Saint Sérène

Poursuivant ma retranscription du registre paroissial du Louroux-Béconnais, je rencontre Serené Soret. Son prénom étant toujours orthographié ainsi, je pense qu’il est disctinc de saint Céneré, et comme cela n’est pas la première fois que je rencontre ce prénom de Serene, voici mes recherches.

Comment un prénom rare arrivait-il ainsi en Anjou ? Soit Serene Soret est natif d’ailleurs, ce que je n’ai pas encore déterminé, soit, et c’est aussi probable, la proximité de l’abbaye de Pontron faisait que parfois des moines aient prêché en l’église du Louroux, et pu faire les louanges de tels ou tel saint !

    Pannonie : Province romaine située en Hongrie

Voici les saints Sérène selon l’encyclopédie Migne, Dict. hagiographique des saints, abbé Pétin.

SERENE (saint), Serenus, jardinier et martyr à Sirmich, était Grec de naissance. Ayant quitté sa patrie, il alla se fixer à Sirmich, en Pannonie, où il acheta un jardin qu’il cultivait lui-même et dont le produit suffisait à sa subsistance. Il vivait en solitaire dans sa petite propriété, sanctifiant son travail par la prière et les pratiques de la pénitence. Une persécution ayant éclaté sous les empereurs Galère et Maximin II, il se cacha, dans la crainte d’être arrêté ; mais il revint bientôt après reprendre la culture de son jardin.
Un jour qu’il était occupé à son travail, une dame, accompagnée de deux jeunes filles, y entra vers l’heure de midi, comme pour s’y promener. Sérène l’apercevant lui demanda ce qu’elle cherchait. Votre jardin m’a paru agréable, répondit-elle, et avec votre permission je vais y faire un tour de promenade. — Une femme de votre condition, madame, ne se promène pas à une telle heure. Vous devriez être actuellement chez vous, et c’est un autre motif que la promenade qui vous amène ici ; mais je ne suis pas tel que vous pensez. Sortez donc au plus vite, et soyez désormais plus attentive à garder la retenue qui convient à votre sexe.
Cette femme, irritée de cet accueil et furieuse de ce qu’elle n’avait pu satisfaire ses désirs coupables, écrivit à son mari, qui était employé dans la maison de l’empereur. Galère, pour se plaindre d’une prétendue violence que Sérène lui aurait faite. Le mari va trouver le prince et lui dit : Pendant que notre vie se consume au service de Votre Majesté, nos femmes se trouvent exposées à l’insolence d’un corrupteur. Galère lui donne un rescrit adressé au gouverneur de la Pannonie, qui enjoint de faire au mari outragé la plus ample réparation.
Celui-ci part avec l’ordre de l’empereur et se rend à Sirmich pour le remettre au gouverneur, afin qu’il lui fasse donner satisfaction de l’injure qu’il a reçue dans la personne de sa femme. Quel est, demande ce magistrat, l’insolent qui a osé attenter à la vertu d’une femme dont le mari approche de si près la personne du prince ? — C’est un misérable jardinier nommé Sérène.
Le gouverneur ayant fait venir l’inculpé, lui demanda son nom et son état ; il lui dit ensuite : Comment avez-vous l’audace d’insulter la femme d’un personnage si haut placé ? — Jamais il ne m’est arrivé d’insulter aucune femme. — Qu’on lui donne la question pour lui faire avouer le crime qu’il a voulu commettre dans son jardin. — Je me souviens qu’une dame vint, il y a quelque temps, dans mon jardin, d une heure indue, dans le dessein, disait-elle, de s’y promener, je me permis de lui représenter qu’il n’était pas décent à une personne de son sexe et de sa qualité de se promener d une pareille heure. Cette réponse ouvrit les yeux à l’officier sur la conduite de sa femme, et il se retira couvert de confusion, sans donner suite à sa plainte. Le gouverneur, voyant que Sérène avait des moeurs pures, puisque, loin de profiter de la faiblesse d’une femme qui faisait les premières avances, il lui avait au contraire fait sentir l’indécence de sa démarche, le soupçonna d’être chrétien. L’ayant donc questionné sur sa religion, Sérène répondit sans hésiter qu’il était chrétien. — Où vous êtes-vous donc caché jusqu’ici, pour avoir pu échapper à nos recherches ? — C’est la Providence qui a permis cela et qui a voulu me réserver pour ce moment-ci. Au reste, je suis prêt à tout souffrir pour la confession de Jésus-Christ. — Eh bien ! puisque vous avez voulu vous soustraire par la fuite aux édits des empereurs qui ordonnent de sacrifier aux dieux, je vous condamne à être décapité.
La sentence fut exécutée sur-le-champ, le 25 février 307. — 25 février.

SERENE (saint), reclus, né en Italie, d’une famille noble de Spolète, après avoir fait ses études, se rendit à Rome avec saint Cérenie, son frère, et ils y furent ordonnés diacres-cardinaux. Ils vinrent ensuite en France et s’établirent à Saulge, dans le diocèse du Mans. Cérène s’étant trouvé seul par le départ de son frère, qui alla se fixerdans la solitude d’Hyesme, reçut plusieurs disciples qui vinrent se placer sous sa conduite. Il refusa la dignité d’archidiacre que lui offrait l’évêque du Mans. Les miracles qu’il opéra pendant sa vie et après sa mort l’ont fait honorer comme saint. On ignore s’il survécut à son frère, qui mourut vers l’an 669. — 7 mai.

SERENE (saint), évêque de Marseille, florissait sur la fin du VIe siècle. Saint Grégoire le Grand lui avait recommandé d’une manière toute spéciale saint Augustin et les autres missionnaires qui se rendaient de Rome dans la Grande-Bretagne. Ce saint pape vivait encore lorsque Sérène entreprit le voyage de Rome, mais il mourut peu après. Sérène ne lui survécut pas longtemps, étant mort la même année, avant d’être revenu dans son diocèse. Son corps fut inhumé à Bandicérate, près de Verceil, en Piémont, où il est resté jusqu’en 1839, qu’on découvrit ses reliques qui furent rapportées à Marseille. La fête de cette translation se célèbre le 9 août.

SERENE (sainte), martyre à Tarse, est honorée le 3 juillet.

SERENE (sainte), Serena, martyre à Rome, était femme de Dioclétien, avant son élévation à l’empire. Il la répudia ensuite, mais on ignore en quelle année elle versa son sang pour Jésus-Christ. Elle est mentionnée dans les Actes de sainte Susanne, qui souffrit vers l’an 285. — 16 août.

SERENE (sainte), est honorée comme martyre à Metz, où ses reliques furent apportées de Spolète par l’évêque Thierri, qui les plaça dans l’église abbatiale de Saint-Vincent. Plus tard elles furent transférées dans l’église de Sainte-Marie de la même ville. On croit que sainte Sérène souffrit à Spolète l’an 291, sous l’empereur Dioclétien. — 30 janvier.

Tiphaine

Hier j’avais découvert que le l’Epiphanie avait déserté le 6 janvier de nos ancêtres !
Et je vous ai promis de poursuivre avec le prénom Tiphaine. En effet, ce prénom est fêté le 6 janvier, jour de l’épiphanie (enfin, quand l’épiphanie est le 6 janvier, car depuis hier il semble que je sois en train de perdre le nord !)

Dans nos registres, au début du 17e siècle, le prénom Tiphaine semble le même qu’Epiphaine. Ainsi, Au Louroux-Béconnais :

    « Le dixiesme jour du moys de fevrier l’an mil six cens deulx fut baptizée Olivier Letourneulx filz de Jacques Letourneulx et de Georgine Montembert sa femme parrain Olivier Letourneulx marraine Tieffaine femme de Jehan Bellanger par moy »

    « Le huictiesme jour du moys de janvier mil six cens neuf fut inhumé le corps de deffunte Epifaine Gaudin veuve de deffunt Jehan Bellanger par moy »

Le dictionnaire des saints imaginaires et facétieux, de Jacques E. Merceron, éditions du Seuil, 2002,

Epihanie, aliàs Théophanie, Tiphaine, serait une sainte imaginaire, qui serait une corruption de la fête des Rois. D’aucun aurait même été jusqu’à dire que saint Tiphaine était mère des trois rois mages ! Les Belges pour leur part, auraient aussi créé cette sainte Epiphanie, vierge et martyre, aussi mère des trois Rois. De leur côté les Italiens, en particulier en Toscane, connaissent Beffania, ou Befana, qui correspond à la sainte franco-blege : elle venait rendre visite aux enfants le vaille des Rois et se confondait ainsi dans l’esprit du peuple avec la fête elle-même.

Les martirologes officiels ne connaissent aucune Epiphanie, aucune Tiphaine. Il connaissent des Epiphanes (vus hier) et des Théophanes, que voici, selon le Dictionnaire hagiographique de l’abbé Pétin, encyclopédie Migne, 19e siècle :

THEOPHANE (saint), Theophanes, confesseur en Orient, florissait dans le IVe siècle. Il est honoré chez les Grecs le 9 septembre.

THEOPHANE (saint), martyr à Constantinople, florissait sous l’empereur Léon l’Arménien, et était même employé à la cour de ce prince. Il déploya un grand zèle pour la défense des saintes images ; ce qui lui attira de violentes persécutions, et enfin la mort, l’an 780. — 4 décembre.

THEOPHANE (saint), abbé en Mysie, né vers le milieu du VIIIe siècle, était fils d’Isaac, gouverneur des îles de l’Archipel. Celui-ci, en mourant, nomma l’empereur Constantin Copronyme tuteur de son fils alors âgé de trois ans. Comme ce prince était le protecteur déclaré de l’hérésie des iconoclastes, la foi de son pupille aurait pu courir des dangers sans les soins d’un serviteur fidèle et dévoué, qui inspira de bonne heure à son jeune maître un vif attachement à la doctrine catholique. Lorsqu’il fut en âge de s’établir, quoiqu’il n’eût aucune inclination pour le mariage, il céda cependant aux instances qu’on lui faisait de prendre une épouse ; mais le jour même de ses noces il obtint de sa jeune compagne qu’ils vivraient comme frère et soeur, et ils s’engagèrent par voeu l’un et l’autre à garder une continence perpétuelle. Sa femme ayant embrassé peu après l’état religieux, Théophane, de sons côté, fonda en Mysie, où il avait de grands nieus, deux monastères, et il se chargea du gouvernement de l’un d’eux. Il était déja abbé lorsqu’il parut avec éclat au deuxième concile de Nicée, tenu en 787. Les Pères du concile admirèrent l’humilité et la modestie d’un homme qu’ils savaient avoir occupé à la cour un rang distingué, et ils furent pénétrés pour lui d’une profonde vénération lorsqu’ils l’entendirent parler avec autant de force que de dignité en faveur du culte des saintes images. Après la clôture du concile, Théophane retourna dans son monastère pour y continuer le cours de ses jeûnes et de ses pratiques de pénitence. Il portait toujours le cilice et couchait sur une natte, avec une pierre pour chevet : du pain bis et de l’eau faisaient toute sa nourriture. Un régime aussi austère dérangea sa santé, naturellement faible, et dès l’âge de cinquante ans il éprouva des atteintes de la pierre et d’une colique néphrétique. Léon l’Arménien étant devenu empereur en 813, renouvela, l’année suivante, la persécution des iconoclastes, et proscrivit les saintes images, dont le culte avait été rétabli par les décrets des Pères de Nicée et par les soins de l’impératrice Irène. Comme il savait que Théophane jouissait d’une haute considération parmi les orthodoxes, il mit tout en oeuvre pour le gagner, et il l’invita à venir à Constantinople. Lorsqu’il y fut arrivé, il lui fit remettre une lettre ainsi conçue : Vos dispositions pacifiques me donnent lieu de croire que vous vous êtes rendu ici dans le dessein de confirmer par votre suffrage mes sentiments sur la matière en question. Ce sera le moyen de mériter ma faveur, et d’obtenir pour vous, pour vos parents et pour votre monastère toutes les grâces qu’il est au pouvoir d’un empereur d’accorder. Si au contraire vous refusez d’entrer dans mes vues, sachez que vous encourrez mon indignation, et que vouts en sentirez tout le poids, vous et les vôtres.
Le saint abbé lui fit cette réponse : Agé et infirme comme je suis, je n’ai gardé d’ambitionner maintenant des choses que j’ai méprisées pour Jésus-Christ il y a longtemps, lorsqu’il m’était facile d’en jouir. Quant à mon monastère et à mes amis, je remets leur sort entre les mains de Dieu. Au reste, si vous croyez m’épouvanter par vos menaces, comme on épouvante un enfant avec des verges, vous vous trompez. Je n’ai plus la force de marcher, il est vrai, et je suis accablé d’infirmités corporelles ; mais j’espère que Jésus-Christ me donnera le courage de souffrir, pour la défense de sa cause, tous les supplices qu’il vous plaira de me faire subir.
Léon, que cette réponse déconcertait, chargea plusieurs personnages importants de faire des instances auprès du saint, afin de l’amener à son sentiment ; mais leurs démarches restèrent sans effet. Alors l’empereur, furieux, le fit renfermer dans un cachot, où il resta deux ans, privé des choses les plus nécessaires à la vie ; et malgré sa vieillesse et ses infirmités, on lui donna jusqu’à trois cents coups de fouet. Tiré de sa prison en 818, pour être énvoyé en exil, il fut conduit dans l’île de Samothrace, où il mourut au bout de dix-sept jours, le 12 mars 818. Il s’est opéré plusieurs guérisons miraculeuses par la vertu de ses reliques. Saint Théophane a composé une Chronographie, ou Abrégé d’histoire, depuis l’an 284, ou finissait George le Syncelle, jusqu’en 813. Son style est un peu négligé, ce qu’il faut attribuer à ce que ses infirmités et sa prison ne lui permirent pas de mettre la dernière main à son ouvrage. — 12 mars.

THÉOPHANE ( saint ) , évêque de Nicée et confesseur, était frère de saint Théodore Grapt, avec lequel il fut élevé dans le monastère de Saint-Sabas en Palestine. Il accompagna son frère, qui avait été envoyé à Constantinople vers Léon l’Arménien, pour lui faire des représentations sur les maux qu’il causait à l’Eglise en protégeant les iconoclastes. L’empereur accueillit très mal cette députation, et après avoir fait battre les deux frères, il les exila dans une île du Pont-Eucin où ils eurent beaucoup à souffrir. Rendu à la liberté par Michel Le Bègue, successeur de Léon, il fut de nouveau exilé dans l’île d’Alphase, avec son frère, sous Théophile, fils de Michel. Rappelés à Constantinople deux ans après, Théophile les fit battre avec tant de violence, qu’ils faillirent tomber morts à ses pieds ; ensuite il les envoya a en prison. Quelques jours après il les fit venir, de nouveau en sa présence, et comme ils persévéraient dans leur refus de communiquer avec les iconoclastes, il leur lit graver sur le front et sur le visage douze vers où ils étaient traités de scélérats, infectés d’erreurs superstitieuses ; ensuite ils furent exilés à Apamée en Syrie, où Théodore mourut de ses souffrances. L’impératrice sainte Théodore ayant mis fin à la persécution et rétabli les saintes images, Théophane fut élu évêque de Nicée, et mourut eu 845. Les Grecs le surnomment le Poëte, à cause des hymnes qu’il avait composées en l’honneur de son frère et de divers autres saints. — 11 octobre et 27 décembre.

THÉOPHANE ( sainte) , Theophana, impératrice, était mariée à Léon VI, dit le Philosophe, qui monta sur le trône de Constantinople en 886, à peine âgé de vingt ans. Elle eut beaucoup à souffrir de ce prince sans moeurs, qui s’était épris d’une violente passion pour une femme nommée Zoé, aussi méchante que belle. Théophane trouva dans la piété la consolation de ses peines : elle passait ses jours à prier, à faire des aumônes, et Dieu la favorisa du don des miracles. Après douze ans de mariage elle mourut en 892, et son mari, qui avait épousé Zoé, ne sut appréçier sa première femme qu’après qu’il l’eut perdue. Il fit bâtir en son honneur une église à laquelle on dormi son nom. Les Grecs célèbrent sa fête le 16 décembre.

Pour sa part, le Dictionnaire des noms de baptême, de G. Beleze, 1863, dit que Thiphaine est le prénom Théophane.
Je pense avec lui, que le grec qui nous a donné Théophane, est à l’origine de Thiphaine. Si Tiphaine est une sainte inexistante, l’église catholique s’était contentée de tous les Epiphane et tous les Theophane, et avait donc assimilé Thiphaine à Théophane. Ainsi, l’honneur était sauf car n »oubliez jamais qu’autrefois l’église n’autorisait pas de noms de baptême qui ne soit celui d’un saint !
Et j’ai sur mon site la page du Rituel de Loire-Atlantique, avant la Révolution, qui donne les noms de baptême autorisés, en latin et en français.

Voir tous les saints que j’ai publiés, soit sur mon blog, soit sur mon étude de Saint-Aubin-du-Pavoil, où le curé ne donnait les dates que par le nom d’un saint.

Un grand merci à Josette pour sa Befana d’hier, qui rejoint pleinement cette page !

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saint Innocent, honoré le 28 juillet, et les saints Innocents, honorés le 28 décembre

Aujourd’hui nous commémorons le massacre des saints Innocents, dont parle saint Matthieu dans son évangile.

Or, il se trouve que j’ai rencontré le prénom Innocent en 1611 ces jours-ci. J’ai donc cherché à comprendre s’il se référait à ces enfants massacrés par Hérode, et Nominis sur son site semble le penser.
Mais mon missel, enfin celui que j’ai reçu à ma communion il y a donc 60 ans de cela, donne bien le 28 juillet fête de saint Innocent :

Innocent 1er, naquit à Albano et vécut au temps de saint Augustin et de saint Jérôme. Cer dernier écrivait de lui : « Gardez la foi de saint Innocent, qui siège sur la chaire apostolique et ne recevez pas une autre doctrine, si sage et si séduisante qu’elle paraisse. » Il mourut en l’an 417.

Pour sa part, le dictionnaire hagiographique des saints, de l’abbé Pétin, encyclopédie Migne, donne pas moins de 9 saints ayant porté le prénom d’Innocent, dont le pape Innocent 1er, dont la biographie permet de comprendre pourquoi saint Jérôme parlait de lui ainsi. (voir ci-dessus).
Parmi ces 9 personnages, je trouve que 2 d’entre eux ont un lien avec notre région, et je vous ai mis en rouge leur texte. Je me suis alors demandée si ce n’était pas plutôt l’un d’eux qu’on commémorait en donnait le prénom d’Innocent en Anjou au 17e siècle ? La question reste ouverte…

INNOCENT (saint), Innocentius, martyr, était Athénien de naissance, et après avoir souffert diverses tortures pour la foi chrétienne, il fut décapité par ordre du président Triponce, avec saint Isaure, diacre, et plusieurs autres. — 17 juin.

INNOCENT (saint), martyr à Sirmich avec sainte Sebastie et trente autres, est honoré le 4 juillet.

INNOCENT (saint), sous-diacre de l’Eglise romaine et martyr pendant la persécution de l’empereur Valérien, fut décapité l’an 258, avec le pape saint Sixte II. — 6 août.

INNOCENT (saint), soldat de la légion thébéenne, souffrit en 286 avec saint Maurice et ses compagnons. Son tombeau fut découvert au milieu du VIIe siècle sur les bords du Rhône, et son corps fut levé de terre par les évêques de Genève, d’Aoste et de Sion. Les églises de Vienne et d’Angers obtinrent de ses reliques. — 22 septembre.

INNOCENT (saint), martyr à Gaëte, était originaire d’Afrique. — 7 mai.

INNOCENT (saint), évêque de Tortone et confesseur, eut beaucoup à souffrir pour la foi sous l’empereur Dioclétien, et il mourut en paix sous Constantin le Grand.— 17 avril.

INNOCENT 1er (saint), pape, né à Albano, l’an 360, fut élevé à l’âge de quarante-deux ans sur le saint-siège en après la mort d’Anastase I. Ce ne tut qu’avec peine et comme en tremblant qu’il acquiesça à son élection. En effet le gouvernement de l’Eglise présentait alors de grandes difficultés : Honorius tenait d’une main faible les rênes de l’empire d’Occident, et Alaric, à la tête d’une armée de Goths, menaçait de porter la désolation dans toute l’Italie. Innocent commença son pontificat par exhorter les fidèles a recevoir avec résignation les malheurs qui allaient fondre sur eux ; ce qui ne l’empêcha pas d’employer, pour les prévenir, tous les moyens que prescrivait la prudence. Il fit plusieurs démarches pour ménager la paix entre Alaric et Honorius, mais sans succès. Les Romains, commandés par Stilicon, beau-père de l’empereur, en vinrent aux mains avec les Goths en 403, et ces derniers furent défaits. Alaric, voulant prendre sa revanche, marcha sur Rome pour la saccager ; il l’épargna cependant, après en avoir exigé de fortes rançons ; mais sur le refus de l’empereur de lui donner le commandement de ses troupes, il vint fondre de nouveau sur cette ville, et cette fois il la livra à la fureur de ses soldats. Rien ne fut épargné que l’église de Saint-Pierre et de Saint-Paul, que le vainqueur, tout irrité qu’il était, avait ordonné de respecter comme un asile inviolable. Pendant ce pillage de la capitale du monde, qui, selon l’énergique expression de saint Jérôme, était devenue le tombeau de ses habitants, Innocent était à Ravenne avec Honorius, et après le départ des Goths, il revint à Rome, et sa présence contribua beaucoup à consoler son peuple, qui venait de supporter avec une patience admirable les plus grands désastres. Ce courage chrétien au milieu de l’adversité excita l’admiration des idolâtres, et ils se présentèrent en foule pour demander le baptême. Le saint pape profita de ces dispositions salutaires pour abolir dans Rome les restes du paganisme. Pendant que l’Italie était ravagée par les barbares, les autres parties de la chrétienté fournissaient à Innocent d’autres sujets de douleur. L’Eglise d’Espagne était troublée par un schisme qu’il fit cesser en écrivant aux évêques de cette contrée une lettre pressante pour les exhorter à la concorde et à l’observation des règles cdnoniques. L’Eglise d’Orient était encore dans un état plus triste, à cause de la persécution à laquelle était en butte saint Jean Chrysostome, patriarche de Constantinople.Quand il apprit que ce saint évêque avait été déposé par la cabale de ses ennemis, il ordonna un jeûne public dans la ville de Rome, afin d’arrêter ce nouveau schisme dont l’Eglise était menacée. Il accueillit l’appel du saint patriarche, et cassa l’inique sentence portée contre lui dans le conciliabule du Chène. Il chassa de Rome les donatistes, condamna les novatiens et porta les premiers coups à l’hérésie de Pélage, qui commençait sous son pontificat à infester l’Eglise de Dieu. Les évêques recouraient de toutes parts à ses lumières dans les cas difficiles, et ses décrétales ainsi que ses lettres sont tout à la fois des monuments précieux pour la discipline, et des preuves immortelles de sa science et de sa sagesse. Il confirma les conciles de Carthage et de Milève, tenus contre les pélagiens, et mourut en défendant la grâce de Jésus-Christ en 417, à l’âge de cinquante-sept ans, et après avoir occupé quinze ans le saint-siège. — 28 juillet.

INNOCENT (saint), innocent, évêque du Mans, né après le milieu du Ve siècle, fut baptisé et élevé par saint Victoire, l’un de ses prédécesseurs. Il succéda, vers l’an 502, à saint Principe, et continua la chaîne des saints pontifes qui avaient gouverné jusqu’alors l’église du Mans. Il fit achever la cathédrale, et y fit placer les reliques des saints martyrs Gervais et Protais. Il favorisa l’établissement d’un grand nombre de solitaires dans les vastes forêts du Maine, et prit une part active aux principaux événements religieux qui eurent lieu de son temps. Saint Innocent mourut vers l’an 542, après un épiscopat de quarante ans. — 19 juin.

INNOCENT (saint) est honoré à Mérida, en Espagne, le 21 juin.

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sainte Émerence et sa chapelle à La Pouèze, Maine-et-Loire

sainte Émerentienne, en latin Emerentiana, vierge et martyre à Rome, n’était encore que catéchumène lorsqu’elle alla prier sur le tombeau de sainte Agnès, qui avait été sa sœur de lait et qui venait de verser son sang pour la foi. Elle y fut assommée à coups de pierres par les païens, vers l’an 304. Honorée le 23 janvier. (Abbé Pétin, Dict. Hagiographique des saints, f°841)

Émerence est le même prénom qu’Émerentienne. En Anjou, où la chapelle fondée à La Pouèze par Louis XI, a perpétré son culte, elle est le plus souvent écrite Émerance. En latin, Emerentiana, qui signitie « qui mérite »

La chapelle Sainte-Émerance, à la Pouèze, village attenant au bourg vers S. et se prolongeant jusqu’aux abords d’une petite chapelle dont la construction paraît en l’état actuel remonter à la fin du 15e siècle.
Louis XI, pris de coliques dans une chasse au Plessis-Macé, se voua, dit-on, à la sainte, honorée dans la chapelle la plus voisine, et après guérison, comblé le petit édifice de ses libéralités. Jean Duverger, bourgeois d’Angers, son agent en plusieurs affaires, reçut 1 200 écus d’or pour les employer à la dotation nouvelle. Cette somme fut appliquée notamment à l’achat de la seigneurie d’Arquenay, que le roi ratifia par lettres patentes de décembre 1466 et qui, attribuée au profit de la cure, pour subvenir à la desservation de la chapelle, donnait au curé la seigneurie de la paroisse de la Pouèze.
Le roi envoya de plus des reliques et une statue en argent de la sainte, mesurant 2 pieds 6 pouces de hauteur, qui fut fondue pendant la Révolution. Il annonçait aussi, s’il faut en croire Hiret, l’intention, qui n’eut pas de suite, d’y fonder un Chapitre.
L’édifice porté sur 4 assises en moyen appareil régulier, forme un vaste rectangle avec portail couronné d’une belle accolade à chou frisé, entre deux montants fleuronnés ; au-dessus, un large oeil-de-boeuf et le pignon tout refait à neuf, autrefois éclairé de deux baies plein cintre gminées, aujourd’hui avec niche, statuette et petit clocheton. Vers Sud s’ouvre une porte latérale de décoration identique ; à l’intérieur, deux travées, voûtées en croisées d’ogive à saillie plate, avec les armes de France à une clé, écartelées, à l’autre clé, des armes du dauphin ; sur les murs, les croix de consécration. Dans la seconde travée un retrait forme une chapelle secondaire avec autel aujourd’hui de la Vierge, autrefois de Sainte-Anne. Une troisième et large travée forme le choeur, dont le fond par une singularité bien rare se termine en angle aitu, contrebutté d’un puissant contrefort, des deux pans, éclairés chacun par une fenêtre à double meneau, décorée autrefois de beaux vitraux où figuraient notamment le portrait de Louis XI, actuellement, si je ne me trompe, dans la collection de M. Mordret ; à gauche, la porte d’un sacraire, en accolade fleuronnée. L’autel conserve son ancien rétable en pierre, flanqué de deux pinacles fuselés, avec large bordure fouillée des plus délicates guirlandes de fleurs, de pampres et d’arabesques. Le tombeau seul est relativement moderne et provient de l’autel de Sainte-Emerance, dans l’ancienne église de Vern.
On s’y rendait en grand pélerinage le 23 janvier.
Tout autour de la chapelle se sont rencontrées des sépultures jusqu’aux rebords de la mare, qui s’étend devant le portail.
La maison, vis-à-vis, au premier coin du chemin, s’appelle l’Oie Blanche et porte à sa cheminée des sculptures qui rappellent celles du rétable. Une vue de la chapelle, antérieure à la restauration récente, est donnée par Hawke dans l’Anjou et ses monuments de M. Godard. (C. Port, Dict. du Maine-et-Loire, 1876)

La porte du sacraire, le retable et la statue de sainte Emerance sont classés Monuments historiques.

Et pour en lire plus sur le roi faux pingre que fut Louis XI, voici un ouvrage récent sur ce point de sa personnalité.

Louis XI ou Le mécénat bien tempéré
Cassagnes-Brouquet, Sophie
Presses universitaires de Rennes , Rennes
collection Art & société
Parution : Novembre 2007

Résumé : Reposant sur un plaidoyer en faveur de la générosité calculée de Louis XI, cet ouvrage éclaire sa personnalité et corrige l’image négative d’un roi pingre et reclus pour lui conférer le titre de mécène dispendieux, quoique toujours intéressé.

saint Vigor

Aujourd’hui je ous offre un acte notarié concernant Julien Cointet, natif de Neau.

saint Vigor,
Cliquez sur l’image, et visitez le site des cultes de saint Vigor. Ce site et extrêment bien fait et complet.

Selon l’encyclopédie Migne, volume de l’hagiographie des saints, par l’abbé Pétin :

Saint Vigor est honoré le 1er et 3 novembre
Né dans le territoire d’Arras, se mit sous la conduite de saint Vaast, évêque de cette ville. Il quitta enusite sa patrie et vint se fixer en Neustrie, près de Bayeux.
Comme l’idolâtrie régnait encore dans cette province, il s’appliqua avec succès à la conversion des infidèles, et après la mort de l’évêque de Bayeux, qu’on croit être saint Contest, il fut élevé sur le siège de cette ville.
Parmi les monastères qu’il fonda, on cite celui de Cérizy.
Il mourut avant le 6e siècle, vers l’an 530, il et il fut enterré sur le mont Phanus, où l’on bâtit un prieuré qui portait son nom. Il y avait à Rouen une église paroissiale sous son invocation. Il y a aussi près de Bayeux une paroisse qui s’appelle Saint-Vigor-le-Grand, et une autre dans le même diocèse, près de Condé-sur-Noireau, qui porte le nom de Saint-Vigor-de-Mésérets.

Encore une fois, je vous engage vivement à visiter le site Internet de saint Vigor, car il est bien fait et complet.

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Chrysostome Aubert, Morannes

Chhrysostome Aubert portait un joli prénom qui signifie en grec bouche d’or. Chrysostome n’est pas le nom d’un saint, mais le nom d’un saint Jean surnommé Bouche d’Or

Benoît XVII a rendu hommage à Saint Jean Chrysostome dans son audience générale le 26 novembre 2007, à l’occasion du 16e centenaire de sa mort.

  • Après avoir lu le magnifique texte de Benoît XVII, vous pouvez aussi lire la biograhie de Saint Jean Chrysostome (G. Beleze, Dict. des noms de baptême, Paris, 1863) :
  • Jean Chrysostome, évêque de Constantinople, Père de l’église aux 4e et 5e siècles, honoré le 27 janvier
    Jean, que son éloquence a fait surnommer Chrysostome, c’est-à-dire bouche d’or, naquit vers l’an 344, dans la ville d’Antioche.
    Il faut élevé dans la foi chrétienne par sa mère, et reçut les leçons des plus habiles maîtres. Il était jeune encore, lorqu’un ami chrétien, zélé comme lui, voulut l’entraîner dans un désert de la Syrie, où quelques solitaires pratiquaient la pénitence. Ce projet ne fut combattu dans le cœur de Chrysostome que par la résistance et les regrets de sa mère. Il faut l’entendre lui-même raconter cette scène touchante :
    « Lorsque ma mère, dit l’apôtre chrétien, eut appris ma résolution de me retirer dans une solitude, elle me prit par la main, me conduisit dans sa chambre, et, m’ayant fait asseoir auprès d’elle sur le même lit où elle m’avait donné naissance, elle se mit à pleurer, et me dit ensuite des choses encore plus tristes dans ses larmes. »
    Rien d’égale, dans le récit de Chrysostome, la plainte naïve de cette mère désolée qui, depuis son veuvage, avait éprouvé bien des peines et des embarras.
    « Mon fils, dit-elle, ma seule consolation, au milieu de ces misères, a été de te voir sans cesse et de contempler dans tes traits l’image fidèle de mon mari qui n’est plus. Ne me rends pas veuve une seconde foit ; attends au moins le jour de ma mort. Quand tu auras réuni mes cendres à celles de ton père, entreprends alors de longs voyages, personne ne t’en empêchera ; mais, pendant que je respire encore, ne t’ennuie pas de vivre avec moi. »
    Chrysosstome n’eut pas le courage d’affliger sa mère, et renonça pour le moment au projet d’un lointain voyage. Ne pouvant fuir au désert, il se fit une solitude au milieu du monde, vivant avec Dieu, avec sa mère et quelques amis. Cependant il n’avait jamais cesser de nourrir des pensées d’une retraite plus profonde, et, quelques années après, quand il eut rendu les derniers devoirs à sa pieuse mère, il se retira parmi les anachorètes qui habitaient les montagnes voisines d’Antioche. Ce fut là que, revêtu d’un habit grossier, le corps ceint d’un cilice, il passa six ans dans les exercices de la plus austère pénitence. Obligé de revenir à Antioche, parce que les veilles et les mortificaitons avaient profondément altéré sa santé, il fut élevé au sacerdoce par saint Flavien et chargé d’instruite le peuple de la parole de Dieu, fonction qu’il remplit avec d’autant plus de succès, qu’à une éloquence touchante et persuasive il joignait des vertus vraimenet célestes. La ville d’Antioche comptait alors 100 000 chrétiens parmi les habitants ; ils chérissaient leur vénérable pasteur ; aussi, lorsque l’empereur Honorius voulut élever Chysostome au siège de Constantinople, on eut recours à la ruse pour l’y attirer.
    Chrysostome, conduit hors de la ville sous prétexte de visiter les tombeaux des martyrs, se vit tout à coup saisi et confié aux soins d’un officier, qui l’accompagna à Constantinople, où il fut sacré évêque par le patriarche d’Alexandrie.
    Enflammé d’un saint zèle, il commença son espiscopat par la réforme des abus qui s’étaient glissés dans l’église de Constantinople. Il fonda plusieurs hôpitaux, et tous ses revenus furent consacrés au soulagement des pauvres. Il ne portait jamais de riches vêtements, et de tout son palais il ne voulait qu’une cellule, où il étudiait et priait sans cesse. En même temps, fidèle à la voix de sa conscience, incapable de transiger avec le pouvoir, il s’élevait dans ses prédications contre l’orgueil et les violences des grands de l’empire ; la cour même éprouva les effets de son zèle.
    La vigueur épiscopale de Chrysostome lui suscité de puissants ennemis, au nombre desquels était surtout l’impératrice Eudoxie, qui croyait voir des reproches directs de sa conduite dans les discours du saint évêque. N’écoutant que ss haine, elle le fit exiler. Mais, la nuit suivante, un violent tremblement de terre s’étant fait sentir à Constantinople, Eudoxie, effrayée, courut suppliser l’empereur de rappeler Chrysostome. Le vénérable évêque, reçu aux acclamations de tout le peuple, heureux de revoir son pasteur, fut conduit en triomple dans la ville et reprit les fonctions de son ministère.
    Mais le calme ne fut pas de longue durée. Huit mois après, une statue, qu’on avait élévée devant l’église de Sainte-Sophie en l’honneur de l’impératrice, donna lieu à des réjouissances mêlées de superstitions extravagantes, dont les chants et les cris troublaient le service divin. Le pontife, avec sa liberté ordinaire, blâma hautement des désordres. Eudoxie en conçut une haine plus furiseuse contre le saint évêque, qui fut déposé une seconde fois et exilé à Cucuse, petite ville d’Arménie, dans les déserts du mont Taurus.
    Chrysostome, après 70 jours de marche sous un ciel brûlant, arriva au lieu de son exil, où il supporta courageusement toutes les rigueurs de la persécution, dont il était dédommagé par le respect et l’amour de tous les chrétiens. Le pape, indigné, réclama vainement contre cette inique détention. La vengeance des ennemis du saint évêque n’était pas encore satisfaite, et l’empereur ordonna qu’il fût transféré sur les bords du Pont-Euxin, à Pityonte, ville située aux derniers confins de l’empire.
    Les soldats qui l’escortaient eurent si peu d’égards pour son grand âge, que ses forces étaient épuisées quand il arriva à Comane. On voulut le contraindre à continuer sa marche ; mais sa faiblesse devint si grande, que ses gardes, malgré leur cruauté, se virent obligés de le ramener à Comane. Il fut déposé dans l’oratoire de saint Basilisque, martyr ; là, après avoir reçu la communion, il adressa à Dieu sa prière, qu’il termina, selon sa coutume, par ces paroles :
    « Dieu soit glorifié de tout ! » et il expira le 14 septembre de l’an 407. L’église perdit en lui un de ses plus saint évêques et son plus illustre docteur. Les écrits de saint Jean Chrysostome ont fait l’admiration de tous les âges.

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