Jean Daigremont reçoit une forte somme au nom de Lancelot de Salles, Saint Laurent des Mortiers 1549

Lancelot de Salles avait acquit une terre mais à condition de grâce, et la famille de Cossé Brissac en fait le réméré. Enfin, c’est ce que j’ai compris, car il y a eu des intermédiaires !
Ce Lancelot de Salles est de Saint-Laurent-des-Mortiers, et on peut supposer qu’il connait personnellement Jean Daigremont. Est-ce que cela serait suffisant pour dire que Jean Daigremont a des attaches du côté de Saint Laurent des Mortiers ? ou autre lien avec Lancelot de Salles ?
Car nous cherchons toujours a retrouver le lien de ce Jean Daigremont avec mon ancêtre Macé Daigremont, du même milieu social.

L’acte est signé, ce qui est un grand bonheur, quand on sait le peu de signatures qui figurent sur les actes de tous les Huot. Malheureusement une partie est dans la zone délavée, mais enfin, c’est une signature tout de même partiellement identifiable.

collection particulière, reproduction interdite
collection particulière, reproduction interdite

Il et question dans l’acte d’un nomme Nouereux, enfin c’est ce que j’ai pu lire dans la zone non délavée. Il est probablement de Saint-Laurent des Mortiers, puisque voici une carte postale qui évoque ce nom à Saint Laurent des Mortiers.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 (acte ayant été autrefois à l’humidité excessive et très délavé, donc très illisible sur un bon tiers du document) – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 12 avril 1549 (Huot notaire Angers) en la cour du roy notre sire à Angers personnellement estably honorable homme maistre Jehan Daigremont licencié ès loix demourant Angers au nom et comme ayant les droits et actions de noble homme Lancelot de Salles sieur de Beaumont soubzmectant ledit Daigremond esdits noms confesse avoir aujourd’huy esdits noms et qualités eu et receu de hault et puissant messire (illisible car l’acte est beaucoup délavé) de Cossé chevalier de l’ordre du roi (illisible) maistre et capitaine général de l’artillerie (illisible) de dame Charlotte de Esquetot sa (illisible) par les mains de maistre Jehan (illisible) Brissac qui luy a baillé et payé en présence et à veue de nous des deniers desdits seigneur et dame de Brissac ainsi qu’il a confessé pour et en l’acquit de noble et puissant Mathurin de Montalais chevalier seigneur de Chambellay suyvant le contenu du contrat de vendition de la terre et seigneurie de Luygné vendue auxdits seigneur et dame de Brissac par noble et puissant Robert (ici, plusieurs lignes totalement illisibles) et réméré du lieu des Brosses en la paroisse de Marigné autrefois vendu audit Salles pour ledit seigneur de Chambellay avecques condition de grâce qui encore dure pour pareille somme de 25 livres tz duquel Salles ledit Daigremont a depuys achacté ledit lieu à la condition de ladite grâce
aussi a ledit eu et receu dudit de Montallays par les mains dudit de Nouereux à ce présent qui luy a baillé et payé content en notre présence pour et au nom dudit de Montallays et de ses propres deniers ainsi que ledit de Nouereux a confessé par devant nous la somme de 15 livres 15 sols tournois pour le vin de marché frais mises et habondances despendants de ladite vendition faite audit Salles desquelles sommes de 1 100 livres tz 15 livres 15 sols tz pour ladite rescousse rachat et réméré dudit lieu des Brosses ledit Daigremont s’est tenu et tiend par ces présentes à bien payé et content et en a quicté et quite et promys acquiter lesdits seigneur et dame de Brissac (ici plusieurs lignes illisibles)

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Jean et Julien de Malestroit engagent leurs vignes de Foudon, 1526

Jean et Julien de Malestroit sont connus pour avoir assassiné le seigneur de la Muce-Pont-Hus et fabriqué de fausse monnaie. Ils furent exécutés, et la seigneurie d’Oudon confisquée en 1540 par François Ier.
Ici, Jean est venu à Angers traiter cette affaire, qui montre qu’en fait il avait des dettes et cet engagement n’a d’autre but que de les payer.

Vous allez voir que sa signature n’est pas du même style que celle des nobles d’Anjou, car elle porte de floritures, alors que les nobles que je rencontre ordinairement ont seulement en gros caractères et en italique leur prénom et nom.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 10 avril 1526 (Cousturier notaire Angers) en notre cour royale à Angers endroit personnellement estably noble et puissant messire Jehan de Malestroyt seigneur d’Oudon tant en son nom que soy faisant fort de noble homme Jullien de Malestroyt seigneur de Connoy son frère soubzmectant soy ses hoirs etc confesse avoir aujourd’huy vendu quicté cédé délessé et transporté et encores etc vend etc
à honneste personne Guillaume Lebigot marchand demourant en ceste ville d’Angers qui a achapté pour luy ses hoirs etc
12 quartiers de vigne sis en 2 pièces paroisse de Foudon du Plessis et Brain ou aucunes d’icelle et ès environs vulgairement appellées les vignes de Malestroyt et tout ainsi que lesdits 12 quartiers de vigne o leurs appartenances et dépendances se poursuyvent et comportent sans rien en réserver ne excepter et que ledit seigneur d’Oudon et ses prédecesseurs leurs fermiers entremetteurs et autres de par eulx ont accoustumé les tenir posséser et exploiter
ou fief où les dites choses sont tenues et aux debvoirs anciens et accoustumés non excédant 20 solz pour tous debvoirs
transportant etc et est faite ceste présente vendition et transport pour le prix et somme de 265 livres tournois payées savoir est la somme de 149 livres 10 sols tz en laquelle ledit vendeur estoit tenu audit achacteur comme héritier seul de feue Jehanne Sonanzet ? sa mère pour les causes contenues en certaines lettres obligations passées par N. Huot le 20 octobre 1524 et dont la nothe et cédulle mentionnée par icelle ils disent estre signées dudit vendeur qui est à cause de despense faite par ledit vendeur et ledit Jullien de Mallestroit son frère en la maison et hostellerye du Plat d’Estaing sise en ceste ville d’Angers et la somme de 115 livres tz ledit achacteur est et demeure tenu payer en acquit dudit vendeur à sire Pierre Grimaudet marchand demourant Angers en baillant préalablement par ledit vendeur audit achacteur lettres de ratiffication et obligation vallables dudit Jullien de Malestroit ce que ledit vendeur a néanmoins promis faire dedans la feste de Pentecouste prochainement venant à la peine de tous dommages et intérests ces présentes néanmoins demourans en leur force et vertu
moiennant lesquelles choses et mesmes en faisant ledit acquit lesdits 115 livres tz vers ledit Grimaudet ledit achacteur demeure quite de toute ladite somme de 265 livres tz et l’en a quicté et quicte
o grâce et faculté donnée par ledit achaceur et retenue par ledit vendeur de rescourcer et rémérer lesdites choses vendues jusques à d’huy en 3 ans prochainement venant en payant et reffondant ladite somme de 265 livres tz et loyaux cousts et mises
à laquelle vendition et tout ce que dessus est dit tenir etc garantir etc dommages etc oblige ledit vendeur soy ses hoirs etc renonçant etc foy jugement et condemnation setc
présents à ce honorables personnes et saiges me Franczois Habert Gervaise Hanres et Franczois Commeau licenciés ès loix tesmoings

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Simon Lenfant vend des chambres de maison, Juvardeil 1526

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 31 janvier 1526 (avant Pâques donc le 31 janvier 1527 n.s. – devant Cousturier notaire Angers) en notre cour royale à Angers endroit personnellement estably honneste personne Jacques Godier paroissien d’Echiré comme il dit soubzmectant confesse avoir vendu et octroyé et encores vend etc
à honneste homme et saige Me Symon Lenffant licencié ès loix sieur des Rues qui a achacté et achacte pour luy ses hoirs etc
2 chambres de maison sans cheminée l’une estant en noppe ? estans des appartenances de la maison appellée Boys Rolland comme lesdites 2 chambres se comportent tant hault que bas avecques la moitié du jardrin et la moitié des vergers et estraiges de ladite maison, ensemble 2 bregeons de vigne sis pris l’ayreau et estraige de ladite maison, tout ainsi que lesdites choses vendues o leurs appartenances et dépendancs se poursuivent et comportent et que les tenoit et exploitoit feu Pierre Patry sans rien en retenir sises en la paroisse de Gevardeil au lieu appellé Boys Rolland, tenans lesdites choses d’une part au chemin tendant de la Roussière à Geuvardeil, d’autre cousté les terres du sieur de Travaille, par autre part au cloux de vigne appellé Boysrollant, et par autre part les terres dudit sieur de Travaille
ou fié et seigneurie dudit lieu des Rues et tenu dudit lieu aux charges anciennes et accoustumées pour toutes charges
transporté etc et est faite ceste présente vendition pour le prix et somme de 49 livres tz laquelle somme ledit achacteur promet payer audit vendeur dedant 8 jours prochainement venant savoir est 45 livres en argent et le surplus en 2 pippes de vin appréciées à la somme de 9 livres

    je suis désolée, mais j’ai relu et soigneusement vérifié, et il est bien écrit « 45 livres en argent », ce qui donne un total de 54 livres et non de 49, comme il est bien écrit plus haut pour le prix de la vente.

dont ledit vendeur rendra les futs audit achacteur dedans vendanges prochainement venant rendus à Boysrollant
et promet ledit vendeur faire obliger à ceste présente vendition Loyse sa femme et les luy faire ratiffier et en bailler à ses despens lettres vallables audit achacteur audit jour de 8 jours avant que ledit achacteur soit tenu payer ladite somme de 49 livres tz ces présentes néanmoins demourans en leur vertu
à laquelle vendition et tout ce que dessus est dit tenir etc garantir etc dommages etc oblige etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
présents à ce sire Jacques Tredehay appothicaire et Jehan Trotier paroissien de Gevardeil tesmoings

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Jacquette de Blavou vend une vigne à Blou, 1526

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 28 avril 1526 (Cousturier notaire Angers) en notre cour royale à Angers endroit personnellement establye honorable femme Jacquete de Blavou veufve de feu honorable homme et saige René de Fondettes en son vivant licencié en loix sieur de la Roche paroisse de saint Maurille d’Angers soubzmectant etc confesse avoir vendu et octroyé et encores vend etc
à René Beguyer paroissien de Blou qui a achacté pour luy et Jehanne sa femme absente leurs hoirs etc
une pièce de vigne contenant 3 quartiers ou environ située et assise au cloux du Tertre en la paroisse de Blou joignant d’ung cousté à la vigne de Jacques Villemoreau d’autre cousté au chemin tendant de la Tour du Coq à Blou abouté d’un bout à la vigne de la dame de la Mitrière ? et d’autre bout à la etrre dudit achacteur
ès fiefs dont lesdites choses sont tenues aux cens debvoirs et charges anciens et accoustumés pour toutes charges
transportant etc et est faite ceste présente vendition pour le prix et somme de 26 livres tz payée comptée et nombrée par ledit achacteur à ladite venderesse qui ladite somme a eue prise et receue en présence et à veue de nous en monnaie de présent ayant cours et dont etc et en acquite etc
à laquelle vendition et tout ce que dessus est dit tenir etc garantir etc dommages etc oblige etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
présents à ce Me Jehan Millesan prêtre bachelier en droit canon, Jehan Legeay et Mathe Granger tesmoings paroissiens dudit Blou et honorable homme et saige Me Franczoys de Fondettes licencié ès loix fils de ladite veuve tesmoing

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François Du Bellay, comte de Tonnerre, engage des seigneuries, Saint Sylvain et Andard 1549

Il est comte de Tonnere par sa femme Louise de Clermont.

Maison de Clermont-Tonnerre
Anne de Husson (1475 † 1540), fille de Charles de Husson, marié à Bernardin de Clermont, vicomte de Tallart
dont
Louise de Clermont (1496 † 1592), mariée à François du Bellay († 1553), puis à Antoine de Crussol, duc d’Uzès († 1573)

Cet acte est curieux car le paiement est fait de beaucoup d’espèces différentes, qui attestent le nombre important de monnaies ayant cours alors, dont les espagnoles… Mais le plus curieux est que le notaire n’a pas écrit l’équivalent en livres tournois, ce qui est toujours explicité dans tous les actes.
Enfin, la grâce est de 3 ans, mais pour le réméré, le comte de Tonnerre devra apporter les mêmes espèces, et comtpe-tenu de la diversité lors du paiement, je m’étonne qu’il puisse ensuite retrouver facilement une pareille diversité de pièces.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 28 août 1549 (Huot notaire Angers) en la cour du roy notre sire à Angers personnellement estably noble et puissant messire François Du Bellay chevalier comte de Tonnerre baron de la Forest et du Plessis Macé, soubzmectant etc confesse avoir aujourd’huy vendu quicté cédé délaissé et transporté et encores vend etc perpétuellement par héritage
à honorable femme Mathurine Menard veufve de feu maistre Guy de Clermond demourant en la paroisse de la Trinité d’Angers à ce présente stipulante et acceptante qui a achacté pour elle ses hoirs etc la chastellenye terre et seigneurie de la Haye Joullain avecques le lieu fief seigneurie clouserye et appartenances de la Roche de Monceaux situés et assis scavoir ladite chastellenye de la Haye Joullain en la paroisse de St Silvin et ledit lieu fief et seigneurie de la Roche en la paroisse d’Andart, tout ainsi que lesdites choses se poursuivent et comportent fant en fiefs seigneuries justices justiciers cens rentes et debvoirs hommes hommaiges et subjects maisons terres prés bois vignes que autres choses quelconques comme elles ont accoustumé d’estre tenues possédées et exploictées par ledit seigneur ses gens fermiers et que Pierre de la Pelonye les tiend et exploite à présent à tiltre de ferme sans aucune chose y réserver
tenues à foy et hommaige du roy notre sire à cause du duché d’Anjou
transporté etc et est faite ceste présente vendition delays quictance cession et transport pour les espèces d’or et monnaie cy après déclarées c’est à savoir pour 443 escuz soleil, 20 escuz d’Espaigne, 83 double ducats à deux testes, 27 ducats, 4 ducats pofancez (potancez, voir commentaire ci-dessous de Jean Claude Adam), 5 angelots et demy, 11 escuz couronne, 18 nobles roze, 6 karolle de Flandre, 80 testons, le tout de poids et 45 livres tournois en monnaie de douzains

    le notaire a un peu raturé, et même beaucoup, donc je vous mets le passage et j’appelle à l’aide, sachant que sur la seconde vue, ci-dessous, vous avez la gloze au dessus des signatures, c’est à dire, les mots repris par le notaire de son passage surchargé. Il faut donc regarder les 2 vues.

le tout poyé baillé compté et nombré content en notre présence et au veu de nous par ladite achacteresse audit seigneur vendeur qui les a euz prins et receuz tellement qu’il s’en est tenu et tiend par ces présentes à bien poyé et content et en a quicté et quite ladite achacteresse
et laquelle vendition faisant a ledit seigneur comte retenu et réservé retiend et réserve par ces présentes grâce et faculté laquelle luy a esté concédée et octroyée par ladite achacteresse de pouvoir par ledit seigneur comte ses hoirs rescourcer et rémérer lesdites choses vendues et transportées comme dit est jusques à d’huy en 3 ans prochainement venant en payant et reffondant par ledit seigneur comte ses hoirs etc à ladite achacteresse ses hoirs etc pareilles espèces d’or et monnaie que les espèces dessus dites par ung seul et entier poyement avecques tous autres loyaulx coustemens, dedans la fin de laquelle grâce a promis et promet doibt et demeure ledit seigneur tenu bailler à ladite achacteresse les adveuz déclarations papiers censifs et autres lettre tiltres et enseignemens touchant et concernans lesdites choses vendues à la peine de tous intérestz ces présentes néantmoins etc
à laquelle vendition etc et à garantir etc et aux dommages etc oblige ledit seigneur comte soy ses hoirs etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
fait et passé audit Angers en la maison dudit de la Pelonnye les jour et an susdits

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Pierre Du Bellay cèdde à Mathurin de Goheau des droits de poursuite, 1612

je suppose que Pierre Du Bellay vivait plus souvent à Paris qu’en Anjou, et que Mathurin de Goheau au contraire résidait plus régulièrement en Anjou, et qu’il lui était donc plus facile d’aller exercer des pressions sur le débiteur, telles que menaces de saisies etc…
Et je suppose aussi que les deux personnages avaient coutume de se rendre des services mutuels.
Car acheter une dette à ses risques et périls me semble peu facile, à moins que l’histoire ne démontre que cela finissait toujours bien pour l’acquéreur !

collection personnelle, reproduction interdite
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Le 20 novembre 1612 avant midy devant nous Jullien Deille notaire royal Angers fut présent estably et deument soubzmis messire Pierre Du Bellay chevalier de l’ordre du roy seigneur de la Courbe Raguin Souje etc capitaine de l’armée des compagnies des gardes de sa majesté estant de présent en ceste ville, lequel a confessé avoir cédé et transporté et par ces présentes cèdde et transporte
à Mathurin de Goheau escuyer sieur de la Brossardière et de Nuilly ce acceptant les frais et despens esquels Louys Regnaud est condempné vers ledit seigneur de la Courbe par sentence donnée de messieurs de la Table de Marbre à Paris

    juridiction d’exception qui contrôle, surveille et juge tout ce qui relève de l’exploitation des forêts, la chasse et la pêche

le (blanc) et autres faits en exécution d’icelle jusques à huy pour par ledit sieur de la Brossardière en faire poursuite et s’en faire payer à l’encontre dudit Regnaud ainsi que ledit sieur de la Courbe eust peu et pourroit faire mesmes soustenir à ses despens périls et fortunes contre l’appel que ledit Regnaud a interjeté de ladite sentence et à cest effet ledit sieur de la Courbe l’a mis et subrogé met et subroge en son lieu et place et constitué son procureur comme en sa propre cause et affaire le tout sans aulcun garantaige ne restitution de deniers de la part dudit sieur de la Courbe ne qu’il soit tenu luy fournir aulcunes pieczes ains ledit sieur de la Brossardière en fera et disposera à ses despens périls et fortunes comme dit est sans rep… encores que par arrest ladite sentence fust infirmée ou autrement en quelque sorte et manière que ce soit,
ceste cession et transport faite pour et moyennant la somme de 450 livres tz que ledit sieur de la Brossardière aussi estably et soubzmis soubz ladite cour s’est obligé et a promis paier audit sieur de la Courbe en ceste ville d’Angers dedans la st Jehan Baptiste prochainement venant
car ainsi les parties ont le tout voulu consenty stipulé et accepté et à ce tenir etc dommages etc obligent etc biens et choses dudit sieur de la Brossardière à prendre vendre etc renonçant etc dont etc
fait et passé audit Angers à notre tabler en présence de Me Noel Berruyer et Pierre Desmazières clercs demeurant à Angers tesmoings

  • le paiement effectué bien tardivement !!!
  • PS : Ledit de Goheau a paié en mains de nous Deille notaire royal à Angers pour ledit sieur de la Courbe Du Bellay la somme de 450 livres … le 27 septembre 1613

      il aurait dû payer le 24 juin 1613, et il a quelques mois de retard. Sans doute a-t-il tout bonnement attendu d’être lui-même entré dans les fonds ?

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