Pierre Dupillé vend à Jean Brossier une maison : Saint Lambert de la Potherine 1523

Acte des Archives du Maine-et-Loire 5E5 – Ma retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
Le 28 décembre 1523 en la cour du roy notre sire à Angers endroit par devant nous (Oudin Notaire royal Angers) personnellement estably honneste personne Pierre Dupillé sergent royal et fermier de la terre et seigneurye de Sainct Lambert de la Potherye, soubzmectant etc confesse avoir vendu quicté etc et encores vend quicte etc à honneste personne maistre Jehan Brossier à ce présent demourant en le conté (sic) de Nantes comme il dit, qui a achapté pour luy ses hoirs etc une maison appentis rues et yssues nommée et appellée la Bartayserie sise au bourg dudit Sainct Lambert de la Poterye qui autrefois fut Guillaume Juliette et Thyenete sa femme et tout ainsi que ladite maison rues et yssues appartenances et dépendances d’icelle se poursuyvent et comportent et que lesdits Juliete et sa femme tenoient lesdites choses, avecq ce les trois quarts du jardrin dudit lieu de la Bartayserie estant au derrière de ladite maison et au cousté d’icelle ; Item une pièce de vigne nommée Gravière ainsi qu’elle se poursuite et comporte, joignant d’ung cousté aux vignes de messire Jehan Rube prêtre et de Jehan Munier et d’autre cousté la vigne de Jehan (f°2) Souvestre aboutant d’ung bout à la terre de messire Pierre Souchet prêtre et René Crannier et d’autre Bout à la voyette appellée la voyette des Tertres – Item une planche de vigne appellée Peligault sise audit Gravière dudit St Lambert sur le précédant de la Haye Notre Dame, joignant d’ung cousté aux vignes les héritiers feu Denys Juteau et d’autre cousté aux vignes des héritiers feu Guillaume Depotes abouté d’ung bout aux vignes appellées les Pineaulx appartenantes à Jehan Genetay et d’autre bout à la vigne qui fut à René Suart ; Item 3 planches de taillys joignant l’une l’autre sises sur la Haye Madame joignans d’ung cousté à une petite pièce de terre labourable qui est à Jehan Boulledé et d’autre cousté aux boys tailleyx dudit feu Guillaume Depotes abouté d’ung bout aux boys tailleys de la Haye Madame et d’autre bout aux (f°3) vignes dudit grand cloux dudit Sainct Lambert, et généralement tout ce que ledit Dupillé a acquis des héritiers dudit feu Juliotte et Thyenete sa femme ou ayans cause d’eulx, et tout ainsi que lesdits Juliotte et Thyenote sa femme tenoient et appartenoient lesdites choses cy dessus vendues et que ledit Dupillé vendeur les tient et possède lesdites choses vendues, sises ès fiefs dont elles sont tenues et aux charges et debvoirs anciens et acoustumés et pour les porcions qu’elles sont tenues pour toutes charges et devoirs et outre à la charge de retrait ou retraits si aucuns y sourvenouent ; transportans etc et est faicte ceste présente vendition cession et transport pour le prix et somme de 80 livres tz que ledit Brossier a promis rendre et payer audit Dupillé ses hoirs etc en ceste ville d’Angers aux propres (f°4) cousts et depens dudit achacpteur dedans d’huy en 3 sepmaines prochainement venant, et est dit convenu et accordé entre lesdites parties que au cas que ledit Brossier achacteur faisoit deffault de faire ledit poyement ainsi que dessus est dit, en celuy cas ces présentes demeurent nulles et de nul effect et valleur, et demeurent audit Dupillé ung escu seulement que ledit achapteur luy a baillé lequel est en faisant ledit poyement sera desduict et rabatu et non autrement ; aussi est dit et convenu comme dessus que en ce faisant ledit achapteur est et demeure quicte des ventes en quoy il pourroit estre tenu au moyen de l’acquest desdites choses cy dessus à luy vendues par ledit Dupillé comme dit est ; à laquelle vendition cession et transport et tout ce que dessus est dit tenir etc et lesdites choses vendues comme dit est garentir etc et ladite somme rendre et poyer etc obligent lesdites parties d’une part et d’autre etc mesmes les biens et choses dudit achapteur à prendre vendre etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc (f°5) présents à ce Guillaume Birat et maistre René Mygon tesmoings

39 années d’arriéré d’impôt féodal : Azé (53) le Pommier relevant du prieuré de la Jaillette, donc des Jésuites de La Flèche

Le jugement de René Gallichon ne fut pas facile, et le dossier volumineux. Il est ressort qu’au moins 2 générations, sinon 3, ont oublié de payer l’impôt féodal, pire avant de cesser de payer, leurs prédecesseurs avaient eu la bonne idée de diminuer le montant annuel pour passer les 12 boisseaux payés en 1599 à 10 boisseaux.

Les Jésuites de La Flèche, qui possèdent en 1676 le prieuré de la Jaillette, ont découvert ces défauts de paiement et vont obtenir paiement, non sans un long procès.

Cet acte est aux Archives Départementales du la Sarthe, chartrier du prieuré de la Jaillette AD72-H486 – f°34 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Assises de la seigneurie du Prieuré de la Jaillette : Le 17 janvier 1676, a tous ceux qui ces présentes verront salut, René Gallichon sieur de Courchamps, conseiller du roi, lieutenant général en la sénéchaussée d’Anjou au siège présidial de Château-Gontier ; comme procès fut meu et civilement intenté à ce siège entre Mathurin Lelardeux prêtre, cy devant prieur curé de Chemazé et soubz fermier de certaines rentes deues au prieuré de la Jaillette dépendant de l’abbaye de Malinaye annexée au collège royal de La Flèche, demandeur originaire et évocquant d’une part, maistre François Thomas advocat à ce siège, (f°2) François Brossier maistre apothicaire, mari de Magdeleine Thomin, François Thomin marchand et Renée Thomin, lesdits Thomin enfants et héririers de deffuncts Mathurin Thomin vivant apothicaire, et de Renée Dupas, François Letessier sieur de la Gouinière mari de damoiselle Marie Lecercler, damoiselles Catherine, Françoise, Magdeleine, Charlotte et Renée Lecercler, tant pour eux que pour Georges Lecercler frère desdites Lecercler, enfants et héritiers de deffuncts Jacques Lecercler vivant advocat à Château-Gontier, et damoiselle Catherine Dupas, ayant repris l’instance (f°3) au lieu et place desdits deffuncts Thomin et Lecercler, lesquelles Dupas estoient filles et héritières de deffuncts Me Georges Dupas vivant advocat et damoiselle Charlotte Fay, deffendeurs et demandeurs en préremption d’instance d’autre ; maistre Joseph Trochon advocat à ce siège, mari de damoiselle Françoise Leroyer, fille de deffuncts Jacques Leroyer et Jeanne Brindeau, vivans fermier du temporel dudit prieuré de la Jaillette, ayant repris l’instance au lieu et place de ladicte Brindeau, avocqué incidament demandeur et en sommation d’autre ; les (f°4) pères Jésuites dudict collège royal de La Flèche déffendeurs auxdictes sommation péremption incidament demandeurs audict principal et aussy en sommaiton d’autre ; lesdicts Thomin, Brossier, Letessier et Lecercler, noble François Denyau conseiller du roy en sa cour de parlement de Bretagne, mari de dame Anne Serezin, fille et héritière en partye de deffunct maistre René Serezin vivant notaire royal Angers seigneur du fief de Forges ayant repris l’instance au lieu et place dudict Serezin, André Lefay escuyer sieur du Teilleul, fils et principal héritier de deffunct Thibault (f°5) Legay vivant escuyer sieur du Teilleul, propriétaire de la terre et seigneurie du Verger, et Renée Legay escuyer sieur du Verger fils de deffuncts Louis Legay vivant escuyer sieur de Vaugirault et de dame Renée Chenu, ayant renoncé à la succession de son père et accepté celle de sa mère, deffendeurs à la sommation desdicts père Jésuites aussy d’autre part. Auquel procès estoit de la part desdits deffuncts Mathurin Thomin, Lecercler, et Marie Dupas, conclud par leurs escriptures du 9 novembre 1611 (f°6) à ce que lesdits Lecercler et pères Jésuites ès noms et quallités qu’ils procèdent, soient déclarés non recepvables en leurs demandes chacun à leur esgard, et lesdicts Thomin esdicts noms, Lecercler et Dupas envoyé absoubz avec condamnation de despens, et par autre requeste desdits Thomin advocat, Renée Thomin et François Brossier, damoielle Catherine, Françoise, Magdelaine, Charlotte et Renée Lecercler tant pour elles que pour Georges Lecercler leur frère, héritiers desdits deffuncts Jacques Lecercler et damoiselle Catherine Dupas à ce que par nostre sentence et jugement (f°7) leur adjuger les conclusions prises par leurs premmières escriptures. De la part dudict maistre Joseph Trochon à ce que procéddant au jugement du procès ordonna que sur les arrérages de la rente de 12 bouesseaux de bled il fust payé de ceux qui sont escheues pendant que lesdits Leroyer et Brindeau ont jouy dudict prieuré de la Jaillette et que ceux qui s’en trouveroient chargés seroient condamnés en ses despens. De la part desdits père Jésuite estoit conclud par leur inventaire de production à ce que par nostre sentence et jugement sans avoir (f°8) esgard à la péremption d’instance mise en avant par lesdits Lecercler, Brossier et les Thomins, de laquelle ils seroient déboutés avec despens, ils fussent condamnés comme détempteurs du lieu du Pommier sittué en la paroisse d’Azé payer les arrérages de la rente de 12 boisseaux de bled, deubz sur ledit lieu audit prieuré de la Jaillette depuis la feste de Toussaints 1636 par deniers ou acquits vallables, lesquels arrérages seront pris par lesdits Lelardeux et Trochon pour le temps des baux de ferme dudict prieuré de la Jaillette desdicts Mauxion (f°9) Leroyer et femme icelle rente servir et continuer à l’advenir sur ledict lieu du Pommier qui demeuroict affecté aussi avec condamnation de despens sauf à eux à faire rejetter l’assiette de ladicte rente en leur recours sur la terre du Verger sittuée en la paroisse de Chemazé par vertu de bail de ladicte terre faict par les propriétaires d’icelle à condition expresse de la payer en diminution de la ferme et à prendre telles conclusions qu’ils verroient bon estre contre les autres partyes ; et ou néantmoings ledict lieu du Pommier fust par nous (f°10) deschargé de ladicte rente par une préscription vallable, ce qu’ils n’estiment pas au moyen des procéddures qui auroient esté faictes, condamner le propriétaire de ladicte terre du Verger servir et continuer ladicte rente à l’advenir audict prieuré de la Haillette et en payer les arrérages demandés avec despens, sauf son recours contre et ainsi qu’il verra l’avoir à faire. Par leur requeste et salvations estoit aussy conclud de la part desdicts pères Jésuistes à ce que sans avoir esgard à ce qui auroict esté escrit et produict par les deffendeurs (f°11) leurs conclusions par eux cy dessus prises leur fussent adjugées avec despens. De la part dudict sieur Denyau à ce qu’il nous plust attendu que les partyes n’ont pris de conclusions contre luy ne luy ayant faict signiffier l’envoyer de cause avec despens sans préjudice de ses autres droicts. De celle dudict André Legay par son inventaire de production a esté envoyé de la demande en sommation à luy faicte affin de payement de ladicte rente de 12 boisseaux de bled avec (f°12) despens et subsidairement contre ledit sieur Dugresne son vendeur à ce qu’il fust condamné luy garentir son contrat, faire cesser la demande en sommation à luy faicte tant en principal cours d’arrérages que tous accessoires et en ses dommages intérests et despens, et par autre requeste d’emploi dudict André Legay à ce que sans avoir esgard à ce qui a esté escript et produict de la part desdicts pères Jésuites et héritiers Dupas adjuger au suppliant ses conclusions et condamner ledict René Legay son vendeur, faire cesser la demande à luy (f°13) faicte avec dommages et intérest et despens. Et de celle dudict René Legay estoict aussy conclud en son inventaire de production il fust envoyé absous de la demande à luy faicte avec despens et à ce que la saisye que lesdicts pères Jésuittes ont faicte entre les mains desdicts Morteau et femme ou quoy que ce soit en celles desdicts Guerin et femme des faicts desquels iceux Morteau et femme et ses cohéritiers sont tenus comme leurs héritiers d’une année de ferme de ladicte terre du Verger, icelle saisye fust déclarée injurieuse et (f°14) tortionnaire aux dommages et intérests et despens, et attendu l’insolvabité entre les mains desquels ils ont saisye ils fussent condamnés payer ladicte année de ferme aussy aux dommages intérests et despens, et par autre requeste d’employ du 14 janvier 1676 estoit aussy conclud de la part dudict Legay à ce qu’il nous plust pocéddant au jugement du procès adjuger au suppliant les conclusions par luy prises et adjoustant à icelles condamner lesdicts pères Jésuites à la restitution des sommes qu’ils ont saisyes entre les mains dudict (f°15) Guerin son fermier qui est demeuré insolvable avec dommages intérests et despens depuis le jour de la saisye sauf à eux à se pourvoir contre l’hérédité dudict Guerin ainsi qu’ils verront. Et au regard dudict maistre Mathurin Lelardeux, il n’auroit escrit ny produit.
Et partant scavoir faisons que veu l’acte expédié à ce siège entre lesdicts pères Jésuittes de La Flèche, René Morteau mary de Marie Guerin, fille dudit deffunct, Ancelme Guerin vivant sieur de la Chevallerie fermier (f°16) de la terre du Verger, lesdits François Tomin advocat, Brossier, François Thomin marchand, Renée Thomin, Lecercler, Lelardeux tant pour luy que ses consorts, héritiers de maistre Berthelemy Mauxion, Deniau, André et René Legay, et Trochon advocat le 17 novembre 1670 par lequel nous aurions ordonné qu’elles mettraient par devers nous tant au principal de l’instance cy devant appointée qui est incident sommations évocquations que péremptions d’instance pour leur estre sur le tout faict droit ainsy qu’il apartiendra par raison suivant la dernière (f°17) ordonnance et au moyen de la déclaration dudict Morteau audit nom de n’estre et n’avoir esté avec ses consorts héritiers dudict deffunct Ancelme Guerin et avoir renoncé à sa succession comme il faict dhabondant l’aurions envoyé de cause et décerné acte de ce que ledict Me François Thomin est constitué pour ses frères et sœur et Brossier et ledict Lecercler pour sesdicts enfans, exploict d’assignation donné à la requeste dudict Lelardeux auxdicts Mathurin Thomin, et Renée Dupas, tant pour eux que damoiselle Marye et Catherine Dupas (f°18) seigneurs et détempteurs dudit lieu du Pommier par Foucault sergent le 18 février 1641, pour estre condamnés luy payer le nombre de 48 boisseaux de bled seigle pour 4 années d’arrérages escheues à l’Angevine lors dernière de ladite rente de 12 boisseaux de bled de rente deue chacuns ans audict prieuré de la Jaillette et du fief de Forges, libellé de deffences dudict Mathurin Thomin du 11 mars ensuivant – copie du contrat attesté de Me Guillaume Guillot notaire royal Angers (f°19) le 27 juillet 1622 de vendition faicte par deffunct messire Louis Legay vivant chevallier seigneur de Vaugirault à maistre Georges Dupas sieur Desnoes marchand et damoiselle Charlotte Fain dudict lieu du Pommier et du lieu de la Monnairie pour la somme de 1 250 livres prix principal et de payer chacuns ans pour ledict lieu du Pommier 12 deniers de debvoir au fief et seigneurie de Forges avec les droits et obéissance dudict fief quant ils seroient (f°20) deus suivant la coustume payable ledict debvoir au jour de Toussaincts pour touttes charges et debvoirs, et quitte des ventes dudict lieu de la Monnairye, le tenir du fief et seigneurie de la baronnye d’Ingrande aux charges cens rentes et debvoirs seigneuriaux et féodaux entiens [pour « anciens »] et acoustumés au pied duquel est la quittance de ventes dudit lieu de la Monnairye du 24 août 1622, et ensuite est l’acte de prise de pocession faicte par ledit deffunct Dupas desdits lieux du Pommier et de la Monnairye (f°21) devant maistre René Collin notaire le 22 mars 1623 et l’acte de collation dedicts acte et prise de pocession faite par ledit Collin notaire sur leurs originaux le 9 juin 1649 – 7 copies de plusieurs quittances des fermiers et seigneurs dudict fief de Forges de 10 boisseaux de bled de rente deubs chacuns ans sur ledict lieu du Pommier audict lieu de Forges estant en une feille de pappier en dabte des 2 avril 1599, 15 juillet (f°22) 1600, 4 mai 1601, 9 février 1602, 2 janvier 1603, 18 novembre audit an et 6 septembre 1607, au pied desquelles est l’acte de collation d’icelles faicte par ledit Collin notaire le 9 juin 1649 – 7 autres coppies de quittances estant aussy en une feille de pappier consenties par Juffé fermier dudit fief de Forges au propriétaire dudit lieu du Pommier pour raison de ladite rente de 10 boisseaux de bled mesure (f°23) antienne dudict Azé en dabte des 3 septembre 1609, 13 décembre 1610, 7 mars 1620, 2 novembre 1612, 3 novembre 1613, 7 décembre 1614 et 10 mai 1616, et ensuitte est aussy l’acte de collation d’icelles sur leurs originaux faicte par ledict Collin, ledict jour 9 juin 1649 – requeste présentée à ce siège par ledict Mathurin Thomin le 26 mars 1647 (f°24) de compulser lesdictes quittances et pièces nécessaires pour le soubztien de leur dire et ensuitte est le rapport des exploicts de signiffication d’icelle faicte par Bruslé huissier auxdits Lelardeux, pères Jésuites, et autres, pour voir vuidimer et collationner lesdites pièces, autre exploict d’inthimation faict à la requeste dudict deffunct Thomin par Fortin huissier le 8 juin 1649 auxdits pères Jésuites de La Flèche, Lelardeux, Lancelot Guerin et noble Jacques Bault curateur aux enfans dudict (f°25) deffunct Legay, ensemble à Jeanne Bienvenue à comparoir le lendemain, en la maison du deffunct sieur lieutenant général de ce siège pour voir procédder à la collation, et vuidemus des tiltres pappiers et enseignements que ledict Thomin entendoit s’ayder et recevoir – et ensuitte est autre exploict faict par ledit Fortin huissier ledict jour à la requeste dudict Thomin de compulsoire en la maison d enoble René Trochon sieur de Baumont à comparoir ledict jour lendemain en la maison dudict sieur lieutenant général pour représenter les (f°26) tiltres et pappiers dont il seroit enquis – procès verbal de collation et vuidemens desdictes quittances faict devant ledict sieur lieutenant général le 9 juin 1649 entre ledict Thomin, lesdicts pères Jésuistes, Lelardeux, Guerin, Bault, Bienvenue, et autres partyes – coppie de bail à ferme de la terre du Verger faict par ledict deffunct sieur de Vaugirault Legay audict Lancelot Guerin devant ledict Serezin notaire le 22 mars 1664 pour la somme de (f°27) 550 livres par an, et à la charge de payer un septier de bled seigle au prieuré de la Jaillette au terme qu’il est deub avec les autres rentes raportées ès premières escriptures faictes par lesdicts deffuncts Mathurin Thomin, Marie Dupas et Lecercler contenant leurs raisons moyens deffences et conclusions contre celles desdicts Lelardeux et autres partyes joinctes avec eux ensuitte desquelles sont les récépissés de communiquation d’icelles faicte aux advocats des autres partyes du 9 décembre 1664 (f°28) – copie des partages des successions de deffuncts Jean Charlot et de damoiselle Philippes Laillier faicts entre noble Jean Lefay fils de deffunct maistre Jean Lefay, noble Thibault du Teilleul et ledict Anthoine Legay sieur de Vaugirault au second desquels lots est compris ledit lieu du Pommier chargé entre autres choses de 10 boisseaux de bled mesure rentière deubz chacuns ans à la recepte dudict fief de Forges, au pied de laquelle copie est l’acte de collation d’icelle faicte par ledict Collin sur (f° 29) son original ledict jour 9 janvier 1649, apoitement rendu à ce siège le 16 avril 1646 – libellé et moyens de péremption d’instance dudict Lecercler du 11 juillet 1647 fourny aux advocats desdicts Lelardeux et pères Jésuistes, contredicts et production desdicts Thomin Lecercler et Dupas au 16 février 1674 – inventaire de production desdicts Lecercler Thomin et Brossier du 15 novembre 1675 (f°30) contenant leurs raisons fins et conclusions signifiés aux advocats des parties par Dugast huissier le 16 février 1674 – requeste d’employ desdicts François Thomin advocat, Renée Thomin et François Brossier et François Letessier mary de damoiselle Marye Lecercler, autre acte expédié à ce siège entre lesdits pères Jésuistes, François Thomin advocat, Brossier, Letessier, lesdictes damoiselles Catherine, Françoise, Magdelaine, Charlotte et Renée Lecercler, Lelardeux, Denyau, lesdicts (f°31) sieurs Legay et Trochon le 12 janvier 1675 par lequel nous aurions jugé lesdicts Letessier et Lecercler de ce qu’ils auroient déclaré reprendre l’instance au lieu et place dudict deffunct maistre Jacques Lecercler et au conduit ordonné que lesdictes partyes suivoient les derniers erremens d’icelle ci joinct les sommations au procès principal pour estre faict droit sur le tout, salvations desdits François Thomin advocat et lesdictes Lecercler contre les demandes desdicts (f°32) pères Jésuistes et autres partyes du 12 janvier 1676 signiffiée aux advocatz desdictes partyes par Bourgery juissier le lendemain, mandement obtenu par lesdicts pères Jésuistes de La Flèche dudict deffunct sieur lieutenant général de ce siège le 14 juillet 1665 au pied duquel est la signiffication faicte d’iceluy audict maistre Joseph Trochon advocat par Simon sergent le 13 août ensuivant, avec assignation à ce siège pour procédder aux fins libellé (f°33) dedicts pères Jésuistes signiffié audict maistre Joseph Trochon le 27 avril 1670, autre libellé de différences dudit Trochon fourny à l’advocat desdicts pères Jésuistes le 8 mai audit an, autre libellé dudict Trochon fourny à l’advocat desdicts pères Jésuistes le 25 août ensuivant, requeste en forme d’escriptures dudict Trochon contenant ses raisons, fins et conclusions signiffiée à maistre René Trochon advocat desdicts pères Jésuistes le 17 février 1674 (f°34) par Dugast huissier, inventaire d’articles et exploicts desdicts pères Jésuistes de La Flèche au soubztien de leurs prétentions contre Jeanne Brindeau, lesdicts Lelardeux, Mathurin Thomin et Renée Thomais en dabte du 9 avril 1643, autre inventaire des pièces desdicts pères Jésuistes de La Flèche signée M. Trochon, libellé en forme d’escriptures desdicts pères Jésuistes de La Flèche contre ladicte Brindeau, Lelardeux et Mathurin Thomin, (f°35) 2 extraicts de censifz de ladicte abbaye de Melinaye dont ledict prieuré de la Jaillette despend, avec les procès verbaux de collation desdicts extraicts estant au pied du 26 juillet 1646 faicts par Michel Richard sergent royal à La Flèche – copie de procès verbal de collation et vuidimus faict par ledict Richard sergent à la requeste desdictz pères Jésuistes ledit 26 juillet audict an en conséquance de compulsoire par eux obtenu dudict deffunct sieur lieutenant général de ce siège le 17 dudit mois à l’encontre de (f°36) Mathurin Thomin, de 2 pappiers reliés couverts de parchemin concernant les rentes et deniers deubz chacuns ans audict prieuré de la Jaillette contenant au premier d’un desquels pappiers soubz la debte du 6 juillet 1534 est escrit que le sieur Du Teilleul sur son lieu de Forges autrement son lieu du Pommier doibt 12 boisseaux de bled mesure d’Azé et sur l’autre livre au quatriesme feillet est aussy escrit que le sieur Du Teilleul pour son lieu de Forges autrement son lieu du Pommier doibt 12 boisseaux (f°37) de bled mesure d’Azé – requeste présentée audict sieur lieutenant généal par lesdicts pères Jésuistes le 17 juillet 1646, au pied de laquelle est l’exploict de signiffication d’icelle faicte audict Mathurin Thomin avec inthimation au jeudy prochain lors en 8 jours pour voir procédder à la collation et vuidimus de tiltres au pallais de La Flèche – mandement obtenu par ledict Lelardeux le 8 janvier 1646 aux fins duquel il auroit fait assigner lesdicts pères Jesuistes pour procedder à (f°38) c esiège par exploict de Souchard sergent le 20 dudict mois – autre mandement obtenu par lesdits pères Jésuistes dudict deffunct sieur lieutenant générale de ce siège le 8 février 1646 au pied duquel est l’exploict de Gasnier sergent du 7 dudict mois de signiffication d’icelluy à Aubin Bienvenue avec assignation à ce siège pour procédder aux fins – libellé de deffences dudict Mathurin Thomin contre ledict Lelardeux du 11 mars 1651 – copie du bail de ladicte (f°39) terre du Verger du 22 avril 1634 faict par Louis Legay sieur de Vaugirault audict Lancelot Guerin devant Serezin notaire royal Angers pour la somme de 550 livres de ferme sur le prix de laquelle ledict Guerin payeroit en l’acquit dudict Legay 40 livres au chapelain du Teilleul, 60 sols au chapitre Sainct Just, un septier de bled au prieuré de la Jaillette, le tout aux termes y portés – apointement rendu à ce siège du 26 avril 1646 entre lesdicts Lelardeux (f°40) Mathurin Thomin, Lecercler, Marye Dupas, Jeanne Bienvenue, Jacques Leroyer, pères Jésuistes, Brindeau, Aubin Bienvenue et Berthelemy Mauxion portant que sur les sommations lesdicts pères Jésuistes contre ledict Bruneau et celle dudict Bienvenue contre ledict Mauxion nous aurions appointé en droit ordonné qu’elles escriroient leurs faicts moyens parr devers nous pour leur estre faict droit et joinct les instances desdictes sommations au procès cy devant appointé outre les autres partyes – requeste présentée audict (f°41) deffunct lieutenant général par lesdicts pères Jésuistes le 8 may 1646 au pied de laquelle sont les exploictz faicts par ledict Fortin huissier auxdictes partyes avec commandement d’escrire et produire de leur part à peine de forclusion – autre requeste présentée audict deffunct sieur lieutenant général de ce siège le 23 août ensuivant au pied de laquelle est l’exploict d’itératif commandement auxdictes partyes d’escrire et produire – autre requeste desdicts pères Jésuittes respondue (f°42) de l’ordonnance dudict lieutenant général du 12 janvier 1647 au pied de laquelle est la signiffication faicte auxdictes partyes au commandement de mettre le procès en estat de juger dans huictaine pour tout dellay autrement qu’ils en demeureroient forclus – autre requeste desdicts pères Jésuistes présentée audict sieur lieutenant général le 12 février ensuivant au pied de laquelle est la signiffication faicte par ledict Fortin huissier le 15 dudict mois aux advocats des partyes avec commandement d’escrire (f°43) et produire dans 3 jours pour tous dellays autrement que le procès seroict jugé en l’estat qu’il estoict – apointement non signé rendu à ce siège le 7 mai 1648 entre lesdits Lelardeux, Thomin, Robert Denouault, damoiselle Jeanne Brindeau, pères Jésuites de La Flèche, Aubin Bienvenu, Berthelemy Mauxion, lesdicts Legay et Guerin, par lequel nous auroins ordonné que les partyes mettroient le procès en estat de juger dans huictaine – autre appointement du 23 novembre audict (f°44) an entre lesdictes partyes par lequel nous aurions décerné acte de ce que Godier pour ledict Mauxion auroit dict ne voulloir faire appeler les héritiers dudict Louis Legay décéddé depuis l’instance encommancée à ce moyen ordonné que les partyes mettroient le procès en estat de juger dans huictaine pour tous dellays – exploict donné à la requeste desdicts pères Jésuistes par Lemaçon sergent audict Guerin pour constituer un advocat au lieu et place de deffunct Me François Hardy advocat décéddé – mandement obtenu par lesdicts pères Jésuistes de La Flèche dudict sieur (f°45) lieutenant général le 5 avril 1651 affin de mettre en cause les detempteurs su sieur de Vaugirault à cause de ladicte terre du Verger au pied duquel est l’exploict de Richomme sergent du 30 janvier 1652 d’assignation donnée à la requeste desdicts pères Jésuistes à maistre René Sererin sieur du Rochet pour procédder aux fins devant nous, ensuitte duquel est autre exploict de Foucault sergent du 13 mars ensuivant avec assignation audict Thibault Legay du Teilleul pour respondre (f°46) et procedder aux fins dudict mandement – apointement rendu à ce siège le 23 mars audict an entre lesdicts pères Jésuistes Thibault Legay et ledict Serezin par lequel aurions ordonné que ledict Legay insignueroict pour venir à 3 sepmaines – autre appointement rendu à ce siège entre lesdicts Lelardeux Mathurin Thomin, pères Jésuistes, Aubin Bienvenue, Mauxion, Guerin, Serezin et Thibault Legay et encore René Legay portant qu’en la sommation desdicts pères Jésuistes contre lesdicts Serezin et Thibault Legay et contre sommation dudict Legay (f°47) ils auroient esté appointés en droict et joinct lesdictes sommations au procès appointé et à nous distribué pour leur estre faict droict conjoinctement ou séparément ainsy que de raison, et ordonné qu’elles mettroient le procès en estat de juger dans quinzaine – inventaire de jonction desdicts pères Jésuistes signé M. Trochon – requeste de forclusion obtenue par lesdicts pères jésuistes audict an 1652 signiffiée aux advocats desdictes partyes – récépissé rayé de communicquation faicte à l’advocat dudict René Legay le 13 novembre (f°48) 1652 de pièces desdicts pères Jésuistes – autre requeste de forclusion du 9 décembre audict an signiffiée aux advocats des partyes par Gougeon sergent le 13 dudict mois – 2 extraicts de sépulture, le premier dudict Aubin Bienvenue du 21 février 1645 et le second du sieur Serezin du 10 septembre audict an – 2 pièces qui sont la première un mandement aux fins de faire assigner les héritiers dudict Serezin et la seconde le règlement de reprise du 21 février (f°49) 1646 – extraict du déceds de ladicte Jeanne Brindeau belle mère dudict Trochon du 8 juin 1658 soubz le sing du sieur Brizard segretain de la Trinité d’Angers – Requeste à nous présentée par lesdicts pères Jésuistes respondue de nostre ordonnance du 11 avril 1671 au pied de laquelle est la signiffication faicte par Jouenneaux archer huissier ledict jour de signiffication d’icelle faicte auxdicts (f°50) François Thomin advocat, Brossier, Thomin marchand, Renée Thomin, Lecercler, Lelardeux, Denyau, André Legay, René Legay et Trochon avec inthimation et assignation à comparoir le mercredy prochain lors en 8 jours en la maison de maistre Mathurin Bodard pour voir vuidimer compulser et collationner le registre de pappier et mortuaire de ladicte églize de la Trinité – mandement obtenu par lesdis pères Jésuistes dudict deffunct sieur lieutenant général le 14 juillet 1665 signiffiée à René (f°51) Morteau, Brossier, Mathurin Thomin, Ytochon, Lelardeux et Serezin avec assignation à ce siège pour procédder aux fins – 2 actes de deffaultz signés de nos greffiers le premier du 22 août 1665 contre ledit Deniau, et le second du 12 juillet 1666 dudict René Legay au pied desquels sont les signiffications d’iceux faictes par ledict Jouenneaux et Brault huissiers – 4 appointements rendus à ce siège entre lesdicts pères Jésuistes, Morteau, (f°52) Brossier, Trochon, Lelardeux, Serezin et Legay portant que les demandeurs communicqueroient à Maumousseau dans quinzaine ; le second du 5 may audit an portant que les partyes prendroient communicquation par les mains dudict Maumousseau advocat dudict René Legay des pièces par luy communicquées et Trochon pour luy fournir de deffences à quinzaine ; le troisième du 26 may portant deffault sauf huictaine des deffendeurs faulte d’avoir obéy à nostre apointement du 5 de cemois ; le quatrième du (f°53) 20 juin audict an portant pareillement deffault faulte d’avoir obéy à nos apointemens précédans, et pour le proffict renvoyé à l’audience à quinzaine – coppie d’un libellé de deffences desdicts Lecercler, Brossier et les Thomins du 11 juillet 1667 – autre libellé de réplicques auxdicts deffendeurs faictes par lesdicts pères Jésuittes fournis aux advocatz desdictes partyes le 28 avril 1670 – récépissés rayés signés Trochon et Thomin de communicquation à eux faicte par lesdicts pères Jésuistes de leurs pièces (f° 54) en dabte des 25 et 27 août 1670 – requeste à nous présentée par lesdicts pères Jésuistes respondue de nostre ordonnance du 12 juillet 1673 au pied de laquelle est l’exploict de Dormet du 21 dudict mois de signiffication d’icelle faicte audict Thomin advocat, François Thomas, Renée Thomin, Lecercler et Renée Legay avec inthimation et assignation à comparoir au 5 août ensuivant en la maison de maistre René Richard notaire royal à La Flèche (f°55) pour voir faire vuidimus et collation de pièces que lesdicts Jésuistes représenteroient et que faulte d’y comparoir il y seroit néantmoings procéddé, ledict esploict controllé en cette ville par ledict Richard le lendemain – procès verbal faict par ledict Richard le 5 août 1673 de vuidimus et collation de 3 livres de recepte ; le premier desquels commancé par l’année 1652 le tout pour la recepte dudict prieuré de la Jaillette ledict procès verbal signé Dupin et Richard notaires (f°56) – extrait d’un livre relié en parchemin concernant les rentes et debvoirs dudict prieuré de la Jaillette par lequel apert que le seigneur du Teilleul sur son lieu de Forges autrement nommé le Pommier d’Azé doibt 12 boisseaux, ledict exraitct collationné par lesdicts Richard et Dupin notaires sur son original – autre extraict d’un livre de recepte des rentes en bled et autres deubz audict prieuré de la Jaillette par lequel appert que le seigneur du Teilleul doibt chacun an au terme de nostre Dame Angevine 12 boisseaux de bled seigle mesure d’Asé (f°57)

  • je saute 34 feuilles, pour aller droit au jugement, car le dossier divient trop long
  • (f°91) Par nostre sentence et jugement nous avons condamné et condamnons ledict sieur Denyau audict nom payer auxdicts pères Jésuistes 39 années escheues le 8 septembre dernier de la rente de 12 boisseaux de bled seigle mesure d’Azé (f°92) deue chacuns ans à la recepte du prieuré de la Jaillette sur, à cause et pour raison du fief de Forges et rentes y annexées, scavoir la dernière année en espèce, et les autres aux prix qu’il a vallu en chacune d’icelles audict terme à dire de gens à ce cognoissans, dont ils conviendront autrement en sera pris et nommé d’office, icelle rente servir et continuer à l’advenir tant et sy longtemps qu’il sera seigneur et déptempteur desdictes choses, et aux despens vers lesdicts pères Jésuistes depuis (f°93) que ledict deffunct Serezin auroit esté assigné et mis en cause, la taxe d’iceux à nous réservée, desquels arrérages lesdicts pères Jéuistes feront raison su faict n’ont audict Trochon audit nom de ceux courus pendant le bail desdicts deffuncts Leroyer et Brindeau, et à ce moyen envoyé lesdicts Thomin, Brossier, Lecercler et les Leguay des demandes desdicts pères Jésuistes despens de l’instance et péremption et autres compensés sauf audict sieur Denyau à se pourvoir ainsi qu’il verra bon estre en recours (f°94) contre les héritiers et sur les biens de la succession dudict deffunct Louis Leguay de Vaugirault, ce qui sera exécutté nonobstant oppositions ou appellations quelconques et sans préjudice d’icelles, et en cas d’appel par provision, baillant par lesdicts pères Jésuistes caultion devant nous ; mandant au premier huissier ou sergent royal requis mettre ces présentes à exécution et ce qu’elles le requièrent de ce faire audict sergent donnons pouvoir. Donné à Château-Gontier en la chambre du conseil de la sénéchaussée et siège présidial dudict lieu, par devant nous lieutenant général susdict le 17 janvier 1676, signé R. Gallichon

    Claude Lasnier baille à ferme la chapelle de Saint Sulpice desservie en l’église de Bauné : 1575

    Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E7 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :
    Le 21 octobre 1575 en la cour du roy notre sire Angers (Mathurin Grudé notaire Angers) personnellement establiz Me Claude Lasnier écolier estudiant en l’université d’Angers, chapelain de la chapelle de St Sulpice desservie en l’église de Baulné, et René Brossier marchand demeurant à Lucé d’autre part, soubzmectant confessent avoir fait et font le bail à ferme qui s’ensuit, c’est à savoir que ledit Me Claude Lasnier sous l’autorité vouloir et consentement de noble homme Me Guy Lasnier sieur de l’Effretière son père à ce présent, a baillé et baille audit Brossier qui a prins et prend du jour et feste de Toussaint prochainement venant jusques à 7 années et 7 cueillettes entières et parfaites ensuivant l’une l’autre sans intervalle de temps finissant à pareil jour lesdites 7 années finies et révolues le temporel de ladite chapelle St Sulpice ainsi que le temporel fruits revenus et esmoluements se poursuivent et comportent sans aucune chose en réserver, à la charge dudit preneur de faire faire par chacun an les vignes dépendant de ladite chapelle de ladite ferme, des 4 faczons ordinaires et y faire des provings ce que lesdites vivnes en pouront porter, et payer les rentes charges et debvoirs anciens et accoustumés ; faire dire et célébrer le service divin deu pour raison de ladite chapelle ; payer les décimes ordinaires et extraordinaires qu’il conviendra payer pour raison d’icelle et du tout en bailler par chacun an les quittances et acquits audit bailleur ; et d’entretenir durant ladite ferme la chapelle de couverture et tretz et autres logements de ladite chapelle en bonne et suffisante réparation ; sans couper aucuns arbres fructiers de ladite chapelle sans le congé dudit bailleur, et du tout user par ledit preneur comme un bon père de famille et pour les terres labourables de ladite chapelle ledit preneur a prins ledit marché à la charge de tenir le marché qui en avoit esté par cy davant fait de 3 septiers de blé froment, 3 septiers d’orge mesure de Beaufort par chacun an en tant que ledit marché fure seulement ; et est fait ledit présent bail et prinse à ferme pour en payer et bailler par chacun an oultre les charges dessus dites par ledit preneur ses hoirs etc audit bailleur ou audit sieur de l’Effretière la somme de 70 livres tz, rendable et poyable au jour et feste de Toussaint premier payement commenczant au jour et feste de Toussaint que l’on dira en dabte l’an 1576, et à continuer ; aussi ne sera ledit bailleur tenu garantir audit preneur ledit bail et prinse à ferme sinon en tant et pour tant que ledit bailleur sera chapelain de ladite chapelle, fors pour les 2 années suivant la résignation simple que ledit bailleur en pourra faite ; auquel bail et prinse à ferme tenir etc et aux dommages etc obligent lesdites parties respectivement l’une vers l’autre etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc fait et passé audit Angers en présence de vénérable et discret frère Jacques Baboueil aumonier du sieur Aulbin Dang… et Guy Planchenault praticien en cour laye demeurant audit Angers tesmoings

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    Philippe Brossier, prêtre, entre chez les Carmes d’Angers, 1588

    enfin, je ne sais pas s’il y rentre définitivement, car l’acte est curieux et ne définit qu’une année au couvent. Sans doute la période de probation ???

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E2 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 18 décembre 1588 comme ainsi soyt que Me Phelippe Brossier prêtre (devant Jean Poulain notaire royal à Angers) fils de deffunts Me Bertran Brossier et Marye Huchede sa femme vivans demeurant en la paroisse de Balotz pays de Craonnoys ayt désir et affection estre receu et vestir religieux au couvent de notre dame des Carmes de ceste ville d’Angers et pour ce se seroit transporté par devers les prieur et religieux dudit couvent des Carmes leur ayant remonstré sadite intention prié et requis le recepvoir et vestir religieux en iceluy couvent et en ce faisant il se soubzmectroit aux obéissances requises pour ladite religion et ordre dudit couvent et que pour la première année qu’il seroit vestu et nourry en iceluy couvent et pour ayder à sadite nourriture il pairoit audit couvent la somme de 16 escuz deux tiers vallans 100 livres tz laquelle somme il assigneroit sur les héritaiges sur lesquele luy auroit esté passé et assigné son tiltre de prestrise mentionnés et déclarés par les lettres de ce faites et passées soubz la cour de Craon par Marin Bourdays notaire le 8 apvril 1586 et outre qu’il se entretiendroit et fournyroit d’acoustremens pendant iceluy temps et autres choses comme ont accoustumé faire les autres religieux d’iceluy couvent et ce que lesdits prieur et religieulx après en avoir conféré en leur chapitre luy auroient accordé
    pour ce est-il que en la cour du roy notre sire personnellement establys lesdits prieur et religieulx dudit couvent de Notre Dame des Carmes dudit Angers ès présence de vénérables et discrets frères Symphorien Godivyer prieur frères (un nom déchiffré, voir les signatures) Jehan Delaunay René Denyau sous prieur Michel Rousseau Pierre Chevalier Michel Toub.. religieulx profes en iceluy couvent de notre Dame des Carmes dudit Angers y demeurans congrégés en leur chapitre au son de la cloche en la manière accoustumée pour traiter du présent négoce d’une part

    NEGOCE, subst. masc.
    A. – « Activité, entreprise »
    1. En gén.
    2. En partic. « Activité commerciale »
    3. « Tâche, fonction »
    B. – « Négociation, débat, contestation »
    1. « Débat »
    2. « Contestation, litige » (Dictionnaire du Moyen Français, 1330-1500 – sur le site http://www.atilf.fr/dmf)

    et ledit Me Phelippes Brossier prêtre à présent demeurant audit Angers d’autre part
    soubzmectant respectivement eulx etc confessent etc mesmes lesdits prieur et religieulx avoir promi de vestir et recepvoir iceluy Brossier religieulx en iceluy couvent et le y nourrir selon et suivant leur dit ordre et religion
    au moyen de ce ledit Brossier a promis de payer et bailler auxdits prieur et religieulx ladite somme de 16 escuz deux tiers aux jours de st Jehan Baptiste prochainement venant et Nouel lors ensuivant par moitié pour ceste année prochaine seulement et pour sa nourriture ladit Brossier a assigné et assigne auxdits prieur et religieulx sur lesdites choses contenues par lesdites lettres dudit tiltre de prestrise, grosse desquelles lettres dudit tiltre ledit Brossier a présentement mises ès mains desdits prieur et religieulx affin dudit poyement
    et outre a promys iceluy Brossier soy entretenir d’accoustrements et autres choses nécessaires pendant ladite année ainsi que l’on a accoustumé faire et ensemble des meubles à son usaige comme on accoustumé faire les dits religieulx dudit couvent
    ce que dessus stipulé et accepté par les parties respectivement et àce faire etc obligent etc foy jugement et condemnation
    fait et passé audit couvent des Carmes de ceste ville en présence de vénérables et discetes personnes Pierre Symon aussi prêtre curé dudit Balotz Me Marin Cynoir …

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    Contrat de mariage de Marin Lailler et Jeanne Goupil, Cantenay 1615

    j’ai bien des Lailler de ce rang sociel et de ce côté, mais suis en panne.

    Attention, la future n’assiste pas à cette promesse de mariage !!! et c’est son beau-père qui s’engage pour elle.

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 23 février 1615 après midy, devant nous Guillaume Guillot notaire du roy Angers fut présent soubsmis et obligé Marin Lailler mestayer demeurant au lieu de Tartifume paroisse de Cantenay et Nouel Lailler son fils et de deffunte Denyse Rahier sa femme, laboureur demeurant audit lieu de Tartifume, d’une part, et Jacques Adam aussi mestayer demeurant au lieu de la Branlardière dite paroisse de Cantenay tant en son nom que au nom et se faisant fort de Gabrielle Brossier sa femme auparavant de deffunt Michel Gouppil et de Jehanne Gouppil fille dudit deffunt Michel Gouppil et de ladite Brossier auxquelles il a promis et demeure tenu faire ratiffier ces présentes et obliger à l’entretien d’icelles et en fournir ratiffication vallable toutefois et quantes à peine etc ces présentes néanmoins etc
    auparavant aulcune bénédiction nuptiale ny autre ont confessé avoir accordé comme s’ensuit sur et traitté du futur mariage dudit Nouel Lailler et de ladite Jehanne Gouppil c’est à savoir que ledit Nouel Lailler et ladite Jehanne Gouppil en la personne dudit Adam son beau père se sont pris et prennent avec tous leurs droits noms raisons et actions mobilières et immobilières esceus ou a eschoir
    et pour le regard des gaiges et servics de ladite Jehanne Gouppil du temps qu’elle a demeuré en la maison dudit Adam iceluy Adam tant en son nom que pour sadite femme et en chacun d’iceux seul et pour le tout sans division etc a promis et demeure tenu payer et bailler auxdits futurs conjoints dans le jour de leur espouzailles la somme de 30 livres tz à quoy ont esté appréciés lesdits gaiges et services
    et quant au raplacement de la part de ladite Jehanne Gouppil des meubles demeurés du décès de son dit deffunt père ledit Adam aussi esdits noms a promis et demeure tenu faire ledit raplacement auxdits futurs conjoints dans ledit jour des espouzailles
    et en cas qu’iceluy raplacement ne se montast pareille somme de 30 livres ledit Jacques Adam sera tenu payer ce qui y pourra défaillir jusques à ladite somme de 30 livres d’aultant que ce qui manquera desdites 30 livres audit raplacement viendra et tiendra lieu d’avancement de droit successif de ladite future de l’estoc de ladite Gabrielle Brossier sa mère et pour le regard de ce qui appartient à ladite future espouse et qui luy fut donné par la dame Du Moulinet, l’aura et prendra icelle future espouse pour en disposer comme à elle appartenant
    aussi ont lesdits Lailler père et fils accordé entre eulx que ledit Nouel Lailler fils aura et luy relaissera sondit père dans lesdites espouzailles sa part et portion de tout et chacun les bestiaulx estant à présent sur ledit lieu de Tartifume fors et excepté 5 bestes annailles (sans doute « agnelles ») femelles de toute âge que ledit Lailler père se réserve
    oultre baillera ledit père à son dit fils dans ledit temps du bled aultant qu’il en faudra pour sa moitié pour semer sur ledit lieu de Tarfitume
    comme ses aplits (sic)
    avec ung lit garny où couche à présent ledit fils
    ung coffre
    une huge
    une poile ronde

      je ne savais pas qu’il en existait carrées !!!

    et de la vaisselle d’estain selon la commodité dudit Marin Lailler
    desquels bestiaux et meuble sera fait inventaire prisage et en sera le prix d’iceuls paié audit Lailler père par sondit fils dedans 5 ans après ladite deslivrance sur ce desduit rabattre ce que ledit père debvoit à son dit fils pour ses servics du temps qu’il aura demeuré en la maison de son dit père et ce qu’il luy debvra pour raplacement de sa part des meubles demeurés du décès de sa deffunte mère
    et au surplus a ledit futur conjoint assis et assigné à ladite future espouse douaire coutumier
    moyennant lesdites clauses et conditions cy dessus se sont lesdits Nouel Lailler et ladite Jehanne Gouppil en la personne dudit Adam audit nom promis et promettent mariage l’un à l’autre et iceluy solemniser en face de sainte église catholique apostolique et romaine tout légitime empeschement cessant
    par ce que ainsi les parties ont le tout voulu et consenti et se sont respectivement obligés et obligent esdits noms etc renonçant ledit Adam stipulant esdits noms au bénéfice de division discussion d’ordre etc
    fait audit Angers en nostre tabler présents honorale homme Me Pierre Busson sieur de Tartifume advocat au siège présidial de cette ville, Jehan Bastière demeurant au lieu de Chantelou paroisse de Feneu, Michel Guillot, Nicolle Bonvoisin clercs tesmoings
    les parties ont dit ne savoir signer

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    René Gerard, chatelain de Segré, exécuteur testamentaire de feu Jean Savary, Nyoiseau 1573

    Hier, je vous mettais ici un acte concernant Jeanne Gerard et Jean Dugrais son époux. L’acte montrait que Jean Dugrais, outre ses talents de meunier, était aussi un peu fermier, et avait en tous cas les moyens d’économiser 400 livres pour un achat foncier.
    Certes, les meuniers économisaient, mais selon moi, la somme de 400 livres au début du 17ème siècle est relativement importante pour un meunier. J’ai donc pensé que madame, aliàs Jeanne Gerard, avait probablement un héritage personnel, puisqu’elle a certainement contribué à l’éducations tout à fait exceptionnelle de leurs enfants, qui me semble à souligner.
    Or, le patronyme Gerard n’est pas en soit très fréquent dans ce coin du Haut-Anjou, et je vous ai séjà mis ici des actes concernant une famille Gerard qui a donné des chatelains de Segré, c’est à dire des fermiers de la terre de Segré, laquelle n’avait certes pas l’importance de la baronnie de Pouancé, mais témoigne d’une famille de fermiers relativement aisés.
    Ces Gerard vivaient à Nyoiseau, comme on peut le voir ici, en date de 1573, et on pourrait supposer qu’ils sont à l’origine de Jeanne Gerard épouse de Jean Dugrais, voire ici on pourrait supposer que ce René Gerard fut le père de Jeanne Gerard. Il aurait pu aussi avoir une fille mise ou entrée au couvent de Nyoiseau, lequel recrutait dans les familles aisées, et certainement avec une dot.
    Cette religieuse expliquerait, selon toujours mes hypothèses, l’éducation exceptionnelle entre autres de Catherine Dugres, dont la signature remarquable sort tout à fait du cadre des familles de meuniers de l’époque pour s’apparenter aux familles de notables comme les avocats, etc… bref, cette signature m’a toujours troublée, en ce sens que je la trouve encore une fois remarquable.
    Donc, toujours dans mes hypothèses, ce René Gerard aurait eu que des filles, et l’une se serait emmourachée de Jan Dugrais probablement bel homme et qui plus est bon gestionnaire pour un meunier.
    Je sais, tout ce que ne viens d’écrire vous semble de la rèverie, mais je ne suis pas en train de réver, je tente seulement de comprendre cette extraordinaire couple de meuniers dont les enfants ont pu être aussi notables et recevoir une éducation.
    Je reste persuadée qu’un jour, si toutefois quelqu’un d’aussi courageux que moi, s’adonne à des recherches comme les miennes, il trouvera sans doute un ou des actes qui permettront d’y voir plus clair dans tout ces Gerard.

    J’ai trouvé cet acte aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 21 janvier 1573 (avant Pâques, donc le 21 janvier 1574 n.s.) en la cour du roy notre sire et de monseigneur duc d’Anjou fils et frère de Roy Angers endroit (Nicollas Bertrand notaire) personnellement establyz maistre René Gerard recepveur de Bouillé et chastellain de Segré cy davant exécuteur testamentaire de deffunt maistre Jehan Savary vivant sieur de Chasteauneuf demeurant à Nyoiseau d’une part
    et Mathurin Sohier mary de Marguerite Savary et soy faisant fort d’elle demourans en la paroisse de la Lande Charles et Charles Brossier au nom et comme procureur stipulant et soy faisant fort de Pierre Lucas et Ollive Savary sa femme demeurants en la paroisse de Cuon prometant lesdits Sohier et Brossier faire ratiffier ces présentes savoir ledit Sohier à sadite femme et ledit Brossier audit Lucas et sa femme et les faire lyer et obliger à l’entretenement du contenu en icelles et en bailler et fournir audit Gerard lettres de ratifficaiton et obligation vallables dedans la feste de Notre Dame Chandeleur prochainement venant à peine de toutes pertes dommages et intérsts ces présentes néanmoins demeurant en leur force et vertu,
    soubzmectans etc confessent etc avoir fait fin de compte ensemblement touchant l’exécution testamentaire dudit deffunt Me Jehan Savary duquel lesdits Ollive et Marguerite Savary sont héritiers exécutés par ledit Gerard sur la somme de 1 012l ivres 10 sols qu’il debvoit audit deffunt et autres sommes de deniers par luy receues depuis le décès d’iceluy deffunt de deffunt missire Jehan Georgat prêtre, et Guillaume Boullay, ung nommé Gallicaon, du sieur du Mesnil et de Jehan Coiscault par lequel compte a esté trouvér la recepte se monter ladite somme de 1 012 livres 10 sols
    la somme de 1 237 livres 10 sols et la mise et despense comprins les dons et legs faits par ledit deffunt par sondit testament payés et acquités par ledit Gerard la somme de 1 215 livres 10 sols tz
    tellement que tout déduit et calculé a esté trouvé estre deu par ledit Gerard auxdits héritiers la somme de 22 livres tournois, laquelle somme lesdits Sohier et Brossier esdits noms ont quitté et remise, quittent et remettent audit Gerard pour ses peines et salaires d’avoir fait ladite exécution testamentaire
    et dont et de tout ce que dessus lesdites parties sont demeurées à ung et d’accord ensemblement, plus a ledit Sohier recogneu et confessé avoir eu et receu dudit Gerard la somme de 400 livres tournois moitié de 800 livres receue par iceluy Gerard du sieur baron de Chastelays qui la debvoit audit deffunt Savary quelle somme luy a aussi esté payée et baillée en notre présence et à veue de nous en or et monnaie de présent ayant cours au poids et prix de l’ordonnance royale,
    auxquelles choses dessus dites tenir etc obligent etc renonçant etc foy jugement et condemnation etc
    fait et passé audit Angers en présence de honorable maistre Guillaume Hue ??? (illisible) sieur de la Mercelière advocat à Angers et sire Jehan Dupont sieur du Plessis de Marans demeurant Angers tesmoins
    et ont lesdits Sohier et Charles Brossier dit ne savoir escrire ne signer

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