Adieu téléphone fixe, bonjour Covid 19 : vive la TNT numérique sans box !

Nos lignes téléphoniques sur fil de cuivre sont condamnées. Orange, l’opérateur qui est l’installateur historique, informe en 2016 les autorités compétentes de son calendrier de suppression. Le 15 septembre 2018 Orange met fin aux abonnements lixe fixe.

Depuis, vous devez avoir la fibre optique et sa box, pour recevoir encore le téléphone fixe. Le pire est que je n’ai entendu aucun écologiste s’en plaindre, alors que cela signifie une augmentation de la dépense énergétique !!!

Bref, la mise en place de la fibre optique avance depuis, souvent dans les larmes, selon les témoignages que j’ai entendus.

Pire, entre temps, la pandémie Covid occupe toutes les énergies, laissant aux oubliettes le déploiement parfois douloureux de la pieuvre fibre optique. Mais surtout mettant les lignes de cuivre du bon vieux ADSL pour internet à très rude épreuve : les lignes de cuivre, plus vite embouteillables, subissent en effet  un tel encombrement général que télétravailleurs et étudiants consignés à la télé-étude, rament très souvent longtemps, pour leurs téléchargements quotidiens.

Mais une chape de silence s’est abattue sur cet embouteillage du réseau dû à Covid 19 !

Et durant cette pandémie, Orange avant tranquillement son objectif de suppression, sans susciter l’émotion des journalistes, bien trop occupés par la pandémie.

Depuis les 2 confinements, j’ai subi la coupure de la ligne téléphonique, volontairement de la part d’Orange, donc plus d’internet et de télé, ni téléphone fixe. La dernière fois il y a un mois, j’ai appelé leurs service avec mon petit téléphone et on m’a répondu « On vous coupe de 9h à 18h ». Le message était clair, je n’avais pas à occuper ma ligne pendant les heures de travail !

Message bien reçu de ma part, et je suis donc restée sans télévision depuis 4 semaines. Pas tout à fait heureuse de cette situation.

Ma tour, habitée de plusieurs personnes âgées dont certaines sans box, j’ai donc discuté avec l’une d’elles, et j’ai acheté une antenne intérieure et un récepteur TNT numérique chez DARTY, et miracle, depuis hier, j’ai à nouveau la TNT numérique et cela sans la BOX d’Orange. C’est de très bonne qualité et cela me suffit à un manque près : KTO. Donc je regarde désormais chaque soir à 18 h 15 la messe sur mon ordinateur, qui a un écran de même dimension que ma télé, qui est la petite télé et m’a toujours suffi.

Et je peux vous affirmer que la TNT numérique est loin d’être en voie de disparition, car les antennes et récepteurs modernes sont légion sur Internet, signe d’un marché dynamique, donc ceux qui racontent qu’il faut une box pour voir la télé oublient de dire qu’on peut regarder l’essentiel des chaînes sans box.

Je vous tiendrai au courant de la suite des évennements car cela n’est pas fini, la fibre est arrivée dans ma tour, mais mon appartement colé en haut à l’ascenseur et ses machines, est le seul qui ne peut être joint qu’en passant par la douche !!! Le prise de téléphone actuelle n’est pas tirable car trop loin et avec des coudes.

A+

 

La fabrique d’allumettes de la côte Saint Sébastien à Nantes Sud Loire en 1846

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En 1846, la côte Saint Sébastien n’a pas encore de restaurants, ou autres lieux de détente, qui ne vont apparaître qu’à la fin du 19ème siècle.

En 1846, on y trouve une fabrique d’allumettes, dans des bâtiments appartenant à Deplanchettes, propriétaire de plusieurs maisons dans le coin. Les exploitants de cette petite fabrique viennent de loin, même si je dois vous avouer que je n’ai pas identifée la région d’origine, car j’ai seulement le lieu de naissance que je n’ai pas situé, merci de m’y aider. Les voici (type de bâtiment, nom du locataire, âge du locataire, nombre d’années à Nantes, état matrimonial Célibataire, Marié, et enfin le lieu d’origine)

maison basse Duval Alphonse 23 6 C Raion
batiment fabrique Bespois Charles 50 6 M Gray

Ces 2 locataires qui fabriquent les allumettes sont manifestement issus d’une région qui connaît ce type de fabrication, malheureusement j’ignore l’histoire de la fabrication des allumettes, et j’avoue humblement n’avoir jamais pensé aux allumetes de nos ayeux alors que j’ai des marchands ciergiers et autrse fabriquants de bougies dans mes ascendants, et une très bonne conscience de ce qu’est la vie sans l’électricité, d’autant que j’ai connu la guerre et les lampes pigeons etc… qui me rappellent fortement ce que nos ancêtres ont connu, et même je pense à eux en cette période de l’année aux très longues soirées dans le noir, et sans télé … comme c’est mon cas depuis 3 semaines, car ma tour est en transition technique de suppression de l’ADSL et son réseau téléphonique pour la fibre encore non installée chez moi, et je sais ce que c’est qu’une soirée sans télé, donc je pense encore plus à nos ayeux. Ceci dit je suis en tentative d’installation de la réception TNT avec antenne intérieure pour me passer de la box mais avoir la télé pour Noël.

Bonne journée à vous tous, profitez bien des immenses progrès technologiques que nous a apport la fée électricité…. Chez moi les allumettes, des Gitanes, sont dans un tiroir oublié, faute d’avoir été ouvert depuis des années et des années !!!

 

Le bousqueur, l’ouvrier non spécialisé, dans le vocabulaire de Nantes : Nantes Sud Loire 1846

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Je vais refaire cet article car j’ai trouvé d’autres bousqueurs, et le verbe bousquer, que j’utilise dans mon jargon, mais je fois d’abord me calmer car  je suis obligée par Orange de passer à la fibre mais ils ne répondent pas à mes questions et je commence par angoisser sur la perte de mon téléphone fixe, car le modèle que j’utilise actuellement est le confort sans épaules, et je ne peux m’en passer. Si vous avez des connaissances sur la Livebox 5 et ses sorties téléphone, merci de me le dire.

Nantes avait autrefois un vocabulaire local. Ce vocabulaire m’a valu la première année de ma vie au travail, une mésaventure. Le laboratoire de cette grande usine, en Seine et Marne, à Bagneaux sur Loing, avait une femme de ménage née en Pologne. Un jour, ayant fait tombé quelque chose, et ne voulant pas la contraindre à nettoyer pour moi, je lui demande le ramasse-bourriers. Elle se fâche, et me demande de lui parler français. Et je repars sans le ramasse-bourriers. Peu de temps après, je suis convoquée dans le bureau du directeur du service, qui me reproche d’avoir mal parlé à la femme de ménage, et me dit que je suis tenue de parler français à la femme de ménage. Je sors du bureau dans l’incompréhension, et surtout humiliée d’avoir reçu un tel reproche. Ce n’est que plus tard que je comprendrais que j’avais utilisé un terme nantais, et qu’en Seine et Marne, comme sans doute dans toute la France on disait pelle à poussière. Enfin, je ne sais plus ce qu’il faut dire car j’ai la facheuse éducation du ramasse-bourriers ancrée dans la tête, et je ne sais utiliser d’autre terme.

Donc, ce jour, toujours dépouillant Nantes Sud Loire en 1846, je rencontre un BOUSQUEUR, et voici de qu’en le Littré :

BOUSQUEUR Dictionnaire de la langue française (Littré). Tome 1 [ 1873 ]  Nom donné, à Nantes, à des ouvriers qu’on emploie à remuer des fardeaux, et qui ne sont pas occupés à un ouvrage ayant nécessité un apprentissage quelconque.

Je dois pourtant vous préciser que les recensements que je dépouille donne pour métier OUVRIER, PORTEFAIX, etc…. et donc un BOUSQUEUR qui était un ouvrier différent des autres ouvriers.

Ce bousqueur est François Allard, demeurant au village de Sèvres en 1846 :

 

 

 

Avant l’eau courante, il y avait à Nantes le métier de porteur d’eau : Nantes Sud Loire 1846

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En 1846, l’eau courante n’est pas encore arrivée dans Nantes Sud Loire, et pour vous faire une idée de l’arrivée de l’eau au robinet, à Nantes voyez le catalogue de l’exposition réalisée en septembre 2002 par les Archives Municipales de la ville de Nantes.

Donc, en 1846, l’eau est prise soit au puits, quand on en a un, et j’y reviendrai, ou aux rivières proches, la Sèvre et la Loire. Mais tout le monde ne peut pas aller chercher son eau, donc il existe encore en 1846 un porteur d’eau.

Il s’appelle Joseph Chevrier, 35 ans, marié, père d’un garçon, et il demeure au n°52 de la rue Dos d’Âne, soit à peu près au niveau actuel du rond point entre le parking et la station de tramway Pirmil.

Avec toutes les personnes âgées, incapables de porter l’eau aux étages, mais dépourvues de retraite, je ne sais s’il pouvait leur monter l’eau. Je pense donc que ces personnes âgées se contentaient d’eau à boire, et rien pour l’hygiène.  Et le porteur d’eau livrait surtout les nombreuses maisons sans puits, mais qui pouvaient payer le service du porteur. Je sais, c’est terrible ce que je suis en train d’écrire, pourtant, après mure réflexion, c’est ma seule certitude. Et inutile de vous dire combien je pense à l’immense, immense progrès dont nous bénéficions, nous les personnes âgées à domicile, car nous avons retraite et eau au robinet.

 

Nantes Sud Loire et le noir animal : 1846

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Lorsque je revenais dans les années 1970 de la place François II par le bus, via le pont de Pirmil, qui n’était pas encore doublé pour Rezé, mon nez savait que la place Pirmil n’était pas loin, tant tanneries et usine de noir animal parfumaient l’air. Et, de temps à autre, on pouvait alors apercevoir des camions bennes à ciel ouvert, des abattoirs à la fabrique de noir animal.

Le noir animal a une histoire tout à fait nantaise, comme vous pouvez le découvrir sur Internet aujourd’hui :

Vers 1820, on utilisait à Nantes un produit, nommé le « noir animal », pour la purification des sucres bruts importés des Antilles. Un industriel, Fabre, rejetait les résidus de ces filtres et observa que ces « noirs de sucrerie » étaient un engrais particulièrement efficace. En effet, le noir animal est fabriqué par combustion d’ossements dans des fours à l’abri de l’air, il se forme du pyrophosphate qui possède une capacité d’échange très élevée.

C’est ainsi que le recensement de 1846 4ème canton, serie déposée aux Archives Municipales, donne rue Dos d’Âne, au n°10

Joseph Texier, 29 ans, né à Rennes, depuis 20 ans à Nantes, exerçant la profession de négociant de noirs.

Rassurez-vous, cette curieuse dénomination de la profession n’a rien à voir avec ce que vous pourriez penser, surtout compte-tenu du passé de la ville de Nantes. Il s’agit en effet tout simplement de la vente de noir animal dont l’usine est proche. Et les innombrables cultures environnantes profitaient certainement de cet engrais, tout autant que les sucreries nantaises. Mais ce jeune négociant vient de Rennes, et manifeste un goût très prononcé de l’entreprise pour avoir débouché sur une telle profession, venu d’ailleurs, et aussi jeune ! Il est vrais qu’à Nantes Sud Loire on vient de partout et de loin, et j’y reviendrai, et même souvent et même de très, très loin.

 

 

 

Les personnes âgées, sans retraite, isolées ou regroupées entre elles : Nantes Sud Loire 1846

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Les personnes âgées sont relativement nombreuses en 1846 à Nantes Sud Loire, mais ce qui me surprend c’est qu’elles vivent seules, et non dans la famille de leurs proches parents. J’avais dans l’esprit qu’autrefois les personnes âgées étaient prises en charge par leur famille, et je tombe de haut, en voyant ces femmes, isolées comme moi, mais moi j’ai une retraite, le confort, et Super U qui livre à domicile, et elles, elles n’avaient rien. Et elles sont nombreuses en 1846, alors que je pensais qu’on vivait moins longtemps.

Sans doute, les personnes âgées étaient mieux considérées en 1846 à la campagne qu’en ville ?

J’observe quelques rares cas de regroupements, mais pour partager ce que j’appellerai l’indigence.

Par ailleurs, leur logement n’est pas des meilleurs, et elles sont relégués en haut souvent. Les maisons de la rue St Jacques ont le plus souvent 2 étages, rarement 3, mais voici un regroupement dans les mansardes du 8 rue St Jacques, c’est à dire au bas de la rue à droite en montant vers Bonne Garde.

Je pense à elles, montant à leur âge leurs 3 étages, et dans ces mansardes peu isolées. Et si je dis « peu isolées » c’est que j’en témoinge, pour l’avoir vécu, les mansardes étaient autrefois juste sous les ardoises, très chaudes l’été et froides l’hiver. Et l’eau courante absente, comme je l’ai vécu durant 2 ans pendant mes études à Angers dans une mansarde, avec un sceau hygiénique et un broc, que je descendais chaque matin sales, et que je remontais chaque soir propres. Comment faisaient ces personnes âgées ? Sans doute jamais de toilette, seul le sceau hygiénique à aller vider dans les toilettes au banc de bois dans le jardin.

Les voici : (nom, âge, profession, n° dans la rue St Jacques, nom du propriétaire, type de logement). Elles sont 3 dans le 2ème mansarde :

Blanloeil Julienne 75 journalière 8 Guilbaud mansarde 3ème
Guilliard Vve Bossard 79 sans état 8 Guilbaud mansarde 3ème
Perreau Vve Godineau 75 cardeuse
Bourreau Vve Rousseau 75 cardeuse