Histoire de l’ascenceur social, selon mes recherches.

L’ascencion sociale fonctionnait peu autrefois, mais j’ai quelques cas, en particulier, la voie pour prendre ce fameux ascenceur, était l’éducation, en allant étudier, là où cela était possible, c’est à dire à la cure. Beaucoup de villages n’avaient que ce lieu pour apprendre. Et les places limitées.
Mais j’ai aussi au moins un cas qui passe par la voie domestique, sans alliance avec les employeurs, ce sont mes FAUCILLON.
Le plus souvent, les ascencions étaient progressives et étalées sur plusieurs générations.
Les fratries avec peu d’enfants avaient plus de chances, car la succession des parents était moins divisée.
Mieux, un oncle chanoine ou même simple curé, laissait un héritage qui enrichissait collatéralement.
Enfin, comme de nos jours, il y en avait plus doué pour les affaires que d’autres, ainsi tous ceux en Anjour qui on pu être marchands fermiers.

Par contre, comme tout ascenceur mécanique actuel, l’ascenceur social a toujours très bien fonctionné pour descendre.
Ainsi, alors que j’observe rarement une ascencion autrefois, j’ai des descentes, et même des descentes spectaculaires, assez spectaculaires pour passer de bourgeois à SDF en peu d’années.
Je vous ai mis hier le PATERNOSTER allemand pour que vous voyez bien que dans tout mécanisme qui monte, il y a aussi descente.

Bref, en ce 1er mai, je tiens à souligner ici que s’il est humain de rechercher l’ascencion sociale, il faut se souvenir que c’est au prix de descentes ou d’appel d’air en bas.

Il y a « paternoster » et « paternoster » : voici celui avec lequel on monte et on descend

Introduction

J’ai travaillé en 1961 à Cologne, en Allemagne. En tant que Française, je n’avais jamais entendu parler de paternoster dans ma jeunesse. Comme tous ceux qui sont nés avant guerre, et même peu après, je n’ai connu ni télé, ni web, et si peu la TSF. Bref, ce qui se passait ailleurs était « terra incognita ».
Mais au fait, les jeunes Français d’aujourd’hui savent-ils ce qu’était un paternoster ? Sans doute sont-ils aussi peu informés que je l’étais, le jour où, jeune fille, je débarquais à Cologne bien décidée à y travailler.
Alors fort peu entraînée aux méthodes de recherche d’emploi, j’en trouvais pourtant en 48 h chrono. Certes, c’était une époque moins semée de chômage, mais tout de même, il fallait chercher. Et pour mes autres postes j’ai souvent cherché longtemps, mais là, j’avais tout simplement suivi les conseils d’amis me suggérant de me rendre sans plus de formalités, directement, au service du personnel de Bayer à Leverkusen.
L’usine était alors une ville, avec ses rues, ses buildings spécialisés, ses 40 000 salariés. L’un des buildings était le service du personnel. C’est là que je vins me pointer sans crier gare au début des années 60. J’y fus aimablement priée de me diriger vers le 3ème étage.

ma découverte du Paternoster

Me retournant dans ce hall immense, mes yeux tentèrent d’apercevoir alors un escalier ou un ascenceur. C’est ainsi qu’on pouvait monter en France !
Point de tout cela !
Par contre, sur tout un mur du hall, je voyais bien des cages qui montaient et d’autres qui descendaient, vides.
Enfin, l’une ne tarda pas à exhiber un passager, puis une autre 2 passagers, enfin j’en vis entrer dans ces cages en marche.
Mon cerveau, devenu soudain assez lent, mit ce qu’il convient de dire ici « un certain temps », que je veux bien avouer « quelques minutes » avant de comprendre que la voie pour le 3ème étage passait par ces cages.
Tant de décennies plus tard, je souris au souvenir de ma tête ahurie ce jour-là ! Mais l’envie de travailler était là, et fit le reste.
Restait à s’exécuter.
Mon premier essai ne fut pas glorieux, je crois même avoir retirer aussîtôt mon pied. D’ailleurs, ma vue ne favorisant pas le spectacle du sol et de mes pieds, je leur ai toujours porté une très grande méfiance, et je mets encore de nos jours un certain temps à poser le pied sur une marche d’escalier roulant, mécanisme voisin du paternoster à mes yeux.
Bref, ce jour-là, j’avais découvert le paternoster, système continu de cabines ouvertes sur un côté, reliées entre elles par des chaînes comme les grains d’un chapelet, d’où son nom. Ce système permet le transport vertical de personnes, de dossiers, ou de marchandises.

La page de WIkipédia vous donnera un bon résumé de la technique, et les liens utiles si vous ne connaissiez pas.
En tous cas, leur dessin ci-dessus est très clair.

Et ce jour-là j’avais emporté la quasi certitude d’un emploi, dont on m’annonçait le postal, qui me parvint effectivement dans les 48 h. Et le lundi suivant je commençais à Leverkusen, au dosage du phosphore par combustion et pesée.
Au bout de 3 mois de journées passées à faire la même et unique analyse, j’éprouvais le besoin de nouveaux horizons, d’autant que dans le laboratoire on fêta le « jubileum » d’un collègue.
Décidément, le latin était omniprésent ! et j’appris vite, terrifiée, que « jubileum » signifiait 50 ans de travail dans la même entreprise ! Terrifiant n’est-ce pas que passer sa vie à doser du phosphore !!! Je pris mon envol pour un travail moins répétitif.

le paternoster du moulin Auer à Cologne

Et, sans le savoir, j’allais découvrier un autre paternoster, si différent du premier qu’il est impossible de l’oublier.
Donc, fuyant l’analyse répétitive du phosphore à vie, j’arrivai dans un moulin, mais pas l’un de ces moulins que ce blog, habitué des temps passés, qu’on a coutume de vous faire découvrir, non, un grand moulin moderne, sur 11 étages, dont le dernier était le laboratoire où je devais occuper l’un des 4 postes tournants toutes les 4 semaines.
Génial, ainsi toutes les 4 on occupait successivement les 4 postes des diverses mesures effectuées quotidiennement, et dans l’urgence, sur le blé, qui arrivait en bas, sur le Rhin, dans l’une de ses énormes péniches rhénanes.
Dès l’arrivée de la péniche, des prélèvements statistiquement représentatifs sont effectués, et nous mesurions toute la qualité du blé réceptionné. De nos verdicts dépendait non seulement l’envoi vers tel sylo, pour prévoir tel mélange, car la qualité des blés varie et il faut bien fabriquer une farine standard. Enfin dépendait aussi de nous le prix payé au fournisseur.
Le blé subit 14 opérations pour obtenir la farine boulangère, et chaque étage du moulin était spécialisé, avec ses machines, assez bruyantes, comme le sont les plansichters.
Le laboratoire travaillait en étroite collaboration avec l’usine et ses contremaîtres. Et, au début des années 60, point d’ordinateur, de téléphone portable, etc… mais nos jambes à notre cou, et le téléphone fixe. Nous étions donc très souvent amenées à parcourir les étages ou à téléponer nos résultats.
On me mit dans le bain dès le premier jour, et sitôt mes résultats, je les ai transmis par téléphone au contremaître. Mais j’ai aussi été aux prélèvements etc… et pour se déplacer sur les 11 niveaux, le plus extraordinaire des moyens !
Au beau milieu de chaque étage, un trou ovale dans le sol, et là, passait une chaîne montant des plateaux en demi lune, d’un côté, et descendant les mêmes de l’autre.
Aucune paroi à gauche ou à droite, aucune forme de cabine, seulement une petite plate forme de la taille d’une personne.
Lorsque cette demi-lune passait on se mettait dessus ! C’était le plus simple des paternoster, totalement inconnus de moi.
Pour s’informer sur le numéro de l’étage, point de panneau, seul le type des machines indiquait l’étage, et même si la première fois, une aimable collègue me servit de guide, je pris vite l’habitude de compter les étages pour savoir où j’en étais.
Par contre, suspendue ainsi dans le vide, une sensation de traverser les airs innoubliable !
Quelque temps après nous arriva un stagiaire, enchanté de cette vie de labo. Si enchanté, qu’un jour on entendit se déclencher une sonnette d’alarme ! Il avait oublié de descendre au 13ème niveau, et rassurez-vous, immédiatement la sécurité avait stopé le système, et il ne lui est rien arrivé. Il en était quitte pour quelques émotions.
Jamais je n’ai oublié cet extraordinaire paternoster, sans aucune autre paroi que ce qui constituait sa chaîne. Comment oublier cette petite plate-forme en demi-lune, sur laquelle on s’élançait pour traverser ainsi surpendue en l’air, les étages !
Pratiquement, on se sentait assez proche d’une marchandise dans sa chaîne à godets, comme les celles des dragueuses de sable que l’on voit en Loire.
Mais le moulin m’apporta bien plus. Nous commençions avant le lever du soleil et dominions la ville de Cologne et le Rhin, si belle avec le lever du soleil. Je vous mets les photos du moulin, du labo dont les vitres s’ouvrent sur Cologne, et enfin la vue de Cologne.

PS : Des décennies plus tard, en vous écrivant ces lignes, j’ai fait des recherches sur le web, et constaté à ma grande stupéfaction, que bon nombre des méthodes que j’avais alors connues, existent encore, et la plus typique, celle de la mesure de la force boulangère est même sur le web avec photos, telle que je l’ai pratiquée autrefois.
Et parce que j’en suis aux mesures, apprenez que les plus simples, mais les plus indispensables, étaient l’humidité et les corps étrangers (cailloux, mauvaises herbes, grains brisés, etc…). Et oui, le blé peut être plus ou moins humide, et plus ou moins sale.

Quand Clisson fabriquait encore voitures et brocs : annuaire de 1938

Eh oui, en 1938, CLISSON n’avait pas changé !
On retrouve les mêmes métiers qu’en 1887, et je suis toujours aussi stupéfaite du nombre de sages-femmes etc…
Le cheval est encore là !
et je m’étais trompée hier, les ferblantiers sont encore là avec leurs seaux, arrosoirs et broc en fer blanc.

Les voitures sont déjà automobiles bien qu’en quantité encore limitée.
En rouge, les métiers disparus.
En bleu, les métiers remarquables !!! Voyez ainsi les sages-femmes !!! Elles étaient plus nombreuses autrefois !

Et les forains ! car Clisson a toujours de nos jours une foire du vendredi matin qui draîne toutes les activités et tous les environs. A voir, car nous ne connaissons rien de tel à Nantes.

 

Voici CLISSON, selon l’annuaire de la Loire-Inférieure, 1938 (numérisé en ligne sur le site des AD) 

CLISSON, chef-lieu de canton de l’arrondissement de Nantes, à 27 km de Nantes. — Population totale : 3 051 – Population agglomérée : 2465 – Electeurs inscrits ; 459
Cette vielle ville date du IXème siècle et tient une grande place dans l’histoire des guerres de Bretagne. En 1796, Kleber mit le feu au château de Clisson pour empêcher les Vendéens de s’y retrancher, puis à la ville elle-même. Le sénateur Cacault et le sculpteur Lemot en firent plus tard la reconstruction. Fabriques de toiles, de droguet, de futaine.
Conseiller général : Maujouan-du-Gasset, maire de Gorges
Conseiller d’arrondissement : Docteur Boutin
Maire : Albert Ferdinand
Adjoints : Aillet Henri, Méchinaud Pierre
Conseillers municipaux : Branger, Perraud Emile, Guichet Jules, Lecoq René, Pellard Constant, Lesimple Emile, Delhoumeau Augustin, Chiron Auguste, Bouteiller Auguste fils, Fromageau E., Loiret Jean, Lorre Auguste, Poiron Joseph, Pavageau Henri, Richard Léon, Guilbaud Clément, Marchand Prosper.
Secrétaire de mairie : Langlet Victor
Juge de paix : Havard.
Greffier de paix : Albert
Perception : Adouin.
Contributions indirectes : Contrôleur principal : Le Cainec
Enregistrement : Morin.
Gendarmerie : Brigadier : Champigny.
Agent-voyer : Bernard
Délégation cantonale : Chénoir, Emon fils, chevalier.
Garde-champêtre : Brangeon Marcel.
Délégué aux listes électorales : Fromageau Emile, Chiron Auguste.
Clergé : Paroisse Notre-Dame : Jamin, curé. Guimard, vicaire. Paroisse de la Trinité : Couillaud Charles, curé. Guillet, vicaire.
Instituteurs : Ecoles publiques. – Garçons : Oustay, directeur; Guibert, Oustay (Mme) adjoints. Filles : Collineau (Mme), directrive; Martin (Mme) adjointe. Maternelle : Robert (Mlle). – Ecoles privées – Garçons : Schweitz, directeur. Filles (pentionnat) : Mabilais Marie (Mlle).
Postes : Hy, receveur.
Bureau de Bienfaisance : Gautret Abel, Albert Ferdinand, Langlois René, Thomas-Lacroix, Langlet, Huteau, Fleurance.
Sapeurs-Pompiers (subdivision) : Couteau Edmond fils, lieutenant.
Receveur-buraliste : Turpault
Débit de tabacs : Paquereau Eugène, Planchot (Vve).
Société de secours mutuels de Clisson (1ère) : Lesimple Adolphe.
Société l’Etoile de la Sèvre : Chevalier J.-Baptiste.

  • PROFESSIONS

Articles de pêche : Taté, rue des Halles.
Auberg. et débit. de vins : Braud j. en ville ; Dupeyroux Eug., Gouraud A.n carrefour de la Vallée ; Grellier, Champ-de-Foire ; Boissieau P., petite rue st-Jacques; Brochard Alp., rue des Halles ; Merlaud, Champ de Foire ; Paquereau, Halles ; Rocheteau Fernard, à la Madeleine ; Guicheteau L., ville ; Guillou (Vve), au Champ de Foire ; Rivière, ville ; Hervouet Alex.n Trinité ; Jouny-Brunet Eloi, Champ de Foire ; Bourdon, à la Trinité ; Méchinaud Alexand., ville ; Sauvion, à la Trinité ; Dupont (Mme) à la Trinité ; Rivière, place du Minage ; Richard, ville; Thomelet Armand ; Richard (Vve), route de Montaigu ; Cahélo Charles ; Salmon, Saint-Jacques ; Luneau (Vve), Trinité ; Guérin Louis, la Maison Rouge ; Malécot-Riffault, place st Jacques ; Allain, à la gare ; Petit Auguste, buffetier, à la gare ; Arnaud Victor, àl a gare ; Vinet Lucien, à la gare.
Bois : Aillet Jules, en ville.
Bouchers : Martin Louis, Ville ; Cadou, Trinité ; Limouzin Donatien ; Goilot René ; Hilereau (Vve), st Jacques ; Coiffard, à la Trinité.
Boulangers : Barband, Trinité ; Batard Eugène, Trinité ; Bouet, Trinité ; Bouet, Trinité ; Robard, ville ; Bodet, ville.
Bourreliers : Mabit Pierre, Champ de Foire ; Bourdon Léon, à la Trinité.
Buanderies (loueurs de) : Branger Louis, Nidoie ; Lelièvre Auguste, ville ; Lesimple Adolphe, Trinité.
Bougies et cierges : Denis, Trinité
Chapeliers : Boutin-Barbotin, ville ; Levron, ville ; Braud Théodore, à la Trinité ; Chiron, ville.
Charbonniers : Barteau, en ville ; Fertellière ; Pallard Constant, à St Jacques ; Bahuaud, à St Jacques ; Plazia, Trinité ; Chatelier, au Champ de Foire.
Charcutiers : Martin-Garciau, ville ; Dourneau, rue de la Poissonnerie ; Richard, Sauvion Prudent, Trinité et Gallon, Trinité.
Charpentier : Babonneau, en ville.
Charrons : Dupeyroux, ville ; Drouet François, Porte-Palzaise ; Léauté, St Jacques ; Gautier, Porte-Palzaise.
Chaudronniers : Fontaine, ville ; Durville Albert, ville ; Delestre, rue des Halles.
Chaussures en gros : Augereau fils ; Thibaud Paul.
Chiffonniers : Guillaumic Soudeille, à St Jacques ; Guillaumy, ville ; Allo, Trinité.
Cinéma : N…
Cirier : Denis, à la Trinité
Cloutiers : Durville (Vve), ville ; Guicheteau Simon, St Gilles : Coiffard, Trinité.
Cochons (Md de) : Sauvion Prudent, à la Trinité.
Coiffeurs : Joyau, ville ; Lidoff, Trinité ; Phelippeau, Totila, ville ; Francheteau, ville.
Cordiers : Merlet frères, ville.
Cordonniers : Landriau, rue des Halles ; Ménard Célestin, st Jacques ; Lemoine ; Lesimple Adolphe, la Trinité ; Nérat, St Jacques.
Couteliers : Merlet, ville ; Ménard, ville.
Couturières ; Dugast Georgette (Melle), Saint-Antoine ; Mandin Marie (Mlle), Trinité ; Herbert (Mlle), Trinité.
Couvreurs : Vogne, rue des Halles ; Fontaine, rue de la Poissonnerie ; Delestre, rue des Halles ; Creuzé, Trinité.
Docteurs-médecins : Doussain Charles fils, ville ; Gautret A., Trinité ; Boutin Maurice, route de Nantes ; Robin, route de Cugand.
Drapiers : Bremaud Adolphe, à st Jacques ; Richard Jules, ville ; Delhommeau (Mlle), à la Trinité ; Poilane, Gétigné ; Chupin Henri, St Gilles ; Méchinaud, en ville;
Eaux-de-Vie : Boizia, ville
Electricité : Société Nantaise d’Electricité, Graveleau, contre-maître.
Entrepreneurs : Couteau Edmond, Trinité ; Leroux Jean, au Sauzais; Richard, au bourg ; Cornu ; Colombet G. route de Cugand ; Mercier Célestin, route de Saint-Hilaire.
Epiciers : Lusseau, Haute-ville ; Pouvreau, St Jacques ; Duret Mathurin, en ville ; Fournier Aug., ville ; Planchot (Vve), ville ; Ménard C., ville ; Batard, Douerie ; Praud François, Trinité; Lusseau Henri, château ; Lacroix Jean-Baptiste, rue des Halles ; Blanloeil, Porte-Palzaise ; Caïffa, Trinité ; Durand, rue des Halles ; Bernaben, Trinité ; Mouette, rue des Halles.
Equarisseur : Thibaud, L., St Gilles
Expert : N…
Faïences : Luneau-Paquereau, Trinité ; Fradin, château ; Pouvreau, St Jacques.
Fers (March. de) : Pallard Constant, St Jacques.
Ferblantiers : Durville Alb., ville ; Pradel Cyprien, St Gilles ; Fontaine, ville ; Delestre, rue des Halles ; Creuzé, Trinité.
Filateurs : Deloroche et Richard et Cie.
Forains : Ménard Armand, ville ; Guicheteau, route de Cugand ; Chiron, ville.
Forgerons : Batard, Douerie ; Bellamy Arthur, Champ de Foire : Cahélo E., Porte-Palzaise ; Loire, la Gare.
Fruitiers : Lepine Pierre, Trinité ; Picherit Isidore, route de Nantes ; Douillard Aug. à la Trinité ; Baudry (Vve), ville.
Grainetiers : Batard, Trinité ; Bretaudeau François, St Jacques.
Herboristes : Rubion.
Horlogers : Chauveau Em., rue des Halles ; Fleurance fils, ville ; Guicheteau Georges, Trinité ; Luneau, Trinité.
Hôtels : Milaguet Gabriel, ville ; Hilaireau place st Jacques ; Braud place st Jacques ; Guérin, la Maison-Rouge ; Allain, la Gare ; Vinet, la Gare.
Huissier : Mondeguer
Laines : Lorre et Boullault.
Liqueurs : Boizia et Boutin, la Gare.
Maréchaux-ferrants : Pavageau Henri, Trinité ; Housset Georges, ville.
Menuisiers : Tessier H., Trinité ; Praud François, Trinité ; Petit, la Gare ; Charrier, route de Nidoie.
Merciers : Sigg, Trinité ; Lore et Boullault, ville.
Meuniers : Branger, minoterie de Nidoie ; Neau Mathurin, à Gervaud.
Notaires : Lecoq René, ville ; Roinet, rue de la Gare.
Pantoufles (fabr. de) : Augeron Eugène.
Pâtissiers : Guilbaud, rue des Halles ; Charliac, Trinité.
Peintres : Goubeau Zacharie, en ville ; Poindessault, la Trinité ; Renolleau Victor, Trinité ; Rabiller Camille, Saint Jacques.
Plâtriers : Gautier Alexandre fils, ville ; Mabit Marcel, à Nidoie ; Conteau Emile, place de la Trinité.
Pharmaciens : Baudry F., ville ; Méneux, ville.
Poissons : Luneau Firmin, Ville.
Quincailliers : Durville (Vve), ville ; Launay Alexis, Trinité.
Sabotiers : Richard A., à la Vallée ; Bizon, Trinité ; Sourisse Jean-Baptiste, Ville.
Sages-femmes : Caillaud, Jamonneau, Charreau.
Serruriers : Bellamy, Cahélo, Trinité.
Tailleurs : Foulonneau, rue des Halles ; Aubron, à la Trinité ; Brémaud Adolphe, Saint-Jacques.
Tanneurs : Méchineau Pierre, Trinité.
Tapissier : Bourdon Léon, Trinité.
Tissus (March. de) : Chupin H., ville : Richard Jules, en ville ; Delhommeau, Trinité ; Méchinaud, ville.
Tourneur : Méchinaud, ville.
Vaches (Md de) : Mouillé Alfred, à Nidoie ; Chiron Armand, aux Mortiers.
Vanniers : Veteau René, ville : FOulonneau, à la Trinité.
Vétérinaires : Pic.
Vins : Boizia, ville.
Voitures : Trochu P., ville : Thomelet Armand et Thomelet Alfref ; Guilbaut et Poupart.
Voituriers : Litou J. Baptiste, ville ; Fonteneau, St Jacques ; Morisson, Trinité.

Quand Clisson fabriquait encore voitures et brocs : annuaire de 1887

Bon, il s’agit bien entendu de voitures à cheval, vous aviez compris. Cela je m’y attendais, étant né avec le cheval puis vu sa disparition après la guerre, pour le cantonner aux loisirs et non plus au roulage marchand. Certes, quelques rares initiatives sont depuis peu réapparues, pour laisser le cheval tracter.

Mais dans cet annuaire, j’ai surtout fait une découverte : avant la création de l’usine GUILLOUARD en 1911, les brocs, seaux et bidons étaient artisanaux et il y en a un à Clisson.


C’était plus écologique que le plastique que nous avons fait depuis la seconde guerre mondiale, car c’était inusable, et récupérable au final. L’image de ce broc est pour moi l’image de l’écologie.

Pendant 2 jours je vous emmêne découvrir tout ce que nous avons perdu à travers les métiers qui stigmatisent un mode de vie disparu.
Pour découvrir quels métiers dans une ville à une date donnée, rien de tel qu’un annuaire. Il en existe quelques uns pour la Loire-Atlantique, enfin, disons plutôt la Loire-Inférieure. Ils sont numérisés et en ligne sur le site des AD, rubrique PRESSE.
J’ai analysé CLISSON en 1887 et 1938, pour illustrer ces disparitions. Et je constate, ce dont je me doutais, que ma génération et celle de mes parents a vu beaucoup de disparitions.
En 1887, l’annuaire semble refléter les siècles précédents. On y retrouve beaucoup de métiers traditionnels, mais aussi un peu d’activité industrielle, car la Sèvre voit minotiers, filateurs, tanneurs…
En 1938 peu de disparitions.
Je suis née en 1938, et demain, je vous mets l’annuaire de 1938.
Mais auparavant voyons ce que la génération de mes parents a perdu

En rouge, les métiers disparus.
En bleu, les métiers remarquables !!! Voyez ainsi les sages-femmes !!! Elles étaient plus nombreuses autrefois !

 

Voici CLISSON, selon l’annuaire de la Loire-Inférieure, 1887 (numérisé en ligne sur le site des AD) 

CLISSON, pop. 2 880 hab., cant., et arrond. de Nantes. — Caserne de gendarmerie — Hôpital tenu par 1es soeurs de St-Laurent. – Monuments historiques : château de Clisson, en ruines, à M. le baron Lemot. – Foires : tous les vendredis-Marchés : tous les vendredis – Assemblée : la Trinité.
Maire : Onillon
Premier adjoint : Gachet Philippe.
Deuxième adjoint : Pétrel Eusébe, horloger.
Pompiers : Gautier, capitaine. Braud, lieutenant.
Fanfare et Orphéon : Boutin Adolphe, géomètre, chef.
Conseiller général : Pellerin de la Vergne
Notaires : Dabin. Caillé et Chiron de la Casinière.
Juge de paix : Homery.
Suppléant : Guichet.
Greffier : Baudry-Gouraud
Huissier : Macé.
Garde-champêtre : Coulet.
Gendarmerie : Comte, maréchal des logis.
Curés : Michaud et Cerizier.
Vicaires : Thibaud et Noblet.
Instituteur communal : Terrien.
Adjoints : N…
Institruce communale : Chedemois (Mme).
Adjointe : Hurillon (Mle).
Institutrices privées : les soeurs de Saint-Gildas-des-Bois
Enregistrement (Receveur) : Jouzel.
Percepteur : Adam.
Contributions indirectes (Receveur) : Davy.
Employé : Guitton.
Receveur buraliste : Terrasse.
Postes et télégraphes (Receveuse) : Gille (Mlle)
Chef de gare : Farme.
Cantonnier chef ponts et chaussées : Dugast
Ancienne société de secours mutuels : Guédon, président. Gautier sçpiétaire.
Nouvelle société de secours mutuels dite Etoile de la Sèvre : Braud Armand, président.
Cercle littéraire : Verry, président.
Société de la Tempérance : Dugast, président.
Société de Saint-Jacques : Racineux président.
Societé de la Madeleine : Delhommeau, président. Pellerin, secrétaire.
Agent-voyer cantonal : Baudry.
Cantonnier-chef : Dronneau.
Aubergistes : Vrais Albert. Pineau. Sauvion. Léchappé. Denis. Carrère. Dupoint. Baubry. Guicheteau. Granry. Jarrossay. Richard. Barjolle. Emon Félix. Emon Anselme. Plessis. Bredeloup. Egion Anselme. Bredeloup. Pauleau. Gaudet. Dobigeon. Tessier (Ve). Brunet. Baron. Guéry. Davy. Honoré (Ve). Mouillé (Ve).
Bois (March. de) : Huteau (père et fils). Aillet (père et fils).
Bouchers : Papin. Leroux, BruneIlière à Notre-Dame. Plessis.Joly. Couillaud. Gouraux. Denis, à la Trinité.
Boulangers : Léauté, à Notre-Dame. Viaud. Blandin. Audineau [mon ascendant : Charles  Audineau°Clisson 8.10.1827 †idem 25 avril 1895 Fils de François & Elisabeth Mechinaud, boulanger porte Palzaise  x Clisson 12 octobre 1851 Augustine Rousselot °Clisson 1er avril 1828 – ]. Bâtard. Gautier. Grenouilleau, à la Trinité.
Bourreliers : Luneau, à Notre-Dame. Lavier. Corbet, à la Trinité.
Cafetiers : Braud. Fleurance. Bouchet. Guillon, à Notre-Dame. Guillet (Ve). Gautier, à la Trinité.
Chapeliers : Levron, Barbotin, à Notre-Dame. Dourneau. Machereau. Martin, à la Trinité
Charbonniers : Naud. Durville. Pallard (frères), à Notre-Dame.
Charcutiers : Honoré (Ve). Julienne. Lesimple, à Notre-Dame. Huet. Baron, Ogereau, à la Trinité. Guillet. Baudry.
Charpentiers : Barré. Guilbaud. Onillon Pierre. Lambert.
Charrons : Rivet, Nerrière, à Notre-Dame. Godron, Drouet, à la Trinité.
Carrossier : Vincent, à la Trinité.
Chiffonnier : Coudert Léonard. Coudert jeune. Baston Antoine. Soudeille.
Coiffeurs : Babonneau. Méchinaud, Boutin
Cordiers : Merlet. Lesimple
Cordonniers : Thibaut, Garciaud, Grellier, Brisé, à Notre-Dame. Lesimple (père), Lesimple Francis, à, la Trinité. Lamoureux.
Couvreur : Derouelle, à la Trinité.
Couteliers : Courrier, Charriaud, à Notre-Dame. Ménard. Mandin, à la Trinité.
Cloutier : Paquereau, à la Trinité.
Docteurs-médecins : Boutin et Doussain.
Engrais : Baron, Chouteau, à Notre-Dame. Fonteneau. Martin.
Entrepreneurs : Gautier Eugène, à Notre-Dame. Gautier Alexandre, Guillon, Renaud, à Trinité. Baudry et Vinet.
Encaisseurs : Barré et Verry, à la Trinité.
Epiciers : Crabil, Fournier, Duret, Notre-Dame. Lusseau (Ve). Bretin (Ve). Chiron, à la Trinité. Praud (Mlle). Carrère. Defontaine (Mlle) . Bâtard. Guilbaud. Emériaud. Luneau-Ripoche. Luneau-Barré. Guittet. Guillet.
Fabricant de voitures [à cheval] : Vincent, à la Trinité.
Fers (March. de) : Panard frères et Durville, à Notre-Dame .
Ferblantiers : Guédon Caillaud, Durville à Notre-Dame.
Filateurs : Ménard, à la Trinité. Housset (père et fils), id.
Forgerons : Reb, à Notre-Dame. Pineau, Huchet, à la Trinité.
Grainetiers : Hupé, Fonteneau, Baron, à Notre-Dame. Guittet, à la Trinité.
Géomètres-experts : Chénau, Mérand et Aubert, à Notre-Dame. Boutin et Chiron.
Horlogers : Pétrel. Ledoux. Loiret, à Notre-Dame.
Jardiniers : Clisson. Barjolle. Baron. Riscle. Charrier et Vrait, à la Trinité et à Notre-Dame.
Hôtel (maîtres d’) : Mauras, Boutin, Brosset, à Notre-Dame. Arnault Gauffriaud, à la Trinité.
Machines agricoles : Guilbaud (fils) , à Notre-Dame.
Maçons : Fleurance, Lussaud (fils), à Notre-Dame. Èrnaud, Jouet, à la Trinité.
Maréchaux : Emon (frères), Perraud, à Notre-Dame. Dugast. Chrétien. Marcel, à la Trinité.
Menuisiers : Boulbaud. Perray. Lesimple. Brunellière, à Notre-Dame. Bregeon. Couteau. Tessier. Gaillard, à la Trinité.
Minotiers : Batard Joseph, à la Trinité. Batard Auguste. Garciaud. Housset.
Merciers en gros : Moreau-Thibaud, Notre-Dame. Durville.
Parapluies : Boucheron, Nerrière, à Notre-Dame.
Peintres : Billot. Chesnau (Ve). Ménétrier, à la Trinité.
Plâtriers : Guillon. Gautier Eugène, à Notre-Dame. Gautier Alexandre.
Pharmaciens : Branger et Guillet.
Quincailliers : Guédon. Charriaud, à Notre-Dame.
Sabotiers : Méchinaud. Sourisse Bapt., à Notre-Dame. Sourisse (fils). Tardivel. Richard, Guilbaud, à la Trinité. Martin.
Sages-femmes : Pellerin. Ménard et Foliot.
Serrurier : Brunellière, à la Trinité.
Tailleurs : Grégoire, à Notre-Dame. Boutin, à la Trinité.
Tanneurs : Méchinaud. Abadie, à la Trinité. Gachet (fils). Braud (fils).
Tissus (March. de) : Richard, Blouin, Dano, à Notre-Dame. Grégoire. Baron. Coudrien. Bretin, à la Trinité.
Tonneliers : Richard. Jarrossay à Notre-Dame. Luneau, à la Trinité.
Tourneurs : Guitton. Leroux, à Notre-Dame. Dugast, à la Trinité.
Vétérinaires : Guilbaud. Béziaut et Dugast.
Vins : Chénard. Mouillé, à Notre-Dame.
Propriétaires : Valentin Frédéric. Valentin Achille. Méchinaud. Gautret Abel. Gautret Ferdinand. Gautret-Dabin (Ve). Vicomte. Ordronneau. Vincent. Luneau (Ve). Guichet. Onillon. Gouraud. Lambourg (Ve). Gachet (père). Braud (père). Baudry-Gouraud. Agereau (Ve). Baron (Ve). Beillard.

DEMAIN JE VOUS METS L’ANNUAIRE DE CLISSON DE 1938, et vous allez découvrir qu’entre 1887 et 1938, peu de choses avaient changé, et c’est après la seconde guerre mondiale avec le plastic, l’automobile démultipliée, les grandes surfaces, et la mondialisation que tout, ou presque a disparu.

Je baisse, nous baissons, vous baissez …

avant le 13 novembre 2018

Je ne peux plus depuis ce terrible 13 novembre 2018, date à laquelle j’ai été terrassée par une immense crise de goutte et de réactions immunitaires qui m’ont laissés 2 mois sans la sensation chaud-froid de mon corps etc…
Si la sensation chaud-froid est revenue, je ne peux plus tricoter.

Mais il me reste cela :

mes 10 doigts et mes neurones pour retranscrire et mes yeux

C’est tout de même encore beaucoup…. Encore beaucoup de joies ensemble !!!

A demain !
Odile

ALERTE : l’ANTS ne reconnaît plus LA BAULE en 1944 pour faire vos cartes d’identité !!!

La clinique où on accouchait en 1944, avenue Pavie, était située à La Baule mais il n’y avait pas de mairie à La Baule, et il fallait aller se faire enregistrer à celle d’Escoublac. En effet, la commune était une seule commune et portait de 1923 à 1962 le nom de commune « Escoublac-La Baule » Si vous faîtes désormais refaire vos papiers d’identité, l’ANTS modifie votre naissance en vous déclarant désormais né à Escoublac en 1944, alors que tous vos papiers sont marqués La Baule depuis des décennies, puisque vous êtes réellement né à la Baule. En fait la commune a changé de nom au fil du temps Escoublac-la Baule en 1923, avant de devenir en 1962 l’inverse, La Baule-Escoublac Merci à tous ceux qui pourront éclairer ma lanterne dans les mélanges de noms de commune qu’a entrepris l’ANTS, d’autant qu’avec tous les changements en cours ces dernières années le nombre de papiers d’identité aux noms de commune variables doit devenir totalement incompréhensible, surtout pour un ordinateur borné au passage à la frontière. Vous devez donc être déjà nombreux en France à avoir une naissance sur une commune qui a changé de nom !!! Quid de vos papiers d’identité. Odile car l’ordinateur de l’ANTS est particulièrement CON (je n’ai pas d’autres termes) et dans mes soupçons de ce SCHMILBLICK je me demande si les Archives Départementales sont claires là dessus.

C’est l’inventaire des Archives départementales qui a fait une erreur et les archives refusent (au téléphone) de reconnaître qu’elles aient pu faire une erreur

Pire, je viens de vérifier ma carte d’identité, refaite en 2014, elle porte bien la mention « Loire-Atlantique », pour ma naissance à Nantes, mais désormais l’ANTS écrit « Loire-Inférieure ». Pour moi tout cela c’est un énorme SCHMILBLICK pour tous ceux qui franchiront les frontières et autres formalités.

Et pourtant le Journal Officiel en 1943 ici dit bien LA BAULE-ESCOUBLAC :