Les héritiers et les litiges sont nombreux et il existe beaucoup d’actes chez les notaires, rentraçant des années de transactions. Ici, le mari de l’héritière vient réclamer une part mais sans la vente des biens. Il faut que je vous précise que ce mari est un batard d’un personnage notable et même si notable qu’il a épousé une héritière noble et il va s’arranger pour ne pas lui faire d’héritiers et laisser tout l’héritage assez curieusement comme je l’ai écrit dans mon ouvrage l’allée de la Hée…
Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E5 :
(retranscription exacte, fautes d’orthotographe du notaire comprises …) Le 24 septembre 1644 après midy, devant nous Guillaume Guillot notaire du roy à Angers furent présents en personnes soubmis et obligés damoiselle Henriette de Portebise veufve de deffunct Philippe Duhirel sieur de la Hée es noms et qualités qu’elle procède et sans approbation d’icelles, demeurante au lieu de la Bodinière paroisse de Juvardeil d’une part, et noble homme Pierre de la Garrelerie mari de damoiselle Françoise Duhirel héritière en partie dudit deffunct sieur de la Hée et aussy es noms et qualités qu’il procède et sans les approuver, demerant au lieu noble de la Verrye paroisse de Soudan en Bretaigne, promettant faire agréer ces présantes à sadite femme et en fournir acte vallable dans le jour de Toussaint prochaine d’autre part, lesquels désirant vuider et terminer tous les différends et procès qu’ilz ont au subject d’iceux et recognoistre quels droits parts et portions leur peuvent compéter et appartenir es biens de l’hérédité dudit deffunct sieur de la Hée, et pour raison de quoy ilz avoient cy-devant commis messieurs Hamelin, Valtère et Gault advocats et après avoir ledit Garellerie conféré de l’offre faicte en jugement par ladite damoiselle de la Hée de faire valloir les héritages de ladite succession jusques à la somme de 60 000 livres tournois, en ce qui se recognoist desdits biens mentionnés et saisies qui en ont été faites, dont ledit deffunt estoit jouissant lors de son décès, ont convenu et accordé ce qui s’ensuit (f°2) c’est à savoir que ledit de la Garellerie esdits noms en tant qu’à luy touche a accepté et accepte ladite offre, consent et accorde que tous les héritages demeurent et appartiennent à ladite. de Portebize et en dispose ainsy qu’elle advisera pour ladite somme de 60 000 livres tz, jaçoit qu’ilz fussent trouvés de plus grande ou moindre valeur, à la charge et non autrement de représenter par icelle damoiselle de Portebise ladite somme de 60 000 livres pour estre payée et délivrée à qui il apartiendra et en attendant que les droitz et prétentions dudit de la Garellerie esdits noms soient apuréz, icelle de Portebize s’oblige à déposer entre les mains de personnes solvables en ceste ville au contentement dudit de la Garellerie 10 000 livres dans le jour et feste de Toussaints prochaine, ou baillera caution solvable dans ledit temps du fournissement desdits 10 000 livres et des intérests qui en pouroient courir après ledit terme de Toussaint, jusques au payement réel ; quelle somme de 10 000 livres demeurera et demeure par forme de nantissement et gaige spécial audit de la Garellerie sur ses droitz parts et portions si tant se trouvent monter et revenir, sauf à augmenter ou diminuer après ledit apurement fait, sans que iceulx deniers soit qu’ilz soient réellement déposéz ou qu’il en soit baillé caution come dit est, puissent estre destinés et employés ne saisiz et arrestés par les créanciers de ladite de Portebize, ne autre personne, sous quelque prétexte que ce soit (f°3) demeureront comme dit est le gaige et assurance particulière dudit de la Garellerie pour luy estre … après ledit apurement jusques à concurrance de sesdits droits et à ce faire lesdits dépositaires ou cautions contraints par les voyes de droits et laquelle caution ladite de Portebize pourra fournir soit en jugement devant monsieur le lieutenant général de ceste ville ou devant le sieur baillif de Pouancé, et à ce faire ledit de la Garellerie donne instance 8 jours devant, et pour faire ledit apurement et liquidation des droitz et terminer tous les différents et procès que les parties ont à raison de ladite succession circonstance et dépendance, ont d’abondant convenu et compromis compromettent et conviennent desdits sieurs Hamelin le jeune et Valtère l’aisné et Gault avecq pouvoir d’en donner leur jugement arbitral ainsy qu’ils verront bon être, à quoy les parties promettent respectivement obéir en tous points et articles sur peine de 3 000 livres de peine commise que le contrevenant sera tenu et contraint payer à l’acquiescant avant qu’estre receu appellant ne rien dire au contraire, et pour procéder audit arbitrage metteront si fait n’ont leurs pièces par devant les sieurs arbitres à ce qu’ils donnent leurdit jugement dans le jour de Noël prochain, et après avoir ladite de Portebize réellement déposé 10 000 livres tz ou baillé caution de ce faire comme dit est, elle entrera en la libre jouissance et disposition desdits héritages, sans préjudice des droitz dudit de la Garellerie en cas qu’ilz excèdent lesdits 10 000 livres, et dès à présent consent iceluy de la Garellerie comme se faisant fort (f°4) de René Trovallet fermier judiciaire d’iceulx jouisse dudit bail baillant par elle cation et en cas que procédant audit apurement et liquidation à part et séparément du bien paternel et de celui du bien maternel en sera fait appréciation sur les 60 000 livres pour le total tant paternel que maternel par lesdits sieurs arbitres si faise se peut sinon en passer par l’advis de gens du pays dont ils conviendront devant lesdits artbitres aux frais de ladite de Portebize, et en faveur des présentes et de la cession dudit bail afferme (pour « à ferme ») a icelle de Portebize en outre donné et promis payer audit de la Garellerie la somme de 1 400 livres tz qu’elle sera tenu et promet luy payer dans ledit jour de Toussaints prochains sans que cela puisse néanmoins augmenter ou diminer les droits parts et portions qui se trouveront appartenir audit de la Garellerie par ledit apurement ny que ce dont puisse estre tiré à conséquence par les autres cohéritiers comme n’ayant esté faict qu’en la considération particulière dudit de la Garellerie et de la cession dudit bail afferme et du remboursement de 106 livres qu’il avoit payé pour elle au sieur du Troussay et 18 ou 20 livres que le deffunct sieur du Grée beau-frère dudit de la Garellerie auroit payé en l’acquqit de ladite succession et en cas que les droits ne fussent apurez et liquidez dans le jour et feste de Pasques prochaine au plus tard soit faulte d’avoir sentence ou qu’il y en eut appel ou autrement (f°5) ledit de la Garellerie prendra et touchera purement et simplement à valoir sur ses droits sur lesdits 10 000 livres qui auront esté déposé ou de caution d’icelx la somme de 3 000 livres en déduction de ses droits ; et à faulte de faire par ladite de Portebize ledit dépot réel desdits 10 000 livres ou caution d’icelle dans le jour de Toussaint ces présentes demeureront et demeurent entièrement nulles et résolues comme non faictes ne advenues sans forme ne signe de procès, et les parties en leurs droits et prétentions pour s’en aider ainsi qu’ils verront bon estre fors à l’esgard des 1 400 livres qui doivent être payées en faveur de ladite cession de bail et remboursement de dettes, lesquelles 1 400 livres seront payées nonobstant ladite nullité ; car ainsy le tout a été voulu stipullé et accordé entre les parties, lesquelles à l’effet et accomplissement dommages etc se sont respectivement obligées et obligent etc renonczant etc foy jugement condemnation etc fait et passé à Angers en la maison de Me René Pétrineau luy présent et Me Pierre Janvier praticien demeurant audit lieu tesmoings etc les parties adverties du scellé suivant l’édit, et pour l’effet et exécution des présentes circonstances et dépendances ont les parties respectivement esleu et élisent leurs domiciles en ceste ville savoir ladite de Portebize maison de Me Sébastien Valtère le jeune advocat et ledit de la Garellerie (f°7) en la maison de Me René Petrineau aussi advocat pour y estre faict et donné tous adjournements actes et exploits de justice requis et nécessaires qu’ils consentent estre de pareil effet et vertu comme si faits et donnés estoient à leurs propres personnes ou domiciles ordinaires
Mathurin Hiret, prêtre en Normandie, est décédé, voici ses neveux, Villepôt 1605
Voici un acte considéré par beaucoup comme mineur et sans intérêt, alors qu’en filiation il est parlant. Il s’agit d’une simple procuration, et elle confirme ce que j’avais déjà sur 3 autres actes, mais un acte supplémentaire c’est toujours bon à prendre. J’y retrouve mon ancêtre Michel Hiret de Villepôt alors étudiant à l’université d’Angers et ses frères sont cités, ainsi que 2 oncles, l’un décédé était prêtre en Normandie, l’autre est François Coiscault, leur curateur, qui a épouse Françoise Gault, soeur de leur mère Mathurine Gault. J’aime bien ce petit acte mineur car il confirme encore tout ce que j’avais trouvé, mais aussi il me rappelle mes études à Angers en 1958.
Comme promis hier, je vais vous mettre dans un immense fichier très complet de tous mes Hiret, et uniquement les miens, donc ceux qui incluent Michel Hiret mon ancêtre, alors qu’il existe beaucoup d’autres Hiret, non liés, que j’ai aussi dû étudier pour y voir plus clair entre eux… ce que ne semble pas beaucoup de généalogistes avoir fait et ils se contentent de copier les erreurs des autres… voilà ce que l’informatique a fait, un désastre généalogique … je l’avais analysé et publié GENEAFOLIE en 2007 mais c’est pire en 2023 …
Le premier principe de la chimie est la source exacte notée dans ce qu’on appelait et appelle toujours des cahiers de laboratoire qui notent tout ce que l’on a observé. Je me contente en généalogie de chercher les sources fiables et je publie sans aucun mélange avec d’autres sources car trop d’erreurs se promènent dans la généalogie informatisée actuelle, ainsi je transmettrais après ma mort, des travaux fiables pour l’éternité, n’en déplaise aux informaticiens, qui ont par ailleurs aussi généré le FALK NEWS sur le WEB…
J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E8 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le mercredi 9 février 1605 avant midy, par devant nous René Serezin notaire royal à Angers feurent présents en leurs personnes Me René et Michel les Hiretz demeurant savoir ledit René en ceste ville escollier estudiant en l’université d’icelle et ledit Michel en la paroisse de Villepotz pays de Bretagne évesché de Rennes, lesquels soubzmis soubz ladite court ont recognu et confessé que lecture leur a esté faite par nous notaire de céans de mot à mot la procuration cy devant et dès le 3 mai 1602 constitué par Me François Coiscault leur curateur à Me Jehan Hiret leur frère aisné pour vendre et alliéner tous et chacuns leurs droits et actions qui leur compètent et appartiennent en la succession de defunt Me Mathurin Hiret leur oncle vivant prêtre curé de Saint Germain de … duché de Normandie tous meubles et immeubles situés audit pays de Normandye comme apert par ladite procuration passée soubz la cour de Pouancé par devant Deniau et Dubois notaires laquelle procuration lesdits (f°2) René et Michel les Hiretz ont en tant que besoin est ou seroit loué ratiffié confirmé et approuvé … donné et donnent pouvoir audit Me Jehan Hiret de vendre avec et en leur … et du consentement de Me Ollivier Hiret aussi leur frère escollier en ladite université de ceste ville, tous et chacuns les héritages rentes et choses immeubles qui leur compètent et appartiennent à caude de ladite succession dudit Hiret leur oncle situés audit pays de Normandye et ès environs, recepvoir le prix desdites venditions admortissements de rentes et arrérages d’icelles le tout suyvant et conformément ladite procuration et généralement de faire et procurer etc promectant etc et à ce faire s’en sont obligés etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc fait et passé audit Angers à notre tablier en présence de Me Michel Gondard et Jullien Pertuis
Mathurine Hiret, épouse d’Adrien Leconte, notaire royal à Angers, cèdde ses parts de la succession de ses parents, Pouancé 1556
et naturellement l’acheteur est lié car il s’agit de Jean Allaneau époux de Renée Hiret.
Jean Alaneau est chatelain de Pouancé, et ils sont les auteurs de la branche Allaneau, plus fortunée que l’autre, qui donne des conseillers au Parlement de Bretagne etc…
Adrien Leconte est notaire royal à Angers de 1532 à 1555. Il a sans doute vendu son office après 23 ans de travail pour en quelque sorte prendre sa retraite, car il est clair qu’il vit encore en juillet 1556. Je le savais avant la trouvaille qui suit, proche parent des Allaneau et/ou Hiret du Pouancéen, mais ne savais pas comment. Cette fois, j’ai donc son épouse, ses feux beaux-parents, et son beau-frère Olivier Hiret.
L’acte nous donne les parents de Mathurine Hiret, à savoir Olivier Hiret et Michelle Orry.
Ce couple a aussi un fils Olivier Hiret, dont la filiation est également prouvée par cet acte.
J’avais étudié ces HIRET durant 10 longues années, et publier mon ouvrage les concernant « l’Allée de la Hée des Hiret, gentilshommes mi-Bretons mi-Angevins 1500-1650 ».
Je remonte donc avec preuves avant Olivier 1er époux de Mathurine Gault. Je l’avais en 1999 nomme Olivier 1er faute de filiations suivies jusqu’à un autre Olivier Hiret qui rend aveu avec Jean Hiret en 1513 à la baronnie de Pouancé. Or, plusieurs actes, trouvés par moi depuis la parution de mon ouvrage (ci-dessus), me permettent de remonter une génération avant Olivier 1er à un autre Olivier son père.
Je publie ici l’un de ces actes, qui ne précise malheureusement pas comment Renée Hiret est liée. Et voici ce que donne cette vente de part de succession d’Olivier Hiret et Michelle Orry effectuée en 1556 selon cet acte notarié :
Olivier HIRET † avant juillet 1556 Proche parent de Jean Hiret vivant en 1513, de Renée Hiret épouse vers 1545 de Jean Allaneau x vers 1510-1515 Michelle ORRY † avant juillet 1556
1-Mathurine HIRET † après juillet 1556 x Adrien LECONTE † après juillet 1556 Notaire à Angers de 1532 à 1555, demeurant à Angers saint Maurice en 1556
2-Olivier HIRET † après juillet 1556 que j’avais autrefois nommé « Olivier 1er » qui suit
Olivier « 1er » HIRET Sr du Drul °avant 1556 †1587/1599 Avocat à Pouancé. Fils d’Olivier HIRET et de Michelle ORRY x1 Macée LEROY en 1ères noces dont Katherine et Jean x2 /1582 Mathurine GAULT †/1601
1-Katherine HIRET †Senonnes 26.3.1614 elle est manifestement proche parente d’Olivier et Michel Hiret, sans doute leur soeur x /1603 Nicolas COCONNIER Sr de la Grée †elle/ Dont postérité suivra
2-Jean HIRET Sr du Drul †1626/ Sieur du Drul au moins de 1615 à 1627 x /1610 Françoise DU BAILLE Dont postérité suivra
3-Olivier « 2e» HIRET Sr du Drul (de Mathurine Gault) °Pouancé 15 octobre 1582 †1639 Avocat à Angers à Angers x Angers StMaurille 10.8.1610 Françoise MALLEVAULT 1648/ Fille de Me Pierre Sr des Portes At à Angers et Jacquine Quentin SP
4-René HIRET °Pouancé 21.10.1584 †1644 Filleul de Julien Legoulx « le jeune », et Catherine Gault. Chanoine de Craon StNicolas
5-Michel HIRET °Pouancé 4.2.1587 †1630 Filleul de Michel Garreau et de Renée Gauld x Senonnes 31.1.1611 Katherine FOUYN Dont postérité suivra
Le 25 juillet 1556, en la cour du roy nostre sire à Angers (devant Lemelle notaire Angers) endroit estably Adrian Leconte notaire royal et Mathurine Hiret son espouse de luy auctorisée etc demourans en la paroisse monsieur saint Maurice d’Angers d’une part, et Me Jehan Alasneau chastellain de Pouancé d’autre part, soubzmectant lesdites parties l’une vers l’autre etc leur hoirs etc confessent etc scavoir ledit Leconte et sadite espouse avoir vendu etc et encores etc vendent cèdent etc perpétuellement par héritaige audit Alasneau qui a achapté pour luy et Renée Hiret son espouse leurs hoirs etc tous et chacuns les droits noms raisons et actions parts et portions de héritaiges et biens meubles qui auxdits vendeurs peuvent compéter et appartenir et leurs sont eschuz et advenuz par la mort sucession et trespas de deffunctz Olivier Hiret et Michelle Orry père et mère de ladite Mathurine quelque part que lesdites choses soient situées et assises ès paroisses de Saint Aulbin de Pouancé, Villepotz et La Prévière sans rien en excepter ne réserver fors la portion desdits vendeurs qu’ils ont receuz des deniers et meubles de ladite succession jusques à ce jour qui ne sont entendus en la présente vendition et dont ils ne seront tenus faire aulcun raport ne semblablement des deniers de leur mariage et dont ledit Alasneau demeure tenu les garantir et acquiter vers tous, fors à Olivier Hiret seulement en faisant semblablement raport audit Leconte par ledit Olivier desdits deniers qu’il a receuz de la succession et meubles dépendant d’icelle, lesdites choses tenues et sises ès fiefs des seigneurs et lieux anciens et accoustumés desquels les partyes ont dit n’avoir cognoissance pour ce qu’elles procèdent d’une généralité et succession; transportans cédans etc et est faicte la présente vendition pour le prix et somme de 850 livres tournois que ledit acquéreur a promis doibt et demeure tenu payer et bailler auxdits vendeurs et en leur maison Angers scavoir dedant la Toussainctz prochainement venant la somme de 400 livres tournois et la somme de 450 livres tournois dedans la sainct Jehan Baptiste aussi prochainement venant; et oultre est faite ladite vendition o condition et charge expresse dudit Alasneau achapteur lequel a promis et demeure tenu acquiter garantir et rendre quicte et indemne lesdits vendeurs envers tous de toutes debtes charges rentes debvoirs et rapors quelconques en quoy iceulx dits vendeurs pourroient estre tenus à cause de ladite succession et comme héritiers desdits deffunctz Olivier Hiret et Michelle Orry fors et et réservé du raport de leur dit mariage vers ledit Olivier Hiret leur frère seulement o les conditions clauses et modifications dessusdites
aussi ne sont comprins ne entendus en ceste présente vendition les deniers dont les héritiers feu Anthoine Advice sont ou pourront estre tenuz de faire raport auxdits vendeurs pour raison de l’office dudit deffunct Advice en tant que desdits deniers en appartient à iceulx vendeurs, ensemble d’autres deniers et meubles desquels n’a esté fait raport et dont lesdits vendeurs entendent et en pourroit faire semblablement poursuite contre iceulx dits héritiers dudit Advice ainsi que bon semblera auxdits vendeurs ; à laquelle vendition et tout ce que dessus est dit tenir etc lesdites choses vendues garantir etc du fait desdits vendeurs seulement etc dommaiges etc obligent lesdites parties l’une vers l’autre etc leurs hoirs etc et mesmes les biens et choses dudit Alasneau à prendre etc renonçant etc foy jugement condemnation etc fait et passé Angers ès présence de Jehan Leroy marchand et René Vaillant demeurant audit Angers tesmoings et a ledit achacteur payé pour le vin de marché proxénetes et intermédiaires de ces présentes du consentement des parties 10 escuz sol
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René Gadel, 43 ans, boulanger 118 rue Saint Jacques : une des victimes de l’accident terrible des 24 h du Mans, 1955
En ce 12 juin 1955, j’allais sur mes 17 ans, la TSF avec ses grosses lampes était le seul moyen d’information, mais elle avait vite raisonner dans tout le quartier Saint Jacques à Nantes. Notre boulanger, René Gadel, ne reviendrait pas du Mans, car un accident terrible venait de s’y passer. Les infos circulaient alors très vite car les grandes surfaces ne sévissaient pas encore, et le réfigérateur nous était alors encore inconnu. Chaque matin nous devions faire les courses ; lait, viande, pain etc… Alors dans le quartier l’écho du drame des 24 h du Mans résonnait.
Certes, je n’ai jamais vu René Gadel, car c’était toujours la boulangère derrière le comptoir. Mais chaque année, lorsque j’entends à la télé parler des 24 h du Mans, j’ai d’abord la mémoire de René Gadel, parti les voir et jamais revenu.
Il fut inhumé le 12 août suivant au cimetière Saint Jacques à Nantes, boulanger 118 rue Saint Jacques, à l’âge de 43 ans. Son acte de décès ne figure pas sur le registre de la ville de Nantes, sans doute car il est décédé au Mans, des suites de l’accident, qui a fait plus de 82 morts et 120 blessés. Selon Wikipedia c’est le plus grave accident du sport automobile.
Si il y a un sport que je regarde jamais c’est bien celui là, mais quand vient la mi juin, cette année c’est ce 20 septembre pour raison de la pandémie, je n’oublie pas ce terrible accident. Cette année, il semble que le public ne risque rien car il n’y en a pas, du moins c’est ce que j’ai cru comprendre, et je me suis même fait la réflexion : le public ne risque rien.
Robert de Blavou transige avec l’un de ses frères, Jean, au sujet des partages, Chemillé 1520
voici encore ce personnage, et les magnifiques signatures DE BLAVOU
Cette page de mon blog était parue en août 2012 mais je la remets ici en ajoutant la vue des noms des DE BLAVOU car il existe encore des prétendus généalogistes qui ne savent que copier Gontard, Port et Denais donc recopient leurs erreurs (Je vais revenir sur ce point très grave). Sur la vue de la première page de l’acte je vous ai souligné en rouge les DE BLAVOU et FLORENTIN leur terre du Plessis Florentin, et vous pouvez voir que le U final a toujours la queue en l’air le N final la queue en bas, donc il s’agit bien des DE BLAVOU comme les innombrables actes sur cette famille que j’ai retranscrits. Pour tous les voir, cliquer sous les pages au mot-clef BLAVOU
Le 13 mars 1520 (Couturier notaire royal Angers) comme procès fussent meuz et pendans en diverses cours et juridictions où espéré à mouvoir entre honorables personnes maistre Robert de Blavou licencié ès loix sieur du Plessys Florentin demandeur d’une part, et Jehan de Blavou sieur de la Chamelière deffendeur d’autre
pour raison de ce que ledit de Blavou sieur du Plessys Florentin disoit que en passant faisant et accordant entre lesdites parties et leurs autres cohéritiers ès successions de leurs deffuncts père et mère les lotz et partaiges des biens desdites successions il avoit esté énormément circonvenu et déceu et à icelle cause avoit obtenu lettres royaulx adressées au séneschal et juge royal d’Anjou où à leur lieutenant et chacun d’eulx à Angers naratives desdits partaiges par lesquelles luy avoit esté mandé que s’il apparessoit du contenu en icelles cassés résolus et anuler lesdites lettres de partaige à l’encontre dudit Jehan de Blavou et tous les autres cohéritiers d’iceluy demandeur à luy suppléer ce qui deffauldroit de vrai et juste partage des choses desdites successions
sur le débat et jugement desquelles lettres royaulx impugnées et débatues par ledit Jehan de Blavou soy faisant ce procès entre lesdites parties par devant ledit juge d’Anjou ou son lieutenant Angers lequel fust encore indécis entre eulx
aussi se fut meu ou espéré mouvoir autre procès entre ledit maistre Robert de Blavou demandeur d’une part et ledit Jehan de Blavou deffendeur d’autre part pour raison de cque ledit demandeur disoit que dès le jour du jugement l’an 1477 deffunt maistre Jehan de Blavou leur père auroit vendu créé constitué et assigné à toujours mais perpétuellement par héritaige à Jehan Breslay la somme de 80 livres tournois par ypothéque universel sur tous et chacuns les biens présents et avenir d’iceluy maistre Jehan de Blavou et que en faisant entre les parties et leurs autres cohéritiers partage des choses héritaulx des successions dudit deffunt maistre Jehan de blavou leur père et Ysabeau Breslay leur mère ledit Jehan de Blavou estoit demeuré tenu poyer continuer et acquiter aux héritiers dudit Jehan Breslay la septiesme partie par indivis de ladite rente montant icelle septiesme partie la somme de 11 livres 8 sols 7 deniers tz pour sa contrepart et portion desdits 80 livres de rente
disoit iceluy demandeur qu’il avoir piecza acquis de Me Pierre Breslay frère dudit Jehan Breslay ladite somme de 11 livres 8 sols 7 deniers en laquelle ledit Jehan de Blavou luy estoit tenu et à cette cause demandoit à avoir poyement de ladite ernte sur les biens dudit Jehan de Blavou
auquel procès desdites lettres royaulx ledit Jehan de Blavou est deffendeur par plusieurs causes et sur ce les parties estoient appointées à exoposer par faits contraires et y avoit procédé par certaine forme et manière et esdoient les parties en grand involution de procès
pour ce est-il que en la cour du roy notre sire à Angers endroit personnellement establiz ledit Me Robert de Blavou damoiselle Renée Pinoys ? sa femme de luy suffisamment auctorisée par devant nous quant audit fait d’une part
et ledit Jehan de Blavou sieur de la Chaumelière paroissien de CHanzeaux d’autre part
soubzmectant eulx leurs hoirs en tant et pour tant que à chacun d’eulx touche etc confessent de leur bon gré sans contrainte ne aucun pourforcement que pour nourrir paix et amour fraternel entre eulx et éviter à procès avec le conseil de leurs amys et conseils ils ont aujourd’huy transigé et apointé et encores par devant nous et par la teneur de ces présentes transigent et apointent de et sur lesdits procès cy dessus déclarés en la manière qui s’ensuyt
scavoir est que ledit Me Robert de Blavou et sadite femme ont baillé et transporté et par ces présenes baillent et transportent par contrat d’eschange audit Jehan de Blavou pour luy ses hoirs etc la somme de 11 livres 8 sols 7 deniers de rente qu’il avoit droit d’avoir et prendre par chacun an sur ledit Jehan de Blavou et pour recompense de ladite rente ledit Jehan de Blavou a délaissé et transporté et par ces présentes délaisse et transporte audit Me Robert de Blavou et sadite femme leurs hoirs etc le nombre de 7 septiers de seigle de rente mesure de Chemillé que ledit Jehan de Blavou avoit droit d’avoir et prendre par chacun an le jour de la Pacque sur les quartiers chaintres détenteurs du lieu et appartenances de la Brisauderye sise au fié du Plessys Florentin comme il appartient par adveu rendu à ladite seigneurie du Plessys Florentin lequel adveu et une sentence ledit Jehan de Blavou a baillé audit Me Robert de Blavou en passant ces présentes pour luy servir ce que de raison
et pour ce que ledit maistre Robert de Blavou disoit que lesdites 11 livres 8 sols 7 deniers tz de rente valloient plus que lesdits 7 septiers seigle de rente ledit Jehan de Blavou a baillé et poyé content en notre présence audit Me Robert de Blavou et sadite femme qui aussi pour demourer quite du suployement desdits partages et de tous les procès dessus déclarés la somme de 60 livres tz de laquelle somme ledit Me Robert de Blavou et sa dite femme se sont tenus à content et bien poyés e en ont quicté et quictent ledit Jehan de Blavou ses hoirs etc
et du tout lesdites parties sont demourées à ung et d’accord, auxquelles choses dessus dites tenir et accomplir etc et lesdites choses baillées et eschangées garantir etc dommages etc obligent lesdits esabliz eulx leurs hoirs etc renonczant etc et ladite femme au droit velleyen etc foy jugement et condemnation etc
a ledit de Blavou rendu audit Jehan de Blavou une lettre obligataire singé R. Bridet et F. Lemoine datée du 16 août 1509 contenant que Me Pierre Breslay vendit audit Me Robert de Blavou ladite somme de 11 livres 8 sols 6 deniers
présents à ce honnestes hommes et saiges Me René Mesme sieur de la Mercerye François Yvon licencié ès loix
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Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog.
Charles, Marc, Pierre, Jean Belot, enfants de Mathurin et Mathurine, tous drapiers, Angers 1522
Je descends d’un BELOT drapier à Pouancé, et bien que je ne puisse établir aucun lien avec les Belot drapiers à Angers, je m’y intéresse vivement, car je reste persuadée qu’ils étaient drapiers de père en fils et qu’il y a une forte probabilité pour que le mien s’y rattache, et sans doute, un jour, après moi, un chercheur dans les archives notariales, trouvera un acte de mariage ou succession, ou une transaction qui permette d’établir un lien. Mais, je le répète, à ce jour, ces BELOT sont pour moi dans les NON RATTACHÉS, ce qui est ma méthode jusqu’au jour ou peut-être un acte donnera un lien. Mais j’ai 85 ans, je ne peux plus me rendre à Angers, et ce sera un autre chercheur avec ma méthode rigoureuse, car uniquement basée sur les preuves fiables : notaires, chartriers, et non les racontars dont beaucoup de généalogistes étaient friands aux siècles passés, et pire de nos jours.
L’acte qui suit est riche en informations généalogiques puisque c’est une transaction entre frères et l’acte donne les parents.
Mathurin BELOT †/1522 x Mathurine †1522/
1-Charles BELOT †/1522 x Jeanne TANNERIE †1522/
2-Marc BELOT †/1522
3-Pierre BELOT †1522/
4-N. BELOT x Colas GUYET †1522/
5-Jean BELOT †1522/ curé de Souvigné
Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E5 – Voici sa retranscription (je vous mets les 2 premières vues pour vos exercices de paléographie) :
Le 30 novembre 1522 Comme dès le 1er mai 1519 honnestes personnes feu sire Marc Belot en son vivant marchand d’une part, et honneste femme Jehanne Tannerye veuve de feu sire Charles Belot d’autre part, eust esté fait contrat et association par entre eux touchant le fait de marchandises de drapperie durant le temps de 3 ans lors prochainement venant ainsi et comme plus à plein appert par lettres de contrat d’icelle association passé par nous notaire souscript, durant le temps de laquelle association est ledit Marc Belot allé de vie à trépas au moyen de quoi luy auroit succédé honneste femme Mathurine veuve de feu Mathurin Belot sa mère, laquelle ensemble ladite Tannerye auroient fait vendition des draps et biens de ladite association par plusieurs personnes à ce cognoisseurs, mesme par sires Pierre Belot et Colas Guyet marchands drappiers en la présence de vénérable et discret maistre Jehan Belot licencié es droits curé de Sauvigné, lesquels les Belots enfants de ladite Mathurine, par lesquels a esté trouvé ladite marchandise et biens d’icelle association valoir tant de draps debtes que autres choses jusques à la somme de 2 652 livres 5 sols 6 deniers, sur le total de laquelle somme ladite Tannerye a repris de ladite association la somme de 431 livres tournois (f°2) pour remboursement de pareille somme que ladite veuve avoit baillé à ladite association des debtes dudit feu Charles Belot son mary et elle, qu’elle estoit tenue prendre en debtes à la fin de ladite association comme il est contenu par le contrat d’icelle association, et sur le parsus de ladite somme de 2 652 livres 5 sols 6 deniers tz a esté pour ladite Tannerye d’une part, et lesdits maistre Jehan et Pierre les Belots pour et au nom d’eulx faisant fort de ladite Mathurine leur mère héritiers dudit feu Marc Belot le principal … (encore 5 pages de détails des partages)