Jean Lecourt touchera 16 écus par an des 200 écus qu’il donne à rente aux Legrand, Provins 1585

Introduction

En 1585, on trouve plus de rentes en argent qu’en nature. Et même en voici une d’un montant assez important.

200 écus à Charles Legrand

Charles Legrand est noble et il a manifestement besoin d’argent. Par contre Jean Lecourt, qui possède les 200 écus et les verse à rente à Charles Legrand, est donc très aisé. Il est souvent présent dans les actes d’achat, comme acheteur, dans le fonds du notaire Delanoe que je dépouille. Or, je descend de ccette famille Lecourt, sans pouvoir à ce jour trouver le lien exact avec ce Jean Lecourt, mais proche parent. Les Lecourt sont dans mon ascendance FAUCHON à Provins.

AD77-1057E414 Delanoe notaire à Provins

285.03.12 vue 290 – Comparut personnellement Me Charles Legrand ecuyer sieur de la Cure ? lieutenant particulier au baillage et siège présidial de Provins et dame Marie Farel veuve de feu Me Denis Legrand en son vivant advocat pour le roy notre sire audit baillage sa mère lesquels de leurs bons grés sans force recongnurent avoir vendu constitué assis assigné et par ces présentes vendent constituent assient et assignent promis et promettent par ces présentes l’un pour l’autre et ung seul pour le tout sans division ne discussion garantir se fournir faire valloir par chacun an à leur propres cousts et despens à honnorable homme Me Jehan Lecourt procureur audit baillage à ce présent achepteur et acquesteur pour luy ses hoirs c’est à savoir la somme de 16 escuz deux tiers revenant à 50 livres tz de rente annuelle perpétuelle  à icelle servir doresnavant audit preneur leurs gages recepvoir et percepvoir chacun an le treiziesme jour du moys de mars chacun an premier terme de payement commançant le jour de demain en ung an et ainsi en continer en et sur la quantité de 12 ou 13 arpents de terre ou environ en plusieurs pièces assises ou lieudit les Flesches … moyennant et pour le prix et somme de 200 escuz d’or sol argent franc auxdits vendeurs et constituants qu’ils ont eu et receu …

 

Char fleuri des maraîchers de Nantes Sud Loire au défilé de la Mi-Carême (devenu Carnaval), Nantes 1950

Introduction

Née en 1938, dans mon enfance après la guerre, j’ai vu la préparation d’un char fleuri pour la mi-carême que les maraîchers de Nantes Sud Loire, alors nombreux, venaient faire sous le hanger de mon père, Georges Halbert, seul immense bâtiment du quartier. La mi-carême était alors le nom de ce que l’on appelle aujourd’hui carnaval. Les chars étaient encore souvent tractés par des chevaux, mais bientôt les moteurs devaient tout tracter. Ce char était construit sur l’ancien immense charette de la taille d’un camion de mon père, qui avait depuis peu d’années un camion moteur.

confettis et serpentins

Outre les chevaux et le nom de mi-carême, les confettis et les serpentins sont en voie de disparition par interdiction. Mes parents nous emmenaient voir le défilé en ville et nous donnaient un sac de confettis et de serpentins. C’était si amusant de les lancer, surtout en famille. Mon char préféré était celui du boeuf, qui était manifestement le plus célèbre personnage du défilé, bien devant la reine.

chars encore tractés par des chevaux

fin des années 40 et début des années 1950, les moteurs n’ont pas encore pris le monopole de la traction, et dans Nantes Sud Loire, il y a encore quelques chevaux, et même un marchand de chevaux. Mais c’est bientôt la fin de ce mode de traction. Les chevaux étaient beaucoup plus beaux à voir, tractant les chars dans un défilé de carnaval, qu’un moteur !!!

le hangar Halbert à la Croix des Herses

Avant le pétrole, les grains et fourrages de milliers de chevaux : la maison Halbert, Nantes

Le hangar de bois était immense (ici à droite en bas, avec 2 couleurs de toiture). Non seulement il était profond, mais il était très haut, avec aussi un étage où il y avait quelques machines pour la fabrication des paillassons, que les maraîchers utilisaient alors bien avant la transformation en serres de toute la ville de Saint Julien de Concelles par les maraîchers.

j’ai joué dans ce hangar après la seconde guerre mondiale

Oui, toute petite fille, j’ai joué dans les bottes de foin, alors ces bottes rectangulaires, derrière lesquelles on pouvait se cacher. Mais dans la cour, il y avait une merveilleuse cabine avec des instruments de pesage, pour mesurer le poids des camions, avant et après chargement. Cela s’appelait un pont bascule, et bien sûr je n’ai accédé à cette cabine qu’une fois, en présence d’une grande personne, car cela n’était pas permis aux enfants. Des ponts bascules existent toujours.

c’était devenu dangereux pour les enfants

J’étais l’aînée, mais c’était devenu dangereux car il avait une immense cuve dans la cour pour sulfater les paillassons et un jour l’un d’entre nous y est tombé. C’est alors que fut construit ce mur pour nous séparer de la grande cour et nous interdire d’aller jouer partout. On voit ce mur encore sur la photo qui suit, juste devant la porte de la maison.

 

 

Le 8 août 1998 à 15 h 10 mon appartement est totalement cambriolé en entrant par la terrasse au 7ème étage faisant un trou dans la double vitre. De retour à 17 h je découvre l’horreur. Effrayée, je cherche immédiatement l’aide de voisins. En bas, une porte s’ouvre, et la femme me lance pour toute aide : « Partez d’ici, vous n’êtes pas de notre monde ! ». Quelques jours plus tard, une autre voisine, maraîchère du quartier st Jacques de Nantes sud Loire, en retraite, me dit en long et en large sa haine des Halbert, haine qu’elle colportait, ignorant qu’en janvier 1956 je n’avais plus que le nom, rien d’autre.