Suisse d’église, ou bedeau

Le billet du 26 février Prison pour femmes, mettait un bedeau en scène.

Le bedeau réapparaîtra demain dans un chapitre de Nantes la Brume, sous le vocable de Suisse :

Le Suisse, bariolé d’or et de rouge comme un polichinelle du jour de l’an, précédait de sa pertuisane les choristes et les prêtres chamarrés de chasubles éclatantes.

Voici la pertuisane, selon le Littré, Dict. de la langue française, (1877)

La pertuisane est une ancienne arme d’hast, dont le fer présente une pointe à la partie supérieure, et, sur les côtés, des pointes, des crocs, des croissants. Avant l’ordonnance de 1670, qui ordonna l’usage de la pique, chaque compagnie d’infanterie avait quelques soldats armés de pertuisanes, pour arrêter les efforts de la cavalerie. La pertuisane diffère de la hallebarde, en ce que le fer de la pertuisane est long de dix-huit à dix-neuf pouces, tandis que celui de la hallebarde a neuf à dix pouces, Ordonn. de 1689 (sur la marine), XVII, titre 3.

Ces armes sont étudiées en détails et vues sur ce site. Vous y verrez aussi l’esperon, petit cousin de la pertuisane, et les deux illustrations sont avec un gland de passementerie qui illustrerait bien le Suisse.

Suisse : Nom donné au domestique à qui est confiée la garde de la porte d’une maison, parce qu’autrefois ce domestique était pris ordinairement parmi les Suisses. Il m’avait fait venir d’Amiens pour être Suisse (Racine). — On dit maintenant, portier ou concierge. – Nom donné aux soldats de la nation suisse qui servaient en corps dans les armées étrangères.


(Dic. Enc. Larousse, 1933)

Suisse d’une église : celui qui, vêtu d’un uniforme spécial, coiffé d’un bicorne, armé de la hallebarde et de l’épée, est chargé de la garde d’une église et qui précède le clergé dans les processions, etc.


A gauche, tel que le voyait l’Encyclopédie Quillet en 1938, à droite celle de Larousse en 1933 : Larousse penche pour la hallebarde, et Quillet pour la pertuisane.

    Proverbe : Point d’argent, point de suisse, par allusion aux Suisses qu’on louait comme soldats mercenaires ou comme domestiques.

Huit Cent-Suisses, compagnie de Suisses qui veilla à la sureté personnelle des rois de France de 1496 à 1792.

Gardes suisses, soldats de la garde du pape.

Le Suisse d’église existait encore dans les années 50 à Nantes, et fut sans doute supprimé lorsqu’on institua une seule classe pour tous les services religieux. Il semble avoir été tenu par des retraités, comme l’atteste celui de Saint Jacques de Nantes, en 1937, avec pommeau (il me semble que c’est le nom de cette espèce de canne) et épée, mais sans hallebarde ou pertuisane. Cela avait fière allure à la sortie des mariages. Toute la génération née avant 1950 s’en souvient et vous ?


église Saint-Jacques de Nantes, 1936

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet seule une citation ou un lien sont autorisés.

35 réponses sur “Suisse d’église, ou bedeau

  1. Report des commentaires parus dans mon ancien blot :
    Stanislas, le 8 mars : autre expression

    Boire/ Manger en Suisse

    « Boire ou manger en Suisse » signifie « boire ou manger tout seul, sans inviter personne, en cachette ».
    Cette expression semble dater de 1850, époque à laquelle les gardes suisses payaient chacun leur consommation, contrairement aux soldats français qui payaient la « tournée », chaque soldat, chacun à son tour, offrant les consommations aux autres. http://www.institut-parisien.com/IPmag/archives/IPmag16/lesaviezvous.php

    Marie-Laure, le 8 mars : L’illustration du Larousse correspond bien avec mes souvenirs = hallebarde.Mon Suisse n’était pas agé…et c’était dans mon cas après 1950… C’ est bien cela l’expression : « faire Suisse », était ce par manque de générosité ou parce qu’ils étaient isolés ou bien « payer un pot » n’était pas leur coutume…? en GB: il y a l’expression: » to go Dutch » (=Hollandais) ,quand de sortie chacun paye sa part …

    galissonnière, le 8 mars : Effectivement je me souviens très bien du Suisse de l’Eglise Ste Thérèse de Nantes. Il y en avait un au mariage de ma soeur ainée en 1952, vêtu de rouge, avec hallebarde et canne à pommeau, tapant régulièrement le sol de sa canne. C’était un monsieur très digne , avec cheveux blancs et moustache blanche qui le reste de la semaine était concierge dans un immeuble du bd Boulay Paty, et qui même dans cette fonction, avait une grande prestance, vêtu d’une chemise blanche, pantalon de velours noir, et grand tablier bleu marine En 1955 lors de mon mariage il n’y avait plus de suisse à Sainte Thérèse

    Marie-Laure, le 8 mars : Sujet bien à propos vu que leur commandant : Colonel Elmar Maeder,45 ans, vient de donner sa démission ne voulant pas partager la protection du Pape avec la gendarmerie du Vatican. Il retourne en Suisse…

  2. Ce dimanche 12 octobre 2008, à la messe radio-télévisée sur Fr2, célébrée à Josslin, il y avait un Suisse aliàs Bedeau, en tenue telle que décrite dans ce billet ! Je me réjouis de constater que cette coutume perdure encore quelque part en France ! c’était solemnel !

  3. Les gardes suisses du Vatican n’ont pas grand chose de commun avec les suisses d’église. Les gardes du Vatican sont des militaires engagés sur contrat, en fait les héritiers des mercenaires suisses qui ont servi pendant des siècles divers pays : François Ier les a combattus et admirés à Marignan en 1515 et, depuis cette date il y a toujours eu des soldats suisses au service de la France pendant 4 siècles.
    L’origine des suisses d’église remonte aux Ordonnances Royales des 16 avril et 33 décembre 1771 instituant la « vétérance à haute-paye » c’est à dire une pension de retraite pour les vieux soldats, la première pour la cavalerie et l’infanterie française, et la seconde pour l’infanterie étrangère de l’armée du Roi. Mais … on avait oublié d’y inclure les troupes suisses ! Il a donc fallu trouver une solution de rechange, les invalides ne pouvant que difficilement rentrer au pays où ils auraient dû vivre de la mendicité (ce ne sont pas des Lois sociales mais des mesures visant à ne pas troubler l’ordre social et la paix publique). On a donc envoyé les suisses invalides démobilisés dans les paroisses du Royaume pour en assurer le gardiennage, la police et le service d’honneur, à la charge des paroissiens bien sûr. Ces vieux soldats, disciplinés et tempérants ont été très bien accueillis par la population et sont devenus une figure colorée et familière parmi les employés paroissiaux. Le surplus a été placé pour assurer le gardiennage d’édifices publics et privés et sont l’ancêtre de nos concierges.
    Les suisses d’église ont gardé leur uniforme rouge pour les solennités, et portaient leur capot (redingote) bleu-gris pour les jours ordinaires. Ils portent leur épée, privilège royal accordé aux vétérans de plus de 25 ans de service dans l’armée. Ils sont armés de la hallebarde conformément au règlement de l’Hôtel des Invalides de 1716 qui attribue cette arme aux invalides incapables de se servir d’un fusil (manchots, et tous invalides des membres supérieurs). La pertuisane était attribuée aux bas-officiers (nos modernes sous-officiers) et la lame large de cette arme permettant des décors ciselés l’a fait souvent préférer pour les gardes d’honneur (songez aux Beefeaters de la Tour de Londres). La canne à pommeau est dérivée de la masse des huissiers (à l’origine les huissiers sont des gardiens d’huis, c’est-à-dire de portes). Lorsque, après la Restauration, les derniers régiments suisses de l’armée française furent licenciés, la tradition du « suisse » d’église a continué, avec toujours le même uniforme et les mêmes armes. La seule différence dans leur tenue est un peu plus de plumes et de galons, et un chapeau de gendarme (qui coiffait aussi les gardes champêtres) à la place de l’ancien tricorne.
    Les derniers suisses ont disparu avec les réformes liturgiques de Vatican II. Chez moi, à Granville, le dernier titulaire de cette charge était un certain Leplongeon qui était aussi tambour de ville. Mais je ne désespère pas de voir reparaître les suisses d’église : les mariages rétro sont à la mode et il y a là un petit boulot qui pourrait dépanner bien des gens en cette période de crise …
    Note d’Odile : un grand merci pour ces précisions. Je rejoins votre dernière phrase, mais je ne suis pas certaine que les suisses aient été rémunérés, je pensais qu’ils étaient bénévoles, et en fait ceux dont je me souviens étaient âgés, en quelque sorte des retraités bénévoles ?

  4. Dans une commune de la haute-Garonne, (Aspet, pour être précis), une délibération du conseil de fabrique parle du traitement du suisse.

      Note d’Odile : Merci pour ces précisions, car j’avais supposé, à tort, que le Suisse d’église avait toujours été un bénévole, sans doute parce que mes souvenirs de petite fille sont faits de suisses plutôt âgés, donc manifestement des retraités bénévoles.
  5. Bonjour, j’ai 62 ans et je suis ravi d’avoir trouvé votre site avec ce sujet sur les « suisses » et qui me tiens à coeur. J’ai mon arrière Grand’ Père qui avait cette fonction dans la paroisse de BOUCQUEMAISON dans la Somme et pendant des années j’ai chercher à essayer de retrouver des photos le représentant dans sa fonction de suisse et vous dire si il était rémunéré ou non je ne puis puisque les personnes qui auraient pu éventuellement nous donner cette information ne sont malheureusement plus là pour en témoigner.
    Je lance un peu un appel aux personnes susceptibles de me donner des informations et si possible des photos sur mon arrière Grand’ Père en fonction en tant que suisse dans son village de Boucquemaison.
    Merci d’avance.

  6. Bonjour et merci pour toutes ces informations sur le suisse d’église.
    Pour ma part mon arrière-grand-père paternel était suisse d’église à Saleux dans la Somme, et du reste je dispose d’une photo de lui en uniforme complet avec bicorne, épée, canne à pommeau et pertuisane (à la remarque prés que la partie supérieure du fer est malheureusement hors cadre, on y voit cependant le gland de passementerie sur le manche avec croc et croisant cités par Odile Halbert ). Je regrette de ne pouvoir en dire plus sur la couleur des vêtements, mais cette photo est d’excellente qualité bien que datant du début du xxème siécle.
    Enfin mon ancètre a vécu de 1859 à 1943, et il a travaillé dans une fabrique de velours à Saleux de 1879 à 1929.
    Dommage que je ne puisse vous joindre cette photo…..

    Réponse d’Odile :
    Si vous m’autorisez à mettre la photo sur mon blog, envoyez-là à l’adresse du webmaster de mon site, c’est à dire webmaster@odile-halbert.com

  7. Le Suisse d’église était un descendant d’un garde suisse, militaire sous les rois de France. Il a l’uniforme rouge de son père ou grand-père, coiffé d’un bicorne qui s’est amélioré entre temps de plumes blanches, armé de la hallebarde pour le stationnement, que l’on passe de génération en génération et de l’épée pour les grandes occasions.
    On échange la hallebarde par la canne pommeau, pour les grandes cérémonies, où l’on fait d’un geste de poignée des vrilles quant on marche devant les processions.
    Cet uniforme spécialement rouge devient noir après la Révolution Française. Y a-t-il un rapport au massacre des suisses pendant cette période ? Je pense que oui.
    Dans ma descendance, (deux familles de Gardes Suisses, les Ladregarde et les Yoos), se trouve à la paroisse de St-Sulpice de Paris, Jean Pierre Yoos, Garde Suisse. Quelques années plus tard, son fils Jean Frédéric est Suisse d’église à St-Sulpice.
    A bien regarder, les Suisses d’église, au milieu du 20ème siècle, n’ont plus cette fameuse hallebarde, mais bien la canne pommeau. Ce qui confirme que les derniers Suisses ne sont plus des descendants directs des Gardes Suisses.

    Christian Capdet

      Note d’Odile :
      Merci infiniement pour ces explications claires.
  8. Le concierge des hôtels particuliers, comme à Paris, tout comme le Suisse d’église, était recruté dans les familles de suisse français, sachant que le père était Garde suisse et la mère française. Concierge ou portier, puis les enfants domestiques habitaient au pavillon d’entrée. Toute la famille travaillait pour la maisonnée de la noblesse et non pour les bourgeois de Paris.

    Merci pour ma participation à votre conversation internet

    Christian Capdet

  9. Bonjour Odile,
    votre site est très intéressant. Je suis en train de faire des recherches sur les Suisses car mon arrière grand-père – Jean-Baptiste Latapy né en 1883 – était Suisse à l’église Saint-Martin de Biarritz.
    Bien à vous,
    isabelle

      Note d’Odile :

    heureuse d’avoir un signe de vie de Biarritz car j’ai une soeur à Anglet et donc je connais un peu la côte.
    Je ne l’ai jamais fait pour ce sujet en particulier, mais vous pourriez allez aux archives diocésaines, d’autant qu’à ma connaissance vous avez actuellement un évêque plutôt tradi.
    Et si par bonheur vous y trouvez des renseignements, pourriez-vous nous en faire part ici. Merci d’avance.
    J’ai constaté pour ma part qu’à la cathédrale de Nantes, on n’a pas remis le Suisse à l’honneur, mais on a l’entrée en messe avec un cortège mené par un substitut de Suisse, moins le décor et costume. Nous avons changé d’évêque il y a peu, et j’ignore encore si c’est lui qui remet un certain cérémonial à l’honneur. J’ai connu l’époque des Suisses d’église, et j’avoue que cela avait de l’allure;

  10. bonsoir Odile,

    j’ai trouvé un très beau site sur le ‘Biarritz d’antan’, qui publie notamment une photo d’un Suisse à l’église Saint-Martin, mais qui n’est pas mon arrière grand-père ;o) je vous envoie le lien web.
    Merci pour l’information, je suis en effet en train de chercher des documents auprès des archives diocésaines,
    à bientôt,
    isabelle

      Note d’Odile :

    J’ai une autre pisté à vous suggérer pour trouver votre grand père en photo habillé en Suisse.
    En effet, les mariages de l’époque étaient accompagnés du Suisse, et les photos de mariage que je possède sont toutes avec un Suisse sur Nantes, donc, vous pourriez passer un appel sur un blog ou un journal Biarrot à toute personne possédant des photos de Suisse sur un carnet de mariage à Biarritz.

  11. Odile,
    Un tout grand MERCI pour cette information ! vous m’apprenez là quelque chose de très intéressant et que je ne savais pas.
    Merci !!!!

      Note d’Odile :

    en fait le Suisse officiait dans beaucoup de cérémonies, mais lors des mariages on prenait les photos et on dressait un carnet de mariage en ordre de préséance etc… Comme il était à la sortie de l’église lors de ces photos, il y est assez souvent.

  12. Bonjour.
    En l’Eglise de PORT MARLY (Yvelines), tenue par le clergé appartenant à l’ordre du Christ-Roi Souverain-Prêtre, messe selon le « rite extraordinaire » (messe en latin selon le missel de 1962) il y avait, il y a quelques mois et je pense qu’il y en a encore un, un bedeau. C’est magnifique, quelle solennité ! je ne sais pas, par contre, où ils ont récupéré cette tenu, peut-être sur E-Bay ? ?

  13. Dans l’église du 20 ème arrondissement de Paris ou j’étais enfant de coeur en 1958 il y avait un garde Suisse qui de sa canne rythmait le bon déroulement de la messe pour les « assis/debout ». Maman me disait que ce garde faisait suite à la bataille de Marignan 1515 perdue par les mercenaires Suisses: vrai ou faux ? Sinon voyez sur wikipédia sur cette bataille il y a de quoi lire.

  14. Je m’intéresse à l’histoire des suisses d’église, mon arrière grand-père Louis, mon grand-père Victor, et mon père Marcel BINTZ décédé en 2008 ont exercé cette fonction (durant 49 ans pour mon père) en l’église de Vahl-Laning (aujourd’hui Notre Dame du Vahl), en Moselle. Depuis le décès de mon père, un autre jeune suisse, Benoît, occupe cette fonction dans la même église. Il est faux de prétendre qu’il n’y a plus de suisses en France, il en existe plusieurs, toujours en activité, dans le secteur de Sarrebourg, en Moselle. Que de souvenirs vécus en tant qu’enfant de choeur auprès de mon père et de mon grand-père. Mes coordonnées peuvent être données à qui voudrait avoir de plus amples renseignements.

  15. Décédé le 22 décembre 2008 après 49 années de service, mon père Marcel Bintz a été remplacé par un très jeune suisse, Benoît Meyer.
    Pour information, je suis en train de préparer un dossier concernant les suisses d’église, notamment ceux toujours en activité en Lorraine (Moselle). Je voudrais l’étendre aux suisses de France, encore en service. Ce sujet me passionne et je suis en possession de nombreux documents et photos. Je vous autorise à publier les photos que je vous ai adressées sur votre blog et communiquer mon adresse postale à qui voudrait me contacter ou me faire parvenir d’autres éléments.

    Bruno Bintz
    17, Rue du Bourg
    57670 Francaltroff

    Il s’agit de mon père, Marcel BINTZ, suisse en l’église Notre-Dame du Vahl en Moselle de 1959 à 2008, date de son décès. Cette église est située entre les communes de Lixing-les-St Avold et Laning.

    Une petite anecdote qui vous intéressera peut-être, à savoir que durant toutes les années où mon père exerçait la fonction de suisse, il a participé à l’installation de la crèche à Noël dans cette église. Il est décédé le 22 décembre 2008 et a été inhumé le 26 décembre. Cette année là, il était parmi nous, autrement.

    Je vous autorise également à donner mes coordonnées à qui le voudra pour avoir de plus amples renseignements, car je suis en possession de nombreux autres documents et photos.

  16. A Wihr-au-Val, dans le Haut-Rhin, le Suisse d’église officie toujours. Il était présent hier lors de la messe des familles de la Communauté des paroisses aux « Rives de la Fecht ».

  17. Bonjour,

    En préparant un historique sur une société musicale, celle de Voulx (77), j’ai trouvé un article concernant le budget voté par le conseil municipal de cette commune qui affichait un déficit qui était dû au traitement d’un suisse d’église pour 80 francs et d’un organiste pour 50 francs. Les membres du conseil émettent à l’unanimité la séparation des pouvoirs civils et religieux. Ils ont du attendre quelques années!!!

  18. Bonjour,

    Vous dites que le suisse a veillé au bon déroulement des offices religieux à Nantes jusqu’en 1950. En vendée, aux Essarts, le même suisse a officié de 1923 jusqu’en 1973.Sa tenue variait en fonction des offices .

    1. je détiens le chapeau d’un aïeul lorrain de mon mari… et c’est une vendéenne d’une cinquantaine d’année qui m’a mis sur la piste du chapeau d’un Suisse…personnellement j’habite à Reims et parmi mon entourage, personne ne savait ce que ce chapeau voulait nous transmettre…

  19. Comme je veux faire un article sur le suisse d’église de ma paroisse, je suis tombé sur votre site et j’ai beaucoup appris. A vrai dire, le suisse fait plutôt partie de mon enfance quand la messe était en latin. Il n’y a eu que deux suisses dans mon département (La Réunion), me semble-t-il, un à la Cathédrale à St-Denis et un dans ma paroisse de Ste-Suzanne. J’ai eu récemment une photo de lui dans un mariage, mais je ne sais pas si je trouverai des renseignements sur les habits qu’il portait. Ma recherche ne fait que commencer. Si un Réunionnais (ou quelqu’un de passage dans le temps) a quelque chose là-dessus, je suis preneur et il peut m’appeler au 0262523154.
    Je fais partie du Cercle généalogique de Bourbon.
    Merci

  20. Bonjour, je serai intéressé de savoir quel était le rôle des suisses. J’en ai vu un en activité Dans une église à côté de l’arc de Triomphe à Paris lors d’une messe se funérailles. Mais il n’avait pas d’uniforme.

      Note d’Odile :

    Oui, de nos jours lorsque la fonction existe encore, c’est sans le costume d’autrefois, et c’est moins spectaculaire.

    Voici les dictionnaires anciens :

    Dictionnaire de l’Académie française, 4th Edition (1762)
    suisse

    SUISSE. s.m. On ne met point ce mot comme un nom de peuple, mais comme le nom d’un domestique à qui l’on confie la garde d’une porte. Le Suisse d’un Hôtel.

    Top

    Jean-François Féraud: Dictionaire critique de la langue française (1787-88)
    suisse

    SUISSE, s. m. Nom de Nation. = Portier. « Le Suisse d’un Hôtel. Voyez PORTIER.

    Top

    Dictionnaire de l’Académie française, 5th Edition (1798)
    suisse

    SUISSE. sub. mas. On ne met point ce mot comme un nom de peuple, mais comme le nom d’un domestique à qui l’on confie la garde d’une porte, et qui est d’origine suisse. Le Suisse d’un Hôtel, d’une Église.

    Top

    Dictionnaire de l’Académie française, 6th Edition (1835)
    suisse

    SUISSE. s. m. Nom donné au domestique à qui est confiée la garde de la porte d’une maison, parce qu’autrefois ce domestique était pris ordinairement parmi les Suisses. Le suisse d’un hôtel. Parlez au suisse. Il vieillit: on dit maintenant, Portier ou Concierge.

    Le suisse d’une église, Celui qui est chargé de la garde d’une église, et qui précède le clergé dans les processions, etc. La hallebarde, la canne d’un suisse d’église.

    Odile

  21. BONJOUR,
    je suis en possession dans uniforme de garde d’ églises SUISSE avec de belles broderies J S B ( Saint Jean Baptiste ????? ) les boutons du pantalon sont marqués MODE DE PARIS et ceux de la veste sont CEUX de la MAISON DU ROI )

    JE SUIS VENDEUR

    Franck

    1. Bonsoir,
      Cela fait longtemps que vous avez publié votre annonce pour la vente d’un uniforme de garde d’église SUISSE.
      L’avez-vous vendu ?
      Cordialement
      Chantal

  22. Bonjour Josette
    Les Suisses du pape sont de vrais nationaux de la Suisse, qui font une sorte de service militaire au pape, costumés à la mode d’antan.

    Le suisse d’église n’était ni de nationalité suisse, ni un militaire, seulement un bedeau d’apparat dans un costume

    Odile

  23. C’est le site du Vatican que je suis …

      Note d’Odile :

    Bonjour Josette
    Mille excuses.
    J’ai mieux compris hier grâcé à l’émission de télévision, la place de la garde militaire suisse du pape, qui est bien une garde, mais à l’ancienne, et toujours dévouée à mort.
    Par contre, il existe un grand nombre de gardes modernes pour la sécurité des lieux et du pape, heureusement car la hallebarde n’est plus suffisante.
    Lors de cette longue émission, j’ai aussi pu suivre les archives du Vatican, et elles sont à la fois riches et de gestion moderne et sécurisée.
    Passionnant tout cela
    Odile

  24. Ce jeudi, lors la messe de l’Ascension 2016 dans l’église de Cany-Barville (Normandie), il y avait un suisse d’église qui précédait la procession d’entrée et qui a participé tout au long de la messe à divers niveaux…
    Surprenant et amusant…

  25. Merci pour cet article intéressant ! Dans notre cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne, les derniers suisses d’église, qu’on appelait aussi gardes d’honneur, ont cessé d’exister vers 1975. Il y a quelques années, la Garde d’honneur des reliques de la cathédrale a repris certaines de leurs fonctions et attributs. Par leur présence active, les gardes préparent et solennisent les offices en l’honneur de saint Jean-Baptiste, de saint Ayrald, et de tous les saints dont la cathédrale de Maurienne abrite les reliques. Ils contribuent aux célébrations qui ont lieu en présence des reliques, veillent à leur protection, assurent leur escorte d’honneur quand elles sortent de la cathédrale. Enfin, quand ils le peuvent, ils répondent aux demandes de toute personne souhaitant les vénérer. L’évêque de Maurienne leur confie parfois d’autres missions, dans l’esprit de la Garde d’honneur. La garde comprend entre autres un massier et un hallebardier, des cérophéraires, et autres fonctions plus liturgiques. Chargé d’ouvrir les processions, protégeant symboliquement la Croix, les reliques et le célébrant, le massier ou porteur de la masse, occupe au sein de la Garde d’honneur une charge particulière. Dans les processions solennelles, la masse n’est portée que devant les reliques, pour marquer la présence et la dignité du saint lui-même. Le hallebardier participe comme escorte d’honneur. Il y a des photos sur notre page Facebook : https://www.facebook.com/gardedhonneur/
    Bonne lecture !

    Note d’Odile :

      Impossible de lire cet article quand on n’est pas inscrit à Facebook.
      Et je refuse de m’inscrire.
      Odile

  26. ici, à Nantes, nous avons perdu tout l’apparat !
    Odile
    PS mais chaque dimanche soir je regarde la messe à Notre Dame de Paris sur KTO pour avoir un peu plus de solemnité, et dimanche dernier, la messe orthodoxe à Paris était magnifique

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