François Chesneau et Macée Bodard engagent un quartier de vigne, Cherré 1587

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 12 octobre 1587 en la cour royale d’Angers endroit par devant nous (Jean Lecourt notaire) personnellement establiz François Chesneau et Macée Bodard sa femme de sondit mary deument et suffisamment auctorisée par devant nous quant à ce, demeurant en la paroisse de Cherré, soubzmectant eux et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division confessent avoir vendu et par ces présentes vendent etc par héritage
à honorable femme Esme Danjou veufve de deffunt Me Guillaume Seureau vivant notaire royal Angers à ce présente et acceptante qui a achapté et achapte pour elle ses hoirs etc
scavoir est ung quartier de vigne ou environ sis et situé au cloux de la Doceleur paroisse de Cherré joignant d’un cousté à la terre de Jullien Boucault d’autre cousté à la vigne de René Touschaleaume abuttant d’un bout au jardrin desdits vendeurs et d’autre bout la vigne de Marie la Boueste, et tout ainsi que ledit quartier de vigne sy dessus se poursuit et comporte avec ses appartenances et dépendances et qu’il appartient auxdits vendeurs sans rien en retenir ne réserver, au fief et seigneurie dont lesdites choses vendues sont tenues et aulx debvoirs cens rentes et charges ordinaires anciens et accoustumés que lesdites parties n’ont peu dire ne déclarer, lesdites choses vendues franches et quites de tout le passé jusques à ce jour
transportant etc et a eseté faite la présente vendition pour et moyennant la somme de 20 escuz sol quelle somme ladite Danjou a présentement content paiée et baillée auxdits vendeurs qui ladite somme ont eue prinse et receue en présence et à veue de nous en soixante francs d’argent de 20 sols pièce, et dont etc et en ont quite etc
o grâce et faculté donnée et concédée par ladite Danjou auxdits vendeurs et par eulx retenue stipulée et acceptée de ravoir recourcer et rémérer lesdites choses vendues dedans d’huy en deux ans prochainement venant en rendant paiant et refondant au dedans dudit jour et par lesdits vendeurs à ladite achapteresse la somme de 20 escuz sol avec les loyaulx coustz et mises raisonnables, pendant lequel temps de deux ans cy dessus ladite Danjou a baillé et baille par cse présentes audit Chesneau et sadite femme ce stipulant et acceptant ledit quartier de vigne cy dessus pour en jouir par lesdits preneurs comme bons pères de famille doibvent et sont tenus faire sans rien y demolir et dudit quartier de vigne lesdits Chesneau et sadite femme se sont constitués pocesseurs pour et au nom de ladite Danjou, et est ce fait pour en paier par chacun an par lesdits Chesneau et sadite femme à ladite Danjou la somme de ung escu deux tiers au jour et feste de Nouelle premier terme du payement commenczant au jour de Nouel prochainement venant et à continuer et oultre de paier les rentes desdits choses et en acquiter ladite Danjou et dont etc tout ce ce que dessus stipulé et accepté et à ce tenir et à garantir etc obligent memesme lesdits vendeurs chacun d’eux seul et sans division renonçant et par especial renonçant au bénéfice de division etc et encores ladite femme au droit velleien et à l’espitre du divi adriani à l’autentique si qua mulier et à tous autres droits introduits en faveur des femmes que luy avons donné à entendre que femme ne peult s’obliger sans le consentement de sondit mary sinon elle en seroit relevée sinon qu’elle y ait renoncé, foy jugement et condemnation etc fait Angers avant midy présents à ce Pierre Leveau sarger et Me René Gillet prêtre demeurant an ladite paroisse de Cherré lesdits vendeurs ont dit ne savoir signer

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Mathurin Bellanger et René Legaigneux vendent une terre Cadotz, Beaucouzé et Avrillé 1589

MA PANNE TOTALE D’ORDINATEUR EST FINIE, ET JE VAIS ESSAYER DE RATTRAPER MON RETARD

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 8 juillet 1589 (Jean Lecourt notaire) en la cour du roy notre sire à Angers endroit par davant nous personnellement establiz Mathurin Bellanger tant en son propre et privé nom que pour et au nom et soy faisant fort de Jehanne Cadotz sa femme, René Legaigneux aussy tant en son propre et pricé nom que soy faisant fort de Mathurine Yvon sa femme, auxquelles femmes lesdits Bellanger et Legaigneux ont promis faire ratiffier et avoir agréable ces présentes et les faire lier et obliger avec eulx chacun d’eux seul et pour le tout renonçant au bénéfice de division etc au garantage des choses cy après et d’elles en bailler lettres de ratification vallables à l’achapteur cy après nommé dedans le jour et feste de Magdeleine prochainement venant à peine etc ces présentes néanmoins etc demeurant lesdits Legaigneux et Bellanger en la paroisse d’Avrillé, soubzmectant eulx et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division et en chacun desdits noms aussi seul et pour le tout sans division etc confessent avoir vendu quité céddé délaissé et transporté et par ces présentes vendent quitent cèddent délaissent et transportent du tout dès maintenant et à présent à toujoursmais perpétuellement par héritage
à honneste homme André Besson demeurant en la paroisse de Beaucouzé à ce présent stipulant acceptant qui a achapté et achapté pour lui ses hoirs etc scavoir est
sept boisselées trois quarts de terre labourable à prendre en ung clotteau de terre cloux à part appellé le Champ au Curé situé en ladite paroisse de Beaucouzé joignant d’un cousté une pièce de terre appellée le Champ Guerinaux dépendant du lieu de la Poullainerie d’autre cousté la terre de Lezin Bonneau abutant d’un bout à la terre dudit lieu de la Poullainerie et d’autre bout le chemin tendant de la Poullainerie à Villemes, et le reste dudit clotteau de terre contenant 2 boisselées ung quart à Jehan et Michel Cadotz non comprins en icelles, et tout ainsi que lesdites 7 boisselées trois quarts de boisselée de terre cy dessus se poursuivent et comportent avec leurs appartenances et dépendances avec les haies et fossés qui en sont et dépendent sans rien en retenir ne réserver, au fief et seigneurie de la paroisse st Nicolas lez Angers en fresche de 15 deniers pour tout ledit clotteau et à sa part et portion desdits 15 deniers tz, lesdites choses vendues franches et quites de tout le passé jusques à ce jour
transporté etc et a esté faite la présente vendition pour et moyennant la somme de 12 escuz et demy quelle somme ledit achapteur pour ce deument soubzmis et estably et obligé soubz ladite cour a promis paier auxdits vendeurs dedans les jours et festes de Magdelaine et Toussaint le tout prochainement venant et par moitié, et a ledit achapteur par ces présentes baillé sur ladite somme demy escu sol auxdits vendeurs et dont ils l’ont quité
à laquelle vendition tenir etc et à garantir etc obligent lesdits vendeurs eulx et chacun d’eulx seul et pour le tout sans division etc renonçant etc et par especial ont renoncé et renoncent au bénéfice de division de discussion etc foy jugement condemnation etc
fait et passé audit Angers en présence de Nicolas Chauvigné et Loys Berger demeurant à Angers tesmoins,
et en vin de marché paié et desboursé par ledit achapteur du consentement desdits vendeurs la somme de 45 sols tz
lesdites parties ont dit ne savoir signer

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François Besnard laisse son fils encaisser ce que Jean Dubreil lui doit, Chatelais et Angers 1614

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le lundi 28 février 1614 après midi, par devant nous René Ceville notaire soubz la cour de la baronnie de Mortiercrolle (classé chez Jullien Deille notaire royal à Angers) personnellement estably honorable homme maistre François Benard sieur du Moulin Neuf demeurant au bourg de Chastelais lequel deument soubzmis soubz ladite cour confesse avoir aujourd’huy fait créé constitué estably ordonné maistre François Benard fils aîné dudit constituant son procureur général et spécial o pouvoir de prendre et recepvoir de Jehan Dubreil escuyer sieur de Memberthe et du Plessys Greffier la somme de 300 livres tournois en principal et en laquelle somme ledit Dubreil est tenu et obligé vers ledit Benard par accord et transaction fait entre iceluy Benard constituant et ledit Dubreil passé soubz la cur du compte de Duretal par Gauldin notaire d’icelle le 12 juillet 1613 pour les causes portées par iceluy en vertu duquel ledit Benard auroit fait faire plusieurs poursuites à l’encontre dudit Dubreil par deffault qu’il auroit fait de payer ladite somme dedans le temps porté par ledit accord et lequel constituant donne pouvoir à sondit fils d’accorder desdits frais et intérests avecques ledit Dubreil à telle somme qu’il verra bon estre et du tout dudit principal frais et intérests luy en consentir acquit et quitance vallable promettant la ratifier dedans 4 sepmaines après la date d’icelle, davant le notaire qui l’aura pasé, sauf audit Dubreil à la retirer à ses despens, et où ledit Dubreil ne vouldra accorder desdits frais et intérests et despens ledit constituant establist et constitue sondit fils son procureur à le faire appeller davant tels juges qu’il appartiendra o puissance de substituer et eslire domicile etc et généralement etc promettant etc et à payer les juges etc oblige etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
fait et passé à l’Hostellerye de Flée présents Jehan Morinier sieur de la Bodardière et Jehan Houssin demeurant à Chastelays tesmoins

Et le 28 février 1614 avant midy par devant nous Jullien Deillé notaire royal à Angers fut présent estably et deuement soubzmis Me François Besnard le jeune demeurant Angers paroisse st Denis procureur spécial de Me François Besnard son père constituant dénommé en la procuration cy dessus, lequel a reçu contant en notre présence de René Dubreil escuier sieur de Maimbeche et de Plessis Greffier la somme de 300 livres tz en pièces de 16 sols et autre monnaye aiant cours suivant l’édit pour payement de pareille somme en quoy ledit Dubreil est obligé vers ledit Besnard par accord fait entre eux par davant Gandon notaire de Duretal le 24 juillet dernier et la somme de 7 livres tz pour tous frais s’en tient contant et en quite ledit Dubreil ce acceptant et promis l’en acquiter vers sondit père …

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Nicolas et Pierre Chevalier, de Craon, empruntent 4 000 livres, Angers 1619

SUIS EN PANNE TOTALE D’ORDINATEUR, PATIENCE POUR LES JOURS QUI SUIVENT

c’est une somme importante, et on voit encore une fois que l’argent circulait plus à Angers que dans les petites villes d’Anjou, alors on s’y déplaçait pour faire les affaires.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E121 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le lundi 28 octobre 1619 avant midi, par devant nous Julien Deille notaire royal Angers furent présents establis et deument subzmis Nicolas Chevalier sieur de Malaunay demeurant à Craon tant en son nom que comme procureur de Pierre Chevalier sieur de Rommefort son frère comme il a fait apparoir par procuration passée par Jehan Cheruau notaire dudit Craon le 25 de ce mois minute de laquelle est demeurée cy attachée en nos mains pour y avoir recourt, et honneste personne Pierre Ollivier sieur de Chauvineau et dame Perrine Chevalier sa femme de luy authorisée demeurant en cette ville paroisse st Pierre, lesquels eulx chacun d’eulx esdit snoms et en chacun d’iceulx seul et pour le tout sans division confessent avoir vendu créé et constitué et par ces présenes vendent crééent et constituent par hypothèque universeil promis et promettent esdits noms garantir fournir et faire valoir tant en principal que cours d’arrérages
à Ancelme de Girard escuyer sieur de Ballet demeurant en son château paroisse dudit Ballée absent nous notaire ce stipulant et acceptant et acceptant
le somme de 250 livres de rente hypothécaire annuelle et perpétuelle payable et rendable franchement et quitement par lesdits vendeurs esdits noms leurs hoirs etc audit sieur de Ballée ses hoirs en sa maison audit Angers chacun an à pareil jour et dabte des présentes premier paiement commenczant d’huy en ung an prochainement venant et à continuer
et laquelle somme de 250 livres de rente les vendeurs esdits noms et chacun d’eulx ung pour l’autre ont du jourd’huy et par ces présentes assise et assignée assigent et assient généralement sur tous et chacuns leurs biens meubles immeubles rentes et revenus quelconques présents et futurs avec pouvoir et puissance audit sieur de Baillée ses hoirs d’en faire déclarer assiette et aulx vendeurs esdits noms de l’admortir toutefois et quantes sans que le générale et spéciale hypothèques se puissent faire préjudice ains confirmer et approuver l’ung l’autre
ceste vente création et constitution de rente faite pour et moyennant la somme de 4 000 livres tz payée contant par nous Deille des deniers dudit sieur de Ballée auxdits vendeurs esdits nms qui l’ont en notre eue en pièces d’or et monnaie ayant cours suivant l’édit dont etc quittent etc et pour l’exécution des présentes circonstances et dépendances ledit sieur de Malaunay a prorogé et accepté cour et juridiction en la sénéchaussée et siège présidial d’Anjou audit Angers pour y estre traités et poursuivis comme par devant leur juge naturel et ordinaire renoncé et a esdits noms renoncé à toutes exceptions déclinatoires éleu et élisent leur domicile irrévocable maison dudit sieur du Chaumineau pour y estre faits tous exploits et autres actes de justice requis qui vaudront comme si fait et baillés estoient à leurs propres personnes ou domiciles naturels et ordinaires
à laquelle vendition création et constitution de rente et ce que dit est tenir etc dommages obligent lesdits vendeurs eulx et chacun d’eulx esdits noms et en chacun d’iceulx seul et pour le tout sans division de biens et choses à prendre vendre renonçant et par especial au bénéfice de division discussion et ordre etc dont etc fait audit Angers par devant nous notaires royaulx susdits maison de nous Deillé l’ung d’iceulx présents Me Jacques Baudin Pierre Martin et Julien Bodier demeurant audit Angers tesmoins

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Partages en 2 lots des immeubles de Henry Desbois et Guillemine Martin, Angers 1588

L’acte est abimé par l’humidité des siècles passés, et je n’en ai retranscrit que le début. Il s’agit d’une famille modeste puisque même la petite maison sera coupée en deux avec une cloison, et ils ne savent pas signer. Par contre, comme dans tous partages, on a les filiations.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le ? décembre 1588 (Jean Lecourt notaire) Lots et partages que René Desbois demeurant au lieu de la Bare paroisse de St Nicollas les Angers baille et fourni à Jacques Jouyn mary de Françoise Desbois demeurant audit lieu de Labare (Abaye ?) des choses héritaux auxdits les Desnois escheues succédées et advenues par le décès mort et trespas de deffunts Henry Desbois et Guillemine Martin vivants père et mère dedits les Desbois lesquelles choses héritaux auroient esté acquises par lesdits deffunts Desboys et Martin et constant leur communauté, lequel René Desboys met lesdites choses en 2 lots et partages pour estre l’ung d’iceulx prins et choisy par ledit Jouyn audit nom … remboursement du coust des présentes partaiges
pour le premier lot
la moitié d’une maison comme elle se poursuit et comporte tant hault que bas sise et située audit lieu de la Bare ladite maison couverte d’ardoise et composée d’une chambre basse en laquelle y a cheminée avec une cave et plancher estant au dessoubz d’icelle

Dictionnaire du Moyen Français (1330-1500) http://www.atilf.fr/dmf
PLANCHER, subst. masc.
A. -[Dans un bâtiment]
1. « Assemblage de solives recouvert de planches séparant les étages d’une construction ; face supérieure de cet assemblage »
2. « Étage »
3. « Face inférieure d’un plancher, formant le plafond d’un appartement »
B. -[Dans un moulin] « Pan de charpente horizontal »
C. -« Planches formant le dessus d’une table »

avec ses appartenances et dépendances le etout partant de la clouayson et coulombage, laquelle cloyson sera parachevée de faire faire par lesdits partageants à commune despens et moitié par moitié dedans le jour et feste de st Jehan Baptiste prochainement venant, laquelle cloyson et coulombage demeure mutuelle d’entre lesdits partageants … et laquelle chambre basse dudit présent lot sera à prendre par longueur sur celle du segond lot de 2 pieds ou environ
Item une petite loge couverte de chaulme close a murailles estant à costé de ladite maison le tout en ung tenant joignant d’ung costé le jardrin ci après confronté d’autre cousté le pavé et grant chemin tendant d’Angers à Beaucouzé abuté d’un bout la maison du segond lot d’autre bout le chemin tendant eu lieu de la Bare au Coulombier
Item ung petit lopin de jardrin estant au long de ladite moitié de ladite maison comme il est marqué par pierres et division contenant ledit loppin de jardrin de largeur 22 pieds … joignant d’ung cousté et aboutant d’ung bout le jardrin du segond lot d’autre bout le chemin tendant dudit lieu de la Bare audit lieu du Coulombier
Item ung autre petit lopin de jardrin sis esdits jardrins comme ledit loppin se poursuit et comporte (ici j’arrête ce ! car il est barré)
Item 2 planches de vigne sises au cloux près les gardrins dudit lieu … joignant d’un cousté la vigne du segond lot d’autre bout le chemin tendant de la Bare au Coulombier …

etc… tellement illisible que je n’ai pu continuer

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René Touchaleaume, veuf Ponceau, revend à son beau-père les obligations dotales, Angers 1656

donc Madeleine Ponceau est déjà décédée. Pour le moment je ne lui connais qu’une fille Madeleine Touchaleaume.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 29 juin 1656, par devant nous François Crosnier notaire royal à Angers, fut présent estably et duement soumis Me René Touchaleaume demeurant en cette ville paroisse st Pierre lequel a ceddé délaissé et transporté par ces présentes à honorable homme Jean Ponceau son beau-père marchand demeurant aux Ponts de Cé st Maurile ce acceptant les sommes cy-aprè,
scavoir 400 livres de principal pa rlequel honorable personne Pierre Pancelot sieur de la Maison Neufve et Jacquine Gouin sa femme ont créé et constitué audit Ponceau 22 livres 4 sols 5 deniers de rente hipothécaire par contrat passé par Gaultier notaire royal résidiant à Moeur le 28 juillet 1643, les intérests depuis le 28 juillet dernier, revenant à 20 livres
450 livres de principal deu par feu Blaise Peton par acte passé par Boudyer notaire royal auxdits Ponts de Cé le 17 mai 1650 sur lequel est intervenu jugement au siège présidial de cette ville le 19 juillet 1652 régistré par Larue commis du greffe dudit sièce, les intérests depuis le 17 mai 1651 revenant à 27 livres avec les frais et despens qui en sont deubz, lesquelles sommes principalles ledit Ponceau avoit cédé audit Touchaleaume et à deffunte Magdeleine Ponceau sa femme par leur contrat de mariage passé par devant Gaultier
plus cèdde ledit Touchaleaume à sondit père la somme de 318 livres de principal à luy deue par le sieur Bonvalet et sa femme par contrat passé par Me Nicolas Leconte cy devant notaire de cette cour le 4 juillet 1651, sur lequel est intervenu jugement au siège présidial le 1er juillet 1652 par Sallais, les intérests de puis le 21 août dernier qui reviennent à 17 livres 15 sols
pour ledit Ponceau et sa femme payer desdites sommes ceddées et intérests d’icelles ainsi qu’il verra bon estre demeurant à cet effet rentre en ses mesmes droits actions et hypothèques et subrogé dudit Touchaleaume paié lesdits 318 livres de principal et intérests et à cet effet luy a baillé ledit Touchaleaume les pièces justificatives concernant lesdites debtes,
cette cession faite savoir pour lesdits sorts principaulx 1 160 livres et pour les intérests 175 livres 15 sols le tout payé par ledit Ponceau audit Touchaleaume qui l’a receue et confesse s’en contenter et en quite sondit père, car ainsi le tout voulu stipulé et accepté à quoi tenir etc dommages etc oblige etc dont etc fait et passé audit Angers en notre estude en présence de Louis Reverdy et Jean Berge praticiens demeurant audit Angers tesmoins

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