cultivateurs très cultivés : Mûrs (49) 1776

Mes innombrables travaux dans les archives notariales à Angers portent surtout sur le nord de la Loire, où, avant la Révolution les exploitants directs sont tous métayers ou closiers, et aucun, sans doute à quelque rare exception, ne sait signer.
Ici, je suis sud Loire de l’Anjou, et non seulement les garçons signent, mais les femmes aussi, et même fort bien.
J’en profite pour saluer les descendants des ALLANEAU de Mûrs, et leur signaler que j’ai mis à jour en ligne l’énorme étude ALLANEAU, donc voici leur branche, grâce à eux que je remercie.

Les Cultivateurs étaient cultivés à Mûrs en 1776, Voyez plûtot ce mariage à Mûrs en août 1776 :

Jacques Allaneau x1776 Marie-Madeleine Gautier

Cultivateur à Mûrs
Dans cette famille ils savent tous signer, même les femmes, voyez ci-dessus leur mariage en 1776. De même, le qualificatif « demoiselle » qui n’est utilisé que pour les notables, est utilisé pour la tante Charlotte Pehu.
Mariage à Mûrs le 20 août 1776 « Jacques Alaneau 27 ans fils des defunts Charles Alaneau et Jeanne Ponceau, et Magdelaine Gaultier 25 ans fille de Toussaint Gaultier et Magdelaine Aumont, présents Antoine Alaneau, Michel Jean Alaneau frères du marié, de cette paroisse, maistre François Foucher notaire royal aux Ponts de Cé, Marie Barbe Alaneau cousine germaine, Urbain et Pierre Gaultier oncle de la mariée »

 

Jacques ALLANEAU °Mûrs 27 novembre 1746 †Mûrs 13 février 1819 Fils de Charles ALLANEAU & de Jeanne PONCEAU. x1 Mûrs 20 août 1776 Marie-Madeleine GAULTIER 1752-1781 x2 Mûrs 8 février 1784 Jeanne RUILLIERE †Mûrs 1.12.1822
1-Jacques ALLANEAU °ca 1777 cultivateur à Mûrs
2-Antoine ALLANEAU °Mûrs 23 décembre 1780 « fille de Jacques Pelletier cousin de l’enfant et de demoiselle Charlotte Pehu épouse d’Antoine Allaneau tante de l’enfant » x 1803 Anne-Perrine BUCHENAIS Dont postérité suivra
3-Pierre ALLANEAU (du x2) °Mûrs 10 mai 1787 meunier x Mûrs 17.1.1810 Renée ALLANEAU fille d’Antoine
31-Renée-Jeanne ALLANEAU †Mûrs 3.5.1813 à 4 mois

 

Antoine Allaneau x Anne-Perrine Buchenais

Cultivateur à Soulaines (49)

 

Antoine ALLANEAU °Mûrs 23.12.1780 †1836/ (présent au mariage de sa fille en 1836) Fils de Jacques ALLANEAU & de Marie-Madeleine GAUTIER. x1 Soulaines-sur-Aubance 12 pluviose XI (1.2.1803) Anne-Perrine BUCHENAIS °Soulaines 15.2.1773 fille majeure de †Lorent Buchenais & Jeanne Anne Michelle Floriot. x2 Juigné-sur-Loire 18 juin 1837 Jeanne DUREAU (1786 – 1856) SP du 2ème mariage
1-Antoine-Pierre ALLANEAU °Soulaines 28.6.1804 †Mûrs 17 février 1859  charpentier cité en 1836 x Renée AUFFRAY °1803 †Mûrs 11 mars 1858 Couturière au village du Patis sur son décès. Fille de Jean Auffray et Renée Massonnière.
2-Jacques-Laurent ALLANEAU °Soulaines 22.6.1806 cultivateur †1858/ x Mûrs 2.7.1836 Delphine-Louise MALVEAU Dont postérité suivra
3-Pierre-Honoré ALLANEAU °Soulaines ca 1809 †Mûrs 29.9.1822
4-Laurent-Louis ALLANEAU °Soulaines 6.9.1812 †Mûrs 13.10.1822
5-Anne-Antoinette ALLANEAU °Mûrs 2.7.1815 x Mûrs 2 juillet 1836 Pierre GAULTIER °Mûrs 30 juillet 1813 Cultivateur. Fils de Jean Laurent et Jeanne Lemonnier

Jacques L. Allaneau x 1836 Louise Malveau

Cultivateur à Mûrs

 

Jacques-Laurent ALLANEAU °Soulaines 22.6.1806 †Mûrs 20 octobre 1878 Fils de Antoine ALLANEAU et Anne-Perrine BUCHENAIS x Mûrs 2 juillet 1836 Delphine-Louise MALVEAU 1810-1865
1-Désiré-Constant ALLANEAU °Mûrs 13 décembre 1845 †Mûrs 2 octobre 1918 cultivateur à la Tremblaye en Mûrs x Mûrs 2.9.1867 Perrine-Augustine CATROUX 1842-1916
11-Constant Emile (1868 – 1870)
12-Alphonse-Léon ALLANEAU °Mûrs 9 février 1870 Dont postérité suivra
13-Ernest Constant (1872 – 1908),
14-Prosper Alfred °Mûrs 5 janvier 1874 †Réalville (Tarn et Garonne) 5 mai 1965 x Angers 25 août 1920 Virginie Marie Françoise RAULIN
15-Constance Désirée °Mûrs 22 mai 1875 †1943 x 29 juillet 1905 Briant PIHU
2-Joséphine Antoinettte ALLANEAU °1839
3-Emile-Jacques ALLANEAU 1841-1885

 

Alphonse Léon ALLANEAU °Mûrs 9 février 1870 huissier Fils de Désiré Constant ALLANEAU et Perrine Augustine CATROUX x1 Mûrs 19 août 1895 Marie-Constance COLIN (1870 – 1926) Son second mariage a eu lieu le 08/02/1930 à Angers avec Ernestine Perrette TERRE.
1-Lucienne Marie Alphonsine Constance ALLANEAU (1896 – 1896)
2-Roger Marie Alphonse Constant Auguste ALLANEAU (1897 – 1987)
3-Marcel Prosper Raymond Léon Pierre ALLANEAU (1898 – 1967) dont postérité, Gaston Jules Auguste Marius (1900 – 1901), Albert Alfred Léon (1902 – 1902) et Jeanne Marie Marcelle (1908 – 1996).
4-Jane-Marie-Marcelle ALLANEAU °Angers 27 juin 1908 †1996 x Paris V 5 septembre 1929 Paul-Eugène MILON °1900 †1986 avoué à Angers
1-Janine MILON x Jean-Marc MORIN médecin
11-Jean-François MORIN médecin à la Roche-sur-Yon
111-Nicolas MORIN informaticien

Marie Barbe Allaneau et François Foucher échangent une pièce de terre : Murs Erigné 1772

 

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E9– Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle)

Le 11 décembre 1772 avant midy par devant les conseillers du roy notaires à Angers soussignés furent présents le sieur Joseph Claude Garnier négociant demeurant paroisse sainte Croix de cette ville d’une part, Me François Foucher notaire royal et demoiselle Marie Barbe Allaneau son épouse de luy authoirisée devant nous demeurant paroisse de St Aubin des Ponts de Cé d’autre part, entre lesquelles parties a été fait l’acte d’échange et contre échange qui suit, scavoir que ledit sieur Garnier a par ces présentes cédé, quité, délaissé transporté et abandonné par formes d’échange sous la garantie de tous troubles, dettes, hypothèques, évictions, interruptions et autres empeschements quelconques, prometant d’en faire cesser les causes vers et contre tous, auxdits sieur Foucher et demoiselle Alaneau son épouse, ce acceptant pour eux leurs hoirs et ayant cause, par forme d’échange et non autrement, 5/4 de boisselée de terre en hache située à la Mailleterie paroisse de Meurs, joignant vers l’orient par la hache la vigne dudit sieur Garnier et par le manche de la hache la terre desdits sieur et demoiselle Foucher, et y aboutté d’un bout vers midy, d’autre costé la terre de la chapelle de Louet et d’autre bout au chemin de la fontaine de Bougré à Rabault (f°2) comme lesdits 5/4 de boisselée de terre se poursuivent et comportent sans en faire aucune réserve et qu’ils appartiennent audit sieur Garnier, que lesdits disuer et demoiselle Foucher ont dit bien savoir et connaître. Et en contréchante lesdits sieur Foucher et demoiselle Alaneau son épouse, chacun d’eux solidairement, l’un pour l’autre, un seul pour le tout sans division de personne ni de biens, renonçant au bénéfice de division et de discussion ont par ces présentes aussi cédé quité délaissé transporté et abandonné sous la garantie de tous troubles dettes hypothècques évictions interruptions et autres empeschements quelconques, prometant pareillement et solidairement comme dit est, d’en faire cesser les causes vers et contre tous audit sieur Garnier ce acceptant pour luy ses hoirs et ayant cause en contre échange, une grande boisselée de terre en hache située sous ledit canton du fossé dite paroisse de Meurs, joignant du costé du midy la terre de Marguerite Rougé, d’autre costé le clos de vigne des Chailloux appartenant audit sieur Garnier haye et fossé entre eux, d’un bout vers l’orient la terre de la closerie des Chailloux appartenant audit sieur Garnier et d’autre bout les vignes de la seigneurie de Meurs un fossé entre deux, où fut une ruette entre deux, comme ladite boisselée de terre se poursuit et comporte sans par lesdits sieur et demoiselle Foucher en faire aucune réserve, lequel leur appartient en vertu de l’acte d’échange fait entre eux et Jacques Allaneau meunier devant Me René Cesbron notaire royal à Meurs le 3 janvier 1770 contrôlé et (f°3) et inthimé au bureau de cette ville le 9 desdits mois, lequel morceau de terre ledit Garnier a dit bien savoir et connaître … »

Pierre Allaneau et Elisabeth Pihoué ont eu 10 enfants, mais il semble qu’ils n’ont que 3 héritiers : 1656

Je vous ai surgraissé en rose le passage qui permet d’affirmer qu’il n’y a que 3 héritiers, car si on lit attentivement ce passage, ce que cède Etienne Allaneau, le frère prêtre curé de Rochefort, c’est bien le droit de partager la succession en 2 à ses 2 frères Jacques et Pierre.

Je n’avais à ce jour aucune piste pour les autres frères et soeurs, et désormais je les mets SP c’est à dire sans postérité.

Pour évaluer les biens on peut dire qu’ils valent de revenu annuel au moins ce que les 2 frères acquéreurs vont payer au vendeur, dont ils valent 200 x 3 livres dont 600 livres de revenu par an. Si le revenu est de 10 %, cela donne 6 000 livres de biens, enfin, ceci reste une approximation.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle)

« Le 19 janvier 1656 avant midy par davant nous Claude Garnier notaire royal à Angers fut présent vénérable et discret Me Estienne Allaneau prêtre curé de Rochefort sur Loire et y demeurant d’une part, et Jacques et Pierre Allaneau ses frères demeurant audit Angers paroisse de la Trinité, enfants et héritiers de feux honnorables personnes Me Pierre Allasneau et Elisabeth Pihoué, lesquels respectivement soubzmis ont confessé avoir fait et accordé ce que s’ensuit, c’est à savoir que ledit Me Estienne Allasneau s’est volontairement démis et démet en la personne de sesdits frères de tous et chacuns ses droits et biens noms raisons et actions tant mobiliers que immobiliers qui luy apppartiennent des successions de leursdits père et mère et consant que sesdits frères en fasse partage en 2 et en disposent à leur volonté par eux leurs hoirs, à la charge de l’acquiter de toutes debtes de quelque nature qu’elles puissent estre à quoy il eust peu estre tenu à cause desdites successions … tant par obligations et cédules, et encores à la charge de payer chacun an audit Me Estienne Allasneau la somme de 200 livres tournois de pension viagère payable à 2 termes en l’année aux jours de st Jehan Baptiste et de Nouel par moitié à commencer le payement au jour de st Jehan Baptiste prochainement venant et ainsi continuer pendant le vivant dudit sieur curé, à quoy faire et accomplis obligent lesdits Jacques et Pierre les Allasneaux chacun pour une moitié, leurs hoirs etc leurs biens oultre tous les biens desdites successions qui demeurent spécialement affectés et obligés par hypothèque de privilège renonçant etc dont etc les avons jugés de leur consentement, fait et passé Angers en notre tabler présents Me Mathieu Leblanc et Urban Bigot et Hugues Bertelot clerc demeurant Angers tesmoings »

Yves d’Orvault s’endette en étant au service du roi, met en gage sa terre d’Orvault et la perd, pour une bouchée de pain ! Saint Aubin du Pavoil 1577

La seigneurie d’Orvault est estimée 40 000 livres, mais il devant son pressant besoin d’argent, Yves d’Orvault comment l’imprudence ce la mettre en gage pour emprunter 8 000 livres.

Comme je vous l’ai souvent montré dans les contrats pignoratifs, c’est à dire qui engagent une terre pour une durée déterminée, la somme est le plus souvent minorisée, et même parfois très minorisée. Au risque de perdre, et c’est ce qui va arriver à Yves d’Orvault, car toujours au service du roi, il ne s’enrichit pas c’est le moins qu’on puisse dire, sans doute est-il dans les armées du roi, et cela n ‘enrichit pas au contraire.

L’acquéreur est Jean Allaneau, dont je ne descends pas, mais il est le frère de mon ascendant, et il est l’auteur d’une branche qui sera plus aisée, avec son fils Clément conseiller au parlement de Bretagne.

Ici, l’acte est une transaction, qui fait suite à plusieurs contrats au cours desquels le malheureux perdant a tenté, en vain, de revaloriser et/ou sauver sa terre. Dans cette transaction finale, on constate qu’après des années de procès, la terre aura été finalement payée bien moins que 40 000 livres.

Quand je lis ces dépenses faites par le sire d’Orvault au service de sa majesté je me rappelle le cas plus proche de moi de ce petit garde de Napoléon, qui a écrit de magnifiques lettres à ses parents en 1817 et que j’avais mises sur mon site car il s’agit de Jean Guillot et je descends de son frère à naître lorsque ce garçon, qui n’a que 17 ans, donne son sang pour Napoléon. Car il raconte dans ses lettres ses frais, y compris le cheval, la nourriture etc… et sans solde.

 

 

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 1B154– Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle)

Le 8 août 1577 sur les procès et différends meuz et esperez mouvoir entre noble et puissant messire Yves d’Orvaulx chevalier sieur de la Rivière d’Orvaulx demandeur et honnorable homme Me Jehan Allasneau chastelain de Pouencé deffendeur pour raison de ce que le demandeur disoit que le 26 juin 1569 estant constitué … et ayant fait plusieurs grandes despenses pour le service du roy il fut contraint prendre du deffendeur la somme de 8 000 livres tournois à inthérests et pour l’assurance de ladite somme et intérest d’icelle fist contrat avec le deffendeur par lequel il luy vendit o grâce la terre fief et seigneurie d’Orvaulx située en la paroisse de Saint Aulbin du Pavail en ce pays d’Anjou ainsy qu’il est plus amplement déclaré spécifié et confronté par le contrat dudit jour fait et passé soubz la cour de la Roche d’Iré par devant Jehan Revers notaire o condition de grâce de 5 ans, de laquelle somme de 8 000 livres il en retient bien petite portion et le surplus d’icelle fut tenue pour payée par le deffendeur moyennant qu’il demeurast quite de pareille somme qu’il debvoit audit demandeur pour intérest d’autres ventes qu’il avoit auparavant prins de luy, tellement que le contrat estoit et est de soit nul et faulseux fictif et simulé et pignoratif voire usuroye ayant esté … à la valeur de ladite terre qui estoit de plus de 40 000 livres à une foys payée ; pendant le temps de laquelle grâce ne … demandeur …. qu’il faisoit au service du roy et autres ses affaires … il fut contraint faire vendition au deffendeur et de fait luy vendit ladite grâce qu’il avoit de faire ladite rescousse réméré et de gaigement pour et moyennant la somme de 9 502 livres 3 sols 4 deniers tournois sans toutefois … ladite somme quoy que soit grande partie d’icelle et en quite le deffendeur moyennant qu’il demeure vers luy quite de certains cédules quele deffendeur avoit de luy pour intérests de deniers et autres causes et néanlmoings fut ledit contrat de grâce … au demandeur pour faire la rescousse (f°2) … Pour ce est-il que en la cour du roy notre sire Angers endroit par devant nous Mathurin Grudé notaire de ladite cour personnellement estably ledit d’Orvaulx demeurant en sa maison de la Rivière d’Orvaulx paroisse de Loyré d’une part, et noble homme Clément Alasneau sieur de la Grugerye conseiller du roy en sa cour de parlement de Bretagne au nom et comme procureur et soy faisant fort dudit Me Jehan Alasneau, demeurant à Pouancé d’aultre, soubzmectant lesdites parties esdits noms et qualités respectivement l’une vers l’autre leurs hoirs avec tous et chacuns leurs biens meubles et immeubles présents et advenir au pouvoir ressort et juridiction de ladite cour quant à ce qui s’ensuit, confessent de leur bon gré sans aulcun pourforcement avoir sur ce que dessus et choses cy après déclarées transigé pacifié composé et appointé et par ces présentes accordent transigent composent et appointent en la forme qui s’ensuit, c’est à savoir que ledit demandeur s’est désisté délaissé et départi et par ces présentes se désiste départ (f°3) (4 lignes trop abimées) la seigneurie jouissance et possession de ladite terre d’Orvaulx et choses vendues par lesdits contrats … contre ledit Jehan Alasneau et autres de ladite terre d’Orvault contrats et conventions susdites iceluy d’Orvaulx a renoncé et renonce et en a quité et quite par ce présentes ledit Me Jehan Allasneau, aussy a ledit sieur d’Orvault recogneu et confessé avoir esté pleinement payé des forts principaux et sommes mentionnées en tous les contrats cy dessus spécifiés et en a quité et quite ledit Me Jehan Allasneau ses hoirs et ayant cause et en faveur de ces présentes ledit Clément Alasneau audit nom et des deniers dudit Alasneau son père a solvé et payé contant audit d’Orvaulx la somme de 7 500 livres tournois, qu’elle somme ledit d’Orvault a eue prinse et receue en présence et à veue de nous en 1 200 escuz soleil 1 000 escuz pistoles et le reste en testons et moynnaie au poids prix et cours de l’édit et ordonnance du roy, dont et de laquelle somme de 7 500 livres ledit d’Orvaulx s’est tenu contant et en a quité et quite ledit Alasneau et moyennant ces présentes tous procès d’entre les parties demeurent nuls et assoupis et à iceulx ont lesdits d’Orvaulx et Clément Alasneau audit nom respectivement renoncé et renoncent et s’en sont quités et quitent de tous despens dommages et intérests et a esté tout ce que dessus respectivement stipulé et accepté par lesdits d’Orvaulx et Clément Alasneau audit nom pour ledit Me Jehan Alasneau sondit père et encore nous notaire stipulant et acceptant pour ledit Me Jehan Alasneau absent ses hoirs et ayant cause … »