Bornage pour délimiter le fief de l’abbaye aux Bonshommes et celui du couvent Notre Dame : Montreuil Belfroy 1546

Je vous ai déjà mis ici l’engagement de ce cloux de vigne, et je viens de vous trouver le bail à ferme fait à Jacques de Lucigné et Suzanne de la Béraudière.
Et tout plein d’autres actes concernant Montreuil-Belfroy, aujourd’hui devenue Montreuil-Juigné. J’ai travaillé dans les années 1960 aux Tréfileries de Montreuil-Belfroy, et j’étais logée dans cette propriété, mais dans les combes par derrière, et sans fenêtre renaissance, juste un vasistlas.

L’Epine, commune de Montreuil-Belfroy, ancienne maison seigneuriale dans le bourg, comprenant un grand corps de bâtiment, dont une transaction du 17 février 1545 attribua la partie vers la Maine, avec les jardins du côté des moulins, aux Religieux de la Haie-aux-Bonshommes d’Angers, tandis que le principal logis, aec le cellier, la boulangerie et la grande cour d’honneur, restait du domaine du Ronceray. (Célestin Port, Dictionnaire du Maine et Loire, 1876)
L’Epinay, voir l’Epine (idem)

Je vous avais aussi mis hier les filles d’Hardouin de Lussigny, et le voici du temps de son vivant. Il assiste en fait à une transaction intéressante car elle illustre les difficultés du bornage autrefois, et ici concernant les fiefs voisins, qui ne savent plus très bien où s’arrête leur domaine. Et Hardouin de Lussigny qui possède l’Epine et les Vaux à Montreuil Belfroy relève des 2 fiefs.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E2 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 17 février 1545 (calendrier Julien, soit avant Pâques qui était le 25 avril 1546, donc 1546 n.s. – devant Marc Toublanc notaire royal à Angers) Comme procès fust et soyt meu par devant monsieur le séneschal d’Anjou ou messieurs son lieutenant général et particulier à Angers entre les religieuses abbesse et couvent du moustier et abbaye de notre Dame du Ronceray de ceste ville d’Angers demanderesses et déffenderesses d’une part, et les religieux prieur du prieuré de la Haye aux Bonshommes sis et situé en ceste ville d’Angers déffendeurs et aussi demandeurs d’aultre pert, sur ce que chacune des parties disoit c’est à savoir lesdites religieuses abbesse et couvent de Notre Dame de ceste dite ville d’Angers disoient que à cause de l’ancienne fondation et dotation dudit moustier elles estoient dames de la terre fief et seigneurie d’Espinatz, le fief de laquelle se estend audit lieu d’Espinatz ès paroisse de Monstreuil Bellefroy, Cantenay et ès environs, et que le lieu et maison noble ses appartenances et dépendances, vulgairement appellées l’Espine, sis au bourg dudit lieu de Monstreuil Bellefoy estoit leur fief, nuepce et seigneurie, et pour raison de ladite maison ses appartenances et dépendances et de certaines terres estantes en cousté et vallée tirant sur la rivière de Mayenne et sis au derrière de ladite maison estoit le fief seigneurie et nuepce desdites religieuses abbesse et couvent de Notre Dame d’Angers et demandoient en estre obéies comme dames de fief avecques despens et intérests ; à quoy de la part desdits prieur religieux dudit prieuré estoit dit que ladite maison noble ses appartenances et dépencances de l’Espine estoit leur fief et nuepce ensemble ledit lieu et terre appellé les Vaulx estans sis et situé au derrière de la maison de l’Espine par les faits moyens et raisons qu’ils alléguoient ; et estoient sur ce en involution de procès, pour ce est il que en la cour du roy notre sire à Angers endroit par devant nous personnellement establys maistres Mathurin Rabegeau licencié ès loix procureur et soy faisant fort desdites religieuses abbesse et couvent de Notre Dame d’Angers demandeurs et déffendeurs d’une part, et maistre Jacques Surguyn licencié ès loix au nom et comme procureur desdits religieux et prieur dudit prieuré de la Haye aux Bonshommes aussi demandeurs et deffendeurs d’aultre part, lesquels procureurs ont promis doibvent et sont demeurés tenus faire ratiffier et avoir agréable le contenu en ces présentes respectivement dedans le jour et feste de la Nativité Notre Dame dicte Angevine, et en bailler lettres de ratiffication vallables les ungs aux autres dedans le jour et feste d’Angevine, à la peine de tous intérests ces présentes néanmoins etc soubzmetant eulx esdits noms scavoir est ledit Rabergeau tous et chacuns les biens dudit moustier et abbaye de Notre Dame d’Angers présents et advenir et ldit surguyn tous et chacuns les biens dudit prieuré aussi présents et advenir, lesquels après avoir esté sur les lieux et en présence de noble homme Hardouyn de Lussigni sieur de l’Espine et après avoir veu les tiltres et fait communication de l’un à l’aultre et de leur conseil de chacune desdites parties ont transigé pacifié et accordé et appointé et encores etc transigent paciffient accordent et appointent en la forme et manière qui s’ensuit, c’est à savoir que le grand corps de maison où est la salle haulte et le celier dessoubz comprins le vir, celier, boulangerie et une maison estent en appentis à la grand cour de ladite maison seigneuriale de l’Espine le tout tenant ensemble tirant vers l’église dudit lieu de Monstreuil Bellefroy et depuis le coign de la muraille estant en ladite cour et où seront mis et assis bournes tirant en droit fil à la grande porte de ladite maison de l’Espine, est et demeure le fief seigneurie et nuepce desdites religieuses abbesse et couvent du moustier et abbaye de Notre Dame d’Angers, joignant d’un cousté lesdites choses estant audit fief desdites religieuses aux maisons pressouer et jardin dudit lieu de l’Espine et à ung autre grand corps de maison contigü et joignant ledit grand corps de maison cy dessus déclaré, et qui demeure auxdites religieuses comme estante leur fief et nuepce ; et auxdits religieux et prieur demeure ledit corps de maison auquel y a une salle basse depuis le coign de muraille où sera mise et assise ladite bourne, ensemble les jardins tirant vers les moulins de Monstreuil demeurent le fief et nuepce desdits religieux et prieur de l’abbaye aux Bonshommes ; et en tant que touche la pièce de terre qui est en cousté estant au derrière de ladite maison de l’Espine appellé les Vaulx où y a boys taillis boucaiges et noyers dans et depuis une joincture et fante de muraille à l’endroit de laquelle joincture et fante sera mis une bourne et une autre bourne près les soubzerain noyer tirant au bas dez Vaulx et près ladite rivière de Mayenne à une autre bourne qui sera mise près ladire rivière vis-à-vis et au droit fil l’une de l’aultre, faisant la séparation et division dudit corps de maison cy dessus mentionné, ladite terre des Vaulx tirant devers ladite église maison presbitérale maison et jardin de Estienne Guillebault et Jehan Houessart sergent royal tout ainsi que se poursuivent lesdits Vaulx dedans et depuis ladite fente de muraille estant en ladite maison et bournes qui seront mises tirant vers ladite église de Monstereul maison jardin desdits Guillebault et Houessart demeure le fief et nuepce desdits religieuses abbesse et couvent et le surplus desdits Vaulx tirant vers lesdits moulins de Monstereul et la porte de Monstereul où passent les grands bapteaulx est et demeure le fief et nuepce desdits religieux et prieur de la Haye et pour raison de ladite maison cour celier vir et aultres choses cy dessus déclarées qui est le fief desdites religieuses abbesse et couvent dudit moustier ledit de Lussigne sieur de l’Espine en a confessé debvoir par chacun an la somme de 6 deniers tz de cens et debvoir, et pour raison desdits Vaulx en tant et pour tant qu’il y en a audit fief desdites religieuses abbesse en debvoir par chacun an la somme de 11 deniers tz de cens et debvoir, et auxdits religieux et prieur de l’abbaye a confessé debvoir de cens et debvoirs la somme de (blanc) payable tous lesdits cens aux jours et festes de (blanc), et baillera ledit sieur de l’Espine par déclaration ce qu’il tient desdites parties cy dessus nommées dedans 6 mois prochainement venant tous despens compensés respectivement du consentement desdites parties ; à laquelle transaction et tout ce que dessus est dit tenir etc et à garantir etc dommages etc obligent lesdites parties respectivement scavoir ledit Rabergeau tous et chacuns les biens dudit moustier et abbaye de notre Dame d’Angers et ledit Surguyn tous et chacuns les biens dudit prieuré de la Hayes aux Bonshommes, présents et advenir etc renonçant etc foy jugement condemnation etc fait et passé au pallais royal d’Angers par nous Marc Toublanc et François Legauffre notaires le 17 février 1545

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Gillette Dupré, veuve de Hardouin de Lucigné, s’accorde avec Antoinette et Olive de Lucigné, ses belles filles sur la succession de leur défunt père : Montreuil Belfroy 1558

Je vous ai déjà mis ici l’engagement de ce cloux de vigne, et je viens de vous trouver le bail à ferme fait à Jacques de Lucigné et Suzanne de la Béraudière.
Et tout plein d’autres actes concernant Montreuil-Belfroy, aujourd’hui devenue Montreuil-Juigné. J’ai travaillé dans les années 1960 aux Tréfileries de Montreuil-Belfroy, et j’étais logée dans cette propriété, mais dans les combes par derrière, et sans fenêtre renaissance, juste un vasistlas.

L’Epine, commune de Montreuil-Belfroy, ancienne maison seigneuriale dans le bourg, comprenant un grand corps de bâtiment, dont une transaction du 17 février 1545 attribua la partie vers la Maine, avec les jardins du côté des moulins, aux Religieux de la Haie-aux-Bonshommes d’Angers, tandis que le principal logis, aec le cellier, la boulangerie et la grande cour d’honneur, restait du domaine du Ronceray. (Célestin Port, Dictionnaire du Maine et Loire, 1876)
L’Epinay, voir l’Epine (idem)

L’acte qui suit est une transaction, mais sans qu’il y ait aucune forme de procès, c’est uniquement un accord entre 2 demoiselles et leur belle-mêre qui réclame à la foit son propre et sa donation, et ce à juste titre, et les demoiselles ne font aucune opposition.

Maintenant, j’en viens au nom des demoiselles DE LUCIGNÉ, enfin telle est l’orthographe écrite par le notaire Poustelier, mais vous vous doutez bien que d’autres notaires ont écrit DE LUSSIGNÉ et quand on cherche sur le Web on trouve toutes les orthographes proches de Lussigny, de Lecigné etc…, mais demain je vous mets la réponse car je mettrai la signature de Hardouyn de Lussygny en 1545.

On apprend que leurs parents sont Hardouin de Lucigné et Suzanne de la Béraudière, lequel Hardouin a épousé en secondes noces Gilette Dupré fille de Charlotte de Beaumanoir. Enfin l’une des filles de Lucigné, Antoinette, est veuve de Julien Cormier sieur de la Rivière, lesquels Cormier, dont je ne descends pas, sont sur mon site car je les ai plusieurs fois dépouillés et reconstitués.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 6 juin 1558 (Poustellier notaire Angers) comme ainsi soit que procès fust mu et pendant par devant monsieur le sénéchal d’Anjou ou son lieutenant à Angers, entre noble damoiselle Gillecte Dupré veuve de defunt noble homme Hardouyn de Lucigné en son vivant sieur de l’Espiné et de la Durantière, demeurante en la paroisse de Montreuil Belfroy demanderesse en plusieurs demandes d’une part, et nobles damoiselles Anthoinette de Lucigné veufve de deffunt noble homme Jehan Cormier en son vivant sieur de la Rivière Cormier, et damoiselle Olive de Lucigné héritiers respectivement chacun endroit soy dudit défunt sieur de l’Espiné évocqué d’autre part, touchant ce que ladite Dupré disait que par contrat de mariage d’elle et dudit defunt de l’Espiné et moyennant iceluy, aurait esté promis par damoiselle Charlotte de Beaumanoir sa mère la somme de 600 livres tz estre baillée auxdits sieur de l’Espiné et Dupré lors sa future espouse qui serait réputé le propre patrimoine d’elle, laquelle somme, et après icelle payée, demeura ledit sieur de l’Espiné tenu convertir en acquests au profit d’icelle Dupré, et sur laquelle somme de 600 livres tz en fut baillé ledit jour audit sieur de l’Espiné la somme de 300 livres tz et depuis comme appert par ledit contrat des fiances passé sous la cour de Vern par devant Gareau notaire d’icelle cour le 5 août 1538, et depuis aurait ledit mariage esté consommé et accompli et aurait ledit sieur de l’Espiné reçu de la mère de ladite demanderesse la somme de 120 livres tz sur le reste de ladite somme de 600 livres, revenant en tout 420 livres tournois, et demandoit ladite demanderesse que lesdits défendeurs eussent à luy restituer ladite somme de 420 livres tz et à cette raison luy bailler héritage pour son payement d’icelle, disant aussi que par le testament et dernières volontés dudit défunt de l’Espiné et pour les causes y portées il auroit donné et légué à icelle Dupré demanderesse, la tierce partie de tous et chacun ses biens patrimoniaux et matrimoniaux pour desdites choses par luy données en jouir par ladite Dupré sa vie durant par usufruit seulement et luy en auroit dès lors baillé la possession comme plus à plein appert par ledit testament passé par devant Denys Dupont notaire en cour laye le 31 mars 1557 avant Pasques dernier passé, et auroit conclud à l’enterignement dudit don et en ce faisant et aultrement deuement à présent fust et soit dit qu’elle jouira de la tierce partie desdits biens immeubles dudit deffunt, desquels il estoit seigneur au temps du décès dudit deffunt, et à ces fins auroit conclud et auroit demandé despends et intérests ; de la part desquelles défenderesses estoit dit qu’elles ne ignoraient ledit defunt sieur de l’Espiné avoir receu ladite somme de 420 livres tz en déduction dudit contrat de mariage, qu’aussi n’en apparoissoit il rien, et offroient que pour le regard de ce que ledit defunt en auroit receu de luy rendre ou luy bailler héritage à ceste raison, et au regard dudit don maintenu par ladite Dupré disoient lesdites deffenderesses que la succession estoit grandement chargée de plusieurs hypothèques qu’il fallait sur ce déduire et aussi déduire la somme que ladite Dupré prétendoit avoir esté payée sur le contenu dudit contrat de mariage tellement que pour le regard de ladite donnation ne pouvoit ladite demanderesse avoir que bien peu de chose pour son don ; et sur ce estoient lesdites parties en danger de tomber en involution de procès pour auxquels obvier elles ont du jourd’huy accordé ainsi que s’ensuit, pour ce est il qu’en la cour du roy notre sire à Angers endroit etc personnellement establys ladite Dupré d’une part, et ladite Anthoinette Lucigné et Olive de Lucigné héritières susdites d’autre part, soubzmectant lesdites parties respectivement l’une vers l’autre elles leurs hoirs confessent les choses dessus estre vraies et pour demeurer quictes lesdites de Lucignés vers ladite Dupré tant de ladite somme de 420 livres tournois quelle disoit avoir esté payée sur les deniers de sondit contrat de mariage que aussi de ladite donnation à viager à elle faite par ledit défunt sieur de l’Espiné par ledit testament et aussi moyennant que icelle Dupré s’est désisté et départie dudit droit qu’elle eust peu prétendre par douaire sur les biens de sondit defunt mari, elles ont ce jourd’huy baillé quicté cédé délaissé et transporté et encore baillent quittent cèdent délaissent et transportent à ladite Dupré à ce présente stipulante et acceptante pour elle ses hoirs etc le lieu domaine et appartenances de la Bourdonnays sis en la paroisse d’Ampoigné en ce pays d’Anjou, ainsi que le dit lieu se poursuit et comporte sans rien en excepter retenir ne réserver, tenu du fief et seigneurie d’Ampoigné, pour dudit lieu de la Bourdonnays jouir par ladite Dupré ses hoirs etc à perpétuité ; et davantage ont lesdites de Lusignéz délaissé et transporté à ladite Dupré 4 quartiers de vigne sis et situés au cloux de vigne nommé le Sommetière en ladite paroisse de Montreuil ; et oultre ont lesdites de Lucigné délaissé à ladite Dupré ung lopin de pré sis en la pièce appellée l’Hommelaie en la paroisse de Juigné sur Maine, et ainsi que ledit deffunt sieur de l’Epiné jouissait de ladite vigne etc pour par d’icelles vignes et pré jouir par ladite Gillecte Dupré sa vie durant seulement comme usufruitière et non aultrmeent ; à la charge de user desdites choses comme bon père de famille et payer ladite Dupré les cens rentes et debvoirs et autres servitudes deues pour raison dudit lieu de la Bourdonnaye, tant vers les seigneurs de fiefs que aultres rentes foncières, et au regard des cens renets et debvoirs et rentes foncières dues pour raison desdits 4 quartiers de vigne et pré situé audit lieu de Houellaye lesdites les de Lucignés demeurent tenues les acquiter pour le tout pour l’advenir ; et davantage et oultre ce que dessus ont lesdites de Lucignés promis sont et demeurent tenus rendre et payer en contemplation de ce que davant est dit et aussi moyennant que ladite Dupré acquite et quicte lesdites les de Lucignés leurs hoirs etc et les a promis acquiter vers tous et contre tous de la somme de 38 livres 16 sols que ledit deffunt sieur de l’Espiné et ladite Dupré debvoient à ladite damoiselle Charlotte de Beaumanoir mère de ladite Dupré par cédule consentie du temps de leur mariage signé du seing dudit défunt sieur de l’Espine par ces mots « Hardouyn de Lucigné » en date du 19 octobre 1642, dont lesdites les de Lucigné debvaient une moitié, et ladite Dupré l’autre ; moyennant aussi que que lesdites de Lucignés sont et demeurent quictes vers ladite Dupré qui les a acquitées et quicte de toutes choses dont icelle Dupré eust peu faire question et demande, fors et réservé que au cas qu’il soit trouvé par délibération de gens de conseil ou aultrement que les deniers dus par le sieur de la Tourlandry et de Châteauroux soient réputés de nature de meubles ou tombés en communauté, en iceluy cas ladite Dupré y prendra telle provision qu’elle y pourrait estre fondée par le moyen de ladite communauté d’elle et de sondit defunt mari, et aussi s’il estoit trouvé que ladite somme soit chose immeuble ou de nature d’immeuble en iceluy cas jouiera icelle Dupré sa vie durant seulement de la tierce partie de ladite somme, icelle réservée, et dont elle pourra faire poursuite pour son regard et à ses périls et fortunes en baillant par ladite Dupré caution et rendre et restituer auxdites les de Lucignés ce qu’elle recepvra de ladite somme dudit de la Tour après le décès d’icelle Dupré audit cas que ladite somme soit déclarée en immeuble ou trouvée de nature des choses immeubles ; davantage et en faveur de ces présenes ont lesdites de Lucigné promis sont et demeurent tenues rendre et payer à ladite Dupré la somme de 110 livres tz pour payement de laquelle lesdites de Lucigné ont ce jourd’huy vendu quicté cédé délaissé et transporté etc et encore etc dès à présent et par devant nous vendent quittent cèdent délaissent et transportent dès maintenant et à présent à toujours mais perpétuellement par héritage à ladite Dupré à ce présente comme dessus, qui a acheté pour elle ses hoirs la somme de 11 livres tz de rente perpétuelle payable par chacuns ans au jour et feste de st Jehan Baptiste le premier terme et paiement commençant au jour et feste de st Jehan Baptiste qu’on dira 1559 prochainement venant, et à continuer de terme en terme, quelle rente lesdites de Lucigné ont assise et par ces présentes assient et assignent dès maintenant et à présent sur tous et chacuns leurs biens meubles et immeubles présentes et advenir et par especial sur les vignes auxdites de Lucigné appartenant sises au cloux appellé la Plante et sur chacune piecze seul et pour le tout sans ce que la généralité ne especialité puissent desroger l’ung à l’aultre ; o grâce et faculté donnée par ladite Dupré auxdites de Lucigné et par elles retenues de pouvboir rescoucer et rémérer et amortir ladite somme de 11 livres tz de rente dedans d’huy en 4 ans prochainement venant en rendant et payant par lesdites de Lucigné la somme de 140 livres tz pour la somme principale et les arrérages d’icelle rente si aucuns estoient deuz lors dudit admortissement, et loyaulx cousts et mises raisonnables ; et à esté convenu entre lesdites parties que les fruits de héritages dudit défunt sieur de l’Espiné aultres que dudit lieu de la Bourdonnaye ensemble les fruits des héritages de ladite Gilette Dupré se partageront entre lesdites parties pour ceste année et jusques au jour et feste de Caresme prenant prochainement venant icelle comprins moitié par moitié, sans ce que toutefois lesdites de Lucignés soient tenues rien payer à ladite Dupré pour raison des maisons, granges, toits et loges dudit lieu de l’Espiné, aussi demeurent tenues lesdites de Lucigné bailler logis et couvert à ladite Dupré audit lieu de l’Espiné pour soy y retirer elle et sa famille ensemble ses meubles jusques au jour et feste de Pasques prochainement venant et ledit jour passé a promis est et demeure tenue ladite Dupré de ses dits meubles vuidier ladite maison,et pourra ladite Dupré vendanger les vignes dudit cloux du Cimetière seulement et non autrement en advertissant par ladite Dupré les dites de Lusigné ou l’une d’elles, 3 jours durant si elles ou l’une d’elles sont demeuré sur les lieux ou mestayers ou aultres pour elles audit lieude l’Espiné, les fruits de laquelle vigne du Cimetière et Houellerie seront semblablement partagés moitié par moitié ; et aussi a esté convenu entre lesdites parties que au cas que ledit defunt sieur de l’Espiné n’ayt reçu ladite somme de 420 livres sur le contenu de sondit mariage, en iceluy cas est et demeure ladite Dupré tenue de donner et défalquer auxdites de Lucigné ce qui deffauldra de ladite somme de 420 livres tz sur ladite somme de 140 livres tz pour laquelle lesdites de Lucigné ont constitué à ladite Dupré ladite somme de 11 livres tz, et à cette raison au prorata leur déduire de ladite rente de 11 livres ; et ont lesdites de Lucigné présentement baillé et mis entre les mains de ladite Dupré le contrat d’achapt dudit lieu de la Bourdonnaye et des sommes de deniers que doit ledit sieur de la Tourlandry à défunte Suzanne de la Beraudière mère des dites de Lucigné, passé sous la cour de Chemillé par Rouault notaire d’icelle le 6 novembre 1527 estant en forme authentique, laquelle Dupré a promis représenter auxdites de Lucigné toutefois et quantes qu’elles en auront à faire ; et dont et de tout ce que dessus es dit sont lesdites parties demeurées à ung et d’accord ; auquel accord et tout ce que dessus est dit tenir d’une part et d’autre etc dommages etc obligent lesdites parties respectivement l’une vers l’autre elles leurs hoirs mesme ladite Anthoinette tant en son nom que comme soy faisant fort de Olive de Lucigné sa sœur, sa sœur ad ce présente, et généralement en chacune d’elles seule et pour le tout sans division de personnes ne de biens etc renonczant etc et par especial lesdites de Lucigné au bénéfice de division au droit velleyen etc elle de nous etc foy jugement et condemnation etc fait et passé à Angers en présence de honnestes hommes et saiges maistres Françoys Collin sieur de la Mée conseiller du roy notre sire Angers, Me Mathurin Besnard licencié ès loix sieur de la Mercerye demeurant Angers, noble et discret messire Anthoine Prevost docteur en droit sieur de Pallec demeurant Angers et noble homme Louis Dupré sieur dudit lieu demeurant au dit lieu du Pré tesmoings

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Jean Lefaucheux vend une pièce de terre, Montreuil-Belfroy 1599

qui lui vient de sa mère Françoise Bomard.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 9 novembre 1599 en la cour royale d’Angers davant nous René Garnier notaire d’icelle personnellement estably Jean Lefaucheux sieur de la Bretonière demeurant à Briollay soubzmectant confesse avoir ce jourd’huy vendu quité ceddé délaissé et transporté et encores par davant nous par ces présentes vend quite cèdde délaisse et transporte du tout dès maintenant et à toujoursmais perpétuellement par héritage
à honneste homme Jehan Bodin marchand demeurant à Angers paroisse saint Morice présent et acceptant lequel a achapté et achapte dudit Lefaucheux pour luy ses hoirs et ayant cause
une pièce de terre labourable close à part de haye fossés qui dépendent de ladite pièce nommée la Lande, située ès paroisse de Juigné Béné dépendant du lieu et closerie de la Fresnaye, ainsi que ladite pièce de terre se poursuit et comporte, contenant 2 journaux ou environ, joignant d’ung costé la terre du lieu de la Mancelerye appartenant à Ja… Guillebault veuve Delespine et d’autre costé le chemin tendant de Montreuil à La Meignanne abouté d’ung bout à une petite lande communau d’autre bout à une autre pièce de terre dépendant du lieu de la Frenaye nommée le Champ de vigne et comme ladite pièce de terre vendue appartient audit Lefaucheux à tiltre successif de Françoise Bomard sa mère et luy est advenue par partaiges faits entre la mère dudit Lefaucheux René et autres les Bomards ses frères par les partaiges faits par Dupont notaire soubz la cour du Plessis Macé le (blanc) 156… sans aucune réservation, ladite pièce de terre vendue ou fief et seigneurie de Juigné tenue censivement et de debvoyr aulcuns coustemens que les contractans ont véfifié ne pouvoir déclarer, et a ledit vendeur dit qu’il a entendu ladite terre estre à franc debvoir néantmoins s’il se trouve estre deu quelque chose et jusques à 12 deniers par chacun an les acquitera et payera à l’advenir, et vend lesdites choses quite du passé jusques à huy
transportant etc et eset faite ladite vendition cession delays et transport pour le prix et somme de 40 escuz sol évalués à 121 livres lesquelles ledit Bodin a promis payer en l’acquit dudit vendeur à Me Pierre Augeard la somme de 18 escuz sol 7 sols 6 deniers, et à honneste Henry Guignar la somme de 8 escuz sol deus par ledit vendeur et dont ledit Bodin retirera quitances qu’il baillera ou copie d’icelles …, et le surplus montant 13 escuz 51 sols 6 deniers ledit Bodin les a payés audit vendeur en … qu’il a eu prins et receus et dont il s’est tenu à contant et en a quité et quite ledit Bodin acquéreur ce acceptant, à laquelle vendition tenir etc et à garantir etc oblige ledit vendeur luy ses hoirs etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc fait et passé Angers en présence de Pierre Portin et Jehan Gaultier Charles Renou clercs tesmoings, et en vin de marché dons proxénetes et médiateurs des présentes payé par l’acquéreur du consentement dudit vendeur 40 sols

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Succession de Madeleine Feillet veuve Lefaucheux, La Meignanne et Pruillé 1640 : cinquième lot

ceci fait suite aux jours précédents :

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

cinquième lot
est et demeure au cinquiesme et dernier lot le lieu closerie domaine et appartenances de la Fresnays en la paroisse de Montreuil Bellefroy composé de la maison du closier contenant la chambre manable ayant cheminée et four avecques la superficie couverte d’ardoise et une autre chambre sans cheminée, et un plancher et grenier au dessus, et la superficie couverte de chaulme et genets, et une vieille loge aussi couverte de chaulme et genets fort en ruines, rues issues et ayreaux qui en dépendent
Item un grand jardin contenant 4 boisselées de terre ou environ joignant et tenant à ladite maison, et joignant et aboutant les dites choses de toutes parts au grand chemin tendant de La Membrolle à Angers et au chemin tendant dudit lieu et maison de la Fresnays au bourg dudit Montreuil, et aux terres et autres appartenances dudit lieu
Item 2 portions de pré contenant ensemble 2 hommées à faucher ou environ, sises dans un pré nommé les Herieres l’une desdites portions joignant des 2 costés les prés de Me Nicolas Leconte et abouté à la Grande Rivière de Mayenne, et l’autre portion joignant d’un costé aux prés de Me Anthoyne Poullain et abouté ladite rivière de Mayenne
Item 2 pièces de terre talbourable se tenant l’une l’autre une haye entre deux, contenant 4 journaulx ou environ, et joignant d’un costé une pièce de terre nommée la Jaulnays, qui est du lieu de la Jousselerye et à la terre du lieu de la Robinaye chemain endroit soy d’autre coté ledit chemin tendant audit bourg de Montreuil, aboutant d’un bout à la lande du dit lieu de la Fresnays
Item un clotteau de terre contenant 4 boisselées ou environ joignant d’un coté le grand chemin d’Angers d’autre costé et abouté d’un bout le jardin cy après dudit lieu et à la terre du lieu de la Robinays
Item un journau de terre labourable situé en 3 divers endroits dans une pièce de terre dépendant du lieu du Petit Platteau joignant les terres de la veufve Gaultier d’Angers d’autre costé les terres du sieur de la Vaugardière abouté à la terre de Levenière ? et d’autre bout les terres de (blanc) Bouju
Item dans le bourg dudit Montreuil Bellefroy une grande maison vulgairement nommée la Croix Blanche, composée d’une salle, une chambre basse à cheminée, et un petit bouge servant d’esvier, une chambre haulte ayant aussi cheminée, couvert d’ardoise, rues et issues qui en dépendent, joignant d’un costé la maison et appartenances de Me Thimotée Brillet dudit bourg, aux moulins dudit Monstreuil
Item une hommée ou environ de jardin sise dans un jardin au davant de ladite maison le chemin entre deux, joignant d’un costé le jardin dudit Brillet et abouté audit chemin, avecques le droit et usaige ancien et ordinayre au puits qui est dans le jardin dudit Brillet
Item une autre maison nommé la Bretonnerye sise audit bourg de Montreuil, composée d’une chambre basse dans laquelle y a un pressouer, et une autre chambre nommée la boulangerie, ayant cheminée et four joignant d’un costé le jardin de Me Mathieu Froger advocat Angers, d’autre costé la cour dudit Froger
Item une grande portion de jardin dépendant de ladite maison de la Bretonnerye, contenant 5 hommées de jardin ou environ joignant et tenant de toutes parts aux terres et appartenances dudit sieur Froger
Item 2 portions de vigne contenant ensemble 4 quartiers de vigne ou environ, sis en deux diviers endroits dans le grand cloux dudit Montreuil, joignant d’un costé la vigne dudit Froger d’autre costé la terre de la cure dudit Montreuil et à la vigne de bon arpart chacun endroit soy
Item une autre portion de vigne contenant 2 quartiers ou envirion sise en 2 divers endroits dans le cloux nommé les Sept Cartiers joignant des 2 costés la vigne des hoirs de deffunt Me René Dupont, abouté d’un bout la vigne de Mathurin Belier
à Cantenay
Au bourg de Cantenay un corps de logis composé d’une chambre basse et une chambre haulte au dessus, ayant cheminée et la superficie, couvert d’ardoise, le tout en maulvais estat et presque en ruisne
Item 3 planches de jardin contenant ensemble une hommée de jardin ou environ sises au devant dudit logie joignant (blanc) et abouté la saullaye dudit lieu et d’autre bout le chemin tendant à l’église dudit Cantenay, rues et issues qui en dépendent, avecques les droits et usaiges anciens et accoustumés dans les communs dudit lieu tant pour pasturaiges de bestiaux que autrement deuement
Item 2 cartiers de vigne sis dans le cloux de complant dicte paroisse
s’entregarantiront les partaigeans les choses des présents partaiges, lesquelles choses y demeurent spécialement obligées affectées et hypothéquées, et si aulcunes choses dépendans desdites successions sont obmises et employées et non mentionnées en ces présents 5 lots, en ce cas se partaigeront cy après ensemblement partaigeans, ensemble payeront et acquiteront les cens rentes et debvoirs fonciers et féodaulx anciens et accoustumés qui peuvent rester deus pour chacun son lot, tant par graines argent et autrement, pour l’advenir, et s’il est deub quelques arréraiges du passé se payeront à commun,
lesquels partaigeans s’entre tiendront compte les uns aux autres, afin de faire les rapports de ce que chacun d’eulx a eu prins et receu tant lors de leurs mariaiges que depuis, par advancements d’hoyrie, afin de leur esgaler ès successions desdits deffunts leur père et mère, et se feront lesdits comptes et rapports auparavant la choysie des présents lots et partaiges, et sont et demeurent des à présent obligés et spécialement hypothéqués, à ceulx des partaigeans auxquels sera trouvé estre deub, du relica desdits comptes et rapports, à, concurrence d’estre esgalés et ce sur le lot, ou les lots de celui ou ceulx qui seront reliquataires, et à cette fin lesdits partaigeans mettront chacun d’eulx leurs contrats de mariage et autres pièces tiltres et mémoyres entre les mains d’un de leurs amis pour instruire et justifier leurs dits comptes et rapports,
passeront les partageans les uns par dessus les terres des autres, dépendant des présents partaiges ou lesdites choses ne jointront ou abouteront à chemin en refermant les passaiges et faisant le moings de dommaige que faire se pourra
jouyront lesdits partaigeans de chacun son lot du jour de la choisie des mesmes partaiges, auxquels lesdits René Delahaye et Louise Lefaulchaux sa femme ont fait arrest aux charges clauses et conditions y contenues après les avoir veus et leus, par devan tnous François Delahaye notaire royal tabellion et garde notes Angers, et se sont lesdits René Delahaye et Louise Lefaucheux sa femme de luy suffisamment autorisée par devant nous quant à ce establis et soubzmis eulx et chacun d’eulx l’un pour l’autre et pour le tout sans division de personnes ne de biens etc leurs choses à prendre vendre etc renonçant etc et par especial au bénéfice de division et ordre de priorité et postériorité etc dont etc fait et passé audit Angers en notre tablier en présence de Me Vincent Bougler sieur de la Garanne, et Jehan Lemasson praticien demeurant audit lieu tesmoings

    Désolée, je n’ai pas la choisie

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Succession de Madeleine Feillet veuve Lefaucheux, La Meignanne et Pruillé 1640 : quatrième lot

ceci fait suite aux jours précédents :

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

  • quart lot
  • Au quatrième lot est et demeure le lieu mestairie domaine et appartenances des Poeriers sis entre le bourg de La Membrolle et les landes de Grez composé de la maison du closier couverte d’ardoise estables à loger les bestes et un bout de grange couverte de genets rues issues ayres et ayreaux qui sont et en dépendent contenant le tout ensemble 3 boisselées ou environ
    Item un jardin contenant 3 hommées ou environ sis proche et tenant ladite maison du closier avecques un autre jardin contenant aussi 3 hommées de terre en jardin ou environ nommé les Petits Mortiers
    Item un pré long contenant une hommée forte à faucher joignant d’un costé la terre du lieu de l’Espinay et y abouté d’un bout d’autre costé au grand chemin tendant dudit lieu à La Membrolle
    Item une portion d’autre pré contenant 3 hommées fortes sises dans le pré dudit lieu joignant aux prés du lieu des Mortiers d’autre costé les terres du lieu de la Rouarière et dudit lieu des Mortiers et y aboutant chacun endroit soy
    Item une autre portion de pré partie en chesnays et buissons contenant ensemble tant en pré que chesnais et buissons 4 boisselées ou environ à la mesure du Plessis Macé joignant d’un costé le pré du lieu du Feudonnet d’autre costé et aboutté des 2 bouts au pré dudit lieu des Mortiers
    Item une bauche de bois taillis sis dans la lizière du bois forest de Longuenée contenant ladite bauche joint la bauche de pareil taillis du tiers lot, une divise entre deux, et lorsqu’elle est en coupe elle se traite et se fagote par moitié avecques les seigneurs du lieu de la Fuzelays et le fagot et bourrée se partaige aussi moitié entre eulx
    Item une pièce de terre nommée les Camuseryes contenant 3 journeaux de terre ou environ comprins une portion de erre qui est en buissons au bas de la dite pièce, joignant d’un costé aux landes du lieu de Fuzelles d’autre costé au pré et appartenances dudit lieu des Mortiers et aboutté au chemin tendant de la Membrolle à la forest de Longuenée
    Item une autre pièce de terre nommée le Fougeray contenant 15 boisselées de terre à ladite mesure du Plessis Macé ou environ, joignant des 2 costés les terres et appartenances du lieu du Hallay et abouté un petit chemin tendant audit lieu du Hallay
    Item une autre pièce de terre nommée la Drese Lande contenant 16 boisselées de terre ou environ joignant d’un costé et abouté d’un bout les terres dudit lieu du Hallay, d’autre costé ledit Petit Chemin tendant audit lieu du Hallay
    Item une autre pièce de terre nommée la petite Grée contenant 5 boisselées ou environ, joignant et aboutant de toutes parts aux terres et appartenances dudit lieu du Hallay
    Item une pièce de terre nommée la Berardrye contenant 9 boisselées de terre ou envirion joignant d’un costé la terre du Hallay d’autre costé la pièce du Chardonnay de l’article suivant, et abouté la terre dudit lieu de l’Espinay
    Item une pièce de terre nommée Chardonnay contenant 3 journaux ou environ, joignant d’un costé et abouté aux terres dudit lieu de l’Espinay, et d’autre bout au jardin dudit lieu des Periers
    Item une autre pièce de terre nommée le cloteau du Puitz contenant 9 boisselées ou environ, joignant d’un costé audit Grand chemin tendant à la forest, d’autre costé audit chemin tendant au lieu du Hallay, et abouté au jardin qui tient à la maison dudit lieu des Periers
    Item une autre pièce de terre nommée le Lencloistre contenant 4 journaux ou environ joignant d’un costé ledit Grand chemin tendant de La Membrolle à la Forest, d’autre costé le chemin nommé les Pruniers abouté d’un bout la pièce nommée la Potière de l’article suivant
    Item une pièce de terre nommée la Petite Potière contenant 9 boisselées ou environ joignant d’un costé la grand rue dudit lieu des Periers d’autre costé le chemin neuf, abouté aux prés dudit lieu, d’autre bout les terres du lieu des Quatre Visaiges
    Item une autre pièce de terre nommée la Pottière contenant 4 journaux de terre ou envirion joignant d’un costé audit chemin neuf, d’autre costé à ladite pièce de l’Encloistre cy-dessus, abouté d’un bout audit chemin des Pruniers et d’autre bout audit chemin tendant à la forest
    Item une autre pièce de terre nommée la grand pièce, contenant 5 journaux fors, joignant d’un costé aux terres du lieu de la Ravarière d’autre costé aux terres dudit lieu des Quatre Visaiges, abouté d’un bout aux terres du lieu du Motteau et d’autre bout aux prés dudit lieu des Poiriers
    Item le droit ancien et accoustumé de mener les bestiaux dudit lieu des Periers en pasture dedans les grandes landes nommées les landes de Grez, et de coupper et enlever des engrais dans lesdites landes pour servir audit lieu des Periers lors et toutefois et quantes que besoing est
    Et outre ce que dessus est et demeure audit quatriesme présent lot la maison en laquelle on avoit accoustumé loger le closier du bourg de La Membrolle, ladite maison composée d’une chambre basse à cheminée, une antichambre à costé, et une haulte chambre ayant aussi cheminée qui est au dessus desdites chambres, et encores une autre chambre basse à cheminée sise au derrière de ladite maison, avecques les rues, issues et ayreaux qui sont et dépendent de ladite maison et qui seront à ladite closerie, le tout en un tenant, contenant lesdites issues et ayreaux demye hommée de terre ou environ, et joignant lesdites choses des deux costés et aboutant d’un bout aux terres des hoirs de deffunt Pierre Drouault
    Item un grand jardin sis au derrière de ladite maison et qui avoit acoustumé estre de ladite closerie du Bourg, contenant 3 boisselées de terre ou environ, joignant d’un costé les escuries de la grande maison du premier lot, et le jardin nommé le Verger dudit premier lot, chacun en droit soy, d’autre costé le jardin des hoirs feu Mathurin Pattrin et abouté le pré nommé la Borderye
    Item un autre petit jardin contenant demie hommée de jardin sis à costé et joignant ladite maison cy dessus d’autre costé la maison des hoirs dudit Patrin et abouté le grand chemin dudit bourg de La Membrolle Angers
    Et auquel lieu et closerie des Periers y a à présent 5 mères vaches, 3 veaux de lait et 3 porcs de nourriture et y a aussi à présent 6 journaux de terre ensepmancés de froment seigle et avoyne, pour le rapport qu’en a fait Jean Bonsergent closier du dit lieu
    Item aura et prendra celui qui aura le présent quatrième lot la somme de 100 livres un foys payée de celui qui aura le cinquiesme desdits lots 6 mois après la choisie des présents partages sans intérests jusques à ce jour

      la suite et fin à demain

    Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog.

    Bail des réparations du moulin à froment de Montreuil Belfroy, 1590

    les réparations sont assez importantes, car elles nécessitent pas moins de 5 maçons, et comme ce métier n’existe pas dans chaque paroisse, il s’agit de 5 maçons du plus proche environnement, à savoir La Membrolle et Pruillé.
    Nous avons un second élément pour mesurer l’importance ces travaux à savoir le montant des réparations, à savoir 100 escuz ce qui est consédérable pour le bâtiment, à cette époque peu coûteux.
    J’ajoute qu’avec un tel chantier chacun des 2 maçons avait de quoi vivre pour une année.

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 30 juin 1590 avant midy ont esté présents par davant nous François Revers notaire royal Angers et y demeurant, Pierre Bertran demeurant en la paroisse de Pruillé, Jehan Bellanger demeurant en la paroisse de La Membrolle, Pierre Fleur et Estienne Fleur tous maczons demeurent en la paroise de Neufville tant pour eulx que pour René Pottier duquel ils se font fort lesquels confessent avoir eu et receu en présence et à veue de nous de honneste homme Jehan Besnyer sieur des Guerais fermier du prieuré de la Haye aux Bonshommes lez Angers à ce présent et acceptant la somme de 50 escuz faisant le reste et parfait payement de la somme 100 escuz en laquelle il estoit obligé pour la réfection du moulin à froment de Monstreuil Belfroy dépendant du dit prieuré et ce suivant le marché passé par René Dupont notaire en cour laye en debte du 6 août 1587 de laquelle somme de 50 escuz lesdits Bertran Bellanger Pierre et Estienne Fleur se sont tant pour eulx que pour ledit Pottier tenus à contants et bien payés et en ont quité et quitent ledit Besnyer et promis l’acquiter vers ledit Pottier et tous autres à qui il appartiendra et demerent tenus lesdits maczons faire et accomplir tout le contenu audit marché fait par ledit Dupont suivant et au désir d’iceluy si fait n’ont et à ce faire tenir et accomplir se sont lesdits maczons obligés esdits noms et en chacun d’iceulx seul et pour le tout par les mesmes soubmissions obligations et renonciations portées par leur dit marché, foy jugement et condemnation etc
    fait et passé Angers à notre tabler présents à ce Loys Allain praticien et vénérable et discret Me Pierre Bridault sieur de Joyeuse chappelain en l’église d’Angers tesmoings
    lesdits maczons ont dit ne savoir signer

    Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog.