pourtant le prix est peu élévé soit 2 livres (40 sols) ce qui met la roue neuve à 1 livre seulement.
Non seulement il n’a pas cette somme mais il est obligé d’avoir un caution, pour une si petite somme !
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J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 20 avril après Pâques 1521 en notre cour à Angers (Nicolas notaire Angers) personnellement estably Micheau Thibault charestier à bœufs demourant en la paroisse de st Barthelemis ainsi qu’il dit soubzmectant etc confesse deboir et estre loyaulment tenu et encores etc promet rendre et paier
à Drouet Lorin marchand à présent demourant en la paroisse de Seaulx la somme de 40 sols tournois dedans la feste de Notre Dame mi août prochainement venant pour raison de vendition de rées de charestes vendues baillées et livrées par ledit Lorin audit Thibault ainsi que ledit Thibault a congneu et confessé par davant nous estre vray et les avoir eues et receues dudit Lorin dont il s’en tient par davant nousà content
et estoit à ce présent Gilles Lamy marchand demourant en la paroisse de St Barthelemy lequel à pleny et caucionné ledit Thibault d’icelle somme de 40 sols envers ledit Lorin et d’icelle somme en a fait et fait son propre fait et debte et s’en est constitué principal preneur et débiteur pour ledit Thibault au cas que ledit Thibault fist deffault de paier icelle somme de 40 sols tz audit Lorin au jour et terme et par la manière que dit est
à laquelle somme de 40 sols tz rentre et paier etc et aux dommaiges amendes etc obligent lesdits Thibault et pleige ung seul et pour le tout sans division de personne ne de biens leurs hoirs etc à prendre vendre etc renonçant par davant nous au bénéfice de division etc foy jugement et condemnation etc
présents ad ce Raoullet Forbault demourant en la paroisse d’Espiré et Jehan Lucas maczon demourant à Angers tesmoings
fait et donné à Angers les jour et an susdits
cette curieuse cession est passé par le même notaire, le même jour que le bail lui-même et je me demande donc bien pourquoi cette cession.
J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 2 juin 1594 après midy, en la cour royale d’Angers, endroit par devant nous François Revers notaire de ladite court, personnellement establys honneste homme Jacques Sernain marchand drappier drappant demeurant en la paroisse de Chastellain près Château-Gontier d’une part,
et François Goisbault marchand demeurant en la paroisse de Coudray d’autre part
soubzmectant lesdites partyes respectivement etc confessent avoir fait et font entre eulx la cession et transport que s’ensuit
savoir est ledit Sermain avoir de jourd’huy quicté ceddé et transporté quicte cèdde et transporte par ces présentes audit Goisbault le bail à ferme circonstances et dépendances d’iceluy par ledit Servain ce jourd’huy pris du lieu et clouserye des Rahardières situé en la paroisse de monsieur St Quintin à luy fait par honneste homme Françoys Richerais demeurant Angers par devant nous notaire
et est faite la présente cession et transport à la charge dudit Goisbault de poyer et acquiter pendant le temps dudit bail qui sera deux années et chacune d’icelles la somme de 8 escuz ung tiers et autres charges portées par ledit bail et du tout en acquiter et descharger ledit Sernain vers ledit Richerais et tous autres qu’il appartiendra à peine de toutes pertes despens dommates et intérests néanmoins ces présentes demeurent en leur force et vertu
ce que dessus a esté stipulé et accepté par lesdites partyes respectivement, à ce tenir etc garantir etc dommages etc obligent etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
fait à notre tabler Angers en présence de Jacques Callier Guillaume Richomme et Maurice Baudin praticiens demeurants audit Angers tesmoings
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encore une vente minuscule par le montant, mais curieuse, car je me demande bien quel revenu aussi minime le vicaire de Sainte Croix d’Angers pouvait avoir. A moins qu’on considère que cette vente ne concerne que la part d’un des cohéritiers et qu’il y ait eu plusieurs, voire beaucoup, d’héritiers.
J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 19 juin 1521 (Nicolas Huot notaire Angers) en notre cour à Angers etc personnellement estably Jacquet jarry marchand demourant en la paroisse de Sainte Croix de ceste ville d’Angers soubzmectant etc confesse avoir aujourd’huy vendu et octroié et encores etc vend et octroie dès maintenant et à présent
à vénérable et discret maistre Jehan Bouvet (ou « Bonnet » ?) prêtre vicaire de la cure de sainte Croix dudit Angers qui a achacté dudit Jarry tout tel droit et action part et portion que ledit Jarry avoir et pouvaoit avoir comme héritier de deffunt (curieusement orthographie « deffunctz », mais il est vrai que souvent dans les actes le singulier et le pluriel sont mélangés) missire Jacques Cyreul prêtre en son vivant vicaire dudit ste Croix pour raison des fruictz de ladite cure de Ste Croix deux audit deffunt (encore le pluriel sur l’original !) du temps qu’il estoit vicaire d’icelle cure en tant que touche noble homme maistre Guillaume Fournier sieur de la Bardoullière tant seulement et autres ses cohéritiers,
transportant etc et est faicte ceste présente vendition pour le prix et somme de 70 solz tz paiés contens en notre présence et à veue de nous par ledit Bouvet audit Jarry dont etc
à laquelle vendition et tout ce dessus est dit tenir et accomplir etc et à garantir etc et aux dommaiges etc oblige ledit estably soy ses hoirs etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
présents ad ce discrete personne maistre Jehan Lepoitevin prêtre curé de Ste Jame sur Loire et missire Guillaume Humeau prêtre de la paroisse de St Hillaire du Boys au diocèse de Maillezes tesmoings
fait et donné à Angers les jour et an susdits
Ils sont trois témoins, et même l’un d’eux est venu de loin ! Mais Huot, le notaire, fidèle à ses habitudes, signe seul.
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J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le vendredi 23 mai 1625 après midy, par devant nous René Serezin notaire royal à Angers furent présents et personnellement establis Me Claude Foussier advocat au siège présidial d’Angers y demeurant paroisse st Michel du Tertre et vénérable et discret Me Pierre Mesnil prêtre prieur de Naul et curé de Chanteussé y demeurant lesquels soubzmis etc chacun d’eulx seul et pour le tout sans division etc ont recogneu et confessé avoir ce jourd’huy vendu créé et constitué et par ces présentes vendent et constituent
à Mathurin Deniau conseiller des traites demeurant Angers paroisse st Maurille à ce présent stipulant et acceptant et lequel a achapté et achapte pour luy ses hoirs et ayans cause
la somme de 18 livres 15 sols tz d’annuelle et perpétuelle rente rendable et payable et laquelle lesdits vendeurs et chacun d’eux seul et pour le tout ont promis rendre payer et continuer audit acquéreur en ceste ville en sa maison franche et quicte par chacun an au 23 mai premier payement commençant d’huy en un an prochainement venant et à continuer etc
laquelle rente lesdits vendeurs ont assise et assignée et par ces présentes assignent et assient sur tous et chacuns leurs biens meubles et immeubles présents et advenir et de chacun d’eux solidairement et sur chacune pièce seule spécialement sans que la qualité puisse déroger et préjudicier l’une à l’aulter en aulcune sorte et manière que ce soit avecq puissance audit acquéreur d’en demander et faire faire particulière et spécial assiette en tel lieu qu’il luy plaira et toutesfois et quanteq que bon lui semblera suivant la coustume, promettant lesdits vendeurs solidairement garantir de tous troubles les choses sur lesquelles ladite assiette sera faite et les descharger de tous autres hypothecques et empeschemens quelconques
la présente vendition et création de ladite rente faite pour le prix et somme de 300 livres tournois payée baillée manuellement comptant par lesdits acquéreurs auxdits vendeurs qui icelle somme ont eue prise et receue en présence et au veu de nous en espèce de pièce de 16 sols et autre monnaye au poids et prix de l’ordonnance dont ils se sont tenus comptans et en ont quicté et quitent ledit acquéreur
à laquelle vendition tenir faire et accomplir sans y contrevenir despens dommages et intérests en cas de deffault obligent lesdits vendeurs eux et chacun d’eux seul et pour le tout sans division etc renonçant aux bénéfices de division discussion et d’ordre etc foy jugement condamnation etc
fait et passé audit Angers maison de nous notaire en présence de Me Jehan Granger et François Chauve praticiens à Angers tesmoings
Puis, au pied de l’acte, l’amortissement 2 ans plus tard
Le mardi 4 mai 1627 après midi par devant nous notaire susdits ledit Deniau a confessé avoir eu et receu comptant au vue de nous dudit Foussier à ce présent qui luy a payé de ses deniers en son acquit et à la descharge dudit Mesnil la somme de 300 livres ….
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A cette époque, très rare étaient les maisons possédant des vitres, et c’est la première fois qu’il est fait mention de leur existence. Je dis et même j’affirme qu’à contrario, lorqu’elles ne sont pas mentionnées dans les baux, c’est qu’elles n’existent pas, sinon, elles seraient prévues dans la phrase « en bonne état de réparation de couverture et terrasse », et là elles seraient ajoutées, comme c’est le cas dans le bail qui suit.
D’ailleurs, entre parenthèses, il semble que le terme « logis » soit réservé aux maisons d’une certaine importance.
Enfin, c’est également la première fois que dans un bail j’ai mention d’une clause concernant l’entretien des garderobes.
J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le mardi 22 novembre 1605 avant midy, par devant nous René Serezin notaire royal à Angers feurent présents et personnellement establys noble homme Jehan Chevreuil sieur de la Morelière conseiller et esleu pour le roy en l’élection d’Angers et y demeurant d’une part,
et noble homme Michel Guerin sieur de la Draperye conseiller et esleu pour le roy en l’élection de Château-Gontier y demeurant d’autre part
lesquels soubzmis soubz ladite cour ont recongneu et confessé avoir fait entre eulx le marché de louage qui s’ensuit, c’est à savoir que ledit Chevreul a baillé et par ces présentes baille au tiltre de louage et non autrement audit Guerin qui a pris et accepté audit titre pour le temps et espace de 3 abbées qui commenceront au jour et feste de Nouel prochain et finiront à pareil jour
savoir est une logis sis et situé au carroy du Pilory et près les halles de Château-Gontier composé d’une salle basse à costé d’une court, 3 chambres haultes greniers caves et outre un jardin estable grenier et court situés en la rue saint Denys dudit Château-Gontier et tout ainsy que lesdites choses se poursuivent et comportent comme lesdites choses sont eschues et advenues audit sieur de la Morelière de la succession de ses deffunts père et mère sans rien en réserver
pour desdites choses jouir et user par ledit preneur comme un bon père de famille sans rien y demolir
à la charge dudit preneur de tenir et entretenir lesdites choses en bonne et suffisante réparation de couverture terrasse careau et vitre et les y rendre à la fin dudit temps lesquelles réparations ledit sieur bailleur fera faire au commencement du présent bail à la volonté dudit preneur en l’estat qu’elles seront baillées
payer par ledit preneur les cens rentes et debvoirs seigneuriaulx et féodaulx anciens et accoustumés deuz pour raison desdites choses non excédant 5 sols par chacun en si tant en est deu
permettra ledit preneur que le blé qui est à présent en l’un des greniers de ladite maison audit bailleur appartenant y demeure jusques au temps qu’il luy plaira le y laisser et davantage permettra que par chacun an ledit bailleur mettre chacun an jusques à pareil nombre de fourment de blé et le n’en tirer que bon luy semblera,
rendra ledit preneur les garderobes dudit logis nettoyées à la fin du présent bail à la charge dudit bailleur de les faire nettoyer au commencement d’iceluy présent bail
et a esté fait le présent bail pour en payer et bailler par ledit preneur audit bailleur outre les charges susdites par chacun desdites années en ceste ville en sa maison la somme de 90 livres tournois payables aulx 10 des mois d’aoust et febvrier par moitié, le premier paiement commenczant le 10 aoput prochainement venant
et sera tenu ledit preneur entretenir à François Frau ? boulanger le bail duditjardin jusque au jour et feste de saint Jehan Baptiste prochaine et en ceste considération ledit bailleur déduira sur la première desdites années la somme de 64 sols tz
ne pourra ledit preneur cedder ne transporter le présent bail à aulcune personne sans l’express congé et consentement dudit bailleur
permettra outre le dit preneur que ledit Frau ou autre de par luy mettent du vin en la court située sur ladite sur saint Denys et une charte de boys et non plus
ce qui a esté stipulé et accepté par lesdites parties, auquel bail tenir etc et à payer etc et a garantir etc et aulx dommages obligent etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
fait Angers maison dudit sieur bailleur en présence de Me Alexandre Benault et Jehan Sevain praticiens demeurant Angers tesmoings
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et le procureur de la fabrique qui l’a commandé, doit se rendre à Angers et protester devant notaire et témoins.
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Le 27 mars 1521 (avant Pasques, donc le 27 mars 1522 n.s.) en la présence de Nicolas Huot notaire juré des contrats d’Anjou et des tesmoings cy après nommés (classé chez Huot notaire royal Angers) Colin Mariau procureur de la fabrice de Saint Rémy de la Varenne ainsi qu’il dit s’est transporté en la maison de Jean Le Douvre armeurier demourant en la rue sainct Aulbin de ceste ville d’Angers auquel Ledonner ledit Mariau a dit et déclaré telles parolles ou semblables
Jehan Ledonner je vous somme de me rendre et bailler ung harnays que vous ay bailler pour abiller et mettre empoint des choses nécessaires qu’ily convient pour le franc archer de notre paroisse selon et en ensuivant l’ordonnance du roy notre sire et comme mandé il est par sa commission et selon le marché que avez fait avecques moi et autres des paroissiens de ladite paroisse que des deniers à quoy nous avons marchandé, j’offre les vous bailler lesquels je vous monstre à descouvert, et en cas de deffault de ce faire et ladite paroisse y eust perte et dommaige je proteste à l’encontre de vous de tous dommages et intérests
lequel Ledouvre a respondu
voyla votre harnays pest ainsi que ay marchandé emportez le et me paiez
et par ledit Colin Marieu a esté dit et respondu
il n’est pas ainsi que vous avez promis faire
et par ledit Ledonner respondu derechef
je n’y peu faire autre chose
dont et desquelles choses ainsi dites et déclarées de chacune desdites parties ledit Colin Mariau a demandé et requis instrument audit notaire, ce qui luy a esté octroyé pour luy servir et valoir en temps et lieu ce que de raison
présent Nicolas Turpin chaussetier et Jehan Huot lesné demourans à Angers tesmoings à ce requis et appellés
et nous la garde desdits sceaux à la requeste desdits notaire et tesmoings auxquels en ce et plus grandes choses ajoutans pleine foy avons mis et appousé à cesdites présentes le scel estably auxdits contrats les jour et an susdits
Je ne vois ni le scel ni la signature de Huot, ni aucune signature !!!
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