Albert Laumaillé, un cycotouriste avant l’heure

Avec l’autorisation de Raymond Henri, voici sa demande, qui s’adresse à toute famille ayant des papiers et souvenirs concernant ce Castro-Gontérien, précurseur du cyclotourisme.

Bonjour,

Tout d’abord mes félicitations pour votre site, fruit de vos remarquables et patients travaux.

Je travaille actuellement sur une Histoire du cyclotourisme et j’en suis venu à m’intéresser à Albert Laumaillé, originaire de Château-Gontier. Je pense qu’il peut s’agir de la même personne figurant dans votre arbre généalogique des Jallot.
A partir de 1868, il parcourut la France et de nombreux pays à vélocipède puis à grand bicycle, il participa à des courses (il gagna notamment un Dijon-Besançon en 1870). En 1875, avec Henri Pagis, il battit à bicycle le record de Paris à Vienne en 12 jours et 10 heures, détenu par un cavalier. En 1878, il effectua un voyage de 4 000 km en France, Italie et Suisse. Il visita l’Algèrie.
Avec l’âge, il change de monture. A l’aube de l’automobile, on le trouve vainqueur d’une course en Belgique (1896).
Jusqu’à son décès qui serait survenu en en 1901, il parcourut l’Europe en tricycle à pétrole.
Comment est-il mort, à 53 ans ? Je ne sais.
Louis Bonneville en parle dans son ouvrage paru en 1939 : Le vélo fils de France. S’il s’agit bien de la même personne comme il est probable, je comprends mieux qu’ayant épousé une héritière fortunée il ait pu passer son temps à vagabonder sur les routes. Mais je ne vois pas comment il a pu exercer sa charge de maire (sans doute pas très longtemps ?), et que son ménage ait été une réussite.

Mais peut-être connaissiez-vous tout cela. A part quelques autres détails sur ses  » exploits  » cyclistes, je ne connais rien de ce personnage original qui mérite qu’on s’y intéresse.

Recevez mes cordiales salutations.

Raymond HENRY

Si vous connaissez une famille qui puisse avoir des renseignements sur Albert Laumaillé, merci de faire signe.

Voici ce que donnait mon fichier JALLOT :
Achille JALLOT °Pouancé 18.12.1800 †StSauveur-de-Flée(49) 22.2.1860 Fils de François-Jacques JALLOT & de Marie-Adélaïde BLANCHET Polytechnicien, Colonel de Génie, Officier de la Légion d’Honneur, Chevalier de l’Ordre de Léopold, Dr de l’Arsenal de Metz, il était spécialiste des fortifications. Il se retira en 1858 au Chateau du Houssay en St-Sauveur-de-Flée. x Longwy Mélanie CLAUDE

  • 1-Yves-Charles-Achille JALLOT °Longwy 1840 †Louroux-Béconnais 22.2.1888 Dont postérité suivra
  • 2-Marie JALLOT x Albert LAUMAILLE SP maire de St-Sauveur-de-Flée, il hérite de son beau-père le Chateau du Houssay
  • Est-bien le cycliste, et avez vous des renseignements ?
    Merci

    Odile Halbert – Si vous appréciez mon travail, merci d’en discuter ici et non sur un autre blog ou forum

    5 réponses sur “Albert Laumaillé, un cycotouriste avant l’heure

    1. Albert DAUMAILLE, vainqueur du 1er meeting de SPA le 11/07/1896 sur PEUGEOT vis à vis, fut 27ème de MARSEILLE-LA TURBIE en 1897 sur PEUGEOT toujours et 31ème de MARSEILLE-NICE en 1898 sur tricycle de DION. Le plus intéressant est que sa femme participa à cette dernière course et finit devant son mari à la 27ème place avec le même genre d’engin. Selon certains historiens, il s’agit de la 1ère femme ayant participé à une compétition automobile !

        Note d’Odile :
        Merci.
        Je me demande bien comment l’épouse était vêtue, car si je ne m’abuse les robes étaient encore longues et le pantalon rarissime !
    2. Madame

      M’intéressant aussi à l’aventure de la vélocipédie dans le cadre du 150 e anniversaire du lancement de ce véhicule à Paris, je me permets d’apporter une précision en réponse à la question de Raymond HENRY.

      D’après l’état-civil de la commune Saint-Sauveur-de-Flée « in linea », c’est Ernest Laumaillé né le 30 mars 1837 à Château-Gontier qui a épousé Marie Jallot, née le 22 avril 1843 à Longwy, et non Albert.
      Ernest est le frère aîné du vélocipédiste Albert Octave Laumaillé du Bignon, né le 16 août 1848 aussi à Château-Gontier (acte 283), en pleine révolution donc !
      Ils sont les fils de Sylvaire Laumaillé du Bignon et de Octavie Laumaillé-Martin, propriétaires ! Ceci est signalé, non dans l’acte de 1848 où les particules disparaissent, c’est plus sûr, mais dans l’acte de naissance, toujours à Château-Gontier, d’un troisième frère, Léon Laumaillé le 29 octobre 1838 : fils de Sylvaire, 33 ans propriétaire et domicilié rue des Juifs, et de Octavie Eulalie Alexandrine Laumaillé-Martin, 20 ans, en présence de l’aïeul maternel René Laumaillé-Martin, 57 ans et paternel Pierre Laumaillé du Bignon 52 ans : c’est la première fois que je vois un acte de naissance avec les deux aïeux comme témoins !
      Même sans ce mariage, l’Anjou a joué un rôle important dans l’histoire de la vélocipédie …

      Francis ROBIN, président de ParisVelocipedia et généalogiste amateur.

      Source pour le mariage à Saint-Sauveur :
      acte N°36
      http://www.archinoe.fr/cg49v2/visualiseur/visu_registre.php?id=490006678&PHPSID=b54625326640c7f796fe13fbccac679e&w=1366&h=768#

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