Archive pour la catégorie ‘aveux, devoirs féodaux’

« Vous ferez mes baises mains à Mr de l’Airaudière et à sa belle famille » : Saint Georges sur Loire et La Jaillette 1683

Dimanche 24 juillet 2016

Cette phrase incroyable est extraite d’une procuration en forme de lettre privée, passée par S. Roynard, manifestement de Saint-Geoorges sur Loire, à Boullay de la Brosse, que l’on peut supposer proche parent.

En fait, il a acquit de la soeur de Boullay de la Brosse une terre qui relève de La Jaillette et lui demande donc de faire les démarches usuelles auprès du sénéchal de la seigneurie de La Jaillette.

Je descends personnellement d’une famille ROYNARD mais mes Roynard ne sont pas liés à ce jour aux autres. Les miens sont d’un milieu moins aisé et ici c’est un point à souligner car le baisemain et les formules de la lettre révèlent un comportement social en milieu aisé.

Je descends aussi de BOULAY mais là aussi je ne pense pas qu’il existe un lien quelconque.

Actuellement, le baisemain serait réservé aux dames, mais manifestement autrefois il a eu d’autres sens. Serait-ce que le fameux hommage féodal était un baisemain ?

Dictionnaire de l’Académie française, 8th Edition (1932-5)
BAISEMAIN. n. m. T. de Féodalité. Hommage que le vassal rendait au seigneur du fief en lui baisant la main. Il ne devait que le baisemain.
Il se dit encore d’un Geste de politesse qui consiste à baiser la main d’une dame pour la saluer ou pour prendre congé d’elle. Faire le baisemain.

Cet acte est aux Archives Départementales du la Sarthe, chartrier du prieuré de la Jaillette AD72-H486 f°88 lettre privé incluse dans le chartrier du prieuré de la Jaillette – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 18 octobre 1683 Saint-Georges-sur-Loire (procuration de S. Roynard à Mr Boullay de la Brosse) : ayant esté appellé aux assises de La Jaillette et croyant que vous pouvez estre subject aussi bien comme moi, je vous prie comparoir devant le sénéchal d’icelle, vous avouer subject en mon nom, requérir communication des obéissancs de mes prédecesseurs pour m’y conformer et si ma terre que j’ai acquise à grâce de vostre sœur est dudit fief le déclarer, s’il se trouvait que feu Me René Boullay mon ayeul maternel eust fourni par déclaration vous en fournirai une conforme je vous tiendrai en compte ce que vous aurez mis pour moy et vous en serai obligé ; la présente vous servira de procuration. Vous assure que je suis
signé S. Roynard
vostre très affectionné serviteur et ami
signé La Brosse
vous ferez mes baises mains à Mr de l’Airaudière et à sa belle famille, lui direz que nous avons salué sa santé ce jourd’huy avecq Mr de Chaumes

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Liste des aveux d’un jardin et grange Lemanceau à La Jaillette, 1785

Dimanche 17 juillet 2016

le chartrier de La Jaillette est partiel car le chartrier de l’abbaye de la Mélinais, dont il relevait, et qui était conservé à cette abbaye à la Révolution, a été beaucoup détruit.
Il existe cependant de curieuses récapitulations faites en 1785, peu auparavant qui citent les divers aveux contenus dans les volumes précédents alors.
Ces récaputilatifs sont brefs mais permettent en partie de dresser l’origine de propriété avant 1785.
En voici une, et je peux vous en mettre d’autres. J’ai tout le bourg.

Cet acte est aux Archives Départementales du la Sarthe, chartrier du prieuré de la Jaillette AD72-H488 f°99 article 39 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

  • grange et jardin à la Jaillette en 1785 :
  • Pour raison de 2 jardins dans l’un desquels est une grange le tout contenant ensemble 15 cordes ou environ situées au bourg de La Jaillette, joignant vers orient le cimetière dudit bourg de la Jaillette un chemin entre deux qui descend de la grande rue à la métairie de la Jaillette et à la rivière d’Oudon, et encore la maison et jardin de René Pontonnière denière référée d’autre côté le jardin de Perrine Chasserie veuve de Jean Bidault et la maison et jardin du sieur Bertrie prêtre, des articles suivants, d’un bout vers midi au jardin de la métairie de la Jaillette et par un recous à celui de ladite veuve Jean Bidault et d’autre bout à la grande rue dudit bourg de la Jaillette tendante à Louvaines au Lion d’Angers et par un recous audit chemin qui descend à la rivière d’Oudon, pourqoui est dû audit terme d’Angevine 6 deniers de cens et au temps des fanneries un bien à fanner dans le pré de la corvée de la dite seigneurie jusqu’à ce que le foin soit sec et en veille. Suivant les titres cy-après cités :
    Ancien censif article 4 et 6 qui met 4 de plus
    Aveu de La Jaillette à Roche d’Iré en 1750 article 54 qui met 4 deplus
    Déclaration de René et Michel Lemanceau en 1768 tome 3 folio 465 article 2,4
    Déclaration de Mathurin Lemanceau en 1745 tome 3 folio 355 articles 3,4
    Déclaration de Mathurin Lemanceau 1724 tome 3 folion 272 article 2
    Déclaration de Madeleine Suhard veuve Jean Hegu en 1688 tome 3 folio 175 article 2
    Déclaration de Jean Duchesne en 1559 tome 1er folio 227, 124
    Lesdites choses possédées par René Lemanceau tisserand demeurant à Sainte Gemme près Segré, un jardin clos et en hache contenant environ 6 cordes situé au bourg de la Jaillette joignant vers orient la maison et jardin de René Pontonnière d’autre costé le jardin de Perrine Chasserie veuve de Jean Bidault et par le manche de la hache le jardin de Michel Lemanceau qui suit, et y abouté d’un bout vers le nord par le dedans de la chache et par le manche de la hache au chemin qui descend de la grande rue à la métairie de la Jaillette et à la rivière d’Oudon et d’autre bout vers midi au jardin de la métairie de la Jaillette
    Déclaration dudit René Lemanceau en 1784 tome 4 folio 165
    Ledit Michel Lemanceau demeurant à Loizillerie paroisse de Louvanes : un morceau de jardin en hache contenant environ 7 cordes et demie, situé au bourg de la Jaillette ensuite et joignant vers orient le cimetière dudit bourg de la Jaillette un chemin entre deux tendant de la grande rue à la métairie de la Jaillette et à la rivière d’Oudon et par un endroit le jardin de René Lemanceau et aboutit d’un bout en partie vers idi et en autre partie au jardin de Perrine Chasserie veuve de Jean Bidault d’autre côté le jardin de René Lemanceau qui suit et par la hache celui dudit Bertrie et d’autre bout par le manche de la hache à la grande rue dudit bourg de la Jaillette où est le chemin de Louvaines au Lion d’Angers
    Déclaration dudit Michel Lemanceau en 1784 tome 4 folion 153
    Ledit René Lemanceau un petit morceau de jardin dans lequel est construit une grange situé au dit bourg de la Jaillette contenant une corde et demie ou environ, ensuite et joignant vers orient et aboutit d’un bout vers midi le jardin de Michel Lemanceau d’autre côté la maison jardin et appartenance du sieur Bertrie prêtre et d’autre bout à la grande rue dudit bourg de la Jaillette où est le chemin de Louvaines au Lion d’Angers
    Déclaration dudit Lemanceau en 1784 tome 4 folion 153

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    Aveu de Julienne Savary, veuve de Pierre Bellanger, au prieuré de La Jaillette : 1629

    Samedi 16 juillet 2016

    Cet acte est aux Archives Départementales du la Sarthe, chartrier du prieuré de la Jaillette AD72-H489 f°24 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :


    Le 15 octobre 1629 Julienne Savary veufve de Pierre Bellanger au lieu de Bellanger et de Messire Jean Hardouin, pour ung clotteau de terre labourable en équerre contenant 4 boisselées appelé « Hamelineau » sis près Peuvignon en la paroisse de Montreuil sur Maine, doibt audit prieuré par chacun an 9 sols de debvoir

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    Aveu de Jean Jacques Delaporte au prieuré de La Jaillette : Le Lion d’Angers 1748

    Jeudi 14 juillet 2016

    La Jaillette n’est pas au Lion d’Angers, mais le prieuré de La Jaillette possédait des terres sur d’autres paroisses, dont Le Lion d’Angers, donc ici 2 métairies.
    En fait ces possessions sont issues de dons ou legs très anciens fait au prieuré.

    Cet acte est aux Archives Départementales du la Sarthe, chartrier du prieuré de la Jaillette AD72-H486 f°391v – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :


    Le 15 septembre 1748 a comparu en sa personne monsieur Me Jean Jacques Delaporte ancien conseiller du roi grenetier au grenier à sel de Candé, demeurant en sa terre de la Grezière paroisse d’Aviré, lequel a dit être propriétaire de la métairie de la Massonnière sise en la paroisse du Lion d’Angers, pour raison de laquelle il doit à ce prieuré au terme d’Angevine 2 septiers de froment mesure rentière du Lion d’Angers en fresche du seigneur des Touches Valleaux, dont il dit en payer pour sa part 4 boisseaux sans division de ladite rente, qu’il promet et s’oblige servir et continuer par solidité ; plus a aussi déclaré être propriétaire du lieu et métairie du Chemin situé en la dite paroisse du Lion d’Angers, sur laquelle il doit à ce dit prieuré audit terme d’Angevine 6 boisseaux de froment susdite mesure du Lion d’Angers, qu’il promet pareillement servir et continuer ; lesdites rentes requérables, dont nous l’avons jugé et de son consentement condamné suivant ses offres à servir et continuer les susdites rentes tant en fresche et par solidité que hors fresche et en ce non compris ce qui sera exécuté etc mandant etc

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    Assises du prieuré de La Jaillette : la Rimonière en Louvaines, 1629

    Mercredi 13 juillet 2016

    Les assises, c’était autrefois la déclaration de l’impôt foncier au seigneur.
    Le seigneur ne possédait pas le fichier croisé de notre fisc actuel (fichier plus que très croisé en 2016 avec toutes les données bancaires de chacun de nous etc… l’état ayant remplacé le seigneur) mais on devait tout de même venir en personne faire sa déclaration

    Ici, on doit comprendre que les premiers sont héritiers et/ou acquéreurs des seconds, qui étaient les précédents déclarants.
    On comprend aussi qu’ils sont en sorte de fresche, puisque l’impôt est à départager ensuite entre eux (heureusement que le fisc actuel n’impose pas ma tour, à départager ensuite entre nous !!! ouf !!!! on ne serait pas sortis de l’auberge)
    Autrefois on s’entendait bien mieux entre voisins.

    Pour le nom de lieu :
    Je lis pour lieu RIMONIERE
    Le lieu n’existe ni sur la carte IGN actuelle, ni sur la carte de Cassini.
    Mais il est donné par le Dictionnaire du Maine et Loire de Célestin Port, première édition 1876
    MAIS IL NE FAIT QUE CITER LE NOM, sans plus
    Donc, le nom a bien existé autrefois, et je me suis demandée si cela ne serait pas devenu la Morinière actuelle ??? ou si le lieu a bel et bien disparu

    Cet acte est aux Archives Départementales du la Sarthe, chartrier du prieuré de la Jaillette AD72-H489 f°21 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :


    Le 15 octobre 1629, Pierre Jorret, Jean Besnard, Pierre Rigault, Jean et Jeanne les Beguins, Israel Boury, François Romain et autres, au lieu de René Joret, René Rougeul, René Joret et consorts, doibvent audit prieuré au terme d’Angevine 9 sols de debvoir pour leurs terres de la Rimonnière sises en la paroisse de Louvaines

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    Sentence contre René de la Marqueraie, le condamnant à payer au prieuré de La Jaillette la rente annuelle de 3 mines de blé seigle : 1631

    Samedi 9 juillet 2016

    Aubin Bienvenu en est alors le fermier, et en tant que tel le fermier vivait toujours au prieuré, de même que le fermier d’une seigneurie vivait au château.
    J’ai déjà longuement étudié le chartrier de la Jaillette et vous avez beaucoup de choses sur mon site depuis longtemps.
    Cette maison est toujours habitée par son propriétaire actuel et visitable les journées du patrimoine.

    Aubin Bienvenu travaillait donc pour le compte des Jésuites de La Flèche, et ceux-ci savaient compter et réclamer rapidement les sommes dues, car cette sentence ne fait suite qu’à 2 années dues, ce qui est peu, si je compare à tous les jugements rendus pour des sommes dues ou rentes dues, qui sont toujours plus importants.
    Ici, les Jésuites interviennent, alors que normalement le propriétaire n’a pas à intervenir et laisse son fermier poursuivre, mais j’ai toujours pensé qu’ils avaient conservé par devers eux les originaux du chartrier et que le fermier exécutait sans les preuves.

    Cet acte est aux Archives Départementales du la Sarthe, chartrier du prieuré de la Jaillette AD72-H485 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 8 février 1631, (parchemin) Sentence de la sénéchaussée d’Angers qui condamne Mr de la Marqueraye Sgr de Villegontier à payer à Aubin Bienvenu, fermier du temporal du prieuré de la Jaillette, la rente de 18 boisseaux de seigle sur le lieu de Villegontier
    Entre Aubin Bienvenu, fermier du temporel du prieuré de La Jaillette annexe de l’abbaye du Mélinaye évocquant les révérends pères jésuites du collège royal de la Flèche, abbés par annexe de ladite abbaye du Mélinaye évocqués et joincts avecq luy d’une part, et René de la Marqueraye escuier sieur de Vilgontier déffendeur d’aultre part, oui comparans lesdites parties scavoir ledit Bienvenu par maistre Philippes Coiscault, lesdits pères jésuites par Me Joachim Du Hardatz et ledit de la Marqueraie par Me Adam Eslie présent Pierre de la Marqueraie escuier son frère qui a chargé ledit Eslie de la cause licenciés ès loix respectivement leurs advocats procureurs ; Coiscault pour ledit Bienvenu a dit qu’il est deu chacuns ans à la recepte dudit prieuré de La Jaillette annexe de ladite abbaye du Mélinaye au jour et feste de Nostre Dame Angevine le nombre de 3 mynées de bled seigle bon net loyal et marchand de rente ancienne foncière ou legs mesure de Candé sur le lieu terre et appartenances et dépendances de Villegontier dont luy est deub seulement les arrérages de 2 années escheues au jour et feste de nostre dame Angevine 1629 partant conclud ledit demandeur à ce que ledit deffendeur soit condampné luy paier lesdits arréraiges et aux despends de l’instance et en cas de constestation que lesdits évocqués seront condampnés se joindre avecq luy pour soustenir ladite rente leur estre deue et à faulte de ce qu’ils seront condampnés en ses dommages intérests et despends ; Du Hardatz pour lesdits révérends père jésuites a dit que ladite rente ne peult estre contestée audit demandeur leur fermier d’aultant qu’ils ont droit et sont en possession immémoriale en suite de leurs prédécesseurs prieurs dudit prieuré de La Jaillette et abbés dudit Melinays d’en estre paiés par les seigneurs et possesseurs de ladite terre de Villegontier, que par transaction passée par devant Lefebvre vivant notaire royal en ceste ville le 22 octobre 1507 damoiselle Jehanne Restier héritière principal de feu noble homme Louis Restier vivant seigneur de ladite terre de Villegontier s’obligea vers révérend père en Dieu Jehan de la Barre abbé de ladite abbaye du Mélinaye au paiement des arrérages de ladite rente et iceux continuer à l’advenir sur, à cause et pour raison de ladite terre de Villegontier et depuis ont tousjours esté les arrérages de ladite rente paiés fors pour les arrerages demandés, partant se joignent avecq ledit demandeur et oultre concluent à ce que ledit deffendeur soit condampné paier servir et continuer à l’advenir audit terme d’Angevine à la recepte dudit prieuré de La Jaillette ladite rente de 5 mynes de bled seigle bon sec net loyal et marchand à ladite mesure de Candé, tant et si long temps qu’il sera seigneur en tout ou partie de ladite terre de Villegontier, et demande despends ; Eslis pour ledit de la Marqueraie a dit qu’il n’a cognoissance que ladite rente soit deue, demande delay de s’en informer pour venir à tel jour qu’il nous plaira. Sur quoy parties ouies lecture faite de ladite transaction passé par Lefebvre notaire royal en ceste ville le 22 octobre 1507 par laquelle appert ladite rente estre deue chacun an audit prieur sur ledit lieu de Villegontier l’avons condampné et condampnons ledit deffendeur paier audit demandeur lesdites 2 années d’arrérages de ladite rente de 3 mynes de bled seigle mesure de Candé à l’Angevine 1629 et ce soubz estimation commune que le bled a vallu en chacunes desdites années, icelle rente paier servir et continuer chacun an à l’advenir auxdits pères jésuites ou à leurs successeurs prieurs dudit prieuré tant et si longtemps qu’il sera seigneur en tout ou partie dudit lieu de Vilgontier et envoyons les parties sans despends fors pour le coust des présentes en quoy condampnons en oultre ledit deffendeur en mandant au premier sergent royal sur ce requis mettre ces présentes à exécution, donné en la sénéchaussée d’Anjou à Angers et expédié par devantnous François Boilesve conseiller du roi nostre sire assesseur civil et criminel audit siège le 8 février 1631

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