Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, en ligne

Un début de mise en ligne en Ille-et-Vilaine

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Pour savoir quelles communes sont déjà en ligne, car elles sont peu nombreuses en ce début de mise en ligne, cliquez sur le petit point d’interrogation à droite de la case qui vous demande le nom de la commune.
Vous verrez alors le nom de quelques communes apparaître

et bien sûr, pour mémoire, nous avons en ligne depuis longtemps le magnifique site des archives municipales de Rennes

La chronique de Bouillé-Ménard, écrite par Fleury Hallenault 1578-1590

… Le dépouillement d’un registre présente en lui-même un attrait analogue à celui du miracle de Lazare. L’acte de naissance de ces morts du XVIIIe siècle, qui n’ont même plus de tombes, les restitue partiellement à la vie….
… La grande histoire peut mépriser les humbles en elle anonymes, comme sont en nous anonymes les millions de globule de notre sang. Mais ni elle, ni la petite histoire, ni même le roman, quelles que soient les précisions et la couleur de son récit, ne peuvent donner ce caractère d’authenticité, ce parfum de fleur desséchée…
Hervé BAZIN – Vipère au poing.

Bouillé-Ménard, le château, collection personnelle, reproduction interdite
Bouillé-Ménard, le château, collection personnelle, reproduction interdite

J’ai analysé mercredi dernier les 2 livres de raison de Fleury Hallenault prêtre puis curé de Bouillé-Ménard de 1578 à 1590

Aujourd’hui, je vous mets sur ce site ma retranscription intégrale de ces 2 livres, néanmoins je me suis arrêtée en 1595, date à laquelle Fleury Hallenault était décédé depuis 5 ans, et date à laquelle commence le registre paroissial de Bouilé-Ménard en ligne sur le site des AD

  • Un travail d’intérêt général, bénévol et gratuit
  • Mes relevés retranscription sont totalement gratuits : pas de cotisation à payer.

      Accéder à ma page sur Bouillé-Ménard et à ma retranscription des livres de raison de Fleury Hallenault

      soit 855 items, dont 163 notes, 416 baptêmes, 60 mariages donnés au nom de l’époux et au nom de l’épouse, et 157 sépultures. Mais une grande partie des ces actes sont si incomplets que même le nom du père est omis pour un baptême, etc… En outre, ils sont tous écrits et signés de Hallenault, et non des prêtres qui avaient procédé au sacrement, alors que dans un registre paroissial, le prêtre qui a administré le sacrement rédige et signe son acte.

  • Notes de Fleury Hallenault
  • • Les 2 livres de raison de Fleury Hallenault contiennent 163 notes.
    • Je les ai entièrement retranscrites, et marquées * au lieu du B M ou S
    • Elles figurent dans le livre original en marge, et j’ai indiqué la date qui figurait sur l’acte en vis-à-vis
    • La retranscription intégrale figure entre crochets « » comme pour les BMS, mais précédée d’un mot-clef histoire ou météo pour les différencier.
    • Je n’ai pas jugé utile de différencier l’histoire nationale de l’histoire locale, car la période tra-versée est une guerre civile et l’Anjou étroitement impliqué dans l’histoire nationale.

    Ces notes sont importantes et méritent vos commentaires, ils seront les bienvenus. Ainsi, lorqu’un évennement est connu par ailleurs, on pourra comparer les informations. J’ajouterai ensuite en vous citant, et en italique, sur ma retranscription, afin que l’étude soit la plus complète possible. Merci d’avance de votre participation.

    Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog et non aller en discuter dans mon dos sur un forum ou autre blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du projet européen d’éthique des blogueurs, disponible sur le site du Parlement européen.

    Baptêmes et abjurations de protestants en Anjou

    • Voici un Anglais, baptisé à Angers à l’âge adulte car né d’une famille protestante. Cet acte se présente comme un baptême ordinaire plus que sous la forme d’une abjuration. Registre paroissial d’Angers St Pierre « Le unziesme dudit moys et an (mars 1590) fut exorcisé et imbus des aultres rites et scérémonies baptismales selon l’usaige de l’église chatolique apostolique et rommaine Robert Litle John, ou Petit Jehan bien aultrement, natif d’Angletaire de l’aige de vingt et deulx ans fils de Guillaume Litle John ou Petit Jehan et de Jehanne sa femme et espouse de la paroyse de St Thomas de la ville de Wellington en le comté de Somerset, et fut son parrain Me Mathurin Alligot prêtre vicaire de ladite église monsieur St Pierre or ses rites et cérémonies susdites ont ainsi esté supplées pour ce que ledit Robert avoit esté baptisé par les hérétiques durant le shisme et grande persécution en Engleterre et pour tant avoit besoing estant foy ? en l’age de discretion d’estre receu et enrollé en la vraye église de Dieu et lesdites cécémonies ont estée administrées par révérend et discret Me Richard Estiene prêtre Angloys et docteur en théologie assisté par Me Jehan Alligot prêtre aussi vicaire de ladite église St Pierre tesmoing signé Alligot tesmoing Richard Estienne » vue 118

    • Un Ecossais à Angers : Registre paroissial d’Angers St Pierre « Ce jourd’huy lundy sixiesme jour du mois de mars l’an mil six cent avons donné et conféré le saint exorcisme et le reste des sainctes et sacrées cérémonies lesquelles précédent et suivent le sainct sacrement de baptesme à noble homme Jacques Skein escoçoys natif de la ville de Edeinburg aagé de dix-neuf ans ou environ baptisé en sondit pays ainsi qu’il nous a dit par les héréticques dont cy-davant le dit Skein avoir tenu les erreus lesquelles cérémonies et exorcismes luy avons administrés en présence de missire Gilles Mochon prestre, d’honorables hommes Jean Cressonnier et Guillaume Seton aussi escoçoys cy après signé – signé Gilles Mochon, J. Skein, Guillaume Seton, Lubert » vue 310

    Le fantôme de la Gatelière en Noyant-la-Gravoyère, 1581

    Voici extrait des livres de raison, ou chronique de Bouillé-Ménard, tenus de 1578 à son décès en 1590 par Fleury Hallenault prêtre puis curé de Bouillé.
    La note qui suit atteste que Fleury Hallenault n’hésitait pas à reporter tout ce qui se racontait. En effet, la vision d’esprits n’est pas à proprement parlé un fait autorisé dans le droit canonique.
    Pour ma part, je ne porte pas beaucoup de croyances dans ces phénomènes et je ne me prononcerais donc pas plus amplement, je me contenterais de vous retranscrire ci-dessous la note de Fleury Hallenault.

    Le 18 janvier 1581 : « Plusieurs esprits vus par Me Hallenaut et les autres visionnaires »
    et en bas de la même page, mais la page est en partie rognée par l’usure ou les souris : « En ceste année 1581 il appareut plusieurs esprits des trespassés et à plusieurs, l’un à la Besqunière en la maison de deffunct Jehan Davy et apparoissait ordinairement à Jehanne Pihu veufve dudit Davy et à Mychelle Cherbonneau sa chambrière, laquelle il appelle par son nom. Deux autres esprits appareurent à une fille de la Gastellière en Noyant, l’un de la mère morte 15 ou 16 ans auparavant et luy donne charge de faire un (rogné) et luy myst une petite croix de pappier au front sur laquelle y demeure 3 ou 7 fils, l’aultre de (rogné) Marin Legaigneux son maistre trespassé depuys un an auparavant et luy donne (rogné) un voiage à sainct René Angers de quoy il auroyt faict veu luy et sa femme (rogné) qu’elle estoit grosse de Me Michel Legaygneux à présent prêtre lequel a accompagné sadite mère à faire ledit voiage et ont porté la première chemyse dudict Me Mychel selon le vœu qu’ils en auroient faict, laquelle chemyse avoit esté toujours gardée et réservée par eulx en un coffre comme ledit Me Mychel m’a raconté luy mesme et plusieurs aultres tesmoings dignes de foy après l’accomplissement desquels voiaiges ils n’ont plus rien veu ni ouy desdits espritz signé Hallenault » (magnifique lettrine en face)

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    La chronique de Bouillé-Ménard, écrite par Fleury Hallenault 1578-1590

    Quelques prêtres, souvent le curé de la paroisse lui-même, ont tenu un cahier relatant les évennements ou chronique de leur paroisse. Ces livres de raison ont connu une destinée privée, puisqu’ils ne constituaient pas le registre paroissial d’état civil.
    Ce qui signifie que malheureusement certains d’entre eux ont probablement disparus, ou sont encore en des mains privées. Ces disparitions se sont aggravées avec la disparition des presbitères suite à la disparition des paroisses par regroupement entre elles. Les archives des presbitères sont alors tombées n’importe où, voire à la déchetterie ans le pire des cas !
    Certains eurent une destinée plus souriante et une copie existe aux Archives Départementales du Maine-et-Loire. Ainsi, citons le cahier dit de l’abbé Gourdon, qui fut continué par ses successeurs, et qui est la chronique de Brain-sur-Longuenée.

    Deux de ces livres viennent de réapparaître dans une mairie et ont été numérisés par les Archives Départementales du Maine-et-Loire, qui lcomptent les mettre prochainement en ligne.

  • Fleury Hallenault, curé de Bouillé-Ménard
  • Missire Fleury Hallenault, curé de Bouillé-Ménard de 1580 à 1590, a tenu 2 livres, du moins c’est ce que précise sa sépulture :

    « Le quatorsiesme jour de septembre 1590 fut inhumé au cimetière de céans le corps de vénérable et discret missire Fleury Hallenault prêtre curé de Bouillé près la croix du cimetière et ledit Hallenault a donné expozé et notté deux livres en ladite églize » v°70-144

    Cet acte de sépulture atteste que ses vicaires et chapelains n’ont pas jugé missire Hallenault digne d’une sépulture dans l’église ! Certes, ils l’ont mis près de la croix du cimetière, mais tout de même, sa place normale était dans l’église, d’autant qu’il était issu d’une bonne famille locale.
    Soulignons ici que Missire Hallenault fut un curé résident dans sa paroisse, à une époque où tant de curés résidaient au loin, le plus souvent à Angers, et déléguaient le travail des offices et sacrements à leurs vicaires et chapelains, se contentant de toucher les revenus de la cure. Fleury Hallenault fut donc un vrai curé, proche de ses ouailles, tout au moins physiquement.

    Bouillé-Ménard, le château, collection personnelle, reproduction interdite
    Bouillé-Ménard, le château, collection personnelle, reproduction interdite
  • les 2 livres de notes de Fleury Hallenault
  • La sépulture de Fleury Hallenault nous livre un autre détail bien plus important que l’inhumation au cimetière. Cet acte nous apprend clairement qu’il a laissé deux livres de notes !

    Ces livres étaient la chose personnelle de messire Fleury Hallenault, en quelque sorte son livre de raison, son journal.
    Ils ne sont en aucun cas le registre paroissial d’état civil aux termes du droit canonique et du droit français d’état-civil de l’époque. Me Hallenault les tenait personnellement, hors de la vue des vicaires et chapelains, alors qu’un registre de paroisse conforme au droit canonique et au droit civil est normalement tenu par tous les prêtres habitués d’une paroisse, et à leur libre disposition et accès..
    Ce qui signifie, a contrario, que le véritable registre paroissial est toujours porté disparu. Ceci explique que Célestin Port n’ait pas noté l’existence de ces 2 cahiers, au caractère privé, et ce qui explique qu’ils on manifestement refait surface en mairie par don privé postérieurement, ce qui est en soit une chose remarquable et dont on doit au passage remercier l’initiative pour la postérité ! Nombre de presbitères avaient des archives, comme je viens de le souligner plus haut, et on doit remercier ici ceux qui ont songé à les transmettre en bien public, pour la posérité !

    Les vicaires et chapelains de Bouillé avaient-ils connaissance de l’existence avant le décès de Fleury Hallenault de livres tenus par leur curé ? Nous ne le saurons sans doute jamais, quoiqu’il en soit, les livres retrouvés, qui sont donc les deux livres mentionnés dans la sépulture de Fleury Hallenault, ne sont pas le registre paroissial officiel et canonique, mais un journal personnel, que l’un des vicaires, Gilles Brossard va mettre de côté puis utiliser après le décès de Fleury Hallenault pour mettre d’autres actes, dans le plus grand désordre, quitte d’ailleurs à venir en écrire là ou Fleury Hallenault avait laissé des espaces blancs.
    Gilles Brossard, devenu curé de La Boissière, garda longtemps ces livres, avant de les restituer à la cure de Bouillé-Ménard…. où je présume qu’on les a retrouvés dernièrement et transmis en mairie, ce qu’on a bien fait de faire. Merci à eux !

    « Le vingt et ungiesme jour de janvier 1606 ce présent papier a esté rendu par missire Gilles Brossard à présent curé de la Bouessière qui la baillé et mins entre les mains de Me Guillaume Chevallier sieur de la Barre dont moy soubz signé curé de Bouillé en ay deschargé et descharge soubz mon (3 mots incompris) le jour l’an que dessus signé Menand » 1er registre – v°16-16

  • Analyse du contenu des 2 livres de Fleury Hallenault
  • Maintenant que vous avez une idée précise de l’histoire des deux livres de notes, voici leur contenu, que j’ai entièrement retranscrit avant de vous présenter cette analyse :

    • Le premier contient 16 vues. Fleury Hallenault a retranscrit 2 baptêmes de 1538 et 1539 concernant sa famille, des BMS du 1er janvier 1578 à mars 1580, et des notes historiques et météorologiques.
    • Le second contient 144 vues contenant des BMS de mars 1580 à septembre 1590, souvent dans le désordre et entremêlés d’actes postérieurs, et des notes historiques et météorologiques.
    • Les notes historiques sont la retranscription de tous les faits et bruits parvenus à Bouillé, y compris les évennements historiques du royaume de France. La période couverte étant l’une des plus sombres de l’histoire de France (guerre civile, famine, peste) d’où l’intérêt de ces notes, tout au moins pour comprendre quand les nouvelles parvenaient jusqu’à Bouillé-Ménard.
    • Elles sont brèves, peu rédigées, si ce n’est la page concernant le passage au calendrier Grégorien.
    • Les notes météorologiques vont intéresser les spécialistes. Ainsi, le BRGM, qui constitue la base nationale des secousses sysmiques, est preneur de la note de 1588.
    • Mais Fleury Hallenault ne s’est pas contenté de relater des faits, et des bruits de nouvelles, il a recopié le soir dans sa chambre, de mémoire, les sacrements administrés dans la journée. Souvent ces baptêmes, mariages ou sépultures, étaient le fait d’un vicaire ou d’un chapelain, et dans ce cas, il précise le nom de celui-ci, mais c’est toujours lui le rédacteur et le signataire. Il s’ensuit que le soir, sa mémoire était le plus souvent quelque peu défaillante, aussi les actes incomplets voire gravement incomplets sont innombrables.

  • Voir Bouillé-Ménard et ses alentours sur mon site
    1. Un livre de raison à Chatelais, celui de Jean Cevillé

    Sur ce site, vous avez depuis quelques années le livre de raison de Jean Cevillé, qui fut plus personnel, plus tourné vers la chronique familiale.

      Voir ma page sur Noyant-la-Gravoyère
      Voir ma page sur Bouillé-Ménard
      Voir ma page sur Châtelais
      Voir le livre de raison de Jean Cévillé à Châtelais

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    Calendrier Julien : édit de Roussillon, promulgué 1564 en effectif en 1567 – Calendier Grégorien 1582

    Introduction

    Retranscrivant les registres du 16e siècle du Louroux-Béconnais, je rencontre encore une fois le problème des calendriers. En effet, si tout peut être résumé clairement, la mise en pratique sur place a perturbé bien des prêtres, les uns allant même juqu’à reprendre les années précédentes pour raturer l’année et la mettre aux normes nouvelles. Pire, comme généralement il y avait plusieurs prêtres dans une paroisse, surtout au Louroux-Béconnais, qui était une paroisse importante, chacun des prêtres a fait comme il a compris, ou plutôt comme il a pu, sans se soucier de ce que faisait l’autre.

    Bref, au Louroux, comme sans doute ailleurs, les années 1560 à 1585 sont parfois marquées du signe de l’embrouille, bien compréhensible, quand on songe au bouleversement que cela a dû provoquer dans les esprits… et j’ai même trouvé le phénomène de la rature a posteriori sur des années précédentes…

    En remontant le registre, j’ai donc tenu compte de l’année qui se remontait logiquement comme nouveau style, c’est à dire le 1er janvier de chaque année, page par page, parfois sans tenir compte des ratures ou erreurs éventuelles d’un prêtre ou l’autre.

    L’édit de Roussillon 

    Le plus grand bouleversement pour les prêtres qui tenaient les registres s’est produit avec l’édit de Roussillon : promulgué en 1564 mais normalementmis en pratique au 1er janvier 1567 :

      l’année commence pour toute la France le 1er janvier depuis 1567.

    Charles IX, né en 1550, parcourt la France dans les années 1564 à 1566, bien sûr en compagnie de sa mère. Il n’a pas encore commis l’irréparable 24 août 1572 !
    La France est divisée en provinces, mais toutes ne faisaient pas commencer l’année à la même date ; pour les uns, à Lyon, c’était le jour de Noël, mais 30 km plus bas, à Vienne c’était le 25 mars, ailleurs le jour de Pâques et encore ailleurs encore, le 1er Avril …
    Pâques, fête religieuse mobile, était le début de l’année en Anjou, avec toutes les difficultés liées à une fête mobile ! Quand j’y songe, je me demande comment on pouvait bien calculer son âge quand on était né avant Pâques !
    Sans doute très étonné de franchir les années tout en se déplaçant, le jeune roi, alors réfugié au château de Roussillon, signe le 9 août 1564 l’édit de Roussillon :

    « Voulons et ordonnons qu’en tous actes, registres, instruments, contracts, ordonnances, édicts, tant patentes que missives, et toute escripture privé, l’année commence doresénavant et soit comptée du premier jour de ce moys de janvier. Donné à Roussillon, le neufiesme lour d’aoust, l’an de grace mil cinq cens soixante-quatre. Et de notre règne de quatriesme. Ainsi signé le Roy en son Conseil »

    La mesure prend effet au 1er janvier 1567. Mais comme je vous le disait plus haut, il semble que certains prêtres ont plus ou moins bien compris, et quelques uns ont surchargé de ratures et d’erreurs d’années les registres.

    Mais, on est toujours en calendrier Julien.

    Le calendrier Grégorien

    le calendrier Julien modifié par l’édit de Roussillon fixait le début de l’année le 1er janvier dans toute la France. Ce fut un un grand bouleversement dans les habitudes. Le passage au calendrier Gregorien en 1582 n’apporta aucun bouleversement notoire, d’autant que les mêmes prêtres avaient déjà vécu le premier bouleverment !

    Une année est un temps bien défini, calculé par les astronomes. Je vous épargne les calculs scientifiques, et sachez seulement qu’on a perdu quelques jours en octobre 1582… qu’on a gentiement sautés, tout comme nous avons sauté une seconde il y a peu…

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