Antoine Babineau est venu acheter 22 pipes de vin blanc nouveau à Angers, Cossé le Vivien 1611

les habitants de Cossé-le-Vivien faisaient beaucoup d’affaires à Angers et ici, ils viennent acheter du vin en très grande quantité.
Et comme leur juridiction était au Maine et non en Anjou, lorqu’ils constituaient une dette ils devaient en réponde devant la juridiction du vendeur, donc élir domicile comme vous avez l’habitude de le voir dans les actes que je vous mets sur ce blog.
Donc, Babineau élit domicile à Angers, mais vous allez voir qu’il élit domicile à l’hôtellerie où il descend. Les hôtelleries servaient déjà autrefois de relais d’affaires, et nous les avons souvent dans les actes que je vous mets. Les hôteliers étaient toujours à l’époque issus de bonne famille et la plupart, sinon tous, savaient lire et écrire, du moins dans les grandes villes.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le mercredi 19 janvier 1611 avant midy, fut présent devant nous René Serezin notaire royal à Angers, honneste homme Anthoine Babineau marchand demeurant à Cossé le Vivien pais du Mayne lequel a confessé debvoir et par ces présentes promet paier et bailler en cette ville dedans le jour et feste du Sacre prochain venant
à honneste homme Jean Aveline Marchand demeurant Angers à ce présent la somme de 605 livres tz pour vendition et livraison de 22 pippes de vin blanc nouvel aujourd’huy auparavant ces présentes vendu baillé et livré par ledit Aveline en cette ville audit Babineau ainsi qu’il a recongneu et confessé par devant nous et d’icelle vendition et livraison ledit Babineau s’est tenu contant et en a quitté et quitte ledit Aveline
au paiement de laquelle somme de 605 livres dedans ledit temps et terme ledit Babineau s’est obligé et oblige renonçant etc foy jugement et condemnation
fait et passé audit Angers maison de nous notaire en présence de Me Fleury Richeu et Estienne Mestaier demeurant Angers tesmoings
et pour l’effet des présentes ledit Babineau a esleu son domicile en cette ville en la maison où pend pour enseigne l’image de st Nicolas sise sur le Port Lignée de ceste ville pour y recepvoir tels exploits de justice qu’il consent valoir et estre de tels effets force et vertu comme si faits et baillés estoient à sa propre personne et domicile naturel

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Paiement de 8 boeufs gras à Pierre Boybas du Louroux Béconnais, 1588

je croyais que le vocable « boeuf gras » n’était qu’en tant de mi-carême, alors je ne comprends pas ce qui suit, car je veux bien que les bouchers tuent toute l’année des boeufs, mais pourquoi des boeufs gras. En tous cas, ce la ne met pas le boeuf très cher, pourtant il est réputer cher dans les assiettes et peu consommé surtout à la campagne autrefois car hors de prix.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 20 mars 1588 après midy, par davant nous Samson Legauffre notaire royal Angers fut présent en personne Pierre Boybas marchand demeurant en la paroisse du Louroux Béconnais lequel deument estably et soubzmis au pouvoir de ladite cour
lequel a receu de honneste homme Jacques Rousseau marchand boucher Angers
la somme de 137 livres 10 sols tz faisant moitié de la somme de 275 livres tz pour laquelle somme ledit Boysbas et Jehan Dubreil auroyent vendu et livré à Jacques Rousseau et Clement Herpin Me boucher Angers le nombre de 10 bœufs gras depuis 8 mois
en laquelle somme de 137 livres 10 sols tz ledit Boybas a receue dudit Rousseau en deux obligations passées par Moloré notaire de ladite cour par lesquelles il s’oblige et est redevable vers ledit Rousseau pour les causes y contenues

    j’ai eu du mal à comprendre, mais je pense avoir compris que chacun devait à l’autre, mais ce qui est curieux c’est que ce soit la même somme

lesquelles ledit Rousseau a présentement baillées audit estably dont il l’en quite
de laquelle somme de 137 livres 10 sols tz ledit estably s’est tenu et tient pour bien payé et en a quité et quite ledit Rousseau et promet l’en acquiter vers ledit Dubreil et tous autres au moyen de ce que ledit Rousseau a quicte et quicte du contenu esdites deux obligations et lesquelles présentes néantmoins sont lesdites parties quites et quites respectivement de toutes choses qu’ils ont en affaire et nombre et tout le temps passé jusques à ce jour et dont ils sont tenus pouvoyr faire quites jaczoit qu’il n’y en ayt rien spécifié ne déclaré par ces présentes
le tout stipulé et accepté par chacune desdites parties à ce tenir obligent etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
fait à Angers en notre tabler en présence de Nouel Charon marchand demeurant à Epinard et Jacques Chauvin demeurant Angers
ledit estably a dit ne savoir signer

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Jeanne Jallot vend son huitième de maison, Brain sur Longenée 1531

modeste maison à en juger par le prix peu élevé, même si c’est un huitième. Et l’acquéreur est manifestement proche parent et possède d’autres parts de la maison.
Cette famille Jallot est liée aux Dugrès, mais je ne sais comment rattacher à mes Jallot et mes Dugrès.

    Voir mes Dugrais
    Voir ma page sur Brain sur Longuenée

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 10 juillet 1531 en notre court royale à Angers par davant nous notaire (Guyon notaire) personnellement establye Jehanne Jallote à présent paroissienne de Saint Pierre d’Angers soubzmectant elle ses hoirs etc confesse avoir vendu quité ceddé délaissé et transporté et encores vend quite cèdde délaisse et transporte dès maintenant et à présent à toujoursmais perpétuellemetn par héritaige
à Olivier Breon marchand tanneur paroisse de Brain sur Longuenée lequel a achacté pour luy et Laurence sa femme absente leurs hoirs et aians cause
une huitiesme partie par indivis de tout tel droit part et portion qui à icelle Jehanne Jallote compète et appartient pour le présent en une maison couverte d’ardoise jardrins et appartenances le tout en ung tenant situé et assis au bourg dudit lieu de Brain sur Longuenée ainsi que les dites choses se poursuyvent et comportent avecques toutes et chacunes leurs appartenances joignan d’un cousté au chemin tendant dudit bourg de Brain à la Pouèze d’autre cousté aux ayreaux et jardrins appartenances audit achacteur et Ambroys Dugrées et autres, abouté d’un bout au jardrin dépendant de la chapelle de Saint Jacques desservie en l’église dudit lieu de Brain, et d’autre bout au chemin tendant dudit bourg de Brain à Angers
Item tel droit et action part et portion qui à ladite Jehanne Jallotte appartient en ung jardrin et vinier en ung tenant situés près la rivière Fribret près ledit bourg de Brain comme semblablement ledit jardrin et vinier se comportent et tout ainsi que lesdites choses furent autrefois acquises par ledit Breon achacteur et Jehanne Jallotte venderresse, Ambroise Jallote sa femme, Laurence et Ambroyse Dugrès et autres de Michel Gruau et Renée Danville sa femme
sises lesdites choses eset ladite maison ayreau et jardrin ou fyé de Brain sur Longuenée et lesdits jardrin et vinier ou fyé et seigneurye des doyen chapelains de saint Lau lez Angers et tenues d’illecq aux debvoirs et charges anciens et accoustumés sans plus en faire ne payer
transportant etc et est faite ceste présente vendition pour le prix et somme de 12 livres 10 sols tz de laquelle somme ledit achacteur en a poyé et baillé paravant ce jour à ladite venderesse la somme de 8 livres tz et ce jourd’huy contant en notre présence la somme de 60 sols tz dont icelle venderesse a confessé et dont etc
et le reste qui est 30 sols tz ledit achacteur a promis et demeure tenu le poyer à ladite venderesse ses hoirs etc dedans le jour et feste de Saint Jacques prochainement venant
à laquelle vendition et choses susdites tenir etc garantir etc dommages amendes etc obligent respectivement à l’accomplissement etc renonçant au droit velleyen etc foy jugement condemnation etc
donné à Angers en présence de Jehan Saillant marchand appoticaire et Pierre Jussy praticien tesmoings

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Le tricot pendant la seconde guerre mondiale

Nous avions vu ici le Bon d’Achat de Vêtements et d’Articles Textiles, pendant la seconde guerre mondiale

Si j’ai bien compris, certains produits agricoles, terres, usines étaient réquisitionnés, et d’autres ne l’étaient pas. Donc, on se rabattait sur ce qui n’était pas réquisitionné, et le tricot faute de textiles était devenu une nécessité. D’autant que plusieurs hivers furent remarquables, et même des records de froid, tandis qu le charbon était rationné.
L’hiver 1944-1945, comme d’autres durant cette guerre, fut l’un des plus rigoureux du siècle. J’y reviendrai plus tard pour traiter du chauffage ou plutôt « peu ou pas de chauffage ». (patience, je vous prépare un billet là-dessus) Mais je le rappelle ici pour illustrer la nécessité des vêtements chauds pendant la guerre. Le tricot mécanique industriel n’existait pas encore !

Ma grand-mère paternelle, ma tante célibataire, et ma grand-tante sans enfants, passaient leurs journées à tricoter. Elles ne manquaient pas d’ouvrage car les petits-enfants étaient très nombreux ! Même pendant la guerre, on pouvait tricoter et nous avions tous bonnets, pulls et même culottes bouffantes en tricot.
Ma grand-mère maternelle, ne tricotait jamais, mais savait dénicher chaque année un manteau de fourrure neuf. Manifestement pendant la guerre le lapin rendit bien des services en ces froides années.

La laine à cette époque était livrée en écheveaux et je n’ai pas le souvenir de pelottes de laine. Les écheveaux devaient être pelotés avant d’être tricotés. Il y avait 2 méthodes :
… à 2 personnes, l’une les bras écartés contenant l’écheveau, la seconde pelotant
… à une personne et une chaise. L’écheveau était enfilé sur le dossier de la chaise (ou 2 chaises dos à dos) et la personne pelotait. J’ai ainsi fait toute petite beaucoup de pelotes, bien rondes comme des balles. J’étais fière de partager les occupations des grandes personnes.

Les chaussettes, tricotées sur d’innombrables aiguilles, me plaisaient beaucoup. Mais elles s’usaient assez vite, car elles ne contenaient pas encore le fameux Polyamide qui renforce la solidité. Aussi, les trous, au talon surtout, étaient fréquents. Pour cela, on utilisait l’outil ci-dessous, sur lequel vous voyez même les coups d’aiguille. Il date !!! mais je le garde religieusement !!! J’ai tellement reprisé de chaussettes avec ! Car j’étais douée pour ce petit travail de patience.

Ces tricoteuses de la famille ne tricotaient pas que des vêtements pour les innombrables petits enfants, mais aussi d’interminables carrés multicolores pour faire des couvertures pour ceux qui en avaient besoin. Car, en ces temps de bombardements à Nantes, les couvertures étaient demandées. J’ai conservé l’une d’elles, précieusement et vous en ai photographié une partie.

  • Ce qu’on écrit les témoins des bombardements à Nantes
  • Ces derniers jours, j’ai relu divers ouvrages concernant des témoignages de cette époque à Nantes sous les bombes, et quelle ne fut pas ma surprise de trouver des témoignages de tricot !

    Paul Caillaud, Directeur de la Défense Passive pour la ville de Nantes, dans « Les Nantais sous les bombardements 1941-1944 », Editions Aux portes du large, Nantes 1947, page 86, témoigne des queues devant divers magasins :

    « Tout encombrement des magasins pouvait être dangereux en cas d’alerte… C’était l’origine d’une autre contrainte, rançon de tous les temps de disette : les « queues » qui, hélas ! et notamment pour les textiles, n’est pas encore résolue. Dans cette fin de 1943, elle donna du souci à ceux qui avaient charge de la sécurité publique. »

    Cet ouvrage étant publié en 1947, je pense que la phrase « n’est pas encore résolue » s’applique à l’année 1947.

    De son côté, le colonel G. Provost, Directeur départemental de la Défense Passive de Loire-Atlantique, préface l’ouvrage de Paul Caillaud « Mémorial de la Défense Passive, Nantes sous les bombardements », témoigne (p.15) :

    « Et les visites dans tous les postes de secours où, au cours des nuits creuses, quelquefois au son d’un photographe, les belotes se succédaient pendant que les équipières tricotaient sans arrêt, en attendant la chute des bombes ou la fin de l’alerte.
    Que de kilomètres de tricot ont ainsi défilé sous les doigts agiles, pendant les alertes calmes. »

    Quels beaux témoignages sur le tricot pendant la guerre !

  • Ce que l’on trouve sur Internet
  • Concernant l’histoire du tricot

    et son histoire vue des USA exclusivement (rien pour la France ou l’Europe)
    Je dois dire que même si cette page concerne uniquement les USA elle est extrêmement bien faite, et je regrette qu’il n’existe pas une page équivalente concernant la France.

    L’ancêtre du tricot est sans doute ce qui est connu sous le nom viking de nålbinding. Les trouvailles archéologiques les plus anciennes ont été réalisées avec cette technique, et faussement identifiées comme des tricots. La trouvaille la plus ancienne de tricot au sens propre consiste en fragments de chaussettes coptes en coton finement décorées trouvées en Égypte et datant de la fin du Xe siècle14,15. Compte tenu de la finesse et de la sophistication du décor bicolore, il faut supposer que l’invention elle-même du tricot est bien antérieure.
    La première guilde commerciale de tricot a été fondée à Paris en 1527
    Avec l’invention de la machine à tricoter, cependant, le tricot à la main devient un art utile, mais non essentiel. Comme le matelassage, le filage, la broderie au petit point, le tricot est devenu une activité sociale.

    Bien que ce soit fait d’habitude par une seule personne, le tricot est souvent une activité sociale. Il y a beaucoup de groupes ou autres clubs de tricot.

    Le tricot à la main est devenu à la mode et en est sorti plusieurs fois dans les deux derniers siècles, et au début du XXIe siècle, il revit. Selon le groupe industriel Craft Yarn Council of America, le nombre de tricoteuses aux États-Unis entre 25 et 35 ans a augmenté de 150 % entre 2002 et 2004. Cette dernière réincarnation est moins orientée vers la débrouillardise et la réparation que celle des années 1940 et 50, mais plus vers une affirmation de la personnalité et le développement de l’esprit communautaire.Cette dernière affirmation est surtout vraie aux États-Unis, en France, il s’agit plutôt de se réunir pour partager un savoir-faire, sortir de l’isolement, s’initier à un art qui autrefois se transmettait de génération en génération, apprendre des trucs et astuces de personnes expérimentées et passionnées dans la convivialité

  • Conclusion :
  • Si j’ai bien compris, durant la seconde guerre mondiale on a tricoté par nécessité, mais il s’est avéré que le tricot avait un effet positif sur le stress.

    Puisque le tricot a un effet positif sur le stress, pourquoi diantre la Sécurité Sociale ne le préconise t’elle pas ! Elle pourrait le rendre obligatoire voir le financer !!! Elle y gagnerait, ou plutôt, nous y gagnerions tous, car nous la finançons !

    LE SUJET DE CE BILLET EST Le tricot PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE.
    IL Y AURA D’AUTRES SUJETS ICI CONCERNANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE, merci de les attendre.

    Rapports à la succession de René Desalleuz et Jeanne Paulefort dont partie des biens sont tombés en tierce foi, Cossé le Vivien 1609

    L’acte qui suit est en fait inclus dans l’acte précédent, à titre de compte des rapports entre les héritiers.
    La notion de rapports était très juste, et vous allez voir que chacun tenait une comptabilité très précise de ce qu’il recevait ou non d’ailleurs, de la date exacte, et de ce qu’il payait.

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Du samedi 7 novembre 1609 (on lit 1602 mais c’est impossible d’après le contenu ci-dessous)
    rapports de la succession de deffunts honorables personnes deffunts René Desalleuz et Jehanne Paulefort vivans sieur et dame de la Cuche
    Me Paul Bernard sieur de Bouilly advocat en parlement et damoiselle Jehanne Drugeon fille et héritière unicque de deffuncte Jehanne Desalleuz vivante femme de Me François Drugeon sieur de Hemont ? conseiller et avocat du roy au siège de Saumur aisné en ladite succession doibvent à la succession comme appert par contrat de mariage de Me René Foulon premier mary de ladite Desaleuz en date du 18 septembre 1583 quittances des … 7 000 livres

    Me René Desalleuz advocat au siège présidial d’Angers sieur de la Cuche doit par contrat de mariage du 28 mai 1594 et quittance du 5 juillet audit an 4 000 livres des 6 000 livres à luy promis, plus doit 6 livres restant de 100 livres des venets receues du sieur de Lansaudière, plus doit 150 livres d’une part des deniers trouvés lors du décès de ladite Paullefort et par autre part 58 livres des mesmes deniers, plus pour la valeur du bassin d’argent de la deffunte demeuré audit Desalleuz pesant 120 francs sauf à augmenter, soit de ce qui est deu par ledit Desalleuz 4 334 livres

    Me Loys Hammonière sieur de Maureux advocat au siège présidial à Angers et Susanne Desalleuz sa femme par contrat de mariage et quittance des et et 2 avril 1592 passé par Moloré la somme de 6 000 livres, plus pour une cédule deuz à ladite deffunte la somme de 122 livres 16 sols, soit 6 122 livres 16 sols

    Me Pierre Desalleuz sieur de la Haute Cuche doint par contrat du 11 octobre 1594 et contre lettre du mesme jour quittances escropts et promesses des 26 dudit mois et 11 octobre 1597 et 29 janvier 1600, 4 500 livres, plus a reçu 700 livres par une part par autre 500 livres par autre 150 et par autre 600 livres revenant le tout à 4 500 livres, plus a reçu des deniers trouvé lors du décès de ladite deffunte 106 livres 12 sols par une part et 9 livres 6 sols par autre, soit au total 4 615 livres 18 sols

    Me René Davoust sieur d’Espinet demeurant à La Flèche et Renée Desalleuz sa femme doivent 6 030 livres par contrat de mariage du 2 novembre 1597 passé par deffunt Grudé et par quittance et cession du 13 desdits mois et an, plus 3 000 livres par obligation du 26 novembre 1599 passée par Lou notaire à Baugé, plus les intérests de 1 500 livres moitié de 3 000 livres depuis le 1er janvier 1600 qu’il à commencer à courrir pour le tout de la ferme de la Barbet à luy cédée par ladite Paulefort pour une moitié jusques au dernier novembre 1606 qui sont 6 ans moins un mois la somme de 559 livres 12 sols au denier seize qui reviendroit au denier douze à 747 livres 2 sols, plus les intérests de 1 000 livres restant de ladite somme de 1 500 au denier seize depuis ledit dernier novembre 1606 jusques à la fin juin dernier qui sont 2 ans et demi à raison de 72 livres 10 sols par en pour lesdites 2 années et demi 156 livres 5 sols, somme total comptant seulement l’intérest que dessus au denier 16 soit 9 745 livres 17 sols – Plus doivent outre la somme totale 121 livres 10 sols pour le prix de 27 septiers de bled qu’ils ont receus appartenant à ladite deffunte, lesquelles 2 sommes assemblées reviennent 9 867 livres 7 sols

    Est dû audit Me René Desalleuz par la succession 2 000 livres restant de 6 000 livres promis en faveur du mariage, plus la somme de 450 livres par contrat de constitution passé par Moloré le 18 juillet 1595 dont la rente se monte 37 livres 10 sols par an au denier douze, plus une année d’arrérages escheue le 18 juillet dernier 37 livres 10 sols, plus 120l ivres pour remboursement d’une exécutoire de la cour du mois de mars 1604 obtenue par Binaut sieur d’Ouestre montant 249 livres qui est la somme à laquelle les parties ont composé sur la demande faite par ledit Desalleua, somme 2 607 livres 10 sols

    Audit Me Pierre Desalleuz sont deubz 1 500 livres pour parfaire les 6 000 livres à luy promises en faveur du mariage, plus les intérests de 200 livres de principal de 15 années écheues le 11 octobre dernier montant à 150 livres, plus l’intérest d’un an de 1 500 livres depuis le 4 octobre 1594 au jour du payement à luy fait de 750 livres le 11 octobre 1597 valant ledit intérest 75 livres , plus pour les intérests de 8 années de la somme de 250 livres depuis le 29 juillet 1600 jusques en juin 1608 soit 100 livres, plus pour les remboursements des frais funéraux et autres services de feu Adrian Desalleuz par son acquit du 15 juin 1609 90 livres et au moyen de ce sera tenu de ses droits à ses cohéritiers pour se faire rembourser par les autres héritiers dudit feu Adrian et des frais de l’exécution testamentaire, plus pour le remboursement des fruits du quart de Touchebaron qui luy avoit esté baillé en mariage en quoy il a esté troublé par saisie de deux années de la mestaitie de la Houisière demeurée en partage aux autres héritiers de luy et Adrian 186 livres, plus luy est deu 76 livres 12 sols 9 deniers pour les frais des partages de la succession desdits Guy et Adrian sauf audit Desalleuz à se pourvoir sur le surplus de ses frais montant 10 livres 4 sols 3 deniers contre les autres cohéritiers de ladite succession, somme toute luy est deu 2 377 livres 12 sols 9 deniers

    Audit Me René Davoust et Renée Desalleuz sont deubz les intérests de deux ans 6 semaines depuis le 13 novembre 1597 jusques au 1er janvier 1600 qu’il a jouy de la ferme de la Barbe pour le tout et des 1 000 escuz avancés par ladite Paulefort en conséquence du bail de ladite terre 267 livres 10 sols demeurant les intérests des 1 500 livres depuis ledit 1er janvier 1600 compensés avec les intérests de pareille somme faisant moitié de 3 000 livres qu’il devoit à ladite deffunte par la retrocession et obligation du 26 novembre 1599, plus luy doit estre déduit la somme de 500 livres par luy payée à la deffunte le 30 novembre 1606 par acquit passé par Serezin en date du (blanc), plus doit estre déduit 50 livres contenues par acquit de la deffunte du 22 novembre 1600, plus par autre acquit du 20 mars 1604 220 livres 6 sols 8 deniers, plus par autre du 28 février 1608 62 livres 5 sols, plus 246 lives pour un estat et frais au journail dudit Davoust baillés à la deffunte et autres frais faits pour elle, somme totale 1 315 livres 16 sols 11 deniers

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    La succession de René Desalleuz et Jeanne Paulefort dont partie des biens sont tombés en tierce foi, Cossé le Vivien 1609

    et les biens hommagés tombés en tierce foi sont si morcelés qu’il en résulterait une grande incommodité à les exploiter. Les enfants du couple s’entendent donc pour laisser à René Desalleur, l’aîné, qui a droit à la tierce foi, c’est à dire aux 2/3 des biens hommagés, un lot de compensation de ses droits, le tout sans aucun procès, et en bonne entente.

    Je vous mets demain ici, dans la ligne de cette succession, un très long acte daté de 1602 qui donne les rapports de chacun des enfants à la succession. Par contre à ce jour je n’ai pas le partage des 4 autres lots qui normalement a suivi l’acte ci-dessous. Les enfants sont 5 en tout, et voici donc le lot du premier, qui équivaut à ses droits sur les biens tombés en tierce foi.

    Je rappelle aussi ci qu’un tel partage n’a rien à voir avec un partage noble, et que la famille Desalleuz n’est donc pas noble. Je me permets cette précision car je sais que ce type de partages est compliqué et que certains lecteurs pourraient s’y perdre.

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le mercredi 11 novembre 1609 avant midy, devant nous René Serezin notaire royal à Angers feurent présents et personnellement establyz Me René Desalleuz advocat à Angers y demeurant paroisse saint Michel du Tertre fils aisné de deffunts honorables personnes René Desalleuz vivant sieur de la Cuche et de Jehanne Paulefort d’une part,
    et noble homme Paul Bernard sieur de Brouilly advocat en Parlement demeurant quand à présent à Saumur, mary de damoyselle Jehanne Drugeon fille et héritière unicque de deffunte Jehanne Desalleuz vivante femme de noble homme Me François Drugeon sieur de Hannaut conseiller et advocat du roy au siège de Saumur, Me Loys Hamonière sieur de Moureux advocat audit Angers y demeurant paroisse st Pierre Suzanne Desalleuz sa femme de luy authorisée, Me Pierre Desalleuz sieur de la Haulte Cuche demeurant à Cossé pays du Maine, Me René Davoust sieur des Pines demeurant à la F… (encore un gros paté) et Renée Desalleuz sa femme de luy authorisée quant à ce aussy enfants et héritiers desdits deffunts Desalleuz et Paulefort d’autre part
    disant ledit René Desalleuz que comme aisné il est fondé en deux parts des choses hommagées tombées en tierce foy desdites successions qui pourroient valoir 2 à 3 000 livres tournois et plus et encores estre fondé pour un cinquiesme des choses censives esdites successions
    offrant faire partage des choses hommagées pourveu que on luy fit partage d’une chose censive
    et par lesdits Bernard, Hamonière, Pierre Desalleuz et Davoust et femme dit qu’à la vérité ledit Desalleuz leur a commuinicqué adven et aultres tiltres justificatifs de ses prétendus hommagés par lesquels appert que partye des lieux de la moitié par indivis de la mestairye de Touche Barron et closerye de Ligneu et au lieu de la Haulte Cuche et les bois des Hees le tout situé en la paroisse de Cossé le Vivien sont hommagés et tombés en tierce foy mais que lesdites choses hommagées sont de peu de valleur qui ne peuvent revenir à 1 000 livres à une foys payée joint qu’elles sont enclavées avecque le surplus des autres choses desdits lieux qui sont censives et ne sauroient en estre diviser sans beaucoup d’incommodité auxdits lieux, et rendre les partages desdites successions incommodes

    pour à quoy éviter au procès qui pourroit intervenir entre lesdites partyes pour raison desdits partages ont fait entre eulx l’accord et transaction qui s’ensuit
    c’est à savoir que pour tous les droits esquels ledit René Desalleuz est fondé au choses hommagées tombées en tierce foy et pour la cinquiesme partye en quoy il est fondé des choses censives et roturières esdites successions et à ce que son lot et partage ne soit lopins et incommodes demeure audit Me René Desalleuz pour luy ses hoirs etc le lieu domaine fief cens rente et debvoirs de la Haulte Cuche et le lieu et closerie de la Cuche Joubert dicte paroisse de Cossé comprins deux pièces de terre contenant à l’estimation de 2 journaulx ou environ situées près le village du Petit Romefort esquelles René Paillard jouit comme fermier ainsy que lesdites choses se poursuivent et comportent leurs appartenances et dépendances et comme lesdits deffunts et leurs closiers et fermiers ont accoustumer en jouir sans rien en retenir ne réserver
    aulx charges cens rentes et debvoirs seigneuriaulx féodaulx et fonciers que peuvent debvoir lesdites choses, desquelles ledit René Desalleuz s’est contanté et contante pour sesdits droits de partages tant des choses hommagées tombées en tierce foy que censives et roturières desdites successions, au surplus desquelles il a renoncé et renonce pour et au profit des dessusdits ses cohéritiers ce acceptants pour estre par eulx partagés et divisés également quart à quart et d’icelles choses ledit Bernard comme représentant ladite Jehanne Desalleuz aisnée esdites successions a promis en fournir lots et partages auxdits Hamonière, Pierre Desalleuz et Davoust, dedans 4 sepmaines prochainement venant le tout sans préjudice des debtes actives desdites sucessions et de ce qui est à chacun des dessus dits deu par les rapports par eulx faits le jourd’huy par devant nous
    ce qui a esté respectivement stipulé et accepté par lesdites partyes tellement que à ce tenir etc et garantir audit Me René Desalleuz lesdites choses cy dessus par lesdessus dits etc obligent lesdites partyes respectivement etc renonçant etc foy jugement et condemnation
    fait et passé audit Angers maison dudit Me René Desalleuz en présence de Me (illisible) demeurant à Saumur et Nicolas Leroux praticien demeurant à Angers tesmoings

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