René Beaufait rachète les dettes du couple Marais Edelin, Le Louroux Béconnais 1567

je renonctre assez souvent ces cessions de droits de poursuite, mais ce qui est peu banal, c’est que les débiteurs forment un couple curieux, puisque la femme est dite « curatrice de son mari », et c’est la première fois que je rencontre une telle situation à cette époque lointaine, où les hommes géraient pour leurs femmes et non l’inverse.

Voir la famille BEAUFAIT

collection particulière reproduction interdite
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J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 6 mars 1567 suivant l’édit du roi, en la cour du roy notre sire à Angers endroit par davant nous (Hardy notaire Angers) personnellement establys Pierre Boispyneau mary de Jehanne Dubreil et Pierre Bastonne curateur avecvques ledit Boispyneau de Perrine et Renée les Dubreils tant esdits noms que eulx faisant fort de Catherine, Mathurine, Macé ? et Pierre les Dubreils demeurant en la paroisse du Louroux Besconnais d’une part
et René Beaufait marchand demeurant à Candé d’autre part
soubzmectant lesdites parties esdits noms et qualités sans réservation etc confessent avoir fait et font par ces présentes les accords et conventions … c’et à savoir que lesdits Boyspyneau et Bastonne esdits noms ont céddé délaissé et transporté et encores etc audit Beaufait ce stipulant et acceptant etc ses hoirs etc
la moictié de la somme de 157 livres 19 solz tz par une part et la somme de 19 livres 14 sols 6 deniers tz par autre en quoy Jehanne Edlin femme et curatrice de Jehan Marais et ledit Marais condamné vers lesdits cédans esdits noms tant par sentence que exécutoyre de despens du siège présidial d’Angers et par deffault de payement desquelles sommes ils ont fait saisir sur lesdits Edelin et Marais le lieu et closerie de la Voesinaye en ladite paroisse du Loroux qui a ce jourd’huy esté baillé à ferme judiciaire
aussi ont cédé et cèdent comme dessus audit Beaufait tous les despens frais et mises faits à la poursuite et recouvrement desdites commes saisies bail à ferme et de tout ce qui s’en ets ensuivi pour du tout faire par ledit Beaufaict poursuite à ses despens périls et fortunes ainsi qu’il verra estre à faire sans aulcun garantage éviction ne restitution de prix cy après fors de leur fait seulement et pour le regard dudit garantage
et est faite ladite cession et transport pour et moyennant la somme de 107 livres 11 sols quelle somme ledit Beaufait a promis est et demeure tenu paier et bailler auxdits Boispyneau et Bastonne esdits noms dedans 3 sepmaines prochainement venant, et oultre demeure tenu ledit acquiter vers les commissaires de leurs frais mises et despens
à laquelle cession tenir etc dommages etc obligent lesdites partyes esdits noms et chacun d’eux renonçant etc foy jugement et condemnation etc
fait et donné audit Angers en présence de Me Pierre Delespynière advocat Angers et Georges Jugent demeurant Angers tesmoings
ledit Bastonne a dit ne savoir signer

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René Segretain et Catherine Jamin rompent leurs fiançailles, Angers 1607

et autrefois cela était quasiement mission impossible. Bref, ils sont passés devant l’official etc… et ils y parviennent, sans qu’aucune explication ne soit donnée par le notaire quant aux motifs de la séparation.

Ce Segrétain s’avère selon sa signature le même que celui que nous avons vu hier sur ce blog.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 24 janvier 1607 après midy par devant nous René Moloré notaire royal à Angers ont esté présents René Segretain mrchand demeurent en ceste ville d’Angers paroisse de St Maurille et Catherine Jamin veufve de feu Pierre Cellier demeurant en la paroisse de la Trinité de ceste ville lesquels ont suyvant le jugement du jour d’hier donné de monsieur l’official d’Angers confessé qu’ils se sont respectivement l’ung à l’autre tout ce qu’ils s’estoient entre donnés en faveur du mariage qui se prétendoient l’ung avecq l’autre et dont ils se sont respectivement quités et quitent et suyvant ladite sentence consenti et consentent que les promesses qu’ils se seroient cy devant faites en faveur dudit mariage demeurent nulles comme non faites dont ils se sont quités respectivement et consentent que l’ung et l’autre contracte mariage avecq autre ainsy qu’ils et l’ung d’eulx verront estre à faire ce qu’ils ont respectiement stipulé et accepté
auxquels accords quictance et ce que dit est tenir etc se sont lesdites partyes respectivement obligées soubz la cour royale d’Angers eulx leurs hoirs etc renonczant etc foy jugement condemnation etc
fait et passé à notre tabler Angers présents Pierre Guilbaud clerc et Thimotté Sireul demeurant à Angers tesmoings
et a ladite Jamin dit et déclaré ne savoir signer

    Cest rigoureusement la même signature que celle que nous avons vu hier sur ce blog, donc le même personnage qui est originaire des la région de La Selle Craonnaise

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René Segretain, libraire, avait ses parents du côté de La Selle Craonnaise, 1605

car il confie la gestion des biens de ses défunts parents à un habitant de La Selle-Craonnaise. Donc, il est issu de cette région.
Ce point est important, car je vous mets demain, ce qu’ll devient par la suite, 2 ans après.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 6 avril 1605 avant midy par devant nous René Moloré notaire royal à Angers ont esté présents et personnellement establys René Segretain librayre demeurant en la ville de Mayne la Juhee comme il dit estant de présent en ceste ville d’une part et honorable homme Me Theodore Belet sieur de la Chapelle recepveur des greniers à sel de Craon et Pouancé demeurant en la paroisse de la Selle Craonnoyse d’autre part
lesquels ont confessé avoit fait et font entre eulx les compromys et conventions qui s’ensuyvent c’est à savoir que ledit Belet a promys et promet par ces présentes faire toutes les poursuittes et diligences requises et poursuyvre touttes et chacunes les debtes qui peuvent estre deues à deffunt Jehan Segretain et Marye Moreau père et mère dont ledit Secretain estably est héritier soubz bénéfice d’inventaire

ici, le notaire avait d’abord écrit « ses père et mère dont ledit Secretain … », puis il a barré « ses », ce qui semble signifier que ce sont uniquement les parents de René Secretain et que Bellet n’a pas de lien de parenté avec lui, du moins proche. On peut en déduire que Secrétain a besoin de quelqu’un de compétent sur place, et que Bellet est prêt à prendre ce travail d’autant qu’il est rémunéré et que toutes les garanties lui sont données

soyt par obligations sentences cédulles ou autres ensemble poursuyvre tous ceulx qui ont prins les fruits des héritages demeurés du décès desdits deffunts à ce qu’il sossyent condemnés en raporter et rendre les fruits et se départir de la jouissance d’iceuls héritages, mesmes poursuyvre les héritiers feu Geoffroy Crosnier de la moitié des deniers dotaulx que ladite deffunte Moreau a laissé audit Crosnier enfants du mariage de luy et de Guillemyne Secretain sa femme, sans dudit Secretain avoir les intérests, obtenir jugements sentences exécutoires recepvoyr tous lesdits deniers et fruits en bailler acquit ou acquits et au cas que ledit Belet entreprenne quelque procès qui fut pendant et ledit Secretain condemné ès despens audit cas iceluy Belet payera en son privé nom tous les despens escquels iceluy Secretain pourait estre condamné pour raison de ce que dessus, et en acquiter ledit Secretain, comme aussi ledit Belet prendra tous les despens esquels ceulx qu’il poursuivra seront condemnés sans que iceluy Secretain y puisse rien prétendre et encores ledit Secretain promet bailler audit Belet sallayre honneste de ce qui sera adjugé audit Secretain des biens de ladite succession tant de meubles deniers fruits que héritages en considération tant des peynes sallaires et vaccations dudit Belet esdites poursuittes que debtes qu’il en fera les frais à ses prérils et fortunes et pour faire touttes lesdites poursuites ledit Secretain a présentement baillé audit Belet une procuration spéciale et promet luy en fournir une autre touttefois et quantes qu’il en sera requis sans qu’il les puisse révoquer pour quelque cause que ce soit et au cas que ledit Bellet ne peust estre payé des frais et despens qu’il fera a raison de ce il les prendra sur ce qui sera adjugé audit Segretain auditnom par préférence
dont et de tout ce que dessus lesdites partyes sont demeurées d’accord et l’ont ainsi stipulé à tout ce que dessus est dit tenir etc dommages etc se sont lesdites parties respectivement soubzmises et obligées soubz la cour royale d’Angers eulx leurs hoirs etc renonczant etc foy jugement condemnation etc
fait et passé en notre tabler audit Angers présents Me Michel Vignais et Jehan Nourmant praticiens demeurant audit Angers tesmoings

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Jeanne Davy cède son droit de douaire aux héritiers de son défunt mari, Challain 1564

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 2 mai 1564 en la cour du roy notre sire à Angers endroit par devant nous (Hardy notaire royal Angers) personnellement estably honneste femme Jehanne Davy veufve de deffunt Guyon Riviere demeurant au lieu de la Bodinière paroisse de Challain d’une part et Guillaume Trouillault mary de Renée Prodhomme, Raoul Trouillault mary de Briende Prodhomme demeurant en ladite paroisse de Challain, et Jacques Aslant mary de Jehanne Prodhomme demeurant en la paroisse de Chanveaux pays d’Anjou héritières à cause de leurs femmes pour le tout dudit deffunt Gyuon Rivière d’autre part
soubzmectant lesdites partyes respectivement confessent avoir fait les accords quictances et renonciatins qui s’ensuyvent c’est à savoir que ladite veufve a renoncé et renonce pour et au proffit desdits héritiers ce stipulant et acceptant au droit de douaire et usufruit qui luy compète et appartient suyvant la coustume de ce pays d’Anjou sur les biens et choses héritaulx dudit deffunt Rivière ensemble au droit d’usufruit qu’elle a et luy compète suyvant ladite coustume sur les choses héritaulx ce jourd’huy et auparavant ces présentes demeurées auxdits héritiers par partage dait par devant nous entre eulx et ladite Davy et semblablement au droit d’usufruit qui luy compète et appartient sur les choses héritaulx retirées sur elle par retrait par lesdits héritiers tous lesquels droits de douaire et usufruit sont et demeurent des à présent nuls et esteints pour et au proffit desdits héritiers
et est ce fait moyennant la somme de 110 livres tz en laquelle ladite Davy estoyt tenue et redevable vers lesdits héritiers pour le reste et parfait payement de la somme de 150 livres tz pour le retout dudit partage et de laquelle somme lesdits héritiers ont quicté et quictent ladite Davy ses hoirs etc et est aussi ce fait sans préjudice du droit d’usufruit pour le regard des choses du partage de ladite Davy du jourd’huy au cas que autre retrait en fust fait sur elle
à laquelle renonciation quitance et tout ce que dessus est dit tenir etc obligent lesdites parties respectivement etc foy jugement et condemnation etc
fait et passé audit Angers en présence de honorables hommes Me Pierre Delespinière et Pierre Rouflé licencié ès loix advocats audit Angers et Me Ledevin sieur de la Touche tesmoings

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Pilippe de Châteaubriand engage 2 métairies, Noyant 1566

cette branche de la famille de Châteaubriand est Angevine depuis longtemps, où elle a été possessionnée à Candé, Le Lion d’Angers etc…
mais il est rare de rencontrer cette famille dans les actes notariés.
J’ai vu sur Wikipedia qu’il avait épouse Philiberte du Puy du Fou, mais la date du mariage doit être erronné, car elle ne correspond pas avec entre autres l’acte qui suit.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 19 juin 1568 en la cour royale (Herault notaire royal Angers) personnellement estably maistre Anicet Prodhommme secrétaire de hault et puissant messire Phelippes de Chateaubriand chevalier de l’ordre capitaine de 50 hommes d’armes seigneur de la Rochebaritault Grassays et du Plessys de Tace ? à présent demeurant audit lieu du Plessys de Tace tant en son nom que au nom et comme procureur spécial quant à ce dudit seigneur de Chasteaubriand comme nous est apparu par procuration spécialle passée soubz la cour du chastelet de Paris signée Boreau et Cayard et scellée sur queue double de cire verte soubzmectant ledit Prodhomme esdits noms et en chacun d’iceulx seul etc ses hoirs etc et encores la personne dudit seigneur de Chasteaubriand ses hoirs et biens et choses dudit seigneur présentes et advenir etc ou pouvoir etc confessent avoir ce jourd’huy vendu quité et par ces présentes vend quite dès maintenant et perpétuellement par héritage
à noble homme Jullien Goupilleau controlleur général des traites et impositions foraines d’Anjou et eschevyn d’Angers à ce présent qui a achacté et achacte pour luy ses hoirs etc
les lieux et mestayries de Mans et de la Martinière dépendant du lieu et seigneurie du Plessys de Tace comme lesdits deux lieux et mestairies se poursuyvent et comportent avec toutes et chacunes leurs appartenances et dependances et tout ainsi que ledit sieigneur des Roches ses prédecesseurs ses fermiers leurs mestayers et entreteneurs les ont tenuz et possédées tant auparavant trente ans que depuys et qu’ils les tiennent et possèdent et exploitent sans aucune chose en excepter retenir ne réserver tant en domaine que fief et seigneurie si aulcun fief y a, sises et situées lesdites deux mestayries scavoir la mestayrie de la Martynière en la paroisse de Tace et la mestayrie de Mans en la paroisse de Noyan pays du Maine
tenues icelles mestayries des seigneures de fiefs et aux debvoirs et charges féodaulx et seigneuriaulx anciens et accoustumés que ledit procureur vendeur n’a aultrement seu déclarer et ains la vériffié par davant nous franches et quites lesdites choses vendues des arrérages du passé jusques à ce jour
transportant etc ledit Prodhomme esdits noms et en chacun d’iceulx seul et pour le tout audit achacteur ses hoirs etc la saisine et possession pour en jouyr par ledit achacteur etc et est faite ceste présente vendition quictance cession delay et transport pour le prix et somme de 1 700 lvres tz que ledit achacteur a promys est et demeure tenu payer et bailler audit Prodhomme audit om en ceste ville d’Angers dedans quizaine prochaine apportant et baillant par ledit Prodhomme audit achacteur lettres de ratiffication dudit seigneur des Roches comme il est dit cy après
o grâce et faculté donnée par ledit achacteur audit vendeur et par luy esdits noms retenue et acceptée de pouvoir rescourcer et retyrer lesdite choses vendues dedans deux ans prohain venant en poyant et rendant par ledit seigneur des Roches ou procureur pour luy ses hoirs etc audit achacteur ses hoirs par ung seul et entier poyement ladite somme de 1 700 livres avec les frais et mises raisonnables
et a ledit Prodhomme tant en son nom que audit nom de procureur promys est et demeure tenu faire ratiffier et avoir agréable ces présentes audit seigneur des Roches et en fournyr et bailler à ses despens audit achacteur lettres de ratiffication et obligation vallables et autenticques dedans ladite quinzaine prochainement venant à peine de tous intérests cesdites présentes néantmoins demeurans en leur force et vertu, de laquelle procuration avons audit achacteur décerné coppie signée de nous ledit achacteur ce requérant et auquel achacteur ledit Prodhomme a promys ayder de jorgnal toutes et quantefois que mestier sera et qu’il en sera par ledit achacteur requis
à laquelle vendition et choses susdites tenir etc garantir etc dommages etc oblige ledit vendeur tant en son nom que audit nom de procureur ses hoirs etc hiens et choses présents et avenir etc et encores audit nom de procureur dudit seigneur de Chasteaubriand sesdits hoyrs etc biens et choses dudit seigneur et de sondit procureur présents et avenir et en chacun d’iceulx noms seul etc sans division etc renonczant etc et par especial au bénéfice de division discussion et d’ordre foy jugement et condemnation etc
fait audit Angers par davant nous Michel Herault notaire et tabellion royal en présence de sire Pierre Allain marchand et Me Guy Coquereau licencié èx loix demeurant audit Angers

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Maurice Girardière avait les mêmes terres que Jeanne de Blavou, Loiré 1549

sans doute l’un s’est trompé, car on découvre à la fin que Maurice Girardière cède les terres pour une bouchée de pain.

J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 4 juillet 1549 (Michel Herault notaire royal Angers) comme procès dust meu ou espéré à mouvoyr entre Maurice Girardière demeurant en la paroisse de Loyré comme il dit d’une part, et honorable femme Jehanne de Blavou veufve de deffunt honorable homme Me Pierre Loriot en son vivant sieur de la Galonnyère demeurant à Angers d’autre part
sur ce que ledit Girardière disoyt estre seigneur à cause de sa femme des 3 quartes parties par indivis d’un cloteau de pré appellé le Maupas et de 4 boisselées de terre labourable sis en la pièce du Mortier sur les boys de Chupes et 3 autres boisselées de terre sises en la pièce de la Couldray estant des appartenancse de la Chirouin le tout en ladite paroisse de Loyré tant à tiltre successif de deffunt Guillaume Ricoul père de la femme dudit Girardière que à titre d’acquest par luy fait de Jehan et Jehan les Ricoulx enfants dudit deffunt Guillaume Ricoul ou de sa représentation et que desdites choses il avoyt jouy par les moyens que dessus
à quoy par ladite de Blavou estoyt dit qu’elle estoyt dame d’icelles choses tant à titre de son acqueset piecza fait de Georges … et de … Mahot sa femme fille de feuz Jehan Mahot et de Jehanne Ricoul sa femme

    je ne suis pas parvenue à déchiffer le nom en interligne, et je vous mets donc la vue.

que aultrement et que à ces titres elle en avoit jouy et jouy et encores jouyssoit de présent ou auters pour et au nom d’elle mesmes les héritiers feu Gervaise Jousset auquel elle auroyt baillé lesdites choses ou porcion d’icelles sur lesquels héritiers ledit Girardière auroyt fait saisir lesdites choses ou porcion d’icelles tellement que les parties estoient en danger d’évolution de procès pour auquel obvier paix et amour nourrir entre eulx ont lesdites prties accordé composé pacifié et appointé comme s’ensuyt
pour ce est-il que en la cour du roy notre sire à Angers personnellement establys ledit Maurice Girardière tant en son nom que au nom et comme soy faisant fort de Jehanne Ricoul sa femme à laquelle il a promys faire ratiffier et avoir agréable le contenu en ces présentes par lettres de ratiffication vallables qu’il sera tenu bailler dedns la my aoust prochainement venant à la peine de tous intérests et despens ces présentes néantmoins etc d’une part
et ladite Jehanne de Blavou d’autre part
soubzmectant lesdites parties respectivement en chacun desdits noms en tant et pour tant que à chacun d’eulx touche mesmes ledit Girardière esdits noms chacun d’eulx seul et pour le tout sans division etc confessent avoir ce jourd’huy transigé paciffié et appointé et par ces présentes transigent paciffient et appointent de et sur leursdits différends procès comme s’ensuyt c’est à savoir que ledit Girardière esdits noms cjacun d’eulx seul et pour le tout a quité cédé et délaissé et par ces présentes quicte cède délaisse et transporte à ladite de Blavou ce stipulant et acceptant pour elle ses hoirs etc tous et chacuns les droits noms raisons actions pétitions et demandes qu’il avoyt et peult avoir et qui luy peult compéter et appartenir compètent et appartiennent esdits cloteau et pré et boisselées de terre cy dessus déclarées et généralement tout ce qu’il pouroyt prétendre avoir et demander audit lieu de Placheronnaye appartenances et dépendances d’iceluy sis en ladite paroisse de Loiré sans aulcune chose en retenir ne réserver pour luy esdits noms etc et y a renoncé et renonce pour et au profit de ladite Jehanne de Blavou ses hoirs et ayans cause et moyennant ces présentes et en faveur dudit Girardière et sadite femme et pour éviter à procès ladite Jehanne de Blavou a poyé et baillé contant audit Maurice Girardière qi a pris eu et receu d’elle la somme de 55 solz dont il s’est tenu et tient à contant et l’en a promys et promet acquiter vers et contre tous quand mestier sera et sur ce la garder de tous dommaiges et au surplus demeure ledit procès et tous autres si aulcuns sont nulz et assoupyz d’une part et d’autre sans despens dommages et intérests de leur consentement
dont de ce que dessus est dit sont demeurés à ung et d’accord ensemble par davant nous, auxquelles choses susdites tenir etc garantir etc obligent lesdites parties respectivement mesmes ledit Girardière esdits noms chacun d’eulx seul etc renonczant etc foy jugement et condemnation etc
fait et passé audit Angers par davant nous Michel herault notaire royal en présence d’honorable homme sire René Ernault licencié ès droits sieur de Fousse Garnyer et juge des traites dudit Angers Laurent Girardière fils dudit Maurice demeurant en ladite paroisse de Loiré et Laurent Courtin Me boulanger tesmoings

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