Marguerite de Clermont Montiron fondatrice du couvent de la Visitation à Angers : 1635

Cette fondation fait suite à l’acte que je vous mettais le 13 mai dernier ici, qui était manifestement à oublier pour tenir compte de celui qui suit.

En effet, le sujet est bien le même, à savoir la fondation du couvent de la Visitation à Angers, et le jour et le lieu de l’acte sont identiques.
Donc, l’acte que je vous mettais le 13 mai a été suivi dans cet après midi du 20 juin 1635, d’une apre négociation entre Marguerite de Clermont et les religieuses du couvent de la Visitation de Nantes.
En effet, on découvre que dans le premier acte, Marguerite de Clermont ne prétend pas être fondatrice, alors que par l’acte qui suit nous apprenons que tel était son souhait.
Donc, les Religieuses de Nantes lui avaient d’abord refusé ce titre, pour négocier et lui arracher une somme bien plus élevée, qui lui donnerait finalement le titre de fondatrice, et elle cède ici, pour une somme effectivement bien supérieure à celle du premier acte.
Pour obtenir le droit d’être fondatrice, avec tous les privilèges qui s’y rattachent, Marguerite de Clermont aura donc dû débourser beaucoup plus que prévu. Elle avait d’abord prévu de donner 1 000 livres de rente par en et ici elle en donne le double !!!
A en croire Célestin Port dans son Dictionnaire du Maine-et-Loire, l’installation des Visistandines à Angers ne fut pas immédiate, et elles ont attendu 1641 pour avoir le feu vert de la ville d’Angers et 1643 pour acquérir 2 closeries pour bâtir. J’ignore si Marguerite de Clermont pu se retirer à Angers dans son couvent !

En tappant cet acte, je songeais à ce qui m’attend pour mes très vieux jours, car en fait Marguerite de Clermont est en train de prévoir son EHPAD.
Moi, ce sera donc l’EHPAD tout court, sans la somme si élevée que certaines grandes dames déboursaient pour leurs vieux jours. Et je me rappelle ici aussi d’Aliénor d’Aquitaine à Fontevrault !

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales de Loire-Atlantique, série AD44-4E2/462 – Voici la retranscription de l’acte (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 20 juin 1635, par devant nous notaires royaulx de la cour de Nantes soubzsignés après submission et prorogation de juridiction y jurée fut présente en sa personne dame Marguerite de Clermont de Montoison demeurante ordinairement en la ville de Grenoble, estant à présent logée en la paroisse de Saint Clément lez ceste ville de Nantes, laquelle a déclaré que long temps y a qu’elle désire establir et fonder un monastère pour pouvoir s’y retirer quand bon luy semblera en qualité de fondatrice, et ayant receu de Dieu des grâces particulières par l’intercession du bienheureux François de Salles, joinct que ses filles sont dédiées à la très Sainte Vierge, elle a une particulière intention pour les dévotes Religieuses de la Visitation, à quoy elle n’auroit peu parvenir jusques à présent, veuz que le concile et les ordonnances désirent que les monastères des filles ne s’establissent que dans les villes closes, de sorte que Monseigneur l’Evesque d’Angers et Messieurs de la ville dudict Angers ayant agréé l’steablissement desdictes devotes Religieuses en ladicte ville d’Angers, elle a supplié la Révérende mère sœur Marie Constance Brossard supérieure du monastère de la Visitation Saincte Marie de Nantes, sœurs Marie Marthe Dubois assistante, Marie Charlotte Defeu, Marie Marguerite Despineu, et Marie Mathurine de Longuespée, conseillères, assemblées capitulairement au grand parloir dudit monastère, de l’agréer pour fondatrice de ladicte maison, ce qui a esté accordé par lesdictes Religieuses aux charges et conditions qui ensuivent : Premièrement lesdictes Religieuses ont promis d’agréer et recognoistre ladicte dame de Clermont pour fondatrice pour jouir de tous les droicts privilèges et prérogatives accordées aux fondateurs et fondatrices par les Sainct Canons, que ladicte dame pourra entrer accompagnée d’une fille ou femme dedans (f°2) ledict monastère, et ou il plaira à ladicte dame y passer ses jours, sera ledict monastère obligé de l’entretenir saine et malade avecq sa damoiselle de toutte sorte de choses, et de faire son enterrement selon son rang et qualité, et à pareil jour qu’arrivera son décès faire tous les ans ung service solempnel, et moyennant ce, ladicte dame a donné et donne par don perpétuel et irrivocable la somme de 2 000 livres tournois de rente à prendre sur tous et chacuns ses biens qu’elle a hipottéqué et hippotèque spécialement pour cela, et affin de pouvoir achepter une maison elle a promis de donner auxdites Religieuses la somme de 12 000 livres, à scavoir 6 000 livres au jour de leur establissement, et 6 000 livres ung an après, et où ladicte dame vouldroit se faire descharger desdites 2 000 livres de rente, elle en pourra faire le rachapt à raison du denier vingt, à la charge que les deniers dudit rachapt ne pourront estre divertiz, ains seront employés pour la nourriture desdictes religieuses, et pour servir à l’effect de la présente fondation. Et en oultre a esté accordé que ladicte dame fondatrice pourra présenter 4 pauvres damoiselles diverses fois pour estre receues à l’habit et à la profession, sans estre obligées lesdictes filles à rien apporter à la Religion. Et pour l’accomplissement et exécution de ce que dessus, et en passer tous aultres actes nécessaires, ladicte dame de Clermont a instituer et institue ses procureurs généraux et spéciaux (blanc) et aussy lesdictes religieuses pour consentir lesdicts actes et faire touttes autres choses nécessaires soit en la ville de Paris ou ailleurs, et accepter, sy (f°3) faire se doibt, plus amplement ledict don, soit avecques ladicte dame ou son procureur, lesdictes religieuses ont institué et instituent leur procureur général et spécial (banc) avecques tout pouvoir quant à ce, sans révocation, et pour ce que lesdictes partyes l’ont ainsy voulu et consenty, promis et juré tenir elles y ont esté à leurs requestes et de leur consentement jugées et condampnées par nous susdicts notaires de l’autorité jugement et condampnation de notre dicte cour de Nantes, fait et consenty audict parloir dudict monastère de la Visitation saincte Marie de Nantes soubz les seings desdictes parties le 20 juin 1635 avant midy

Fondation, discrète, du couvent de la Visitation à Angers : 1635

Fondation discrète, car la donatrice, Marguerite de Clermont Montoison, ne souhaite pas paraître en tant que fondatrice, mais elle fait pourtant un legs très élevé. Elle est de Grenoble, et j’ignore ce qui l’a amenée à tant aimer Angers.

Marguerite de Clermont Montoison est probablement fille d’Antoine de Clermont, baron de Montoison x Marguerite de Simiane. En 1635, elle est mariée depuis peu à Pierre de Gratet, seigneur de Brangues.
J’ignore pourquoi elle est si loin de Grenoble en 1635, mais il est vrai qu’autrefois on se déplaçait parfois beaucoup !

Le couvent de la Visitation existe encore à Nantes, voyez son site.

Histoire de la Visitation d‘Angers

La caserne de la Visitation à Angers : réoccupation d’un ancien couvent de 1792 à 1904 Rose-Marie Le Rouzic In Situ Revues des patrimoines

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales de Loire-Atlantique, série AD44-4E2/462 – Voici la retranscription de l’acte (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 20 juin 1635 après midy, par devant nous notaires royaulx de la cour de Nantes soubzsignés aulx submission et prorogation de juridiction furent présentes en leur personne révérende mère sœur Marie Constance Brossaud supérieure du monastère de la Visitation Ste Marie de Nantes, sœur Marie Marthe Duboys assistante, Marie Charlotte Defeu, Marie Marguerite Despivent et Marie Mathurine de Longuespée conseillères assemblées capitulairement au grand parloir dudit couvent pour la délibération de leurs affaires, d’une part, et dame Marguerite de Clermont de Montoison demeurante ordinairement en la ville de Grenoble et depuis en la paroisse de St Clément les Nantes d’autre part, lesquelles religieuses ont recogneu et confessé qu’à leur instante prière et pour favoriser l’establissement d’ung monastère de leur ordre en la ville d’Angers, ladicte dame Marguerite de Clermont a ce jour par devant nous notaires soubzsignés déclaré faire don de la somme de 12 000 livres une fois payée et 1 000 livres de rente pour fonder et dotter ledit monastère d’Angers moyennant la qualité de fondatrice en iceluy, pour passer lequel contrat elle a consenty procure qu’elle a mis es mains desdites religieuses, comien que l’intention desdites religieuses et de ladite dame n’ait esté que ledit acte soit tiré à conséquence ni le contrat qui poura estre passé en vertu dudit acte de procuration de l’effet desquels dons à présent lesditres religieuses tiendront ladite dame quitte et promettent l’acquitter tant vers les religieuses qui seront establies audit Angers que tous autres tant en principal que tous accessoires, parce que aussy ladite dame a déclaré ne prétendre aucun droit ny la qualité de fondatrice de ladite maison d’Angers ; à laquelle indeminté lesdites religieuses se sont obligées et obligent sur tous et chacuns les biens meubles et immeubles présents et futurs dudit monastère de Nantes, promis juré obligation jugement et condemnation, consenty audit monastère de la Visitation Ste Marie au devant du grand parloir soubz le seing desdites parties les jour et an que devant

Antoinette Joubert emprunte 1 300 livres pour payer l’entrée de sa fille, Marie Liboreau, à l’abbaye de Nyoiseau : 1619

Antoinette Joubert est la cousine de René Joubert sieur de la Vacherie. Ceci n’est pas spécifié dans l’acte qui suit, ce lien est extrait d’un autre des nombreux actes que j’ai trouvés sur cette famille. On voit seulement ici qu’Antoinette Joubert emprunte en fait à un proche parent.

Elle paye l’entrée en religion de sa fille, sur ses biens propres, d’ailleurs elle est séparée de bien d’avec son mari, qui vit encore, mais on peut en conclure qu’il ne paye pas l’entrée de sa fille en religion!!! Cela semble assez surprenant ! Ce qui est encore plus surprenant dans cet acte et que nous voyons parfois, c’est qu’une femme séparée de biens doit avoir l’autorisation de son mari pour passer seule un acte chez le notaire. Cela nous paraît totalement illogique.

Acte des Archives du Maine-et-Loire 5E5 – Ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 8 mai 1619 après midi par devant nous Guillaume Guillot notaire du roy à Angers fut présente en personne soubzmise et obligée honneste femme Anthoinette Joubert espouse de François Liboreau, séparée de biens d’avec luy et authorisée par justice à la poursuite de ses droits et d’abondant autorisée quant à ce de sondit mari par acte passé par Frouteau notaire de cette cour le 17 juillet dernier, demeurante en cette ville paroisse de la Trinité confesse avoir vendu créé et constitué et par ces présentes créé et constitue dès maintenant et à présent, promet payer fournir et faire valoir par hypothèque général et universel sur tous et chacuns ses biens présents et futurs à honneste homme Me René Joubert sieur de la Vacherie advocat Angers demeurant paroisse st Michel du Tertre, présent et acceptant pour luy ses hoirs la somme de 18 livres 15 sols de rente hypothécaire annuelle et perpétuelle payable et rendable franchement et quittement par ladite venderesse ses hoirs audit achapteur ses hoirs par chacun an en sa maison en cette ville à un seul et entier paiement, le premier paiement commençant d’huy en un an prochain, et à continuer … . et est faite ladite création et constitution de rente pour le prix et somme de 1 300 livres payées manuellement content en présence et à veue de nous par ledit achapteur à ladite venderesse qui l’a eue et receue en monnaye ayant cours ; et laquelle somme ladite venderesse a dit estre pour employer aux frais de l’entrée de Marie Liboreau sa fille en religion en l’abbaye de Nyoiseau au désir d’un acte passé par Frouteau, et à ce que dessus dit est tenir etc oblige etc renonçant etc foy jugement et condemnaiton etc fait et passé audit Angers maison de ladite venderesse

Nomination de crieur de patenôtres : Angers 1624

par Amaury de l’Advocat, official du diocèse d’Angers (AD49 série 5E5)

Je pense que l’acte qui suit aide sans doute à mieux percevoir ce curieux métier, donc je le propose d’abord, puis mes tentatives d’explication suivront :

Retranscription de l’acte notarié :
Le 2 août 1624 après midy, par devant nous Nicolas Leconte notaire royal à Angers, Me Amory Deladvocad prestre official d’Angers (juge ecclésiastique du diocèse) et chapelain de la chapelle du Mesnil deppendant de la seigneurie du Gast et auquel chapelain appartient la nomination et provision (en matière éclésiastique, droit de pourvoir) de la charge de crieur de pastenostres de ceste ville d’Angers fondée entiennement (anciennement bien entendu) par les seigneurs du Gast et attribué la provision audit chapelain lequelle a présentement pourveu et pourvoit René Massonneau demeurant en la paroisse Sainct Maurille de ceste ville, lequel a ce présent et stipulant et deuement estably soubmis et obligé a promys et demeure tenu de bien et deument faire et exercer icelle charge de cryeur de patenostre, de ladite charge de crieur de pastenostres vacquant par la mort de feu Nicollas Terré pour y faire la charge comme on a accoustumé et jouir des revenuz et profitz gages et esmolluements accoustumez dont il a requis acte qui luy a esté octroyé par ledit notaire, fait audit Angers maison dudit sieur Deladvocad en présente de Pierre Tesnier et Jan Lebecheux praticiens audit Angers tesmoins, ledit Massonneau a dit ne savoir signer.

Pour tenter de comprendre j’ai consulté beaucoup de dictionnaires anciens, puis Diderot, puis plus modernes, à l’article patenôtre, qui vient bien sur de Pater noster.

Diderot ne voit que l’aspect chapelet et sa fabrication. Cela ne convient donc pas car cela implique un objet : une marchandise et un commerce. On voit mal l’official nommer à un commerce !
le Larousse du moyen Français (époque Renaissance) donne : 1. Oraison dominicale. – 2. Prière dite en d’autres occasions. – 3. la patenostre du singe : grognement, discours inutile (Rabelais). – 4. Grains de chapelet.
le Dictionnaire de L’Académie française, 4th Edition, 1762 donne déjà mieux : patenôtre : On appelle ainsi parmi le peuple, L’Oraison Dominicale, ou le Pater; & on comprend aussi sous le même nom l’Ave, & les autres premières prières qu’on apprend aux enfans. Cet enfant sait sa Patenôtre. – Il se dit aussi populairement pour Toute sorte d’autres prières chrétiennes. Dire ses Patenôtres. Avez-vous achevé vos Patenôtres ? C’est une grande diseuse de Patenôtres. – On dit proverbialement & bassement, quand un homme gronde & murmure entre ses dents, qu’Il dit la Patenôtre de singe. – Patenôtres, au pluriel se prend aussi populairement pour Les grains d’un chapelet, & pour tout le chapelet.
Mais plusieurs dictionnaires font allusion au fait que les prières étaient marmonnées… Et le dictionnaire encyclopédique Larousse donne une définition plus satisfaisante 1. Prières où dominaient les Pater Noster, que récitaient les frères convers dans l’office religieux. – 2. Prières que marmonaient les fidèles illetrés incapables de suivre l’office litturgique célébré à l’époque en latin. – 3. Prières quelconques ou suite de prières plus ou moins intelligibles.

Me souvenant alors que j’ai longtemps suivi la messe en latin, que nos ancêtres devaient la suivre en latin, qu’ils ne savaient pas tous lire, je pense alors qu’ils ne connaissaient pas tous les prières parfaitement, et comme le dit si joliement Rabelais ils grommelaient. J’ai alors cru que ce seigneur du Gast avait créée la charge de crieur de patenôtres, pour réciter dans l’église à haute et intelligible voix les prières.
Mais, selon Mr Bodard de la Jacopière (Chroniques Craonnaises, p. 660) : « l’usage était établi à Craon, d’avoir un crieur de patenôtres, qui, à minuit, devait parcourir les rues et rappeler aux habitants trop endormis, l’obigation de ne pas oublier les pauvres trépassés. A cet office, encore existant en 1616, était attachée une maison en appentis, rue des Juifs, et un jardin à la porte Valaise. Sa nomination était dans les attributions du sénéchal, ce qui doit faire penser que ces fonctions n’étaient pas étrangères à la police de ville. Ces crieurs de nuit succédaient aux veilleurs du moyen âge, chargés la nuit, de crier dans les rues l’heure indiquée par les clepsydres et les sabliers avant l’invention des horloges, c’est à dire avant 1350 ou 1380. »
Donc, à Angers paroisse saint Maurille, c’était un crieur nommé par l’église (pouvoir religieux) alors qu’à Craon il était nommé par le sénéchal (pouvoir civil). Nommé par l’église, ce qu’il criait dans les rues, devait être l’heure des prières ou des offices religieux, dans doute pour les trépassés. Je ne suis pas certaine qu’il se soit limité de crier à minuit car autrefois, on se couchait très tôt et on se levait très tôt, et à minuit l’immense majorité des habitants dormait. A moins qu’il n’ait eu pour charge de penser, de réciter des patenôtres dans les rues pour les trépassés pendant que la population dormait, afin qu’ils ne soient pas oubliés pendant ce temps d’assoupissement général…
Ainsi, Mr Bodard de la Jacopière avait une mention jusqu’en 1616 et mon acte notarié le mentionne en 1624, peu après, mais cette fois à Angers.
Ne me demandez pas de quel Gast il s’agit, car Célestin Port en donne plusieurs. Par contre saint Maurille, à ne pas confondre avec saint Maurice qui est la cathédrale, était une collégiale avec chapitre de 8 chanoines. L’église possédait, entre autres reliques, du sang de Jésus-Christ, des débris de son sépulcre, du lait de la Vierge, des cheveux de sainte Cécile, un doigt de saint Gilles. On y venait invoquer saint Avertin contre les maux de tête et Notre Dame des Serpents contre les mauvaises langues. (Dict. Maine-et-Loire, C. Port). L’église a disparu à la Révolution, pour l’aménagement de la place du Ralliement. Elle était située au haut de la place, vers la rue St Maurille. Le service paroissial, supprimé en 1790, fut transféré aux Cordeliers, avec celui des églises saint Denis et saint Michel du Tertre.

  • Commentaires
  • 1. Le lundi 14 juillet 2008 à 16:09, par Du Périgord

    Dans notre Périgord noir, il existe un lieu-dit qui se nomme Pater Noster …

    Note d’Odile : le collet de Pater Noster à Coursegoules (06), Pater Noster à La Bachellerie (24), Pater Noster à Bonifacio (24), Pater Noster au Pouget (34), et Vallat de Pater Noster à Malaucène (84). Et en Allemagne l’ascenceur non stop qui tire son nom de la chaîne à godets auquel il emprunte son système.

    2. Le mardi 15 juillet 2008 à 12:02, par Du Périgord

    Décidément, vous êtes un puits de connaissance !

    Odile Halbert – Lorsque vous mettez mes travaux sur un autre site ou base de données, vous enrichissez leurs propriétaires en leur donnant toujours plus de valeur marchande dans mon dos

    Souscription à l’ouvrage de Jean-Claude Meuret : Actes et histoire de l’abbaye Angevine de Nyoiseau (1109-XVIIIème siècle)

    Jean-Claude Meuret, médiéviste que j’estime, publie un ouvrage sur l’abbaye de Nyoiseau, qui est en souscription jusqu’au 30 avril.

    Voici copie de son email, afin de vous informer tous de cette parution importante pour l’Anjou.
    et voici les liens vers les 3 fichiers .PDF joints au email, pour souscrire et/ou avoir un aperçu de l’ouvrage.

    Chères amies, chers amis,

    J’ai le plaisir de vous annoncer qu’après des années de travail de « bénédictin » mon ouvrage consacré à la modeste mais étonnante abbaye angevine de Nyoiseau –près de Segré, 49– arrive à son terme. Le volume comptera au moins 1 750 000 caractères et 640 pages.

    Il consiste d’abord en la publication de 285 actes pour lesquels j’ai bénéficié de la collaboration de F. Tessier, Chantal Reydellet et D. Meuret. Tous ceux qui sont en latin ont été traduits. Je les accompagne de trois importants index et surtout je débute l’ouvrage par d’une étude historique approfondie de l’abbaye et de ses prieurés, comprenant 170 pages et 40 figures. J’y ai en particulier mis en évidence la forte originalité de cette abbaye. Installée par l’ermite Salomon, un proche de Robert d’Arbrissel, le fondateur de La Roë et de Fontevraud, Nyoiseau était en effet une communauté de femmes, menée par une abbesse, mais aussi d’hommes à son service, désignés comme ermites, frères, clercs, hommes religieux… Place prééminente de la femme et mixité au moins de 1109 à 1209, cette expérience religieuse n’est pas sans surprendre par rapport à l’image qu’on peut se faire du Moyen Âge central….

    La publication avec l’Association des Amis des Archives d’Anjou est programmée pour le second semestre de 2017. Et dès maintenant, nous lançons une souscription au prix très modeste de 25 euros.

    Vous trouverez ci-joints trois fichiers, le dépliant d’édition, un échantillon de plusieurs pages de l’ouvrage et enfin le bulletin de souscription.

    Si vous souscrivez à cette publication, en même temps que vous enverrez le bulletin complété et votre chèque à l’adresse indiquée des 4 A à Angers, pour des raisons de gestion et de statistiques je souhaiterais que vous m’en informiez, soit par mail : jean-claude.meuret@wanadoo.fr , soit par téléphone : 02.99.47.91.97. Je vous en remercie à l’avance

    Avec mes meilleurs sentiments et mon meilleur souvenir,

    Jean-Claude Meuret

    Voici les 3 liens vers les fichiers joints qui vous permettront de souscrire et/ou avoir un aperçu

    Nyoiseau
    Nyoiseau
    Nyoiseau

    Odile

    Ils cautionnent le titre sacerdotal de René Gallard : Saint Pierre Montlimart 1622

    J’ai toujours un profond respect pour toutes ces personnes qui cautionnaient autrefois les titres sacerdotaux, car en fait ils prenaient des risques. Quelle belle solidarité !

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le vendredi 2 décembre 1622 après midy, par devant nous René Serezin notaire royal à Angers furent présents et personnellement establis Me Jehan Leroyer licencié ès loix demeurant Angers paroisse st Maurille, et Pierre Guischet marchand drapier drapant demeurant en la paroisse St Pierre de Maulimard, lesquels après que lecture leur a esté faite par nous notaire et donné à entendre de mot à autre du don et tiltre fait par Me René Aronde prêtre, Louis Pichery et Jehan Martin, Me René Gallard (ici le nom est écrit sans le i de Gaillard) clerc tonsuré de ce diocèse, passé par devant François Delaunay le jeune notaire du compté de Montrevault le 30 novembre derniers, ils sont dit et assuré bien cognoistre les choses contenues, qu’elles valent de revenu annuel chacun an charge faite du moings la somme de 60 livres tz, et où elles ne seroient de si grand revenu ou que ledit Gaillard fust troublé et empesché en la possession et jouissance d’icelles promettent et s’obligent lesdits establis chacun d’eux seul et pour le tout parfournir et payer chacun audit Gaillard ladite somme de 60 livres tz sa vie durant pour son titre aux saints ordres de prestrise, qui ont assis et assignés et par ces présentes assient et assignent sur tous et chacuns leurs biens meubles et de chacun d’eux solidairement et sur chacune pièce seule spécialement, déchargées de tous autres hypothèques et empeschements quelconques, sans que la généralité et la spécialité puissent desroger nuire et préjudicier l’une à l’autre en aulcune sorte et manière que ce soit, ledit Me René Gaillard présent et acceptant ; dont etc fait et passé audit Angers maison de nous notaire en présence de Nicolas Jacob et Jehan Granger praticiens demeurant Angers tesmoins

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