Contrat de mariage de Manot Soudain et Antoinette Boschot, Provins 1561

Introduction

Les notaires de Provins en 1560 avaient à traiter beaucoup de ventes foncières qui étaient des parties et même souvent des parties de  parties d’héritages. Je me  demande toujours comment pratiquement les possesseurs de ces parties de biens pouvaient voir ce qui leur appartenait réellement et en jouir réellement. Pour moi c’est inimaginable… Mais ce jour je viens de voir le pire cas que j’ai pu lire depuis plusieurs semaines. C’est tellement incompréhensible de savoir ce qui appartient réellement que je vous offre ce découpage invraisemblable et je vous l’ai mis en surbrillance rose pour que vous tentiez de comprendre, sachant que j’ai relu et relu et que j’affirme que c’est bien ce que le notaire a écrit.

contrat de mariage, Provins 1561

AD77-1056E474 devant Ponthus notaire royal à Provins. 1561.03.24 n.s. (1560) -p292 vue 311- … Manot Soudain tixerant en thoilles demourant à Provins d’une part et Anthoinette Boschot fille de Gilles Boschot cordonnier demourant audit Provins et de deffuncte Marion Maisières femme dudit Boschot en premières nopces en la présence et de l’autorité et du consentement dudit Gilles Boschot son père tuteur et curateur d’autre part, lesquelles parties … accords de mariage … et aussi moyennant le quitement cy après déclaré dudit Boschot père baille transporte et délaisse audit Soudain et Anthoinette Boschot Fontnos ? Marion ad ce présent et acceptant pour eulx une cinquiesme partye et la moityé d’une autre cinquiesme partye par indivis en la moitié de la moitié d’une d’une cinquiesme partie aussi par indivis dont l’autre quarte partye font le tout en l’autre moitié et tout tel autre droit part et portion nom raison … qui audit Boschot à cause de l’acquisition par luy faite audit nom de tuteur de sadite fille dès la (f°2) veille ou le jour de leurs espousailles habiller vestir et unstronsseiller ? ladite Anthoinette sa fille et luy bailler trousseau de lits linge et autres choses selon son estat et qualité, le tout bon et faire la moitié des frais qu’il conviendra faire à leur banquet d’espousailles et quant à l’autre moitié a esté accordé entre les dessusdits qu’il se fera aux despens dudit Soudain et moiennant ces présentes lesdits futurs mariés mesmes ladite Anthoinette de l’autorité dudit Soudain ont quitté et quittent par ces présentes ledit Gilles Boschot leur père ad ce présent de la charge et administration qu’il a eue de nourrir ladite Anthoinette … après le décès de ladite deffunte sa mère envers lequel Gilles Boschot lesdits futurs mariés sont demeurés quittes de la somme de 40 livres tz qu’ils ont dit avoir esté frayée pour la part de ladite Anthoinette en exécution du testament desdits deffunts et des salaires qu’iceluy Boschot eu peu prétendre à cause de ladite administration qu’il a faite des héritages de ladite mineure …

Un contrat de mariage très déroutant dans le fonds de Ponthus Baisela, notaire à Provins en 1560

Introduction

J’ai retranscrit tant de contrats de mariage très anciens que je pensais avoir tout vu et que rien ne pouvait plus m’étonner ! Eh bien ce jour je vous mets le plus surprenant contrat de mariage que j’ai jamais vu. J’ai même cru avaler mon bulletin de naissance lorsque j’ai lu et retranscrit ces lignes stupéfiantes… Et à vrai dire, je suis heureuse d’avoir pu trouver cet acte exceptionnel… et je dois le mérite des vues prises aux Archives de Seine-et-Marne au CGHSM que je remercie pour cet instant de bonheur. Mais comme je suppose que mes lecteurs sont tous très doués, je vais les laisser d’abord lire cet acte, et je ne mettrai l’analyse qu’après cette lecture et non avant, afin qu’ils puissent eux-mêmes prendre la mesure de cet acte exceptionnel. Donc rendez-vous après l’acte… mais respirez un grand coup quand même avant… car c’est stupéfiant…  

Lupien Martin et Eustache Bonnamyet, 1560

AD77-1056E475 Ponthus Baisela notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1560.10.24 -p251 vue 270- … Lupien Martin le jeune fils de Lupien Martin lesné laboureur demeurant au Plessis paroisse de Leschelles de l’auctorité en la présence et du consentement de Lupien Martin son père d’une part, et Eustache Bonnamyet fille de feu Jehan Bonnamyet lesné demeurant à la Dardelle paroisse de St Bris aussi en la présence de l’autorité et du consentement de Claudine Chollet femme de Pierre Bonnamyet sa sœur et Pasquette Bonnamyet veufve de feu Nicolas Martin sa sœur et délibération de dessusdits et auctorité de leurs proches parents et amys comme ils on dict et certiffié d’aultre part, qui ont fait entre eulx les traicté accords et promesses de mariage qui s’ensuyvent c’est à scavoir que lesdits Lupien Martin le jeune et Eustache Bonnamyet de l’auctorité susdite ont promis et promettent prendre l’’un l’aultre par ordre de mariage si Dieu et Notre Mère sainte église si accordent et le plus tost que faire se pourra ; en faveur et contemplation duquel mariage ladite Eustace auctorisée a baillé et doueré ledit Martin à ce présent (f°2) de la moityé de tous et chascns ses héritaiges tant maisons granges courtz jardins lieux communs terres labourables prés et tous aultres héritages à elle appartenant en quelques lieux qu’ils soient situés et assis et pour en jouyr par ledit Martin sa vie durant seulement à la charge qu’il sera tenu de payer les redebvances que peuvent debvoir lesdits héritaiges, le présent don fait entre lesdites partyes pour les causes susdites que ledit Martin son futur espoux ayt occasion de la bien et doulcement traicter et oultre pour la bonne amour que ladite Eustace a dict avoir audit Martin, que autrement ce mariage ne se fust faict sinon au moyen de ces présentes promettant etc renonçant etc présents ad ce Denis Dargent marchant demeurant à Provins et Nicolas Boileaue et Jehan Gouard clercs demeurant à Provins – signé Baisela

Analyse

  • La mariée a pour prénom EUSTACHE, mais je vous ai déjà montré beaucoup de cas de prénoms non genrés à Provins, donc je ne me suis pas étonnée de trouver cette fille au prénom que nous donnerions aux garçons… D’ailleurs je rencontre souvent un prénom dont je ne vous ai pas encore parlé alors que le cas est fréquent à Provins, donc je vais penser à vous mettre sur ce blog cet étrange cas : les Nicole qui sont des hommes. On y reviendra…
  • Les contrats de mariages de Ponthus Baisela, extrêmement rares, ne sont pas bavards quant à la dot ou autres biens des futurs… et ils ne donnent que la clause de douaire, pourtant relevant du droit coutumier, donc clause non nécessaire puisqu’automatique en droit coutumier. Le douaire est toujours le mari à son épouse si elle lui survit…
  • Et bien ici, c’est elle qui douaire son époux !!!! Mieux encore, après cette mention de douaire au futur, il est vraiement question de biens et on lit même le terme MAISONS au pluriel, bref, on comprend que la demoiselle Eustache a quelques biens… Pourtant ce n’est pas une fille unique puisqu’elle à 2 soeurs déjà mariées et indiquées dans cet acte.
  • La raison de ce douaire exceptionnel est donnée en termes couverts… et on peut comprendre que la future est probablement handicapée …

 

Contrat de mariage de Pierre Fauveau et Louise Lasseron, Provins 1560

Introduction

J’ai déjà dépouillé plusieurs centaines d’actes de Ponthus Baisela qui donnent une multitude de filiations dans des actes biens moins considérés par certains qui n’aiment que les contrats de mariage. Pourtant voici enfin que je trouve un contrat de mariage, mais ce contrat ne dit rien de plus que la filiation, certes avec un oncle et un ayeul qui peuvent toujours être utiles, mais aucune donnée financière comme nous les avons toujours en Anjou et en Bretagne…

mariage de Pierre Fauveau et Louise Lasseron

AD77-1056E475 Ponthus Baisela notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1560.08.05 -p232 vue 251- … Pierre Fauveau fils de feu Jehan Fauveau et Nicole Poussard ses père et mère en la présence de l’autorité et du consentement de Jehan Larcher marchant drappier demourant audit Provins son tuteur et curateur et de ladite Nicole sa mère d’une part, et Loyse Lasseron fille de feux Jehan Lasseron et Marie Dargent ses père et mère aussi en la présence de l’auctorité et du consentement d’honorables hommes Denis Dargent bourgeois dudit Provins son ayeul Mathieu Leplaideur marchant demeurant audit Provins son oncle tuteur et curateur de ladite Loyse et Jehan Dupas sergent royal des foires de Champagne et Brye cousin germain dudit deffunt Lasseron d’aultre part, lesquelles partyes de l’auctorité desdessus dits recognurent et confesserent avoir fait et font entre elles les traité accords et promesses de mariage qui s’ensuyvent c’est à scavoir que lesdits Pierre Fauveau et Loise Lasseront ont promis et (f°2) promettent prendre l’un l’aultre par ordre de mariage sy Dieu et Notre Mère sainte église s’y accordent ; en faveur et contemplation duquel mariage qui au plaisir de Dieu sera fait et solempniser en face de sainte église au jour qui sera cy après advisé entre lesdits parents et amys ledit Pierre a doueré et douère par ces présentes ladite Loyse du douaire coustumier selon la coustume dudit baillage et ont lesdits Leplaideur et Larcher promis et promettent esdits noms rendre compte auxdits futurs mariés chascun en leur regard de tous et ung chascuns leurs biens meubles et revenu d’immeubles qu’ils ont et leur appartenant et payer le reliqua si tost qu’ils seront mariés, sans toutefois autrement judicier au contrat de desdommagement cy devant fait et passé entre lesdits Larcher Plaideur et Poussart pour raison de l’administration des corps et biens dudit Pierre Fauveau que lesdites partys ont entendu avoir force et lieu ; oultre et avec ce en considaration et par le moyen dudit mariage ledit Leplaideur a par la teneur de ces présentes donné ceddé transporté et délaissé à ladite Loyse et Marion Lasseron sa sœur à présent femme de Charles Mynost ladite Loyse présente et acceptant de l’auctorité que dessus tous ses meubles et conquests immeubles qui se trouveront à luy appartenir au jour et heure de son trespas quelques parts qu’ils soyent situés et assis, lesquels lesdites Loyse et Marion porteront à l’encontre de ladite Nicole Poussart au ses héritiers pourvu que ledit Leplaideur décedde sans hoyrs procédé du corps de ladite Poussart à présent sa femme ou d’aultre femme si aucune en espouze ; à la charge expresse que lesdites Marion et Loyse (f°3) seront tenues accomplir son testament et ordonnance de dernière volonté à quelque somme qu’il puisse monter et néanmoings s’il sembloit à icelles Marion et Loyse que l’accomplissement dudit testament exédoit la valeur desdits meubles et conquests auquel cas se pourront désister de la présente donnation sans que l’héritier les puisse contraindre à fornir audit accomplissement du testament sy bon leur sembloit promettant obligeans l’un envers l’autre renonçant etc présents ad ce André Leblanc menuisier et Nicolas Gaulthier chappellier demeurant audit Provins tesmoings ad ce requis et appellés – signé Baisela

Contrat de mariage de Jean Macé et Perrette Chapotot, Provins 1559

Introduction

Autrefois manifestement le notaire pouvait travailler même le dimanche à en croire l’acte qui suit. Pourtant les mariés ne sont pas gens d’importance, demeurent dans la même ville, donc difficile de comprendre pourquoi un dimanche pour un acte qui ne contient aucune somme d’argent entre les mariés, uniquement la mention du douaire coutumier, mais l’acte donne la filiation. Sans doute pressés !!!

contrat de mariage le dimanche 28 mai 1559

AD77-1056E475 Ponthus Baisela notaire à Provins – vue prise par le CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1559.05.28 -p104 vue 113- Comparurent personnellement Jehan Mace fils de deffunt Anthoine Mace et Guillemette Faulle ses père et mère en la présence et du consentement de honorable homme Laurens Faulle bourgeois de Provins son ayeul et de ladite Guillemette Faulle sa mèe d’une part, et Ayoulle Chappotot fille de deffunt Jehan Chappotot et de Perrette Sonney jadix ses père et mère de l’auctorité et en la présence de Jehan et Edmé les Chappotot ses frères d’aultre part, lesquelles parties de l’auctorité que dessus et par l’advis d’autres leurs parents et amis ont fait et font par ces présentes entre elles les traicté et promesses de mariage qui ensuyvent savoir que lesdits Jehan Mace et Anthoinette Chappotot ont promis et promettent prendre l’un l’aultre par orde de mariage (f°2) si Dieu et notre mère l’église s’y accordent le plus tost que fair se pourra et au temps qu’il sera cy après advisé par leursdits parents et amis ; en faveur et contemplation duquel mariage qui au plaisir de Dieu sera faict et solempniser en face de ste église ledit Macé a douere et doue ladite Chappotot du douaire coustumier et préfixé par l’ordonnance et ledit mariage consommé jouyra ledit Macé de ses droits et actions contre qui et ainsi qu’il verra estre à faire par raison et quant à ladite Chappotot a esté accordé que le cas advenant qu’elle décèdde auparavant ledit mariage sans hoirs procédés de leurs corps que ledit Mace prendra par précipul et avant partaige la somme de 100 livres tournois en deniers si aulcuns sont synon sur les plus chers et meilleurs qui seront lors communs entre eulx deulx renonçant etc obigeans etc.. présents noble homme et saige Me Ysaacq Rollet conseiller du roy notre sire au siège présidial de Provins et Guillaume Bunard manouvrier demeurant en l’évesché de Rouan.

Don du conservateur des Foires de Champagne et Brye à son fils étudiant à Paris, Provins 1559

Introduction

Provins était une ville sans université, et la majorité des étudiants allaient à Paris, enfin seulement ceux qui avaient des parents aisés, car il fallait financer les années à Paris. Les notaires que j’ai déjà dépouillés montrent que les parents faisaient un don foncier mais il m’est difficile de comprendre comment l’argent utile à Paris à l’étudiant pouvait parvenir à Paris ? Dans la donation que je vous mets ce jour on comprend même que la maison donnée est grêvée d’un remboursement annuel et perpétuel de rente, car le père qui avait acquise la maison ne l’a pas payée comptant, mais à rente annuelle et perpétuelle comme l’immense majorité des ventes foncières de l’époque, enfin du moins celles que je vois dans les fonds déjà vus de 1558 à Provins. Donc je comprends mal comment faisait l’étudiant sauf à rentrer à Provins au moins une fois pas an ?

Les foires de Champagne et Brye avaient un conservateur

Simon Denise, le père donateur, est lieutenant et conservateur des Foires de Champagne et Brie. J’avoue que lors de mes études secondaires, il y a 70 ans de cela, j’avais entendu parler des Foires de Champagne, mais il me semble bien que la Brye était passée totalement inaperçue !

Donation de Simon Denise à son fils, Provins 1559

Lisez bien la date pour vous rendre compte de l’écriture de Ponthus Baisela, car il utilise les chiffres romains formés à sa manière !!!

AD77-1056E475 Ponthus Baisela notaire à Provins – vue prise par Monsieur Miraucourt du CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation

1559.05.10 -p102 vue 110- noble homme Simon Denise lieutenant et conservateur des Foires de Champagne et Brye au siège de Provins confesse avoir donné ceddé et transporté donne cèdde et transporte par ces présentes à Symon Denise son fils escollier estudiant en l’université de Paris de luy émancippé une maison ses appartenances et déppendances avec ung jardin devant de à l’opposé d’icelle maison la rue entre deulx ladite maison et jardin assis et situés en la ville de Provins actenant la grosse tour duit Provins naguères acquise par ledit ceddant de Loys Leroy et sa femme à cause d’elle à la charge touttefoys de payer par an par ledit escollier 11 sols 6 deniers de rente enviers messieurs de St Quiriace et de 15 livres tournois de rente racheptable envers lesdits Leroy et sadite femme par an seulement pour en jouyr d’icelle maison par ledit escollier et jardin …

Lambert et Perrette Mille, devenus majeurs, encaissent enfin une somme due à leurs défunts parents, Provins 1560

Introduction

Le fonds d’Anthoine Baisela notaire royal à Provins contient beaucoup de récépissés de sommes d’argent et/ou de septiers de grains. Près de 5 siècles plus tard ces reçus pourraient sembler insignifiants, et je ne sais si 5 siècles après nous il y aura beaucoup de reçus à lire et déchiffrer. Pourtant les reçus devant notaire nous donnent quelques informations dont la famille et les impayés etc… Bref, ils sont passionnants, et je vais vous en livrer un exemple parlant.

Analyse du récépissé

Comme je vous le disais dans le titre, Lambert et Perrette Mille sont devenus majeurs. Notez qu’ils donnent leur âge à quelque chose près, comme autrefois car on ne savait jamais exactement sa date de naissance et on ne fêtait surtout pas d’anniversaire car le mot anniversaire était réservé au Christ. Bref, ils sont déclarés majeurs aptes à recevoir les comptes de leur curatelle. Notez là encore que les curatelles étaient plus que nombreuses autrefois compte-tenu des décès très nombreux avant les 25 ans de la majorité des enfants. Le curateur de Lambert et Perrette Mille, nommé par justice, Berard, a eu fort à faire. On apprend en effet que les malheureux parents sont décédés sans avoir pu recouvrir un énorme impayé qui leur était dû ! Donc, c’est le curateur qui a poursuivi l’impayé en justice et fait saisir les biens du débiteur pour les faire vendre. La somme va vous sembler minime, mais au contraire elle est belle en 1560 et permettra aux 2 enfants d’acquérir une pièce de terre ou petite maison …

Récépissé des enfant Mille

Attention, la date est du calendrier Julien, donc n’est pas 1559 comme écrit en calendrier Julien, mais pour nous elle est 1560 dans notre calendrier actuel le Grégorien. Donc vous allez lire sur ma retranscription ci-dessous le 23 février 1560 n.s. ce qui signifie nouveau style donc calendrier actuel, puis j’indique la date en calendrier Julien, puis mes numérotions des vues du fonds 1026E275 aus AD77 afin que mon indexation de tout ce fonds soit compréhensible et surtout retrouvable facilement.
Je me suis permis de ne pas retranscrire intégralement mais l’essentiel de sorte que ce soit lisible et compréhensible et bien résumé.

AD77-1056E475 Ponthus Baisela notaire à Provins – vue prise par Monsieur Miraucourt du CGHSM de Melun, avec son aimable autorisation.

1560.02.23 n.s. (1559) vue 142-143 … Anthoine Parrelat marchand cordonnier demeurant à Provins lequel en la présence de Lambert Mille âgé de 22 à 23 ans … et Perrette Mille âgée de 26 ans comme ils ont dit et affirmé enfants de feu Nicolas Mille et Marion Bauduite leur père et mère en leur vivant demeurant audit Provins lesquels recoignaissent avoir eu et receu de Guillaume Berard marchant demeurant audit Provins ad ce présent la somme de 17 livres 19 sols tournois … comme curateur créé par justice desdits Lambert et Perrette Mille de honorable homme et saige maistre Nicole Verjus lieutenant général au baillage de Provins … lesquels proviennent de la vente de certains héritages saisis sur deffunt Nicolas Baudinot qui debvoit icelle somme audit deffunt leur père …